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[EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN

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SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
    6ème année
AVATAR : Kristen Stewart
MESSAGES : 813

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple avec la chevelure si bien coiffée d'Elwyn H. Miller
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 09 septembre 1980, Angleterre
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Dim 30 Avr 2017 - 18:30

HALLOWEEN




EVENT OCTOBRE - 31/10/97 22:00 au 01/11/97 02:00



Ruth Rosenbach pencha la tête sur la droite pour mieux regarder la présidente du BDE replacer le masque de Gilson. Les trois Serpentard avaient quitté la salle commune ensemble environ deux heures plus tôt pour rejoindre la Grande Salle qui avait été débarrassé par les Elfes de maison de Poudlard. Jusqu'en troisième année, la petite blonde avait ignoré la présence de ces créatures dans l'enceinte du château et c'était Absynthe qui, en roulant des yeux, brosse à dent en main, lui avait répondu que ce n'était certainement pas la directrice de Gryffondor qui s'amusait à leur préparer de bons petits plats par tonne. Non, au vue de son animosité pour les verts et argents, la professeur de métamorphose aurait sans aucun doute empoisonné la moitié de leur table sans chercher à connaitre les élèves qui y mangeaient. Avec un sourire nostalgique, Rosenbach se rappela alors les banquets d'Halloween lorsque ce vieux fou de Dumbledore était encore Directeur. Hormis quelques petits désagréments -lors de la première année de Ruth, la Chambre des Secrets avait été ouverte le soir d'Halloween, l'année suivante ce fut le criminel Black qui avait terrorisé la Grosse Dame (indiquant donc au reste du château où se trouvait la Salle Commune de Gryffondor), puis le Tournois des Trois Sorciers qui s'était converti en "Quatre Sorciers"-, la fête d'Halloween restait la meilleure à ses yeux. Bien plus que le repas de Noël auquel elle n'assistait pas étant donné qu'elle rentrait chez elle. Halloween, c'était les farces et attrapes de Zonko, les confiseries d'Honeyduks, les discours loufoques du Directeur et les fantômes qui papotaient à propos de leurs vies passées. Ruth était d'ailleurs en mesure de prétendre que le Baron Sanglant avait été un joyeux luron et qu'elle s'entendait à merveille avec lui.
Cette année, malheureusement, le dîner n'avait rien eut de festif. Nulle petite blague de la part du Directeur -sauf si on considérait qu'un "Joyeux Halloween" prononcé de façon macabre soit très drôle-, mais un sermon finissant par l’apologie de la Magie Noire par un des inspecteurs, un petit homme joufflu à la voix nasillarde qui avait assuré à Ruth qu'il l'avait à l'oeil, qu'Alecto Carrow avait applaudit avec force, un sourire mauvais peint sur le visage. Rosenbach en avait baissé les yeux sur son assiette de champignon avant d'oser un regard vers Abigail Hook. Sa camarade de chambre allait prendre un an le soir même, devenant majeure et perdant ainsi la Trace. Stevenson, qui s'était assise face à Zack Inoue, juste à côté d'Ethan Farell, avait déjà ses dix-sept ans. Ruth dût l'observer manger ses chipolatas un peu trop fixement puisque la couleuvre fronça les sourcils lorsque leurs regards se croisèrent.

- Qu'est ce que tu en penses, Ruth ?

La voix de sa consœur la ramena dans le présent et la blonde enfourna une poignée de fizwizbiz tout en secouant frénétiquement la tête de haut en bas. Elle ne s'était jamais intéressée à Gilson -bien trop discret et surtout distant-, mais l'adolescente admettait volontiers que cette tête de chacal noir lui donnait beaucoup de charme.

- Tu es déguisé en quoi, déjà, Lysou ?
- ...

Le masque du jeune homme l'empêchait de remarquer son air outré. En revanche, Absynthe ne chercha pas à cacher son agacement : après un soupir sonore, la couleuvre souleva les pans de sa très longue robe bleue nuit pour éviter de marcher sur la traine dans son dos lorsqu'elle fit demi-tour pour regarder où en était Garner et s'il avait terminé de suspendre une énorme boule blanche et or dans le coin où son groupe allait se retrouver. Ruth en profita pour se dévisser la tête et vérifier que la couronne de fleurs assorties à la robe tenait toujours. Elle n'était pas peu fière de son sortilège de flamme bleue qui permettait aux belles-de-nuit plantées dans les cheveux complètement noirs de sa camarade de s'ouvrir et se fermer en fonction de la luminosité. Bien entendu, tout était enchanté par ses soins et, si Absynthe avait eu connaissance de son déguisement et de celui de chacun pour avoir mis au point tout cela avec son vice-président, elle ne s'était pas du tout occupée de son costume. C'était Ruth qui avait choisi la robe, qui avait fixé les belles-de-nuit sur la poitrine et le long du ventre de la présidente, c'était même elle qui avait décidé de les teindre en noir tout à l'heure lorsque Mâdemoiselle Stevenson s'était enfin décidée à se préparer. Les mains de fée de Rosenbach avaient ensuite recouvert chaque parcelle de peau visible en blanc avant de contraster avec du noir pour faire apparaitre des os le long des bras d'Absynthe, n'oubliant pas au passage de dessiner quelques arabesques bleues sur les mains et le front de la Serpentard. De larges cercles noirs cernaient le regard tout aussi sombre de la fée : adieu vert et or, Ruth s'était fait un plaisir de lui jeter un sort pour les rendre aussi sombre que lorsqu'elle avait dû subir un Obscuro en Etude des Moldus. Autour des yeux, des pétales s'étalaient sur l'arrête du nez, le haut des pommettes et le bas du front. La bouche n'était plus rouge cerise comme à son habitude, mais complètement blanche, fondue avec le reste du visage, et un sourire digne d'une tête de mort s'étirait d'une tempe à l'autre, longeant la mâchoire et accentuant le creux des joues.

A côté de Stevenson, Gilson finissait d'enfiler ses bracelets aux poignets. Sa peau désormais aussi noire que la nuit luisait sous la lumière des chandelles qui illuminaient le plafond. Une dernière fois, Absynthe s'approcha du jeune homme pour replacer le haut de l'armure dorée qu'il portait, tout en lui demandant si ce n'était pas trop lourd. Ruth ne put s'empêcher de pouffer face à la réaction du jeune homme : même avec un masque, on pouvait deviner qu'il ne se sentait pas à l'aise que la couleuvre le tripote comme ça. Le pauvre garçon avait eu le malheur de se trouver là lorsque Ruth avait déroulé le parchemin décrivant tout e qui avait été prévu pour cette soirée d'Halloween et, face à une Stevenson au bord de la crise de nerf et prête à étrangler sa camarade en plus de "cette sombre bouse de Garner qui mériterait de passer une nuit de noce avec Alecto Carrow", Lysander lui avait proposé de leur confier certaines tâches lors de la mise en place des jeux. D'où leurs présences aux côtés du BDE ce soir.

Nerveusement, la vipère coula un regard à Shafiq qui avait poussé les quatre grandes tables et le machin moisi des Nuncabouc sur un même côté pour y dresser les plateaux d'amuse-gueule et les pichets de boisson. Les Carrow eux-même ne tarderaient pas à arriver, mais en attendant c'était leur chien de garde qui les surveillait et Ruth ne se sentait pas plus à l'aise avec l'Apprentie en Magie Noire qu'avec Miss Rowle qu'elle avait trouvé très gentille avant d'apprendre qu'elle était Mangemort depuis peu.
Bientôt, les participants à la fête commencèrent à affluer, menés par leur préfet respectif. Pour ce qui était de Serpentard, c'était Amycus qui s'était chargé de les accompagner depuis les cachots. Étonnée, la blonde se tourna vers la présidente qui fusillait déjà Garner du regard.

- Il n'est pas déguisé, lui ?
- Oh, si. Un sourire sardonique fleurit alors sur le visage squelettique d'Absynthe. Regarde un peu mieux.
- La barbe ? Rosenbach haussa un sourcil, perplexe : bravo l'effort.
- Le personnage qu'il incarne a des traits repoussants, il n'y avait pas grand chose à changer. remarqua la voix étouffée de Lysander.

La blonde éclata d'un rire franc tandis qu'Absynthe se mordait les lèvres pour retenir un gloussement. Une silhouette rondouillarde et encapuchonnée se dirigea alors vers le professeur Amycus avec la grâce d'un buffle ivre mort. Dans sa main, une faux dorée laissait à espérer qu'Alecto serait de bonne humeur, ce soir. Le frère et la sœur semblèrent comploter un instant et Ruth s’aperçut alors que le professeur d'Art de la Magie noire avait, dans ses mains, une urne noire où des papillons blancs s'animaient de temps à autre.

- Bien. Ruth crut voir Stevenson frémir alors que les Serdaigles arrivaient dans la Grande Salle. On attend encore un peu le temps que tout le monde arrive, ensuite j'annoncerais les équipes.

Avec un hochement de tête, Ruth balaya la salle du regard : des touches de bleu et d'or égayaient un peu la sobriété du noir et blanc. La gorge sèche, elle fit craquer ses poignets -Stevenson grimaça- avant de se tourner vers ses deux camarades verts et Garner :

- Je vais me chercher une bieraubeurre, qui en veut ?
- Non merci.
- Je veux bien.
- Absy, de l'hydromel ?
- Mmh ? Ah, non merci. D'ailleurs il va falloir surveiller que les mineurs n'en prenne pas.
- Donc Abby...
- Sera à l'eau et au pain dur jusqu'à minuit, oui. Les iris de la fée brillèrent de malice. Je m'en vais de ce pas lui proposer de la bieraubeurre, tiens.
- Tu vas être bien accueillie ! ricana la blonde en la voyant s'échapper en direction de leur camarade de chambre commune, la main faisant un petit signe qui signifiait sans doute "penses-tu !".







Ce mois-ci, le Bureau des Étudiants de Poudlard s'occupe d'animer une soirée Halloween. Exceptionnellement, et sous la surveillance du corps enseignant, les élèves inscrits auront la permission de se rendre dans la Grande Salle dans la nuit du Vendredi 31 octobre 1997 (22h00) au Samedi 01 novembre 1997 (02h00).

~ CE QU'IL FAUT SAVOIR :

• Les personnes ayant mis en place la salle sont Tony Garner -membre du BDE-, Lysander Gilson qui a été enrôlé par la présidente du BDE Absynthe Stevenson et Ruth Rosenbach (PV) avec l'aide d'Astrid Shafiq, envoyée par les Carrow pour surveiller le comportement des élèves. L'organisation des jeux et de l'animation concerne (inrp) le BDE seulement.
• Le BDE est sous la surveillance des Carrow : le(s) thème(s) ainsi que les déguisements leur ont été présentés par la présidente et le vice-président du BDE. Aucun acte rebelles.
• Les Affiches se trouvent dans les Salles Communes, dans la salle des professeurs et dans la bibliothèque.
• Les Préfets de chaque maison sont chargés d'accompagner les participants dans la Grande Salle étant donné que la soirée se passe sur l'heure du couvre feu. Impossible de participer sans s'être inscrit (sauf cas exceptionnel, me mp).
• Possibilité de faire intervenir des PNJ élèves si votre personnage vient avec ses copains. A noter que vous ne pourrez pas être dans la même équipe que lui ou décrire son déguisement  


~ LES DÉGUISEMENTS :

• Les participants ont été informés de leur déguisement par hibou. Contrairement au message privé que je vous ai envoyé à chacun, Absynthe n'a pas dicté la façon de s'habiller mais seulement donné le personnage, la créature, (ect) à incarner. Si vous pensez deviner en quoi votre personnage ou celui d'un autre membre est déguisé, ne le mentionnez pas dans votre post : un mini-jeu est dédié à l'identification de chacun.
• Comme précisé en MP, le code couleur est "noir-blanc-or-bleu nuit". C'est un Halloween chic sans rouge sang ou orange citrouille (non, ce n'est pas la censure '-'). Idem, soyez créatifs et précis dans votre description de déguisement (pas d'images en lien !) : mon MP n'est qu'une base à exploiter !


~ ET MAINTENANT, QUE VAIS-JE FAIRE ? ♫ :

Chaque participant doit poster, pour valider sa participation, un rp de 15 lignes à 2 000 mots. La restriction ( ) n'est là que pour une raison : vous n'avez que trois semaines pour cette première partie où vous pourrez décrire l'inscription de votre personnage, la création de son déguisement, son arrivée dans la grande salle, ... Vous pourrez échanger un peu plus personnellement avec les autres rpgistes par la suite, je vous assure ;)
• Suite à ces trois semaines, plusieurs mini-jeux seront lancés. Cette partie durera six semaines, si ce n'est plus, en fonction de vous. Je ne me cache pas de favoriser l'activité pour ces Events BDE : merci de signaler ici vos indisponibilités, que ce soit pour vos partenaires (jeux d'équipes) ou pour moi ("il est passé où Machin ?")
• Les équipes seront annoncées suites à ces trois semaines de délai.



~ LIENS UTILES

Me mp (Absynthe)
Contacter le BDE (coin caché) (Visible par moi + Admins)
Signaler une Absence (Flood)
FAQ,  Suggestion, Remarque, poser une Question (Flood)
HJ : Qui est Quoi ? Les premières idées ! Ouvert à tous les membres, participants ou non, multi-posts possibles - Coin caché BDE


~ BON JEU, EN ESPÉRANT QUE L'EVENT VOUS PLAIRA !


_________________


“Love is the most beautiful of dreams
and the worst of nightmares."






Dernière édition par Absynthe C. Stevenson le Mar 23 Mai 2017 - 12:55, édité 1 fois
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SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
    6ème année
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INFOS PERSONNAGE
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: Londres, 01 Novembre 1980
SANG SANG: inconnu
MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mer 10 Mai 2017 - 22:52


« J'ai entendu que tu étais collée avec Carrow. »

Une phrase à laquelle la brune ne prit pas la peine de répondre, se contentant de dégager d'un simple geste de la main, le félin qui s'était affalé sur les vêtements qu'elle s'évertuait à plier, découper, rattacher à une autre étoffe pour produire un effet changeant de couleur. Avec nonchalance, Abigail déposa le t-shirt noir, aux légers reflets bleutés et aux zébrures dorés, dans la malle qu'elle avait laissé grande ouverte, avant qu'une main ne se pose sur le dossier du canapé, à sa gauche. Les paupières de la jeune sorcière s'abaissèrent, tandis qu'elle sentait poindre une pointe d'agacement au creux de sa poitrine. Alexandre avait toujours eu ce don. Une capacité rarissime, que seul lui semblait posséder. Il savait la mettre hors d'elle. Et ce, à l'aide d'une unique remarque, d'une question posée au bon – ou mauvais tout dépend du point de vue- moment. Un soupir venant de son interlocuteur, lui fit grincer des dents, avant qu'elle ne lui envoie au visage avec précision, le short qu'elle malmenait plus qu'elle ne rangeait. Un rire secoua le corps de son camarade, qui reposa le tissu sur le cuir vert.

« J'en conclu, qu'effectivement, tu es collée avec Carrow. Combien de temps alors ? », demanda-t-il, en faisant face à la sixième année, les bras croisés. « Tu veux que je te dise quoi Korsakov ? », s'emporta Abigail, en donnant un coup de pied dans le couvercle de la grosse boîte, qui tapa violemment contre la partie inférieure. Les mains tremblantes, elle porta son pouce à sa gorge, frôlant la cicatrice qu'avait laissé le sortilège envoyé par Alecto Carrow une bonne dizaine de jours plus tôt. Une nuit de souffrance, qu'ils avaient vécue pour le plus grand nombre. Combien d'entre eux, ne pouvaient trouver le sommeil à cause des tiraillements d'une blessure ? Ou bien, ne parvenaient plus à fermer l’œil sans entendre comme si c'était hier, les cris de leurs camarades ? Elle faisait partie de cette majorité silencieuse. De ceux, qui n'osent pas ouvrir la bouche, pour hurler au monde leur souffrance. Si tant est, qu'elle avait déjà appartenu à la catégorie opposée. Oh, elle parlait la Hook. Parfois trop fort. Parfois trop bas pour que l'on puisse l'entendre. Qu'est-ce que tu veux que je dise ? Que je n'arrive plus à dormir ou à fermer les yeux, sans ressentir les coups de couteau dans mon corps entier ? Que je ne peux plus marcher seule dans l'un des couloirs, sans entendre les pleurs, les hurlements de douleur de l'un des nôtres ? Tu veux vraiment que je te dise ce que ça fait, Korsakov ? D'être accusée à tort, punis pour l'exemple ? Brusquement, le varan laissa son bras retomber, sa main auparavant meurtrie tapant contre sa cuisse. « Qu'est-ce que tu veux, franchement, que je te dise ? », redemanda-t-elle. Sa tête se baissa, des mèches d'ébènes venant se perdre sur sa peau blafarde, cachant partiellement la vision de la verte et argent. Une main s’immisça dans sa chevelure, la forçant d'une simple pression, à relever son menton en sa direction.

« Que tu me dises comment tu vas. Que tu me parles. », lui répondit le septième année, avant de la relâcher. Une évidence pour l'un, une surprise pour l'autre. Au bout d'un long silence, il pointa le vêtement sur lequel elle travaillait depuis déjà plusieurs heures. « Tu fais ça pour ce soir ? Je croyais que les fêtes… n'étaient pas réellement ton truc. », la dernière partie de sa phrase était hésitante. Le sourcil de la plus jeune s'arqua. Un sourire en coin teintait d'amusement succéda à son scepticisme. « Halloween est une fête pour le moins morbide. Je crois y avoir totalement ma place. Et puis, honnêtement Korsakov, pourquoi est-ce que je ne devrais pas m'amuser et honorer la mémoire de mes congénères les cadavres ? », lui rétorqua Hook, en se saisissant du début de son costume. Presque fièrement, elle fit tourner le haut, de sorte à ce que son ami puisse apprécier les lambeaux de tissus cotonneux d'un ancien t-shirt trop grand pour sa silhouette malingre. Il pouffa légèrement, avant de montrer les rayures dorées faisant penser à un uniforme de prisonnier. « Très amusant Hook. Tu te déguises en quoi là ? En taularde évadée d'Askaban ? », hasarda-t-il, en se laissant choir sur le divan, bousculant de ce simple fait, le pauvre London, qui se redressa, griffes et crocs dehors. Un simple sifflement de sa maîtresse l'empêcha de tailler la peau de son agresseur. « Je me déguise en ce que bon me semble. », Abigail haussa les épaules, l'air de dire « Tu ne comprends rien mon pauvre garçon. Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! », disait si bien l'adage. Elle le pensait, ce qui en soit, était peut-être pire pour le jeune adulte.

« Tu ne m'as pas répondu tout à l'heure. Tu vas bien ? », essaya de nouveau le brun. Qui ne tentait rien, n'obtenait malheureusement rien. Les gestes de l'orpheline se suspendirent, avant qu'elle ne repose délicatement le t-shirt sur l'accoudoir lisse. « Tu deviens vieux mon pauvre. Tu radotes. Ton déguisement est tout trouvé pour la soirée. Un vieillard te conviendrait parfaitement. Bientôt, tu vas me demander si je veux un lait chaud avant de m'endormir. Arrêtes d'essayer de te comporter comme le grand-père que je n'ai jamais eu. Le rôle ne convient pas à quelqu'un de ton âge. Au lieu de m'emmerder avec tes questions complètement idiotes, tu veux pas m'aider à découper ça ? », elle lui jeta au visage un pantalon blanc en coton, ressemblant à s'y méprendre à ceux portaient dans les hôpitaux. D'un mouvement de baguette, elle fit léviter son premier morceau qu'elle avait exhibé un peu plus tôt. Le t-shirt d'un noir de jais, était découpé à deux endroits précis : au niveau des côtes se situant sous la poitrine – quasi-inexistante – de la jeune fille. Elle avait également déchiré les coutures du bas, mais aussi de ses bras, de sorte à laisser tomber des fils sur sa peau ou ses jambes. Rayé par des bandes dorées, entrecoupées de la couleur originelle du tissu, ce qui donner un effet « peinture écaillée » sur l'ensemble du chandail, les traits étant espacés de trois centimètres chacun. L'on pouvait d'ailleurs discerner des reflets bleu nuits sur les fibres laissaient pendants, si discrets qu'ils n'étaient observables qu'à l'aide d'une lumière plus vive que celle d'une bougie vacillante. Avec l'aide un peu gauche de son camarade, elle découpa le bas à différents endroits : genoux, laissant tout de même quelques fils reliés pour laisser entrevoir sa peau pâle. Les coutures au-dessus de ses pieds furent arrachées, les résidus de l'attache ayant pris la même couleur bleutée que leurs consœurs un peu plus haut. L'arrière de ses cuisses, comme si, elle s'était prise dans un grillage. En un coup de poignet, des ombres dorées apparurent le long de la jointure du pantalon. Satisfaite, elle envoya un micro sourire à Alexandre, qui ne put se retenir de lever les yeux au ciel. La couture et lui...

Après un dernier regard pour son œuvre, elle partit à la suite du plus âgé. Après un horrible moment à écouter les palabres de Ruth, qui n'avait d'yeux que pour son prince pas si charmant, qui quant à lui, avait essayé de lui adresser la parole à environ... Trente reprises au cours du repas, le varan pu rejoindre le confort des cachots. Prestement, la sixième année se dirigea en direction de la chambre qu'elle occupait avec ses deux comparses. Elle enfila le déguisement qu'elle avait tant mis de temps à confectionner. Ses Docs rejoignirent sa malle, dans laquelle la brune les enferma. Ses trésors se devaient d'être à l’abri. Avec un sourire impatient, elle alla dans la salle de bains. A présent face à son reflet, Abigail leva sa baguette et pointa ses yeux. Après un sortilège informulé, visant à reproduire l'effet (sans l'effet du coup) d'un Obscuro. C'est avec un ébahissement non feint, qu'elle observa ses globes oculaires devenir aussi obscurs qu'un morceau de charbon. Un instant, elle papillonna des cils, avant de diriger l’artefact vers ses cheveux. Un mouvement de poignet plus tard, et les voilà qui s'étaient dressé sur son crâne comme s'ils avaient été ébouriffer par une tornade et non une simple bourrasque. Avec un l'aide d'un peu de laques moldue, qu'elle n'avait pas manqué de ramener à la suite des vacances d'Été, pour mieux montrer cet ustensile de beauté à Rosenbach. À la suite de plusieurs pulvérisations sur ses mèches, elle contempla leur tenue dans les airs, défiant toute gravité terrestre. Pour ce qui était du teint cadavérique, la sorcière ne se pensait pas en reste. Mais elle n'en était pas pour autant moins vivante que les autres étudiants. Délicatement, Abigail recouvrit ses bras, son visage ainsi que ses pieds d'une poudre blanchâtre, tirant sur le bleu qu'elle fit tenir à renfort de sortilèges. Un dernier sourire l'image qu'elle renvoyait dans la glace, puis c'est pieds nus qu'elle regagna la salle commune des verts et argents.

Le représentant de l'autorité les guida alors jusqu'à la grande salle. Durant le trajet, Abigail ne regarda pas l'accoutrement de ses camarades de maison, dont elle se fichait ni plus ni moins présentement. Ses émeraudes passèrent sur les décorations classieuses une fois arrivée à destination. Elles n'ont pas chaumé. Son regard dévia sur Absynthe et Ruth qui étaient encore occupées à placer les boissons sur la table prévue à cet effet. Faisant bouger ses orteils sur la pierre froide, elle alla d'une démarche lente en leur direction, en restant néanmoins en retrait. Hook prit une bièraubeurre, puisque l'hydromel lui était refusée jusqu'à minuit. Un peu plus loin, elle remarqua Lina, qu'elle interpella d'un signe de tête, l'invitant à se joindre à elle. « Tu es horriblement jolie, ma chère. Tes coupures vont mieux ? », demanda la brune, en levant son verre en direction de Shafiq, en signe de salut. Une soirée en l'honneur des morts ou des vivants ? Après tout, ils étaient tous plus ou moins entre les deux maintenant.

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Parfois, il faut savoir accepter la douleur Abigail. Elle n'est pas forcément mauvaise. Elle te rappelle que tu es en vie.
Seth Peterson


Dernière édition par Abigail Hook le Mer 10 Mai 2017 - 23:51, édité 2 fois
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POUFSOUFFLE7ème année
    POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mer 10 Mai 2017 - 23:33



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Elle se trouvait belle. Cela aurait pu sembler présomptueux mais c'était vrai ; elle méritait d'autant plus cet auto compliment qu'elle avait passé un temps fou devant son miroir, arrangeant chaque mèche, plaçant méticuleusement chaque plume blanche dans son chignon bas tressé. À l'aide de sa baguette, elle avait fait tomber sur ses cheveux des paillettes dorées pour les colorer ; ces dernières brillaient de milles feux quand la sorcière inclinait la tête sous la lumière.
Pour ses yeux, à peine visibles sous le masque, elle avait opté pour un simple trait d'eye liner de couleur or. En revanche, elle appliqua un peu plus soigneusement son mascara, puisqu'elle avait prit le soin de bien courber ses longs cils.  Pour rester cohérente, Lina avait donc peint  ses lèvres en blanc, puis, avec un pinceau, elle avait ajouté une poudre dorée sur le centre de ses lèvres. Avec une délicatesse infinie elle plaça son loup blanc, en prenant garde de ne pas se décoiffer. Il lui mangeait presque entièrement le visage et ne laissait apparaître que le bas de son visage et ses yeux verts émeraudes. Il se terminait au niveau de son nez, par un petit bec en or, finement arqué. Enfin, elle prit le soin d'appliquer un peu de fond de teint sur la nouvelle cicatrice qui ornait désormais son bras gauche.
Elle tourna sur elle – même pour contempler son habit sous toutes les coutures. Elle portait une robe bustier, mettant ainsi ses fines épaules en valeur. Le doré du vêtement faisait échos à ses lèvres et à ses cheveux. Elle avait eu peur que cela fasse trop, mais le blanc qu'elle portait également nuançait le tout. Une nouvelle fois, elle tourna, faisant ainsi flotter les volants de sa robe. Ce serait joli quand elle danserait. Si elle dansait.
La sorcière ajouta un dernier élément. Sur sa table de nuit, elle prit un pinceau et une petite boîte ronde. À l'intérieur, se trouvait une poudre dorée brillante. Lina plongea le pinceau dedans, avant de le tapoter sur le bord du contenant pour enlever l'excès. Puis, concentrée, et devant le miroir, elle appliqua le fard sur ses clavicules, ses épaules. Il s'agissait de ne pas en mettre trop pour ne pas jurer avec sa peau pâle, il fallait juste faire ressortir le tout.
Quelque part dans le dortoir, une montre siffla. C'était presque l'heure. Lina enfila une paire d'escarpins couleur or qui brillaient. Elle passa également un collier autour de son cou, il était long et simple, avec une unique plume blanche comme pendentif, elle accrocha aussi les boucles d'oreilles qui s'accordait au collier : une plume blanche comme neige de chaque côté. Elle jeta un dernier coup d’œil dans la glace avant de quitter son dortoir.

