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[Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque

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    INCRUSTE MAN
MESSAGES : 850
MessageSujet: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Mar 9 Mai 2017 - 23:13

MINI CONTEXTE : LE PLAN D'ATTAQUE

Contexte : Cassidy Rowle sent le mépris de son oncle à son égard et souhaite prouver sa loyauté à Voldemort pour s’éviter la méfiance de ses congénères. Lors d’une réunion, elle met donc les mangemorts et le Seigneur des ténèbres au courant d’un mouvement anti-mangemorts qui prend de l’expansion au sein des étudiants fréquentant le centre de formation pour adultes.  Voldemort souhaite envoyer les mangemorts sur le terrain pour anéantir ce mouvement. À l’issue de cette réunion, les mangemorts doivent avoir un plan d’attaque pour infiltrer le centre de formation. À vous de déterminer comment ils s’y prendront.

Explications : L’attaque du centre de formation se déroulera dans un second RP incluant les étudiants du centre de formation et les aurors inscrits à l’animation. Lorsque le premier RP sera clos, indiquez le clairement dans le dernier message posté et envoyez un mp à Stella Rowell et Jessicayumi Belmontet pour les aviser. Afin d’éviter que repousser trop longuement la deuxième partie de cette mini intrigue, vous aurez jusqu’au 25 JUIN 2017 pour clore le RP. Vous recevrez ensuite les explications pour la deuxième partie de votre mini-intrigue. Afin que chacun puisse participer de manière équitable, veuillez attendre que chaque joueur ait posté une fois avant de lancer un deuxième tour. Un sujet HJ a été crée ici

N.B. : Voldemort et Rogue ne seront pas présents lors de l’attaque.

Participants:
- Lord Voldemort
- Severus Rogue
- Bellatrix Lestrange
- Thorfinn Rowle
- Cassidy Rowle
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SEIGNEUR DES TENEBRES
    SEIGNEUR DES TENEBRES
AVATAR : Ralph Fiennes
MESSAGES : 43
MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Jeu 11 Mai 2017 - 21:02

Voilà bien la première fois depuis l’été que le soleil brillait aussi haut et aussi forte sur cette région de l’Angleterre, projetant une lumière restant toutefois pâle et n’apportant pas la moindre chaleur. D’un point de vue extérieur, n’importe qui aurait pu croire à un manoir tout à fait classique et ordinaire, comme il y en avait bien d’autre en Angleterre, le manoir de style Victorien, à la « Belle Epoque », de la fin du dix-neuvième siècle. Un manoir surgissant d’une légère brume, imposant et entouré de très hauts murs de pierre, dont le seul accès était une grille de fer forgé d’une hauteur de deux hommes. Tout, en ces lieux, était fait pour en imposer, respirant d’une magnificence dont les néophytes ne pouvaient que rêver. Le parc majestueux, les hauts cèdres, la fontaine dans la cour arrière, les chênes le long du chemin, les haies taillées avec soin, les parterres de fleurs, d’un style et d’un parfum rappelant, pour les connaisseurs, les goûts de la maîtresse de maison. Et pourtant, tout n’était que poudre aux yeux, une poudre très fine et piquante jetée au visage des idiots trop crédules pour y croire. Un immense château de carte prêt à s’effondrer sous la première brise un peu violente et qui ne tenait plus que grâce à la permission accordée par le Lord lui-même. Lord qui, présentement, se tenait dans le grand salon, particulièrement occupé avec sa victime du moment.

Bien des mangemorts s‘étaient révélé incapables de mener à bien le travail que le mage noir leur avait confié, nombreux étaient ceux qui s’étaient révélé incapables de se servir de leur cervelle, si tant est qu’ils en aient une, encore plus nombreux étaient ceux qui n’avaient fait que décevoir Voldemort, au fil des années. Les sorciers pouvaient être puissants, maîtriser les Impardonnables, se révéler doués en traque ou aptes à exécuter tous les ordres les plus abominables froidement et sans remords, ce n’était pas cela qui, aux yeux du Lord, formait l’étoffe d’un sorcier qu’on pouvait qualifier de brillant. Très rares étaient les mangemorts en qui il reconnaissait une étincelle similaire à celle qui l’avait animée lui-même et qui avait aussi, par ailleurs, animé Albus Dumbledore, ainsi que d’autres très grands sorciers, bons ou mauvais. Cette flamme brûlante vous poussant à toujours vouloir en trouver plus, en apprendre plus, quitte à tout y perdre ou corrompre votre être le plus profond. Une flamme accompagnée d’une volonté indestructible, une volonté qui vous interdira à jamais de faire demi-tour et vous débarrassera de tous scrupules sur votre chemin. Qui, parmi ses mangemorts et fidèles, possédaient à la fois cette flamme de savoir et cette volonté ? Peu, si peu… Si rares qu’ils se comptaient sur les doigts d’une seule main. A ne pas s’y tromper, cependant. Si le Lord Noir qu’il était leur portait une certaine estime, cela ne l’empêchera guère de se débarrasser d’eux sans une once d’hésitation s’ils se trouvaient un jour sur son chemin. Voldemort était le seul à pouvoir vivre éternellement.

Les hauts murs de l’intérieur du manoir avaient enfin cessé de faire écho aux longs hurlements de souffrance poussés plus tôt, même si la douleur s’y abritant n’en était pas moins grande. Il arrivait simplement un stade où aucun cri ne permettait plus de supporter pareil souffrance et où le corps ne pouvait plus laisser exprimer sa peine. Un stade où tout se confondait, où le moindre mouvement devenait torture et où le simple fait de penser vous portait aux portes de la mort. Tout l’art était de savoir jouer avec une victime sans lui laisser le plaisir de passer enfin l’arme à gauche… Le soleil entrant par les hautes fenêtres rendait un contraste étonnant avec la scène se déroulant dans cette vaste pièce. Ce n'était pas par plaisir à la vue de la décoration que le Lord occupait le manoir Malefoy pour les réunions et autres charmantes séances de torture sur ses victimes. Cet endroit était tout simplement une façon de plus de maintenir le déchet nommé Lucius sous une pression mentale constante. Cela, plus la menace exercée sur sa femme, celle sur son très cher rejeton et encore autres détails plaisants. Car si bien des mangemorts l'avaient déçu, aucun d'entre eux, jamais, n'avait commis une erreur aussi grossière et impardonnable que celle de Lucius Malefoy... Lui à qui il avait confié le journal, lui à qui il avait ordonné de le garder en sécurité, lui dont il avait cru que la loyauté était sans failles ! Il allait payer... La mort étant bien trop douce, Voldemort avait choisi la torture mentale à feu lent mais ravageur. Il était si plaisant de jouer avec la peur.

Pour cette occasion, Voldemort avait également pris soin de faire venir Drago tout spécialement de Poudlard, afin de ne pas avoir à se fatiguer à aller le chercher si son père osait commettre un seul faux pas. Tous deux se tenaient en retrait, à deux mètres de là, sans dire un mot depuis une bonne heure, sans bouger ni échanger un regard, comme deux statues figées dans cette salle depuis des siècles. Voldemort ne leur prêtait aucune attention particulière, tournant un peu autour de sa victime du moment, au sol, à présent trop épuisée et écrasée de douleur pour même gémir ou pleurer. Une enfant, presque, une fille qui avait le même âge que Drago, une fille de mangemorts. Le mage noir avait déjà oublié le nom des deux incapables qui lui avaient servi de parents, les ayant fait tuer et n'en gardant plus l'ombre d'un souvenir, pas même leurs visages. A quoi bon se remémorer les branches pourries ? Mais cette gamine, il tenait à la garder encore un peu en vie, contrairement à ses parents, car elle disposait d'une information dont il avait besoin et qu'il lui avait arraché de force quelques instants plus tôt. A présent, il jouait un peu avec elle, tirant son propre plaisir à tester de nouveaux sorts et méthodes de torture, sur ses proies, au gré de ses envies. La gamine à terre était déjà aussi blême que le cadavre qu'elle sera bientôt, respirant avec une difficulté évidente, ses yeux marrons clairs fermés. Hum, tout de même assez résistante, son cœur n'avait pas encore lâché sous la pression. Elle rouvrit tout à coup les yeux, ses longs cheveux blonds tâchés de sang, comme son visage et ses vêtements, formant un faible halo autour d'elle, tranchant sur le parquet noir.

– Tu es l'une des incarnations de la dépravation de familles autrefois puissantes, glissa-t-il d'un ton presque doux en caressant sa baguette.

Voldemort était tout prêt à essayer un autre sort bien amusant sur sa victime lorsqu'il fut interrompue par l'arrivée de ses autres mangemorts. Hum, cette fille avait bien de la chance, elle survivra quelques minutes de plus... Comme soudain piqués par l'arrivée des autres, Lucius et son très cher rejeton bougèrent enfin pour aller s'asseoir à leur tour, tous deux pâles comme la fille au sol. Le mage noir ne prêta guère d'attention à ses disciples, partagé entre l'envie d'en finir avec cette petit affaire et le besoin de voir avec ses troupes certains points en particuliers. Comme de juste, et comme lors de touts leurs rassemblements, les deux places entourant la sienne, en bout de table, allaient être occupées par Rogue et Lestrange, le premier à sa droite, la seconde à sa gauche. Ses deux plus fidèles lieutenants, de tous les mangemorts, et sans aucun doute les plus doués du tas. Sincèrement, Voldemort ignorait lequel des deux l'emporterait sur l'autre et n'avait pas de temps à perdre à les faire s'affronter. Finalement, il délaissa sa victime pour aller s'asseoir en bout de table, pendant que Nagini continuait de tourner avec lenteur autour de la fille presque évanouie, reniflant son sang. Une vingtaine de mangemorts étaient ainsi présents, des déchets comme des plus accomplis, des intrigues et d'autres si vagues qu'on ne parvenait qu'à peine à mettre un nom sur leur visage. Drago était le plus jeune de tous et ne parvenait même plus à dissimuler à quel point il détestait être ici. Qu'importe. Il n'était pas un mangemort, aux yeux du Seigneur Noir, mais un simple jouet servant contre sa famille. Un otage, tout simplement, dont il suffisait de croiser le regard pour comprendre à quel point il en avait une lourde conscience.

– Un nid d'anciens apprentis Aurors fait bien parler de lui, ces derniers temps, tout comme d'autres activités des membres de l'Ordre du Phénix, commença-t-il d'un ton très serein. Il semble que la communauté sorcière oublie vite ce que nous sommes capables de faire... Avez-vous vous-même oublié votre propre rôle ? Lequel d'entre vous saura enfin se redresser et prouver qu'il mérite sa place ? Car tout le monde ici n'a guère encore fait ses preuves... Je commence à m'impatienter.

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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Ven 12 Mai 2017 - 1:38

Une réunion prévue. Une vraie réunion. La première à laquelle elle était désormais obligée d'assister.... Pardon. Conviée à assister. Privilégiée. Quel immense honneur votre seigneurie ! Quelques jours auparavant, Rogue lui avait fait part de la nouvelle afin qu'elle se prépare mentalement. Une entrée dans l'arène, voilà ce qui l'attendait. Tous les Mangemorts étaient censés être présents ; Rogue, Les Carrows, McNair, Yaxley, Malefoy, son oncle Thorfinn et son père, Andreas... et bien sûr Lestrange. La charmante et tendre Bellatrix Lestrange. Ils devaient être environ une vingtaine. Tout au plus...

« Ce n'est rien Cassidy. Rien du tout. Pas pire que ce que tu as vécu la dernière fois. Ne vomis pas en transplanant, c'est tout. »

Nouant ses cheveux blonds en une longue natte, l'étudiante inspira profondément.

« Respire, fais le vide. Le vide. Le vide. Tu les connais déjà tous... Les Carrows, McNair, Yaxley... La folle furieuse et le chien baveux. Puis McNair t'apprécie hein. ça devrait le faire. Ce n'est qu'une petite réunion, une toute petite réunion. Père sera fier de toi Cass'. T'as honoré les Rowle par rapport à cet abruti de Thorfinn et son fils. T'as aucune raison de t'en faire. »

A la douce joie de la rationalisation...

Depuis des jours et des jours maintenant, la sorcière s’entraînait sans relâche afin d'améliorer sa maîtrise de l'Occlumancie, car oui, désormais, il était possible de parler d'un bon début de maîtrise. Loin d'être parfait cependant. L'émotion maîtresse, celle permettant de maintenir le tableau blanc avait été découverte récemment - le 12 Octobre précisément - et désormais, la jeune femme était beaucoup plus stable et sa réactivité, plus grande « L’entraînement n’est pas terminé, c’est un exercice permanent. Étouffer et oublier les émotions n’est pas aussi évident qu’apprendre à les contrôler. » Certes. Elle avait bien intégré le principe, si bien que depuis le début du mois, Cassidy ne vivait plus que par ça. Le matin, en se réveillant. Sous la douche en faisant son shampoing. Un lac. Visualiser un lac. Parfois un lac. Parfois... et de plus en plus, un tableau blanc. Un simple tableau blanc et lisse, sans le moindre petit accro. Aucune petite faille. Elle avait pensé à cette tactique, légèrement différente de celle conseillée par le Directeur, en lisant - de sa propre initiative - l'un des livres personnels du Directeur sur l'Occlumancie, alors qu'elle avait passé la matinée du 11 Octobre dans son bureau. La base, le socle de cette maîtrise se devait d'être vierge. Vierge de tout. Or le lac, même paisible, avait ses failles. Tout comme le mur de pierres qu'elle avait ensuite tenté d'imaginer accompagné de l'émotion maîtresse empêchant l'intrusion. Le combo s'était dans un premier temps révélé gagnant, mais c'était sans compter la maîtrise de la Legilimancie du Directeur de Poudlard qui en avait bien en réserve. Pendant les entraînements, il s'y était tout d'abord heurté, ce qui avait déclenché un petit sourire satisfait à la Mangemort. Sourire auquel il s'était contenté de froncer les sourcils, comme à son habitude. Une fois la surprise passée, il ne lui avait pas fallu longtemps pour déceler des petites failles dans le ciment ou dans la pierre même. Ces dernières étaient trop poreuses, et il avait fini par les envoyer balader, augmentant une nouvelle fois la frustration, mais aussi la volonté de son élève qu'il n’envoyait plus balader dans les étagères désormais. Pieds ancrés dans le sol, mais détendue.

