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Andreas Damocles Rowle [Terminé]

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MANGEMORT
    MANGEMORT
AVATAR : Aiden Shaw
MESSAGES : 25
MessageSujet: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Mar 6 Juin 2017 - 22:04


Andreas D. Rowle
FICHE DE PRÉSENTATION



IDENTITÉ DU PERSONNAGE


PRÉNOM(s) & NOM :Andreas Damocles Rowle.
DATE DE NAISSANCE & ÂGE : 10 février 1948, 49 ans.
ANNÉE : ex-Serpentard.
ORIGINE * : Sang pur. Sa mère était une Rowle, tandis que son père venait de la famille des Beurk.
METIER: Mangemort, Maître de Potions, professeur, conférencier et chercheur. Auteur de plusieurs manuels sur les potions, ainsi que de papiers de recherche. Il s’investit beaucoup dans son métier et ses travaux lui ont valu plusieurs prix et titres honorifiques dans le domaine.

Depuis que Poudlard est passé aux mains des mangemorts, il occupe de manière intermittente le poste de professeur remplaçant en potions. Il ne réside toutefois pas à Poudlard, préférant sa propre demeure.
AUTRE : Il est bilingue français, langue qu’il a apprise dans le cadre de ses études.

Andreas est atteint d’une maladie congénitale : le situs inversus totalis. Ses organes sont inversés dans une position miroir par rapport au plan sagittal (droite-gauche). Son cœur est situé sur le côté droit du thorax, tout comme l’estomac et la rate, alors que le foie et la vésicule biliaire sont à gauche. Les vaisseaux sanguins, nerfs et intestins sont également transposés.
Il ne sait pas si l’un de ses parents en était atteint. Seul lui et le médicomage ayant découvert cette anomalie durant ses études en France, sont au courant de cette particularité.
BAGUETTE : Sa baguette est faite à partir d’un bois d’orme dense, solide et résistant. Sa force réside dans son extrême rigidité. Elle mesure 26.5cm et son coeur est un ventricule de dragon.
PATRONUS : un orque.
MON PERSONNAGE EST : Un  scénario (lien du scénario)

HORS JEU


COMMENT AVEZ-VOUS CONNU CE FORUM ?
Google.
ÂGE IRL : XX ans.
PERSONNALITÉ ÉVENTUELLE SUR L'AVATAR : Aiden Shaw
EST-QUE VOTRE PERSONNAGE POSSÈDE(RA) UN POUVOIR SPÉCIAL ? Non.
DÉSIREZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ(E) ? Non, merci.
AVEZ-VOUS LU LE RÈGLEMENT ? :
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Renaissance d’un empire


        1994. Contre le mur ouest, recouvert d’une tenture bordeaux et parsemée d’arabesques baroques brodées d’épais fils d’argent, s’élevait une gigantesque horloge en bois de chêne. Son pendule se balançait avec un tictac sourd, lourd, monotone. Lorsque l’aiguille des minutes parcourait un quart du circuit, il s’élevait des poumons métaliques de la machine un son clair, éclatant, profond et musical, mais d’une note si sourde et d’une énergie telle qu’elle masquait la pluie qui battait contre la fenêtre en tambours de guerre. Pour un moment, tout s’arrêtait, tout se taisait, excepté la voix de l’horloge. Il sentait son cerveau vrombir aux rythmes du mécanisme centenaire. Sa poitrine se figeait et il s’arrêtait de respirer. Mais les échos de la sonnerie s’évanouissaient, ne durant qu’un court mais lourd instant, et à peine avaient-ils fui que le grondement de l’orage reprenait. Le temps passait et le silence dans la demeure était tel qu’il n’y avait que cette horloge pour marquer son avancée. A chaque fois que la sonnerie retentissait, paradoxalement, elle soulignait l’immuabilité de cet endroit.

L’homme se tenait devant la fenêtre et aucune lumière n’était allumée. Sa grande silhouette se détachait du cadran lumineux par contraste. Même son relief seul semblait solennel, emphatique, à la respiration lente, comme pour mieux soutenir son rôle. Jadis dorées, ses généreuses boucles cendrées, rabattues vers l’arrière en dégradé poivre et sel de vagues houleuses, entouraient sa tête telle une crinière désordonnée. Sa chevelure ne lui donnait pourtant pas l’air plus avenant, seulement froidement beau. Il portait l’une de ces confections typiques de la noblesse sorcière, taillée à la perfection sur sa large mais svelte carrure, brodée de fils d’or jusqu’au col qui buttait rigidement contre sa mâchoire. A presque cinquante ans, il était de ceux qui se bonifiaient avec le temps, comme un bon vin. Beau, félin, cruel, souple, la poitrine bombée et le cou épais. Son corps était d’un blanc laiteux naturel, blanc de marbre. Si noblement bâti ! Avec les inconvénients de la vieillesse, toutefois…

Le soleil se couchait dans un ciel gris clair, strié à l’horizon de minces nuages, tandis qu’une intempérie noire couvait encore la plaine qui entourait le manoir. Un dernier rayon, tombant des massifs lointains, enfilait le jardin, baignant d’une lumière rousse et pâlie le long chemin de gravier qui subissait la pluie. Paysage éternel de son enfance dans lequel il se sentait confortablement enraciné. Ce qu’il ressentait à l’égard de cette maison n’était pas de la nostalgie, ni un quelconque autre sentiment de tendresse enfantine qui aurait subsisté aux années. La conscience que tout ici dépendait de son hégémonie le gardait profondément satisfait. Il se sentait en paix entre ces murs, première preuve et éternel rappel de son ascendance.  

Pierre après pierre, brique après brique, il avait bâti ce palais, témoignage de sa longue lignée immaculée. De ses racines, elle plongeait profondément dans le sol, tandis que ses branches étaient destinées à s’élever loin dans le ciel. La maison en elle-même existait depuis longtemps, mais il avait fortifié les valeurs qui la tenaient. Les murs solides étaient aujourd’hui à l’image de sa droiture inébranlable. Des remparts qui s’étaient érigés qu’à la sueur de son front et à la force de son caractère. Méticuleusement, il avait éradiqué les traitres, purgé la branche familiale des bras dégénérés qui avaient pullulé sont tronc et s’étaient multipliés. Il aurait brûlé l’arbre entier si cela avait été le seul moyen d’assainir son nom. Rowle. Dire qu’avant, il régnait ici une intolérable puanteur. Rowle… le chaos rampant.

Ce soir, il l’attendait. Il attendait sa fille. Sa responsabilité. Enième ombre de sa vie qu’il se devait de corriger.  



       1948. Sa mère était une Rowle. Vieille fille malade à qui personne ne trouvait de mari convenable. Elle était riche et d’un bon rang, mais aussi épaisse qu’une brindille. Si frêle qu’il fût peu probable qu’elle soit en état d’enfanter. Elle était la dernière de sa famille, fille unique ayant survécu à tout un bouquet de mort-nés, et son père tentait par tous les moyens de trouver un époux à cette algue fragile, au teint vert et à la corpulence menue. Ce fut finalement à l’âge de presque trente ans qu’un jeune homme de ligné pure, mais de qualité piètre, avait accepté de prendre sa main. Il n’importait aux Rowle que de poursuivre l’immaculée postérité, quel qu’en puisse être le prix. Même s’il fallait livrer sa progéniture en pâture à un sombre idiot qui cherchait gloire et argent. Même s’il devait lui briser les reins et casser les cuisses pour l’engrosser. La seule chose qui sauvait ce jeune homme de l’indécence était son nom. Il était un Beurk. Qualité suffisante aux yeux de n’importe quel aristocrate pour compenser tous les défauts que pouvait avoir un caractère. Sa seule et plus grande valeur était le fruit fidèle du dogme des sang-purs : la propreté généalogique.  

