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[7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal.

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MessageSujet: [7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal. Sam 17 Juin 2017 - 20:29

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 21:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal. Ven 7 Juil 2017 - 19:50

23h00. 0h00. 1h00. 2h00…

Comme à chaque fois lorsque l’horloge avait complétée un tour cette nuit-là, une main venait de se glisser illicitement hors du drapé ocre gardant le lit de son propriétaire, tâtonnant à la recherche d’une ouverture dans le petit meuble de chêne posé sur sa droite.

C’est que les insomnies creusait ogresquement l’appétit de Nolan (qui d’autre!) et la recherche de nourriture devenait alors un réflexe qui n’exigeait de lui aucune réflexion orientée ; ses dix doigts savaient d’ordinaire mieux que lui où trouver de quoi le raguallaidir. Déjà, il n’y avait probablement que le rouquin pour planquer ses collations à même les rares tiroirs à leur disposition. Ranger des effets personnels vous dites ? Ne possédant qu’un peigne — dont il ne sait apparemment pas faire usage — ainsi qu’un vieux rasoir droit pour tout butin, le sixième année n’avait guère besoin de plus que la surface même du petit mobilier pour poser ses affaires, conséquence pratique de la pauvreté s’il en est une. Du coup, sa table de nuit avait été reconvertie en casier à provisions et ce, pour le plus grand plaisir du dortoir tout entier. Généreux de nature, les blaireaux avaient tendance à partager sans compter, ce qui conduisait toutefois occasionnellement la meute à la fatalité suivante ; les réserves se trouvaient complètement à secs.

Nolan soupira un bon coup avant de poser une main à plat sur son ventre grommelant. Bien sûr que les patacitrouilles ne se ramenaient pas toute seule aux tiroirs tandis qu’il dormait, mais le truc, c’est que le sixième année préférait d’ordinaire profiter de l’aube — cette heure bénie ou la vigilance des éveillés n’est pas encore parfaitement vive — afin de commettre son petit larcin. Alors pourquoi n’avait-il pas visité les cuisines en matinée ce jour-là, ou même la veille, ou même l’avant-veille, quand le garde-manger avait cédé son dernier pain au chocolat ?
Mere-bit*h Breckenridge, that’s why.

No se frotta vigoureusement les rétines, serrant finalement les poings à la pensée de cet entretien qui avait eu lieu quelques jours plus tôt et qui le laissait depuis — et bonjour l'ironie — littéralement sur sa faim. Impossible de savoir ce que la préfète des glaces avait en réserve pour sa pomme ; si seulement elle comptait le dénoncer, lui casser les pieds davantage ou bien peut-être lui offrir une véritable chance de comprendre ses allégeances discutables et fraîchement sorties du four ? Vraiment, il n’y a rien de plus efficace pour tourner un blaireau en bourrique que de le laisser hésiter sur la part de confiance à vous accorder, voir, sur celle qu’il aura fort probablement eu tort de vous octroyer en premier lieu. Quelqu’un d’un peu plus ferré en psychologie aurait probablement associé cette colère sourde à son estomac braillard, mais No n’était pas exactement du genre à naviguer fréquemment sur les eaux de la métaphysique émotionnelle, le problème que posait sa faim soudaine était bien plus simple à identifier et encore davantage à résoudre.

Après un rapide bond hors du lit, le blaireau enfila donc (en silence) le premier survêtement qui lui tomba sous la main, soit en l’occurrence ce qui semblait être le peignoir de son voisin. Par le barbe de Merlin, ce truc-là était aussi doux qu’un duvet de bébé flaireur, tout à l’opposé de la laine rêche de sa cape de sorcier. Dans l’obscurité, le vêtement arborait même des teintes bordeaux, idéal pour la discrétion, quoique sa coupe à mi-cuisse laissait quasi entrevoir les rebords de son caleçon élimé. Coquet en plus d’être confortable ? Allez, pourquoi pas.