Toutefois, Cassidy possédait l'avantage d'être une tête pensante. Elle n'agissait jamais sans réfléchir. Pragmatique, elle avait besoin de tout comprendre et de tout analyser, afin de maîtriser. C'était ainsi. Théorie et pratique étaient indissociables. Si Rogue s'était lui servi de l'image du lac et que ni le lac, ni le mur de pierre n'avaient été la bonne option pour elle, elle trouverait. Elle trouverait. Il le fallait. Elle s'était donc rendue plusieurs fois dans le bureau directorial afin de se replonger dans la théorie de l'Occlumancie mais aussi dans celle de la Legilimancie. Il lui fallait comprendre les fondements. Comment ces deux dons n'étaient en réalité pas antagonistes, mais complémentaires. A partir de là, tout avait était plus clair. Il ne s'agissait pas de simplement bloquer le Legilimens, mais lui donner à voir autre chose. Il ne fallait pas bloquer le seuil de la porte psychique au risque d'attirer des soupçons, mais en confondre le contenu, en confondre les pensées et pour cela, garder l'esprit calme était une maîtrise absolument nécessaire. La Legilimancie et l'Occlumancie n'étaient que les deux faces d'une même pièce. Le contrôle. Cela lui parlait forcément. Le Legilimens voulait entrer et lire, percevoir, éprouver... Ce que l'Occlumens consentait à lui montrer. Quiconque ne comprenait pas cela n'était pas à même de tenir devant le Lord. Il fallait lui ouvrir la porte et ensuite, lancer la sélection tout en dressant ces fantomatiques tableaux blancs, alimentés par l'émotion maîtresse, devant ce qu'elle désirait dissimuler.

Heureusement, bien qu'aidée par son cerveau pragmatique et volontaire, Cassidy avait la chance de bénéficier de l'enseignement de Severus Rogue qui s'avérait par ailleurs meilleur en Occlumancie que Voldemort ne l’était en Legilimancie, ce qui expliquait pourquoi il n'avait jamais été découvert. En présence de Rogue, lors des entraînements, la Rowle y parvenait de mieux en mieux. Une certaine confiance s'était établie et désormais, lors des entraînements officiels, elle parvenait de mieux en mieux à bloquer les premières couches successives de son esprit - davantage les souvenirs que les émotions cela dit. Toutefois, il lui était arrivé de sentir la main intrusive du Mangemort pénétrer son esprit dans les moments où elle baissait sa garde, par fatigue ou par inattention. A cause de la vie, tout simplement. La vie qu' Octavius l’entraînait à apprécier de son côté. Ainsi, lorsque le Directeur la surprenait en train de rêvasser devant son assiette ou en train de lire paisiblement dans la bibliothèque ou tout simplement au détour d'un couloir, il lui arrivait souvent de se faire avoir.

Comme convenu, elle rejoint Rogue très tôt, s'extirpant des bras d'un Octavius qui aurait tout fait pour retarder le moment fatidique. Elle l'avait informé de cette réunion la veille et depuis lors, il était resté accroché à elle, littéralement. Ils avaient passé leur samedi ensemble, et dès l'aube, il l'avait couvée du regard alors qu'elle avait commencé à se préparer. Pantalon taille haute noir, bottines noires et chemise blanche à col montant. Par prudence, elle l'avait écouté lorsqu'il lui avait susurré :

« Ne fais pas de bêtises, couvre-toi, il fait froid dehors. Lave toi les mains et nettoie vite le sang, sinon c'est une galère à faire partir après. Et puis, ça oxyde les bijoux. »

Il était si attendrissant avec ses cheveux ébouriffés et ses conseils que la jeune femme n'avait pas pu retenir un petit rire avant d’ôter le seul bijou qu'elle portait à l'annulaire.  

« Tiens, garde la pour moi jusqu'à mon retour alors. J'y tiens beaucoup. Elle appartenait à ma mère. Et... ne t'inquiète pas, j'ai toujours une paire de gants sur moi et tu connais l'épaisseur de la cape.
- Viens me voir quand tu rentreras, tu sais que tu me manqueras. »

Avant de partir, elle se retourna une dernière fois vers lui, et lui déposa un léger baiser sur les lèvres.

« Je viendrai, mais... il faut que je te protège. »

Elle ne pouvait pas prendre de risque. Elle ne faisait qu'apprendre et ce n'était pas encore suffisant. Inspirant profondément, Cassidy se dirigea vers son armoire et leva le sortilège de protection dissimulant le double fond. Précautionneusement, elle en sortit un petit récipient en pierre qu'elle déposa sur le bureau. Le regard brumeux, elle le contempla en silence. Elle devait faire ça. Pour les protéger ; Rogue, Octavius et elle-même. Retirer les souvenirs ou les pensées trop compromettantes. L'Occlumancie pouvait s'avérer efficace si jamais le Seigneur des Ténèbres ne l'usait pas ou alors peu, mais si jamais il creusait, il fallait qu'elle ait un plan de secours. Une pensine. Sa propre pensine, offerte par sa mère pour son quinzième anniversaire. Trop de souvenirs compromettants, il fallait les protéger. D'un geste décidé, la jeune femme apposa sa propre baguette sur sa tempe et se concentrant sur un premier souvenir - celui concernant la révélation de Rogue et son apprentissage - en tira un long filament argenté qu'elle déposa ensuite délicatement dans un petit récipient de verre. Elle répéta la même procédure pour les souvenirs impliquant Octavius. Ses deux partenaires, protégés. Parfait.

« Voilà, tu es en sécurité. J'ai replacé les fioles à l'abri et elles sont protégées de manière à ce que moi seule puisse les lire. Tu n'as pas à t'en soucier. Sois prudent toi aussi... et n'oublie pas de verrouiller la porte avec le sort que le t'ai appris si tu veux sortir. »

Rogue, maintenant. Rendez-vous dans le hall d'entrée, comme la dernière fois. La jeune femme ne s'en rappelait que trop bien. Pâle, elle le salua d'un mouvement de tête et sans lui laisser le choix, s’agrippa à son avant-bras afin de transplaner avec lui, sans lui laisser le choix. Oui, elle était très mauvaise en transplanage. A chacun ses limites. Elle en tenait pas à arriver désartibulée ou en train de vomir alors qu'elle devait conserver son corps et son esprit lisses et blancs. De nouveau, cette sensation affreuse et lorsqu'elle ratterit, elle se trouvait désormais devant le Manoir Malefoy, situé au sud-ouest de l’Angleterre, dans le Wiltshire. Un beau domaine, certes, mais cela n'avait aucune importance. Elle devait se concentrer. Bien vite, alors qu'ils remontaient l'allée, Rogue et elle furent rejoints par les premiers Mangemorts ; Thorfinn et McNair. Les autres n'allaient sûrement pas tarder.

La porte principale s'ouvrit et elle entra. Pâle comme toujours, mais seuls ceux qui la connaissaient bien pouvaient savoir que cette pâleur était accrue en ce moment même ; Andreas et Rogue. Thorfinn ne la connaissait guère assez et n'était certainement pas assez subtil pour prêter attention aux infimes variations de sa carnation de peau. De toute façon, il devait suffisamment la haïr pour avoir un voile devant les yeux en ce qui la concernait. Tant mieux. Sans un mot, la blonde observa rapidement les Mangemorts s'installer autour de la large et longue table, tout en inspirant profondément. Calmer le corps. Un à peu, elle sentit ses muscles se détendre progressivement, venant réchauffer son corps glacé et ses articulations rigidifiées. Chacun semblait avoir sa place attitrée. En tant que nouvelle recrue, où devait-elle s'installer ? Une milliseconde plus tard, elle corrigea sa réflexion : Où était-il subtil et judicieux de s'installer ?

« La Legilimancie est plus facile à pratiquer lorsque le Legilimens est physiquement proche de sa cible. » Page 44.

Loin de lui. Mais pas trop. Toujours conserver un juste milieu afin de n'attirer aucun soupçon. A côté de Rogue ? Trop proche du Lord et surtout... Trop dangereux puisqu'il la soupçonnait déjà d'être sa protégée. Il fallait qu'elle le protège, qu'elle se protège. D'un pas tranquille, les larges talons de ses bottines raisonnant sur le sol du manoir, la jeune femme contourna le siège de Rogue, sans s'y arrêter un instant.

« Le contact visuel est souvent essentiel, il est donc utile pour un Legilimens de manipuler oralement sa cible pour qu’elle le regarde dans les yeux, d’autant plus que l’état émotionnel de la cible peut faire ressortir des souvenirs précis à la surface ». Page 45.

D'où l'absence d'émotions et d'éviter de le regarder en face. Une place stratégique, vite. Elle ne devait pas se laisser doubler. Une initiative serait probablement appréciée dans ce monde où beaucoup ne valaient plus rien aux yeux du Lord. Elle était jeune, certes. Jeune, mais possédait un cerveau incontestable et en état de marche. Les neurones étaient bien connectés. Elle était parfaitement en mesure de prendre des initiatives. Contrairement à beaucoup, pour elle être un bon Mangemort était bien plus qu'être capable de suivre un ordre. Tant pis si elle se plantait. Il lui fallait agir, rapidement. En moins de deux secondes, l'affaire fut réglée. La jeune femme se saisit de la chaise située du côté gauche de la table, presque en face de Rogue, à environ quatre sièges de Bellatrix. L'angle de vue et surtout l'abondante et épaisse chevelure noire et bouclée de la sorcière l'empêcherait d'avoir un contact visuel direct avec le Seigneur des Ténèbres. Parfait. Cette place avait aussi un autre but car Cassidy, voyant son oncle s'en approcher, avait vite compris qu'il s'agissait là de la sienne. Implicitement, lui volant sa place attitrée sous son nez, elle visait aussi à signifier subtilement qu'elle prenait la relève. Les Rowle recouvrerait leur nom et leur place. Remplacement d'un vieux sang pourri et inutile par du sang neuf et volontaire... Qui ne puait pas l'alcool lui. Sans prêter attention à son oncle, Cassidy se plaça derrière sa chaise, droite, les bras dans le dos, et observa l'assemblée. Avait-elle peur ? Humm... Avait-elle peur ? Non. Étrangement, le choc de la première rencontre avec le Lord passée et la mise à l'épreuve avec Greyback lui courant aux trousses lui avait fait voir les choses sous un autre angle désormais. Elle était en vie. Elle était la dernière recrue. Rien ne pouvait donc lui être reproché, pour le moment. En revanche, impressionnée, oui. Qui ne l'aurait pas été en découvrant cet endroit et un tel rassemblement pour la première fois ? Inspirant profondément, la main droite de la sorcière vint flatter discrètement la poche de son épaisse cape noire. Les flacons. Ils étaient là. Tout comme sa baguette, présente dans sa manche droite. Finalement, quelques instants plus tard, le lord délaissa sa victime et se plaça en bout de table, entouré par ses deux fidèles lieutenants, pourtant si différents l'un de l'autre. Sans un regard pour la jeune fille en train d'agoniser sur le sol, Cassidy attendit que le Lord se soit assit et qu'il leur donne la permission pour en faire de même, avant de s'asseoir. La chaise était rude. Tant mieux, au moins sa tenue ne serait pas questionnée. De plus, elle s'était toujours tenue fort droite. Bonnes manières, bienséance, mais aussi des années d'équitation. Lorsqu'elle croisa le regard de Drago Malefoy - qui avait torturé son oncle - elle eu envie de le remercier, mais n'en fit rien, se contentant de le dévisager avec des yeux de glace. Givrée, comme la banquise.

« Un nid d'anciens apprentis Aurors fait bien parler de lui, ces derniers temps, tout comme d'autres activités des membres de l'Ordre du Phénix, commença-t-il d'un ton très serein. Il semble que la communauté sorcière oublie vite ce que nous sommes capables de faire... Avez-vous vous-même oublié votre propre rôle ? Lequel d'entre vous saura enfin se redresser et prouver qu'il mérite sa place ? Car tout le monde ici n'a guère encore fait ses preuves... Je commence à m'impatienter. »

Silencieusement, la Rowle observa les Mangemorts attablés. La plupart semblaient mal à l'aise et fuyants. Le regard baissé, le dos voûté. Ils faisaient réellement pitié à voir. Comme s'ils ne croyaient plus en leur propre cause. Quelques millisecondes, le regard clair de la jeune femme croisa celui du professeur de potions. Elle n'était pas sauve. Elle n'était en vie que parce qu'il avait manifesté un intérêt envers elle. Ce qui était à double tranchant. Il fallait qu'elle fasse ses preuves. Qu'elle démontre sa volonté et son désir de s'impliquer pour leur cause, même si cela impliquait de devoir trahir ses principes. Inspirant profondément, Cassidy prit la parole, le regard respectueusement baissé :

« Avec votre permission Maître, commença-t'elle d'un ton calme, je dispose de certaines informations qui seraient susceptibles de vous intéresser. Etant encore étudiante au Centre de Formation de la cité de Westminster, je suis amenée à devoir m'y rendre régulièrement. De fait, j'ai pu constater le développement et l'évolution d'un mouvement anti-mangemorts depuis début Septembre, et ce malgré le fait que le Centre soit financé et contrôlé – tout comme Poudlard – par le Ministère. Les professeurs ralliés à notre cause m'ont confié avoir souvent vu un groupe d'étudiants venant de sections diverses, tenir des réunions secrètes visant à mettre en place un sabotage de certains inspecteurs ministériels notamment. Ils ont réussi à... capturer dira-t-on, leur chef. Lauren Harfield, une sang-mêlée, étudiante en troisième année de Potions, comme moi. Seulement... Elle refuse de parler et bloque l'effet du Veritaserum, mais je suis certaine de pouvoir y arriver. »

La jeune femme reprit sa respiration et poursuivit le déroulement de sa pensée :

« Bien sûr, il serait simple d'attaquer brusquement et de démanteler un réseau rapidement. Torturer Lauren à coups de Doloris jusqu'à ce que le sang lui sorte par tous les orifices mais... Je ne suis vraiment pas convaincue, la connaissant, qu'elle parle. De plus notre propagande ne vise-t'elle pas à rassurer la population en démontrant les dangers que représentent les Sang-de-Bourbes ? Nous devons nous montrer subtils et prudents dans nos actions, afin de ne pas effrayer la population. Il faut nous attaquer aux racines de cette résistance, pas juste en brûler les branches. »

Elle se détestait déjà pour ce qu'elle allait devoir faire si jamais la proposition était retenue.

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Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.

