AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez|

[02 Novembre '97] Il faut cuisiner avant d'avoir faim

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
POUFSOUFFLE6ème année
    POUFSOUFFLE
    6ème année
AVATAR : K.J. Apa
MESSAGES : 147
MessageSujet: [02 Novembre '97] Il faut cuisiner avant d'avoir faim Ven 2 Juin - 1:21


“L’intempérance a tué plus d’hommes que la faim.”
— Proverbe grec

Ce matin-là, l’aube peinait à atteindre les carreaux — quoique poussiéreux — du pensionnant magique le plus célèbre du Royaume-Uni. Peu importe à quel point chacune de ses pierres millénaires se tournaient vers la lumière, elles n’offraient aux passants que le spectacle de longues coulisses d’ombres plongeant dans la verdure des jardins, ce qui suffisait certainement déjà à attrister jusqu’à l’aïeul des sombrals.

Franchement, cette ambiance glauque pesait tout le poids d’un dragon sur le caractère d’ordinaire léger de notre rouquin ; lui qui se trouvait plus inquiété encore par ce qui se déroulait à l’intérieur même des façades ancestrales de Poudlard, tout à l’abri des regards indiscrets. Si bien que malgré son caractère de vieux gobelin grincheux au réveil, le Poufsouffle avait pris l’habitude de profiter du petit matin pour filer aux cuisines avant que les préfets n’entament leur première ronde. C’est que depuis que Jude lui avait laissé entendre que les représentants de la maison Nuncabouc étaient sévèrement rationnés, No craignait le pire et accumulait les vivres à la façon de son patronus ; c'est-à-dire en mode écureuil. L’exercice le servait plutôt bien jusque-là, le positionnement de la salle commune des blaireaux se comparant avantageusement à Rome ; tous les chemins y menait d’une façon ou d’une autre. Enfin non, pas tous, mais presque tous. Du reste, le sixième année était passé maître dans l’art de chatouiller pile-poil le bon raisin de la grande draperie qui gardait les cuisines et qui ne lui donc résistait jamais.

Quasiment souriant, c’est un Nolan à la chevelure en bataille qui avait émergé du repère des elfes avec un butin satisfaisant sous le bras ; une pêche bien mûre, deux pains au chocolat encore chaud ainsi qu’une tranche de lard cuit qu’il s’était empressé d’engloutir pour des raisons de logistique. Car oui, chaque nouvelle zone d’ombre sur son trajet lui donnait l’impression de se transformer en Nimbus 2000 dont les brindilles prenaient feu, alors les liquides et autres denrées graisseuses posaient souvent problème lors du transport, tachant à tout coup ses vêtements qui ne payaient déjà pas de mines. Par précaution, il n’avait d’ailleurs pas revêtu son uniforme complet et s’était contenté d’enfiler une grande robe de sorcier dont il retenait les pans sur sa poitrine à la façon d’un voleur. Je sais je sais, on repassera pour le courage comme pour la subtilité, mais sachez qu'il n'est pas si plaisant de se balader en simple caleçon sous cet espèce de drap noir en laine rêche. Le sixième année nota d’ailleurs mentalement qu’il lui fallait remédier à cet inconfortable problème en prévision de ses futures escapades clandestines.

Finalement confronté au dernier embranchement avant que les tonneaux n’intègrent son champ de vision, Nolan avait prudemment ajusté sa vitesse de croisière, question de ne pas révéler sa présence en grand pompe au reste de la maisonnée. Certains ne lui avait toujours pas pardonné l'incident du jeudi précédent ou il avait renversé par mégarde un des précieux barils, inondant de ce fait la moitié de l’entrée du terrier. Qu'importe, l’écho d’un sanglot aigu ne tarda pas à venir lui chatouiller les tympans, stoppant tout net son élan ainsi que sa volonté de rejoindre rapidement son dortoir. Mince, le voilà qui était piégé comme un botruc à la mer, à tout juste une intersection de la victoire qui plus est.