Sa future femme était laide et maigre, c’est-à-dire peu encline à lui résister. Aussi, dès que le mariage fut scellé, le Beurk coinça l’épouse sous son poids, prît sa dote et son nom, abandonnant le sien pour celui de la noble Rowle, y voyant plus de gloire. Il la malmena aussi longtemps qu’il fut nécessaire pour procréer et une fois la certitude de mâle donnée, il partit à la recherche de cuisses plus fraîches et certainement plus agréables. Tant que le devoir était accompli, la réputation était sauve et l’ancien Beurk pouvait libertiner autant que son corps le lui permettait.

De ses hanches étroites et fragiles, la Rowle parvint à expulser un fils. Le Beurk s’en saisit par le mollet et le souleva jusqu’au plafond, en attendant que la chair se mette à pleurer. Andreas poussa son premier cri et par cela avait-il cloué sa mère au lit, car se elle se trouva incapable de se relever dès ce jour-là. Egrotante, elle se traina un mal après un autre, partant simplement et bêtement en poussière.

Dès que le père de la Rowle trouva la mort, le Beurk s’empara consciencieusement de l’héritage. Il invita son frère et leurs amis à venir vivre sous le toit des Rowle, manoir immémorial dès lors usé par la souillure. La mère d’Andreas, en flaque de sang coagulé, mourrait lentement au fond des draps tout en maudissant ce mari qui noircissait son cœur et pourrissait la mémoire de sa longue ligné. Elle se tournait dans son lit et quelle que fusse l’heure de du jour ou de la nuit, elle crachait dans un sifflement discontinu un flot de malédictions, à tel point que sa bouche en semblait noircie.

Sa magie s’était tarie avec sa maladie. Après ce fait, le beau monde magique considéra qu’elle n’existait plus du tout, car que vaut un bon sang sans les dons qui allaient avec ? Si déjà à leur mariage on s’adressait au vigoureux époux sans vraiment considérer l’épouse, avec la naissance d’Andreas et le déclin des charmes de la Rowle, la noblesse l’ignora comme si elle n’était déjà plus. Parfois, au détour d’une discussion, un fonctionnaire haut placé demandait par politesse à l’époux si l’épouse se portait bien. Ce à quoi il répondait invariablement « Malheureusement, il ne lui en reste plus pour très longtemps, à ma nénette. » Tristement, le Beurk baissait les yeux au sol sans mentionner que pour lui, l’épitaphe était déjà gravée et attendait son heure. Pourtant, le temps passait et sa frêle nénette refusait de succomber. Il n’y avait que sa haine qui la gardait en vie, ainsi que le désir de voir son fils ne pas suivre le chemin du père. Sans cela, elle se serait éteinte depuis longtemps, mais avait vu en sa grossesse un moyen de prendre revanche sur la vie.

Moins qu’une femme vivant avec moins qu’un homme.

Sa détresse ne l’empêcha pas d’enfanter à nouveau un autre garçon, que le Beurk procréa pour s’assurer un fils, au cas si le premier s’avérait être aussi faible que sa mère. Au moins l’un des deux devait survivre. Et tandis que la barbarie et la débauche régnaient sur les salles du bas, les enfants grandissaient en ronces épineuses avec de bruits étranges dans les oreilles. Thorfinn se révéla être comme son père. Orgueilleux et furieux, il n’avait de cesse de prouver sa valeur en suivant l’image de la source de son sang. Dès son plus jeune âge, il déborda de fougue et d’ambition, ce qui n’était pas pour déplaire au Beurk, car son fils aîné s’était montré sous une toute autre nature.

A sa naissance, Andreas s’avéra être un enfant faible et son père, s’il n’y avait jamais vraiment accordé d’attention pour cette raison, s’en désintéressa complètement au profit de Thorfinn, bien plus féroce et volontaire. A l’ombre, Andreas poussa près de sa mère et s’y trouva tout attaché, se sentant coupable de l’avoir allongée pour toujours par sa simple existence. La Rowle l’aimait et, lorsque la faiblesse se dissipait, elle l’éduquait comme son propre père à elle l’avait éduquée, avec l’amour de la constance, ancrant en son esprit les dogmes des sang-purs qu’elle coupla soigneusement à de la vanité.



Sois prudent mon fils, mon fils… aucun changement n’arrive soudainement. Plonge-toi dans un chaudron sur un feu doux et tu ne remarqueras pas être mort ébouillanté. Tu es responsable de ta propre réussite. Durcis-toi. Deviens plus fort. N’ai pas de pitié. Personne n’aura d’intérêt pour ton intelligence si tu es faible d’esprit. Mûris, grandis et garde en toi tous tes projets. Sois imprévisible, mon fils, sois grand.


Ce fût un garçon aussi prétentieux que silencieux qui arriva à Poudlard, empli de serpents en son sein, soigneusement placés par sa mère en mélanges noueux. C’est parmi les élèves de cette école qu’il se développa enfin. Si à la maison il ne bénéficiait que peu de considération, ici, le contraire advint comme par magie. Enfant mutique, creusé et renfermé, il n’en tenait pas moins la tête haute, et son regard étincelant seul criait qu’il était un Rowle et que le sang qui coulait dans sa chair était unique. Un Serpentard, bien évidement. Il n’en avait jamais douté, à aucun instant, pour le plus grand plaisir de sa mère. Il était un excellent élève qui, de par sa prédisposition pour la rigueur, entretenait une nette préférence pour les potions. A l’exception près de l’étude des moldus, mais c’était ce qui arrivait souvent aux enfants de familles sang-pur, alors on lui pardonnait son entêtement. Ses études le tinrent éloigné de la maison familiale et il en demeura étranger selon le désir de sa mère. Elle ne souhaitait pas que son fils puisse être influencé par un père voyant son enfant devenir enfin un homme. Mais il ressemblait à sa mère pour de bon. Si ce n’était pas par le physique, il avait bénéficié en revanche de sa force de caractère. Cette même détermination qui la maintenait encore en vie…


Qu’est-ce qui est réel, Andreas ? Il est difficile de le déterminer, notre savoir est fini et il n’est possible que de faire des suppositions… Il est primordial d’être scrupuleux dans ce que tu définiras comme étant le plus réel, parce que tu baseras toutes tes actions sur ce que tu décideras de voir de ce monde. Fais les bonnes suppositions Andreas, car si tes présomptions sont fausses ou incomplètes, tu en payeras un très lourd tribut. Celui du mensonge et de la trahison. Tu vivras contre la réalité et tu passeras à côté de tout, souillant la mémoire de ceux qui t’ont précédé et mené le même combat. La réalité… c’est que la vie t’appartient, Andreas. Sois orgueilleux, car tous ceux qui n’ont pas la pureté de ton sang te sont inférieurs. Mais les temps sont difficiles et il est impératif que tu sois lucide. Ta vie en dépend, mais pas que. La pérennité de toute la magie en ce monde dépend de ton sang et de ce que tu décideras d’en faire. De la manière dont tu vas te conduire. Des choix que tu vas faire. De la voie que tu prendras. Ton sang est sacré et ton nom l’est tout autant, tu m’entends ! Les impurs sont partout, prêts à prendre ce qui t’appartient, à en profiter sans l’ombre d’un remord. Sois malin, Andreas, sois ingénieux ! Il n’y que comme ça que tu pourras gagner cette guerre ! Persécute, tue tous ceux que tu jugeras inaptes à cette vie. Tu es intelligent…