Le trajet qui menait des tonneaux de l’antre jaune à la draperie des cuisines n’avait rien d’un parcours du combattant, tout juste une intersection, qui fut franchit en moins de temps qu’il n’en faut à Chourave pour rempoter une bouture de mandragore. Par précaution tout de même, le rouquin avait refermé derrière lui la porte secrète en tournant dos aux montagnes de provisions qu’ils dont il révisait déjà mentalement l’emplacement, juste pour s’assurer que personne ne lui marchait sur les talons, puis alors il…

AAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaah !

Réflexe numéro un ; Nolan avaient présentés ses deux mains, toutes paumes devant, comme prêt à se protéger d’un élan offensif quelconque de la part de cette menace imprévue, reculant sans détourner le regard jusqu’à se heurter au mur le plus près. Par la culotte de Rogue, tout ce sang, puis ce regard…

Sir Holbrey ? dit-il la voix tremblante.

Le rouquin avait plissé des yeux, comme pour s’assurer qu’il n’hallucinait pas. Son rythme cardiaque qui avait prodigieusement bondit se calmait déjà un peu, quoiqu’il lui fallait encore intimer son souffle à faire de même.


Doucement, il abaissa sa garde, fouillant la scène du regard à la recherche de Merlin seul sait quoi, mais vu l’état du bibliothécaire, possiblement d’une victime. Allez savoir si c’était l’air étrangement détendu du professeur ou plutôt les cadavres de nature strictement alimentaire, mais le Poufsouffle n’eut pas immédiatement envie de prendre ses jambes à son cou.

Est-ce… est-ce que tout va bien ?

En un sens, c’était peut-être bien l’instinct protecteur à la sauce Poufsouffle qui venait de triompher. Ce même instinct bien défectueux qui, croyant emprunter le peignoir de son camarade de dortoir, se retrouvait maintenant en pleine lumière drapé d’une sorte de kimono aux multiples broderies florales, bien plus rose que rouge et dont le contour des manches s’ornait d’une épaisse toison orange aux origines inconnus.

Franchement à ce stade, c’était à se demander lequel des deux hommes avait le plus d’explications à fournir.

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MessageSujet: Re: [7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal. Dim 9 Juil 2017 - 23:25

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MessageSujet: Re: [7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal. Jeu 28 Sep 2017 - 1:30

Même en son état, la mémoire du professeur Holbrey ne semblait pas faire défaut et Nolan ne put s’empêcher une légère grimace — de métaphorique douleur — lorsqu’il fut question des dix points coûtant portés au sablier de sa maison. Sans rire, son cou s’était calé de quelques millimètres supplémentaires sur son buste, ce qui n’était probablement pas très flatteur comme effet depuis l’angle de vue de son interlocuteur.

Bon sang de botruc joufflu, au-delà de cette culpabilité nouvelle vis-à-vis la perte des points — qu’il accumulait hélas à la vitesse d’un crapaud infirme — il craignait surtout de devoir à nouveau se justifier auprès de Carlie, celle-ci l’ayant formellement mis en garde contre les sorties nocturnes depuis la fameuse nuit des souffrances à laquelle il avait coupé. Bon, là au moins, la préfète-en-chef n’aurait pas à venir l’enguirlander directement à l’infirmerie et en ce sens, le Poufsouffle bénissait tous les hippogriffes du ciel d’être tombé nez à nez avec le bibliothécaire et non pas l’un des suppôts de Satan leur servant de directeurs. Sa relation au Sir Holbrey était tout à fait cordiale, bien meilleure déjà que celle qu’il entretenait avec cette pimbêche de Pince ; celle qui souhaitait ardemment annihiler toute forme d’existence susceptible d’émettre le moindre décibel. Remarquez, Nolan n’avait jamais eu à tester ou éprouver les limites de la miséricorde du gardien des savoirs de Poudlard et vu l’état sanguinolent de la desserte à laquelle celui-ci se trouvait attablé, l’imagination du Poufsouffle semblait toute disposée à en tracer quelques frontières.