Prudent, il recula de quelques pas afin de mieux tendre l’oreille aux sons étouffés qui lui parvenaient et ou s’entremêlaient une série de pleurs saccadés et quelques paroles féminines doucereuses quoique fermes dans leur énonciation. Par la barbe de Merlin, cette voix, ça ne pouvait tout de même pas être celle de Meredith Breckenridge, si ? Nolan osa tendre le museau au-delà de l’arête du mur, confirmant par le fait même que son ouïe ne le trompait pas. La préfète était bien là, agenouillée au pied d’une deuxième année jaune et noir visiblement secouée au retour d’une punition nocturne.

La scène suffit à réveiller l’instinct de blaireau de Nolan qui bondit aussitôt en direction de l’entrée de leur tanière, sa pêche rosé tenue d’une main alors que l’autre préservait sa pudeur en gardant bien fermé les rebords de sa robe de sorcier. Le truc, c’est que l’entretien de Breckenridge-la-benjamine-du-nom et de sa proie du moment venait simultanément de prendre fin sur quelque chose qui ressemblait à une accolade, laissant alors le sixième année plutôt dubitatif et sa future intervention, carrément inutile.

Pas tout en fait en possession de ses moyens, No glissa donc le fruit qu’il tenait dans l’une des poches de sa cape puis porta une main au sommet de la chevelure de la petite blairelle dont le nom lui échappait sur le moment. D’un geste quasi paternalisme, il la poussa doucement entre deux rangées de tonneaux (loin des mains pas-si-griffues de Meredith) et l’air de rien, il se retourna en affichant toute la contenance dont il pouvait faire preuve dans les circonstances, capitalisant sur le fait qu’il avait une bonne tête — et un an d’âge — de plus que la préfète qu’il s’apprêtait à braver gentiment.


Dis donc, tu sais que j’ai cru un moment que tes petits airs supérieurs, c’était à cause de cette fichue épinglette hein ? Il pointa alors du doigt la dite breloque cuivré avant de poursuivre. Du genre que tu voulais faire plaisir aux nouveaux patrons ?

Tout le monde s’entendait sur le fait que les Carrows n’étaient pas exactement des dirlos de rêve, alors pourquoi jouait-elle leur jeu? Non parce qu’il avait bon caractère le Sherman, mais l’attitude de la miss ne lui revenait pas du tout depuis la rentrée et quelqu’un se trouvait forcément à la source de cet abrupt changement d’allégeance. Mery avait pourtant toujours été de bonne compagnie dans les serres, voir même, Nolan l’avait en affection depuis cet incident ou ils avaient tous deux fait cramés le bosquet de rosiers préféré de Chourave. Maintenant, c’était tout juste si elle lui adressait la parole quand ils traversaient le même corridor, toujours pour lui reprocher l’angle de son nœud de cravate, la façon qu’il avait de mâchouiller son chewing-gum la bouche ouverte ou encore de traîner son chaudron de fonte derrière lui comme une luge.

Sauf que là, je constate que les réprimandes et le ton sec, c’est que pour ma pomme en fait. glissa-t-il avec une pointe d’ironie et un ton pourtant léger. Je dois prendre ça pour une sorte d’honneur ? Parce que si oui, tu serais bien aimable de me rappeler comment je me le suis mérité celui-là !

Allez, cartes sur table, de toute façon, il était déjà bon pour les cachots vu le double affront au règlement qu’il venait de commettre.
Ou peut-être pas ?

_________________



THERE IS STRENGH IN NUMBERS
« Differences of habit and language are nothing at all if our aims are identical and our hearts are open. » ► ALBUS DUMBLEDORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
GRYFFONDOR5ème annéePréfète
    GRYFFONDOR
    5ème année
    Préfète
AVATAR : Saoirse Ronan
MESSAGES : 725

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire. Bisexuelle.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 15 mars 1982, à Plymouth.
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [02 Novembre '97] Il faut cuisiner avant d'avoir faim Ven 14 Juil - 0:53