Crédit - Joy
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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Mar 23 Mai 2017 - 20:40

Un éternel jeu de regard et de défiance, comme à leur bonne habitude. Cette chère Bella le haïssait et se méfiait de lui comme de la peste, comme elle le lui avait déjà maintes fois hurlé au visage, tout particulièrement lorsque sa sœur était venue lui demander de l’aide pour protéger son unique enfant. Le meurtre de Dumbledore n’avait rien arrangé à leur relation houleuse, bien qu’on aurait pu croire qu’avec cela, Bellatrix l’aurait enfin pris pour un allié fidèle du mage noir. Si même un tel acte ne suffisait pas, il était certain que jamais elle ne lui accordera la moindre confiance. Peut-être il y avait-il une once de jalousie ? Severus n’avait guère envie de se fatiguer à lire dans son esprit, rentrer dans un mental malade et tortueux n’était gère une expérience agréable, qui voudrait passer du temps dans l’esprit de cette dingue ? Il était la glace, elle était le feu vif, tous deux considérés comme les plus proches lieutenants du seigneur des ténèbres et aux antagonistes l’un de l’autre. Assis tranquillement, Rogue gardait les mains croisées sur la table, sans montrer une lueur de tension ou de quoi que ce soit d’autre, formant un contraste parfait avec Bellatrix qui n’avait de cesse à laisser éclater tous ses sentiments au grand jour. L’impassibilité profonde contre la vivacité à l’état pur. Jamais le maître des cachots ne pourra parvenir à apprécier une personne aussi débordante dans ses émotions, tant rongée par certains qu’elle en avait elle aussi perdu toutes notions de bien et de mal. Méfiance, le débordement était certes dangereux pour les autres mais surtout pour soi-même.

Le reste de la famille était bien pâle, à coté. Narcissa, pour commencer, ressemblait désormais bien plus à un fantôme qu’un être vivant, disposant des mêmes couleurs que le Baron Sanglant. Droite, yeux baissés, vêtements sombres, teint cadavérique, tout respirait la soumission, dans sa posture, et pourtant, ce serait la sous-estimer que de la croire sincèrement éteinte et écartée de la partie. Désormais, Rogue avait conscience de ce qu’elle était capable de faire pour protéger son fils, elle pouvait aller jusqu’à trahir le mage noir. Voldemort en avait-il conscience ? Difficile de le juger… Pour le directeur, non, il n’avait pas encore réalisé cela, tant aveuglé qu’il l’était par sa haine de la famille Malefoy, d’autant plus qu’il ne pouvait tout simplement pas comprendre ce que pouvait faire une mère pour son enfant. En un sens, Narcissa lui rappelait beaucoup Lily. Assise à côté de son fils, qui portait très clairement l’étiquette d’otage au milieu de cette belle assemblée, elle était le dernier rempart protecteur. Lucius ne pouvait rien, trop passéiste, trop faible, trop soumis et brûlant de regagner un jour les faveurs de Voldemort. Narcissa, elle, était consciente de la réalité et fera pour tout pour son fils. Il était évident que trahir Voldemort ne l’effrayait plus, tant que son enfant vivra et sera en sécurité. Cette femme avait bien plus de courage que son mari et sans doute plus que tous les mangemorts assis autour de cette table réunis.

Sur une vingtaine de personnes, trois donc n’étaient pas là pour les raisons que l’on croyait. Quatre, si on comptait Drago. Le gamin n’avait plus non plus beaucoup d’illusions, quand bien même il ait pu en avoir les deux ou trois premières semaines après avoir reçu la Marque. Au moins était-il en vie. Pas comme la fillette au sol derrière eux, clairement du même âge, près de l’imposante cheminée. Severus l’avait brièvement vu en traversant la salle, du moins reconnu son visage, il pensait savoir qui il était. Bien des familles de Sang-Pur n’avaient plus tant de grâce qu’autrefois et le directeur était certain que les parents de cette fille étaient déjà morts. Pourquoi le mage noir la gardait-il encore en vie pour le moment, cela, c’était une autre affaire, sans doute avait-il dû lui soutirer des informations et « jouait » un peu avec elle avant de l’achever. Leur serpent national avait décidément une conception de l’amusement bien différente de celle du reste de l’humanité. C’était ainsi, c’était la guerre. On pouvait dire qu’il était bien cruel de ne pas avoir plus de compassion pour une toute jeune femme étendue au sol à agoniser, las, on ne pouvait sauver tout le monde et Severus avait bien du mal, en temps normal, à éprouver de la compassion. Pour qui que ce soit. Enfin bref, la question n’était pas là, il pouvait sentir à quel point la situation se cristallisait, une tension se dégageant avec force.

– Un nid d'anciens apprentis Aurors fait bien parler de lui, ces derniers temps, tout comme d'autres activités des membres de l'Ordre du Phénix, commença-t-il d'un ton très serein. Il semble que la communauté sorcière oublie vite ce que nous sommes capables de faire... Avez-vous vous-même oublié votre propre rôle ? Lequel d'entre vous saura enfin se redresser et prouver qu'il mérite sa place ? Car tout le monde ici n'a guère encore fait ses preuves... Je commence à m'impatienter.

Voldemort annonçant qu’il s’impatientait était comme une annonce de fin du monde, au vu du regard de certains. Ah, faire ses preuves, les fameuses preuves, des « preuves » dont si peu avaient de la valeur aux yeux du Seigneur des Ténèbres. Dommage qu’il n’y ait qu’un seul Dumbledore à tuer. Très brièvement, il croisa le regard de Cassidy puis le porta ailleurs, sans en tenir spécialement compte. Elle savait ce qu’elle avait à faire. Quant aux autres, y en aura-t-il un pour se lancer avant ? Mis à part Bellatrix, tous les mangemorts assis autour de cette table étaient en souffrance de récents « exploits », car les frasques et terreurs habituelles des mangemorts n’étaient plus suffisantes pour trouver grâce auprès du mage noir. Sans compter ceux qui, comme Lucius ou l’oncle de son élève, étaient d’office éjectés de la partie. Lucius qui avait sans doute l’air le plus misérable et éteint. Pas de quoi non plus attirer la plus petite once de compassion. Cet homme avait failli, certes, mais il n’avait pas eu le courage de redresser la tête et poursuivre. Aucune volonté réelle, au contraire de sa femme, il n’était qu’un vulgaire suiveur.

– Avec votre permission Maître, je dispose de certaines informations qui seraient susceptibles de vous intéresser. Etant encore étudiante au Centre de Formation de la cité de Westminster, je suis amenée à devoir m'y rendre régulièrement. De fait, j'ai pu constater le développement et l'évolution d'un mouvement anti-mangemorts depuis début Septembre, et ce malgré le fait que le Centre soit financé et contrôlé – tout comme Poudlard – par le Ministère. Les professeurs ralliés à notre cause m'ont confié avoir souvent vu un groupe d'étudiants venant de sections diverses, tenir des réunions secrètes visant à mettre en place un sabotage de certains inspecteurs ministériels notamment. Ils ont réussi à... capturer dira-t-on, leur chef. Lauren Harfield, une sang-mêlée, étudiante en troisième année de Potions, comme moi. Seulement... Elle refuse de parler et bloque l'effet du Veritaserum, mais je suis certaine de pouvoir y arriver.

C’était un jeu dangereux, las, elle était de toute façon déjà trop impliquée pour reculer, de un parce que Voldemort savait qu’elle avait « quelque chose » qui avait poussé Rogue à la prendre comme élève, de deux parce que nom la condamnait depuis sa naissance à suivre cette voie, de trois car faiblir aujourd’hui serait accepter de rouler droit vers la mort à cause de sa famille. Tout était question de dosage, désormais. Parler sans en dire trop. S’exposer sans se mettre ouvertement en danger. Prendre des initiatives sans se placer trop en avant. Se faire entendre mais savoir obéir et suivre. Se montrer comme un des nouveaux éléments forts d’une famille de sang-Pur sans pour autant vouloir dépasser un père déjà bien « installé ». Attiser l’intérêt sur elle mais ne pas risquer d’en attirer trop.

– Bien sûr, il serait simple d'attaquer brusquement et de démanteler un réseau rapidement. Torturer Lauren à coups de Doloris jusqu'à ce que le sang lui sorte par tous les orifices mais... Je ne suis vraiment pas convaincue, la connaissant, qu'elle parle. De plus notre propagande ne vise-t-elle pas à rassurer la population en démontrant les dangers que représentent les Sang-de-Bourbes ? Nous devons nous montrer subtils et prudents dans nos actions, afin de ne pas effrayer la population. Il faut nous attaquer aux racines de cette résistance, pas juste en brûler les branches.

Connaissant Voldemort, peu de chances qu’il réponde aussitôt, il aimait prendre le temps de la réflexion, pour ce genre de plan, tout particulièrement lorsque cela touchait un sujet si sensible. Le silence qui suivit fut cependant très court puisqu’il fut interrompu par une plainte incontrôlée. Une plainte suivit d’un très faible gémissement puis le son de la respiration chaotique se tut finalement, dans un léger soupir. La fillette était donc morte. Rogue resta parfaitement impassible, comme si rien ne le touchait, comme s’ils ne venaient pas juste entendre une fille de dix-sept ou dix-huit succomber sans avoir eu le temps de vivre. Comme si ce n’était rien.

– Un traître à son sang bien connu s’est fait engager comme professeur dans ce centre et anime les groupes plus agités, ajouta Severus de son teint froid et distant habituel. L’oncle de cette fille, même. Toute la famille était pourrie jusqu’à l’os. Typiquement le genre à inciter des mioches à ne pas craindre la mort, il sous-estime très largement nos actions.

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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Jeu 25 Mai 2017 - 19:10


- Lucius, arrête de geindre, tu me donnes mal à la tête.

La voix de la femme claqua comme un fouet embrasé dans le salon de thé où elle se trouvait, en compagnie du couple Malefoy et de leur unique enfant. Drago tremblait comme une feuille, dans les bras de Narcissa et Lucius faisait les cent pas autour de la table en marmonnant des débilités plus profondes encore que lui. Un certain exploit venant de lui, d'après la femme qui l'observait faire, soit Bellatrix Lestrange.

- Mais Bellatrix, tu sais bien que...
- Je ne sais rien du tout, pour la centième fois Lucius, alors assis-toi et arrête de geindre !

L'homme - si on pouvait réellement appeler ce que Lucius était devenu ainsi - obtempéra. Sans doute parce qu'il savait que derrière l'apparente colère de Bella se cachait en réalité une menace bien réelle. Il s'installa à côté de Narcissa et tenta de reprendre la parole. Il fut coupé par un simple geste de la femme - souvent considéré comme folle - de la main.

- Je vais me répéter pour la dernière fois Lucius. Écoute-moi bien, car si je dois à nouveau dire ce que je m'apprête à raconter, je te jure sur ma baguette que je t'arrache les tripes avec mon poignard. Est-ce clair ?!
- O-oui Be-Bellatrix...
- Bien.

La mangemort sourit, ce qui eut le don de braquer plus encore le blond. Elle se releva lentement, lançant au couple et Drago le soin de découvrir qu'elle se trouvait habillée d'une longue robe noire, large, ne laissant pas deviné le corps fantomatique s'y cachant - un "cadeau" de son séjour à Azkaban.

- Je ne sais pas ce que le Seigneur des Ténèbres à prévu pour cette réunion. Je ne peux pas lire son esprit, seulement me protéger des intrusions dans le mien à l'aide de l'occlumencie, et même si je le pouvais, je n'oserai jamais trahir sa confiance. Est-ce qu'il a décidé d'offrir Drago à son serpent, je ne pense pas, est-ce qu'il va enfin décider de te tuer, j'en doute, il aime te voir souffrir et je dois même avouer que même si je n'apprécie pas voir Drago et Narcissa souffrir par ta faute, te voir t'uriner dessus à chaque fois qu'il te regarde m'amuse énormément. Maintenant, je te conseille de te faire petit pendant la réunion et ça vaut pour vous trois. Moins vous vous ferez remarquer, mieux ce sera pour le moment.

Narcissa se releva légèrement, mais un geste de sa sœur lui fit comprendre qu'elle devait, pour le moment, rester assise et l'écouter. Elle reprit alors Drago dans ses bras et écouta ce que Bellatrix avait à dire.

- Le Seigneur des Ténèbres est déçu par vos comportements. Quand nous aurons une occasion pour que vous rachetiez le peu de confiance qu'il avait en vous, nous la saisirons, mais ce n'est pas encore le moment, est-ce clair ?
- Oui, tante Bella...

C'était Drago qui avait parlé, d'une voix tremblante, les yeux vers le sol. Bellatrix se rapprocha de lui et vint caresser son visage. Il était faible, comme son père et par sa faute, c'était Rogue qui avait gagné la bataille pour être le bras droit de leur Maître. Bellatrix n'était pas dupe, ni idiote. Si le Seigneur des Ténèbres avait besoin d'une vraie réussite, il se tournerait vers Rogue, plus vers elle. Beaucoup devaient penser que Bellatrix était toujours aussi bien considéré qu'avant, mais elle était loin d'être idiote. Elle n'était que le bras gauche, une simple arme à utiliser comme bon lui semblait, alors que Rogue... Rogue était déjà plus, elle le sentait et ça la mettait dans une rage folle. Il leur faudrait au moins Harry Potter sur un plateau d'argent à offrir au Maître pour qu'elle pût à nouveau être réellement sa favorite.

D'un geste brusque, Bellatrix se releva et observa l'horloge se trouvant dans la pièce. D'ici quelques minutes, elle se trouverait à nouveau à la gauche du Maître pour une nouvelle réunion. Elle se devait de se calmer et oublier ses crises stupides. Il n'était plus temps de jouer. Elle devait à nouveau prouver qu'elle avait sa place parmi les mangemorts. Elle se détourna des trois Malefoy et sortit de la pièce, ses bottes claquant sur le sol comme des gongs annonçant sa propre exécution. Expirer, inspirer, remettre ses idées en place, replacer le brasier géant qui lui servait de bouclier à tous les viols d'esprit. Seul Lord Voldemort avait le droit de pénétrer son esprit, personne d'autre.

Quelques minutes plus tard... Bellatrix observait Rogue avait une haine bien visible dans les yeux. Elle ne cachait pas ses émotions, elle préférait qu'il sache. Elle voulait qu'il sût, qu'un jour, elle serait à sa place et qu'il serait mort et qu'elle aurait toute la gloire. Finalement, malgré tout, elle détourna les yeux quand le Seigneur des Ténèbres ouvrit les lèvres pour murmurer quelques paroles, chanter d'un sifflement de sa voix magnifique. Des paroles qui eurent le don de crisper légèrement la femme à sa gauche.

- Un nid d'anciens apprentis Aurors fait bien parler de lui, ces derniers temps, tout comme d'autres activités des membres de l'Ordre du Phénix. Il semble que la communauté sorcière oublie vite ce que nous sommes capables de faire... Avez-vous vous-même oublié votre propre rôle ? Lequel d'entre vous saura enfin se redresser et prouver qu'il mérite sa place ? Car tout le monde ici n'a guère encore fait ses preuves... Je commence à m'impatienter.

