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[ Octobre 97] Il est temps de régler quelques soucis [Severus Rogue]

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MANGEMORT & LOUP-GAROU
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MessageSujet: [ Octobre 97] Il est temps de régler quelques soucis [Severus Rogue] Lun 12 Juin 2017 - 2:07

Fenrir marchait d'un pas rapide vers l'allée des embrumes, levant la tête de temps en temps pour percevoir une odeur ou un bruit suspect, tout en faisant attention à ne pas être suivi. Il devait rejoindre Severus Rogue et cette idée ne l'avait jamais enjoué. Severus était un des rares qui arrivait à contrôler parfaitement le loup, lui faisant baisser le regard sans la moindre peine. Il était aussi, avec les Lestranges et le Seigneur des Ténèbres, le seul qui pouvait lui infliger des punitions méritées en cas de grosses fautes. Et rien que cette idée l'angoissait. Oui, Fenrir ressentait bien de l'angoisse dès qu'il devait se rendre à un rendez-vous qui impliquait ces rares élus.

Il devait d'ailleurs faire son rapport et voir avec lui les possibles têtes qu'il devait trouver pour les menacer ou les tuer pour son compte ou celui du Seigneur. Il devait également faire part de l'erreur qu'il avait commise en laissant échapper malencontreusement un homme recherché. Un ex-mangemort, déserteur qui avait réussi à se sauver assez vite sans laisser de trace, laissant au passage une jolie cicatrice de plus sur le torse du vieux loup.

Arrivait devant la boutique "Barjow & Beurk", Fenrir s'arrêta un moment, respirant fortement. Il sentait déjà l'odeur du mangemort qui attendait à l'intérieur. Toujours en avance bien entendu. C'était l'une des caractéristiques qu'il donnait à ce sorcier. Droit, impénétrable et à cheval sur les horaires. Tout le contraire de Fenrir.
Le loup savait également pertinemment ce qu'il pensait des hybrides, se souvenant du jeune Remus. Ha Remus. Il restait pour Fenrir son préféré. Là où tout avait réellement commencé au final.

Il finit par pousser la porte de la boutique qui émit un cliquetis pour prévenir de sa présence. Fenrir regardait alors la large pièce remplit d'objets insolites, inquiétants et tout sauf agréables. L'odeur de vieux grimoire et de poussières remplissait ses narines alors que le propriétaire de ce bric-à-brac lui indiquait l'arrière-boutique où devait attendre Rogue.

Il grognait alors en guise de réponse avant d'entrer dans l'arrière pièce, voyant alors le sorcier. Rien que son apparence appelait au respect. Fenrir ravala un peu sa salive, baissant le regard directement au vu de l'homme.

« bonsoir, monsieur »

Sa voix était moins assurée que d'habitude. Ce n'était vraiment plus le même dans ces moments-là. Il en était presque misérable même si ça ne valait pas son comportement face au Seigneur des ténèbres où il se transformait en jeune loup oméga.
Il attendait alors, toujours en regardant un peu le sol. Il savait que le fixer dans les yeux n'était pas la meilleure des idées. Cela lui donnait un peu de temps pour chercher de bonnes excuses au sujet de sa défaite.
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MessageSujet: Re: [ Octobre 97] Il est temps de régler quelques soucis [Severus Rogue] Jeu 29 Juin 2017 - 8:27

Cette chère petite boutique était florissante, par les temps qui courent. Et il restait bien des âmes assez naïves et idiotes pour croire que le gérant puisse avoir le moindre sens des responsabilités, de l’éthique et une certaine morale. Le type qui était actuellement en train de se faire plumer par le gérant de la boutique parlait d’une voix assurée, convaincu de conclure une excellente affaire alors qu’il était littéralement en train de se faire dépouiller. Rogue écouta l’échange d’une oreille distraite, pinçant les lèvres en entendant la voix sifflante de Barjow, très occupé à tourner l’esprit de son cher client. Ce type était… Comment dire cela… Une moisissure de plus qui résistait malgré le temps et les diverses affaires qu’il traversait depuis toujours, alors même que Beurk, lui, en était mort. Et dire que Voldemort avait travaillé ici, il était certain que ses petits talents avaient dû beaucoup plaire à Beurk, des talents comme on trouvait bien peu aujourd’hui. Severus promena un instant le regard sur les objets entreposées ici, dans l’arrière-boutique, n’y voyant rien qui aurait pu réchauffer le cœur. Tout ici suintait la magie noir par tous les orifices et se révélait des plus efficaces pour beaucoup de missions. Le directeur ne dénotait pas, dans ce décor, parfaitement à son aise et évoluant en ces lieux sans peur aucune.