L’oppression. Un sentiment d’enclavement, d’asphyxie. Une peur constante et violente de voir le malheur et la haine se répandre en soi et autour de soi. L’oppression est un état, une constante. Elle provoque la mutation des corps et des âmes : les êtres sont forcés de s’adapter à leur environnement, ils développent un instinct animal basé sur la crainte, la dissimulation et l’absence de pitié. L’œil se fait plus méfiant, la main plus crispée, le sommeil plus léger. L’esprit s’affine vers une seule finalité : survivre. On en déduit différents moyens d’y parvenir : attendre de mourir naturellement, attendre que l’oppression meure naturellement, ou se battre pour détruire la source de l’oppression elle-même. L’oppression pousse les êtres humains soit à se sublimer, soit à se saccager. Elle est vectrice de grands bouleversements physiques et moraux. Elle soulève les cœurs et les masses, annihile des pans entiers d’éducation, d’apprentissage, de civilisation, pour ne laisser que l’essence, le substrat.

Oppression is shit, conclut Meredith. Il était cinq heure à Poudlard, l’heure où rien d’autre que l’aiguille de la grande horloge n’osait bouger trop bruyamment. Pas un fantôme ne glissait dans les couloirs en se lamentant, pas un tableau ne maudissait la folie des temps modernes, pas un escalier ne grinçait. Pour trouver de l’agitation, il fallait se rabattre vers des coins plus obscurs et plus pernicieux du château. En descendant plus profondément vers les cachots, des rumeurs commenceraient à résonner, des sons ténus de voix, des bruits de pas, de chaise raclant le sol. Les cachots étaient beaucoup plus vastes qu’on ne pouvait imaginer. La jeune préfète l’avait découvert à ses frais durant les dernières semaines. Se révélant une petite larbine fiable et obéissante, on lui avait confié la responsabilité Ô combien gratifiante de surveiller / exécuter les punitions infligées à ses camarades. De nuit.

Cette fois, c’était le tour d’un groupe de deuxième année ayant fait passer du pain frais et des fruits à la table des Nuncaboucs. Ils avaient été condamnés à quatre heures de retenue nocturne durant lesquelles ils devraient trier des quantités effarantes de nourriture entre fraîche et abîmée, bonne ou pourrie. La mauvaise nourriture irait aux Nuncaboucs … et à eux pendant une semaine. Ce travail inutile avait pour but de leur faire comprendre leur erreur en les confrontant aux objets mêmes de leur crime. En vérité, l’absurdité d’une telle corvée n’en était que plus évidente, quand on savait que les elfes ne permettraient jamais à une viande avariée d’atterrir sur aucune des tables de la Grande Salle. Peut-être obéiraient-ils le temps d’un ou deux repas, jusqu’à ce que progressivement le comestible remplace à nouveau l’avarié. Leur conscience professionnelle était trop vive, et les Carrow trop inattentifs pour que cela aille plus loin. Ces deux araignées préféraient de loin s’assurer de l’efficacité d’un Endoloris que d’une banale intoxication alimentaire.

Quoi qu’il en soit, la jeune fille était là, effondrée sur sa chaise inconfortable, à veiller d’un œil mi-clos sur le bon déroulement des opérations. Quand un des enfants faisait mine de traînailler, de bailler aux corneilles, elle le rappelait à l’ordre d’un ordre sec ou d’un sortilège inoffensif. Honnêtement, cette nuit n’était pas la pire, et les petits collégiens devaient réaliser qu’ils passaient à côté de bien pire que cela. La gravité des actes n’avait pas grand-chose à faire avec les punitions infligées en conséquence. La plupart du temps, cela dépendait surtout de l’humeur de Charybde et des aléas du caractère de Scylla. Tous deux devaient alors baigner dans une absolue félicité pour s’être limités à cette fantaisie inoffensive. Cela faisait maintenant quatre heures que Meredith s’était réveillée, et comme une voleuse, avait quitté son dortoir pour récupérer le petit groupe d’élèves devant leur Salle Commune. Quatre petits blaireaux, tirés hors de leur terrier pour accomplir leur corvée au beau milieu de la nuit, et menés par une lionne à peine plus vieille au regard terne … ils devaient faire un beau tableau. Maintenant, il était temps pour chacun de remonter vers la lumière des étages supérieurs, et essayer de gratter un peu de sommeil pour ne pas ajouter à leur malheur une amorce d’échec scolaire.

