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[Mer. 12 novembre 1997] MINI-INTRIGUE - Les boucs mouillés

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    INCRUSTE MAN
MESSAGES : 854
MessageSujet: [Mer. 12 novembre 1997] MINI-INTRIGUE - Les boucs mouillés Lun 12 Juin 2017 - 14:40

MINI CONTEXTE : LES BOUCS MOUILLES

Contexte : Il est 4 heures du matin, quand les préfets-en-chef doivent débarquer dans la «chambre» servant de dortoir aux Nuncaboucs. Ils doivent les réveiller de force et les humilier d'une façon ou d'une autre, déterminée par les dés lancés par les nuncaboucs dans le sujet prévu à cet effet ici [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

En cas de débordement, les Carrows interviendront et tous les Nuncaboucs seront torturés avec des Doloris, jusqu'à ce que la situation se calme. Si les préfets refusent leur tâche et sont incapables de sévir, ils risquent eux-mêmes la punition. Le RP se déroule dans la nuit du Mer. 12 novembre 1997

Date limite pour clore le RP : 15 août 2015
Des points seront donnés pour votre participation à la fin des mini-intrigues.

Participants :
- Jude McGregor
- Samuelle Burroughs
- Ariane Hepburn
- Clara Lenoir
- Ethan J. Farell
- Carlie Peters
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SERPENTARD5ème annéePréfète
    SERPENTARD
    5ème année
    Préfète
AVATAR : Adam Gallagher
MESSAGES : 1901

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 14 février 1981 - Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [Mer. 12 novembre 1997] MINI-INTRIGUE - Les boucs mouillés Mar 20 Juin 2017 - 23:05

Dans la pénombre de son dortoir, Ethan terminait de revêtir son uniforme. Il percevait la respiration de ses camarades endormis, dont celle de Sevan à qui il n’avait encore rien dit. Il attacha sa cravate dans la semi pénombre, mais il s’y reprit à plusieurs fois tant ses doigts tremblaient. Le Serpentard inspira un bon coup, prit sa baguette et sortit du dortoir en silence, tel une ombre. Dans la Salle Commune déserte, il observa quelques secondes son reflet dans un miroir. Il n’avait jamais été aussi pâle. Ses yeux bleus, soulignés de cernes, ne faisaient que renforcer cette blancheur. Il était trois heures quarante du matin, et il n’avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Il c’était tourné et retourné dans son lit à baldaquin, la gorge serrée par l’anxiété de ce qui allait se produire dans une vingtaine de minutes. Son estomac était noué par l’appréhension, la crainte, et la honte. Il n’avait rien pu avaler la veille au soir, mais rien que le fait de penser à ce qui allait suite lui donnait envie de vomir. Le vert et argent épingla finalement son insigne de préfet en chef à sa poitrine. Pour la première fois il répugnait à le faire. La touche finale, pensa-t-il avec amertume.

Ethan regarda l’heure. Il n’avait plus le choix, il devait partir impérativement s’il ne voulait pas être en retard. Or faire attendre les Carrow n’était pas une brillante idée. Il quitta finalement le cocon de la Salle Commune et remonta les cachots, indifférent au froid qui mordait sa peau. Il ne prit même pas la peine de se protéger des courants d’air glacés qu’il ne semblait même pas remarquer. Toutes ses pensées étaient dirigées vers sa mission. La discussion qu’il avait eu la veille avec les Carrow tournait en boucle dans sa tête. C’était la sœur qui était venue le chercher après son dernier cours, le priant de se rendre dans son bureau. Son jumeau l’y attendait, ainsi que Carlie. Ils leur avaient alors exposé leur dernier plan tordu, dont les préfet-en-chef avaient été désigné pour en être les principaux acteurs. Ethan avait hoché imperceptiblement la tête, comme s’il était concentré et parfaitement d’accord, alors que son cœur s’emballait, pulsait dans sa poitrine pour crier à l’injustice. Il était resté neutre, du moins l’espérait-il.  

Ils avaient rendez-vous à quatre heures au dernier étage du château. Ça avait étonné Ethan, car il n’y avait rien de très intéressant là-bas. Après sept années à Poudlard, il pouvait se vanter de le connaitre les couloirs comme sa poche, or personne n’allait jamais au dernier étage puisqu’il n’était composé que de salles vides et poussiéreuses. Mais Carlie lui avait rappelé que désormais les Nuncaboucs étaient logés là-bas. Ethan n’avait jamais vu leur dortoir, il n’en avait entendu que des descriptions. Il croisa la Poufsouffle au bas des escaliers qui menaient au dernier étage et ne sut quoi lui dire. Il la salua d’un hochement de tête.

- Ça va aller, finit-il par souffler alors qu’ils arrivaient en haut des escaliers.