Je suis intelligent, et mon intelligence se doit d’être fière car tout ce que je sais de ce monde est suffisant et il n’y a rien de transcendant au-delà de ce que je dis, de ce que je pense, de ce que j’imagine. Et mon esprit est immuable car aucun lieu ni aucun temps n’est en mesure de me faire changer d’avis. La vie est injuste. Je hais tous ces sang-de-bourbe qui foulent cette terre de leurs pieds alors qu’ils ne devraient même pas exister. Je les hais de vivre alors que ma mère part en poussière. De la dégénérescence si nombreuse qu’elle en vient à couper sa propre souche ! Plus elle s’éloigne de l’origine, plus la magie dans le sang se dilue et part en lambeaux…Il n’y a plus qu’une poignée de familles au sang pur ici ; si peu. Et tant de monstres qui grouillent comme des cafards et se nourrissent des déjections de ceux qui ont tout ! Je suis colère. Je suis fureur. Lorsque je regarde un visage impur, je remonte dans sa branche généalogique et je vois le traitre qui a donné sa semence pour engendrer une lignée de monstres. Des faibles, des ingrats qui devraient reconnaitre aux méritants ce qu’ils leurs doivent : leur magie. Car elle ne naît pas dans leurs ventres par hasard, c’est toujours un don volé. Créatures contre-nature, à la chair putride, vous méritez qu’on vous brûle comme une population de lapins s’étant multipliée trop vite ! Malheureusement, il n’y a plus beaucoup de loups pour vous chasser, mais un jour…

Un jour mon fils, ils te traiteront comme un seigneur, te baiseront les mains pour la pure magie qui coule en toi et tu leurs trancheras les têtes. Tous ceux-là sont devenus sorciers par scélératesse, tromperie, ou ont volé ce don d’un traitre à son rang et ne valent donc rien ! La tricherie ne leur donne aucun pouvoir. Ils sont tous des bâtards de rois sans noms, ayant perdu leur couronne. Les bâtards ne montent pas au trône et encore moins profitent-ils du soleil…
Andreas, qu’est-ce qu’on t’enseigne à Poudlard ? Comment tu dois te comporter envers tes amis et ceux qui t’entourent ? Gentillesse, bonté, égalité, tolérance… Tolérance ! Les Dieux ne tolèrent pas la boue qu’ils ont aux pieds !
Ils ne traitent jamais de la réalité dans cette école. Ils s’imaginent des pays et des endroits tels qu’on n’en a jamais vus. Sois bon avec ton prochain, protège les faibles, fais preuve de clémence… a quoi bon ces imaginations ? Sois cruel Andreas, d’une cruauté qui rétablit l’ordre et l’union, qui ramène la tranquillité et l’obéissance. Réjouis-toi de ce reproche, car ça voudra dire que tu fais les choses bien. Les sang-purs sont rares et faibles, la gangrène les entoure et ils sont de plus en plus nombreux, comme ton père, à succomber à une vie facile ! Les dangers sont multipliés. Souviens-toi, il est plus sûr d’être craint que d’être aimé.

Je serai donc craint par tous. Car si mon entourage me craint, je serai l’autorité de leur morale et ils suivront mes règles. Les hommes sont ingrats et inconstants, dissimulés, tremblants devant les dangers et avides de gains. Tant qu’on est gentils et généreux, ils sont à vous, offrant leur sang et leurs enfants, leur vie tant que le péril ne se présente que dans l’éloignement. Mais lorsqu’il s’approche, ils se détournent aussi vite que le vent. Il ne faut jamais se reposer sur la parole de qui que ce soit. Qui plus est, il est plus simple d’offenser celui qui se fait aimer que celui qui se fait craindre. L’amour tient par un lien bien trop faible pour la perversité humaine. Je ne me ferai aucune illusion…

Tous ces sang-de-bourbe… Que des débris absurdes crées depuis les minces ressources de la nature ! Quel gâchis. Je détiens le pouvoir, j’ai en moi le sang véritable ! Je suis capable de courber la réalité. Je la ferai courber.



Et ce fût fait. Enfin, il s’éveillait. Sa réputation se fit rapide parmi les étudiants de l’illustre école. La saleté le contournait avec crainte tandis que les égaux de son rang le regardaient avec admiration. Il avait l’air si fier, si froid, comme si la vie n’avait aucun impact sur lui et qu’il en maîtrisait chaque instant jusqu’au bout. Rien ne lui échappait. Il avait été suffisamment malin pour ne pas étendre son sadisme aux yeux de tous. Sa mère, en plus de lui enjoindre le mépris constant de son prochain, lui avait également appris l’importance du savoir-vivre et du bon paraitre. Aussi, la courtoisie, l’affabilité et la politesse d’apparat étaient portés par Andreas au plus haut degré. Les châtiments qui peuplaient ses rêves ne se réalisaient qu’en secret, sur des enfants venant de familles moldues. Les silencieux qui n’osaient parler. Perspicace et manipulateur, Andreas pistait ceux qui transpiraient le faux, la vermine de fond de cale, qu’il sentait comme s’il s’agissait d’un sens inné pour ces choses-là. Il ne leur laissait aucune trace que celle de sa cruauté sans limites, imprégnée dans leurs petits cerveaux. Il soufflait en vent glacé qui faisait frissonner d’horreur les enfants dans des lieux sombres et solitaires. Le jeune adolescent se creusait des nids douillets dans les faiblesses des autres et les exploitait cruellement. L’empathie ne le touchait jamais. Il n’avait de considération que pour ses pairs, et son frère, lorsque celui-ci rejoignit enfin les rangs.

Pauvre Thorfinn. Plein de ressentiments, fourbe, trompeur, vengeur, vindicatif et sans aucune retenue. Il était un cerbère fou. Débordant d’une rage animale. Il dévorait tout et voulait prouver tout à tout le monde. Il frappait pour prouver qu’il était fort et se défendait pour un rien pour prouver qu’il n’était pas faible. Sa cruauté crue était néanmoins agréable et les deux frères se complétaient finalement. Andreas n’avait qu’à lâcher le col pour que Thorfinn s’élance punir aux yeux de tous celui qui ne plaisait pas. Il était capable de tout pour satisfaire son grand frère, que tout le monde craignait déjà. Quel changement ! L’aîné, taciturne à la maison, s’était transformé monarque immaculé ! Maintenant, son œil approbateur semblait rassurer Thorfinn, comme à la maison, lorsque leur père lui caressait la tête parce qu’il voyait que son jeune fils lui ressemblait bien plus qu’Andreas. Privé de la présence du père, le petit frère se rabattit sur l’autorité du grand, y cherchant soudain bénédiction. Jusqu’à ce qu’il grandisse. La dépendance se changea petit à petit en envie. Thorfinn se savait craint, mais Andreas était craint et admiré. Toujours se trouvait-il sur une marche plus haute que lui, par l’âge et la stature. Il essaya de faire pareil, sans y parvenir et l’envie se changea en jalousie morose. Mais lui aussi, la crainte du grand frère le tenait tranquille. Encore aujourd’hui, d’ailleurs.