Sorry Sir.

L’excuse était sincère, du même ton affirmé que les salutations qu’il réservait d’ordinaire à l’adulte. Son rythme cardiaque prenant du mieux, le sixième année s’autorisa un vague toussotement de dépit avant d’effectuer quelques pas latéraux — bien gracieux vu son accoutrement — en direction de la sortie, soucieux de foutre le camp avant que Mister Holbrey ne décide d’adjoindre quelconques sévices au contexte, voir, qu’il se prenne l’envie de le questionner sur l’origine et l’usage de sa tenue de jeune gobeline péripatéticienne. Par le caleçon de Merlin, mais qu’est-ce que ce peignoir brodé pouvait bien foutre sur la poutrelle du lit de son voisin ? D’un geste vif, le rouquin dénoua le cordon pourpre qui en retenait encore les pans à sa taille, prêt à s’en délester, mais il fut vite rattrapé par une proposition aux arômes de piège.

« Il ne reste plus qu’à savoir comment tu peux les récupérer, ces dix points, Monsieur Good Day Sir. »

Le volte-face fut immédiat, les yeux verts du rouquin demeurant silencieusement fixés sur la baguette du bibliothécaire, peut-être bien par soucis d’en voir le prochain sortilège lui être destiné ? Attendez un peu là, les récupérer ? Quoi ça, tous les dix ? Maintenant ? Le front de Nolan se plissa en affichant quelques rides inquiètes, trahissant à tout coup son hésitation. Lui qui était d’ordinaire bien volubile craignait cette fois que sa langue ne le trahisse et comme pour préserver les miettes d’honneur qui lui restait encore, le rouquin se contenta de glisser lentement une main dans sa chevelure en pétard, fixant alternativement la sortie puis son geôlier du moment. L’adulte jugea ainsi bon de préciser les termes de son invitation en allongeant sa proposition au siège libre tout juste devant de lui.

Rah, maudit soit son estomac ! Évidemment que son appétit le chatouillait, d’autant que le support visuel complimentait désormais l’arôme des charcuteries ; quitter sans se sustenter relevait d’un échec considérable. Personne ne visitait les cuisines dans l’espoir d’améliorer sa compréhension étymologique des sortilèges communs ; affirmer le contraire revenait à insulter l’intelligence du Sir Holbrey et disons que dans le contexte, il préférait éviter. Nolan alla donc poser ses miches là ou elles semblaient être attendues, non sans d’abord retirer énergiquement  le peignoir des enfers qu’il envoya valser sous une table, préférant encore assumer son caleçon à l’imprimé plus que douteux ;  des flamants roses chapeautés qu’il s’obstinait à prétendre être des phénix.

« Tu viens souvent ici comme ça, en dessous intimes, pour te sustenter en plein milieu de la nuit ? Que je calcule le nombre de points que je dois encore te retirer. »

Et bim, les dents du piège se refermaient doucement sur ses mollets.

Quoi ? Non, bien sûr que non Sir.

La réponse avait été rapide à défaut d’être honnête, mais il y avait fort à parier que le Sir n’attendait pas réellement d’aveux exhaustifs ou alors, c’est que le bibliothécaire le prenait vraiment pour le dernier des imbéciles. Comment ça justifiable ?

« Je plaisante, c’était pour voir si t’allais recommencer à gueuler comme tout à l’heure. »

Le Sir Holbrey avait beau ricaner doucement à sa propre blague, le sourire de Nolan avait du mal à reprendre son envol, coincé quelque part entre le mode troll stupéfié et jeune veaudelune inquiet. Purée si ça se trouve, c’était même Meredith qui avait dénoncé cette faille dont bénéficiaient les représentants d’Helga Poufsouffle, inspirant ainsi à leur supérieur hiérarchique l’idée d’effectuer ses rondes de surveillances directement à la source ? Mouais, cette théorie n’expliquait pas exactement pourquoi le Sir Holbrey était plus ou moins saucissonné dans sa couette de lit, pas plus que la présence des charcuteries et encore moins celle de la bouteille de spiritueux, mais n’est pas Serdaigle qui le veux ; cette hypothèse représentait déjà le meilleur de ce que la logique de Nolan parvenait encore à produire.