C'était intéressant, mais surtout dangereux. Bellatrix commença rapidement à réfléchir à grande vitesse pour trouver que dire, mais elle fut prise de court par Rowle. Non le père. Non l'oncle - bien qu'ils n'existassent plus vraiment pour elle depuis un moment déjà - mais cette saleté d'arriviste de Cassidy Rowle. Cette foutue naine blonde voulait briller, visiblement. Bellatrix ne put s'empêcher de retenir une micro-expression de dégoût sur son visage émacié.

- Avec votre permission Maître, je dispose de certaines informations qui seraient susceptibles de vous intéresser. Etant encore étudiante au Centre de Formation de la cité de Westminster, je suis amenée à devoir m'y rendre régulièrement. De fait, j'ai pu constater le développement et l'évolution d'un mouvement anti-mangemorts depuis début Septembre, et ce malgré le fait que le Centre soit financé et contrôlé – tout comme Poudlard – par le Ministère. Les professeurs ralliés à notre cause m'ont confié avoir souvent vu un groupe d'étudiants venant de sections diverses, tenir des réunions secrètes visant à mettre en place un sabotage de certains inspecteurs ministériels notamment. Ils ont réussi à... capturer dira-t-on, leur chef. Lauren Harfield, une sang-mêlée, étudiante en troisième année de Potions, comme moi. Seulement... Elle refuse de parler et bloque l'effet du Veritaserum, mais je suis certaine de pouvoir y arriver.

Bien évidemment. Elle le savait depuis début septembre et n'avait rien dit avant ? Elle était en contact avec des mangemorts depuis un moment déjà et n'avait rien fait pour contrer cela ?! Lestrange ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel devant se semblant de dévouement. Elle voulait seulement se faire bien voir ou quoi ? S'il y avait bien des adeptes qui l'énervaient, c'était bien ce genre-là, qui lâcher les informations quand bon leur semblait, devant leur Maître, pour entrer dans ses bonnes grâces.

- Bien sûr, il serait simple d'attaquer brusquement et de démanteler un réseau rapidement. Torturer Lauren à coups de Doloris jusqu'à ce que le sang lui sorte par tous les orifices, mais... Je ne suis vraiment pas convaincue, la connaissant, qu'elle parle. De plus, notre propagande ne vise-t-elle pas à rassurer la population en démontrant les dangers que représentent les Sang-de-Bourbes ? Nous devons nous montrer subtils et prudents dans nos actions, afin de ne pas effrayer la population. Il faut nous attaquer aux racines de cette résistance, pas juste en brûler les branches.

Bon, certes, Bellatrix ne l'aimait pas, mais elle devait bien avouer que la gamine n'avait pas tort sur ce point-là. Brûler les branches ne servirait à rien si les racines tenaient toujours. Elle repousserait, sans doute même plus solidement, mais son plan restait idiot et naïf, d'après la mangemort. Non, il fallait leur faire comprendre qui ils étaient.

- Un traître à son sang bien connu s’est fait engager comme professeur dans ce centre et anime les groupes plus agités, ajouta Rogue. L’oncle de cette fille, même. Toute la famille était pourrie jusqu’à l’os. Typiquement le genre à inciter des mioches à ne pas craindre la mort, il sous-estime très largement nos actions.

Par pitié, Rogue ne pouvait-il pas la fermer pour une fois ? Non, bien sûr que non, il fallait qu'il mette son grain de sel également. Ce serait sans doute plus serré pour convaincre le Seigneur des Ténèbres maintenant que Rogue avait parlé, mais Bellatrix resta confiante malgré tout, du moins en partie. Elle prit à son tour la parole, parlant directement à son Seigneur en courbant légèrement l'échine pour lui montrer sa soumission, comme tout bon mangemort devrait le faire. Il était le Maître, eux étaient ses serviteurs.

- J'imagine qu'utiliser les compétences de Rogue et Rowle en potion pourrait être utile, Maître, mais je doute malgré tout que "rassurer la population" soit réellement productif. Nous pourrions utiliser d'autres moyens que les potions pour la faire parler. Violer son esprit pour avoir les informations ne serait-il pas plus rapide ? De plus, nous pourrions ainsi découvrir s'ils ont un lien avec l'Ordre du Phénix et découvrir s'ils en connaissent d'autres membres que nous ignorons.

Bellatrix fit une pause. Elle baissa légèrement la tête vers Lord Voldemort, puis reprit la parole d'un ton plus calme, bien que sa folie pût toujours se lire dans sa voix. Elle n'en avait pas conscience elle-même, mais nombres de Mangemorts le savaient et avaient peur d'elle à cause de ça, précisément.

- Il nous faudrait les informations rapidement, pour pouvoir ensuite attaquer avec un plan bien ficelé et vite. Frapper fort. La population doit se rappeler ce que nous sommes, qui nous sommes et nous craindre. Pas, d'après moi en tout cas, être rassurée. Bien sûr, je me plierai à votre volonté, comme toujours, mon Maître.

Terminant d’émettre sa pensée à voix haute, Bellatrix se réinstalla sur son siège, ne disant plus rien. Il n'était plus temps de jouer. Elle devait s'assurer que le meilleur sorcier du monde gagnerait la guerre. Bella n'était pas idiote. L'Ordre du Phénix était toujours vivant. Rogue avait coupé la tête de l'oiseau, mais celui-ci s'enflammait déjà pour revenir plus puissant encore. Il fallait le détruire complètement. Détruire toutes les rébellions, mais également retrouver Potter et le livrer au Seigneur pour qu'il empêchât définitivement le phénix de renaître.

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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Ven 26 Mai 2017 - 20:13

HJ : J'ai repris l'avatar proposé par Cassidy dans ses PVs.


Il décolla ses paupières. La lumière, vive, brûlait sa rétine. Il s’était encore endormi. Non, il fallait rectifier ce postulat et remettre les choses à leur place. Il avait perdu connaissance à force de s’enfiler des verres de bourbon en toisant le feu dans la cheminée. Quelle heure était-il ? Peu importait, tant qu’il n’était pas en retard. Remuer, ressasser, se morfondre, Thorfinn ne faisait que ça. Il parvenait encore à maintenir l’illusion d’une allure plus ou moins respectable en public. Mais dès qu’il n’y avait personne pour l’observer, son cerveau se mettait à remuer désagréablement, comme une créature difforme sous son placenta et sa main se tendait mécaniquement vers une bouteille pour faire taire la créature. Il se rappelait son père. Quand il était gosse, il avait été habitué à voir son père avec en permanence un verre vissé à la main, à tel point qu’il ne s’était jamais dit que son père était un alcoolique. Non, son papa avait juste tout le temps soif. Qu’il avait été naïf, horriblement naïf. Sans s’en rendre compte, alors que lui-même retraçait un chemin semblable, Thorfinn avait réalisé dans un coin de son cerveau que son père n’avait été qu’un pauvre ivrogne. Il savait pertinemment qu’Andreas sentait les effluves de soiffard qui émanaient de la large carrure de gargouille de son petit frère. Mais il ne disait étrangement rien. Il fronçait juste un peu ses sourcils, flirtant avec la déception. Peut-être lui laissait-il le temps de se reprendre en main, alors Thorfinn en profitait un peu, continuant à baisser les bras un peu plus tous les jours.

Ses échecs continuels l’avaient cloué fermement au sol, les uns après les autres, sans lui laisser le temps de se relever entre chaque torgnole. Le coup de grâce avait été de se faire torturer par le rejeton des Malefoy. Ce n’était qu’un gosse. Et parce qu’ils avaient tous les deux étés contraints par le Seigneur des Ténèbres, l’humiliation s’en était ressentie d’autant plus blessante. Il aurait préféré se faire torturer par le Lord lui-même plutôt que par cet avorton qui n’était là que pour punir les agissements de ses parents. Comme si reconnaitre qu’il s’était fait battre par Potter à Tottenham Court Road n’avait pas été suffisant comme honte à porter. Il fallait en plus s’enfermer dans le cercle vicieux où le môme Malfoy était plus éminent que lui, alors qu’il n’avait finalement pas faire grand-chose. Se dire qu’il n’avait été qu’un instrument dans la punition d’un autre n’avait pas aidé Thorfinn à remonter la pente. Au contraire, il ne voyait que le déshonneur qu’il y avait à subir la douleur d’une main que tout le monde savait minable. La tripoté de blonds n’était pas juste là pour faire joli dans une vitrine, ou pendouiller au bout d’un corde en guise de spectacle. Non, à tout moment ils pouvaient recevoir l’ordre qui les dénigrerait autant eux que la victime de leur affaire. Le Lord les utilisait, et c’était comme se faire barbouiller par de la boue.

Thorfinn renifla avec dédain en transplanant à la demeure si bien rangée des Malfoy. Jardins à la française, dorures engoncées, arabesques de fer forgé et grandes vitres. Il détestait cet endroit. Non pas parce qu’il fallait affronter le Seigneur des Ténèbres et le souvenir de son échec à chaque fois, mais parce que c’était leur maison à eux. Et puis bien sûr, chaque réunion était un risque de se faire rabaisser encore une fois, si ce n’était pour avoir commis une erreur, c’était alors pour n’avoir rien entrepris. Cette idée ne l’empêchait pas de garder une bonne allure et une démarche énergique. De par sa carrure, il n’était pas de ceux qui, même fatigués ou abattus, avaient l’air faibles. Même l’alcool n’arrivait pas à le faire plier, il l’endormait seulement. Thorfinn avait les épaules beaucoup trop larges pour ça, le dos bien trop volumineux et le visage suffisamment robuste pour avoir l’air d’être vigoureux en permanence. Ce qui le desservait parfois finalement. A avoir l’air trop robuste, incapable de se tasser sur soi pour disparaitre, on le remarquait forcément, même lorsqu’il ne le fallait pas.

Avant même d’avoir atteint la porte, il entendit en écho les hurlements si difformes qu’il lui fut impossible de savoir à qui ils appartenaient. Peu importait de toute manière, sous la main du Lord, ils devenaient tous fous, perdant la notion de leur propre identité. Andreas devait déjà se trouver non loin de la table, se consacrant à son occupation préférée : l’observation. Pour sa part, moins il se trouvait là, mieux c’était. Il n’avait rien à proposer au Lord à part son obéissance. Aucun motif de fierté, que de la loyauté sans failles… sans failles… Ses échecs répétés ne lui permettaient même plus de pouvoir affirmer rien que cela.

Comme à son habitude depuis un certain temps, Thorfinn était rentré dans la salle sans considérer personne, son désir de se faire invisible lui donnant plutôt un air renfrogné qu’autre chose. Il aurait tracé jusqu’à son siège attitré sans parler à qui que ce soit, mais la vue de la flaque de « rien » au sol l’immobilisa un instant, le coinçant à quelques pas de son but. Il ne ressentit aucune pitié pour… la chose torturée. Cela lui rappela néanmoins amèrement que s’ils pouvaient tous monter, ils pouvaient tout autant dégringoler jusqu’à l’oubli. Cette scène le renvoyait durement à la réalité, lui rappelant qu’il n’était peut-être pas très loin de cet état de disgrâce. Fronçant les sourcils, Thorfinn continua sa marche, d’un pas déjà moins assuré mais toujours aussi bourru, pour rejoindre sa place. Une touffe blonde lui passa sous le nez et se posa juste devant lui. Cassidy, cette garce ! Il sentit instantanément la poudre lui monter à la tête et l’envie de lui assainir un coup sur le crâne anima sa main d’un soubresaut nerveux. Nouvelle génération de m*rde, sans respect, qui se croyait déjà au-dessus de tout ! L’énervement qui parcourait ses veines aurait été alors suffisant pour qu’il lui dérobe sa chaise sous son c*l de poule pour lui fracasser dessus ! Qu’il aurait voulu ! Il se savait être assez fort pour le faire, pour la tuer, puisque son maudit frère refusait de le faire… ! Non. Enfantillages. Il lâcha un très long soupir avant de se forcer à détendre ses épaules. Au lieu de cela, il alla s’assoir juste en face, à côté d’Andreas, étudiant déjà d’un regard empli de noirceur sa jeune nièce écervelée.

« Un nid d'anciens apprentis Aurors fait bien parler de lui, ces derniers temps, tout comme d'autres activités des membres de l'Ordre du Phénix. Il semble que la communauté sorcière oublie vite ce que nous sommes capables de faire... Avez-vous vous-même oublié votre propre rôle ? Lequel d'entre vous saura enfin se redresser et prouver qu'il mérite sa place ? Car tout le monde ici n'a guère encore fait ses preuves... Je commence à m'impatienter. »

Par reflexe, Thorfinn avait baissé ses yeux, s’enfonçant dans sa chaise, se fondant presque dans le profil de son frère pour ne pas ressortir de la perspective en profondeur des visages qui se superposaient les uns derrière les autres. Néanmoins, il releva bien vite son regard lorsque Cassidy se mit à parler. Et plus elle parlait, plus un laid rictus se dessinait sur son visage. Petite conne. La voilà qui voulait faire ses preuves ? Bien. Andreas avait beau nourrir l’espoir qu’elle se montrerait digne du nom des Rowle, Thorfinn ne pouvait souhaiter qu’une chose : qu’elle subisse le même sort que lui. Pire, de préférence. Et si Rogue devait tomber avec, au diable ! Mais c’était aussi une occasion pour lui-même de rebondir une bonne fois pour toutes, quitter la vase dans laquelle il se trouvait et s’éloigner de ce sentiment d’alerte constant qui lui faisait craindre la vue d’une flaque de fille de mangemort. Il voulait se sentir en sécurité à nouveau, comme son frère, comme Rogue… Alors il observait Cassidy avec une attention intense, dérangeante, voyant déjà sur quels points il pouvait manifester son ardent désaccord, mais Bellatrix le devança. Soudain particulièrement scrupuleux, la nuit de sa beuverie disparaissant sous la force de l’enthousiasme, Thorfinn resta suspendu aux lèvres de la Mangemort qu’on chuchotait être folle. Il la trouvait désagréable, effrayante, non pas comme un danger permanent, bien qu’il y eût aussi un peu de cela, mais comme quelque chose de particulièrement dérangeant. Un nid de larves grouillant au creux d’un tronc mort, une bouche crevée d’abcès, une gangrène s’étendant sur le corps entier et répandant une odeur de décomposition… Cette femme ne lui aspirait qu’un profond sentiment de répulsion. Mais parce que le Lord semblait lui accorder de l’importance dans sa folie loyale, il fallait s’en accommoder, comme on s’habitue à une araignée et à sa toile parce qu’elle sauve des moustiques. Lorsqu’elle eut fini son propos, Thorfinn enchaina de sa voix grave et forte, qu’il s’était efforcé de rendre aussi distincte et aussi peu chevrotante que possible :

- Je suis de l’avis de Bellatrix. Ma nièce veut être prudente, probablement qu’elle tend encore à embellir les apparences, rester discrète, ne pas s’attirer trop de regards… dit-il narquoisement. Mais nous devrions agir bien et publiquement. Il faut que ces traitres, effrayés par ce que nous sommes capables de faire et de l’efficacité avec laquelle nous traquons nos ennemis, préfèrent dénoncer un voisin qu’ils voient mal agir plutôt que de le cacher. Car je suis sûr que la plupart de ces maudits étudiants étaient au courant de ce qui se tramait, ils fermaient juste les yeux pour ne pas réveiller la ruche. Comme ça, la prochaine fois, ce ne sera pas ma nièce qui viendra nous voir pour en parler des mois plus tard, mais un prof, un élève, le balayeur des locaux ! Qu’ils craignent. Mais pour ça, il faut qu’ils sachent de quoi on est capables.