Poudlard fut son premier royaume. Andreas s’y était entrainé à être ce qu’il se destinait à devenir. Il y avait forgé son caractère impitoyable de rudesse, aiguisant son intelligence sur tous ces petits esprits et ces dégénérés. Ils pliaient, et c’était bon. Dans cette atmosphère emplie de libertés, il découvrit qu’il avait le choix. A Poudlard, il vit toute cette saleté évoluer en bactérie virulente. La tranquillité avec laquelle ils vaquaient sans se soucier de rien, comme si tout était légitime, le rendait malade. Comme si c’était leur droit naturel d’user de leur baguette et d’une magie qui n’était pas la leur. La mauvaise herbe poussait dans le plus bel endroit du monde, source de la magie, sans personne pour l’arracher. A Poudlard, Andreas fit le choix de détruire autant de vies impures que la nature le lui permettrait. Il était empli de haine et il aimait cela. Elle lui donnait de la contenance plus qu’aucun autre sentiment, pour lesquels d’ailleurs il n’avait strictement aucun intérêt.

Lorsqu’Andreas quitta l’école, Thorfinn, de cerbère gardant fidèlement les portes de l’enfer de son frère, devint un enragé sans maître qui ne savait plus quoi faire. On continua à le craindre sans l’admirer, le regardant toujours en ayant à l’esprit l’image de son terrible aîné.

Partout où il allait, Andreas interloquait. Mais pour qui se prenait-il ? Ce sentiment muait rapidement vers une ironie dubitative avant de se transformer en inquiétude définitive. Il était en permanence animé d’une dureté peu commune et un déterminisme imprévisible, pétri de contradictions, parfois discrètement odieux. Mais pour qui se prend-il ? devenait, mais qui est-il ?



      1965. Avec la bénédiction de sa mère, Andreas partit étudier le métier de potionniste à Grasse. Là où les moldus faisaient leurs parfums, les plantes magiques poussaient for bien. Les études étaient longues et laborieuses, d’autant plus qu’il ne connaissait pas un mot de français avant d’y arriver. En jeune homme déterminé, il s’acharna et son ingéniosité paya. Etudiant brillant et appliqué, rare sang-pur, on lui pardonnait ses écarts avec les élèves qu’il jugeait indignes. L’adolescence était passée et sa méthode avait changé. Il ne s’attaquait plus à l’abjection directement. Il les ridiculisait en tout par son intelligence, prenant parfois pour cible des professeurs qu’il jugeait médiocres et indignes à enseigner.

Avec aigreur il constata qu’en France aussi, la purge était de mise. Partout la peste, partout des arrivistes, qui se pavanaient avec leurs mines malades comme si le monde leur appartenait. Peut-être était-ce vrai… après tout, les rats se multipliaient bien et survivaient envers et contre tout. Vivaces ordures ! Ici et là se dressaient sans cesse des sanctuaires dédiées à l’inceste. Mélange de sang, fatras immonde et sordide de femmes s’accouplant avec des chiens et d’hommes s’extasiant dans des guenons. Mélange de race, chaos de sang. Si seulement, selon les lois de la nature, telle infamie se retrouvait infertile, mais ils procréaient ! Tous ! Et rapidement ! Des hybrides grotesques continuaient des lignées innommables. Abomination. Répugnance. Même les sang-purs finissaient par montrer le ventre-mou de la noblesse en succombant à la normalité au lieu de la combattre. Qu’il avait honte… Chaque jour de sa rigide jeunesse, il ressentait un peu plus sa suprématie et l’abominable danger physique que les impurs représentaient pour lui. Ils se répandaient partout, menaçaient tout. Et la magie intacte se tarissait sans fracas ni bruits, doucement et en silence.

Si les choses continuaient ainsi, si la source du pouvoir n’était pas préservée de toute souillure, les sang-de-bourbe et autres traitres allaient finir par boire entièrement l’eau de la mer magique. Bientôt, les sang-purs risquaient de disparaître, noyés, complètement dilués. Et alors, il n’y aura nul besoin de météorite ou d’une autre époque glacière pour geler ou détruire cette gangrène, ni d’un gigantesque tremblement de terre pour l’arracher à la terre et la précipiter dans les tréfonds de l’enfer. Cette gangrène mourra alors simplement, par trop d’extension. Elle mourra du dessèchement de ses racines : l’orgueil et l’avidité qui auront constitué ses uniques forces. Et le désert se réinstallera, et périra à jamais la magie de ce monde à force d’avoir été si peu préservée par des individus se pliant à la tolérance plutôt qu’aux impératifs de pureté. Le feu se partage, la magie, non. Non !

Andreas se libérait par le savoir. Il se procurait sans cesse d’étranges instruments venant des quatre coins du monde, qu’il combinait en nouveaux instruments de verre et de métal encore plus étranges. Il parlait beaucoup de plantes, de potions et de recettes inconnues, faisait des démonstrations de puissance qui laissaient les spectateurs, professeurs comme élèves, sans voix. Cela fit croître sa renommée dans des proportions inattendues. A peine vingt ans et il rédigeait déjà des manuels, des livres érudits sur les breuvages sorciers. Les gens se conseillaient mutuellement d’aller le voir, et frémissaient. Mais là où Andreas allait disparaissait le repos pour les impurs. Chaos qui restait silencieux derrière des bouches closes et effrayées.

A plusieurs reprises, envieux du succès de son fils dont il s’était tenu éloigné, le Beurk tenta de se l’accaparer. Comme tout père avide, lui qui avait plus apprécié Thorfinn à Andreas, à cause des rapports qui liaient ce-dernier à sa mère, il souhaitait que les triomphes de ses enfants n’aient été que de son mérite propre. Le Beurk lui écrivit plusieurs fois à Grasse, évoquant de la fierté et de doux sentiments parentaux à son égard quant à ses victoires, mais il était trop tard. Le lien ne s’était jamais fait entre eux. A un tel point auquel le Beurk n’aurait jamais cru possible, du haut de sa prétention. Il avait sous-estimé l’influence de sa femme et la force de son fils dont il ne savait rien.



Andréas… Andréas, mon fils aîné, ma chair, mon sang… Ton père est immonde, il est dur et semble fort, mais sa souche est pourrie et corrompue ! Il pétrifie des putains et peuple mon nom de bâtards tarés. C’est ton père qui m’a empoisonnée, j’en suis certaine ! S’il ne l’a pas fait de sa main propre, ce sont ses agissements qui me mènent dans la tombe. En m’épousant il a pris le nom des Rowle, en me tuant il souhaite maintenant s’en débarrasser ! Il croit qu’il sera libre de moi. Son sang est pur, mais il est un traitre ! Ton frère et toi, fruits de mes entrailles, vous êtes les derniers Rowle. Andreas ! Ne laisse pas ton père salir ma mémoire et détruire ce qui vous reste !

Nous sommes immaculés et la vie nous offre un paradis de sorcellerie. Mais pour cela, pour construire ton propre paradis, Andréas, tu dois brandir ta baguette et te tailler un passage au travers des corps de ceux qui ne sont pas fidèles au nom et au rang ! Ne lui serre pas la main, ne lui dis pas adieu. Découds sa vie de sa chair, tranche de son nombril jusqu’à son nez et fais-le disparaître comme s’il n’avait jamais existé ! Que ce qui était corporel s’évanouisse comme un souffle dans le vent.

Oublie que c’est ton père, il n’est rien ; gorge-toi de l’orteil jusqu’au crâne de la cruauté la plus noire. Ferme ton esprit, qu’aucune force ni aucune langue ne t’écarte de la pureté. Détruis les obstacles entre la gloire et toi. Purge et engendre une lignée immaculée, dénuée de tous soupçons. Donne-moi des petits-enfants clairs, noble continuité sorcière, et que dans leurs veines coule la magie naturelle qui leur revient de droit ! Fais de ton monde un royaume, ai de l’ambition et seconde toi de la dureté nécessaire à tes désirs. Tue ton père et prend sa place, il est faible et sans moi, il détruira ce qu’il reste de ce nom et de cette famille. Je sais que tu en es capable, ma chair, mon sang… Attends ma mort et tue-le dans son sommeil d’une lumière verte, puis va chercher ton oncle et réserve lui le même châtiment. Ils ne méritent pas d’être des Rowle ! Aucun des deux ne mérite de vivre en notre nom.