Rapidement rattrapé par la fraîcheur, le sixième frotta finalement vigoureusement chacun de ses avant-bras en espérant en chasser toute traces de frissons. En l’absence d’elfes pour s’activer aux fourneaux, l’endroit devenait presque maussade et frisquet, ceux-ci donnant tout de même bon ton à l’âme des lieux. Du coup, le bibliothécaire tenait certainement un filon avec cette idée de se trimballer sa literie personnelle et ironiquement, cette seule pensée suffit à détendre un peu l’adolescent.

C’est-à-dire qu’en général, il y a bien au moins un elfe pour m’offrir une vieille taie ou un napperon. souffla t-il en demi-tons.

L’affirmation — à mi-chemin entre la confession et la blague — s’était accompagné d’un sourire éphémère. Nolan osa ensuite se lever pour atteindre une sorte de petit buffet à quelques pas de la table, là où s’empilait toutes sortes de linges et quelques grandes nappes dont il tira la première en file. Celle-là présentait un motif de lignes horizontales et verticales entrecroisées des plus classiques et fut rapidement convertie en cape d’occasion. En dépit d’une étoffe bien rêche, le Poufsouffle fit contre fortune bon coeur et s’en retourna à son banc, imitant désormais la posture du Sir Holbrey, tenant tout contre sa poitrine les rebords de son couvre-chef improvisé.

Alors vous, eum, vous aimez bien les charcuteries vous aussi ?

Yup, Nolan « Captain Obvious » Sherman tentait une approche. Cela dit, il était hors de question que sa main n’effleure le plateau tant et aussi longtemps que l’invitation à s’y servir ne serait pas répétée, qu'importe si les gargouillis de son estomac en venait à réveiller la mort elle-même.

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MessageSujet: Re: [7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal. Dim 1 Oct 2017 - 21:24

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 21:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal. Sam 18 Nov 2017 - 8:33

The least we can say is that the evening wasn’t — like, not in the slightest — going according to plan. Of course anybody might argue that there wasn’t even a plan to start with, but between the suspiciously bloodied librarian, the wardrobe mishap, the (quite fair) withdrawal to his house sandglass and now that odd peace treaty in the form of delicatessen, Nolan was starting to lose the plot. On the one hand, Sir Holbrey dubious move seemed straight out of a muggle movie : an odd — and disturbingly kinky considering their current rig-out — mafioso movie, but still. Yet on the other hand, has the book curator kept pushing his plate full of sausage slices towards the sixteen-years-old, the boy couldn’t help but wonder if that might be the start of a full-on bromance ? I mean, Nolan only had to cross a corridor in order to reach for the kitchens, that was a matter of minutes and hardly noteworthy in terms of efforts. But Sir Holbrey ? The staff representative probably had to go over half the school ground in the dead of night, assuredly wrapped in his own bedding, all for the sake of a good snack? No truly, Nolan could probably admire a man like that, so by the time the librarian had reach for a second glass — an interesting way to drain the granny out of his liquor ? — the young men was finally helping himself to a couple bits from the carefully hand-picked buffet. Little did he know, a few sips of Ogden's Old Firewhisky — the kind that would leave you dead as a doornail halfway through the bottle — would also end up on his side of the table. Now how was the poor student supposed to shake off the feeling of yet another trap ?