Sentant qu’il s’était peut-être emporté dans son désir de faire bonne figure, Thorfinn se laissa retomber dans les profondeurs de sa chaise, ignorant savamment le regard qu’il sentait brûlant qu’Andreas lançait à son égard. Il se sentait observé et préféra nuancer son propos :

- Bien sûr, maître, nous nous réduirons à vos désirs. Je… je pense qu’on pourrait frapper quand tous les membres du centre de formation sont là et les forcer à… à se dénoncer les uns les autres. Ca résultera peut-être en une confusion au final entre qui est vraiment coupable et qui ne l’est pas… mais au moins, plus personne ne se fera confiance et les tentatives de former des rébellions seront réduites à jamais. Ils se souviendront pour toujours que l’un de leur collègue, pour sauver sa peau, en a dénoncé un autre.

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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Dim 28 Mai 2017 - 11:09

Le silence, tout d’abord un silence lourd et empli d’une certaine fébrilité, de crainte, aussi, de beaucoup de crainte. En effet, le Lord s’impatientait… Faire parti de ces rangs n’était guère qu’un simple jeu, il fallait se donner les moyens à la hauteur de ses ambitions, cependant, la majorité des personnes se trouvant face à lui aujourd’hui était… désespérément faible. Combien s’entraînaient réellement, combien recherchaient à gagner plus de pouvoir, combien consacraient leur vie à la Cause, combien s’efforçaient de toujours filer vers le haut, combien étaient si loyaux ? Deux seulement, en réalité, deux mangemorts, assis à ses côtés, Bellatrix et Rogue, le feu et la glace. C’était bien peu, bien trop peu. Le jeune Croûpton aurait lui aussi été si utile s’il était encore en vie, lui qui avait été un temps le plus fidèle de ses soldats et le plus enfiévré. Lui qui avait, par ses efforts, livré Potter sur un plateau d’argent il y a trois ans de cela. Grâce à lui, Voldemort avait retrouvé un nouveau corps et il regrettait bien aujourd’hui l’absence de ce serviteur. Ce n’était guère de la reconnaissance, plutôt un regret de ne plus l’avoir sous la main pour l’utiliser à souhait. Au moins avait-il été très doué, doué comme seuls ses deux lieutenants l’étaient aujourd’hui.

La fillette blonde prit tout à coup la parole, semblant décidément bien empressé de prendre la relève et évincer sa famille de dépravés. La nouvelle et jeune génération sera-t-elle capable de relever un tant soit peu le niveau ? Voldemort caressa doucement sa baguette, sans émettre le moindre son, éprouvant de sérieux doute sur les capacités des rejetons des mangemorts à hisser plus haut ce que leur avaient laissé leurs parents. A ses yeux, les Rowle ne valaient pas plus que les Malefoy et seule l’erreur si gigantesque de Lucius les rabaissait encore plus que la famille Rowle. Une erreur qui ne sera jamais pardonné, Lucius n’aura pas la chance de mourir et être enfin libéré, non, il continuera à payer chaque minute de sa vie sa trahison. Le tuer serait bien trop facile. Quant à la gamine blonde, il restait à voir ce qu’elle avait dans le ventre. Echapper à Greyback et se battre quelques minutes contre Bellatrix n’étaient rien d’autre que des petits jeux et ce n’était guère cela qui suffisait à prouver sa valeur. C’était là une affaire prenant du temps et il en fallait beaucoup avant que Voldemort ne reconnaisse la force d’une personne. A vrai dire, il ne l’avait reconnu que pour cinq personnes, dans son existence. Dumbledore, Rogue, Bellatrix, Croûpton Junior et bien sûr Liza. Son miroir, littéralement, la femme qui aurait pu être la meilleure partenaire dans le mal qui soit, s’ils n’avaient guère dû s’affronter. Ah, ce duel lui rappelait bien des souvenirs agréables, elle avait été la seule contre qui il avait dû tout donner, le seul duel où sa vie avait véritablement été en danger.

– Bien sûr, il serait simple d'attaquer brusquement et de démanteler un réseau rapidement. Torturer Lauren à coups de Doloris jusqu'à ce que le sang lui sorte par tous les orifices mais... Je ne suis vraiment pas convaincue, la connaissant, qu'elle parle. De plus notre propagande ne vise-t-elle pas à rassurer la population en démontrant les dangers que représentent les Sang-de-Bourbes ? Nous devons nous montrer subtils et prudents dans nos actions, afin de ne pas effrayer la population. Il faut nous attaquer aux racines de cette résistance, pas juste en brûler les branches.

Ah, la naïveté des jeunes de cet âge, lorsqu’ils n’avaient pas travaillé depuis déjà des années à s’élever et se surpasser. Rassurer la population disait-elle, c’était bien ridicule. La population toute entière pouvait aussi bien brûler en même temps que ce qui restait de l’Ordre du Phénix, cela ne fera ni chaud ni froid au Seigneur des Ténèbres. Que lui importait la vie des autres, leurs espoirs ou leurs rêves ? Rien de tout cela ne pouvait le toucher et effrayer la population ne l’inquiétait guère. Les faibles n’avaient pas à influencer les décisions des puissants et encore moins avoir droit de parole. Cette femme, peu importe son nom, qu’ils avaient prise n’était qu’un pantin de plus, croyant pouvoir agir au sein d’une lutte qui la dépassait. Un léger mouvement attira ensuite son attention et il glissa le regard vers Nagini, occupée à pousser de la tête la main inerte de leur jeune victime. Tiens, déjà morte ? Elle n’aura pas tenu longtemps, tout au plus une heure ou deux, il n’avait pas prêté garde au temps passé à lui arracher des informations. Le sang allait salir le parquet, lui sortant de la bouche et de multiples blessures, les yeux grands ouverts dans un masque figé de l’horreur vécu dans ses derniers instants. L’odeur du sang allait attiser l’appétit de Nagini, sans nul doute, et c’était tant mieux, sa bête avait besoin d’une nourriture solide et variée. La chair encore chaude d’une toute jeune fille changera son serpent des hommes dont elle se nourrissait régulièrement.

– Un traître à son sang bien connu s’est fait engager comme professeur dans ce centre et anime les groupes plus agités, ajouta Severus de son teint froid et distant habituel. L’oncle de cette fille, même. Toute la famille était pourrie jusqu’à l’os. Typiquement le genre à inciter des mioches à ne pas craindre la mort, il sous-estime très largement nos actions.

L’oncle était toujours vivant ? Voldemort tourna lentement la tête vers Rogue, contrarié par cette information. Ainsi donc, le seigneur des ténèbres en avait omis un, lorsqu’il avait procédé à la traque de cette famille… Voilà qui était pour le moins fâcheux. Un court silence s’installa puis Bellatrix parla à son tour, tournée vers lui et légèrement courbée. Le terme « rassurer la population » en avait visiblement amusé plus d’un, c’était si typique des petits jeunes qui prenaient encore bien garde à ne pas se faire remarquer. Cela dit, il n’était pas non plus mauvais de faire montre d’une certaine prudence, avant de se dévoiler et passer à l’attaque. Les plus démonstratifs n’étaient pas les meilleurs, c’était dit. Croûpton et Rogue, habitués aux ombres et aux mouvements dans le cœur de la nuit et tous ses secrets, s’étaient révélés de bien meilleurs éléments que les mangemorts préférant « l’explosion », l’étalage de leurs pouvoirs et cruauté. Lui-même inspirait la terreur sans même se montrer, ne laissant que des traces et des victimes derrière lui. Deux approches, une de face, l’autre dans le dos, et ils avaient besoin autant de l’un que de l’autre, bien que la première soit incontestablement plus efficace pour gagner plus de pouvoir. La seconde servait à effrayer et brimer, l’objectif était bien différent. Voldemort resta encore silencieux, continuant à faire glisser avec lenteur deux doigts sur sa baguette, tandis que Nagini se rapprochait et venait se lover aux pieds de son siège.

– Il nous faudrait les informations rapidement, pour pouvoir ensuite attaquer avec un plan bien ficelé et vite. Frapper fort. La population doit se rappeler ce que nous sommes, qui nous sommes et nous craindre. Pas, d'après moi en tout cas, être rassurée. Bien sûr, je me plierai à votre volonté, comme toujours, mon Maître.

– Je suis de l’avis de Bellatrix. Ma nièce veut être prudente, probablement qu’elle tend encore à embellir les apparences, rester discrète, ne pas s’attirer trop de regards… dit-il narquoisement. Mais nous devrions agir bien et publiquement. Il faut que ces traitres, effrayés par ce que nous sommes capables de faire et de l’efficacité avec laquelle nous traquons nos ennemis, préfèrent dénoncer un voisin qu’ils voient mal agir plutôt que de le cacher. Car je suis sûr que la plupart de ces maudits étudiants étaient au courant de ce qui se tramait, ils fermaient juste les yeux pour ne pas réveiller la ruche. Comme ça, la prochaine fois, ce ne sera pas ma nièce qui viendra nous voir pour en parler des mois plus tard, mais un prof, un élève, le balayeur des locaux ! Qu’ils craignent. Mais pour ça, il faut qu’ils sachent de quoi on est capables.

Qui était la pathétique personne qui avait un jour supposé que chacun aimerait voir les déchets doués de parole ? Voldemort cessa son mouvement, le regard posé sur tout un chacun sans réellement fixer aucun d’entre eux. La voix de cet homme lui était tout aussi désagréable à supporter que celle de Lucius, d’autant plus lorsqu’il percevait cette envie pathétique et méprisable de se faire bine voir, lui qui avait déjà perdu tout honneur et la plus petite once de fierté. Au moins Lucius avait-il compris qu’il était plus sage de la fermer et se faire oublier, ce n’était guère le cas de tout le monde. Enfin, peu importe, à quoi bon se préoccuper de ce que pouvaient penser les ordures ? Elles valaient encore moins que la vie humaine, à ses yeux. Voldemort se leva, Nagini venant aussitôt près de lui et glissant au sol à ses côtés. « Tu peux la dévorer, » murmura-t-il à sa bête, bête qui plongea aussitôt sur le corps sans vie pour l’entourer de ses anneaux, gueule grande ouverte. Sans plus se préoccuper de cette victime de plus, Voldemort revint vers la longue table, s’arrêtant près du bout et de son siège, baguette en mains, les regardant tous, puis marchant avec lenteur.

– Beaucoup d’entre vous ignorent que la discrétion et les manœuvres dans l’ombre incitent à plus de peur et de doute, soupira-t-il. Mais qu’importe. Tout le monde ne peut pas faire preuve d’intelligence, ici, et encore moins être fort lorsqu’il le faut.

Un léger ricanement mauvais lui échappa et il cessa sa progression en arrivant derrière Drago. Sa main très blanche et aux doigts longs se posa sur l’épaule devenu frêle du garçon, sentant aussi un tremblement émaner de lui. Un enfant, un si jeune enfant d’à peine dix-sept ans, fils d’un homme si misérable et ridiculement faible. Jamais Voldemort n’avait cru qu’il pourrait réussir sa mission, il n’était pas assez fort ni malin pour cela, néanmoins, il avait été si plaisant de voir ses parents se décomposer en suivant ses tentatives ridicules.

– J’ai besoin de toi pour une autre mission, plus subtile, Severus, continua-t-il. Nous en parlerons plus tard.

Relâchant son jeune otage, il revint s’asseoir à sa place, au doux son de Nagini réduisant sa victime en pièces et l’avalant peu à peu. Une chair tendre comme celle-ci s’avalait si facilement, c’était bien agréable pour sa magnifique bête.

– Les centres de ce genre organisent souvent des fêtes, pour la fête des Morts, le 2 Novembre, ajouta-t-il ensuite. La force brute effraie aussi. Bellatrix, tu dirigeras l’opération. Emmène qui tu le souhaites, pour cela. Quant à toi, Severus, tu auras à faire ailleurs, cette même soirée. Cette petite attaque sera aussi l’occasion de voir ce que valent nos nouvelles recrues. J’ose espérer que la jeune génération saura chasser la pourriture de la précédente.

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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Dim 28 Mai 2017 - 18:23

Elle avait, selon elle, habilement dosé. Donné des informations sans trop en dire. Et donné son point de vue, avec respect. Le silence lui répondit. Au moins n'avait-il pas dégainé sa baguette et était-elle toujours en vie. Bien. Une fois de plus, elle avait réussi à rester en vie après lui avoir répondu. On ne progressait pas, mais on ne régressait pas. Ce n'était pas plus mal à vrai dire. Mieux valait une ascension lente et sinueuse et que d'être mise directement sous les phares des projecteurs. Et puis, cherchait-elle à être la meilleure ? Non. Définitivement, non. Juste assez bonne et utile par la brillance de son esprit et de se réflexion pour ne pas être évincée et ne pas le décevoir, lui. Rogue. En réalité, deux piliers la maintenaient désormais debout en dépit de cette marque hideuse qui déformait à présent son avant-bras gauche.

Octavius. C'est totalement irraisonné. Un Mangemort qui aimait.... Mais Lucius n'aimait-il pas Narcissa ? Toutefois cette dernière était une sang-pure... Mais peu importe son sang. Elle se serait tranché les veines pour lui. Se serait vidé de son sang pour pouvoir avoir la certitude de pouvoir perdurer auprès de lui sans le mettre en danger, raison pour laquelle, il n'existait désormais plus à l'heure actuelle dans l'esprit de la métisse.