Tout le monde s’attend à ce que je meure. Alors écoute bien ! Dans deux jour je m’empoisonnerai. Chut, tais-toi, ne dis rien ! De toute manière je sens la mort me prendre, autant que ce ne soit pas pour rien. Repars à Grasse maintenant. Dans deux jours, sans prévenir personne, reviens et accomplis ce que je t’ai demandé en une seule nuit, puis disparais sans que quiconque ne t’ait vu. Attends que ton frère ou quelqu’un du ministère te contacte pour t’annoncer la mort de ta mère et le meurtre de ton oncle et de ton père. Fais dignement ton deuil. Personne n’aura de mal à s’imaginer qu’ils se soient entretués. Ton frère ne devra jamais se douter de quoi que ce soit ! Il n’est pas comme toi. Il n’est pas comme nous. Jure-le ou je ne pourrais mourir en paix ni accomplir mon geste ! Je ne veux pas que ma mort soit vaine. Si je dois partir, je veux l’emporter avec moi ! Mais je n’en ai pas la force Andreas, Andreas…


Partez tranquille ma mère, je ferai l’affaire.


Sa détermination ne fut alors bridée par aucune règle. Le moment venu, il attendit le milieu de la nuit et transplana en silence dans l’enceinte de sa demeure décrépie. Y dormaient des traitres qui se croyaient loups alors qu’ils n’étaient que brebis. D’un pas silencieux, il s’approcha de son oncle endormi sur un divan rongé de mites, pour qui il avait un autre projet que celui prévu par sa mère. D’ailleurs, avait-elle déjà accompli son geste ? Etait-elle morte dans son lit noir, s’étant empoisonnée pour qu’il puisse accomplir cette vengeance en son nom ? Andreas, le fils aîné de descendance légitime, s’empara des doigts crispés de son oncle de sa baguette, abandonnant la sienne pour ce meurtre dont il devait sortir intact.

Les deux Beurk se disputaient souvent de toute manière, et leur nature à tous les deux était si noire que personne ne douterait que l’un fut capable de tuer l’autre par jalousie une fois la Rowle morte. Il monta dans la chambre de son père, n’ayant aucun mal à allumer en soi la flamme nourrie par l’orgueil et la haine. Il ne lui fallut aucun courage vissé jusqu’au cran pour pénétrer dans cette chambre noire où le Beurk dormait. Dans un sommeil de porc, sa nature imbibée était comme déjà morte. Il pouvait lui trancher la gorge sans que le Beurk n’ait la force de pousser un cri. Andreas s’assit même sur le rebord du lit, toisant cette forme étrange qui lui avait donné par sa semence la vie. Comment pouvaient-ils être du même corps ? Ici aussi, il y avait une sorte d’abomination, comme si un âne avait été capable d’engendrer un lion. Par quel horrible fait, père et fils pouvaient si peu se ressembler autant dans le caractère que l’ambition ? La créature ouvrit ses yeux embués pour toiser son fils, réveillé de son lourd sommeil par une baguette magique qui perçait entre les plis de son vieux cou. Le lion murmura : Prépare-toi. C’est ton fils qui t’assassine, guidé par ta femme. Mais sache que c’est la baguette de ton frère qui te tuera. Beurk, tu n’as jamais été un Rowle et tu ne le seras jamais. Beurk, tu vas mourir et ton frère ira en prison pour ton meurtre.

La lumière jaillit, se reflétant sur des yeux exorbités et une bouche incapable de crier par surprise.

La racine, l’origine, la fontaine de son propre sang n’était plus. En était tarie la source même. Et depuis cet instant, une nouvelle racine allait pouvoir creuser son nid, sans aucune honte d’avoir eu un cœur aussi blême. Le père est mort, vive le fils.



       1970. Du jour au lendemain, la moitié de ceux qui constituaient publiquement la famille des Rowle fut enterrée. Le scandale de son oncle ayant assassiné son propre frère dans la nuit, étouffé. La maison vidée et nettoyée sous la surveillance d’un fils en deuil et d’un autre en pleurs. Throfinn n’était qu’un adolescent…

Les rides du dégoût se creusèrent sur le visage du jeune homme à mesure qu’il reprenait méthodiquement les choses en main. Personne ne s’étonna lorsque, à peine quelques années plus tard, Andreas sympathisa aux idées d’un nouveau Lord, dont le nom faisait écho à ses désirs d’avenir. Il était possédé par les principes inculqués et eux seuls avaient de l’importance dans sa vie. Le contrôle et la pureté. A peine était-il parvenu à purger sa propre famille qu’il voyait une opportunité directe de continuer son travail à une plus large échelle. Il avait la détermination de Bellatrix, mais était bien plus prudent qu’elle. Raison pour laquelle, lorsque bien plus tard leur maître tomba, il ne se fit pas reconnaitre en tant que mangemort. Andreas était loyal à la cause et au seigneur, mais rigoureusement pragmatique. Il s’adaptait à la réalité qui l’entourait pour continuer à agir car il valait bien mieux être libre et hypocrite à un certain degré plutôt que fier et en prison. Le Lord avait peut-être disparu, mais non la cause qu’il avait défendue. Jamais elle n’allait mourir et Andreas avait mis un point d’honneur à ce que cela n’arrive pas. Dans l’ombre, il avait continué à mener ses affaires…

Jamais le Seigneur des Ténèbres ne lui avait aspiré de la peur, ni n’avait représenté une menace dans son esprit, tant il était convaincu que leurs intérêts étaient communs. Il n’y avait que la crainte de le décevoir qui guidait Andreas. Avec stupeur et admiration, il avait vu cet homme devenir une entité surpuissante, dont le grand pouvoir acquis lui avait fait abandonner son apparence humaine. Cette tête de serpent était une preuve supplémentaire pour le jeune Andreas que le Lord était destiné à s’élever plus haut que les hommes, plus haut que n’importe quel sorcier. Une métamorphose se faisait, provoquée par un pouvoir incommensurable. Petit à petit, le Lord avait abandonné les traits propres aux mortels pour devenir autre chose de bien plus parfait. Des rumeurs sur la pureté de son sang s’étaient mises à courir, mais Andreas avait refusé d’y croire. Un sang mêlé ne pouvait pas posséder un tel pouvoir, et encore moins un sang-de-bourbe. Des jaloux, des calomnies ! Des profiteurs qui voulaient faire croire qu’une telle magie pouvait naître entre les mains de la raclure… Non, Le Seigneur des Ténèbres était un sang-pur et c’était de là que venait sa force, sa légitimité !

Etrangement, ce fut à ses côtés qu’Andreas apprît la demi-mesure nécessaire à leur œuvre. S’il en avait été incapable jusqu’à entrer au service du Seigneur des Ténèbres, il fut contraint de devoir reconnaitre l’utilité de certains sang-mêlé et autres créatures magiques au service de la cause. Ceux-là compensaient avec application leurs origines abjectes par une implication acharnée dans les affaires du Seigneur. Personnages douteux, comme Karkaroff, Rogue, Wilkes, Rookwood ; lycanthropes, géants, semi-humains en tout genre qui avaient compris où était leur place et l’importance de la préservation du sang. Il était clair toutefois que leur fonction s’arrêtait à ça : obéir au Lord. Aucune d’eux ne devait se permettre de procréer. Ils devaient avoir conscience que leur branche dégénérée avait pour vocation de disparaitre au plus vite au profit des sang-purs. Ils allaient vivre, servir le Seigneur des Ténèbres de leurs talents, et mourir sans laisser de traces. En attendant, Andreas s’était armé de patience pour tolérer leur présence, acceptant leurs qualités, sans jamais les considérer comme des égaux.