Un charmant lieu de rendez-vous, également. Cette boutique avait l’avantage d’être retirée, malgré sa célébrité, et de fournir en même temps quelques objets intéressants à examiner tout en menant des affaires plus ou moins légales. Beaucoup trouvaient étonnant que Barjow soit toujours là à mener son petit commerce malgré le fait qu’il trempe très régulièrement dans les affaires des mangemorts et ce depuis des dizaines d’années, mais il y avait une raison bien précise à cela. Il était utile, tout simplement. Le genre d’homme qu’on oubliait sans problème jusqu’au jour où un besoin précis se faisait sentir et qu’on devait aller le trouver. Il fallait reconnaître à Barjow sa fabuleuse capacité à dénicher les allumettes, grimoires, ingrédients et sorts les plus rares et les plus dangereux. Chaque année, il partait durant de brèves périodes, très régulièrement, et en revenait avec d’autres trésors pour sa boutique. Ajouté à cela sa capacité à « convaincre » les vieilles familles de sorciers à se débarrasser de quelques objets encombrants pour leur image. Sous-estimer ce type serait une grave erreur, sous ses airs sales, narquois et vil, il possédait une intelligence sûr et était très rusé. Indigne de confiance et c’était cela qui réconfortait Severus, en un sens, il préférait de très loin travailler, temporairement ou non, avec des personnes dont on savait parfaitement à quoi se tenir. Un peu ironique quand on songeait que dans son propre cas, les personnes sachant à quoi s’en tenir se comptaient sur les doigts d’une seule main.

La clochette de la boutique tinta et le ricanement sifflant de Barjow résonna un petit instant d’un ton enjoué. Une bonne affaire de plus pour le gérant, cette journée commençait si bien. Severus s’arrêta près d’un petit étal, observant ce qu’il était venu examiner à la base dans cette boutique, cela en plus de rencontrer le loup-garou de compagnie de Voldemort, bien sûr. Le grimoire posé sur le plateau en bois était minuscule, à peine plus haut qu’une main adulte, bien qu’il soit très épais. Il semblait insignifiant, ridicule au milieu de tous ces autres artefacts riches de magie noire et impossible à trouver ailleurs dans tout le Royaume-Uni, certains dans le monde entier. Rogue enleva un peu de la poussière qui le recouvrait, passant le pouce sur les gravures de la couverture en cuir sombre, d’un marron sale, puis sur la rune gravée au milieu, le regard de plus en plus sombre. Voldemort n’avait pu ouvrir cet ouvrage, jamais… Ce grimoire avait été découvert par hasard par un vieux sorcier qui l’avait vendu pour une bouchée de pain à Barjow, ignorant sa valeur, et le propriétaire de cette boutique misérable l’ignorait tout autant. Et pourtant… Rogue n’aurait jamais cru qu’il se trouvait ici, à prendre la poussière, les semaines qu’il avait passé à le chercher. Écrit par le créateur du sort permettant de fabriquer des Horcruxes, entièrement en runes anciennes, ce livre contenait à lui seul plus de la moitié des sorts ayant affecté Voldemort au cours de son existence et ayant fait de lui le monstre qu’il était aujourd’hui.