Sans véritablement nourrir l’intention que ses lèvres aillent y faire trempette, Nolan porta tout de même le verre offert directement à ses narines, comme pour confirmer que le Sir Holbrey n’avait point recours aux larmes de licornes distillées pour se désaltérer. Remarquez, vu le ton brumeux et l’allure débraillée de son interlocuteur, c’était somme toute peu probable. De toute façon, son infaillible pif ne le trompait pas puisque le liquide ambré s’accompagnait bien d’effluves d’alcool et par le fait même, d’une notice d’âge réglementaire qui ne s’accordait pas encore avec son certificat de naissance. Maintenant quoi ? Une petite gorgée pour prouver qu’on est un vrai bonhomme après le coup du peignoir de boursouf travesti ?

Tandis que les vapeurs de whisky chatouillaient encore doucement les poils de nez du Poufsouffle hésitant, celui-ci eut la surprise de découvrir que le bibliothécaire avait égaré son biberon — d'adulte —  et semblait même l’avoir confondu au passage avec quelques-uns des orteils du jeune homme. Merlin all mighty ! L’effet de surprise fit tituber le verre — ainsi que son contenu — en plus de s’accompagner d’un bon hoquet d’inconfort. Non parce que là c’est bon, en voyant réapparaitre le vêtement dont les reflets satinés s’accordaient parfaitement au regard licencieux de celui dont il était l’otage, une bonne rasade se justifiait d’elle-même. And the hearth goes right back in the mouth. Impossible de rêver mieux pour dissiper le malaise, sinon que vu l’âge et l’inexpérience de Nolan rapport aux liqueurs fortes, l’effet marshmallow-sec se mua bien vite en une toux sèche, du type à laquelle on met un terme en se tapant le sternum le poing fermé ; déjà une et puis bientôt deux fois. Okay, peut-être plutôt deux et puis trois fois, rien pour impressionner on est bien d’accord. Alors que l’adolescent peinait un brin à reprendre contenance — ce qu’il fit en recoiffant quelques mèches rousses que la dernière secousse avait renvoyé à son front — le Sir Holbrey lui, revenait à la charge avec ses menaces à trois noises. Papa Ours avait très clairement allongé le plateau et maintenant il blâmait Boucles d’Or pour le service ? Sans blagues, all talk and no trousers.

« Tu me mens et tu penses profiter de mes victuailles en plus ? Je ne fais pas ripaille de ces dissimulations. Et tu bois en plus. Tu te déshabilles, tu rôdes, tu prends peur… C’est comme ça que tu fais pitance, Sir Good Day ? Ce n’est pas en ripaillant qu’on récupère l’honneur de sa maison. Un peu popote tout ça.  »



Ivre ou pas, Nolan se fit la réflexion qu’il venait probablement de rencontrer le seul type apte à construire des rimes encore plus pourries que les siennes, alors il posa son verre et plutôt que de se reprendre une petite tranchette de prosciutto, il recula sur son siège en tirant bien sa nappe jusqu’à son cou, ne laissant à la vue que son air incrédule. Là il n’était plus question du règlement interne ou des bonnes moeurs, il n’y avait d’ailleurs qu’à voir le sourire du Sir Holbrey s’étirer sur son visage pour le constater ; celui-ci prenait un malin plaisir à s’écouter mener la barque. No, aller jouer la boniche aux fourneaux ? Allez, le jaune et noir était bon joueur, mais il n’était ni désespéré, ni totalement dépourvu d’amour propre. Déjà c’était dix points en moins pour l’intrusion, puis hop on en agitait vingt supplémentaires pour son bon plaisir, suivrait donc les surenchères à trente parce que la tartine du soir ne plaisait pas à monsieur ? Difficile d’être tenté.

Bon allez, c’était bien sympa tout ça et je vous remercie pour l’hospitalité je suppose, mais je vais rentrer. Je passe bien sûr le bonjour à Chourave de votre part. Good Day Sir !