Aussi, un sang-mêlé comme Albus Dumbledore n’allait jamais avoir les capacités pour vaincre le Seigneur des Ténèbres ! Ce fut cette conviction de suprématie ultime qui mena Andreas à ne jamais croire en la mort de son maître. Il avait les mêmes certitudes profondes que Bellatrix, mais sans sa folie furieuse. Patient, sans perdre de vue son but, il avait attendu son retour, se disant que Potter n’avait été que l’un de ces obstacles que le destin posait sur notre route pour vérifier la force de nos idées. Potter n’était qu’une anecdote et le Seigneur des Ténèbres allait revenir. Il ne pouvait pas mourir. Un être de cette puissance ne pouvait pas disparaître. Ce serait tout autant contre-nature que les sang-de-bourbe eux-mêmes.



       1975. Tout ce qu’avait promis sa mère, il l’avait obtenu et pour cela il avait joué un jeu très noir. Il fut dit que le parricide ne resterait pas dans sa postérité, et qu’elle serait blanche et saine. Il s’avéra cependant que le serpent, il l’avait tailladé, mais non tué. Il cicatrisait et redevenait lui-même. La vie était injuste et il fallait tout faire pour la garder sous sa botte.

Le destin mit une femme infertile entre ses mains. Ou plutôt, un mauvais augure. Femme qu’il alla chercher jusqu’en Inde pour être au plus loin de la gangrène putride qui ravageait son propre pays. Banal mariage arrangé. Il s’était allongé sur sa femme comme sur un réceptacle, remplissant son devoir conjugal et ne pensant qu’à l’avenir. Elle lui donna une fille, et c’était comme si elle ne lui avait rien donné du tout. Suite à l’accouchement, ses entrailles pourrirent, l’empêchant d’enfanter une deuxième fois, obligeant Andreas à abandonner ses impératifs matrimoniaux. Il lui fallait un fils pour que cette lignée ne périsse pas. Une fille n’était capable que de porter les graines d’un autre et ainsi, n’était-elle que l’utérus qui se destinait à enrichir une lignée autre que la sienne. Eternelles traces d’un monde pourri par la crevure et la dégénérescence, ou même les femmes en apparence les plus nobles ne parvenaient pas à enfanter correctement. Il était parti en Inde pour se trouve un sang pur et un beau ventre, mais c’est en Allemagne finalement que prit forme son désir. Là-bas, une affaire extra-conjugale lui porta la même année un fils. Marié ou non, il n’y avait que la descendance qui avait son importance et Andreas abandonna la belle mais inutile fillette pour lui préférer un mâle plus important.

Aloïs reçut sa plus scrupuleuse attention, tandis que Cassidy ne se contentait que d’instructions. Il ne la voyait qu’une fois par an ; peu importait de toute manière, tant que la mère indienne lui inculquait les bonnes valeurs. Sa fille ne se destinait qu’à l’obéissance. Son fils, l’avenir des Rowle lui appartenait et il valait mieux pour lui que chaque instant de son existence soit observé, qu’il prenne l’habitude des conséquences de ses responsabilités. Sous sa tyrannie, l’enfant mâle grandit en Angleterre aussi vigoureux et tenace qu’Andreas le fut ; tel un miroir reflétait-il la stature de son père. Il en était extrêmement fier. Et si l’amour qu’il pensait porter à son fils n’était que l’égoïsme d’une éducation bien menée, Aloïs fut un enfant choyé, subissant la cruauté que lorsqu’il désobéissait. Fait qui devint de plus en plus rare à mesure qu’il grandissait en parfaite copie de son père. Andreas l’estimait grandement, et son estime s’étendait de ce fait à sa maîtresse allemande, mère de son fils, qui en son sens avait rempli son devoir à la perfection.

Cassidy, quant à elle… L’indienne avait cultivé en sa fille un esprit libre au lieu d’élever un esprit fort et obéissant. Il en attendait une simple matrice, mais plus elle grandissait, plus il y voyait une ronce qui poussait dans tous les sens.

Que faisait-on avec les ronces ? Fermement, il décida de l’arracher, tarir ce flot qui se nourrissait et puisait ses forces d’une mère indigne. A peine avait-il eu le dos tourné que la sorcière indienne s’était empressée de couver l’enfant de son poison ! Encore une traitresse, encore une gangrène. Pourquoi était-elle aussi proche ? Comment avait-il pu y croire ? Qu’elle élèverait sa fille selon les ordres énoncés ? A chaque fois qu’il venait la voir, il avait l’impression d’assister à un spectacle, et à chaque fois qu’il repartait, le rideau se fermait et les acteurs retiraient leurs costumes. Mère et fille, la même affaire. La même traitrise. C’était de sa faute. A peine avait-il donné une leçon sanglante à la vie qu’elle la lui rendait dans le dos, trahissant tous ses efforts. Toujours garder les existences sous son contrôle. A quoi bon s’étonner… non, maintenant il fallait sévir.

Si tu ne me ressembles pas, si tu n’es pas l’extension-même de ma volonté, tu mourras sans que ma main ne tremble, car je préfère que rien ne reste de moi sur terre plutôt qu’une chair indigne.



       1994. Qui aurait cru qu’une si petite femme pouvait receler autant de sang ? Il ne savait pour quelle raison archétypale, mais il s’attendait toujours à ce que le sang jaillissant d’un cadavre de sang-pur soit bleu, ou d’une quelconque autre couleur qui marquerait une différence. Mais quel que soit le corps, c’était inlassablement le même pourpre qui en parcourait les veines. Que c’eut été le cas de son père, des traitres dont il avait ôté la vie, ou cette femme…

En venant en Inde, il n’avait pas eu dans l’idée de tuer sa femme, seulement de récupérer sa fille pour la dompter convenablement et selon sa bonne convenance. Loin de l’Inde, loin de sa mère et près de lui et de son demi-frère. Par esprit de domination pure, il avait énoncé son mécontentement et s’était attendu à voir sa femme baisser la tête pour demander pardon. Mais la sorcière s’était rebellée et plutôt que de courber sous sa bonne grâce, elle hennît telle une jument, tapant du pied et s’énervant ! Elle aurait dû se soumettre, mais une dispute avait éclaté. L’avantage d’une éducation indienne, c’était que la femme passait des mains du père au mari, n’ayant aucun droit sur son propre destin. L’indienne lui avait donné un enfant, scellant ainsi leur mariage définitivement et l’empêchant de s’en défaire par la justice de l’honneur. Mais en lui désobéissant, elle avait commis un crime suffisamment grave, et pour cela, il pouvait la répudier sans crainte. Selon les coutumes des nobles familles indiennes, elle lui appartenait. Sa vie lui appartenait. Elle n’avait pas suivi ses instructions et en théorie, il pouvait en disposer comme bon lui semblait sans craindre les foudres de quiconque… Accord tacite passé entre les familles de sang-pur conservatrices et le gouvernement sorcier indien.

Elle avait désobéi et lui résistait. Encore, un éclair vert passa, terrassant la bête femelle. S’il avait eu de la considération pour sa femme, celle-ci avait disparu sitôt qu’il ne constata aucun remord dans son cerveau. Elle avait élevé leur fille comme une sang-de-bourbe et ne regrettait rien ! Pire, elle le contredisait... Un éclair vert, et puis une coupe. Qu’on en finisse.