Songer à en « guérir » le mage noir serait profondément stupide. Il était bien trop tard. En revanche, percer les secrets de ses sorts permettrait de mettre au point des antidotes et contre-sorts qui tueraient dans l’œuf tous les espoirs des futurs mages noirs qui voudront prendre la place de Voldemort une fois celui-ci détruit. Imaginer qu’aucun ne tentera sa chance était, une fois encore, stupide, ils ne vivaient pas dans un monde où tout était beau et rose… Le mage noir tombé, un autre voudra prendre sa place, et toucher à une certaine magie était un moyen sûr pour devenir comme leur cher roi des serpents. La clochette de la boutique tinta à nouveau, avertissant Rogue que le loup était arrivé à son tour. Délaissant le grimoire pour le moment, il tourna la tête, posant son regard d’un noir profond sur Greyback qui baissa aussitôt le sien. Étonnant comme il changeait si rapidement d’attitude selon qui il avait en face de lui et pourquoi, au point qu’on pourrait croire qu’il souffrait de personnalités multiples. Néanmoins, le plus gros changement restait face à Lord, bien que ce ne soit pas si bizarre en soit. Qui ne s’écrasait pas devant Voldemort ? Il y avait eu Dumbledore, lui-même, Bellatrix, Croûpton et Potter. D’autres membres de l’Ordre avaient aussi tenté en se retrouvant face à lui mais n’avaient pas fait long feu.

– Bonsoir, monsieur.

Severus ne prit la peine de lui rendre la politesse, n’étant pas connu pour être particulièrement aimable. Et lorsqu’il saluait un autre allié du seigneur des ténèbres, c’était le plus souvent un indice sous-entendant « Vous allez mourir dans à peine quelques secondes ». Soit, Greyback ramenait avec lui quelques échecs, mais pas de quoi énerver Rogue, même s’il ne montrait pas, impassible en toutes circonstances. Il se doutait bien avant le retour du loup-garou qu’il allait échouer à capturer ou tuer Elton. Même si Greyback courait vite, ce n’était pas assez pour mettre la main sur un homme lui aussi habitué à la traque d’opposants et qui en plus avait de très bonnes capacités en magie noire. A l’heure qu’il était, leur ancien « collègue » devait déjà être très loin de l’Angleterre, à boire un coup en riant de l’humiliation infligée, levant le verre à la santé de tous les mangemorts qui n’avaient vocation qu’à mourir à court terme. Rogue prit la parole en soulignant tout d’abord le fait que Greyback avait plus d’une fois déçu le seigneur des ténèbres, ces derniers temps, le vouvoyant d’un ton neutre mais assez froid. Le loup-garou ne lui inspirait qu’une indifférence distante et il ne tutoyait pas comme d’autres pour le « rabaisser ». Le vouvoiement imposait une distance mécanique que Rogue appliquait avec tout le monde, ne tutoyant que ceux qu’il avait connu à Poudlard et ses plus proches amis.

– Comment Callum Elton a-t-il pu vous échapper, pour commencer ? grinça-t-il d’un ton froid. Pour quelqu’un se prétendant « expert » de la traque, c’est si décevant… Il serait malheureux que vous ne trouviez aucune chance de vous racheter avant que le Seigneur des Ténèbres ne se lasse de vous. J’ose espérer que vous avez quelques idées…

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MessageSujet: Re: [ Octobre 97] Il est temps de régler quelques soucis [Severus Rogue] Lun 10 Juil 2017 - 2:32

Severus ne lui répondait pas comme il s'y attendait. Il ne prenait jamais la peine de répondre à un hybride tel que lui. Fenrir le haïssait autant qu'il le craignait. De par sa place au sein des mangemorts, mais également par sa personne en général et ce qu'il transmettait. Il imposait le respect plus que de raison. Et ça, Greyback détestait. Il maudissait ceux qui semblaient être plus imposants que lui, qui le regardait sans aucune crainte ni même une once de respect. Cependant, la longanimité de Severus était, heureusement pour lui, plus haute que celle de Bellatrix.

– Comment Callum Elton a-t-il pu vous échapper, pour commencer ?