Les petits jaunes se hâtèrent de retrouver leur salle commune pour enfin échapper à la préfète démoniaque. Ils avaient peur d’elle, peur de ce qu’elle pouvait leur faire, de ce qu’elle avait déjà fait à leurs amis. Sans un mot, ils sortirent en vitesse des cachots. Seule une d’entre eux traînait la patte, l’air extrêmement tendu, le visage blême. Meredith marchait derrière eux, et remarqua la jeune fille en même temps que ses camarades tournaient l’angle pour rejoindre leur Salle Commune dans le couloir suivant. Quand elles se retrouvèrent seules toutes les deux, au cœur d’un profond silence et de la belle lumière matinale, la blairelle éclata en sanglots. Meredith la connaissait. C’était la petite sœur d’un jeune membre de la Résistance qui avait quitté Poudlard avec le frère de Mery pour mener le combat à l’extérieur. Il devait avoir dit à sa sœur avant la rentrée qu’elle trouverait toujours du soutien chez Meredith, quelle que soit la situation … rah, quel idiot. Maintenant la blairelle devait tenter sa chance pour vérifier les dires de son frère. Merlin savait que l’espérance de vie d’un secret tenu par une fille de treize ans n’était pas grandiloquente, pourtant après un instant de réflexion, Meredith décida de prendre le risque. La petite pleurait toutes les larmes de son corps, et elle n’avait vraiment pas le cœur de la laisser comme ça.

Elle s’approcha doucement et s’agenouilla devant sa cadette en prenant ses mains pour lui libérer le visage et la regarder dans les yeux. Son expression avait changé radicalement, et libérait un élan de tendresse rassurante qui eut pour effet d’accrocher l’attention de la petite et de calmer un peu ses hoquets. Meredith replaça une mèche brune derrière l’oreille de la petite et lui murmura des mots rassurants, comme elle l’aurait fait à une sœur. Peu à peu, celle-ci reprit des couleurs, consciente de ce qui se jouait entre elles. La préfète ne déballait pas des trésors de douceur et d’affection, elle restait assez formelle, mais cela restait à des lieues de ce qu’elle offrait au monde chaque jour. Elle restait très détachée, pour ne pas que sa pauvre victime ne se sente obligée à rappliquer au moindre problème. Après quelques secondes de chuchotis, Meredith lui rappela que cela devait rester absolument entre elles, et que c’était une exception, qu’elle devait être forte et apprendre à se défendre par elle-même. Pleurer ne servait à rien à part dévoiler ses faiblesses. Elle allait s’en sortir, mais pour ça il fallait garder la tête haute, la bouche close, et les yeux grands ouverts.

« Allez, va mainten… » Meredith s’arrêta net. Son regard dévia, attiré par la haute forme noire et rousse qui venait de jaillir brusquement de derrière un tournant. Qui … qu’est-ce que … quoi ? L’apparition aussi comique qu’hautement improbable se révéla porter le doux nom de Nolan Sherman. Immédiatement, le visage de la lionne se referma, ce qui eut pour effet d’effrayer la petite jaune qui se retourna vivement comme un animal pris en chasse. Quand elle vit son camarade de maison, dans sa posture grotesquement offensive, elle ouvrit de grands yeux, et comprit bien vite qu’elle devait vider les lieux. Le nouveau venu reprit contenance et poussa gentiment sa cadette avant de se retourner vers la préfète. Son visage était froid, tendu, mais ses yeux trahissaient une vive amertume doublée de méfiance. Que diable faisait Nolan ici, à cette heure, dans cette tenue ? Il semblait vouloir discuter. Meredith voulait s’enfuir. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être simples, pour une fois ?