Dans la salle commune, elle fut rejointe par une amie à elle, Alexandra, dont le déguisement ne laissait pas l'ombre d'un doute. Lina lui fit un clin d’œil avant de lui prendre la main pour l'entraîner à suite de Carlie qui était chargée de les emmener, elles et les autres élèves vers la Grande Salle où les festivités allaient commencer.
Alors que la petite file indienne avançait dans le calme, le cœur de la jeune Poufsouffle s'accéléra. Enfin, il y aurait un peu gaieté dans ce château. Elle avait eu peur que ce jour n'arrive jamais.  Et puis il y avait autre chose. Lina espérait de tout cœur y croisait Octave. Elle n'était pas sûr qu'il soit présent, mais comme une affiche du bal avait été placardée à la bibliothèque, elle osait croire que loup sorte de sa tanière dans la soirée. Sans raison apparente, elle esquissa un sourire. Oui, ce serait vraiment bien qu'il soit là.
Le groupe de Poufsouffle passa finalement les deux imposantes portes de la Grande Salle. Lina se retint in extremis de se mordiller la lèvre. Le rouge à lèvre. Ses yeux papillonnèrent un peu partout dans la pièce. La décoration était soignée, et le thème de la soirée apparaissait clairement. Les quatre, non, cinq tables avaient été repoussées dans un coin de la salle pour y placer de larges plateaux de nourriture. Des mets salé qui sentait délicieusement bon, mais surtout, et la sorcière en salivait d'avance, des tas de sucreries : la grande faiblesse de Lina. Elle repéra également les carafes remplies de boissons très variées, dont certaines semblaient être alcoolisées.

Le regard vert de la sorcière s'arrêta ensuite sur les élèves déjà présent. De loin elle reconnu Lysander. Elle aurait voulu le saluer, même à distance, mais elle n'osa pas fendre la foule pour le rejoindre. Peut – être plus tard dans la soirée. La plupart des gens portaient des masques ou des loups, comme elle. Il était donc compliqué de les reconnaître. La sorcière sonda à nouveau à la salle, cherchant sans se l'avouer le bibliothécaire qu'elle ne trouva pas. Boudeuse, elle pinça les lèvres avant de se reprendre. Il n'était peut – être pas encore arrivé.
Pour se donner contenance, Lina s'avança vers les boissons, abandonnant quelques instants Alexandra. C'est sur le chemin qu'elle aperçu Abigail. Les lèvres de la Poufsouffle s'entrouvrirent. La Serpentard était pieds nus. Le froid du sol ne paraissait pas la déranger. Elle avait appliqué un produit – c'était du moins la supposition de Lina – sur sa peau qui la rendait légèrement bleuté. Son pantalon avait de jolies ombres dorée qui rappelait son haut rayé. Mais ce furent ses yeux qui attrapèrent l'attention de Lina. Comme hypnotisée, s'approcha d'Abi, elle tendit même la main vers le visage de cette dernière, avant de se raviser.

« Tu es horriblement jolie ma chère. Tes coupures vont mieux ? »

Lina eut un petit sourire.  Elle tourna légèrement les épaules pour que la Serpentard puisse constater d'elle – même.

« J'ai appliqué un peu de maquillage dessus, on n'y voit que du feu... Ce n'était pas tout à fait vrai, sa peau encore un peu rose brillait légèrement. Mais la cicatrice paraissait effectivement plus ancienne. Et toi, ça va ? ».

Lina s'approcha de la table pour prendre une bièreaubeurre, suivant ainsi l'exemple de sa cadette, exactement comme elle l'avait quelques jours plus tôt à Pré – au – Lard.  Passer le début de soirée avec Abigail était de bon augure.


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"Du chaos naît une étoile"

YOU MIGHT BELONG IN HUFFLEPUFF, WHERE THEY ARE JUST AND LOYAL, THOSE PATIENT HUFFLEPUFFS ARE TRUE, AND UNAFRAID OF TOIL.




Dernière édition par Lina H. Kaveline le Ven 12 Mai 2017 - 17:38, édité 4 fois
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire et Bicurieuse
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 1 octobre 1976
SANG SANG: pur
MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mer 10 Mai 2017 - 23:34


Le reflet ne put que faire grimacer la jeune femme. Il ne restait que quelques accessoires pour agrémenter son déguisement, avant qu'il fût terminé. Parfois, l'apprentie se demandait jusqu'où pouvait aller sa stupidité latente. Une fête déguisée pour les étudiants ? Participons, bien évidemment ! Quand elle pensait que ce n'était qu'à la base un pari stupide avec un certain Gryffondor avec qui elle avait su garder une entente amicale... Des soupirs et encore des soupirs. Astrid était une jeune femme avec des responsabilités sur les épaules, d'une certaine manière, mais cela ne l'empêchait pas de s'inscrire sur un défi stupide de Ken'. Son paternel aurait sans doute levé les yeux au ciel, l'invectivant sur son manque de contrôle et de réflexion, avant d'abandonner et de la laisser faire avec un sourire caché. Des sourires qu'Astrid voyait, maintenant qu'il n'était plus. Maintenant qu'on le lui avait arraché. C'était intéressant comment l'humain pouvait se mettre des œillères plusieurs années d’affilées, avant de les retirer – toujours trop tard - après un choc émotionnel violent. Et les chocs émotionnels violents, c'était devenu son quotidien, lui permettant, d'une certaine manière, d'ouvrir finalement les yeux réellement. Sur son frère, sur des cousins éloignés – comme les jumeaux Shafiq, Alizée et Raphael – et tant d'autres... Des chocs émotionnels qu'elle vivait et revivait à cause de ses plus beaux démons, à cause de la laideur latente de ses doux rêves se modifiant en monstres sous les oreillers. La métamorphose avait toujours été un don chez elle, ses gènes y aidant sans doute, et ses peurs s'étaient également accaparées cette capacité. Le miroir face à elle eut un rictus de dégoût en la regardant de haut en bas, appuyant son regard sur ce que la demoiselle mettait à son cou. Un collier fait d'os – une colonne vertébrale humaine des plus véritable – à laquelle était attachée un poumon miniature des plus réalistes. Il se contractait ou se détendait au rythme même de sa propre respiration.

- Tu ne vas pas mettre ça autour de ton...

Astrid ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase. Elle termina l'ajustement des bracelets. Attachés par des cheveux d'ébène d'une provenance inconnue, sept cœurs battaient à l'unisson. Un palpitement morbide qui rejoignait les envolées de son propre organe vital. Le dernier était une bague d'or, agrémenté d'un œil tournant dans tous les sens, fixé sur le socle. D'un mouvement de baguette vers sa commode, Shafiq la fit venir jusqu'à sa main tendue et l'anneau s'enfila, tel que l'ordre silencieux le lui intimait. Le timing ne pouvait être plus parfait, tant son horloge sonna précisément à ce moment. La mercenaire ferma les yeux quelques secondes, puis se détourna de ses appartements pour sortir de la pièce. La respiration régulière, les enjambées de la femme se firent rapides dans les couloirs, créant assez d'air autour de son corps pour l’envolée légère de ses robes. Tout de noir vêtu, la robe ainsi que la cape à capuche pointue qu'elle portait s'envolèrent dans un engrenage étonnamment élégant, alors qu'elle arrivait devant l'entre protégée par la Grosse Dame. Elle patienta quelques minutes avant que Garner décidât enfin à sortir de la salle commune des lions. Sans un regard pour lui, l'apprentie se détourna du portrait et commença à avancer dans les dédales de couloirs. Tout en vérifiant que l'élève la suivait au pas, elle emprunta quelques passages secrets pour une approche de leur destination plus rapide. Ils arrivèrent finalement devant les lourdes portes de la Grande Salle. Un mouvement souple du poignet et un sort fusa hors de sa baguette, un nouvel ordre silencieux auquel répondirent favorablement les deux battants en s'ouvrant à la volée. Elle pénétra la pièce emplie seulement des trois autres élèves qui continuaient d'installer les préparatifs. Même si l'ordre officiel de Carrow était de surveiller les quatre agneaux dans la bergerie, pendant qu'ils s'occupaient eux-mêmes des préparatifs, Astrid avait décidé d'aider et d'apporter sa contribution. C'était toujours mieux que d'observer quatre jeunes pendant de très, très longues minutes, pendant que l'on ne faisait absolument rien.

En pénétrant dans la pièce, Astrid offrit une vue plongeante sur son visage. Le vairon avait laissé place à un brun extrêmement sombre, qui fixait l'avancement des préparatifs et son nez autrefois droit était devenu crochu et pointu, mais paraissait des plus réelles, comme s'il prenait forme sur son visage et se trouvait être tout bonnement le sien. Même ses dents noirâtres donnaient cet effet, aussi étrange que cela pouvait paraître, et cela n'était dû qu'à un don qu'elle avait reçu de naissance. Ses cheveux de jais, ébouriffés dans tous les sens en étaient un nouvel exemple. Parfois, sa métamorphomagie, outre sa praticité lors de ses missions, pouvait s'avérer utile et Astrid devait bien avouer – même si elle n'avait aucunement l'intention de le faire – qu'elle s'était bien amusée en l'utilisant sur elle-même pour donner cet aspect assez... spécial à son physique. Enfin, ce constat intérieur n'avait duré qu'une fraction de seconde dans l'esprit de la sang-pure, celle-ci fit signe aux trois autres d'aller se changer. Durant ce temps, elle continua à mettre en place les préparatifs avec l'aide du Gryffondor, qu'elle surveilla avec une indifférence bienvenue. Cela n'empêchait pas la vivacité du puma d'être toujours bien présente et à la moindre entourloupe, elle n'aurait pas hésité à sortir les griffes. Après tout, mieux valait pour l'imprudent que ce fut elle plutôt que les Carrow – le joyeux souvenir des élèves hurlant à la lune sous les maléfices était encore un peu trop présent. Tous les élèves revenus, sa dernière tâche arriva plus vite qu'elle ne s'y était attendue et l'adulte plaça les tables dans un coin. Elle profita par ailleurs de l'ordre pour donner un coup de neuf à la table des Nuncabouc, pour en faire une véritable table de maison – au moins pour la soirée – et si, par mégarde, on venait à oublier d'annuler le sortilège qu'elle avait lancé, les Nuncaboucs auraient peut-être la chance de manger à une table aussi confortable que leurs congénères, faute de mieux. Avec des mouvements d'une précision millimétrée, la sorcière se fit chef d'orchestre pour une symphonie bien particulière : le placement de différents récipients sur les tables. Une fois cela fait, elle fit apparaître un parchemin qu'elle envoya quasi-instantanément aux cuisines. Une minute plus tard, les tables étaient recouvertes de victuailles et les élèves présents pouvaient se servir allégrement. Toujours avec cette indifférence qui ne la quittait pas – pour le moment –, Shafiq observa les quatre étudiants en se plaçant dans un coin reculé, avec un verre d'hydromel.

Elle patienta sereinement le temps que les élèves arrivassent. Comme prévus, ils commencèrent à affluer à 22 heure. La métamorphomage salua principalement l'arrivée des deux Carrow, restant dans son coin. De là où elle était, ses trois yeux avaient une belle vue sur l'assemblée et la mercenaire pouvait observer sans être dérangée – vraiment ? – comme elle le voulait. Manque de peau ou coup de chance, dur à dire, mais Abigail Hook la reconnut visiblement et, ce, même si Astrid avait pensé à rabattre la capuche de sa cape sur ses cheveux qui dépassés avec une indiscipline exemplaire sur les côtés de son visage. Elle lui rendit son salut, levant légèrement son verre et inclinant la tête en sa direction, avant de reprendre son occupation principale du moment : observer les personnes présentes.

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SERPENTARD1ère année
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 01/04/1986 à Rennes
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Jeu 11 Mai 2017 - 12:50




C’était de ces journées qu’Andrée détestait. Le château, malgré les assauts répétés des Carrow à l’encontre des élèves et la punition collective qui avait eu lieu quelques jours plus tôt, baignait dans un écœurant sentiment de joie. Les rires, les badinages et les commérages naviguaient de groupe d’amis en groupe d’amis et comme d’habitude, la fillette n’y prenait pas part.
 
Ne voulait pas y prendre part. Ne pouvait pas y prendre part. Elle se sentait affreusement exclue.
 
Assise sur son lit, elle fixait d’un œil morne ses camarades de dortoir se préparer gaiement à la fête d’Halloween qui aurait lieu le soir même –fête ô combien inutile si vous vouliez son avis. Elle hésitait encore sur la raison qui l’avait poussée à y participer. Elle s’était sans doute dit qu’elle se sentirait encore plus minable de passer la nuit complète enfermée chez les Serpentard alors que tout le monde était décidé à s’amuser, elle avait certainement décidé que ce soir-là serait le soir de l’année et qu’il était hors de question qu’elle reste dans l’ombre plus longtemps. En y réfléchissant bien, il lui semblait même qu’elle avait eu l’idée saugrenue d’essayer de se faire des amis parmi les gens de son année, parce qu’elle avait l’impression d’avoir besoin de la compagnie enfants de son âge pour se sentir mieux –même si cela lui paraissait un peu tard à présent.
 
Parfois, elle ne se comprenait pas. Comment pouvait-elle aller parler à des gens alors qu’elle était la définition même de l’asociabilité ?
 
Elle jeta un œil aux filles qui piaillaient à deux lits du sien et regretta soudainement de ne pas connaître de sortilèges de silence. Eux, au moins, lui auraient assuré un semblant de tranquillité. Fanny, la fille qu’elle méprisait le moins parmi elles, étaient en train d’exhiber son costume. « Ma mère m’a envoyé des collants avec des paillettes dorées », disait-elle. « Ils vont parfaitement avec mon costume, et… » Et tourna sur elle-même et sa robe en tulles eut des mouvements fantomatiques. « Avouez qu’ils sont faits pour ma tenue. » Les autres acquiescèrent avec enjouement et elles sortirent une trousse de maquillage pleine à ras-bord.
 
Andrée jeta un regard désespéré à son propre déguisement. Les instructions du BDE avaient était claires : loin de l’innocente candeur qu’avait choisie Fanny, elles lui avaient imposé du noir –beaucoup de noir. En réalité, tous les vêtements qui le composaient étaient noirs. Depuis la robe –volants aux manches, volants à la jupe, volants à l’encolure même– jusqu’aux collants, en passant par les accessoires, les yeux, les cheveux… Si elle avait su comment faire, elle aurait même peut-être songé à se teindre la peau en noir. Ça aurait parfaitement reflété son humeur et elle commençait à aimer cette non-couleur –même si, réflexion faite, elle aurait peut-être un peu trop ressemblé à ces mineurs moldus qui travaillaient dans les mines de charbon.
 
Elle soupira encore. Il était peut-être temps qu’elle s’habille, elle aussi. Elle avait son costume, autant aller à la fête.
 
La robe qu’elle avait choisie était loin d’être neuve. Pour coller à l’allure générale de l’ensemble, elle avait demandé à Sally de coudre quelques plumes au niveau du bustier. Le vêtement que l’elfe lui avait renvoyé en avait été complètement transformé. Andrée s’en serait extasiée quelques années plus tôt. À présent, elle n’en était que satisfaite –c’était déjà quelque chose. Les plumes atténuaient le côté trop enfantin de l’habit en créant du volume là où il n’y en avait pas. La longueur, aux chevilles, lui donnait quelque chose de mortuaire, mais la fillette s’en fichait un peu. Elle apprécia le tissu soyeux sous ses doigts en s’imaginant tournoyer dedans, souriante, riante, vivante.
 
Elle attrapa les bijoux qui attendaient sagement sur sa table de nuit. Des plumes noires, encore. Les boucles d’oreilles n’étaient pas très longues mais cela suffisait à lui chatouiller le cou lorsqu’elle bougeait la tête. Elle fronça les sourcils d’un air contrarié. Il fallait vraiment qu’elle tienne à faire bonne impression pour supporter ces… désagréments.
 
La porte du dortoir claqua et Andrée accéléra un peu sa préparation. Arriver en retard lui importait finalement peu, mais elle avait toujours trouvé l’ambiance de la pièce oppressante lorsqu’elle y restait seule.
 
Elle enfila sans délicatesse ses manchettes à plumes –noires– et clipa avec difficulté son ras de cou –noir également. Elle jeta un regard furtif à la trousse à maquillage que les filles avaient laissé traîner sur le lit mais se détourna aussitôt : il n’était pas encore temps de songer à ça. En plus, elle avait horreur de se maquiller et la seule fois qu’elle avait essayé, à neuf ans, elle s’était par elle ne savait quel maléfice rentré la brosse de mascara dans l’œil.
 
Elle se posta devant le miroir, plumes en éventail coincées entre les lèvres, brosse dans la main gauche et baguette dans la main droite. Elle avait écumé les livres de la bibliothèque avant de trouver le sortilège qu’il lui fallait. À présent, il s’agissait de ne pas le rater. « Atra mutare », tenta-t-elle d’articuler, mais avec les plumes dans la bouche c’était peine perdue. Avec un soupir agacé, elle les déposa sur le lavabo en essayant de ne pas les faire s’envoler. « Atra mutare », répéta-t-elle, et cette fois la magie opéra. Ses cheveux, déjà foncés, se noircirent complètement. Les nœuds qu’elle avait laissés s’installer les jours passés n’en étaient que plus effrayants. Courageusement, elle empoigna sa brosse et commença à les dénouer en grimaçant à chaque fois qu’elle butait sur des cheveux trop emmêlés. Enfin, après une bonne dizaine de minutes de bataille acharnée, elle s’empara de ses plumes et les utilisa pour tresser quelques mèches un peu partout autour de sa tête. « Presque prête », souffla-t-elle en finissant.
 
Le miroir en pied qui lui faisait face lui renvoya l’image d’une jeune fille au teint pâle marqué par l’omniprésence du noir et aux traits fatigués. « Terrifiante », commenta-t-il. En un sens, c’était vrai. Elle avait l’air un peu frêle dans sa grande robe. Le résultat était dérangeant et fascinant à la fois.
 
Elle s’autorisa à penser au Manoir et à la réaction qu’aurait eue sa mère en la voyant. Certainement qu’elle aurait haussé un sourcil, un sourire indulgent sur les lèvres, et qu’elle lui aurait demandé pourquoi tant de noir pour une si jolie petite fille. Andrée aurait souri elle aussi, amusée : « Parce que c’est Halloween bien sûr ! » Sally l’aurait aidée à se coiffer et ça aurait sans doute été plus réussi que ce que la fillette avait réussi à faire. Tout aurait été plus beau, plus drôle, plus parfait.
 
Enfin, à supposer qu’elle fête Halloween au Manoir de Mr Leigh, ce qui était pratiquement improbable puisqu’elle n’avait pas d’amis.
 
Andrée ravala la moue triste qui menaçait d’étirer ses lèvres et ressortit de la salle de bain. La trousse de maquillage semblait encore clignoter sur le lit. Elle hésita à peine à s’en approcher. Elle était en train de chercher ce qu’elle pourrait bien s’étaler sur la figure lorsque Fanny déboula dans le dortoir. « Qu’est-ce que- », fit la blonde, mais elle ne finit pas sa phrase en avisant Andrée penchée sur la trousse.
 
Cette dernière grimaça. « Je, euh, c’est pas ce que tu crois », tenta-t-elle. Il ne fallait surtout pas qu’on la prenne pour une voleuse. « Je peux t’expliquer.
 
- Tu as besoin de maquillage, toi aussi ? » L’expression dubitative sur son visage blessa Andrée plus qu’elle ne voulut l’admettre –comme s’il était si incongru qu’elle veuille se maquiller un peu pour Halloween. Certes, elles étaient toutes un peu jeunes pour le faire au quotidien mais… « Tu aurais du demander », dit-elle, conciliante. « Heureusement que c’est moi qui suis rentrée. Je crois que Dawn n’aurait pas supporté que tu fouilles dans ses affaires. Qu’est-ce qu’il te faut ?
 
- Je ne sais pas », répondit honnêtement Andrée. En fait, elle était juste stupéfaite de la réaction pacifique de Fanny.
 
Sa camarade l’observa un instant avant de claquer la langue. D’une voix enfantine, elle s’exclama joyeusement : « Avec un déguisement aussi morbide, c’est du rouge à lèvres noir qu’il te faut. » Elle piocha un tube dans la trousse et s’approcha dangereusement d’Andrée. « Je suis toujours étonnée du nombre de bidules que Dawn peut avoir. Attends, bouge pas. » Figée, Andrée se laissa appliquer le rouge à lèvres, complètement perdue quant à la réaction la plus appropriée. « Je ne crois pas qu’il faille te maquiller les yeux. T’as déjà mis des lentilles noires et… en plus, c’est galère de maquiller les yeux de quelqu’un. »
 
L’autre hocha la tête sans trop savoir quoi dire. « Euh, merci, enfin j’imagine.
 
- Tu ne veux pas masquer tes cicatrices ? », fit Fanny en passant le dos de sa main sur la joue abîmée. Elle fronça les sourcils. « Elles sont moches.
 
- Non, je veux pas. » C’était peut-être un peu sec, mais Andrée détestait se souvenir de la nuit de torture que leur avaient faite subir les Carrow. Ses cauchemars la lui rappelaient déjà suffisamment.
 
« Ok », dit-elle simplement. Elle attrapa une sacoche qui traînait sur son lit. « Dépêche toi, tout le monde est déjà en haut. Il ne faut pas qu'on nous surprenne seules dans les couloirs. » La brune hocha la tête et chaussa les ballerines noires qui traînaient sous son lit. Elle avait hésité à ne pas mettre de chaussures mais la perspective de marcher toute la soirée dans du jus de citrouille collant avait refroidi ses ardeurs. Elle coinça sa baguette dans sa manche, attrapa le loup au bec ébène qui devrait couvrir son visage et elle fut prête.
 
Fanny l’attendait toujours près de son lit. « Allons-y », dit Andrée.
 
Comme le lui avait dit sa camarade, la Grande Salle était bondée. Toute l’école avait l’air de s’y être donné rendez-vous et Andrée se sentit très vite mal-à-l’aise. « Je suis contente de passer la soirée avec toi », dit Fanny à ses côtés. L’autre leva un sourcil : avait-elle dit qu’elle passerait la soirée avec ? Puis elle se secoua mentalement –elle était ici pour devenir, à défaut d’amicale, moins asociale. « On ne se connaît pas, c’est dommage. Je suis sûre que les autres seront ravies. »
 
Elles arrivèrent au niveau du groupe de filles de Serpentard qui dévisagèrent Andrée avec insistance. Dans leurs regards, il y avait de la surprise mêlée d’un certain mépris et d’une indifférence indéniable. « Joli costume », lâcha l’une d’entre elles avec ironie avant de relancer la discussion avec les autres. D’un pas en retrait, Andrée regarda Fanny se joindre avec aisance à la conversation en fronçant le nez. D’après ce qu’elle comprit, elles piaillaient sur le déguisement des autres élèves.
 
Elle fit passer sa main devant les boissons en s’interrogeant si elle devait prendre le risque de tester l'hydromel –juste pour goûter au moins une fois. Le regard perçant de la sœur Carrow la fit changer d’avis et elle arrêta son choix sur du jus de citrouille bien frais. Elle se posta à côté du groupe de Serpentard, suffisamment loin pour ne pas les déranger mais suffisamment près pour qu’on pense qu’elle était avec eux.
 
Merlin, la soirée allait être longue.





Dernière édition par Andrée L. de Kerimel le Lun 15 Mai 2017 - 10:41, édité 8 fois
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Pas vraiment seul, mais presque.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 10 Août 1964
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Ven 12 Mai 2017 - 0:15

Velventine, velours côtelé, toiles de Jouy, tartan, taffetas, cachemire, coton, popeline, percale, seersucker… Il en devenait fou. En caléidoscope psychédélique, les couleurs emplissaient sa rétine distendue et émerveillée par cette diffraction de textiles lumineux. La boutique était parée de hautes baies vitrées et, en exception incroyable pour ce fin de mois d’Octobre, le soleil perçait le ciel de ce pays pluvieux qu’était l’Angleterre. Les étoffes étaient sauvagement répandues à travers la pièce, se déversant en éventail sur les étagères que l’on ne voyait plus tant il y avait d’enchevêtrement tissées. Aucun meuble, les tissus pendaient du plafond et descendaient en cascades déstructurées et multicolores jusqu’au parquet grinçant. Octave s’était mis à toucher convulsivement toutes ces diverses textures, laissant ses doigts voyager d’un nœud à l’autre, d’un pli au suivant, étant si absorbé qu’il en oublia le sujet de sa visite. Il adorait cela, peut-être parce que c’était ce qui recouvrait sa peau en permanence et que la sensibilité exacerbée de son épiderme jouissait qu’on la touche de diverses manières. Fils de chanvre, de coton, de laine, de lin, nylon, soie. Caoutchouté, élastique, amidonné. Âpre, moelleux, rêche, satiné, soyeux. Broché, chiné, damassé, gaufré. Tant de doigtés différents ! Tant de sensations diverses ! Mais il ne pouvait se disperser. Aujourd’hui, il n’était pas venu chercher de la couleur ou de l’arabesque, ni du doux ou du léger. Sa quête était noire comme la nuit et devait paraître aussi lourde que rustique. Ah, tant pis ! Oublions le rustique, contentons-nous du lourd et du noir. Mais en aucun cas de la Marceline, trop légère et délicate, on le prendrait pour une geisha. Calicot ? trop grossier, il ne se déguisait pas en sac à patates. Pashmînâ ? trop souple peut-être. Les plis risqueraient de mal tomber et ce serait du plus mauvais effet. Il hésitait entre du chintz et du tussor.