Nolan s’était exprimé dans un enthousiasme modéré quoique tout a fait honnête, de l’acabit de ce à quoi il avait habitué son homologue nocturne, puis il se leva ensuite d’un trait en prenant appui à deux mains sur la table.

« Il est à qui, ce peignoir, dis ? »

L’expression de l’adolescent se renfrogna, puis il poussa un soupir qui aurait certainement suffit à faire décoller un hippogriffe tant il semblait lourd et profond ; cette satané robe aurait sa peau. Pourtant en d’autres circonstances, Nolan n’aurait pas trop hésité à se proclamer propriétaire d’à peu près n’importe quel vêtement ; qu’il soit question du maillot de bain fushia de Miss Sorcière Hebdo 1996 ou bien des vieux chaussons de Rogue. Seulement là, il jonglait déjà avec le poids de la fatigue et puis celui de la faim, alors son orgueil n’était pas des plus disposé à céder le pas.

« Je ne sais pas ce que serait la version la plus cocasse : qu'il soit à ta petite copine, ou qu'il soit à toi. »

Vraiment, c’était pourtant le genre de question sur lequel notre blaireau prenait plaisir à rebondir, alors voulez-vous bien m’expliquer pourquoi, plutôt que de nous mijoter une réplique bien tendre — ou prêter oreille aux compliments qui allaient suivre — Nolan s’affairait à nouer derrière son cou la nappe qui lui habillait les épaules quelques secondes auparavant ? Et bien pour s’en faire un tablier pardi ! Puisque hélas sa loyauté l’obligeait à taire le nom de son colocataire aux goûts vestimentaires singuliers et puisqu’il lui fallait encore récupérer le dit vêtement de la discorde, notre blaireau était prêt à négocier, mais alors à sa sauce.

Très bien, okay, alors je nous cuisine un quelque chose qui ne soit pas trop dégueu et en échange, je récupère le peignoir, but no questions asked. Ça me semble honnête, pas vrai ?

Sir Holbrey exigeait sa Cendrillon ? Alors il avait intérêt à fournir les outils. D’un geste confiant, le sixième année allongea le bras au-dessus de la petite desserte — celle-là même qu’il avait trouvé sanguinolente à son arrivé — pour ensuite se saisir de l’instrument responsable de son éclat présent : la baguette du bibliothécaire. Abandonnée à la droite d'un verre de whisy déjà tiède, la cible était de choix.

Rapidement, le rouquin l'avait tiré à sa poitrine, puis aussitôt agité assez ostensiblement en direction de l’armoire la plus proche dont tous les tiroirs s’étaient ouverts aléatoirement et dans un ballet bien plus métallique que mélodique. Ho, malgré que sa silhouette fut un tantinet vrillé, celle-là affichait une bonne souplesse puis une longueur toute familière en main, de quoi satisfaire les besoin du blaireau dans l’immédiat. Évidemment je vous entends déjà rabâcher à quel point il est inconsidéré de subtiliser sa baguette à un sorcier sans l’avoir d’abord mérité, plus encore d’oser en faire usage, mais roh, c’est bien dans l’adversité que se révèlent les vrais amis non ? Si Salazar avait bien voulu de lui, Merlin seul sait que notre cher Holbrey serait déjà saucissonné au sol et qu’un « Accio » en bonne et due forme lui aurait rendu son kimono fleurie en moins de deux.



Plutôt que ça, Nolan venait de raffermir sa prise sur le bois de vigne déverni afin de s’assurer que les braises du four s’activent et que les armoires de victuailles soient déverrouillées.

Alors qu’est-ce que ce sera pour vous My Good Sir, vous êtes plutôt du type omelette aux champignons ou bien crêpes Suzette ? balança t-il sans détacher son regard du trentenaire, juste au cas ou il lui prenne l'envie de récupérer son bien de manière plus violente que pévue.

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MessageSujet: Re: [7 Novembre 1997] - Nocturnal Animal. Mer 29 Nov 2017 - 2:27

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