Rogue. Elle ne le comprenait pas entièrement, il aurait été idiot et orgueilleux de prétendre le contraire, mais de ce qu'elle en avait saisi, après avoir gravi les façades escarpées de sa personnalité, et de ce qu'il avait accepté de lui en laissé voir, le respect s'était ancré en elle. Certes, il avait rejeté sa dernière tentative pour se rapprocher de lui, mais peut-être avait-elle été trop rapide... L'aplomb de la jeunesse... Peu importe. Il l'avait quelque part blessée, mais elle n'en avait rien laissé  paraître. Lui même était dans un tel état qu'il n'avait rien du remarquer, alors, elle s'était retirée respectueusement devant celui qui était devenu son réel maître. Elle devait le protéger,  même si elle ne parvenait guère à lui faire entièrement confiance. Il l'avait abandonnée à l’hôpital dans un état de faiblesse où juste sa présence lui aurait permis de mieux vivre la situation. Elle le comprenait bien sûr, mais elle ne parvenait pas à le digérer. Un abandon. Un énième. Comme toutes les personnes qui s'étaient approchées d'elle. Mais en dépit de cela elle le protégerait autant que possible ; raison pour laquelle son esprit était actuellement vierge de toute trace compromettante de cette soirée avec lui. Elle lui était fidèle, et l'accompagnerait au delà du possible. La jeune femme leva ses prunelles vers le Directeur tandis que Bellatrix se mettait déjà à clamer l'incongruence de son plan haut et fort, comme toujours. C'était prévu. C'était couru d'avance après ce qu'il s'était passé entre elles en Albanie. Elle aurait dit l'inverse que Bellatrix aurait défendu la stratégie opposée. Après tout, on ne blessait pas Bellatrix Lestrange sans en payer le prix, n'est-ce-pas ?

– Je suis de l’avis de Bellatrix. Ma nièce veut être prudente, probablement qu’elle tend encore à embellir les apparences, rester discrète, ne pas s’attirer trop de regards… Mais nous devrions agir bien et publiquement. Il faut que ces traitres, effrayés par ce que nous sommes capables de faire et de l’efficacité avec laquelle nous traquons nos ennemis, préfèrent dénoncer un voisin qu’ils voient mal agir plutôt que de le cacher. Car je suis sûr que la plupart de ces maudits étudiants étaient au courant de ce qui se tramait, ils fermaient juste les yeux pour ne pas réveiller la ruche. Comme ça, la prochaine fois, ce ne sera pas ma nièce qui viendra nous voir pour en parler des mois plus tard, mais un prof, un élève, le balayeur des locaux ! Qu’ils craignent. Mais pour ça, il faut qu’ils sachent de quoi on est capables.
- Je n'en n'ai pas parlé plus tôt parce que je viens de rentrer dans les rangs et que je ne me rends pas au Centre de Formation toutes les semaines puisque je suis affectée à Poudlard avec le professeur Slughorn.

Dans le regard onyx qu'elle croisa, elle ne lu rien et pourtant tout. Ne vous faites pas tuer mais manifestez-vous. Un juste milieu. Des nuances. Comme dans l'art subtil et délicat des potios. Peut-être était-ce pour cela qu'elle le comprenait sans qu'il n'ait à parler ? En plus du double jeu, tous deux possédaient cette maîtrise délicate et subtile des potions. Cet art au dosage millimétré et à la composition subtile. La jeune femme laissa échapper un soupir tranquille et tapota des doigts sur le rebord de la table en bois? Bon sang. Qu'ils se réveillent un peu tous ! Pourquoi les avaient-elle craint aussi longtemps avant de les rejoindre ? Ils ressemblaient à une bande de dépravés que l'on pouvait éventuellement retrouver aux alcooliques anonymes. C'était ça ? L'armée du Seigneur Noir ? Merlin... Hormis quelques éléments probants ; Bellatrix, Rogue, Andreas, Greyback et encore... Il n'y avait donc qu'une bande de chiens soumis sans réflexion. Leurs neurones avaient-ils grillé lors de la dernière bataille de la tour d'Astronomie ou quoi ?

-La prudence est de mise pour gagner une guerre Thorfinn, mais cela semble t'avoir échappé à plusieurs reprises visiblement... La subtilité et l'art de la manipulation t'a visiblement échappé mais contrairement à Elyas, mon cher cousin, j'ai été éduquée par Père et ces idées m'ont forgée ainsi. Je maintiens, en dépit de mon jeune âge, que la prudence doit être de mise afin que nous puissions éradiquer les Sang-de-Bourbe et remettre à jour la suprématie des sangs-purs. Oui effectivement, rassurer la population n'est pas de première importance mais...

Elle lu l'approbation dans le regard de son père et sortit de la poche de sa cape un papier rose qu'elle plaqua brusquement au centre de la table, à la vue de tous.

-... Il ne s'agit pas d'embellir les apparences, quoiqu' aider Père à redorer le blason des Rowle ne soit pas une mince affaire, mais de réalisme. Maître, je me trompe peut-être mais au moins j'aurais eu l'audace de proposer quelque chose. Nous ne pouvons pas prôner une bienveillance et une sécurisation de la population d'un côté, en terrorisant la population par des actions directes et publiques de l'autre. Cela ne me semble guère cohérent. Cela n'a rien à voir avec une question de naïveté due à mon jeune âge.

La jeune femme toussota avant de reprendre. Elle se leva de sa chaise repoussant une mèche blonde venue lui obstruer la vue :

- Voilà ce que qui est prôné par le terrain : Dolorès Ombrage, responsable de la commission d'enregistrement des nés-moldus, créé après le coup d'état du premier Août, une brochure officielle " Les Sang-de-Bourbe et les Dangers qu'ils représentent pour une société de Sang-Pur désireux de vivre en paix. " Coup d'état qu, rappelons-le, est sensé être une démission ministérielle. Dedans y sont expliqués les dangers représentés par la pollution de notre société sorcière par ces sous-créatures et la nécessité de s'en protéger et de s'en défendre. Les rafleurs font certes, un excellent travail mais la population pense que ces déserteurs sont enfermés et condamnés. Alors, que pensez-vous qu'ils penseraient s'ils nous voyaient les torturer publiquement, d'autant plus que Lauren est de sang-mêlé ? Qui croire ? Si le doute s’immisce en eux, nous perdrons tout et les mouvements de rebellions anti-mangemorts fleuriront partout. Pas juste dans le Institutions. Les contrôler deviendra impossible.

Laissant la brochure officielle au milieu de la table, la jeune femme se rassit. C'était tout. Son avis était tranché, mais elle suivrai ce qui lui serait indiqué.

- Mais allez-y, elle s'adressa aux Mangemorts endormis d'un mouvement dynamique de main en indiquant la brochure, renseignez vous, je vous prie. Avant de vouloir foncer tête baissée.

Visiblement en tout cas, le Seigneur des Ténèbres n'avait pas daigné écouter les arguments lamentables de Thorfinn, ce qui était tout à son avantage. Son oncle avait visiblement définitivement perdu tout crédit auprès de lui et c'était parfait pour Cassidy. La jeune femme n'avait au moins ces arguments valables ou non dans les pattes. Son avis valait celui d'une mouche passant par là par erreur. Bzzzzz bzzzzz..... Le Lord finit par se  lever àson tour et siffla de ce langage incompréhensible à la jeune feme. Le Fourchelangue. Merlin qu'elle aurait aimé pouvoir connaître ou apprendre ce don.... Nagini... Naga.... Serpent, en hindi. La jeune femme dévisagea le cobra se diriger vers la jeune fille de l'entrée en entamer sa dégustation... sans rien ressentir. Elle était vide. Définitivement et complètement vide. Malgré les émotions que Rogue avait réveillé en elle... Rien ne faisait surface.

– Beaucoup d’entre vous ignorent que la discrétion et les manœuvres dans l’ombre incitent à plus de peur et de doute. Mais qu’importe. Tout le monde ne peut pas faire preuve d’intelligence, ici, et encore moins être fort lorsqu’il le faut.

Cela voulait-il dire qu'il la considérait intelligente ? Si oui... Était--ce un bon ou un mauvais point ? Un bon dans le sens où cela lui permettait de se rendre d'utile et d'apporter sa valeur ajoutée à une troupe de dépravés, mais un mauvais dans le sens où on intérêt ne pouvait qu'être éveillé par une tête pensante. Peut-être qu'avec un peu de chance Andreas allait-il récolter les lauriers ? C'est un très bon cru mon cher... Il ponctua sa phrase d'un ricanement sinistre... presque désabusé à vrai dire. Il devait avoir pris l'habitude que ses Mangemorts ne soient pas plus réactifs que ça. Il finit par s'arrêter derrière Drago Malefloy, presque en face d'elle et posa ses phalanges blanchâtres sur l'épaule du jeune homme plus pâle que la mort. Visiblement, il éprouvait beaucoup de mal à contrôler ses émotions. Le tremblement était visible d'ici. Cassidy n'prouva que de la pitié et presque aussitôt, se sentit honteuse. Si elle avait été capable de devenir un monstre pur survivre, cela voulait-il dire que Drago Malefoy avait les mêmes capacités ? Non. Elle n'avait pas le droit de le juger.;

– J’ai besoin de toi pour une autre mission, plus subtile, Severus. Nous en parlerons plus tard.

Une nouvelle fois, une énième fois, Cassidy savait Severus Rogue obéirait. Sans remords ? Sans culpabilité ? Sans sentiment. Aucun ? Elle l'ignorait. Toutefois, cela lui mettait une sacrée épine dans le pied. Il se ne serait pas là. Pas là pour la protéger comme lors de la première fois. Mais... Le contexte était différent. La Rowle se redressa sur sa chaise, aussi droite qu'une cavalière aguerrie. Elle était une Rowle et était marquée. Il ne s'agissait plus vraiment d'une véritable mise à l'épreuve. Avec ce signe immonde gravé en elle, elle valait plus que Greyback désormais.

– Les centres de ce genre organisent souvent des fêtes, pour la fête des Morts, le 2 Novembre. La force brute effraie aussi.

Certes, il se plantait mais ce n'était certainement pas elle qui allait le lui dire. La force brute inspirait la peur oui. Mais surtout, la rébellion.

Bellatrix, tu dirigeras l’opération. Emmène qui tu le souhaites, pour cela. Quant à toi, Severus, tu auras à faire ailleurs, cette même soirée. Cette petite attaque sera aussi l’occasion de voir ce que valent nos nouvelles recrues. J’ose espérer que la jeune génération saura chasser la pourriture de la précédente.

Génial. La folle en puissance. Et c'était lui qui parlait de subtilité quelques instants auparavant ? Où était la logique ? La Mangemort resta stoïque, se demandant intérieurement comment Rogue aurait souhaité qu'elle réagisse. Tais toi Cassidy... Ferme la et reste en vie. J'ai besoin de toi maintenant. La mission ne t'appartient plus, c'est parfait pour toi. Tu est déchargée de toute responsabilité. Ferme la et obéis. Il lui aurait sans doute dit quelque chose dans ce genre là, avec le vouvoiement précieux en bonus. Toutefois... La jeune femme se tourna vers la belle femme aux cheveux sombres :

- Bellatrix. Tu es libre de choisir qui tu souhaites pour cette mission et de la diriger à ta manière. Sache simplement que je peux entrer et sortir du Centre de Formation sans attirer le moindre soupçon. J'ai justement un travail à rendre à l'un des professeurs le deux novembre. Tous ignorent encore mon intégration au sein des Mangemorts, même s'ils se doutent de mes allégeances. Cependant, quand je parlais de Lauren, si je disais qu'elle m'avouerait tout, c'est parce qu'elle me pense son amie. Je peux obtenir ses aveux, leurs plans, les noms de leurs membres sans mal. Sans violence, désolée. Mais je peux ensuite vous les communiquer pour démanteler le réseau à la racine.

Le feu contre la glace. Ce duo improbable allait-il pouvoir trouver un terrain d'entente si jamais Bellatrix la choisissait pour faire partie de cette entreprise ?

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Crédit - Joy
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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Dim 11 Juin 2017 - 18:32

Bellatrix réagissait de la façon dont on pouvait s'attendre, étant donné son tempérament. Rogue ne la lâcha pas du regard lorsqu'elle prit la parole à son tour, à moitié courbée devant le seigneur des ténèbres en position de soumission. Il s'était toujours demandé comment, pour avoir eu exactement la même éducation que sa sœur Narcissa, elle avait pu devenir aussi dingue et avide de sang. Mariée à un homme juste pour son sang et son nom, à qui elle avait été incapable d'assurer une descendance, juste bonne à lécher les pieds du mage noir en tentant de se faire bien voir. Confortablement assis dans son fauteuil, il écouta à peine lorsqu'elle déballa ses idées habituelles, crachant sa haine envers le monde et le besoin d'imposer la peur. Un discours qu'il connaissait par cœur et dont il avait été bien heureux de ne plus avoir à le subir le temps que leur très chère "collègue" ait pourri à Azkaban. La seule chose qu'il reconnaissait sans mal à Bellatrix était, au fond, une certaine forme de courage. Si loyale à la cause qu'elle avait accepté sans sourciller de finir à Azkaban, refusant de renier ce pour quoi elle s'était tant battue. Evidemment, elle avait été tout à fait inutile en prison, mais le geste était beau, comme il le lui avait déjà souligné pour le simple plaisir de l'énerver un peu plus. Cette femme lui faisait parfois pitié, si profondément enfoncée dans des principes dépassés qu'elle ne parviendra jamais à voir la vie d'une autre façon. Même aujourd'hui, elle ne changeait pas sa façon de s'y prendre. Brave petit soldat aussi obéissant qu'il était juste bon à faire ce qu'on lui demandait. Et dire qu'elle était la seule à voir pour ce qu'il était vraiment, un traître. Dommage que le Lord n'accorde aucun crédit à cette idée. Aucune preuve, chère Bellatrix, c'était si dommage.