« Six mètres du tussor noir ! Et il faut qu’il fasse plus de deux mètres de largeur. Et rajoutez deux mètres de taffetas noir, mâte. »


Qui aurait cru que ces petits adolescents savaient s’amuser ? Enfin, s’amuser… s’amuser. Du jus de fruit et au lit dans leurs pyjamas en toile de jute. Véritablement, cela ressemblait presque à une mauvaise blague, et il avait passé bien dix minutes à toiser l’affiche placardée à son insu contre l’un des murs de la bibliothèque. On ne fait pas de propagande autre que le savoir chez moi, Monsieur ! aurait-il voulu s’écrier, mais ce n’était qu’une soirée Halloween et non l’un de ces torchons prosélyte. Ils auraient dû organiser la séance de torture cette nuit-là, au moins l’esprit de frayer aurait véritablement été respecté. C’en était presque grotesque de faire participer tout ce bétail malmené à de réjouissances où le but était de faire peur. Chers élèves, après vous avoir fouettés, nous allons festoyer pour célébrer la pureté nouvellement acquise de cette belle école ! Ah, cela fait du bien d’expier par la chair, non ? Regardez cette salle et amuses-vous là où vous vous êtes jadis effondrés sous la douleur et la honte. Un beau sadisme qu’Octave ne pouvait qu’apprécier, à condition qu’il fut conscient. Quelque chose lui disait cependant que l’affaire n’avait été accordée que par faiblesse par les Carrows. Ils étaient cruels, non pas malins, et le rouages psychologies leurs étaient étrangers. L’on vous disciplinera par la force brute à n’importe quel prix ! Peut-être que certains élèves allaient soulever toute la cruauté de la coïncidence. Mais la bonne affaire se concrétisa lorsque le bibliothécaire reçut une invitation nominale. Allons, pourquoi pas… il s’agissait d’une bonne occasion pour connaitre les élèves sans les voir. Et le voilà donc qui taillait un ovale dans le tussor pour s’en faire une toge. Le déguisement proposé dans l’invitation était on ne peut plus cocasse, ironique. Déjà parce qu’il collait à merveille au thème, mais en plus à l’esprit global. Et puis, Octave, en toge… Appelez-moi Imperator Caesar Divi Dilius Augustus Octavius. Non, je ne répèterai pas. Baisez mes spartiates nouées et taisez-vous.

Octave revêtit d’abord une tunique, selon l’adage de cette époque, d’une couleur noire cependant, de la même texture et teinture que la toge. Toge avec laquelle il batailla un certain temps avant de parvenir à la nouer correctement. N’oublions pas que l’affaire devait tenir sans épingles, à la simple force de ses propres entrelacements. Et ce n’était franchement pas facile de se draper dans une couverture de six mètres ! En plus, il n’était pas là pour faire le romain, il fallait que tout ceci ait du style. Finalement, Octave parvint à faire tenir ça de manière suffisamment convaincante pour ne pas se sentir lésé. La toge d’ébène reposait sur son épaule gauche et recouvrait tout son corps à l’exception du bras droit, se répandant en vagues épaisses à ses pieds et balayant le sol lorsqu’il marchait. Pour se donner une allure sinistre, il arracha les extrémités du tissu de manière irrégulière, lui prêtant artificiellement un air usagé. Il se rasa même pour l’occasion, abandonnant l’éternelle barbe rousse qui n’irait certainement pas avec les couleurs des festivités. Plutôt que d’utiliser du maquillage, Octave fit appel à un sortilège lugubre qui diminuait l’irrigation de son épiderme, renvoyant le sang à ses organes vitaux. Ce n’est pas très bon, mais qu’importe, pour l’amour de l’art ! Devant son miroir, il s’observait pâlir et ses les minuscules veines de ses bras et son visage bleuir. Magnifique. Il mâcha un morceau de charbon pour noircir l’intérieur de sa bouche, et l’orée de ses lèvres. Ses yeux verts perçaient, mais peu importait ; Octave rabattit la capuche sur sa tête, dont les pans également déchirés s’étalaient sur ses épaules, et recouvrait quasiment l’entièreté de son visage. D’un bout de charbon humide, il se salit les doigts et les ongles. Enfin, le dernier accessoire : le sceptre. Je veux dire, le bâton. Il était légèrement plus grand que lui, en beau bois d’olivier, lisse et soyeux. Depuis sa base jusqu’au à son extrémité, une fresque striée d’or était sculptée dans le sceptre. Une reproduction en relief de La Chute des Damnés du peintre Rubens. Des corps nus, torturés et en souffrance qui tendaient tous vers le haut, grimpant les uns sur les autres jusqu’au sommet. Siphon de supplice qui semblait sans fin. Au sommet du sceptre, Octave avait allumé une vive flamme bleue et froide, destinée entre autre à guider ces pauvres déchus vers ce qui n’était qu’un leurre. Car il n’y avait nulle sortie de ses enfers à lui.

Octave se toisa dans le miroir, satisfait. La toge tombait bien, lui prêtant un air imposant mais vigoureux. Sa capuche le recouvrait de sorte à ce qu’on ne perçoive quasiment pas son visage ; il n’y avait que son menton bleui de veines et sa bouche aux lèvres noires qui apparaissait selon les mouvements du tissu. Les articulations de ses mains, aux paumes rondes et aux doigts fins, semblaient plus calleuses que d’habitude. Le long de ses avant-bras bleutés, les cicatrices de son ancienne vie ressortaient particulièrement bien en relief d’ivoire, donnant encore plus d’importance au personnage jusqu’aux moindres détails. Octave se saisit de son sceptre en bois et se dirigea vers la grande salle. Etant pieds-nus, on ne l’entendait quasiment pas approcher, à part peut-être, dans un silence de plomb, pouvait-on percevoir sa lourde toge racler contre le sol et le sifflement de la flamme bleu qui tranchait l’air, ou l’écho du bâton qui tapait au sol. Vraiment, sans son sceptre, on aurait dit un ancien empereur romain s’étant échappé des limbes.

On vous dit qu’il faut arriver à l’heure lorsqu’on vous invite, que c’est une marque de politesse, mais c’est faux. Calomnies et divagations ! C’est impoli, certes, mais il faut toujours se pointer en retard, parce quand on est en retard, l’ambiance est déjà chaude. Pas besoin de se caler contre un mur et regarder dans le vide pour éviter les regards des autres âmes en peine arrivées trop tôt. S’il n’y avait pas le feu aux poudres, il n’y avait rien à voir et Octave détestait ça. Il avait donc pris soin d’avoir bien vingt minutes de retard. L’avantage du coup, c’était que personne ne le reconnaitrait, et que vu sa modeste taille d’un mètre soixante-quinze, on pouvait même le confondre avec un élève. Rasé de près, yeux masqués et doigts noirs, il était littéralement méconnaissable. Attendant que quelques adolescents déguisés ne rentrent dans la salle, Octave se glissa à leur suite à travers la porte restée entrebâillée. Un doux brouhaha emplit ses oreilles. Un gazouillement d’oiseau qui montait et descendait en vagues plus ou moins sonores. La salle était bien remplie et déjà des groupes de discussion s’étaient formés au travers de la pièce aux lumières vaguement tamisées. Au loin, sous sa cape, il aperçut les Carrows qui toisaient tantôt la porte d’entrée, tantôt les rassemblements d’élèves d’un œil se voulant sévère, mais qui au final paraissait surtout stupide. Octave longea l’un des murs et s’arrangea pour s’échapper de leur champ de vision autant qu’il le pouvait, laissant son sceptre racler le sol avec nonchalance. Vainement, il chercha Cassidy, mais tout le monde ici était si bien décoré qu’il y avait peu de chance qu’il la reconnaisse à moins de venir sentir sa nuque. Et passer d’une fille à l’autre en reniflant leurs épaules n’était certainement pas une bonne idée. Par quelques détails spécifiques du corps et de la peau, il reconnut quelques élèves de loin. Tout le monde semblait avoir pris le thème de la fête très au sérieux et les costumes confectionnés étaient tous bien beaux. Soudain, dans la foule majoritairement masquée, Octave aperçut un visage qu’il connaissait. Il le contourna pour s’en approcher dans son dos et se pencha par-dessus son épaule pour murmurer d’une voix basse et vibrante, destinée qu’à une seule oreille :

« Salut Eve, t’as un baiser pour moi ? » Remarquant une autre bouche familière à l’opposé, il se redressa, sourit par réflexe, même si cela ne se voyait pas, et susurra en jaugeant ses beaux vêtements « Miss K. toute en charme. » Un seul coup d'oeil fut suffisant pour dénicher les entailles cachées, dissimulées sous des couches de peinture et des sortilèges de beauté. Il ne s'attarda sur aucune, fataliste jusqu'au bout, compatissant vaguement à ces élèves qui avaient peut-être pour la première fois ressentis les cruautés de cette vie intransigeante. La guerre, la guerre, et puis la fête, sans aucune sentiment de justice.  

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GRYFFONDOR7ème année
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 06/02/1980 à Londres
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Sam 13 Mai 2017 - 1:27

Difficile de guérir de la blessure morale qu'avait été cette séance de torture générale dans la Grande Salle. 14 jours s'étaient écoulés. Les engelures que Tony possédait sur le corps finissaient de cicatriser, non sans lui créer une certaine gêne dans certains mouvements du quotidien. Difficile de tenir correctement une plume, et ce, malgré tous les sortilèges de soin qu'il se jetait dessus. Évidemment, une colère froide et sourde l'animait, mais il avait compris quelque chose. Mieux valait faire profil bas. Non pas qu'il craignait à nouveau d'être torturé, mais ces derniers jours, il avait été obligé de veiller sur Alex et Léo... sur Zoé... et puis sur Kiarah, même si elle se débrouillait bien mieux que les autres. La fratrie Garner, solidaire, avait pansé ses plaies, comme elle savait le faire lorsqu'elle se retrouvait réunie. Tous se mirent d'accord pour ne pas dire un mot à leur mère. Inutile de l'inquiéter inutilement et puis, entreprendre une correspondance de ce type avec elle pouvait la mettre en danger. D'insouciant, Tony était passé à une forme de paranoïa. Il se méfiait de tout. La nuit, il se réveillait au moindre bruit, angoissant de revivre, une fois encore, une séance ignoble, dont il avait délibérément choisi de mettre les images les plus affreuses dans un coin de sa tête. Quand le Bureau des Etudiants obtint l'autorisation d'animer une fois encore la soirée d'Halloween, il y vit une occasion de distraire un peu les esprits. En revenir à des choses simples, récréatives, ça suffirait à mettre entre parenthèses le climat de terreur qui régnait dans Poudlard, du moins, pendant quelques heures. Quoique, pas dit que la fête d'Halloween soit vraiment très rassurante pour eux. Prenons les Carrow, par exemple : en temps naturel, ils ressemblaient déjà à des faces de pets. Alors avec un déguisement sordide... ils allaient donner des cauchemars, même à Peeves et au Baron Sanglant. A supposer, bien entendu, que les fantômes puissent dormir... enfin bon, là n'était pas la question.

Après avoir quitté le banquet, où il n'avait pratiquement pas mangé, il consacra son temps à se préparer. Il lui fallait être dans le thème. Déjà qu'Absynthe lui tirait la gueule, il ignorait pour quelle raison, mieux valait respecter le dess code ! En plus, en tant que membre du BDE, ça restait quelque chose d'essentiel pour faire bonne figure ! Dans son dortoir, il n'était pas forcément le seul à se préparer. Il parvint à se trouver un coin tranquille, dans lequel il put entamer les choses sérieuses. Cela faisait des semaines qu'il préparait son accoutrement. Quelques allers-retours à Pré-au-Lard, ainsi que des commandes par correspondance, lui permirent d'avoir tout le nécessaire. Il commença par se raser littéralement le crâne d'un coup de baguette. Ses cheveux contribuaient à son identité. Il y avait quelque chose de jouissif à mettre son crâne complètement à nu, comme s'il se lavait de la violence des Carrow. Il enfila ensuite sa robe de sorcier, noire, prévue pour l'occasion. Les nombreux plis lui donnaient un air irréel, comme s'il flottait sur le sol. A cet instant, il se dit qu'il ressemblait à Rogue ! La tignasse dégueu en moins ! Puis ce fut l'étape maquillage... alors là, autant dire que ce fut un peu le carnage... Il mit tellement de fond de teint blanc qu'il aurait pu rivaliser avec une assiette en porcelaine. A mesure qu'il s'enlaidissait, Tony se laissa aller à diverses excentricités. Il se dessina quelques veines sur les joues, dans le creux du menton, sur le coup... Avec un crayon noir il accentua à outrance le contraste se donnant un air... dément. Il se coloria les dents, pour rigoler mais il déchanta très vite. Le graphite, ou peu importe la substance, voilà un truc bien amer et donc dégoutant ! Il mit un point d'honneur à mettre un dentier avec des dents pointues dans sa bouche et à se faire des grimaces dans le miroir.

- Tu fais quoi ?

Il sursauta si brusquement qu'il manqua s'étouffer avec ses fausses dents. Léo, qui avait fini de se préparer le regardait, en haussant un de ses sourcils, qu'il avait copieusement épaissi.

- Non mais ça va de me faire peur comme ça !

- C'est toi qui fais peur ! On dirait un... je ne sais pas en fait... mais c'est pas beau !

- Hahaha ! Tant mieux !

- Mais... t'as fait quoi à tes cheveux ?

- Oh... ça... petit nettoyage de printemps.

- On est en octobre...

- Ouais, ben, écoute, occupe-toi de tes affaires, d'abord. Tu vas me faire arriver en retard !

Dès l'instant où il prononça ses mots, Tony les regretta. Il serra son petit frère contre lui et s'excusa. Léo ne sembla pas lui en tenir rigueur et s'installa sur le lit pour l'observer, avec ses yeux encore enfantins. Essayant de faire comme si de rien n'était, Garner reprit sa préparation. Il posa des lentilles de contact blanches sur ses yeux.

- Bon... ben je peux pas dire que ça soit pratique ça... tout est... un peu opaque... enfin bon, tant pis !

Léo pouffa de rire et il sourit à son tour. Il ajouta les petites touches finales, des faux ongles en forme de griffes, ainsi qu'une cape et une capuche, dans un très piteux état, lacérée à plusieurs endroits. Il regarda sa montre et allait descendre lorsque Léo l'interpela :

- Attends Tony ! Tiens... mets un peu de ça, là...

Il ajouta du liquide noir au coin de sa lèvre gauche, qui coula légèrement, donnant plus de style à l'accoutrement. L'aîné le remercia et lui rappela qu'il devait faire attention et éviter les ennuis. Comme c'était convenu, Garner attendit que l'on vienne le chercher. Et ce fut le Professeur Shafiq qui se chargea de l'escorter jusqu'à la Grande Salle. Inutile de dire que le fait qu'elle enseigne l'art de la magie noire suffisait pour qu'il la méprise. Il se contenta donc d'un minimum de politesse. Il la suivit docilement, relevant les passages secrets par lesquels elle s'infiltrait et qu'il ne connaissait pas. Intéressantes, ces informations ! Elles pourraient servir un jour ou l'autre. Bientôt, il arrivèrent sur place. Absynthe, Lysander et Ruth avaient bien avancé la décoration de la salle. Tony s'y mit aussi, avec entrain. En fait, dès l'instant où on l'assignait à une tâche qui lui plaisait, tout allait pour le mieux, il en oubliait d'être turbulent. Méticuleux et désireux de bien faire, il ne posa aucun problème disciplinaire à Shafiq, même si à un moment, l'air de rien, alors qu'elle avait le dos tourné, il lui fit une horrible grimace. Par principe, non mais ! Quand la salle fut prête, les premiers participants arrivèrent. Garner tâcha de se mettre à l'opposé des Carow, non loin de Shafiq qui avait fait le pari de s'isoler dans un coin, sans doute pour capter n'importe quel écart de conduite. Cela ne l'empêcha pas de prendre un peu de cake à la citrouille... mais allez donc manger un morceau avec un dentier en plastique dans la bouche !!! Il n'allait quand même pas jeter et gaspiller. Il tendit l'assiette à Astrid et lui demanda :

- Vous en voulez ?


Bon d'accord, il n'y avait pas de formule de politesse quelconque, et ça lui vaudrait surement une remontrance. Mais le ton de Tony trahissait ce qu'il pensait d'elle. Ce soir, cependant, se jouait une sorte de trêve, un répit.

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Garne(r)ment
Promis, cette fois, ça n'est pas moi ! Je n'y suis pour rien dans ta nouvelle couleur de cheveux... Mouhaha !!! Ce qu'elle est moche !
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SERDAIGLE6ème annéePréfetMODO
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Sam 13 Mai 2017 - 21:59


Le préfet des Serdaigles se tenait devant l’affiche du BDE qui prônait fièrement dans la salle commune « Soirée d’Halloween dans la Grande Salle dans la nuit du vendredi 31 octobre 1997 (22 h 00) au samedi 01 novembre 1997 (02 h 00) ». Ce n’était pas la première fois qu’il voyait cette fiche, puisque c’était lui-même qui l’avait accrochée à l’aide d’un sortilège. Et pourtant, il continuait de la fixer sans dire un mot le regard vide et les mains dans les poches. Le souffle du jeune homme était à peine perceptible, de loin on aurait presque cru voir une statue de sel. Le Serdaigle n’avait pas vraiment eu le choix, en tant que préfet il devait accompagner les aigles à la Grande salle puisque cette fête se déroulait après le couvre-feu et par conséquent, il devait également se déguiser pour ne pas faire tache dans le décor. Le jeune homme n’avait, toutefois, pas particulièrement le cœur à la fête et aurait préféré rester au chaud dans son lit, loin des problèmes et de ces camarades.

Il était immobile depuis plusieurs minutes lorsqu’enfin une étincelle de vie anima son corps. Elwyn venait de lever ses deux mains à hauteur de son visage, mais stoppa son mouvement. Il avait failli oublier son maquillage fait avec soin par Jane. Ce n’était pas le moment de mettre ses efforts en l’air en se frottant le visage. Son déguisement était fin prêt, et c’était le BDE qui l’avait choisi pour lui. Il avait d’ailleurs redouté la découverte de ce déguisement, peur de voir le mot « chèvre » apparaître sur le papier froissé apporté par un hibou. Le Serdaigle avait encore un goût amer lorsqu’il entendait ce mot ou voyait une chèvre quelque part. Cela lui rappelait la soirée, presque onirique, durant laquelle il avait subi pour la première fois de sa vie un impero et ce n’était clairement pas le genre de sensation qu’il souhaitait revivre. C’était comme un viol de son « moi » le plus intime, et il était visiblement très sensible à ce genre de manipulation de l’esprit puisqu’il avait été incapable d’y résister. C’est également durant cette nuit que Fay avait perdu la vue pendant plusieurs jours, l’obligeant à séjourner à l’infirmerie (comme beaucoup d’autres élèves). Il n’avait reçu aucune moquerie, mais l’humiliation était encore cuisante à son esprit et savoir qu’il allait devoir participer à une autre soirée dans la Grande salle sous la surveillance des Carrow, ne lui plaisait pas du tout.

Il avait donc accueilli l’hibou avec une certaine froideur et appréhension, mais en dépliant le parchemin et en découvrant son déguisement un poids avait disparu de son cœur. Il ne savait pas si Absynthe avait vraiment choisi ce déguisement pour lui, après tout elle était la directrice du BDE, mais il avait longuement fixé l’écriture sur le parchemin, perdu dans  ses pensées. Il en était venu à la conclusion qu’il y avait de forte chance que la fée verte ait choisi ce déguisement pour lui, et il ne savait pas ce qu’il devait en déduire. La vision de Fay n’étant pas encore revenue et ses médicaments fusillant son énergie, elle avait préféré ne pas participer à la soirée (Elwyn soupçonnait surtout la peur de subir une deuxième soirée comme celle du 17 octobre). L’Asiatique s’était donc tourné vers une autre consœur, Jane, afin de l’aider à se déguiser, car il était bien incapable de le faire tout seul. La jeune femme avait accepté avec plaisir et n’avait pas chaumé pour se mettre au travail le jour même. Ils avaient donc passé plusieurs heures dans la salle commune, Elwyn la frange en palmier déclenchant quelques rires auprès des jeunes demoiselles et Jane s’activant autour de lui pour parfaire son maquillage. Il s’était laissé faire sans broncher, ce n’était pas si désagréable que ça d’avoir quelqu’un qui s’occupe de vous et puis Jane était de bonne compagnie (pas comme certaines…).

Il lui avait fait confiance, malgré le sentiment désagréable de faire office de Barbie-maquille-moi et le résultat final fut plus que satisfaisant –tout du moins, il n’aurait jamais eu un rendu aussi bon s’il l’avait fait lui-même. Elle avait même insisté pour réaliser sa coiffure et avait relevé ses cheveux de jais en crête sur toute la longueur du crâne. Il avait chaudement remercié la Serdaigle avant de s’admirer dans un miroir en pied. Son teint était maladif, ce qui donnait l’impression d’avoir à faire à un visage très amaigri, voire décharné. Ses pupilles étaient d’un blanc laiteux, vitreuses. Pour parfaire le tout, il avait enfilé un pantalon, une ceinture et un t-shirt près du corps à manches longues de couleur noire. Il avait ensuite ajouté des ailes de chauve-souris qui partaient de ses omoplates et se dressaient dans son dos grâce à un sortilège.

Comme Stanley ne comptait pas participer à cette fête, Elwyn allait, pour la première fois, se retrouver sans aucun de ses amis proches. Ce qui n’avait pas amélioré sa motivation déjà basse. Il fut soulagé tout de même d’apercevoir le visage de Maya ou celui de Jane, qui semblait être fière du rendu de son déguisement. Il est vrai qu’on disait d’Elwyn que c’est quelqu’un de sociable, d’accueillant, de doux, de patient et à l’écoute, mais derrière cette apparence faussement chaleureuse, Elwyn n’ouvrait son cœur qu’à très peu d’élus. Sans son cercle privé de proches, il se sentait incroyablement seul et perdu. Lorsque les Serdaigles furent rassemblés, Elwyn les guida jusqu’à la Grande salle, le visage renfrogné. Non, décidément il n’avait aucune envie de faire une fête dans cette salle. Il lui suffisait de fermer les yeux pour revoir le sang gicler et entendre les cris. Ces visions étaient insoutenables. Une fois dans la Grande salle, chacun vaqua à ses occupations, rejoignant ses amis proches. Elwyn se tenait non loin de l’entrée, seul. Il se sentait parfaitement idiot et regrettait la présence de Stanley ou le blabla incessant de Fay. Ô il y avait bien eu plusieurs Serdaigles comme Connor ou Jane qui étaient venus discuter rapidement avec lui, mais ils avaient tous rejoint leur groupe d’amis en le laissant derrière eux. Il jeta un regard furtif sur la salle, il n’était pas le seul dans un coin, un peu en marge de sa maison. Une très jeune demoiselle vêtue de noir de la tête au pied semblait tout aussi seule que lui. Son costume avait une certaine classe, si on enlevait son côté atrocement sinistre. Ils auraient pu se tenir compagnie... dans une autre vie. Fort heureusement pour les restes de sa dignité, Elwyn ne se souvenait pas que c'était à cette jeune fille qu'il avait donné un coup de tête en chèvre.

Elwyn soupira et pivota sa tête vers le buffet, avec un verre à la main il aurait l’air un peu moins bête. Il cherchait à se donner une contenance à tout prix, mais voilà, Absynthe et sa troupe de Serpentards se tenaient à quelques mètres du buffet et cette simple constatation l’empêchait de bouger les jambes. Allez Elwyn, t’as plus cinq ans, elle va pas te manger… Bon peut-être que si, mais au final t’as l’habitude non ? Ce qui le dérangeait c’est qu’il se sentait en sous-nombre et donc elle avait l’avantage. Il fronça les sourcils et serra les poings, je ne fuirai plus ! Le Serdaigle s’approcha du buffet avec une démarche de type « crabe » au moment même où Ruth se détachait du groupe pour aller se servir quelque chose. C’était le moment ou jamais ! Ô non, il ne fuirait pas Absynthe, mais s’il pouvait éviter de se coltiner Ruth, qui avait raconté des conneries sur son compte l’année dernière, c’était tout bénéf’.

D’une démarche assurée (tout du moins c'est ce qu'il espérait), il s’avança droit vers Absynthe et Gilson et se stoppa à leur hauteur (d'ailleurs depuis quand ces deux-là étaient proches ?) :

Ne pense pas à ce qu’il s’est passé à Pré-au-lard !

-B‘soir ! Il avait avalé quelques lettres à cause du stress.

Regarde-moi bien Absynthe, regarde mon déguisement et ne détourne pas ton regard ! Je ne veux plus fuir !

Plusieurs secondes s’écoulèrent laissant place au silence qu’il finit par briser, il ne savait même plus pourquoi il était là et ce qu’il voulait dire : joli déguisement.

Il arqua un sourcil et recula d’un pas : merci pour l’organisation et bonne soirée à vous !

Il tourna les talons, droit comme un « i » et croisa Ruth qui revenait avec des verres à la main. Il détourna la tête et bifurqua pour ne pas avoir à la saluer. Le pervers te passe le bonjour, vipère ! La dernière fois qu'il lui avait adressé la parole c'était pour lui demander de soigner la blessure d'Absynthe, et moins il lui parlait, mieux il se portait. Elle, et sa langue de vipère !

En chemin, il croisa le regard d’Abigail qui le mit relativement mal à l’aise. Ses pupilles laiteuses se détournèrent lorsqu'elles rencontrèrent les ténèbres des siennes. Elle avait un côté mystérieux et froid à la fois attirant et repoussant (comme toutes les Serpentard me direz-vous), sans compter qu’elle semblait assez proche d’Absynthe. Tout pour plaire… (c’est ironique). Elwyn n’avait jamais vraiment discuté avec elle, ils étaient très différents et rien ne semblait pouvoir les rapprocher. Pourtant quelque chose d’éteint dans son regard lui rappelait des souvenirs oubliés. Il s’installa dans un coin où il put enfin reprendre son souffle. Il sentait de grosses perles de sueur couler le long de ses aisselles à cause du stress, mais Merlin, il l’avait fait ! La satisfaction fut de courte durée, puisqu’il regrettait déjà son effronterie (oui, il en faut peu à Elwyn) et en plus il n’avait pas de verre et il était hors de question de retourner près du buffet. Et s’il allait voir Jane ? Il n’osait pas s’incruster, même s’il était certain qu’elle ne dirait rien et serait enchantée de sa venu. Et Maya ? Voudrait-elle le voir ? Une vision et des sensations très précises datant de cet été rejaillirent de l'ombre et colorèrent ses joues de rose. Maya, on va attendre un peu de faire redescendre la pression.