Fenrir l'écoutait sans le regarder. On pouvait presque croire qu'il l'ignorait.
Cela aurait été quelqu'un d'autre, il aurait joyeusement éconduit sans aucun remords, lui lançant des avanies pour le provoquer avec le sourire. Mais Fenrir tenait à sa vie et de ce fait, il préférait largement vomir des insultes à son égard dans sa tête plutôt que par sa bouche. Depuis sa sortie de la prison, il s'était un peu affaibli et avait surement besoin de temps pour reprendre un peu de force musculaire, d'animosité et de vitesse. Il était même pratiquement sûr qu'on lui avait laissé cette tâche en étant persuadé qu'il la raterait. Cet homme était rapide et efficace, bien plus que la majorité d'oligophrènes qui rentraient dans leurs rangs. Il avait des compétences dans la traque et un niveau de magie assez élevé pour dérouter un loup-garou expérimenté. Greyback n'avait eu aucune chance de ce côté-là même après plusieurs jours intensifs de chasse.
Il n'y avait eu qu'un seul moment ou il avait eu l'avantage. En étant loup et en contrôlant un minimum sa trajectoire. À ce moment précis, sa victime avait eu énormément de mal à lui échapper, manquant de peu de se faire mutiler. Mais là aussi, la chance avait tourné en sa faveur et un sortilège bien placé avait fait suffisamment de dégât pour qu'il puisse repartir assez rapidement. Après cela, cet enfoiré avait transplané plusieurs fois jusqu'à finalement ne laisser aucune trace ni sur terre, ni dans l'air. Fenrir avait essayé durant plusieurs jours de le traquer, demandant aux autres loups qu'il connaissait si l'odeur ne leur était pas parvenue. Mais rien. Il s'était évaporé dans la nature.


« Il a... A réussit à masquer son odeur avant de me semer vers Aberdeen... »

Murmurait-il presque plus pour lui-même que pour son interlocuteur dont il sentait le regard froid sur lui. C'était lui normalement qui dévisageait les gens, les rendant mal alaise, s’offrant ensuite un petit cocktail de peur, d'angoisse et de sang bouillonnant dans des veines rétréci par l'angoisse.

– Pour quelqu’un se prétendant « expert » de la traque, c’est si décevant…

Fenrir grognait un peu à ces paroles bondé de dédains. Il ne se prétendait pas expert. C’en était un. Comment un humain misérable pouvait lui manquer de respect avec autant de virulence sans craindre des possibles représailles ? Le lycan avait une envie effroyable de le broyer sous ses pattes. Seule la protection du seigneur des ténèbres laissait Rogue en vie. Sans ça, il était juste une proie parmi d'autres pour le loup. Une proie qu'il prendrait plaisir à laisser souffrir de longues heures avant de l'achever d'un coup de griffe plein placé.

– Il serait malheureux que vous ne trouviez aucune chance de vous racheter avant que le Seigneur des Ténèbres ne se lasse de vous. J’ose espérer que vous avez quelques idées…

La suite de son discours donnait une sueur froide à l'animal et lui rappelait encore une fois pourquoi l'homme en face de lui était présent et toujours en vie. Sa filiation avec le seigneur des ténèbres était trop importante pour qu'il ose réellement l'attaquer, que ce soit en parole ou physiquement.

Il regardait un peu ailleurs, cherchant d'une façon ou d'une autre à offrir une raison de rester en vie, cependant son instinct de loup reprenait vite le dessus et il ne put s'empêcher de répondre avec un peu plus de dureté que ce qu'il voulait de base.

« Si mon travail ne vous satisfait pas, vous pouvez au pire le faire vous-même en espérant ne pas tacher votre cape toute neuve. J'ai toujours fait parfaitement mon job, mais ce type avait l'air de me connaître par cœur tant il anticipait mes faits et gestes ! »

*Contrairement à vous* avait failli surgir de ses lèvres après le mot "job", mais il en avait suffisamment dit. Surement trop toutefois. Mais il avait parfaitement résumé la situation. Cet homme semblait tout connaitre de lui au point de prédire les événements avant même que Fenrir y pense lui-même. Cette traque était quasiment sûre de finir sur un échec après ça et le loup n'avait rien d'autre à rajouter pour essayer de se racheter. Mais il considérait que tant que ce n'était pas le seigneur des ténèbres en personne qui le menaçait, il ne risquait rien. Greyback reculait d'un pas par automatisme cependant, fixant à présent par intermittence le sorcier, passant du sol à son visage toujours aussi inexpressif. Comment pouvait-on lire en un homme aussi neutre, quelles que soient les circonstances ? C'était comme s’il ne ressentait rien. Avait-il déjà au moins souri une fois dans sa vie ? Ou, comme le loup, avait-il vécu trop de choses pour perdre cette faculté pourtant si humaine ?