Cassidy…Pour la corrompre, il fallait définitivement lui salir les mains. Emplir sa bouche et son nez du sang de sa mère. Elle ne l’avait pas tuée de sa main propre, mais ce corps devait être autant souillé par ce meurtre que celui du meurtrier-même. Qu’elle en souffre à n’en plus pouvoir ! Après le meurtre, Andreas emplît une coupe du sang de sa femme et la présenta à sa fille :

- Bois ce verre et tu vivras, refuse et tu mourras.

Il avait douté. Si elle avait refusé de boire à la coupe, il l’aurait tuée sans remords. Mais la fille s’était agrippé au calice pour en boire le contenu. L’acte était immonde et la sommation l’était encore plus, mais c’était le nécessaire car il n’y avait que par l’ignoble qu’il était possible de déraciner l’ignominieux ! Soit en deviendrait-elle folle, soit son esprit allait se renfermer jusqu’à ne plus rien ressentir pour se protéger, et tel était le but. La distancier. Lui faire oublier tout ce qu’elle connaissait de sa mère et rendre le moindre souvenir s’y associant aussi horrible que si elle avait tué l’être qu’elle aimait le plus de ses propres mains ! Faire en sorte que chaque instant passé avec sa mère la renvoie à cette coupe de sang et au choix qu’elle avait fait. Celui d’outrepasser son amour filial plutôt que de mourir. L’horreur allait prendre place, après quoi elle allait obéir. Andreas ne comprenait rien aux sentiments, mais savait indéniablement comme faire le mal avec leur aide.

Allait-elle vomir ? Ce goût ferreux allait-il un jour quitter sa bouche ? Ou Cassidy allait-elle sentir jusqu’à la fin de sa vie la saveur du sang de sa mère sur sa langue ? Et de répulsion envers soi-même, se révulserait-elle en repensant à cet instant, ou l’éliminerait-elle à jamais de sa mémoire pour ne plus faire subir son acte à sa conscience ? Peu importait… la crainte de son père allait devenir sa principale maîtresse et de cela, Andreas en était certain. La fièvre de l’horreur… il connaissait cela par cœur.

Je suis l’esprit qui toujours nie ;
et c’est avec justice : car tout ce qui existe
est digne d’être détruit ;
il serait donc mieux que rien n’existât.
Ainsi, tout ce que vous nommez péché,
destruction, bref, ce qu’on entend par mal,
voilà mon élément.
*



        Lourdement, l’horloge gronda encore et Andreas secoua sa tête. La crinière d’argent bougea à peine. Il avait laissé du temps à sa fille pour rassembler ses affaires avant de le rejoindre pour toujours dans la demeure familiale. Il était allé en Inde dans l’idée de la marier pour l’enchaîner définitivement, mais elle n’était pas prête. Il fallait avant cela la rendre convenable. Finalement, il avait d’autres projets pour le moment à son égard. Il avait retrouvé en elle bien plus que ce à quoi il s’était attendu et ne pas en profiter aurait été un sacrilège.

Thorfinn, aussi immobile que son frère, était assis dans un fauteuil et le regardait. Un beau profil se profilait. Noble. Bizarre. Il était surréaliste. La splendeur d’un héro grec se prêtait à son physique, et la comparaison n’était que sarcasme, car il avait hérité aussi de leur visage de marbre. Immobile, il était dévoré d’ambitions mais rien ne se voyait car aucune flamme ne dansait dans son regard, aucune passion ni sentiment ne se creusait dans sa chair. S’il souriait, ce n’était que de la bouche. La colère ou l’exaspération parfois brillait froide dans ses yeux d’une lumière morne, comme un fantôme déjà inexistant. S’il y avait quelque chose en lui qui dominait, ce n’était pas un sentiment. L’autorité. Elle était comme une force qui emplissait la pièce et réduisait complètement au silence. Thorfinn le connaissait depuis longtemps, mais même lui finissait parfois par baisser les yeux au sol. Il y avait dans le maintien d’Andreas un air de secrète et sardonique arrogance, comme si tous les êtres humains lui étaient devenus insipides après la fréquentation d’entités étrangères plus puissantes.

Il opposait toujours un tel mur de réserver que peu de gens trouvaient à lui dire quoi que ce soit à part flatter sa prestance. Il était homme poli et de bon goût, ayant appris à être aimable lorsqu’il le fallait, mais pourtant quelque chose empêchait de le reconnaitre agréable. Thorfinn eut un sourire. Tout le monde l’admirait souvent, tout le monde le craignait, et de ce fait personne ne l’appréciait vraiment. A chaque individu côtoyé, Andreas avait, à un moment ou un autre, dit quelque chose qu’il était parfois impossible de se remémorer spécifiquement, et difficile à définir de façon plus générale ; quelque trait spirituel et féroce décoché en toute insouciance, ou avec la pleine conscience des mots énoncés, qui avait écorché quelques centimètres de chair à vif. Les gens qui l’entouraient avaient tous été d’une manière ou d’une autre blessé par son comportement, par les choses qu’il avait dites à leur égard et il était certain qu’Andreas n’était pas quelqu’un qui parlait par hasard. Il se considérait être un homme consciencieux, ce qui le rendait également évaluatif. Foncièrement, c’était quelqu’un de mauvais, profondément et irrévocablement mauvais. Et il était d’autant plus mauvais qu’il était convaincu que ce qu’il faisait, était bien. Son monde tournait autour de ses principes et il n’y avait que cela qui était définitivement, indiscutablement vrai. Andreas sacrifiait sans cesse son présent pour un avenir qu’il s’imaginait déjà existant.

- C’est ce soir qu’elle vient ? demanda Thorfinn narquoisement.
- Tu le sais. Pourquoi est-ce que tu poses la question.
- Comme ça, pour faire la conversation.
- Tu parles trop.
- Que vas-tu faire d’elle ? Tu t’intéresses tout d’un coup plus à quelqu’un que tu as abandonné il y a longtemps au lieu de te préoccuper de ce qu’il y a devant toi. Elyas. C’est un Rowle et ton neveu et tu le considères moins que cette fille… Que vas-tu faire si elle s’avère ingérable ? Tu ne sais pas où elle a grandi, ni dans quelles conditions. Elle a peut-être déjà écarté ses cuisses pour un moldu ! avait débordé Thorfinn.
- Elle apprendra bien vite qu’elle n’a pas à discuter ce qu’on lui imposera. Tout comme toi, tu dois te souvenir que tu n’as pas à discuter mes décisions. N’oublie pas ta place. Elyas est ton fils et s’il échoue il n’y a que toi qui à mes yeux en portera la responsabilité. Tu as intérêt à ne pas me décevoir.
- Sinon, quoi ?


Andreas ne broncha pas. Ou à peine. Son visage, taillé dans un bloc, équivalait à celui d’un maître d’échec ou d’un compositeur morose. L’intelligence et le calme perçaient. Son front solide, large, bombé présentait cet aspect hermétique propre à celui des penseurs. Les yeux d’un acier pâle sous cette lumière étaient à demi clos dans leurs orbites aux paupières lourdes, vieillies par le temps, à l’abri de la broussaille de ses sourcils blancs. Deux plis de chair profonde creusaient ses joues de chaque côté du nez. Stigmates d’un nez qui avait passé son temps à se froncer de dégoût. Il avait arrêté de se raser depuis longtemps, mais entretenait soigneusement la longueur, ce qui lui donnait un air de ressemblance avec un quelconque philosophe d’un temps reculé. Reculé et faisant parti d’un univers dont il ne voulait catégoriquement pas entendre parler.