Que faisait-il là déjà ? Ah oui, il n’avait pas eu le choix…

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MANGEMORT
    MANGEMORT
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Dim 14 Mai 2017 - 12:01


Apprêtée, splendide, effrayante, une jeune femme franchit les portes de son appartement, une des nombreuses chambres d’invité de Poudlard, non loin des quartiers du Directeur, au cœur d’un complexe entrelacement de couloirs très soignés et lumineux. Doraleen était arrivée dans la matinée, une petite dizaine de sachets et valises lévitant docilement derrière elle. On commençait un peu à la connaître au château, et elle eut droit aux réactions habituelles, les regards de mépris, les murmures intrigués, ou les éclats d’admiration des plus jeunes. Elle prenait soin à sourire, à saluer gentiment certains élèves dont elle se souvenait du nom, à ignorer royalement ceux dont elle savait la haine à son égard. A l’égard des Mangemorts, plus généralement. Elle avait pourtant tout sauf l’air d’une Mangemort, au sein de Poudlard : sa marque était camouflée, et elle n’avait jamais touché à un seul cheveu de marmot, fût-il Né-Moldu. Au contraire, elle se montrait bienveillante et lumineuse, calmant des pleurs, soutenant des regards désireux, jouant de sa blondeur, de sa candeur. Tout cela avec parcimonie bien sûr, dosant, jaugeant, s’adaptant en permanence. Mais les rumeurs allaient vite dans une telle enceinte, et manger à la table des Carrow, à la droite du siège du Directeur (rarement occupé, il fallait le dire) n’allait pas dans son sens. Elle était une adulte libre au sein d’un château gouverné par des tyrans. Forcément, les plus lucides, les plus méfiants, eurent tôt fait d’en déduire sa condition. Sans compter son intervention au Chat Noir, où un certain nombre d’élèves l’avaient aperçue. Cependant, cela restait une rumeur pour la majorité, et tout ce qu’elle avait à faire pour la démentir était de continuer son joli manège. Sans compter que ce soir, elle aurait l’occasion de stabiliser sa position, d’estomper les doutes, de s’offrir un peu plus de confort.

Une soirée costumée pour fêter Halloween. Quand on lui avait rapporté la nouvelle, elle avait d’abord froncé ses jolis sourcils en une moue douteuse. Quelle idée ! Les enfants trouvaient de drôles de façons de se distraire dans leur environnement hostile. Mais le plus étonnant était que les Carrow aient autorisé la fête. Elle avait passé une partie du printemps passé à détruire toute forme de distraction pour les jeunes sorciers, s’attaquant à un bar, au château, soutenant l’infiltration de fin d’année, participant même à la bataille. Et ses efforts se voyaient réduits en cendre par un groupe de jeunes motivés pleins d’espoir et de bonnes intentions. Elle ne pouvait pas leur en tenir rigueur à eux, mais elle avait du mal à saisir l’intention des deux buses qui leur servaient de professeurs. Un assouplissement pour donner l’impression que finalement, tout ne va pas si mal ? Auraient-ils miraculeusement gagné en subtilité ? Ou bien était-ce un ordre de Rogue ? Qu’importe, elle y avait été conviée, et comptait bien faire acte de présence avec l’application qu’on lui connaissait. Pas question de faire les choses à moitié. En recevant son carton d’invitation, le thème et sa consigne de costume, son regard s’était illuminé d’une brusque et divine inspiration. Elle s’était immédiatement mise au travail. Après tout, l’art du déguisement, c’était un peu son métier non ?

Jouant de ses relations en matière de costumes et de haute couture, elle eut tôt fait de se dégoter à prix d’or un superbe kimono blanc, nacré, directement sorti de l’atelier parisien d’Hanae Mori, célèbre couturière revendiquant avec brio ses origines et sa culture. En l’essayant, elle eut l’impression de nager dans un nuage, tant l’habit était léger et la matière … divine. Une soie immaculée, qui coulait entre les doigts comme un courant mousseux. Elle avait commandé en plus de cela une ceinture Obi, d’un bleu nuit profond, brodé de doré mais assez modeste. Elle devait équilibrer les fantaisies, et réservait à cet usage un ensemble de motifs sensationnels qui orneraient son kimono de marque. Piètre couturière, elle laissa ses instructions à une prestataire qui nota chaque détail avec application, ayant bien conscience que chaque ligne supplémentaire rapporterait plus encore à la grande maison. Toujours chez Hanae-sama, elle s’était procurée une paire de sandales traditionnelles, noires, hautes et élégantes, incrustées de perles, dans lesquelles elle se sentait excessivement à l’aise. Elle prit une adresse pour la suite de ses achats auprès d’une des couturières de chez Mori, une riche adepte des conventions, très informée sur les fournisseurs d’accessoires de luxe.

Elle transplana en Suède le lendemain. L’air du pays lui rappelait celui de chez elle, mais elle résista sans mal à l’envie de passer par le manoir familial et se dirigea vers son objectif sans tarder. Le magasin en question était immense et promettait de contenir mille et une merveilles. En entrant, elle fut éblouie par la majesté des lieux. Une quantité d’articles en tous genres était dispersée à chaque coin, rassemblée dans une logique implacable, et chaque objet semblait de haute valeur. Elle s’était procuré auprès de la Commission d’Enregistrement des Nés-Moldus de très nombreuses liasses de billets, confisqués et sans usage, qu’un collègue se fit un plaisir de lui céder pour ne pas s’attirer d’ennuis. Elle était une véritable Mangemort, son sang à lui n’était pas très net … l’affaire fut vite conclue, en échange d’une signature de dossier et d’un sourire.

Au milieu des beautés du magasin, malgré tout ce qu’on pouvait dire des Moldus, Doraleen ne pouvait s’empêcher d’admirer ces gens au savoir-faire si exceptionnel. Peu de sorciers pouvaient prétendre atteindre un tel niveau d’expertise dans ce domaine. Chaque article était une œuvre–d’art, une pièce unique, vestige rénové de l’histoire ou produit moderne d’un artisan de génie. Certaines choses ne peuvent être réalisées qu’avec ses mains, et pas avec une baguette. Accompagnée d’un vendeur qui ouvrait pour elle les vitrines, la blonde se dirigea d’un pas lent vers la section « Japonaise ». Elle s’empara sur son chemin d’un certain nombre de petites choses qui lui tapèrent dans l’œil. Un masque de carnaval vénitien, un diadème cerné d’opales, une superbe robe désignée comme la reproduction d’une des toilettes de Sissi l’impératrice … elle n’était pas sûre d’avoir assez pour payer tout cela en plus de ses envies originelles, mais elle saurait bien convaincre le vendeur … Enfin arrivée à son objectif, elle réfléchit longuement devant les articles , avant de faire ses choix. Le vendeur parut étonné, mais un seul regard le dissuada du moindre commentaire, et la jeune femme repartit satisfaite, plusieurs paquets sous le bras.

Quelques jours plus tard, début d’après-midi, Doraleen se tenait face à un grand miroir dans sa chambre à Poudlard, ouvrant différents pots, préparant tout ce dont elle aurait besoin pour sa métamorphose. Elle avait fait différents choix pour optimiser son matériel, et dès que tout fut prêt, elle se mit au travail. D’abord, les cheveux. D’un Mutatio commun, elle noircit ses beaux cheveux platines jusqu’à ce qu’ils n’offrent plus une seule touche de blanc, mais uniquement de l’ébène, profond et insondable. Une touche de magie encore, et ils s’épaissirent, prenant un galbe et un volume propice aux plus complexes manipulations. Après une longue lutte, l’aide de la magie pour les manipulations les plus difficiles, une certaine quantité de produit pour fixer l’ensemble, elle arborait enfin la parfaite coupe Taka Shimada. Elle saisit un des paquets sur son lit, l’ouvrit et contempla quelques secondes le petit objet de chez l’accessoiriste. C’était un peigne en or fin, incrusté de petites perles et d’un beau saphir miroitant. Elle le planta avec soin à son emplacement traditionnel, à la base du chignon, et compléta certaines mèches avec de petites fleurs blanches.

La jeune femme s’attaqua ensuite au maquillage, et décida après réflexions de ne pas reproduire celui, traditionnel, des Geishas. C’était un art long et très particulier qui nécessitait des années de pratique. Elle se blanchit donc la peau seulement avec de la poudre et non des pigments, dessina plus fine sa bouche en noir, et maquilla ses yeux à son goût en se donnant un air asiatique. En revanche, elle s’amusa et creusa ses pommettes, son cou, son menton pour se donner l’air pratiquement cadavérique, et traça de fins sourcils noirs en virgule, arqués et froncés. Elle appliqua de longs faux-ongles noirs, courbés et parsemés de petits points blancs qui faisaient comme des étoiles. Puis elle contempla le résultat, satisfaite, avant de s’approcher des pièces maitresses de son costume.

Le kimono était sublime. Epoustouflant. Le travail des couturières était d’une précision sans pareil, et Dora se laissa quelques secondes de contemplations avant de l’enfiler. Laissé blanc immaculé pour le buste, le bas était parfaitement brodé de tout ce qu’elle avait souhaité. Le motif principal, grandiose, était bien sûr celui de la Grande Vague de Kanagawa, chef d’œuvre d’une intarissable majesté, d’un bleu nuit intense et superbe. Dans son dos, un fondu habile laissait la place à des carpes koï d’or, qu’elle avait ensorcelées : bien vivantes, elles nageaient paresseusement le long de son échine, remontant jusqu’au cou avant de replonger vers les profondeurs immaculées. Les bordures de tout le vêtement, dorées elles aussi, étaient à y regarder de plus près une alternance entre deux katakanas qui se succédaient : sei, la vie 生 et shi, la mort 死. La ceinture Obi complétait le tout, enserrant avec force sa taille menue. Conformément à l’idée japonaise, elle était très longue et faisait plusieurs fois le tour de son ventre pour marquer sa minceur. D’un coup de baguette, elle la noua élégamment dans son dos, enfila ses sandales et enfin se contempla. Elle était magnifique. Ce costume était une œuvre d’art, et elle-même semblait sortie d’une estampe d’Utagawa. Son maquillage lui donnait un air sinistre et menaçant tout en conservant la pureté de ses traits.

Elle ouvrit enfin le dernier paquet, son accessoire principal, et parfait complément du costume. C’était une lance, de type Naginata, peinte en or et décorée de joyaux, des saphirs pour la plupart. Enfin, ceux-là étaient des faux, taillés dans du verre teint. Les gravures abstraites étaient spectaculaires, et plusieurs fois, des caractères revenaient. 天 vers le haut, 之 plus bas, 瓊 au milieu et 矛 à la base. De temps en temps, on discernait 島 ou 神. L’ensemble était d’une précision à couper le souffle. Apprêtée donc, sa baguette soigneusement rangée dans les plis de sa ceinture, Doraleen descendit les grands escaliers de marbre et pénétra dans la Grande Salle vers dix heures et demie. Elle salua les Carrow d’un hochement de tête, tout sourire, consciente de l’effet qu’elle produisait dans les rangs des jeunes et moins jeunes sorciers. En même temps, elle avait demandé à raccourcir le kimono par rapport aux traditions japonaises : ses manches brodées s’arrêtaient au coude et elle arborait un petit décolleté. Ses longues jambes étaient assez peu découvertes, juste ce qu’il fallait. Les élèves s’étaient eux-aussi surpassés. Elle repéra de nombreux costumes très beaux, très travaillés. Les riches tissus côtoyaient les haillons, les yeux blancs tenaient tête aux billes noires, et elle mit assez peu de temps à identifier l’identité de la plupart d’entre eux. Mais elle ne connaissait pas grand monde, aussi s’empara-t-elle d’un verre d’hydromel avant de repérer une jeune femme à l’écart, visiblement absorbée par ses observations. Elle ne l’aurait certainement pas rejointe si son attention n’avait pas été interpellée par le collier répugnant et réaliste qu’elle exhibait à son cou, et qu’elle jugeait de très mauvais goût, bien que parfaitement dans le thème.

« Intéressante manipulation, le poumon palpitant. Très dérangeant. » La Nordique but une gorgée de son breuvage et sourit dans le vague. Les détails administratifs lui conféraient un véritable avantage sur son interlocutrice, dont elle connaissait le nom, la place et certaines autres subtilités moins avérées. En tout cas, assez pour se permettre de lui parler, tout en restant prudente. Elle avait besoin de savoir certaines choses. « Cette soirée est l’initiative des élèves je crois ? Ces pauvres enfants doivent subir une telle pression depuis la rentrée. Et qu’Alecto et Amycus l’aient autorisée, c’est vraiment généreux de leur part. » Généreux, oui. De véritables amours.

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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Lun 15 Mai 2017 - 19:13

Soirée du 31 Octobre 1997, Poudlard


C'était quoi ça ? Une blague ? Une très mauvaise blague, certainement. Ce n'était pas possible, il devait y avoir une erreur. Une seconde fois, Cassidy relut la lettre cachetée du BDE qui lui avait été livrée par un hibou quelques jours auparavant. Non. Elle n'avait pas fait d'erreur de lecture. Je rêve. Comment pouvait-il s'agir d'un hasard ? Un simple hasard ? Enfin, ce devait être le cas. ça ne pouvait en être autrement, sauf s'il leur avait dit, lui. Lui seul savait, enfin, avec le Directeur, mais à vrai dire elle voyait très mal ce dernier venir souffler l'idée aux oreilles du Bureau des Etudiants. Qui était la responsable qui attribuait les costumes déjà ? Humm... Fouillant dans son armoire à la recherche de la pièce maîtresse de sa tenue, Cassidy tenta de se remémorer son nom. Une soirée d'Halloween. Franchement. Qui l'eut cru ? Qui aurait pensé qu'en des temps pareils, les gens penseraient encore à se détendre et à s'amuser ? La tête dans sa penderie, la Rowle  maugréa. C'était bien là le piège de cette dictature silencieuse. Faire comme si. Comme si de rien n'était. Comme si rien - ou presque - n'avait changé. Un beau leurre. Une belle distraction. Venez, venez chers enfants. Chers parents, voyez comme ils sont bien pris en charge cette année ! Ils ont même le droit à une fête d'Halloween, avec alcool pour les majeurs et bien entendu, cette soirée sera sous surveillance afin qu'aucun débordement n'ait lieu.De 22 heures jusqu'à 2 heures Cass'... Courage....Oh, ce n'était pas elle qui avait tenu à s'y rendre non. Non. Les Carrows le lui avait gentiment fait comprendre. « Oh Miss Rowle, voyons, vous êtes Mangemort maintenant et votre présence sera plus qu'appréciée afin de cadrer d'éventuelles rebellions. ». Fantastique. Le fait d'être Mangemort lui donnait un pass, une carte cadeau pour une soirée. Quelle merveilleuse surprise ! Enfin... elle aurait pu tenir, s'il n'y avait as eu ce déguisement. B*rdel. Comment la présidente du BDE avait-elle pu avoir cette idée la concernant ? Elle allait la démonter. Un code couleur « noir-blanc-or-bleu nuit ». Quelle charmante idée.

Finalement, elle le trouva. Au fond de l'armoire, soigneusement plié. Un Sari bleu nuit en soie ; matière favorite du Dieu Vishnu. Doucement, Cassidy le sortit de sa cachette et le déplia sur son lit. Elle se souvenait comme si c'était hier de l'achat de cet habit de lumière. S'il n'était pas pourvu de multiples motifs complexes comme les saris en soie réputés de Varanasi, dans l’Uttar Pradesh, il resplendissait à lui seul dans sa simplicité. Un tissu d'une qualité tout juste croyable, comme si elle n'avait été habillée que de vent. Elle l'avait acheté à un riche marchand il y a cinq années de cela chez un riche tisserand, à Kanchipuram, dans le Tamil Nadu. Le pan de tissu d'environ 6 mètres de long et 1 mètre 20 de large l'avait émerveillée par sa souplesse, sa légère transparence et sa qualité. Bleu nuit, brodé et tissé de fils d'or, il lui était apparu tout simplement somptueux. Un sari... Pourquoi, mais pourquoi ? Cette tenue traditionnelle était portée par les femmes en Inde - pays natal de la Rowle. Une grande variété existait mais celui-ci possédait la forme que la jeune femme préférait. Porté par dessus un jupon particulièrement serré à la taille et une blouse dénudant le ventre depuis l'époque coloniale, bien mis, il demeurait extrêmement agréable à porter et n'entravait en rien les mouvements. Il lui fallait trouver le jupon... Bien vite, la métisse trouva ce qu'elle recherchait et l'enfila. D'un geste expert, elle ajusta naturellement le vêtement autour de sa petite taille. Le tissu était en soie fluide et bleu nuit également. Cela était étrange, très étrange. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait plus porté ce genre de vêtements. Il fallait poursuivre, la fête n'était plus tarder à commencer et elle était en retard. Diaboliquement en retard. Plongeant de nouveau dans son armoire, la sorcière en dégagea une blouse ; sorte de corsage court dégageant le ventre en s'arrêtant sous la poitrine. Celui qu'elle choisi était ajusté près du corps, à manches trois quarts. Le design faisait que le dos nacré de la jeune femme était joliment dégagé puisque la blouse était maintenue par deux attaches ; l'une se nichant dans le haut du cou sous l'épaisse chevelure lisse et la seconde dans le milieu. Ce dernier était d'une somptueuse couleur or. Le principal était fait, maintenant, il ne lui restait plus qu'à renouer avec les bonnes vieilles habitudes... Se draper dans le sari.

Mettre un sari, c'est comme faire du vélo : une fois acquis, l'habitude demeurait ancrée en vous et rien ne pouvait vous l'enlever de la mémoire. Ainsi, la jeune femme ne pu s'empêcher de sourire en voyant que son corps se souvenait parfaitement de la manière de faire. Tranquillement, elle se saisit de l'extrémité non décorée du sari et, en commençant au milieu du ventre, elle coinça la bordure supérieure à l'intérieur du jupon et fixa le tout avec une première épingle. Ensuite, elle continua et fit faire un tour de taille complet au tissu,, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Ses pieds restés dissimulés par la bordure inférieure du tissu qui frôlait parfaitement le sol. Elle n'avait définitivement pas pris de centimètre en cinq ans. Le plus dur restait à faire désormais : former une dizaine de plis d'environ 12 centimètres de larges, les uns sur les autres, avec la bordure supérieure du sari suivant directement l'extrémité préalablement coincée dans le jupon. Progressivement, sous les doigts experts de la jeune femme, ces derniers se formèrent, descendant jusqu'à l'extrémité inférieure avec ce bel effet d'éventail. Ceci fait, comme une évidence, ses doigts fins vinrent se nicher dans la partie supérieure de ce pan de sari plié, et le coinça habilement dans le jupon, à gauche du nombril. Nouvelle épingle pour fixer l'oeuvre d'art. Il ne manquait plus qu'elle se retrouve à moitié nue. Voilà. C'était terminé. Se drapant du pan de tissu restant appelé traditionnellement le « phallu »elle passa ce dernier sous son aisselle droite de manière à le faire reposer sur l'épaule gauche. Nouvelle épingle dorée pour fixer le tout. Lorsqu'elle se retourna afin de voir le retombé ; tout était parfait. L'extrémité inférieure pendant dans son dos descendait environ jusqu'au niveau des genoux. L'ensemble n'était ni entièrement opaque, ni outrageusement transparent. La suggestion faisait juste place à l'imagination. Que les gens aient une imagination ou non, la jeune femme s'en moquait bien.

« Stevenson ! »

Elle venait de s'en souvenir. C'était cela Absynthe Stevenson qui avait eu cette charmante idée que les Carrows avaient sans doute validé les yeux fermés. Grinçant des dents, Cassidy se dirigea vers la salle de bain. Songeuse, elle observa son reflet. La perplexité se lisait sur ses traits fins. Le thème qui lui avait été imposé n'était réellement pas simple. Hum... Oui, il lui fallait un accessoire de la sorte... Mais où le trouver ? Rogue devait bien avoir laisser trainer un accessoire de la sorte quelque part sous un meuble. A quatre pattes, la jeune femme fit le tour de la pièce avant de trouver ce qu'elle recherchait ; une corde de chanvre dont elle s'empressa de transformer la couleur terne en doré scintillant. D'un geste fluide, elle noua cette dernière de manière lâche autour de sa taille, prenant soin de la faire passer sous le repli de tissu menant à son épaule afin de ne pas être gênée. Prise d'une soudaine inspiration, à l'une des extrémités, elle forma un nœud coulant. Le message commençait à devenir clair. Un teint pâle, des yeux clairs, une blondeur extrême. Cassidy grimaça. Cela n'allait définitivement pas pour convenir à ce qui lui avait été imposé. Elle allait devoir y remédier. Bon, elle était en retard. Tant pis. Ce n'étaient certainement pas les Carrows qui allaient le lui reprocher. Il était désormais temps de s'occuper de sa crinière blonde ; celle qu' Octavius semblait tant aimer. Pour sûr, il ne la reconnaîtrait jamais. Avec un petit sourire, la jeune femme se dirigea vers une étagère où trônait une préparation qu'elle avait préparée quelques semaines auparavant dans une autre visée mais bon... Tant pis. D'une traite, elle l'avala et retourna observer les effets devant le miroir de la salle de bain. Merlin. La bouche entrouverte, l'étudiante eut un mouvement d'hésitation et finit par frôler des doigts une mèche de cheveux. Noire. Entièrement et définitivement noire. Son épaisse chevelure était enfin devenue ce qu'elle avait toujours rêvé de posséder : noire corbeau aux subtils reflets bleutés. La ressemblance avec Nila fut telle que la jeune femme manqua de défaillir.

« Par Merlin... »

Jamais elle ne s'était vue ainsi. Éberluée, elle approcha un peu plus son visage de la glace. Même chevelure, mêmes iris. C'était... définitivement trop. Trop pour elle qui s'était toujours vue comme une Rowle pure et dure. Déglutissant avec difficulté, elle pointa sa baguette sur son visage, en direction de son iris gauche. Lentement, les reflets turquoises se muèrent en vagues grisâtres qui se foncèrent de plus en plus, déferlant dans l’œil comme un épais brouillard. Le personnage prenait possession d'elle. Lorsqu'elle rouvrit les paupières, son iris était devenu d'un noir aussi abyssal que ceux du professeur Rogue. Rapidement, elle réalisa la même manœuvre pour le second œil. Parfait. Afin de mieux faire ressortir ses yeux, la jeune femme appliqua un trait eye-liner doré, très fin, de manière à souligner son nouveau regard, et appliqua plusieurs couches de mascara d'un noir profond ayant pour effet d'allonger ses cils - déjà naturellement longs - plus que de coutume. Quelque chose manquait au regard, elle était trop découverte. Fouillant dans les tiroirs de sa coiffeuse, Cassidy s'y installa et sorti le nécessaire devant elle ; fards bleu ciel, bleu nuit, ocre, blanc et noir. De quoi créer un loup artificiel dont la dominante serait bleu nuit. Ce maquillage étant résistant à l'eau, il ne s'effacerait guère pendant la soirée et de plus, elle ne serait entravée par un véritable loup qui l'empêcherait d'être aux aguets. Non. Le choix judicieux du maquillage était parfait. Précautionneusement, elle commença l'entreprise ; du bout du pinceau, elle traça clairement une ligne dorée allant d'un bout à l'autre de ses tempes afin de séparer son visage en deux parties. Elle rempli ensuite la partie sensée être masquée par le dégradé de bleu, jouant avec les couleurs et les infimes nuances que ces dernières lui offraient. Entre entre ses sourcils qu'elle avait rendus noirs, la jeune femme traça soigneusement, à l'aide d'un pinceau précis, un troisième œil. Le réalisme était flagrant, et l'iris, tout aussi sombre que les siens. Afin de renforcer cet effet, elle pris soin d'y fixer au centre de la pupille un véritable onyx, venant ajouter le relief manquant au maquillage. Le troisième œil... Voilà qui devrait plaire à Trewlaney tiens. Ou pas. Cette métaphore ésotérique d'origine orientale, également désignée sous le nom de « œil intérieur » ou « œil de l’âme », signifiait plus profondément un troisième regard. Ironie ou non, hasard ou pas ; celui de la connaissance de soi. Ceci fait, elle termina par parsemer le tout de quelques paillettes dorées, plus discrètes qu'une pluie d'étoiles afin de ne pas jurer avec le trait de liner doré précédemment effectué.

La coiffure maintenant... Comment allait-elle rendre hommage à un choix si audacieux ? La jeune femme se gratta la tête, pensive, avant de se pencher vers la commode sous le lavabo et d'en tirer un petit bijou. Amplificatum ! Un discret bijou de tête qui allait très certainement lui sauver la mise, reprit sa taille initiale. Noir, et plutôt spécial en raison de sa forme et de sa taille non conventionnelle, elle ne l'avait jamais porté. Précautionneusement, Cassidy le posa sur sa chevelure et pris soin de correctement la fixer avec un sortilège, avant de venir y mêler quelques mèches de cheveux préalablement lissés. Parfait. Elle était totalement méconnaissable. De blonde aux yeux bleus, elle était devenue déesse aux cheveux ébènes et aux prunelles aussi sombres que les abysses. Doucement la jeune femme se détourna de son reflet pour ouvrir un petit coffret reposant sur le rebord du lavabo. Devait-elle ? Non, décidément, revêtir un mangatika n'était guère envisageable avec la coiffe qui l'attendait. En sortant le moke ani de sa boîte, elle sourit doucement au souvenir agréable qui l'empli soudain. Ce piercing sur le nez - très courant dans la culture hindoue -, elle ne l'avait plus porté durant des années, mais une fois de plus, elle le rangea. Ce soir n'était la bonne occasion. Elle pris soin de revêtir et d'ajuster une panoplie de bracelets dorés plus ou moins délicats, à ses poignets préalablement travaillés - de même de que ses mains - au henné d'un noir profond. Sa Marque ? Celle dernière était masquée par le phallu du sari tombant avec élégance sur son avant-bras. Elle avait hésité à la recouvrir de henné et d'en faire quelque chose de plus acceptable mais... Cela ne lui était pas apparu comme étant une bonne idée. Quant à ses chevilles dissimulées par la longueur du sari, elles étaient également serties de petite clochettes dorées. Chaussures ? Non, pas ce soir. Aucune paire ne convenait avec ce qu'elle portait. C'est donc à pieds nus qu'elle se rendrait à cette soirée. De toute manière, elle n'aurait pas à y rester longtemps.