« Dis donc, tu sais que j’ai cru un moment que tes petits airs supérieurs, c’était à cause de cette fichue épinglette hein ? Du genre que tu voulais faire plaisir aux nouveaux patrons ? »

Nolan, mon pauvre Nolan. Le jaune était une personne pleine de bonté, de générosité et d’intelligence, avec qui elle avait partagé un nombre incalculable d’heures aux serres de Botanique, traficotant les plantations, expérimentant, s’entraînant … et provoquant parfois des catastrophes qui avaient eu pour effet de les rapprocher doucement, naturellement. Meredith savait qu’il était de ceux qui étaient véritablement blessés par son comportement, tellement qu’ils refusaient d’y croire complètement. C’est pour ça qu’avec eux, elle n’avait aucune pitié, et n’hésitait jamais à en faire des caisses. Et Nolan en avait fait les frais depuis la rentrée. Elle tentait de juguler sa profonde sympathie pour lui avec des réprimandes, des moqueries qui lui permettaient de lui adresser quand même la parole. C’était absurde, mais ça l’aidait un peu à tenir le coup.

« Sauf que là, je constate que les réprimandes et le ton sec, c’est que pour ma pomme en fait. » Meredith frissonna. Qu’avait-il vu exactement de la scène avec sa camarade ? Comment allait-elle trouver une explication potable ? Elle détailla son ancien ami, le vit glisser un fruit dans sa poche … et comprit en un instant qu’il venait de s’adonner à un petit déjeuner anticipé, dans la plus parfaite illégalité. Quelle question. Pas besoin de se justifier, elle était préfète, elle faisait ce qu’elle voulait. Lui, en revanche, allait devoir répondre de ses …

« Je dois prendre ça pour une sorte d’honneur ? Parce que si oui, tu serais bien aimable de me rappeler comment je me le suis mérité celui-là ! »

Les intentions virulentes de Meredith se heurtaient au mur d’honnêteté et d’incompréhension de Nolan. Elle ne le connaissait que peu, mais assez pour savoir à quel point l’honneur et la fidélité étaient des valeurs primordiales au cœur du jeune homme, comme à tout Poufsouffle qui se respecte. Et de voir quelqu’un si fort de ses convictions qu’il les défendait en prenant plus de risques encore, cela la remuait terriblement. Elle resta un instant sans rien dire à toiser son interlocuteur, l’œil noir. Assez rapidement, la fatigue, la modération et la relative fragilité de son lien avec Nolan eurent pourtant raison des peu de remords qu’elle entretenait encore, et c’est d’un air sévère et irrité qu’elle prit la parole après avoir entraîné le jaune à l’écart, loin des lieux de son crime et de l’entrée d’une Salle Commune d’où n’importe qui pouvait surgir.

« Assez, Sherman. Je te prierai d’abord de m’expliquer en quoi tu trouves légitime de m’assaillir de question alors que tu sors des cuisines comme un voleur, commettant à la fois trois ou quatre infractions au règlement, tout cela en te couvrant de ridicule par ta tenue indécente et ton attitude exubérante. »

La lionne agissait assez lâchement, bien que conformément à ce qu’elle était censée être. Car vraiment, en quel honneur devrait-elle répondre aux questions d’un jeune sang-mêlé qui ne signifiait rien d’autre pour elle que la possibilité d'infliger une autre humiliation à quelqu'un qu'elle aimait ?

_________________
when I find myself in times of trouble
mother Mery comes to me
et souvent la haine touche sa joue est arrache ses veines, alors il n'y a plus de souffrance et seulement la bête qui s'agite au creux de son ventre dans l'automne aride et la tempête

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[02 Novembre '97] Il faut cuisiner avant d'avoir faim

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Il faut frapper avant d'entrer [Pv Damian]» Marie-Louise de Chevreuse - Il faut rire avant que d'être heureux, de peur de mourir sans avoir ri.» Ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.» Comparaison des armures blue def/forti/eva» guerrier uruk-hai
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: ECOSSE; Poudlard & Pré-au-lard :: Rez-de-chaussée et sous-sol :: Cuisines-