- Tu as toujours ce que tu veux, mon frère, hein ?
- Ne l’oublie pas.
- Ne l’oublie pas…
répétât-il amèrement. De quelle place tu me parles, mh ? Celle de ton fidèle chien, comme à l’école ?
Andreas lui jeta un regard impénétrable par-dessus son épaule avant de regarder à nouveau par la fenêtre, son attention soudain bien plus perçante. Quelque chose avait attiré son intérêt. L’horloge sonna. Elle était à l’heure.
- Ta place de Rowle. Ce nom t’appartient autant qu’à moi, et tu en es responsable à part égale. Tu n’es jamais parvenu à quitter cette attitude de chien depuis ton enfance. Tu regardais le Beurk, tapis entre ses genoux et maintenant tu me regardes moi d’en bas. Il ne tient qu’à toi de faire preuve de plus d’initiative. A condition qu’elle soit bonne… Tu peux commencer par aller ouvrir la porte car ta nièce est arrivée. Va l’accueillir, elle ne te connait pas encore.



*Faust - Goethe.
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    SERDAIGLE
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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Jeu 8 Juin 2017 - 0:41

Bonsoir et bienvenue ,

Tout me semble en ordre. Ta fiche va donc passer en discussion et nous reviendrons vers toi le plus vite possible.

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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 11:00

Jolie fiche

{ A toi valeureux adulte rictusemprien :

Nous avons le plaisir de te compter parmi nos membres aujourd'hui et pour te permettre de démarrer dans les meilleurs conditions possibles, nous voudrions rassembler ici quelques petits indicateurs qui te seront sûrement utiles par la suite !
Première étape : réserve ton avatar ! Si tu veux t'assurer que ta célébrité ne soit pas utilisée par une autre personne, le bottin des avatars est fait pour ça. Pour avoir une idée de qui tu pourrais croiser dans les couloirs du Ministère ou des lieux magiques divers et variés, tu peux aller jeter un coup d'oeil aux listings en tous genres

Pour réunir tes rps et/ou en proposer, tu peux te rendre dans le coin RP (demande, recensement). De ça, découleront sûrement les relations de ton personnage que nous t'encourageons à alimenter autant que possible! (c'est bien pratique quand quelqu'un veut un lien avec ton personnage).

Nous avons mis en place un système de points qui te permet de faire énormément de choses. Pour te récompenser de ta validation, nous t'offrons généreusement 500 points (histoire de ne pas démarrer les poches vides, hé hé).

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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 11:19

Aaaaaaah, c'est papa Rowle !!

Ton arrivée tombe à pic, il est temps que quelqu'un reprenne Miss Cassidy en main ! Elle a prêté son corps à un poulpe,  s'est fait tatouer, se teind les cheveux... Vraiment, elle file du mauvais coton ta petite fille ! (coucou Cassy )
Bienvenue par ici   Puisses-tu redorer le nom des Rowle !

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Maman, je suis magique !

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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 01/01/1981-Bristol
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 11:22

Bienvenue sur le forum

Tu as oublié de dire qu'elle fréquente un loup-garou

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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 3 septembre 1980, Londres.
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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 12:21

Salutations Messire,

Au nom de la Maison Shafiq, je vous souhaite la bienvenue.
Puissiez-vous vous plaire dans cet univers magnifique.

Adieu jusqu'a notre prochaine rencontre, j'en ai l'espoir.

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Savoir dissimuler est le savoir des Souverains.

Elle a l'espoir de devenir Reine.
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MESSAGES : 25
MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 15:40

Bonjour et merci beaucoup ! J'ai hâte d'entamer la purge de l'école. Préparez vos certificats de pureté du sang.

Wayoth > Oui, ma fille m'a déjà fait un compte rendu de ses aventures... Il va falloir sortir mes manuels de l'inquisition espagnole pour remédier à son mauvais comportement. Mais je prends note que tu es un bon délateur, et volontaire ! C'est utile. C'est de cette manière que tu m'aides à redorer le blason ? C'est gentil, continues...

Elwyn > Elle fréquente un loup-garou ? Un qui est du côté du Lord, j'espère ! Ou un qui le sera très vite, je vais m'arranger pour ça...

Alizée > Entre sang purs, les rencontres sont inévitables. Je ne me plais pas beaucoup ici pour l'instant, trop de sang-mêlé, mais la situation va en s'améliorant. J'ai l'espoir qu'un jour les appartements des Nuncabouc s'enflamment et ce sera comme un poids en moins sur ma poitrine (désolé, Wayoth, je te dirai quand ca arrivera pour que tu puisses fuir).

Merci à tous pour l'accueil !

Je profite ici pour faire une petite annonce technique : Après discussion avec Cassidy, Andreas n'arrivera officiellement à Poudlard qu'au mois de Novembre pour remplacer occasionnellement le professeur Slughorn. Donc avant que je n'organise un premier cours (ce qui arrivera sous peu, je l'espère), aucun élève n'aura vu Andreas au château.
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SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 16:00

Et bienvenue !! ^^

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Prends garde à moi quand je vois rouge, même si je suis doux comme un loup

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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 01/04/1986 à Rennes
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 16:37

Bienvenue nouvel adulte-et-professeur-occasionnel-psycopathe-qui-fait-peur !
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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 17:34

Bienvenue sur rictu ! !
Ça tombe bien on attendait avec impatience de nouveaux mangemorts
Bon jeu

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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Dim 18 Juin 2017 - 18:14

Bienvenue, Professeur

Vous faites légèrement flippé, mais je suis sûre que vous êtes un gentil, dans le fond
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 16/06/1975, Inde
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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Lun 19 Juin 2017 - 10:50

Bienvenue à Poudlard Père,
Si je m'y attendais ? Absolument pas... Quel merveilleux événement !

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Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.

Crédit - Joy
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE:
SANG SANG: pur
MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Lun 19 Juin 2017 - 14:48

Bienvenue par ici, cher Monsieur !

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EVERMORE


Now I know she’ll never leave me Even as she runs away, she will still torment me, calm me, hurt me, move me, come what may. © FRIMELDA

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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 9 janvier 1960, dans une petite ville moldue sans intérêt
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Lun 19 Juin 2017 - 18:51

Bienvenue "très cher" collègue.

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MessageSujet: Re: Andreas Damocles Rowle [Terminé] Lun 19 Juin 2017 - 19:34

Merci beaucoup pour votre accueil ! Vous avez tous l'air très enthousiastes est plus ou moins sincères, ça fait très plaisir pour une vieille branche aux idées arrêtées comme moi. Qu'on veuille encore de quelqu'un à l'esprit aussi étroit que le mien !

Cassidy > Prépare ton chaudron, ma fille, d'ici peu tu voudras te noyer dedans. Dis adieu à ta paix toute relative.

Amanda > Oui, quelque part, au fond du fond du fond, je suis moelleux. Moelleux comme une pomme pourrie. Tu as raison d'avoir peur, sinon je ne mériterai pas mon nom !

Severus > Très cher collègue, merci. Je savais qu'on ne se fréquentait pas déjà assez durant nos missions pour le Grand Lord. Alors je me suis dit qu'en venant dans votre école, ca... permettrait de resserrer nos liens un peu lâches jusqu'à maintenant. Excellente idée, non ? Et puis vôtre influence sur ma fille me fascine. Je suis très curieux de savoir ce que vous lui apportez. Que du bon, j'espère.
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Andreas Damocles Rowle [Terminé]

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