Il était temps. Grand temps. La plupart des gens devaient déjà être dans la Grande Salle. Un tel événement ne se manquait pas voyons. Inspirant profondément, la jeune femme se retourna au dernier moment sur ses appartements et son regard tomba sur sa lourde cape noire. Un moment d'hésitation suffit. Sari. Cape. Cape. Sari. D'un mouvement impulsif, Cassidy rentra de nouveau dans les cachots et d'un ample mouvement, la déposa sur ses fines épaules. Bien. C'était déjà mieux. Apprêtée et élégamment effrayante, l'apprentie - non sans avoir pris soin de glisser sa baguette et quelques flacons de potions dans ses vêtements - claqua la porte de ses appartements, qu'elle pris soin de verrouiller. Profondément, elle inspira. Merlin qu'elle n'avait pas envie d'aller là-bas. Au détours des sombres couloirs, elle ne croisa heureusement personne. Tous étaient sans doute à la fête depuis longtemps. En gravissant silencieusement les marches de pierre, elle se surpris à invoquer Merlin pour que Severus Rogue lui tombe dessus et lui annonce une leçon improvisée. Mais non, rien. Aucun obstacle ne se dressait sur sa route pour une fois.

Bien vite, ses pieds nus - mais invisibles - pourvus d'ornementaux complexes au henné noir franchirent le seuil de la double porte de la grande salle. Cassidy inspira profondément et marqua un léger temps d'arrêt afin d'observer scrupuleusement la salle d'un point de vue extérieur. Tandis qu'elle prenait ses marques, le visage impassible et les iris aspirant toute la lumière, quelques visages perplexes se tournèrent vers elle. « Qui c'est ? » Elle pinça discrètement ses lèvres pleines recouvertes d'un rouge à lèvres bleu nuit mat. Seul un trait fin doré dénotait au centre de la lèvre inférieure. Impossible de la reconnaître tant le costume la camouflait parfaitement. Mais le plus prodigieux restait très probablement la coiffe qu'elle avait pris soin de revêtir. Une véritable couronne se dressait sur sa tête ; non celle d’une reine, mais celle d’une déesse. L’armature était ingénieuse, aux courbes astucieuses et à la tenue subtile. La base du couvre-chef ressemblait à une coiffe Tudor, une peu plus serrée toutefois. Cachant les oreilles et prenant base aux extrémités de la mâchoire, une large bande noire, toute de fils brodés, encadrait le visage de part et d’autre en laissant percer à intervalle régulier des boutons d’or renflés. Juste derrière le serre tête savamment ouvragé, était coincée toute une rangée de fleurs aux pétales d’ébène, si grandes et fleurissantes et leur noir était tel qu’il semblait absorber tout la lumière. Aucune ombre ne se voyait, à part le pistil mordoré qui brillait au creux des pétales. Et là, au sommet de la tête, perdues entre les fleurs aux pétales enchanteurs, deux cornes de buffle torsadées pointaient vers le ciel, surplombant la coiffe. Derrière celles-ci, en cercles brisés, des cordes tressées en natte auréolaient l’ensemble, ayant cependant une largeur moindre que celle des cornes. Des deux cordages les plus bas, de chaque côté du visage, pendait un rideau de fils dorés qui venait s’étaler sur les épaules et le buste. Les autres cordages, symétriques, partaient au niveau des oreilles et s’élevaient en s’entrelaçant jusqu’au sommet de la couronne où deux torsades s’élevaient au-dessus des autres, se faisant écho comme les cercles se formant sur une eau trouble. En-dessous de ces deux arcs, au milieu de la tête, niché entre les deux cornes et le bouquet de fleurs, un crâne de renard teint en or et recouvert de piques dorées se tenait, posant ses canines sur le front de Cassidy. Dénué de mâchoire inférieure, depuis ses dents, comme jaillissant de sa gueule, quatre fils de perles dorées reposaient sur le front de la jeune femme, partant par paire dans une direction opposée, avant de venir s’accrocher sur le rebord de la coiffe sombre, au niveau des tempes. Les cheveux de la jeune femme venaient astucieusement se mêler au décor. L'ensemble aurait pu être adouci si la Mangemort avait conservé sa couleur de cheveux naturelle, mais il n'en était rien. Venant renforcer le sombre tableau, les mèches d'ébène venaient se perdre perdre parmi les fleurs, s’enrouler autour des cornes et des arcs des cordages, parsemant ce tableau noir de reflets bleutés. Derrière tout cet enchevêtrement de plans en profondeur, des plumes noires de corbeau donnaient du volume à sa coiffure, venant se perdre dans ses cheveux ébènes.

Un pas, suivi d'un autre. Je ne veux pas y aller, je ne veux pas y aller. La Mangemort à l'air si peu aimable se força à entrer dans l'arène, fusillant de son regard sombre les regards insistants ou inquisiteurs. De sa démarche chaloupée et silencieuse - puisque sans talons - elle rejoignit sans mal le buffet mis à disposition par les Carrows.

« Bien le bonsoir Amycus, Alecto »

Le frère et la soeur se retournèrent d'un bond et leurs regards de bovins vides se vidèrent un peu plus. Se concertant silencieusement du regard, Amycus finit par tenter quelque chose :

« Miss... Rowle ? Est-ce bien vous ? »

Un sourire sarcastique déforma les lèvres bleu sombre de la sorcière.

« Qu'en pensez-vous ? C'est bien vous qui avez approuvé les choix de Stevenson, n'est-ce pas ? »

Un rire gras lui répondit, lui vrillant les tympans.

« Eh bien quelle surprise ! Mais... Pourquoi n'enlevez-vous pas votre cape que l'on puisse admirer votre costume dans son entièreté ? »

De sa main ornée de henné noir, elle resserra les pans de sa cape autour d'elle. Avec un eu de chance n'aurait-elle pas à l'enlever, ni à dévoiler cet horrible gourdin qu'elle avait déniché en vitesse chez un vieux marchand dans l'allée des embrumes. Ce dernier, constitué d'une colonne vertébrale se dressant tel un sceptre et d'un crâne humain, était habilement coincé à sa ceinture.

« Il fait un peu frais pour le moment, mais soyez attentif, peut-être me verrez-vous pendant la soirée... Qui sait, les miracles peuvent arriver, n'est-ce pas ? Et puis avec ces animations à surveiller...
- Eh bien soit, à votre guise, répondit le sorcier avec un sourire entendu, prendrez-vous un verre d'hydromel ?
-Non, je vous remercie. Pas pour le moment. Je vais me contenter d'observer un peu les costumes que nous avons là. »

Les laissant à leurs affaires, la brune se détourna d'eux et alla se poster contre un mur froid, dans un endroit discret à l'autre bout de la salle, traversant le brouhaha comme elle le pouvait et résistant d'en embrocher quelqu'un avec ses cornes. Arrivée à destination, elle ferma les yeux et souffla un moment, appliquant les paumes décorées de ses mains sur le mur frais. Respirer. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle était déjà un peu plus calme et commença l'inspection.

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Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.

Crédit - Joy
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Lun 15 Mai 2017 - 22:00

Depuis quelques jours, dans ses appartements, Tiberius s'adonnait à d'étranges expériences. On pouvait en apercevoir des fluctuations de lumière, depuis la fenêtre de sa chambre et sous sa porte. Cela durait plusieurs heures et bien malin celui qui aurait pu deviner son exercice. Toutes ses formules, lancées dans un silence olympien, ne nourrissaient qu'un but : parfaire sa tenue pour Halloween. Selwyn aimait bien ces événements. On reprochait toujours aux sorciers de sang-pur de traîner dans des endroits pas très populaires. Quoi de mieux, donc, qu'une soirée déguisée, dans la plus belle école de sorcellerie du monde ? D'entrée, le professeur de sortilèges avait été partant. Mais il ne ferait pas dans la demie-mesure. Il voulait briller, et il avait prévu de faire son maximum pour que les regards se posent sur lui, avec dégoût évidemment. Au fond, il se découvrait une tendance un brin masochiste. Sentir les regards négatifs ranimait son esprit joueur. Lui qui n'avait jamais réellement suscité l'inimité chez ses contemporains, hormis son frère, évidemment, mais il ne le faisait pas exprès. Selwyn avait une idée très précise de ce qu'il ferait. Assis à la table des professeurs lors du repas, il se contentait de manger, dans un calme olympien, bien droit sur sa chaise. A gauche, Flitwick, à qui les Mangemorts avaient refusé quelques coussins pour se réhausser, avait usé d'un stratègme pour se faire léviter et être à hauteur d'assiette. Et à droite, se trouvait Horace Slughorn, avec son éternelle mine blasée... Il n'aurait plus manqué que Binns en face pour qu'il puisse refonder l'illustre club des sorciers dépressifs. Quelques petits coup d'oeil vers les élèves lui permirent de constater que l'atmosphère semblait apaisé. Oh bien sûr, il régnait un climat délétère. Les Carrow ajoutait une touche morbide à ce banquet, rien que par leur présence. Quant à Rogue, fidèle à lui-même, il était impassible. Leurs regards se croisèrent et Selwyn fit le choix de le soutenir. Il détestait ces yeux noirs... il les détestait parce qu'il sentait que Severus pouvait sonder les esprits. Et mécaniquement, toutes ses défenses se mettaient en place, pour résister. Ce fut Flitwick qui interrompit cet échange silencieux et étrange, en disant de sa petite voix aiguë.

- J'ai ouï dire que vous aviez préparé un beau costume, Tiberius !

- Je ne suis pas sûr que le terme "beau" soit particulièrement adapté, Filius.

- Oh, mais par la beauté, j'entends parler de la conception ! Certaines teintes de lumières ne trompent pas.

- Je m'en suis donné à coeur joie, je vous le confirme !

- Tant mieux ! Tant mieux ! C'est toujours un plaisir de voir ce que vous êtes capable de faire avec votre alliée !

Flitwick voulait bien sûr parler de sa baguette. A vrai dire, Tiberius n'était rien sans elle et vice-versa. Ils communaient tellement qu'ils ne faisaient plus qu'un. Entre passionnés de magie, il y avait une certaine compréhension et même une intimité. Quand Tiberius peinait sur un sortilège, fait rare mais pas impossible, il se tournait vers celui qui fut autrefois son professeur. Et vice-versa. Ils parlaient entre eux de leurs baguettes comme s'il s'agissait de femmes, d'âmes soeurs. Evidemment, tout oeil extérieur ne parviendrait pas à les comprendre. La passion est supérieur à la raison. Ils continuèrent donc à discuter, discrètement, de faits magiques, de prouesses et de sorts particulièrement complexes. A la fin du repas, les élèves furent renvoyés vers leur dortoir. Tiberius chercha naturellement Edward des yeux sans l'apercevoir. Il fit un moue, un brin paternelle et se leva à son tour. Il raccompagna les Poufsouffles à leur salle commune, conformément aux instructions des Carrow. Lorsque les gamins furent à bon port, il se dirigea vers sa chambre qu'il ferma à clé. Et commença alors, la longue préparation qui aboutirait à son costume "parfait". Comme les autres soirs, volutes et lumières colorées se succédèrent. Et tandis qu'il progressait, une vapeur noire se concentrait autour de lui. Il s'écoula une demie-heure avant qu'il ne sorte de ses appartements. Sur le chemin, les élèves qu'il doubla, accompagnés par Flitwick lui-même, semblèrent quelque peu effrayés. Filius le reconnut, parce qu'il ne doutait pas des efforts qu'il fournissait pour épater la galerie. Il parut cependant impressionné et son regard brillant s'anima d'une lueur complice. Les réactions durent les mêmes lorsque Tiberius entra dans la salle. Il soigna son entrée. Et autant le dire, il était impressionnant.

Bien malin celui qui parviendrait à découvrir son identité. Car en réalité, il n'avait plus rien d'humain. Sa grande carrure, légèrement affinée et étirée lui donnait une taille conséquente, un brin magistrale. Il était vêtu de noir et rien ne filtrait, ni cheveux, ni yeux. Pas de parcelle de peau visible, ni sur son corps, ni sur son visage. Une large capuche masquait les bandages noirs qu'il avait enroulé autour de sa figure. Mais le plus impressionnant, ce qui rajoutait du terrifiant à son allure, c'était sans nul doute sa manière de se déplacer, en lévitation, à une dizaine de centimètres du sol, d'une façon extrêmement fluide. Il était entouré de volutes spectraux, comme de la fumée très filamenteuse, ressemblant à s'y méprendre à de la barbe à papa, couleur néant. Il jubilait de sentir le malaise qu'il pouvait provoquer. Et à un moment, il fit un mouvement un peu brusque vers un groupe d'élèves qui restait pantois et qui, effrayé, recula de plusieurs pas. Avec une aisance absolue, Tiberius s'approcha du "bar" pour prendre une bieraubeurre : sa boisson préférée. La scène était étrange... on avait jamais vu un tel... monstre... picoler... pas même dans les navets d'horreur moldus.

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Tiberius W. Selwyn
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mar 16 Mai 2017 - 0:10

Recroquevillée sur son lit à baldaquin, tous rideaux tirés, Meredith méditait en silence. Le menton posé sur ses genoux, elle écoutait les gloussements de ses camarades de dortoir. Elles étaient toutes en train de se préparer pour la soirée d’Halloween qui n’avait pourtant lieu que deux heures plus tard. La jeune fille avait abandonné l’idée de se préparer en même temps qu’elles. Ces jeunes tourterelles piaillantes ne lui auraient adressé la parole que pour l’apostropher sèchement. Elles ne s’étaient jamais vraiment entendues, mais depuis la rentrée, cela atteignait des sommets de tension. Et comme aucune d’entre elles ne se sentait concernée par le moindre acte résistant, elles ne voyaient bien sûr de Meredith que ce qu’elle voulait bien leur montrer. Les filles méprisaient leur camarade en silence, pas assez stupide pour l’insulter en face, pas assez futées pour faire semblant de l’apprécier. Mais elles n’étaient rien pour elle, ne possédant pas de véritable individualité, l’une n’allant jamais sans les autres. Ah, non, sauf peut-être la moins supportable s’entre elles. Gayna Spudmore, joueuse de Quidditch, grande gueule, très jolie mais décidemment trop sûre d’elle. Ce soir elle était fidèle à elle-même : terriblement bruyante et véritablement fatigante. Sa seule présence dans le dortoir était signe d’hostilité.

Patiente et absente, la préfète accordait donc une oreille distraite aux discussions qui filtraient à travers le rideau écarlate. Les costumes des filles n’étaient pas bien compliqués d’après ce qu’elle entendait. Les connaissant, elles allaient surtout se démener pour avoir l’air plus jolies qu’effrayantes en les portant. Ce n’était pas surprenant, et assez compréhensible en vérité. Mais diable, qu’elles en mettaient du temps pour se préparer. Retouchant chaque détail, soignant le maquillage, pailletant, parfumant sans fin. Heureusement, elles voulaient parader un peu dans la salle commune avant d’y aller. Mais Meredith devait les conduire tous avec Neville, et elle n’avait pas encore entamé sa propre préparation. Bon, ce ne serait rien d’affolant. En temps normal, elle se serait démenée. Mais ce soir, elle ferait le strict nécessaire, et du reste, sa consigne de costume ne l’avait pas beaucoup inspirée.

Emergeant de sa tanière à l’instant où la porte s’était refermée, la lionne ouvrit son coffre et en tira les quelques sachets contenant les éléments de son costume. Elle n’avait pas l’intention de faire preuve de beaucoup d’enthousiasme, aussi avait-elle pris soin de se procurer un masque de théâtre intégral à l’expression souriante et malicieuse, et au long nez pointu. Un sortilège l’avait rendu doré et brillant, un pinceau fin avait tracé les détails : quelques tâches de rousseurs sur les joues et le nez, des motifs abstraits et scintillants sur les tempes et le début du front … rien de très poussé. Elle le mettrait en dernier. D’abord, enfiler son costume. Il était lui aussi d’une insolente simplicité, bien que témoignant d’un respect scrupuleux du thème. Collants dorés, tunique blanche immaculée, ceinture de corde dorée, bottines blanches élégantes et joliment décorées … une alternance mathématique, pas bien originale mais globalement efficace. De quelques coups de baguette bien étudiés, elle fit muter ses oreilles pour les rendre pointues, allongea ses ongles pour leur donner une forme recourbée menaçante – Merlin que cela n’allait pas être pratique – et fit tourner le blanc de ses yeux au noir. Ses iris, elles, se gorgèrent d’or liquide, et le regard offert par ces yeux-là en devenait terrifiant, bien qu’en un sens assez fascinant.

Finalement, elle enfila deux petites boucles d’oreille qui se réduisaient à des anneaux dorés et tira ses longs cheveux en arrière pour les rassembler en un chignon lâche. Elle attrapa enfin son dernier sac, d’où elle sortit, dubitative, une sorte de chapeau très étrange. La composante haute n’y était pas, comme pour tous les chapeaux, un cylindre régulier ou une demi-sphère. C’était la représentation d’un chaudron assez réaliste, placé sur la base de sorte à donner l’impression qu’il venait de se renverser en se fracassant sur son crâne. Elle le posa sur sa tête, les sourcils rassemblés en une moue concentrée, et lui donna un petit coup de baguette. De la fumée commença à s’échapper du chaudron, une fumée dorée aux reflets d’ar-en-ciel dégageant un léger parfum de mousse et de forêt. Elle avait choisi cette odeur dans l’espoir qu’elle l’apaise un peu durant la soirée. En tant que préfète, elle était obligée d’y assister, bien qu’elle eut mille fois préféré la tranquillité de la bibliothèque, ou le fond de son lit. Même la cuisine et son agitation lui auraient été plus confortables. Passer plusieurs heures entourée d’enfants déguisés en fantômes, de regards noirs – dans tous les sens du terme – et de faux sang dans un bruit constant et une chaleur étouffante ne l’enchantait pas vraiment. Mais elle devait s’y résigner.

Son œuvre terminée, Meredith se tourna vers le grand miroir avec appréhension. Elle croyait y trouver une petite chose mal sapée, ridicule avec son chaudron sur la tête, pas du tout effrayante. Mais elle eut la surprise de se voir plus élégante qu’elle ne le croyait, et somme toute assez inquiétante. La tunique tombait bien, ses chaussures étaient très jolies, et tous les éléments dorés de son costume scintillaient avec enthousiasme. Son masque masquait son expression mais les larges ouvertures des yeux permettaient de mettre en valeur ce regard si étrange. Le coup des oreilles et des ongles pointus la déshumanisait juste assez, et le chaudron n’était pas si étrange au final. L’ensemble n’était certes pas époustouflant, mais au moins ne laissait-il pas indifférent. Elle hésita un instant, et décida de ne pas épingler son insigne de préfète. Masquée, elle n’était plus personne d’autre que la créature qu’elle incarnait. Coinçant sa baguette dans l’élastique de son collant, elle souleva son masque et descendit les escaliers en recomposant sa nouvellement acquise « bitch resting face ». L’heure allait sonner, et elle devait encore vérifier si les élèves avec qui elle irait à la soirée étaient bien inscrits.

A la tête de la petite procession de monstres essentiellement composée de jeunes sorciers – les plus âgés préféraient arriver en retard, c’était plus commode et beaucoup plus en vogue – la jeune fille pénétra dans la Grande Salle métamorphosée. Elle se détacha immédiatement du groupe, et alla saluer respectueusement les Carrow en les remerciant de cette fête. Délestée de ses obligations diplomatiques, Meredith trouva assez rapidement un coin à l’écart où elle s’adossa au mur, comme déjà beaucoup d’âmes solitaires dans la salle. Quand les tables furent garnies du buffet, elle alla se chercher un verre de bierraubeure qu’elle entreprit de siroter lentement en détaillant les costumes des uns et des autres. La plupart étaient très réussis, glauques voire terrifiants. L’identité de leur personnage était parfois évidente, parfois très sous-entendue pour mettre en valeur le costume en lui-même. Observer cette myriade de tissus, de maquillages et d’accessoires en tout genre allait avec un peu de chance suffire à l’occuper jusqu’à ce qu’elle soit libérée de ses responsabilités. Peut-être.

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et souvent la haine touche sa joue est arrache ses veines, alors il n'y a plus de souffrance et seulement la bête qui s'agite au creux de son ventre dans l'automne aride et la tempête

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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mar 16 Mai 2017 - 17:30

Vendredi 31 octobre 1997 un peu avant 22H :

  En se regardant dans le miroir ce soir-là, elle était on ne peut plus contente du résultat. Absynthe leur avait envoyé un hibou pour leur donner l’intitulé de leur déguisement. En le lisant, Aileen avait tout de suite eu en tête ce qu’elle voulait faire : quelque chose de très graphique et stylisé. En vérité, l'artistique n’avait jamais été son fort, mais préférait des choses plus fondamentales. L’astronomie, les potions, ça, c’était des choses sensées et logiques. A + B = C. C’était tout. Concernant la soirée d'Halloween, Aileen trouvait que cette petite sauterie était une bonne idée pour remonter le moral des troupes, histoire de les rebooster. Au début, elle n’avait pas voulu participer car, tout d’abord, elle n’était pas d’humeur et, d'autre part, n’avait pas le moral nécessaire. Ces événements étaient trop récents pour les ignorer. Déjà le cours d’étude des moldus avait terminé sur les chapeaux de roues et l’avait tellement traumatisée que la jeune femme passait son temps à se palper le front pour vérifier qu’il était aussi normal que possible. Ensuite, … Et bien c’était le pire. L’ascension de la violence et de la terreur. Cette nuit du 17 octobre la faisait, parfois, encore cauchemarder. C’était bien trop récent pour qu’elle en parle ouvertement. Bien trop récent … En tout cas, elle sentait parfois le regard peiné des élèves peser le long de son dos. Incapable de savoir si ce n’était que sa paranoïa maladive qui parlait ou s’ils se moquaient réellement d’elle, Aileen passait ses journées à envoyer des regards noirs à quiconque tentait de la fixer. Cela en devenait agaçant à la longue.

  Seule dans la salle de bain de son dortoir, la jeune femme posa ses lentilles de couleur blanche sur ses yeux avec délicatesse. En vérité, elle avait dû prendre dix minutes pour y arriver. Elle avait mis tellement de temps que toutes les filles qui se préparaient à ses côtés avaient eu le temps de peaufiner les quelques détails de leur tenue avant de quitter la pièce. Aileen en profita pour s’observer dans le miroir. Elle avait lancé un sortilège sur sa chevelure rousse pour les métamorphoser en un blanc cassé qui ferait mourir de jalousie la robe d'une jeune mariée. Elle avait préalablement pris le soin de les ébouriffer plaçant quelques brindilles du saule cogneur qu’elle avait réussi à récupérer à ses pieds, ici et là pour insister sur le côté sauvage de son déguisement, créant ainsi une allure tout à fait délectable. Elle avait aussi piqué de la laque à une de ses camarades pour les fixer de la manière voulue. En regardant l’état de son visage dans le miroir, Aileen ne put s’empêcher d’être fière de son travail. Enfin, son travail … Elle avait été aidée par une jeune fille au niveau du maquillage et elle n’y avait pas été de main morte, c’était le cas de le dire. Son teint était d’un blafard morbide, le maquillage faisant ressortir des veines dont elle ne connaissait même pas l’existence. Ses paupières étaient d’un gris à faire pâlir le plus fier des malades. Ses yeux quant à eux n’avaient rien de normaux : les lentilles avaient rendu son iris blanche comme du lait de jument, et ses pupilles aussi vitreuses qu’un cadavre ambulant. C’était très perturbant de se voir ainsi.

  Elle continua de passer certaines de ses mèches de cheveux en place tout en s’observant dans le miroir. En réalité, elle avait dû passer deux heures entières à se préparer. Elle avait au préalable passé une bonne heure à se peinturer les ongles de mains et de pieds d’un verni noir intense, tout en essayant de leur donner un aspect salie en le craquelant à certains endroits voulus. Aileen avait lu certains chapitres d’un livre de métamorphose pour trouver de l’inspiration -et notamment se rappeler du sortilège de changement de couleur. Puis, avant de se faire maquiller, elle avait créé sa tenue avec passion. Une longue chemise de nuit blanche lui arrivant juste en dessous du genou qu’elle avait trouvée il y a plusieurs jours. A l'origine, elle était assez basique. Aileen l’avait totalement remastérisée pour tenter de lui donner un aspect vieillot et délavé. Elle avait marché dessus avec des chaussures sales toutes poussiéreuses dans ce but. Cependant, le résultat n’était pas tel qu’elle l’avait imaginé. La chemise était restée assez blanche à certains endroits et restait à peu près passable.
  Soudain, Laura M. Domingues pénétra dans la salle de bain, excitée comme une puce. Elle sautillait vers les vasques en lui demandant si son amie connaissait quelques ragots croustillants sur leurs camarades, une vraie passion pour la jeune femme. Selon ses dires, il ne lui manquait plus que de faire son maquillage afin de parfaire son déguisement de fortune. A dire vrai, il était plutôt bien foutu, sa robe bleue nuit lui allant à la perfection, épousant ses courbes avec générosité. Ses bracelets en plaqué or scintillaient de mille feux. La jeune femme chercha un crayon dans sa sacoche à maquillage en jetant quelques coups d’œil à son amie.

- Je sens que ça va être une superbe soirée, déclara Laura en plaçant du Khôl noir sur ses paupières. Il y aura de beaux garçons, on va s’éclater !
- Ça explique le décolleté …
- Coupes un peu ta robe, c’est tristounet comme tout.