L'ambiance était pesante comme si ces paroles avaient apporté un vent glacial dans la boutique. Si un détraqueur passait par ici, on ne verrait surement pas la différence.

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Prends garde à moi quand je vois rouge, même si je suis doux comme un loup

Fenrir's art © milek jakubiec

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MessageSujet: Re: [ Octobre 97] Il est temps de régler quelques soucis [Severus Rogue] Ven 1 Sep 2017 - 10:03

Ce type inspirait au choix le dégoût, la terreur ou le mépris, parfois un mélange des trois, des sentiments qui n’atteignaient guère Severus. En apparence, il le méprisait, le rabaissait, ne lui accordait pas la moindre considération ni crédit, comme si le loup-garou était une saleté sur ses chaussures, un simple monstre hantant les cauchemars des enfants dont il ne se souciait guère. Histoire d’apparences et de faux-semblants, encore et toujours. Intérieurement, Rogue portait un certain respect à Fenrir pour une seule et unique raison, sa capacité étonnante à accepter sa nature et à en jouer pour mieux atteindre ses objectifs. Il était si rare de tomber sur des personnes capables d’accepter et utiliser ce qu’il y avait de pire en elle que cela forçait le respect, qu’importe qu’on puisse le montrer ou non. Dumbledore avait été ainsi, ce qui comptait finalement était la survie, n’est-ce pas ? Mais tout cela, ce type n’avait guère besoin de le savoir, par ailleurs, se souciait-il vraiment de ce que les autres songeaient de lui ? Peu probable… Inspirer la peur était sans doute suffisant, à ses yeux, inutile d’en demander plus, sa nature ne l’autorisait pas non plus à beaucoup de choses. Si différent de Lupin et pourtant si semblable sur bien des points. L’un des parfaits pions du Seigneur des Ténèbres dont on fêtera la mort sans se douter une seule seconde que même lui, sous la cruauté et la soif de sang, pouvait dissimuler un tempérament différent de celui affiché lors de ses coups de folie.

Même sans utiliser la legilimancie, Rogue voyait avec une facilité presque insultante à quel point Greyback le craignait et le haïssait, toute son attitude le clamait, il ne tentait même pas de le cacher. C’est à peine s’il osa répondre qu’Elton lui avait filé sous le nez à Aberdeen, marmonnant d’une voix rauque à peine audible, presque ramassé sur lui-même, à laquelle Rogue répondit d’un dédain marqué. Même s’il pouvait éprouver un certain respect pour Fenrir, il trouvait de même fatiguant de le côtoyer, car même s’il était parvenu à s’enfoncer lui-même dans la noirceur de la malédiction et à la contrôler pour définir lui-même son existence, s’en était maintenant terminé, il n’évoluait plus. Coincé quelque part entre le monde des hommes et celui des bêtes, grognant d’ailleurs comme une bête, avec cependant l’air colérique d’un homme. Ce n’était finalement que ça qui attirait le mépris… Il aurait pu avoir une emprise totale sur lui-même, être tour à tour homme ou monstre, en le voulant, en le désirant, il était si bien parti sur ce chemin puis avait stoppé en cours de route, pour en arriver à ce triste état. C’était… dommage. Pourquoi stopper alors qu’il avait déjà accompli plus de la moitié du travail ? Par commodité ? Rogue le dévisagea longuement, notant le changement, l’attitude, le léger frémissement à peine perceptible, provoqué par la colère, les émotions brûlantes et débordantes dans un esprit enfiévré, tout occupé qu’il devait l’être à l’agonir d’insultes impossibles à énoncer à haute voix.