Hélas, elle ne fut pas la seule à la ramener sur le sujet "Pour effrayer, il faut frapper fort et vite". Rogue retint un immense soupir lorsque la voix grésillante du minable servant de frère à Andreas résonna à son tour. Impassible, comme à son habitude, il ne prit cette fois pas la peine d'écouter quoi que ce soit, préférant encore être attentif lorsque Bellatrix leur prouvait une fois de plus à quel point elle pouvait se révéler avide de sang, une fois lancée. En revanche, il pinça un peu les lèvres lorsque Cassidy s'opposa frontalement à son oncle, cette fois-ci, arguant selon ce qu'elle avait défendu toute à l'heure. Si cela allait plaire à son père, Voldemort risquait lui d'être agacé de ce genre de "débats", surtout de la part d'une jeunesse qui n'avait pas encore fait ses preuves et pour laquelle il avait déjà trop de curiosité. C'était à double-tranchant et l'humeur du seigneur des ténèbres était bien trop fluctuante pour qu'on s'autorise à jouer avec. Il écouta, toujours sans intervenir dans le débat. Pour ou contre la discrétion, pour ou contre la force brute, pour ou contre la terreur ? Quelle importance de débattre sur cela puisqu'au final, Voldemort aura le dernier mot et ne "prendra parti" pour personne ? Le mage noir suivait sa propre ligne de conduite et son propre raisonnement, que lui importait l'avis des autres ? Il n'écoutait d'ailleurs plus, tournant autour de la victime que son serpent avait commencé à dévorer. Rogue connaissait cette expression, du moins ce regard, cela lui venait lorsqu'il ne souciait déjà du plan en cours, déjà réglé pour lui, mais qu'il songeait à une affaire d'une toute autre importance. Cette affaire s'imbriquant sûrement dans un de ses nombreux voyages, à l'heure actuelle. Severus avait eu du mal à découvrir ce que le mage noir cherchait avec autant d'ardeur, mais cette fois, c'était bon. Son regard noir suivit la progression lente de Voldemort dans la pièce, se demandant si sa patience, aujourd'hui, était suffisante pour ne pas faire taire à sa manière les personnes qu'il jugera trop bruyante.

Néanmoins, pour le moment, il y avait plus de moquerie et de condescendance que de véritable colère. Même un aveugle aurait vu à quel point Drago fondait de peur sur place lorsque le mage noir posa la main sur son épaule en reprenant la parole. Peur, terreur, même. Un instant, Rogue crut sincèrement que le geste allait suffire à faire sortir Narcissa de son stoïcisme et la pousser à agir, avec violence, ce qui aurait sûrement surpris le seigneur des ténèbres et sûrement plus d'un dans cette assemblée. Mais non, elle resta stoïque et bien droite. Partie reportée... Si une autre personne ici, en plus de lui-même et Cassidy, devait trahir, ce sera Narcissa, sans l'ombre d'un doute. Peut-être n'était-elle pas encore complètement à bout, peut-être lui restait-il un rempart de sang-froid et de nerfs encore solide. Ce n'était plus qu'une question de temps, aux yeux de Severus, pour qu'elle finisse par franchir le pas.

– J’ai besoin de toi pour une autre mission, plus subtile, Severus, continua-t-il. Nous en parlerons plus tard.

Severus ne répondit pas. Ce n'était ni une demande ni rien de ce style, simplement un fait, il ne cherchait à rien de sortir des phrases du genre "Je n'ai pas le temps" ou "Très bien maître" car cela se fera quoi qu'il arrive. Voldemort relâcha enfin Drago pour retourner s'asseoir, pendant que son serpent continuait lentement d'écraser les os de sa victime puis l'avaler, bouchée par bouchée, en des bruits à vous faire vomir si vous n'aviez pas l'habitude. Le mage noir reprit la parole ensuite en désignant Bellatrix comme chef de la petite équipe qui se rendra au centre de formation pour anéantir la résistance sur place. Tout cela promettait une joyeuse ambiance, le jour choisi était parfait. Rogue eut un très mince sourire sans joie en voyant la tête de Bella lorsqu'elle reçut cette responsabilité, elle devait sûrement être au bord de l'extase, son maître adoré lui confiait une mission ! Pour une attaque ne nécessitant que de la force brutale et pas la plus petite once d'intelligence, soit une mission correspondant à ses capacités. Rogue sourit cette fois d'un air plus narquois, montrant clairement ce qu'il pensait des "aptitudes" de Bella à diriger une équipe, le résultat allait sûrement être une pure catastrophe. Cassidy se redressa tout à coup et Rogue se raidit un peu, priant pour qu'elle ne se laisse pas emporter et reste raisonnable.

– Bellatrix. Tu es libre de choisir qui tu souhaites pour cette mission et de la diriger à ta manière. Sache simplement que je peux entrer et sortir du Centre de Formation sans attirer le moindre soupçon. J'ai justement un travail à rendre à l'un des professeurs le deux novembre. Tous ignorent encore mon intégration au sein des Mangemorts, même s'ils se doutent de mes allégeances. Cependant, quand je parlais de Lauren, si je disais qu'elle m'avouerait tout, c'est parce qu'elle me pense son amie. Je peux obtenir ses aveux, leurs plans, les noms de leurs membres sans mal. Sans violence, désolée. Mais je peux ensuite vous les communiquer pour démanteler le réseau à la racine.

Cela ira... Rogue la balaya un instant du regard puis le reporta sur les autres, se contentant à présent d'attendre. Si le seigneur des ténèbres avait besoin de lui pour une autre mission, il ne sera pas de la partie pour ce qui allait se tramer au centre des formations. Il ne cessa cependant pas de faire comprendre à Bella, simplement par le regard, qu'il n'attendait rien d'elle et la prenait pour une folle furieuse incapable de quoi que ce soit. "Bon courage", très chère, le plus sincèrement du monde. Ce ne sera sûrement pas lors de cette attaque qu'elle prouvera ses capacités de réflexion.

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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Lun 12 Juin 2017 - 15:44


Si Bellatrix s'était attendue à ce que quelqu'un osât prendre la parole après elle, l'ancienne Serpentard n'aurait jamais imaginé qu'un autre Rowle en dehors de la gamine aurait ouvert la bouche. Peut-être son père, éventuellement, mais certainement pas son oncle. Ce déchet tentait-il de se faire bien voir ? La brune écouta tout de même ce qu'il avait à dire, remarquant bien vite qu'il exposait son accord avec elle, mais aussi et surtout qu'il tentait de rabaisser, d'une certaine manière, sa nièce. Même si Bella n'aimait pas Cassidy, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que s'il voulait régler leurs différents familiaux, il y avait bien d'autres moments pour le faire. La Mangemort reporta son attention sur le Lord, arrêtant d'écouter ce qui se racontait quand la jeunette reprit la parole. Elle se foutait pas mal des arguments qu'elle pouvait utiliser, la femme voulant avoir raison. Bella voulait retrouver sa place auprès de son Maître, parvenir à renvoyer Rogue dans l'ombre comme il avait si bien su l'être pendant des années et ce n'était pas une petite arriviste qui allait l'en empêcher. Malgré tout, quelques paroles intéressèrent Lestrange plus que les autres. Ce n'était que quelques mots, quelques phrases, rien de plus, qui parvinrent à irriter la fanatique.

- Il ne s'agit pas d'embellir les apparences, quoiqu'aider Père à redorer le blason des Rowle ne soit pas une mince affaire, mais de réalisme. Maître, je me trompe peut-être, mais au moins j'aurais eu l'audace de proposer quelque chose.

De l'audace, c'était bien le mot. Comme cette soirée en particulier où la Rowle avait su blesser la Lestrange. De l'audace, oui, d'étaler certaines paroles à l'écoute de tous, comme le fait de redorer le blason des Rowle et ainsi étaler les affaires familiales devant les Mangemorts, sans même prendre la peine de véritablement mesurer ses paroles. Elle laissa la blonde continuer, s’intéressant à certaines de ses paroles, en oubliant d'autre. À quoi bon lui faire comprendre que parlementer ne servirait à rien ? Elle était trop indisciplinée pour l'écouter et, de toute façon, elle allait bien vite le comprendre. Le Maître ne les écoutait absolument pas, comme avait pu remarquer l'évadée d'Azkaban en le voyant se lever, se dirigeant vers sa dernière victime, pour nourrir son serpent. Bellatrix ne s'y intéressa pas réellement, étant habituée à ce genre de démonstration de la part de Nagini ou du Seigneur des Ténèbres. Non, elle préférait de loin observer Cassidy qui s'étaler avec la même innocente que celle d'une enfant voulant bien se faire voir de ses parents. Malheureusement, à force d'écouter les jérémiades de la jeunette, l'ancienne favorite du Lord commença à ressentir l'arrivée d'une migraine poindre lentement. Ne voulant absolument pas voir le débat s'éterniser plus que nécessaire, elle tourna un regard plus que meurtrier vers celui qui avait au départ fait l'éloge de ses propres paroles, espérant ainsi le faire taire. S'ils voulaient continuer une telle conversation puérile, ils pourraient, mais par Salazar, en dehors de cette réunion.

Bien des minutes s'écoulèrent avant que Lord Voldemort décidât de revenir vers eux, se décidant à prendre la parole alors qu'il caressait d'un geste pouvant être vu comme tendre sa baguette.

- Beaucoup d’entre vous ignorent que la discrétion et les manœuvres dans l’ombre incitent à plus de peur et de doute. Mais qu’importe. Tout le monde ne peut pas faire preuve d’intelligence, ici, et encore moins être fort lorsqu’il le faut.

Était-ce un reproche qu'il lui faisait indirectement ? Bellatrix baissa imperceptiblement la tête, signe d'une soumission impressionnante. À y bien réfléchir, c'était assez ironique qu'elle osât comparer mentalement Rowle à une gamine, quand elle-même se trouvait être parfois bien pire dans certaines de ses réactions. Le Lord s'arrêta derrière son neveu, allant jusqu'à lui faire l'honneur de placer une main sur son épaule. Le fanatisme de Lestrange ne lui permettait pas, évidemment, de remarquer l'état de stress et de peur intense que ressentait le jeune Malfoy, ne voyant en ce geste qu'un honneur que le Lord accordait à un faible comme lui.

- J’ai besoin de toi pour une autre mission, plus subtile, Severus. Nous en parlerons plus tard.

Plus subtile... Plus subtile. La fanatique ne put s'empêcher de lancer un regard haineux en direction de ce foutu traître qui se jouait de son Maître. Elle n'osa rien dire, rien faire, malgré tout. S'attaquer à Severus Rogue maintenant ne servirait à rien. Son heure viendrait, comme pour tous les traîtres à la cause. Ce foutu sang-mêlé se pensait supérieur, sans doute, gratifié de recevoir une mission particulière de la part du Seigneur des Ténèbres. Bellatrix était en réalité bien loin de la réalité, mais elle se plaçait elle-même des œillères, comme de nombreuses personnes dans cette pièce. Rogue avait beau être un traître, elle n'avait aucune preuve. Ce n'était que sa haine pour le directeur de Poudlard, parce qu'il avait saisi l'occasion de détruire Dumbledore, qui parlait à sa place, et même si elle avait eu des doutes sur sa véritable allégeance, elle n'aurait jamais dû en avoir après un tel acte. La méfiance restait, la flamme ravivait par l'envie irrépressible qu'elle avait de prendre sa place. Voldemort quitta la sienne, laissant à nouveau le jeune Malfoy respirait correctement et reprendre des couleurs. Pour l'ancienne prisonnière, ce n'était rien d'autre qu'un honneur passager que leur puissant seigneur avait voulu faire au môme.

- Les centres de ce genre organisent souvent des fêtes, pour la fête des Morts, le 2 Novembre. La force brute effraie aussi. Bellatrix, tu dirigeras l’opération. Emmène qui tu le souhaites, pour cela. Quant à toi, Severus, tu auras à faire ailleurs, cette même soirée. Cette petite attaque sera aussi l’occasion de voir ce que valent nos nouvelles recrues. J’ose espérer que la jeune génération saura chasser la pourriture de la précédente.

Bellatrix n'eut pas réellement le temps de prévenir le Maître qu'elle n'avait aucunement l'intention de le décevoir qu'elle se fit quasiment agresser par Rowle. Cette gamine commençait très sérieusement à lui taper sur le système. Elle écouta ce qu'elle lui dit malgré tout. Le Lord voulait que la nouvelle génération fût testée, il allait être servi et Cassidy avait intérêt, réellement, à être à la hauteur des attentes de la Lestrange, car elle avait déjà une petite idée de ce qu'elle comptait faire. La bonde voulait de la discrétion ? Elle allait en avoir, autant que la brune allait avoir de la violence. De sa voix particulière, la Mangemort aguerrie reprit la parole, remarquant bien vite que le Lord ne s'interessait plus particulièrement aux décisions prises. Le travail devait être fait et bien, point. C'était tout ce qui comptait, à présent.

- Rowle, vu que tu as l'air de tant vouloir faire tes preuves, j'ai bien l'intention de t'offrir un tel cadeau, commença-t-elle de sa voix aussi douce que dangereuse, sans faire le plaisir à Rogue de s'occuper de sa personne. Elle se foutait pas mal de ce qu'il pouvait bien penser présentement : elle allait de toute façon lui prouver qu'il se fourvoyait. Ton cher oncle sera également de la partie, je pense qu'il serait temps que vous compreniez le terme "cohésion" et j'ai l'intention de vous l'apprendre. Est-ce qu'un tel trio pouvait véritablement marcher ? Sans doute que non et pourtant, l'ancienne Black était persuadée de son choix. Tu te fais donc passer pour l'amie d'une traître ? C'est très bien, Rowle. Très bien. Le 2 Novembre, tu iras rendre ton devoir et la trouver. Je te laisserai même la journée pour avoir les informations, je suis de bonne humeur. Le sarcasme ne passa sans doute pas inaperçu, mais la femme ne laissa personne l'interrompre. Nous attendrons ensuite que la fête commence, puis nous attaquerons. Tu auras même la possibilité de prévenir que nous ne venons chercher que des traîtres, si l'envie t'en prend et que s'il n'y a pas de débordement, il n'y aura aucune mort inutile. Toutefois, si au début de cette fameuse fête, je n'ai pas les informations demandées, sache que je raserai le bâtiment, avec toi à l'intérieur si tu t'y trouves toujours. J'espère donc que tu n'échoueras pas, pour ta propre survie, mais aussi pour... redorer le blason des Rowle, vu que cela te tient tant à cœur.