  Il en était hors de question. Cette chemise de nuit lui avait certes peu coûté mais Aileen ne voulait pas la détériorer. Elle pourrait toujours l'utiliser à nouveau après la fête et elle lui allait plutôt bien en plus… Voyant que son amie ne faisait rien pour la satisfaire, Laura attrapa son col et le déchira d’un geste expert sur cinq bons centimètres. L’attaquée plaqua sa main contre sa poitrine pour cacher la naissance de ses seins qu’on pouvait commencer à apercevoir. Mais qu’est-ce qu’il lui avait pris d’un coup ?! Sous un regard choqué, Laura ricana de son rire cristallin ce qui agaça la rouquine.

- Par Merlin ! Mais pourquoi tu as fait ça ?!
- Tu me remercieras plus tard, répondit-elle en lui faisant un clin d’œil. Tu ne choperas jamais personne si tu …

  Agacée comme jamais, elle n’attendit pas la fin de sa phrase pour quitter la pièce en claquant violemment la porte de la salle de bain. La plupart des élèves qui se trouvaient dans le salon de la salle commune se tournèrent sous son passage, attiré par le bruit claquant. La jeune femme s’arrêta brusquement. Mais qu’est-ce qu’ils voulaient ceux-là ? Cela ne s'arrêtera donc jamais ? Cette sensation horrible, agaçante d'attirer l'attention constamment, de sentir les yeux peser le long de sa colonne vertébrale, et de détailler chaque parcelle de son corps, chacun de ses mouvements, même minimes. 


- Qu’est-ce que vous regardez comme ça ? s’exclama-t-elle d’une voix cassante, aussi agressive que possible. Vous n’avez rien d'autre à faire ?

  Aileen partit s’asseoir sur un des fauteuils en vert et argent qui se trouvaient à proximité, en montrant qu’elle pourrait tuer du regard la moindre personne qui la chercherait de trop prêt. A dire vrai, la jeune femme était devenue assez paranoïaque depuis les derniers jours. Elle cherchait l'affrontement, pour prouver qu'elle savait encore se battre, qu'elle était digne de cette maison. Même si elle savait que tout les élèves de cette école se trouvaient dans le même bateau, c'était plus fort qu'elle. Ils se moquaient d'elle derrière son dos elle en était sûre. Persuadée ... Elle devenait folle. Folle de tout. Folle de ne plus de sentir apte à ressentir de la fierté, de ne plus se sentir capable de continuer la bataille. C'était un horrible sentiment. Elle espérait que cette soirée aide à la remette sur les railles. 
  Poussant les portes d’entrée de la salle commune comme s’il en était le roi, Amycus pénétra dans la salle commune et vint les chercher pour les accompagner à la Grande Salle, là où se déroulait les festivités. Alors que les autres élèves commençaient doucement à sortir, Aileen retira ses chaussures et chaussettes et les placèrent au pied d’un de son fauteuil. La jeune femme sentit le regard pesant d’Amycus sur elle, les poils de son dos se dressant sous le frisson que cela lui faisait ressentir. C’était lui qui l’avait humilié cette nuit-là … Et son sentiment envers cet homme vacillait entre la haine, le dégoût et la peur. Elle n’était clairement pas à l’aise en sa présence. Le groupe d’élèves, suivant Carrow, se précipitèrent hors de la salle commune créant un véritable troupeau dans les couloirs. Le froid du carrelage se fit ressentir sous ses pieds aux ongles vernis de noir. Cela fit revenir à sa mémoire un violent souvenir, un flash, comme une brise qui la fit une nouvelle fois trembler de tout son corps. Les poils clairs de ses bras se redressèrent brusquement. Chacun de ses pas la faisait voyager dans le temps.
  Lorsqu’ils pénétrèrent enfin dans la Grande Salle, Aileen fut rassurée de voir que cette escapade nocturne n’était pas une nouvelle machinerie de la part de la direction de cette école. Les décorations étaient magnifiques : c’était agréable de retrouver la magie de la fête après de tel événements. Il fallait dire que cette salle avait légèrement perdu de son charme au fil des jours d’octobre. Il faudrait qu'elle pense à remercier et féliciter Absynthe de cette initiative. La jeune femme parcourra la pièce des yeux cherchant des personnes agréables. Elle ne parlait pas à grand monde généralement, préférant les petits cercles d’amis. Son regard tomba sur une de ses amies les plus chères : Heather. Sans hésiter, elle s’avança vers elle, traînant ses pieds gelés sur le carrelage, pour essayer de contenir un semblant de personnage.

- Heather ! Je crois qu’on a trouvé notre style. Elle avait tenter une petite pointe d'humour mais elle savait que sa voix raisonnait faux. En vérité, elle n’avait pas vraiment le cœur à l’ouvrage, son esprit occupé par les souvenirs violents qui venaient tels des flashs lumineux. Tu es venue au final ? Personnellement j’ai beaucoup hésité … Ça ne me paraissait un peu hypocrite… Tu sais d’être là, comme des … Et puis mince, on ne les laissera pas nous abattre !

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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mar 16 Mai 2017 - 22:10

Après l’infirmerie, la cuisine… Etrange comme ces deux dernières semaines des bulles étaient venues se former au milieu de l’océan sombre et glacé. De petites inspirations d’effluves printanières qu’il ne savait pas comment considérer : espoirs ou faux-semblants, réelles mains tendues ou empoignées traitresses ? Ne pas savoir l’avait pendant des années terriblement angoissé, mais ces derniers temps il avait appris à relativiser : entre ne pas savoir si vous alliez mourir dans les prochaines minutes ou si adresser un sourire à un Bert décidé à gagner ce concours de confection de jus de citrouille improvisé n’allait pas être rapporté par il-ne-savait-quel espion – elfe, tableau, mur, l’imagination ne manquait pas – il avait saisi la nuance.
D’abord assez mitigé à l’idée de faire partie de l’organisation de la soirée – il avait en fait surtout accepté pour Absynthe, qu’il ne voulait pas laisser se démener seule après les complications du tournoi de baveboules – il savourait à présent ces moments volés au nez et à la barbe des Carrows et de leurs chiens, installé en toute impunité dans les cuisines pour terminer son costume tout en « veillant aux préparatifs pour la soirée ». Ce n’était sans doute pas très sérieux de finir son déguisement le matin-même, mais enfin le plus important était qu’il soit prêt pour le soir et après les cours il avait rendez-vous pour les dernières mises au point. La présidente du BDE se montrait d’une efficacité et d’une précision redoutable en ce qui concernait l’organisation de tels évènements et Lysander enviait son cran face aux mangemorts… Pour sa part il ne pouvait s’empêcher de détourner rapidement le regard dès qu’il croisait les frère et sœur dans un couloir et était pris de sueurs froides à chaque cours de Défense contre les Forces du Mal.

Alors pourquoi diable avait-il décidé de faire son masque avec le moins de magie possible ? D’où sortait cet élan de défi stupide qui lui prenait, Merlin eut pitié de lui, plus d’heures qu’il n’osait les compter ? Sans ses nuits de cauchemars où il fuyait le sommeil et avançait tant bien que mal à la lueur étouffée d’un lumos, il en aurait eu pour une semaine encore, malheureusement ses études en avaient souffert et il tentait d’écarter au mieux la petite voix qui lui soufflait que le week-end qui suivrait la petite fête allait être plus que bien occupé. En attendant il vociférait contre cette aiguille beaucoup trop pointue pour lui qui lui charcutait les doigts – comme s’il n’avait pas déjà eu la peau assez percée pour le mois ! – au lieu de se planter dans la peau bouillie. Le petit elfe de maison avait là encore été d’une aide inestimable, gardant et ébouillantant les rats que ses compatriotes attrapaient régulièrement dans les dortoirs des Nuncaboucs – et que Lysander soupçonnaient d’être lâchés à dessein – pour que le jeune sorcier puisse en récupérer les pelages marrons sales qu’il avait teints ensuite avec une potion. De nombreux essais infructueux lui avaient laissés suffisamment de chutes pour qu’il ne s’inquiète pas de la matière première nécessaire aux retouches qui s’annonçaient.
En soi, même si l’exercice se montrait par moments déplaisants et peu engageant, il lui rappelait la confection de ses premiers déguisements. Il ne les avait jamais portés en-dehors de carnaval puisque son père trouvait ridicule l’idée même d’une joyeuse fête pour célébrer les morts et imposait pour la Toussaint une visite de sa famille pleine de retenue. Pourtant il rivalisait d’imagination et d’application pour que son œuvre soit aussi soignée et effrayante que possible, fêtant avec sa mère pour aide et spectatrice cette petite victoire lorsqu’il s’estimait satisfait. Ce costume-ci ne sera sans doute pas son plus réussi mais il lui redonnait un peu de cette excitation enfantine qui lui faisait reprendre le ciseau et l’aiguille lorsque ses phalanges demandaient grâce.

Il posa le masque sur un morceau de table inoccupé pour en chasser les faux raccords et coutures visibles. Un surplus de peau lui faisait de lourdes paupières et des joues tombantes qu’il décida de garder car elles donnaient selon lui un air de vieillesse à l’animal qui lui semblait tout à fait raccord au thème. Il avait cherché sur le bord du lac des coquilles abandonnées par quelques bivalves dont il avait fait des dents pointues aux reflets nacrés et leur courbure inverse leur donnait un aspect dérangeant tant qu’on n’y prêtait pas attention. Le plus difficile avait été les oreilles, courtes, qu’il aurait voulues dressées sur le sommet du crâne, alertes, mais pour lesquelles il avait dû se contenter de deux triangles doublés auxquels il avait ajouté par fantaisie et esprit de revanche un anneau de métal qu’il avait prolongé par trois branches d’une croix dorée, compensant le déséquilibre en rembourrant l’oreille de l’autre côté avec les dernières chutes. Ça fera l’affaire, décida-t-il pour s’attaquer à la truffe qu’il avait façonnée dans un mélange de sable, de colle et de potion noircissante pour lui donner un aspect à la fois granuleux et luisant dont il était vraiment fier. Un petit coup de main de Bert lui avait donné un aspect un peu plus authentique qu’une vague pyramide dans laquelle on devinait à peine deux creux et il devait avouer qu’elle se fondait bien dans la masse de poils hirsutes. L’arrière en revanche, était nettement moins réussi puisque de nombreux bourrelets nés de ses raccommodages et de la nécessité d’équilibrer quelque peu son œuvre en déformait le volume, mais il ne s’en préoccupait pas vraiment puisqu’il avait décidé de le cacher derrière un tissu bleu rayé d’or qu’il avait noué en coiffe.

« Heureusement que le thème de la soirée est l’horreur… Parce que ce n’est pas avec ça que j’aurais gagné un concours de beauté ! »

Sa remarque libéra les rires qu’il sentait poindre derrière les coups d’œil furtifs des habitants de la cuisine, et il enfila sa création pour pousser un cri qui se voulait terrifiant et fit fondre en larmes son petit public qui se tordait de rire, leurs tâches momentanément reléguées au second plan. Gilson esquissa sous son masque un sourire à la fois triste et attendri, frappé par les changements d’attitudes auxquels il avait assisté à chaque fois qu’il était venu ici pour la préparation de la fête. Méfiance attristée, joie polie, peur bleue, blagues discrètes, travail acharné, aide bienvenue, et maintenant un simple élan de joie dont ils profitaient innocemment.
Ce moment fut interrompu par l’arrivée d’une première vague de vaisselle sale qui apparut sur les différentes tables, signe que les cours allaient bientôt commencer. Le petit monde sauta sur ses pieds pour se remettre au branle-bas de combat, non sans s’échanger des grimaces et des cris qui résonnaient dans le couloir menant au tableau d’entrée sur lequel le jeune homme lança discrètement un sort pour amoindrir le bruit. Les anges gardiens de ce château avaient bien le droit eux aussi à leur petite fête. Il fit un saut par le dortoir pour déposer son œuvre et prendre ses affaires, vérifiant par automatisme sur le panneau d’affichage que les affiches du BDE étaient bien présentes. Un petit frisson lui parcourut la colonne vertébrale.


C’était une tâche répétitive comme seules les corvées savent l’être, pourtant au lieu de s’en débarrasser d’un sort de masse le serpentard tenait à passer sur chaque bougie les trois secondes nécessaires à leur enchantement avant de les renvoyer à mi-hauteur du plafond nuageux. A celles qu’il n’affublait pas d’une citrouille dorée grimaçante ou d’une tête de fantôme il se contentait de changer la couleur pour la rendre tantôt immaculées tantôt dans des notes bleutées qui lançaient des ombres inquiétantes sur les décorations du mur. La toile aérienne des spectres flottait en volutes si près des bougies qu’il se promis de les garder à l’œil bien qu’ils se soient assurés de les ignifuger, deux précautions valaient mieux qu’une. Il serait volontiers repassé par les cuisines mais l’assistante du sinistre professeur de Défense contre les Forces du Mal lui coupa l’herbe sous le pied en demandant par voie magique à ce que les tables soient garnies. Il balaya du regard la profusion de victuailles, cochant au fur et à mesure les cases de sa liste mentale sans trouver de manquement qui lui aurait donné un prétexte pour descendre : ces petits bonhommes faisaient un trop bon travail, pensa-t-il avec une pointe de regret dans son ton amusé.
Après un hochement de tête à l’égard de Stevenson pour lui confirmer que de son côté tout était bon, ils filèrent enfiler à leur tour leurs costumes. La robe de la serpentard était tout simplement splendide et la tension qui se lisait dans ses muscles pouvait passer pour la noble tenue d’une impératrice de la nuit. A côté, son simple plastron couleur vieil or, égrené des chutes qui lui restaient au niveau des épaules, faisait bien pâle figure, mais après tout il l’avait fait ainsi à dessein. Son but n’était pas spécialement d’attirer l’attention, bien qu’une remarque appréciatrice de Ruth sur son masque de canidé lui réchauffa le cœur et les joues, heureusement bien cachées. L’étape de colorisation de leurs yeux, après leurs peaux, lui tira une petite grimace devant leur aspect aussi… dérangeant, et il était content d’en échapper. Avoir la peau charbonneuse lui plaisait étrangement, si bien qu’il avait refusé de l’agrémenter de pointes colorées, à peine d’un sort donnant un reflet d’obsidienne à ses poils selon la lumière, mais les yeux entièrement noirs ? Non merci !
En lieu et place il avait utilisé deux galets trouvés avec les coquillages, qu’il avait peints de cercles concentriques alternativement blancs et bleus pour les percer d’un coup de noir qui formait une pupille étrangement rectangulaire. C’était là, si l’on exceptait le petit sort de renforcement qui éviterait les incidents, la seule partie pour laquelle il avait utilisé la magie, pour les faire tenir d’une part et les rendre transparents de l’intérieur de l’autre – il s’agissait qu’il puisse y voir tout de même !

« Tu ressembles plus à une statue vivante qu’à un réel personnage, fit remarquer Ruth alors qu’il bataillait pour remettre en place l’armure. Si tu te places près de la porte d’entrée je suis presque sûre que tu pourrais effrayer les premières années en leur sautant dessus à l’improviste ! »

Les doigts habiles de la présidente virent au secours des siens mais déstabilisèrent tout à fait sa langue qui refusait de répondre à la remarque de la couleuvre. Elle brisa le silence gêné en lui demandant si le poids du plastron en plus de celui de la tête de chacal ne faisait pas trop, et il nia du bout des lèvres en s’écartant pour éviter qu’elle ne s’aventure sur d’autres détails de son habillement. Se décider à mettre le pagne qui allait avec n’avait pas été facile, bien qu’il l’ait teint en bleu nuit pour le rendre plus discret, et il tachait de se convaincre que le froid qu’il ressentait n’était qu’un effet de son inconscient qui ne se faisait pas à l’idée. Heureusement, les jambières amoindrissaient quelque peu sa gêne, couvertes de symboles luisants  qui pleuraient des larmes noires, absorbées par le métal avant de tomber au sol.
Il enfila les anneaux assortis à sa coiffe qui s’adaptèrent magiquement au maigre gabarit de ses biceps, placés sctratégiquement afin de couvrir les marques qui n'étaient pas sous le plastron – dommage qu’ils n’aient pas choisi comme thème le peuple viking, eux au moins avaient des manches longues ! – et les bracelets agrémentés de petites reliques en os et pierres noires ou bleu nuit dont il annula le bruit au bout de quelques pas. Le claquement du cuir de ses scandales lui portait déjà suffisamment sur les nerfs. Après une dernière revue, il rangea sa baguette dans un logement creusé à cet effet dans son sceptre et suivi les autres dans la Grande Salle, le regard volant au travers de la pièce en quête d’imperfections. Sans chercher à se vanter, ils avaient fait du bon travail, et il en glissa un mot à mi-voix à leur petite troupe alors que sonnait vingt-deux heures et qu’entraient les premiers groupes d’élèves, escortés de leurs préfets.
Et pour Serpentard…
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Jeu 18 Mai 2017 - 20:40

31 octobre 1997
~
Halloween



Cela faisait mal. Ces deux plaies symétriques qui cicatrisaient avec difficultés. Cela faisait mal. Non pas les sensations de brûlure qui se manifestaient inlassablement, à cela elle s'y était faite. Ce à quoi elle ne s'était pas encore habituée, ce qui surpassait la douleur physique à présent atténuée, c'était son reflet. Voilà 14 jours que chacun des miroirs rencontrés lui rappelait, d'une cruauté divine, cette nuit de chaos incommensurable. Son reflet faisait mal. Sa peau d'une pâleur cadavérique était assombrie de deux entailles obscures qui déstructuraient l'harmonie de ses taches de rousseur. Deux "diffindo" chuchotés, deux gravures sanglantes réalisées. Beaucoup avaient enduré bien pire mais personne n'avait subi ça. D'une main tremblante, elle effleura délicatement la commissure droite de ses lèvres pour suivre la trace linéaire qu'avait laissé le frère Carrow. Ses doigts parcoururent cette blessure bien trop précise, bien trop parallèle à sa mâchoire, bien trop symétrique au côté gauche de son visage, pour s'arrêter au milieu de sa joue dans un constat effroyable : c'était bien réel. Chaque jour elle tentait de se persuader du contraire et chaque jour la vérité triomphait de son désespoir. Son propre reflet semblait se moquer d'elle avec ce sourire entravé contre son gré, ce sourire aux dimensions exagéré, ce sourire qui parfois encore saignait, ce sourire qui lui donnait un air inquiétant et qui effrayait bien trop de gens. On l'appelait le sourire de l'ange. Même cette dénomination absurde semblait se moquer d'elle. Quel comble pour une fille comme Malia qui a toujours respiré la joie de vivre, de se voir tatouer un sourire éternel au moment même où elle coulait dans le malheur. Quel comble ...

Ce soir-là allait être différent. Ce soir-là, elle n'aurait plus à subir les regards de pitié et de dégoût. Ce soir-là, on ne verrait plus ses atroces cicatrices. Ce soir-là, c'était Halloween, et depuis deux semaines elle allait enfin pouvoir oublier son apparence repoussante, elle allait enfin pouvoir espérer passer un moment hors du temps. Son costume était parfaitement choisi, il enveloppait tout son corps de façon à ce qu'on ne voie ni son visage, ni ses cheveux, ni rien qui puisse la rendre reconnaissable. Malia se réjouissait de redevenir la personne que nul ne remarquait, celle qui était invisible au beau milieu d'une foule, une lueur transparente. Oui, une lueur transparente était le terme exact, son déguisement pouvait se résumer à cela car sa tenue blanche et près du corps avait subi un sortilège qui lui donnait un aspect brumeux et lumineux. Malheureusement, il ne s'agissait que d'un effet visuel et la sorcière fut déçue de sentir le tissu irritant de son costume en l'enfilant, plutôt que de connaître la sensation légère et vaporeuse qu'elle avait espéré. Néanmoins, ce déguisement lui apportait d'autres avantages : premièrement cette enchantement lui permettait de voir à travers le capuchon qui recouvrait sa tête dans son intégralité - bien que sa vision était un peu floue à travers ce nuage brumeux. Deuxièmement, elle allait voler tout le long de la soirée. Ou plutôt, elle allait léviter à une dizaine de centimètres du sol grâce à un enchantement qu'elle avait découvert après quelques recherches solitaires à la bibliothèque. Une fois sa tenue ajustée, elle prit sa baguette et exécuta sans trop de difficultés ce sortilège auquel elle s'entrainait depuis quelques jours. On apprend vite lorsqu'on s'isole et l'adolescente ne s'était encore jamais autant isolée que ces derniers jours, honteuse et craintive face aux regards des autres, face aux regards de ses amis, face aux sourires malveillants des Carrow.

La blonde se regarda à nouveau dans la glace et cette fois-ci elle ne ressentit aucune aversion pour son reflet. Elle n'avait plus de visage et c'était mieux ainsi. Face à elle, rien qu'une silhouette semblant être formée de brouillard. Elle eut même envie de sourire mais freina rapidement cet élan de joie, sachant pertinemment que chaque expressivité du visage tordait ses plaies et ravivait la douleur.

L'aiglonne sortit de son dortoir et ressentit pleinement la sensation étrange de planer en descendant les escaliers. Tandis qu'elle s'apprêtait à rejoindre le groupe d'élèves déjà formé dans la salle commune, une fâcheuse sensation d'oubli frappa brusquement son esprit : il lui manquait une partie essentielle de son déguisement ! Elle fit volte-face et courut - ou du moins, elle lévita dans un mouvement rapide - jusqu'à son dortoir et récupéra l'élément clé de sa tenue : une grande lanterne doré. Elle sortit une dernière fois sa baguette pour faire apparaître de douces flammes bleues au cœur de la lanterne. Elle eut une pensée pour Elliot qui lui avait appris ce sortilège au début de sa première année. A cette époque-ci, Malia était encore une petite fille émerveillée par ce type d'enchantement simplissime. Il y a quelques mois, elle avait encore cette âme d'enfant. Aujourd'hui, l'avait-elle encore ? Tout basculait dans sa vie et seuls les souvenirs auxquels elle s'accrochait intensément lui permettaient de ne pas oublier qui elle était.

La 5ème année rattrapa juste à temps les élèves guidés par leur préfet qui s'apprêtaient à quitter la tour Serdaigle. Elle suivit la marche sans prendre part aux discussions, s'isolant à la fin du groupe. Elle n'étant plus Malia, elle était simplement une âme solitaire baignant dans un halo de lumière qui naissait de la lanterne qu'elle tenait. En arrivant dans la Grande Salle, le voile qui brouillait la vue de la jeune fille fut teinté des couleurs thèmes de la soirée - noir, blanc, or, bleu nuit - et ses pupille dansaient d'un coin à l'autre pour analyser les splendide décorations ainsi que la variété harmonieuse des costumes. Malia avait toujours adoré cette fête et elle eut, encore une fois, l'envie de sourire. Mais, encore une fois, cela ne resta qu'une envie.

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There's a scream inside that we all try to hide, we hold on so tight, but I don't wanna die, no.
I don't wanna die

   
I'll shout it out like a bird set free



Dernière édition par Malia Montgomery le Lun 22 Mai 2017 - 18:01, édité 3 fois
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POUFSOUFFLE6ème annéeCapitaine de Quidditch
    POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Ven 19 Mai 2017 - 21:02

« C’est bon comme ça ? » Amaryllis tourna sur elle-même, attendant l’approbation de Carlie. Les deux jeunes filles avaient passé leur fin d’après-midi et de début de soirée à se préparer dans le dortoir de la Préfète. Cela faisait bien longtemps qu’elles ne s’étaient pas laissées aller à des choses aussi futiles que se maquiller et préparer leurs déguisements. La perspective de cette soirée d’Halloween était presque joyeuse, mais la sixième année ne savait pas si cela allait bien se passer… Après tout, Rogue et les Carrow dirigeaient toujours le château, et ils avaient validé la fête. A quoi allaient-ils avoir droit ? Torture de Nuncaboucs en activité principale, et puis lancer de fléchette sur des faux enfants moldus. Amaryllis frissonna rien qu’à cette idée. Elle préférait largement que la soirée se concentre sur la danse et la musique.

Carlie hocha la tête avec un large sourire. La sixième année se regarda dans le grand miroir placé dans un coin de la pièce. Effectivement, c’était plutôt réussi. Elle portait une longue tunique blanche, plissée. Les deux jeunes filles l’avaient cousue à l’aide de la magie, en partant d’un grand drap blanc. Elles avaient ajouté quelques touches de doré en bas de la robe, au niveau des manches et à la taille, qui était marquée avec une fine ceinture de corde. Dans le dos de la robe, on pouvait voir une queue de lion qui pendait vers le sol. Elle portait des sandales égyptiennes, dorées également, qui montaient jusqu’au milieu de son mollet. Comme elle avait peur d’avoir froid, Carlie avait lancé un sortilège de réchauffement instantané à la robe et aux sandales. De plus, les deux Poufsouffles avaient fait en sorte que les plis de la robe cachent au mieux les cicatrices de brûlure qui couvraient le corps d’Amaryllis. Elle portait également de très nombreux bracelets aux couleurs de la soirée, qui lui remontaient presque jusqu’au coude. Ses cheveux, d’ordinaire châtain et disciplinés, s’étaient transformés en une vraie crinière, bouclés et blond doré.

« Tu peux me mettre mon vernis à ongle ? J’ai peur d’en mettre partout ! » Amaryllis n’était pas très douée avec le maquillage. En général, elle se servait de son don pour arranger son apparence. Elle pouvait avoir les cils aussi longs qu’elle voulait, les lèvres pulpeuses, le teint uniforme rien qu’en y pensant. Mais ce soir, elle devait être réellement maquillée. Carlie s’était donc appliquée à souligner en noir son regard. Elle avait même adapté la couleur de ses yeux au thème de la soirée : bleu nuit avec des paillettes d’or. Les traits étaient exagérés, à la manière des égyptiens. Apparemment, une grande règle du maquillage stipulait que quand les yeux étaient exagérés, il fallait rester sobre sur la bouche. Amaryllis n’avaient évidemment jamais entendu parler de ce postulat, mais elle laissa donc sa bouche naturelle, légèrement dorée. D’ailleurs, son visage semblait irradier, à cause des petites paillettes dorées dispersées sur son visage.