Néanmoins, tout n’était visiblement pas perdu. Que ce soit par provocation purement humaine ou instant animal, Fenrir eut comme un bref sursaut, qui aurait arraché un sourire à Rogue s’il n’était pas autant habitué à rester impassible. Ah, la fierté, piquer ce sentiment-là était sans aucun doute le moyen le plus rapide d’obtenir une réaction chez la plupart des personnes. Cela fonctionnaient sur tous ceux et celles qui ne s’entraînaient pas depuis bien longtemps à la mettre de côté pour ne rien trahir. Or, bien des petits détails pouvaient vous trahir, de ceux dont nous n’avions même pas conscience. Un mouvement de tête rapide et incontrôlé, un geste inconscient qu’on ne notait même pas soi-même, un air, un regard, une expression, une crispation au coin de la bouche, un regard, le visage entier, en plus du corps, étaient des miroirs exacts de ce que chacun ressentait réellement. A moins de tout étouffer au point de briser ces miroirs et ne laisser à son interlocuteur qu’un lac noir opaque et sans la moindre ride égaillant la surface.

– Si mon travail ne vous satisfait pas, vous pouvez au pire le faire vous-même en espérant ne pas tâcher votre cape toute neuve. J'ai toujours fait parfaitement mon job, mais ce type avait l'air de me connaître par cœur tant il anticipait mes faits et gestes !

Hum, peut-être un instinct animal, si on en jugeait par le pas qu’il fit presque aussitôt en arrière et le regard fuyant, parfois relevé, parfois fixé sur le sol crasseux et poussiéreux, où les empreintes de leurs pas restaient un moment marqués avant d’être recouvertes par un courant d’air faisant envoler plus de poussière par-dessus, ou même de crasse. Et encore, ce n’était rien, Rogue l’avait déjà observé devant le Seigneur des Ténèbres et il était presque étonnant de voir à quel point il tentait alors de se fondre dans le décor comme un jeune louveteau effrayé. A sa décharge, cependant, il fallait bien admettre que le mage noir n’inspirait la confiance à personne et n’était pas non plus connu pour sa formidable patience ou sa tolérance, pas plus que pour son amour des hybrides.

– Vous devriez savoir, depuis le temps, que si je ne suis pas satisfait de votre travail, notre Maître ne le sera pas non plus. En revanche, je suis prêt à vous accorder une autre chance. En cas de nouvel échec, vous aurez à vous expliquer devant un auditoire moins patient.

Inutile de lui préciser ce qui l’attendait, face au Seigneur des Ténèbres, le mage noir ne se contentera pas d’un simple Avada pour en finir avec lui, ce serait bien mal le connaître. Le sortilège de la mort, seul, était presque un cadeau qu’il offrait aux ennemis capturés et traînés devant lui, ou bien aux traîtres, aux alliés trop faibles, aux déserteurs et aux mangemorts échouant de façon lamentable. Le sortilège de la mort avait l’avantage d’être rapide, non douloureux, un point non négligeable lorsqu’on savait le niveau de magie et de sadisme déployé par le mage noir lorsqu’il était vraiment en colère contre une personne. Rogue marqua une très légère pause en entendant quelqu’un d’autre rentrer dans la boutique et engager une conversation plutôt forte avec le gérant, sur un vieux pendentif porteur d’un maléfice.

– La localisation d’un fervent adepte de l’Ordre du Phénix a été confirmée, récemment. Anthony Helsert, un homme de quarante-deux ans, jouant les secrétaires du Premier Ministre Moldu et bien décidé à protéger les moldus autant que possible, vous voyez le genre. Il reste néanmoins puissant et a entouré sa femme et ses deux enfants d’un large panel de sorts de protections. Cet homme est une épine gênante et le Seigneur des Ténèbres souhaite s’en débarrasser. Vous devrez le tuer, sans laisser de traces, faire croire à une simple disparition. Peu importe la façon dont vous vous y prendrez pour qu’il disparaisse, lui et le reste de sa famille. Cet homme a le même niveau qu’Elton.

Sous-entendu, le loup-garou avait tout intérêt à se montrer plus malin dans cette mission qu’il ne s’était montré lors de la traque de l’ex-mangemort. Rogue était resté neutre, dans son discours, sans plus montrer de dédain ou de mépris. Il s’agissait là d’une affaire on ne peut plus sérieuse.

– Le Seigneur des Ténèbres est pour le moment occupé, néanmoins, je vous déconseille de trop traîner avant de lui rendre compte de cette mission.

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