Avec un sourire faussement joyeux, Bellatrix fit un signe de main vers les deux membres de la même famille qu'elle avait cités, pour les inviter à prendre la parole. Elle voulait savoir s'ils allaient essayer de la faire changer d'avis à l'aide d'arguments sans doute inutiles. Peut-être y arriveraient-ils, qui sait ? Pourtant, elle n'y croyait pas, ayant pris sa décision et elle avait bien l'intention de s'y tenir.
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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Lun 12 Juin 2017 - 20:45



Lorsque sa nièce parla, il aurait pu s’énerver. Elle le défiait encore une fois, et en public. Mais à la place, presque imperceptiblement, il sourit, la regardant à couvert de son large front, dénudant à peine ses dents en un rictus carnassier. Elle s’était sentie obligée de se justifier, donc il avait visé bien. Elle aurait pu ignorer sa remarque, faire comme si son oncle était si bas qu’il avait peu d’importance, mais en nouvelle recrue, elle était forcée à considérer l’avis de chacun. Elle avait beau essayer de l’humilier, le bravant autant que possible, il demeurait pour le moment à pied d’égalité avec elle. Entre celui qui avait échoué, et celle qui avait tout à prouver et qui le montrait en s’adressant au raté de service, elle perdait, en son sens, du terrain. Cassidy n’était pas encore assez sûre d’elle pour se comporter avec la nonchalance de Rogue, qui se déconnectait déjà visiblement lorsque la personne qui parlait ne l’intéressait pas ou n’était pas à la hauteur de ses hautes espérances. Mais Cassidy se dispersait, répondant à tout et à tout le monde. Même au Mage Noir. D’une certaine manière, Thorfinn aurait aimé que le Seigneur soit d’une humeur plus massacrante aujourd’hui, ne serait-ce que pour mal considérer les propos de sa jeune nièce et la punir de ce qu’il aurait pu juger comme un trop grand emportement. Mais cela aurait aussi signifié que le Lord aurait été beaucoup moins conciliant à son égard également. Sa nièce continuait à lui rendre toutes les balles qu’il lui avait envoyées, et lui continuait à sourire doucement, tordant à peine sa bouche, essayant de garder une attitude défiante plutôt que trop satisfaite. A un moment, il dévia légèrement son regard vers Andreas. Il connaissait son frère, et cette longue tirade n’avait pas dû lui plaire non plus, rien que par principe, même si en soi, elle n’avait rien de particulièrement outrecuidant. Que ce soit nécessaire ou non, pour lui, s’époumoner comme ça, c’était un manque de retenue. Et même si Andreas le pardonnait à son propre frère, sa propre progéniture n’avait pas le droit à ce genre de souplesse. Mais Andreas ne bronchait pas, statue de cire immobile et inébranlable, sur le visage duquel rien ne se lisait. Peut-être avait-il supposé faux…

Le Seigneur des Ténèbres ne prêtait, quant à lui, plut du tout attention à ce qui était dit, préférant sa bestiole. Cela voulait en général dire que la discussion en elle-même était stérile. Il avait déjà son idée et les babillages incessants de sa nièce n’avaient plus aucune importance. Heureusement, il n’y avait pas que le Lord qui la regardait… Elle parlait trop. La voix du Lord le fit frémir involontairement, sentant que les paroles lui étaient, entre autres, directement destinés. Il avait de la chance que son avis fut le même que celui de Bellatrix, sinon peut-être que leur Maître aurait été plus spécifique et vengeur. Se ranger aux côtés de la folle avait été une bonne stratégie, surtout en face de sa nièce, qui avait peut-être Rogue à ses côtés, mais Rogue parlait si peu et obéissait si bien… D’ailleurs, le Maître destinait sa main droite à une autre mission (vous êtes sales…). Rogue ne serait pas de la partie et c’était encore mieux ainsi. Au moins, avec Bellatrix, on savait à quoi s’attendre, alors que le Directeur de l’école parlait peu et agissait toujours à propos. Thorfinn avait toujours l’impression qu’il n’avait le droit à aucune erreur lorsqu’il se trouvait à ses côtés. Sentiment exacerbé par la tendance de Rogue à ne considérer quasiment personne sur un pied d’égalité, comme si à part le Lord, personne n’avait de l’importance dans sa vie. Et ce d’une manière totalement différente de Bellatrix. Elle s’’étalait outrageusement sur tout et tout le monde ; lui restait en retrait et n’écoutait que le Seigneur des Ténèbres. Comme s’il n’y avait qu’eux.

« Bellatrix, tu dirigeras l’opération. Emmène qui tu le souhaites, pour cela. Quant à toi, Severus, tu auras à faire ailleurs, cette même soirée. Cette petite attaque sera aussi l’occasion de voir ce que valent nos nouvelles recrues. J’ose espérer que la jeune génération saura chasser la pourriture de la précédente. »

Thorfinn s’enfonça dans son siège, vaguement satisfait. Dans les deux cas, il aurait trouvé son compte. Si, pour la tester, le Lord avait choisi sa nièce comme responsable des hostilités, il aurait profité de sa chute, faisant tout pour la niveler par le bas, la dénigrer sans possiblement faire échouer la mission. Saboter ses efforts de sorte à ce que quelqu’un doit soit dans l’obligation de reprendre les rênes. Avec Bellatrix, il pouvait tout autant prouver sa valeur qu’humilier Cassidy. Toutefois, il fallait être prudent, ne pas se focaliser sur la fille au point d’en oublier le but de la mission. En plus d’être un énième échec, cela lui vaudrait le titre de bâcleur par excellence. Mais avec Cassidy dans les pattes, et qui lui répondait toujours au centuple de ce qu’il insinuait, cela risquait d’être dur.

« Ton cher oncle sera également de la partie, je pense qu'il serait temps que vous compreniez le terme "cohésion" et j'ai l'intention de vous l'apprendre »

Et Bellatrix avait bien cerné le problème. Le seul avantage en sa faveur était probablement que la Lestrange n’aimait pas Cassidy peut-être autant que lui et ils pouvaient largement faire affaire pour ne pas la laisser profiter du soleil à leurs dépens. Lestrange aimait être la seule et l’unique, la béquille de personne, l’aide de rien du tout, la première à briller et la dernière à s’éteindre devant le Lord. Il était temps d’en profiter. Se redressant légèrement, il l’écouta attentivement parler, doutant jusqu’au bout que la blonde qui lui servait de nièce pouvait redorer le blason. C’était une Rowle, fille d’Andreas, dont personne ne réfutait la pureté du sang et de la détermination de ses intentions, mais Cassidy venait de loin, d’un autre pays, d’un autre ventre. D’une femme qu’il n’avait jamais vue. Il y a trois ans, elle était apparue comme une fleur et Andreas lui laissait la place, comme ça… Alors même que tout le monde autour de lui ne devait jamais le décevoir, cette fille apparaissait comme une fleur et on lui donnait tout sans qu’elle n’en mérite rien !

« J'espère donc que tu n'échoueras pas, pour ta propre survie, mais aussi pour... redorer le blason des Rowle, vu que cela te tient tant à cœur.
Thorfinn ravala son amertume et se pencha vers l’avant pour capter le regard de la sorcière à la tignasse noire. Pas la peine de remercier Bellatrix pour le faire participer, tout le monde comprenait que ce n'était pas un cadeau.
- Une journée, c’est trop long à mon goût. La rumeur pourrait circuler et certains étudiants pourraient avoir le temps de s’enfuir avant qu’on n’intervienne. A moins qu’on bloque les portes, mais dans ce cas-là, l’intervention ne servirait à rien. Sentant le danger, ils vont se renfermer comme des huîtres et se méfier les uns des autres. Si Cassidy commence à les interroger et à les prévenir, ils vont tous se disperser. Je dis une heure. C’est largement suffisant pour une Rowle. Et surtout pour quelqu’un qui prétendre être l’amie du traitre en question. »
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MessageSujet: Re: [Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque Aujourd'hui à 0:47

Certains penseraient qu'elle parlait trop. Certainement. D'autres trouveraient ses paroles inutiles et vaines. Ah cette jeunesse dorée et idéaliste ! Pleine de revendications et d'idées novatrices ! Elle était prête à parier qu'environ la moitié des mangemorts ne l'avaient pas écoutée. Néanmoins, peut-être ce discours inattendu par sa richesse et sa longueur, pourrait-il en réveiller certains, du moins les faire se redresser sur leur chaise. Inspirer la motivation, donner un nouveau souffle à ce groupe qui avait fortement tendance à s' essouffler depuis la chute du Ministère. Elle n'était plus Cassidy. Elle était une jeune mangemort tentant de se faire une place et de prouver sa valeur. La gloire, les honneurs, les lauriers ? Oh non, que Bellatrix garde tout cela pour elle si elle le souhaitait. La Rowle n'en avait que faire et souhaitait simplement conserver sa vie. Elle avait parlé, exposé ses opinions. Était-ce si inhabituel ? Rien ne fonctionnait pour les Mangemorts depuis la chute du Ministère, presque aucune nouvelle recrue, aucun réseau démantelé.... Potter introuvable. Selon toute logique, il était intéressant qu'un regard neuf puisse souligner les erreurs ou les incohérences de ce qui était en place actuellement, dans le but de l'optimiser. Cassidy avait voulu que le Lord connaisse sa pensée, son début de plan, afin qu'il ne puisse pas lui reprocher quoique ce soit après avoir confié la mission à Bellatrix qui avait une forte tendance à foncer dans tout ce qu'elle trouvait.

Aussi, la blonde à la longue tresse avait parlé, prenant le risque de s'exposer. Certes, elle n'avait pas pu s'empêcher de lancer une discrète pique envers son oncle mais cette dernière était restée relativement légère. Il fallait dire que Thorfinn s'était déjà endormi brusquement en pleine réunion des Mangemorts à cause d'un somnifère ingéré à son insu... L'histoire entre l'oncle et la nièce n'intéressait personne mais leur passif était lourd et seuls eux deux et Andreas le savaient. La jeune femme pinça les lèvres suite à sa déclaration. Tous avaient les yeux rivés sur elle comme si elle était une extra-terrestre, alors qu'il ne s'agissait là que de pure cohérence et de concordance entre la théorie prônée et le terrain. Elle était une tête pensante et c'était sa logique. Réfléchir avant d'agir ; si elle avait bien retenu une leçon venant de son paternel, c'était bel et bien celle-ci. En son fort intérieur, elle savait que cela n'avait pas sa place ici, mais trop tard, les mots étaient sortis d'entre ses lèvres rosées, venimeux. Piquants comme un serpent. Comment avait-il pu être accepté par la Lord ? Il était d'une telle médiocrité... Seule sa loyauté, sa conviction en les valeurs prônées et sa capacité à agir sans réfléchir et à obéir aux ordres l'avaient probablement rendu intéressant au yeux au Lord. Un pion. Un pion à utiliser.

« Rowle, - la jeune femme tourna son regard turquoise vers la brune - vu que tu as l'air de tant vouloir faire tes preuves, j'ai bien l'intention de t'offrir un tel cadeau. »

La voix était étrangement douce, presque trop caressante. Maternante. Cela ne lui ressemblait guère. Cassidy arrêta de pianoter des doigts pour lui dédier l'ensemble de son attention.

« Ton cher oncle sera également de la partie, je pense qu'il serait temps que vous compreniez le terme "cohésion" et j'ai l'intention de vous l'apprendre. »

Ô joie infinie. L'étudiante resta de marbre mais se retint de lever les yeux au ciel, tout en songeant qu'elle allai devoir se blinder de sortilèges d'auto-protection. Thorfinn ne serait pas là pour la réussite de la mission, mais pour la faire échouer et la discréditer aux yeux du Lord. C'étaient là de beaux espoirs. Si Cassidy tenait de son père et était relativement calme et prudente, ce n'était guère le cas de Thorfinn qui ne savait que communiquer par l'agressivité et l'impulsivité. En son fort intérieur, la jeune femme savait que son oncle comptait sur le fait que Bellatrix n'appréciait pas sa nièce, afin de la faire échouer, en revanche il sous estimait le degré de loyauté de la brune. Bellatrix était certainement davantage capable de lui d'enterrer la hache de guerre pour la réussite d'une mission qui la valoriserait aux yeux du Lord, puisque ce dernier l'avait désignée pour diriger l'opération.

« Tu te fais donc passer pour l'amie d'une traître ? C'est très bien, Rowle. - la jeune femme esquissa un sourire. Eh oui. Elle avait plus d'une arme en poche, en plus de ses multiples potions - Très bien. Le 2 Novembre, tu iras rendre ton devoir et la trouver. Je te laisserai même la journée pour avoir les informations, je suis de bonne humeur. »

Au sourire sarcastique de la Mangemort, Cassidy lui afficha un regard neutre. Pas question d'entrer dans son jeu. Elle se contentait d'écouter, de s'imprégner des informations. Pour le coup, Cassidy avait réussi à faire totalement abstraction de ses émotions et écoutait le plan se mettre en place, tel qu'elle l'avait espéré, telle une véritable Mangemort. Un véritable dédoublement de personnalité, qui contrastait violemment avec ce que Drago reflétait.

« Nous attendrons ensuite que la fête commence, puis nous attaquerons. Tu auras même la possibilité de prévenir que nous ne venons chercher que des traîtres, si l'envie t'en prend et que s'il n'y a pas de débordement, il n'y aura aucune mort inutile. Toutefois, si au début de cette fameuse fête, je n'ai pas les informations demandées, sache que je raserai le bâtiment, avec toi à l'intérieur si tu t'y trouves toujours. J'espère donc que tu n'échoueras pas, pour ta propre survie, mais aussi pour... redorer le blason des Rowle, vu que cela te tient tant à cœur. »

Sans interrompre la Mangemort, la jeune femme la fixa dans les yeux, buvant et retenant la moindre de ses paroles. Jamais elle ne se serait doutée que Bellatrix était capable de conciliation. Avec un sourire des plus faux, la brune invita Thorfinn et sa nièce à s'exprimer sur le plan qu'elle « proposait ». Comme si leur avis comptait... Thorfinn prit la parole en premier, signe témoignant de son impulsivité, a contrario de la jeune femme dont le regard se perdit dans le vague, en proie à une pleine réflexion.

« Une journée, c’est trop long à mon goût. La rumeur pourrait circuler et certains étudiants pourraient avoir le temps de s’enfuir avant qu’on n’intervienne. A moins qu’on bloque les portes, mais dans ce cas-là, l’intervention ne servirait à rien. Sentant le danger, ils vont se renfermer comme des huîtres et se méfier les uns des autres. Si Cassidy commence à les interroger et à les prévenir, ils vont tous se disperser. Je dis une heure. C’est largement suffisant pour une Rowle. Et surtout pour quelqu’un qui prétendre être l’amie du traitre en question.
- La rumeur ? Quelle rumeur ? Tout le monde pense que Lauren est mon amie. Elle aussi d'ailleurs. Et personne n'est au courant de ma récente entrée chez les mangemorts. Enfin bref, peu importe. J'ai déjà un plan en tête, inutile de t'inquiéter, tu n'auras pas de portes à tenter de bloquer. »

Lauren et elle... C'était une très longue histoire. Cassidy se détourna de lui pour considérer Bellatrix de son regard tourmaline et lorsqu'elle parla, ce fut clair, net et précis. Sans animosité.

« Me mettre à l'épreuve est une chose légitime. Vouloir réussir la mission est toutefois primordial. Ce que tu proposes me va totalement, cependant, je pense que c'est au Lord de décider du temps que j'aurai et de la limite des droits que tu auras sur ma personne si j'échoue. »[/color]

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Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.

Crédit - Joy
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[Dim. 26 Octobre 1997] MINI-INTRIGUE - Le plan d'attaque

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