« Dis, Carlie… » La brune releva la tête. « Tu sais ce qu’est une croix d’Ânkh ? » Bien sûr que Carlie savait. Parce qu’elle savait pratiquement tout. La petite blonde sortit une fine chaîne en or au bout duquel pendant une fameuse croix d’Ânkh. « C’était le pendentif de ma petite sœur. » La danse du pinceau doré qui vernissait les ongles d’Amaryllis s’arrêta. « Sur cette photo, elle avait six ans. » Amaryllis tendit à son amie une vieille photo. On pouvait voir deux petites filles blondes, habillées avec une tunique du même genre que celle que portait la sixième année en ce moment. « Elle s’appelait Azalée. » C’était la première fois qu’Amaryllis parlait de vive voix de sa petite sœur à Carlie, bien qu’elle ait très vaguement évoqué le sujet dans une lettre.

Un brouhaha se fit entendre dans l’escalier. L’heure de se rendre dans la grande salle devait être arrivée. Amaryllis se retourna et adressa un grand sourire à celle qu’elle considérait comme sa grande sœur. « Tâchons de nous amuser un minimum à cette soirée ! » Carlie étant préfète-en-chef, il y avait de fortes chances qu’elle soit chargée de la surveillance de la soirée, mais elle devait en profiter aussi ! D’autant plus que Jimmy était malade et ne pourrait pas être là ce soir. La jeune Poufsouffle aurait pourtant beaucoup aimé passer cette soirée avec lui…

Les deux jeunes filles rejoignirent la foule, et la petite brune prit la tête du cortège. Amaryllis s’efforçait de rester assez proche d’elle, de peur de la perdre et ne plus la retrouver. Une étrange excitation semblait se dégager du groupe. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas pensé à autre chose que leurs cours, les punitions des Carrow et les désastreuses nouvelles de l’extérieur. Les blaireaux et blairelles pénétrèrent ensemble dans la salle, magnifiquement décorée pour l’occasion. Carlie fut emmenée d’un côté, et Amaryllis reconnut au loin Lina, déjà proche du buffet des boissons. Effectivement, commencer la soirée avec une Bièraubeurre était une très bonne idée. La jeune fille rejoignit donc son aînée, déjà en compagnie d’une serpentarde, Abigail. Les jeunes filles, toutes deux en sixième année, avaient déjà partagé quelques cours mais elles ne s’étaient jamais vraiment parlé. « Tu es magnifique Lina ! Et Abigail, ton déguisement est impressionnant. » Amaryllis ne savait pas trop comment la regarder, étant donné que ses cornées et ses iris étaient entièrement noirs. Du coin de l’œil, la jeune Poufsouffle remarqua son amie Meredith, terriblement élégante malgré son chaudron sur la tête. Leurs regards se croisèrent. La sixième année se mordit la lèvre. Elle aimerait follement aller voir la Gryffondor, discuter avec elle et rire comme elles le faisaient avant, mais elle savait bien que c’était impossible… C’était trop risqué, pour toutes les deux. Elle se contenterait d’essayer de faire passer un message à son amie, par l’intermédiaire de leurs yeux. Courage, je suis là si jamais tu as besoin.


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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Sam 20 Mai 2017 - 21:14

Plier, déplier, plier, déplier. Chiffonner puis jeter. Maya avait regardé fixement les quelques mots qui étaient tracés sur le bout de parchemin qu'une chouette lui avait apporté pour la fête d'Halloween. Elle avait totalement oublié qu'elle s'y était inscrite plus tôt dans le mois, bien avant les derniers événements liés à la nuit du 17 octobre. L'envie s'était émoussée mais surtout le déguisement qu'elle avait écopé l'horripilait. Elle s'était persuadée à la lecture du nom (probablement à tord) que c'était Absynthe Stevensbouse elle même qui le lui avait attribué et qu'elle avait cherché par tous les moyens à la ridiculiser.

C'était bien son genre à cette sale petite vipère. Elle n'avait pas digéré de l'avoir trouvé en compagnie d'Elwyn pendant l'été au musée, et elle n'avait certainement pas supporté de se retrouver couverte de mélasse gluante pailletée. Maintenant elle se vengeait. Maya avait le choix : rester enfermée dans sa salle commune à bougonner sous sa couette en engouffrant une demi tonne de fondants du chaudron, de fizwizbiz, de chocogrenouille ou de patacitrouilles (et prendre accessoirement quelques kilos) ou bien montrer à cette petite pimbêche de planche à pain qu'elle ne l'emporterait pas sur elle.

La première proposition avait remporté tous les suffrages pendant les jours qui suivirent la terrible séance de punition. Ce ne fût qu'au tout dernier moment qu'elle changea d'avis. Debout face au miroir dans son dortoir, Maya avait l’œil rivé sur le reflet sa joue. On pouvait encore y lire distinctement ses lettres : S H A M E qu'Alecto avait gracieusement tracé pour qu'elle n'oublie pas qu'elle faisait honte à son sang.

Pomfresh lui avait donné un petit pot de crème à base de bave de crapaud et lui avait conseillé d'y étaler une couche généreuse chaque soir avant de se coucher pour atténuer les stigmates et contribuer à leur disparition. Cependant, à chaque fois qu'elle observait son corps dénudé, Maya ne pouvait ignorer les trop nombreuses estafilades qui le lardaient. Elle se sentait brisée, hideuse, et ce foutu déguisement n'allait pas l'aider à se voir autrement.

La plupart de ses camarades de dortoir étaient déjà descendues, parfaitement apprêtées alors que Maya bataillait avec ses cheveux. Elle avait du procéder à plusieurs shampoing à base de lotion capillaire Lissenplis auxquels elle avait ajouté trois gouttes de philtre « Nuit Noire » pour parvenir à les raidir parfaitement tout en arborant une teinte d'un noir d'encre. Une fois débarrassée de sa touffe broussailleuse emmêlée, Maya avait opté pour un chignon haut soigneusement tiré qui dégageait son visage. Malheureusement, cela mettait en avant sa pupille droite, morte et laiteuse. Maya détestait qu'on fixe cet œil et qu'on se questionne ou murmure à son propos. Aussi, préféra t-elle rendre le gauche tout aussi laiteux et mort à l'aide de trois gouttes de philtre « Colorus ». Adieu les pupilles vert/caramel et bonjour le regard flippant et vitreux.

Côté maquillage c'était vite réglé. Maya ne savait pas très bien se débrouiller avec un pinceau et tout ce tralala, aussi choisit-elle de se balancer de la poudre noire sur le visage et particulièrement autour des yeux. Le résultat, loin d'être esthétique, offrait un effet brumeux semblable à de la fumée sur son visage.

Quant à sa tenue, elle avait opté pour une robe à frange noire courte cintrée à la taille et évasée en bas. A chaque pas, on avait l'impression que sa tenue se mouvait d'elle même, comme si sa tenue était le prolongement de son corps. Elle était d'ailleurs dotée d'un sortilège qui donnait un effet brumeux, et vaporeux tout autour d'elle. La serdaigle plaça une ceinture noire à laquelle pendait une longue queue de la même teinte. Une fois clipsée autour de sa teille, la queue sembla s'animer et s'agiter comme une vraie répondant aux pas de son porteur. Elle peaufina le tout en passant un serre tête doté d'oreilles de chien noires et enfila une paire de rangers.


- Joyeux Halloween, grinça t-elle


Avant de descendre elle se regarda une dernière fois dans le miroir et frissonna. Elle n'était certainement pas jolie, mais elle se flanquait la trouille avec ses prunelles mortes et tout ce noir. Pour vu que cette soirée se passe bien. Maya suivit Elwyn jusqu'à la Grande Salle, ce dernier arborait une mine encore plus sinistre que son déguisement et elle ne pouvait que le comprendre.
A peine les grandes portes passées, Maya se dirigea presque automatiquement vers le buffet afin de garnir ses poches de sucreries, la moitié passait d'abord par sa bouche bien entendu.

Puis, elle prêta attention aux voix qui l'entouraient et reconnue Absynthe entourée de sa « cour ». Maya n'aimait aucune des filles qui traînaient avec la couleuvre, le simple fait de voir un individu lui parler suffisait d'ordinaire à le black lister. Mais voilà qu'Elwyn surgit de nul part pour saluer la bombabouse en chef. Maya avala de travers la tartelette et dû faire passer sa quinte de toux avec de longues gorgées de jus de groseille ce qui la priva de la quasi totalité de leur échange.

Il n'empêche qu'elle en avait suffisamment vu et entendu pour sentir la colère l'envahir. Elle vida son verre d'un coup sec (avec un peu de chance et de magie, elle se prendrait une cuite au sucre d'ici minuit) et prit grand soin d'éviter de côtoyer Stevensbouse. Elle avait été à deux doigts de lui renverser ce qui lui restait de tartelette dans les cheveux, mais ça aurait été gâcher de la nourriture. Elle eut une pensée pour Wayoth, comme tous les nuncas, il avait été interdit d'office de soirée. La jeune fille frissonna en l'imaginant allongé à même le sol glacial, avec des araignées et des rongeurs qui venaient courir sur lui la nuit sans le moindre ami ou source de réconfort.

Elle n'osait plus lui parler depuis une quinzaine de jours. Elle avait peur de lui attirer des ennuis, mais égoïstement, elle avait surtout peur pour elle. Elle voulait d'abord se protéger, d'abord penser à elle qu'à lui. Et ça la rendait malade de penser ainsi. Ses pas la conduisirent à l'écart de la foule tandis que ses yeux partirent à la recherche malgré elle d'un certain individu..

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Maya Livingstone


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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Dim 21 Mai 2017 - 11:25



Il y avait quelques années, Kenneth avait été voir un film au cinéma avec sa famille et celle de son amie sorcière, Moira. L’histoire d’un squelette vivant dans une ville remplie de monstres et qui voulait fêter Noël. Ce film était sorti un vingt-neuf Octobre au cinéma, quelle ironie du sort quand il voyait la fête qui se préparait. L’une des musiques les plus connues de ce film résonnait encore et toujours dans sa tête alors qu’il se préparait pour la fête organisée par le BDE. Guilleret, il se rappelait avoir rit comme jamais en voyant encore une fois l’imaginaire des moldus vis-à-vis des sorcières et du monde magique. Pour eux, c’était un fantasme, pour lui, rien de plus qu’une caricature amusante de ce qu’ils avaient sous le nez sans même le voir… Quoiqu’il n’avait jamais vu de momies ou de filles remplies de feuilles mortes et composées de morceaux d’autres personnes. Toujours était-il que, comme il le chantonnait depuis le matin-même.

« This is Halloween! This is Halloween!»

Qu’importe que la fête ait été validée par ces tortionnaires de Carrow il n’allait pas les laisser l’empêcher de s’amuser ce soir et qu’importe les restrictions ou même les règles ! Il jetterait tout au diable un autre jou ! Aujourd’hui, l’amusement était de mise ! Alors qu’il avait reçu par Hibou son déguisement validé par le comité, ou tout du moins ce en quoi il devait se déguiser, il eut envie de rire, d’un rire machiavélique d’outre-tombe. Il ne pouvait décemment pas mieux tomber pour une soirée sur ce thème qu’un tel déguisement. Certains points pouvaient lui sembler bien ardus à accomplir mais il avait déjà quelques idées sur la question. Aussi accosta-t-il son amie dans les couloirs de l’école.

« Hey, Moira ! » Lâcha-t-il à la jeune rouquine qui le dévisagea d’un regard noir. Elle n’appréciait définitivement les injonctions sorties de nulle part, surtout que cette andouille de Kenneth devait encore avoir une idée en tête pour la rendre complice de ses sales coups. Sur quoi allait-elle devoir le couvrir cette fois ? Quel alibi allait-elle lui donner ou même quel ingrédient chapardé en cours de potions allait-elle garder pour lui ? Elle n’en savait encore rien et c’était bien là le souci.

« Je voulais savoir, t’as encore de ta lotion de cheveux sans plis ? » Mais de quoi parlait-il, se demanda la jeune élève qui, après un temps d’adaptation soupira. « T’es assez stupide pour pas savoir dire Lissenplis ? Et on dit potion, espèce de dégénéré ! A moins que tu veuilles te faire choper pour… Enfin bon, oui j’en ai encore, pourquoi ? Je te promets que si c’est encore pour essayer d’en balancer sur Hagrid pour voir s’il le ressemble à Oncle Machin de la famille Addams quand ses cheveux sont lisses, je… » Ne pas faire mention de la culture moldue ! Elle le savait pourtant ! Combien de fois l’avait-elle répété avant de s’endormir et de sortir de son lit. Ce n’était plus le poudlard ou c’était tendance d’en connaître sur les deux mondes, maintenant, pour être sauf, il fallait être ignorant et discriminer tout ce qui n’est pas magique. Elle eut envie de se gifler, mais aussi de gifler le garçon en face d’elle… Parce qu’il le méritait et qu’il était là ! Mais elle était magnanime et se retint. Il fit un mouvement négatif de la tête.

« Non non, quoique… Mais non ! C’est pour moi ! Enfin, pour la soirée, il faudrait que j’ai les cheveux lisses et peignés et… » les yeux de Kenneth se soulevèrent, comme pour désigner sa toison capillaire qui était tout sauf lisse et disciplinée. Un silence s’installa entre les deux jeunes avant que la serpentard ne se mette à pouffer de rire. Pouvoir se moquer de son ami et de ses cheveux lisses et soyeux ? Cela n’avait pas de prix ! Aussi accepta-t-elle cette requête gracieusement. Enfin, elle en profita pour accéder à son autre demande, celle de lui faire le moment venu un léger maquillage pour lui donner un teint blafard et des yeux cernés par la fatigue.

Et enfin, l’heure était là. Il avait tout réuni. Ses cheveux étaient maintenant lisses et noirs, ses yeux, ordinairement bleus, étaient aussi devenus noirs par magie, littéralement. Grâce à la potion de Lissenplis (merci grand-papa Potter), quelques coups de baguette et un bon choix dans les vêtements à porter, il était prêt pour la soirée. Cheveux noirs lisses et peignés, le teint blafard, émacié et les yeux cernés aux pupilles aussi sombres que la plus noire des nuits, des canines allongées par magie, tout en gardant de bonnes proportions pour ne pas non plus l’empêcher de parler ou boire correctement, le tout surmonté d’une cape noire et d’une robe de sorcier. La soirée pouvait commencer !

Il n’avait pas regardé les costumes des autres, se fixant dans le miroir, jouant sur son visage pour prendre des airs plus mornes ou effrayant. Après tout, ne fallait-il pas être dans le personnage ? Il allait jouer, s’amuser et mordre dans cette fête à pleines dents comme l’on croque dans une pomme que l’on ne risque pas de voir de si tôt. Ce soir, les citrouilles allaient crier, les garçons et les filles de tous âges verraient des choses plus étranges que ce qu’ils n’avaient jamais vu. Ho, il y aurait des premières années pour qui il fallait rendre cette soirée mémorable et il se ferait un malin plaisir de leur donner des cauchemars qui leurs feront oublier les horreurs des carrows, des cauchemars dont ils pourront rire plutôt que d’en pleurer. Alors qu’il traversait les couloirs dans sa robe de sorcier, sa cape volant au vent, éloigné du groupe de gryffondors dont été composé le cortège, il croisa Nick-Quasi-sans-tête. Une envie de rire retenue, il se redressa. Ce fantôme n’avait pas besoin de se déguiser, le simple bout de chair retenant sa tête avec son corps était assez pour être dans le ton de la soirée, se disait l’élève. Après tout, n’étaient-ils pas tous une joyeuse bande de quasi-sans-tête, à deux doigts de perdre la boule à chaque instant, que ce soit au sens littéral ou non ?

Il entra alors dans la grande salle, préparée pour la fête. Beaucoup étaient déjà là dans leurs déguisements, il salua tout le monde, s’offrant un large panorama sur les convives. Son déguisement était classique et pourtant reconnaissable à bien des égards. Tout était aux couleurs de la soirée et de la fête organisée, pourtant certains étaient encore sous le coup de la punition infligée par les deux imbéciles heureux qui dirigeaient maintenant l’école. Lui-même en avait subit le courroux et il avait appris à énormément apprécier la chaleur d’un feu de cheminée et d’une tasse de chocolat chaud. Enfin… Ce n’était pas le moment de se faire du mauvais sang, se dit-il. Il fallait profiter, s’amuser, et ne pas penser aux horreurs qui les attendaient pendant les prochains jours et mois. Aujourd’hui, il n’était pas l’élève de Gryffondor, il était autre chose, quelqu’un d’autre, voguant entre monstres et célébrités dans un carnaval macabre et festif.
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Lun 22 Mai 2017 - 22:48

Après le tournoi de Bavboules, un bal organisé pour la soirée d’Halloween. Décidément, le BDE parvenait à organiser des événements curieux qui parvenaient à obtenir l’aval des Carrows, ces monstres sans cœur. Carlie commençait sérieusement à penser que Stevenson était un peu trop dans les petits papiers des mangemorts de Poudlard, et cette idée lui donnait la nausée. Elle ne pourrait décidément jamais apprécier cette fille.
La préfète en chef appliqua une dernière couche de gel pour fixer ses mèches brunes sur son crâne, vers l’arrière, dans un effet lisse, tout en songeant que quelques mois avant cela elle aurait été incapable de réaliser cette coiffures et elle regretta d’autant plus ses longues boucles brunes.

« C’est bon comme ça ? »

Elle jeta un œil à Amaryllis, qui tournoyait sous ses yeux, lui laissant admirer son costume. Elle était magnifique, et Carlie ne se priva pas pour le lui faire savoir. Elle-même portait encore un peignoir, peu pressée d’enfiler sa robe qui lui avait donné tant de fil à retordre. Elle s’était même demandée si Stevenson n’avait pas fait exprès de lui attribuer un costume aussi étrange, parce qu’elles se détestaient. Elle s’était occupée du maquillage d’Amaryllis, comme elles avaient décidé de se préparer ensemble pour cette soirée, et elle appliqua rapidement les mêmes sortilèges utilisés sur Amaryllis pour transformer ses iris verts dans une teinte de noir profond, afin qu’ils se confondent avec sa pupille. Le regard cerclé d’un large trait d’eye liner noir, elle ne se reconnaissait plus.

« Tu peux me mettre mon vernis à ongle ? J’ai peur d’en mettre partout ! »

Carlie laissa échapper un éclat de rire, qui se faisait de plus en plus rare récemment, et s’installa face à son amie, se saisissant du petit flacon. C’était une tâche qui l’inquiétait légèrement. Ses mains ne cessaient d’être agitées d’un léger tremblement depuis cette fameuse nuit de la souffrance. Probablement lié au fait qu’elle ne dormait plus vraiment depuis deux semaine, trop effrayée par les cauchemars permanents qu’elle faisait, à voir tous ses amis se tordre de douleur sous ses yeux sans pouvoir rien faire. Ou alors parce qu’elle avait trop peur de se rendre dans la grande salle, théâtre de trop de drames depuis les 6 derniers mois.

Elle releva la tête de son travail lorsqu’Amaryllis reprit la parole. Oui elle connaissait la croix d’Ankh, elle l’avait découvert lors du voyage en Egypte qu’elle avait gagné grâce à Sorcière Hebdo l’année précédente. Mais quel rapport ? Etait-ce en lien avec le thème de son déguisement ? Et puis elle entendit ces mots qu’elle ne pensait jamais entendre dans la bouche de son amie. « ma petite sœur », celle qu’elle avait mentionné dans sa lettre d’au revoir l’été précédent, celle dont personne, même Jimmy n’avait entendu parler jusque-là. Elle écouta attentivement et en silence l’histoire de son amie, un air triste sur le visage. Elle serra doucement sa main dans la sienne.

« Je suis certaine que c’était une personne formidable…. »

Un léger sourire, puis elle se remit à son ouvrage, avant de vernir ses propres ongles. Elle ne voulait pas embrayer sur cette conversation, ne pas forcer Amaryllis à en parler. Elle savait que son amie distillerait les informations au fur et à mesure. Mais Carlie s’inquiétait pour elle, depuis qu’elles avaient croisé Scarlett et son nouveau copain, Rohan, à Pré au Lard, à la fin du mois précédent. Quelque chose n’allait pas. En réalité, on pouvait difficilement dire que quelque chose allait bien dans le monde à l’heure actuelle.

« Tâchons de nous amuser un minimum à cette soirée ! »
« Hum oui, Halloween est une fête parfaite pour les Carrows, ils doivent se sentir dans leur élément ! Tu es vraiment splendide bichette ! »

Carlie enfila finalement son propre costume, une robe noire, longue et relativement ample, qui tombait jusqu’au sol, accompagnée d’un col montant et de manches longues. L’ensemble présentait quelques reflets bleus nuit à la lumière des chandelles lorsqu’elle se déplaçait, mais dès qu’elle marquait un temps d’arrêt, le costume gonflait, jusqu’à présenter la forme d’un galet. Tant qu’elle restait immobile, le tissu restait noir et immobile, sans reflets. Elle chaussa son masque, noir, qui recouvrait entièrement son visage jusqu’à rejoindre le col de sa robe. Elle était méconnaissable, mêmes ses iris ne permettaient plus de mettre un nom sur son visage. Seules sa taille et sa voix pouvaient la trahir désormais. Elle fit face à Amaryllis, et sourit, bien qu’on ne puisse le voir.

« C’est parti ! »

Dès qu’elle se mit en mouvement, son costume redevint une simple robe, jusqu’au prochain arrêt. Elle retrouvèrent Lina dans la salle commune, splendide elle aussi, et elle escorta les Poufsouffle jusqu’à la Grande Salle, tentant de repérer les gens qu’elle connaissait, ou ceux qui pourraient poser des problèmes. Elle restait Préfète en Chef, même si elle ne portait pas son insigne, et bien qu’elle ne soit pas d’organisation, elle s’était mise en tête de veiller sur le bon déroulement de la soirée. Pas pour empêcher les troubles fêtes. Mais surtout pour maintenir les élèves loin des folies des Carrows. Il y avait eu assez de problèmes ces derniers temps. La jeune femme marqua un temps d’arrêt devant la Grande Salle, pour tenter de calmer son angoisse montante. Elle allait finir par fuir cet endroit comme la peste… Puis elle pénétra dans la salle, admirant la décoration. Elle repéra Amaryllis en compagnie de Lina et de quelqu’un qui ressemblait à Abigail Hook. Reconnaître les gens présents n’était pas une tâche facile, alors elle se mit en tête de faire un tour de la salle, pour explorer et trouver ses marques. Ces gens sans visages ou aux yeux effrayants lui rappelaient ses cauchemars, et elle sentait une sueur froide perler dans son dos. L’ambiance était réussie… En passant à côté d’un groupe de personnes, elle reconnut la voix de Tony, qu’elle n’avait pas reconnu grâce à son crâne chauve. Elle s’arrêta à côté de lui, bien que peu rassurée de se retrouver à proximité de mademoiselle Shafiq. Scarlett avait beau lui répéter qu’on pouvait lui faire confiance, Carlie « mettait de larges doutes au vu de son attitude de tortionnaire. Dès qu’elle cessa ses mouvements, elle se laissa surprendre par le gonflement de son costume, et lâcha un juron, qu’elle tâcha de transformer au mieux.

« Et mer… lin ! Je crois que je ne me ferai jamais à ce costume ! Pardonnez mon expression mademoiselle Shafiq… »

Puis elle se tourna vers Tony, ravie de retrouver son partenaire de Bavboules.

« Salut le lionceau, très jolie coupe ! Tu crois que ça t’aidera à mieux viser aux Bavboules ? »

Dès fois qu’il ne l’ait pas reconnue à sa voix, au moins il avait un bon indice pour poser un nom sur ce galet ambulant.

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Carlie E. Peters
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mar 23 Mai 2017 - 0:41

« raaah j'y arrive pas ! »

Edward pestait devant son miroir, a essayer de finir son costume. Le bal de Halloween était dans quelques heures, et il était clairement en retard sur ses préparatifs. Il était étonnant de la part des Carrow qu'ils autorisent ainsi les élèves a s'amuser. D'autant plus étonnant que moins de deux semaines plus tôt, ils s'étaient acharnés sur des élèves au hasard, au cours d'une punition musclée. À cette pensée, Edward jeta un œil sur les cicatrices qui marquaient ses bras, souvenirs encore douloureux de cette fameuse nuit. Elles formaient de longues taillades encore rougies sur le dessus de ses avants bras. « J'me demandais si ce serait une bonne idée d'en laisser quelques unes apparentes, t'en pense quoi ? » Richie, qui venait de finir son propre déguisement à coté de lui baissa a son tour les yeux vers les bras du jeune Selwyn. « Je sais pas, ça peut rappeler de mauvais souvenirs » Edward pouffa d'un rire sans joie en passant la main sur les marques encore bien visibles sur son avant bras. « Dans tout les cas, je m'en souviendrais pendant un moment. » Richie le regarda d'un air désolé « ça te fait encore mal ? »  « ça dépend des moments. Des fois je les sens plus pendant un temps, mais quand ça reviens ca fait un mal de chien ! » la douleur le réveillait encore la nuit, lorsqu'il prenait de mauvaises positions dans son sommeil. Et ne parlons pas de l'eau chaude qui coule dessus, au moment de la douche, la sensation de brûlure était décuplée. Mais Ed ne le mentionna pas a son ami, et voyant qu'il ne savait quoi dire, Edward repris avec un sourire qu'il espérait sincère « mais t’inquiète, on s'y habitue. Bon, aide moi a fixer ça, tu veux bien ? »

Il pointa du doigt le tas de bandelettes qui traînait toujours au sol. Edward avait déjà réussi a bander la moitié de son corps, des pieds jusqu'à la ceinture, mais il avait eu énormément de mal a bien serrer le tout et a tout fixer pour que ca ne tombe pas. Il avait finalement réussi au bout d'une heure a obtenir un résultat convenable et confortable, fixé par des épingles a nourrice au niveau de l'abdomen. Après avoir essayé pendant une autre demi heure de faire le torse, les bras et la tête, il avait fini par capituler et demander l'aide de son ami. Alors qu'il finissait de transformer Ed en rouleau de printemps, la conversation embraya sur des sujets plus légers.