Ces quelques mots avaient été prononcé tellement bas qu’il ne savait même pas si la jeune femme l’avait entendu. Il ne préférait pas en dire plus, de peur que l’émotion ne prenne le dessus. Après avoir quitté le bureau des Carrow la veille, les deux préfets-en-chef s’étaient retrouvés pour discuter de leur mission . Après la soirée appelée officieusement « Nuit de Souffrance » par les élèves, les choses étaient devenues plus réelles, plus concrètes. Les Carrow avaient prévenu, menacé, terrorisé. Et ils avaient enfin mis leurs menaces à exécution. Cette nuit avait été une véritable boucherie. Si les élèves avaient été physiquement torturés, ça n’avait pas non plus été une partie de plaisir pour l’équipe des préfets. Ethan avait passé l’instant debout sur l’estrade, comme les autres préfets il avait dû surveiller, veiller à ce qu’aucun élève ne s’échappe pendant que la torture faisait rage. Il était resté droit, les mâchoires serrées, et les mains jointes dans le dos. On aurait pu le prendre pour un despote qui admirait le spectacle, mais en réalité cette position lui avait permis de cacher ses tremblements. Il c’était refusé à céder à la facilité en détournant les yeux, en tentant d’ignorer les cris de douleurs et de peur de ses camarades. Ça lui aurait semblé hypocrite. Il c’était donc forcé à regarder, essayant de se remémorer chaque nom d’élève touché, comme pour leur promettre une vengeance. Les hurlements avaient attisés le feu de son désir de détruire les Carrow. Les pleurs avaient alimenté sa soif de justice. Puis il avait dû raccompagner les Serpentards aux cachots. Là, il c’était rendu le plus utile possible, en tentant d’ignorer les regards hostiles que certains lui lançaient. Comme s’il avait été mis au courant, comme si tout était de sa faute. Pour la première fois de sa vie, Ethan avait été reconnaissant d’avoir une mère Médocimage. Il avait fait son possible pour réparer les blessures avec des sortilèges de guérison à sa portée. Arrêter les saignements, refermer les plaies, calmer les brulures. Ça avait été un chaos sans nom dans la Salle Commune. Il avait passé beaucoup de temps à rassurer les plus jeunes du mieux qu’il pouvait, et à consoler les pleurs.

Mais ça ne c’était pas arrêté là. Il avait également épaulé Carlie, qui semblait au bord de l’hystérie après avoir assisté, impuissante, à la Nuit de Souffrance. Il lui avait prêté son épaule pour pleurer, avait caressé son dos et ses cheveux dans l’espoir de l’apaiser. Il avait essayé de trouver des mots réconfortants pour lui faire penser à autre chose. Ce n’était qu’après qu’il c’était autorisé à craquer, au moment où il s’y attendait le moins. Ça lui été tombé dessus comme ça, sous la douche. Ça avait commencé par un hoquet étranglé, rapidement suivi par des sanglots bruyants et surtout incontrôlables. Il s’était alors mordu le poing pour étouffer ses pleurs et calmer sa crise d’hystérie.

Depuis, Ethan ne s’était plus autorisé à craquer. Malgré son sentiment d’impuissance, il était résolu à ne plus verser une larme pour les Mangemorts. Ça lui était arrivé bien trop souvent cette année. Certes il pouvait les compter sur les doigts d’une main, mais c’était déjà trop. La mort de Hana, celle de Charlotte, et ce soir-là. S’en était trop pour lui, qui habituellement mettait un point d’honneur à camoufler ses émotions.

À cette heure-ci, seul le bruit de leurs pas troublait le silence du vieux château. Ethan savait que derrière l’angle du mur, au bout du couloir, les Carrow les attendaient. Sa main vint alors effleurer celle de Carlie, comme pour lui signifier qu’il était là et qu’elle pourrait compter sur lui. Il salua respectueusement ses professeurs, qui leur répétèrent les instructions. Humiliation, blessures légères et terreur étaient les maitres mots. S’ils étaient trop laxistes, les Carrow interviendraient et joueraient de leur doloris. Ils les avaient également menacé à demi-mot. Ethan avait bien compris que s’ils ne remplissaient pas le contrat, une sanction leur tomberait dessus. Or il n’était pas assez courageux pour se défiler. Il savait qu’il risquait la torture, son rôle de préfet, mais également sa place à Serpentard. Or être envoyé chez les Nuncabouc ne le séduisait pas le moins du monde. Il savait également que certains Serpentards n’attendaient qu’un faux pas de sa part pour lui ravir son rôle de préfet, et alors il ne savait pas ce qu’il adviendrait des élèves si un pro Carrow était nommé à sa place.

Amycus leur désigna finalement une espèce d’escalier branlant menant à une trappe au plafond. Le Serpentard monta les marches et prit une longue inspiration silencieuse avant de pousser la porte. Celle-ci s’ouvrit en grinçant sur un immense grenier plongé dans la pénombre. Ethan prit sa baguette, la pointa vers le plafond pour y lancer le sortilège Lumos Maxima, et aussitôt la pièce s’éclaira comme en plein jour. Il eut à peine le temps de voir le pauvre mobilier de la Salle Commune des Nuncabouc qu’il passa à l’action.  

- Debout là-dedans, hurla-t-il. Tout le monde dans la salle commune !

Comme convenu, pendant que Carlie se dirigeait vers le coin des filles, Ethan se chargea des garçons. Il tira sur le pauvre drap humide qui servait d’entrer pour le dortoir, et s’obligea à ne pas resté figé d’effroi devant le peu confort : de simples lits de camps alignés qui n’offraient aucune intimité et des affaires entassées ici et là sur un parquet irrégulier. La mort dans l’âme, Ethan avança dans le dortoir en tirant les couvertures, tentant d’ignorer les regards fatigués et craintifs qui le dévisageaient. La plus part s’empressa de rejoindre l’autre côté du rideau. Un gamin qui devait avoir tout juste onze ans éclata en sanglots et lâchant un « pas encore » qui lui enserra la poitrine. Ethan attrapa malgré tout son bras pour le tirer du lit et lui intima de se bouger. Il escorta ce petit dernier et alors que personne ne le voyait, il chercha Carlie du regard, les yeux emplis de détresse. Il ne savait pas s’il était capable de faire ça. Néanmoins Ethan ravala ses angoisses et remit son masque de froideur. Les prochaines minutes allaient être les plus longues de sa vie.

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