« tu sais si Amanda sera là ce soir ? »
« Elle y sera pas. Elle m'a dit qu'elle avait des trucs importants à faire. Mais si tu veux mon avis, elle avait juste pas envie d'y aller. C'est dommage mais bon » Richie esquissa un sourire lourd de sens « Non, c'est pas c'que tu crois, rétorqua Ed en souriant, j'l'aime bien, c'est tout. Serre moins fort, tu m'étouffe là »
« ben oui, c'est tout » avait-il répété d'un air moqueur. « rien de plus qu'une amie hein ? C'est pas ce que tout le monde dit. Lève les bras. »
« ben tout le monde se trompe. Et quand bien même, ca regarde personne. »
« haha donc tu avoue ! Attention, je passe à la tête. »
« j'avoue rien du tout, et je dirais rien de plus su ce sujet ! »
« Bon Ok … voilà, c'est bon ! Ça te va ?

Edward se regarda dans le miroir. Nickel. Il ne saurait dire lui-même si c’était son propre reflet ou celui de quelqu'un d'autre. Richie avait réussi a l'envelopper complètement dans les bandages, en laissant bien évidemment la mâchoire, le bas du nez et les yeux apparents. L'idéal aurait été de colorer ses yeux en noir ou en blanc, mais il n'avait trouvé aucun moyen de le faire, il les avait donc laissés tels quels. Il ne lui restait plus que les quelques accessoires qu'il avait réussi à se procurer, et tout serait prêt. Le chemin vers sa valise fut l'occasion de tester le maintien de l'ensemble, et Edward fut agréablement surpris de voir que rien ne bougeait. En plus c'était pas trop inconfortable pour marcher et faire les mouvements de base. Il sortit de sa malle une parure de bijoux que sa grand mère lui avait envoyé à sa demande, et qui, par chance, correspondait au thème de la soirée. L'ensemble était composé de deux bracelets dorés sertis de lapis-lazuli, et d'un grand collier assorti. Apres avoir enfilé les bracelets, il se servi du collier comme d'une ceinture supportant un foulard de soie bleue brodé de dorures sur les cotés, formant ainsi un pagne de fortune.

« c'est bon, je suis prêt ! On y va ? »
les deux amis prirent tout deux le chemin de la grande salle, impatients de voir les costumes des autres et surtout, de commencer les festivités.


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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mar 23 Mai 2017 - 1:16

Heather ne s’était pas posé la question deux fois lorsque l’annonce qu’une soirée pour Halloween allait être organisée par des élèves de l’école. Elle allait y participer et cela était sans aucun doute. Malgré son attitude nonchalante et généralement froide, la jeune serpentard adorait les soirées qui finissaient souvent bien arrosées. Elle espérait grandement que cette soirée ne soit pas une exception. Le fait de se déguiser était aussi un plus dans tout cette histoire. Après tout, quoi de mieux pour se changer les idées que de prétendre d’être quelqu’un d’autre pendant une soirée complète. Bien que la soirée soit supervisée par les Carrows, ce qui pouvait grandement dégénérer, Heather allait s’amuser et profiter au maximum de tout ce qu’il y avait à offrir, quitte à en surprendre plus qu’un avec son attitude un peu plus chaleureuse et joueuse.

Elle avait reçu il y a quelques semaines déjà un hibou en provenance d’Absynthe, une élève d’un an sa cadette et appartenant à la même maison qu’elle. La lettre contenait une courte description du déguisement qu’elle devrait porter lors de la soirée déguisée et c’était exactement ce que Heather avait fait. Positionnée devant le miroir de la salle de bains des filles, la jeune serpentard fixa son reflet, un air songeur affiché sur son visage. Il manquait quelque chose à son déguisement, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt sur quoi exactement.

Heather portait une robe blanche étagée à volants s’étendant jusqu’au sol. Les manches conçues dans un tissue blanc transparents s’étalaient jusqu’aux poignets de la jeune fille où quelques bracelets blancs résidaient. Le moindre mouvement donnait l’impression que la robe s'envolait doucement pour se reposer par la suite sur son corps fin. Les coutures de la robe étaient réalisées avec du fil or qui brillait sous les lumières de la salle. Son visage, quant à lui, était couvert d’un fond de teint blanchâtre qui lui donnait un teint de vampire ou encore de cadavre. Grâce à plusieurs potions achetés par hibou, Heather avait réussi à perfectionner son look en colorant temporairement ses cheveux en blanc et en les aplatissant grâce à un sort qu’elle avait trouvé dans un livre. Une autre potion lui avait permis de colorés ses yeux complètement en noir comme les images des démons qu’on retrouvait dans les bouquins de la bibliothèque. La jeune fille avait aussi appliqué un contour charbonneux à ses yeux ce qui les faisait ressortir d’autant plus. Malgré tout le travail accompli, Heather trouvait qu’il manquait un je-ne-sais-quoi à son déguisement.

Après quelques minutes de réflexion, un petit sourire moqueur s’étira sur ses lèvres. Elle sortit un rouge à lèvres rose léger et l’appliqua. Parfait. Faisant un petit clin d’oeil à son reflet, la jeune Trown sorti de la salle de bain et commença le chemin vers la grande salle où la soirée aurait lieu.

À quelques pas de la salle, la serpentard pris doucement sa baguette et pointant le bout de celle-ci sur ses jambes.

- Mobilicorpus, prononça-t-elle d’une voix claire.

Son corps s'éleva de quelques centimètres du sol. Gardant son équilibre, elle bougea la baguette légèrement vers l’avant et son corps commença à avancer doucement.. Elle n’oserait pas l’avouer à personne, mais Heather était tombée plusieurs fois avant de réussir à maîtriser ce petit tour. Il était très difficile de garder l’équilibre et de faire avancer son corps en même temps. Entrant finalement dans la grande salle, la jeune fille arrêta son avancée et pris le temps d’assimiler ce qui se présentait devant elle. La salle était merveilleusement décorée. Comparativement aux derniers mois où la salle semblait être devenue sombre et terne, ce soir, la salle était resplendissante et avait retrouvé son aspect magique qu’Heather appréciait tant. Les membres du BDE s’étaient surpassés cette année. Plusieurs tables étaient ensevelies sous les friandises, les plats salés et les boissons.

Relevant la tête, la jeune fille levita vers l’une table et choisi une bière au beurre. Tournant doucement sur elle-même, sa robe s’envolant légèrement pour suivre son mouvement, elle traversa du regard la grande salle. Beaucoup d’étudiants étaient déjà présents : elle remarqua rapidement que toutes les maisons étaient représentées ce soir et que malgré la compagnie des Carrows, tous semblait passer déjà un bon moment. Ce fut à ce moment qu’un visage familier attira son attention. Concentrant son attention sur celui-ci, Heather reconnu rapidement un être très chère à ses yeux : Aileen Philipson. Celle-ci s’avançait tranquillement vers Heather, pieds nus et vêtue d’une chemise de nuit sale. Sa peau blanchâtre, ses cheveux et ses yeux blancs donnaient un apparence de fantôme à son amie. On aurait dit qu’elle avait passé plusieurs nuits à dormir dans la forêt interdite.

- Heather ! Je crois qu’on a trouvé notre style. Tu es venue au final ? Personnellement j’ai beaucoup hésité … Ça ne me paraissait un peu hypocrite… Tu sais d’être là, comme des … Et puis mince, on ne les laissera pas nous abattre !

Remarquant le malaise de son amie, Heather serra rapidement le bras de son amie en guise de réconfort. Le geste était bref, ne voulant pas attirer l’attention.

- C’est l’attitude à avoir. Tu es plus forte qu’eux, murmura l'ainée.

Faisant un rapide clin d’oeil, Heather se laissa prendre à sourire et avec un regard joueur, elle répondit à la première question de son amie :

- Oh et tu me connais…. Une soirée arrosée ? Je ne pouvais manquer ça!

Peu de personnes connaissait ce côté d’Heather : le côté joueur et positif. Il était rare que ce côté de sa personnalité ressortait, montrant plus souvent sa nonchalance et sa froideur à la population, mais auprès de son amie, ce petit aspect d’elle ressortait parfois. Surtout lors d'occasions comme cette soirée-là où elle se permettait de repousser au fond de son esprit ses inquiétudes et ses aspirations futures.

Regardant de haut en bas l’habit de son amie et remarquant que la chemise de nuit semblait beaucoup plus courte qu’elle aurait dû l’être, Heather leva un sourcil. Le coin de ses lèvres se relevèrent et elle demanda d’un ton légèrement moqueur à son amie :

- Alors… tu souhaites attirer de beaux mâles ce soir ?

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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mar 23 Mai 2017 - 12:41

HALLOWEEN




EVENT OCTOBRE - 31/10/97 22:00 au 01/11/97 02:00





Absynthe n'avait pu glisser que quelques mots à Abigail avant de s'en retourner auprès de Ruth et Lysander. Un petit sourire naquit sur ses lèvres blanches alors qu'elle se rapprochait des deux Serpentards et la brune eut un hélant de sympathie envers le jeune homme qui supportait sans broncher le blabla insupportable de la blonde. Sûrement qu'elle se sentait obligée de lui raconter sa vie en ajustant son serre-tête. Absynthe se fit la réflexion que sa camarade n'avait pas eu tord en prétendant que Gilson aurait pu passer pour une réelle statue : depuis qu'elle les avait quitté et que Ruth l'avait entrainé à sa suite pour se servir une bieraubeurre, il n'avait pas bougé d'un pouce. Stable, droit, silencieux sous l'avalanche Rosenbach, le vert et argent semblait imperturbable. Une fois à leur hauteur, Absynthe lâcha les pans de sa robe pour glisser une nouvelle fois ses doigts sur l'armure dorée du jeune homme qu'elle replaça en silence. Ruth parlait pour trois.

Dubitative, un gobelet de cuivre doré rempli de jus de groseille entre ses mains, la demoiselle observait les participants de la fête d'Halloween former des groupes. Certains inspectaient les costumes de leurs camarades, d'autres bavassaient et échangeait leurs avis sur un sujet de cours, de plus rares encore parlaient à voix basse et Stevenson se demanda si, le lendemain, elle entendrait de nouvelles rumeurs au sujet du Bureau des Étudiants. Sous Dumbledore, les élèves avaient eu le champ libre. Sous Rogue, la présidence devait sans cesse se référer aux Carrow, aussi, plusieurs compromis avaient été faits...
La couleuvre enroula ses bras blanc autour de sa taille et ses orbites sombres se perdirent dans la contemplation de sa peau encore plus pâle que d'habitude et dont les os ressortaient. Elle avait beau se dire que tout n'était que maléfice et maquillage, elle n'avait pas pu s'empêcher de déglutir douloureusement en voyant la Mort s'inviter dans la Grande Salle. Car là était bien le thème de la soirée : chacune des personnes présentes avait un déguisement en lien avec l'Au Delà. Mais ça, c'était à eux de comprendre en quoi.

Elle vit au loin un groupe de trois élèves éviter Alecto et sa faux en faisant un grand détour pour accéder au buffet. L'un d'eux fit un bon alors que la Mage Noire se tourna, probablement à la recherche de son frère. Elle n'en revenait toujours pas d'avoir eu leur accord et se demandait, au fond, si le Directeur ou les Inspecteurs n'étaient pas responsables de cet excès de bonté. Méfiante,la couleuvre cherchait à comprendre ce que les deux Mangemorts pouvaient bien mijoter. Il y avait forcément quelque chose...
Quelle drôle d'idée d'organiser une fête par ces temps sombres. Stevenson revoyait l'expression contrariée de Fawkes lorsqu'elle lui avait parlé de l’évènement en principe ouvert à toutes les maisons, et, avant lui, le haussement de sourcil de March Nakonda, son Vice Président, quand elle avait inscrit à la craie "Fête Costumée Chic" sous les propositions "ateliers artistiques" et "initiation aux échecs". Plus que tout, c'était la voix de Gilson lui demandant où se dérouleraient les festivités, puis son silence quand elle avait répondu.
La Grande Salle. Ce même lieu où, plus tôt dans le mois, Londubat avait été parqué dans une armoire pendant que les élèves devaient éliminer des illusions de moldus. Où les étudiants du château avaient été torturés pour un acte rebelle. Mais, après tout -leurs avait-elle répondu-, la Grande Salle restait, comme son nom l'indiquait, la pièce la plus vaste du château et celle où Poudlard avait pour habitude de faire ses banquets. Et -enfin !- personne ne rechignait pour venir y prendre son repas, alors ça serait la Grande Salle, fin de la discussion. Le Vice Président s'était contenté de hocher la tête, pensif, en triturant son nœud de cravate rouge et or. Il avait pris l'habitude de voir Stevenson relever son nez en trompette en bombant sa poitrine menue lorsqu'elle pensait trouver un désaccord chez le septième année. Et en même temps, le garçon ne pouvait s'empêcher de froncer les sourcils : la nuit du 17 octobre, Absynthe ne se trouvait pas dans les rangs de Serpentard, mais à l'infirmerie. Ce n'était pas la couleur de sa maison, ni la qualité de son sang, et encore moins le fait qu'elle portait le nom d'une vieille famille de sorciers qui l'avait sauvé des tortures infligées par les Carrow, mais une bête Diablotine du Croup (*). Avec un système immunitaire aussi faible que celui de la couleuvre, Pomfresh l'avait placée en quarantaine dans un coin de l'infirmerie lorsqu'une quinzaine de personne en avait franchi les portes. Elle n'avait appris l'affaire que deux jours plus tard en reprenant les cours, son quarante de fièvre et sa toux l'ayant abandonnée.

Le regard vide de l'adolescente se posa sur une silhouette toute de noir vêtue, non loin d'elle. La demoiselle l'avait repéré grâce à la coupe de cheveux, et un soupir mélancolique franchit la barrière de ses lèvres. A défaut de l'oublie, elle avait proposé à ses camarades de mettre de côté -pour quatre heures au moins- leurs souffrances, leurs passés, leurs maisons et les différents qui les déchiraient. Mais ça, bien entendu, elle ne l'avait pas argumenté auprès du siège du Bureau des Étudiants, encore moins devant les Carrow. Le thème morbide de la soirée avait enchanté le professeur Amycus qui avait joué son rôle de responsable à la perfection. Selon ses dires. Absynthe n'avait vu qu'un tyran pire qu'elle même, colérique et capricieux. Elle avait eu l'impression constante de marcher sur des œufs de serpencendre et surveillait ce qu'elle disait de peur qu'il interprète ses propos. Il ne fallait pas expliquer ses pensées, ne pas évoquer la soirée comme étant une manière de s'amuser, mais plus de raccrocher les jeunes sorciers aux vraies valeurs d'Halloween. Du baratin à l'état brut. Mais un faux pas suffisait pour le rendre furieux.
Une fois -une seule- il l'avait giflé tellement fort qu'elle s'était effondrée au sol. Nakonda avait pris le relai sur les explications, ne comprenant pas le silence soudain de la Présidente qui n'avait plus bougé jusqu'à ce que le Mangemort quitte les lieux. Elle lui avait ensuite demandé de partir. Et avait pleuré. Longtemps. Après cela, elle s'était contentée d'écouter les réclamations du professeur sans chercher à démontrer que ce qu'il demandait n'était pas convenable. Le sujet Nuncabouc était devenu Tabou et Absynthe avait simplement pincé les lèvres en notant ce que lui avait dicté Carrow.
Concernant le reste, elle s'était arrangée avec le secrétaire pour dénicher plusieurs idées et thèmes avant de les présenter. Bien entendu, certaines avaient été éliminées d'office, d'autres s'étaient ajoutées, imposées par le tuteur du BDE. Il avait parfois poussé le vice jusqu'à demander un costume en particulier pour certaine personne -ça avait été le cas pour Alecto à qui il avait promis un costume qu'elle aimerait- et les membres administratifs du Bureau avaient finalement réussi à intégrer les réclamations. Par deux ou trois fois, Absynthe avait elle-même imposé des personnalités ou créatures aux participants. Peters et Rosenbach avaient subit sa mauvaise humeur. Quand à Elwyn...
Le secrétaire et la trésorière s'étaient chargés d'envoyer les invitations auprès des élèves qui s'étaient inscrits et des adultes qui avaient accepté de se joindre à la fête, laissant Stevenson donner ses instructions au vice président concernant l'achat de friandises à Honeyduks. Ils devaient normalement s'y rendre tous les deux après avoir apposé le logo du BDE et leurs signatures à côté de celle d'Amycus Carrow, mais après l'attaque des rafleurs à Pré-au-Lard le 10 octobre, la verte et argent ne se sentait plus d'y aller. Par maintenant, et surtout pas comme ça. Elle ne voulait pas mettre un pied dans la boutique de friandise. La couleuvre frissonna en revoyant la femme aux cheveux bleus, en revivant l'arrivée du Detraqueur.

Combien avaient-ils acheté de tonneau de friandise ? Trop au goût d'Absynthe et de la trésorière. La première qui n'aimais pas forcément le sucre aurait pensé qu'une dose bien moindre aurait suffit, la seconde avait grogné en voyant les chiffres sur la facture : Mr Flume avait dû augmenter ses prix suite au carnage dans sa boutique. Le BDE espérait pouvoir proposer, en novembre, des animations qui ne demanderaient pas de dépenses. Peut-être finiraient-ils par demander une cotisation de la part des participants, et la brune grimaça en se disant qu'il fallait qu'elle en parle à la prochaine réunion. S'il n'y avait eu que la décoration de la salle... Elle leva le nez au ciel et regarda les bougies blanches et or danser avec les citrouilles bleues. Non, c'était les bonbons qui les avaient ruiné. Et les farces et attrapes.
Son regard noir et vide se dirigea vers les sphères en papiers mâchés qui pendaient du plafond à divers endroit de la pièce. Ruth s'était débrouillée pour lever un sortilège de protection afin qu'aucun petit malin ne commence à frapper les piñatas avant la formation des groupes.
A l'intérieur, des confiseries d'Honeyduck, des farces et attrapes importées d'Espagne (puisque Zonko avait fermé l'an dernier et que les jumeaux Weasley n'avaient pas repris leur commerce, Nakonda avait demandé à son père de rapporter des trouvailles de chez Hera'Smooth, la boutique de son oncle parti s'installer là bas il y avait dix ou onze ans), et des ballons-gommes qui, une fois mâché, rebondissaient en laissant échapper des mélodies assez aléatoires.
La jeune fille avait été rassurée de ne pas voir le nom d'un Nuncabouc sur les listes d'inscription. Peut-être qu'initialement des mauves et gris avaient souhaité participer, mais March s'était arrangé pour que les tableaux murmures que les Carrow avaient prévu de quoi rendre leur soirée inoubliable. Déjà, Alecto avait fait savoir à son frère qu'elle ne voulait pas que ces vermines se dispersent dans la salle, masqués et méconnaissables. Alors, pour leurs costumes, il était prévu que les élèves de la cinquième maison soient vêtus d'une façon bien différente. Rat. Cochon. Blatte. Larve. Chèvre. Bien entendu. Tous réunis dans le même groupe, tenu à l'écart du reste des participants, leur piñata éventrée lâchant de la boue et des verres. C'était préférable qu'aucun bouc ne soit présent.

- B'soir !

L'adolescente se tourna lentement sur sa gauche pour faire face à Elwyn. Perdue dans ses pensées, elle ne l'avait pas vu s'approcher et ne s'était pas rendu compte que Ruth, elle, s'était lassée du silence de ses camarades Serpentards. Toujours aussi stable, Lysander semblait statufié. Jusqu'à ce qu'un hochement de tête laisse entendre qu'il saluait le préfet des aigles.

- Bonsoir Elwyn. Un souffle tandis que ses orbites vides détaillaient le visage caramel qui semblait squelettique. Les yeux aveugles. Et la bouche aux lèvres pleines. Elle ne savait pas quoi dire et ses mains s'agitaient nerveusement pour remettre le châle sur ses épaules frêles et normalement dénudées. L'étroitesse de sa taille et de ses hanches étaient malheureusement mise en valeur par le tissu du vêtement bleu nuit qui lui collait à la peau de la poitrine à son nombril. Le décolleté -quelle blague !- était masqué par les belles de nuit noires et les fleurs longeaient le ventre de la couleuvre, le jambes, puis faisaient le tour de la traine qui masquait complètement ses chaussures. A savoir, des bottines noires qui n'allaient pas du tout avec sa tenue qui lui donnait une allure de danseuse de Flamenco.
- Joli déguisement.
- Merci. Tu as ton... Elle fit deux pas et rajusta le bord du tee-shirt avant de tirer un peu sur les pans de sa main libre.
- Absynthe... Les doigts de Lysander semblèrent hésiter avant de se poser sur son bras, l'empêchant de toucher aux manches. Les joues de la fée se gonflèrent et, vexée, elle reporta son attention sur l'un des bracelets de Gilson qui fit un geste rapide pour lui échapper. Stevenson souffla d'exaspération. Elle était nerveuse et ça se sentait dans sa manie de tripoter tout ce qui pouvait lui passer sous la main.
- Tu... !
- Merci pour l’organisation et bonne soirée à vous !
- ...oui...
- Qu'est ce qu'il a, lui ? s'étonna Ruth qui revenait finalement avec des verres et sa camarade s'empressa de remettre en place les fils d'or qui pendaient de ses manches. Il est vraiment...bizarre depuis la rentrée, Miller. Bizarre. Tu ne devrais pas aller sur l'estrade, Absy ? -regard noir- Absynthe. Absynthe Stevenson, votre altesse, ne devriez-vous pas...
- Oh, c'est bon ! grogna ladite altesse, agacée par sa camarade de dortoir. Nakonda peut le faire. Il n'est pas là. la coupa Lysander, provoquant un nouveau gonflement des joues de la couleuvre. Il m'agace, lui aussi...

Poussée par les deux autres serpents, Stevenson se décida à faire face à ses responsabilités. Sa plus grande crainte ? Dire ou faire quelque chose qui serait mal interprété. Mais ça allait sans aucun doute être le cas.

- Bonsoir. Visiblement, le sonorus fonctionnait à merveille et sa voix étonnement grave résonnait dans la pièce. Tout d'abord, merci à tous d'être venu aussi nombreux et de vous être prêté au thème de la soirée qui est, vous l'aurez sans doute compris, la Mort. D'un mouvement de tête, elle balaya la salle de son orbite noire. Dans ses cheveux tout aussi sombres, les belles de nuit bleues s'ouvraient et se refermaient en fonction de la luminosité procurée par les flammes bleues de sa couronne. Forçant un sourire, la couleuvre inclina le menton et Ruth pouffa en lui trouvant un air machiavélique qui n'allait pas du tout avec les traits de son personnage. Le Bureau des Étudiants vous souhaite un Joyeux Halloween. A côté de Gilson, Ruth secouait la tête en gloussant : Absynthe qui jouait à la fille souriante et sociale, ça la faisait toujours rire. Elle, elle ne pouvait pas s'empêcher de revoir une petite fille blonde qui la regardait comme si elle voyait une fillette de son âge pour la première fois. La fée verte félicita mentalement le secrétaire pour lui avoir trouvé son personnage : avec un corsage tel que le sien, devant une assemblée d'élève, son visage aurait perdu son peu de couleur. Avant toute chose... Elle réprima son sentiment de dégoût et accentua l'hypocrisie jusqu'à tourner la tête vers les deux Carrow. Amycus, les traits naturellement tordus, son urne dans la main, ne broncha pas et se contenta de replacer sa toge. Le visage d'Alecto, lui, n'était pas visible. Nous tenions à rem...ercier les professeurs Carrow sans qui cette fête n'aurait pas été possible. Ne rien laisser paraître. Elle ne chercha pas à applaudir et se contenta d'un signe de tête poli. Comme vous avez pu le constater, des sphères de papier mâché aussi appelé Pi...ñatas -elle fronça un sourcil et la tête de chacal lui répondit par l'affirmative- ont été suspendues. A vous de découvrir ce qu'elles contiennent, mais avant, je vais nommer les groupes qui ont été formés. Il se pourrait bien que vos costumes aient un léger rapport entre eux. Une moue et un mouvement d'épaule vers l'arrière. Le tirage au sort avait été fastidieux étant donné qu'ils avaient veillé à ne pas mettre plusieurs représentant d'une même maison dans un seul groupe. Sauf que, voilà, un des quatuors en particulier ne lui plaisait pas. Pas du tout. La couleuvre énuméra clairement les équipes et eut un petit rictus narquois en voyant Peters. Dommage que Livingstroll ne faisait pas partie des personnes dont elle avait eu à trouver le costume.


> GROUPE I ici<

Meredith Breckenridge
Malia Montgomery
Carlie E. Peters
Tiberius W. Selwyn


> GROUPE II ici<

Kenneth Coughlin
Amaryllis Douverisa
Tony J. Garner
Astrid Shafiq


> GROUPE III ici<

Andrée L. de Kerimel
Maya Livingstone
Elwyn H. Miller
Aileen Phillipson


> GROUPE IV ici<

Abigail Hook
Lina H. Kaveline
Edward Selwyn
Heather Ivy Trown



- Vous pouvez désormais rejoindre vos équipes auprès de la Piñata portant votre chiffre. Derrière la brune, les instruments enchantés par le professeur Flitwick semblèrent sortir d'un profond sommeil et certains -dont les vents, particulièrement- lévitèrent à plus d'un mètre du sol avant d'entamer un air de quadrille qui fit se retourner la fée. Elle en avait dansé tout l'été, ce n'était pas une raison pour la poursuivre jusqu'au château. Laissant la musique parler pour elle, Stevenson descendit l'estrade. Ruth s'était échappée pour discuter avec quelqu'un de plus loquace que Lysander qui lui rendit son verre de jus de groseille.
- Des Piñatas... répéta Absynthe en secouant doucement la tête tout en portant la boisson à ses lèvres.










~ CE QU'IL FAUT SAVOIR :

• Vous pouvez poster ici si vous voulez continuer vos échanges OU ouvrir dans la Grande Salle avec des Partenaires Particuliers ( ) en précisant dans le titre [EVENT OCTOBRE]. Si vous souhaitez parler, danser, manger, ... allez y !
• Possibilité de faire intervenir des PNJ élèves si votre personnage vient avec ses copains. A noter que vous ne pourrez pas être dans la même équipe que lui ou décrire son déguisement  
• Pas de limite de mot. Minimum 15 lignes, comme pour un rp normal.
• D'autres animations seront prévues par la suite.


~ LES DÉGUISEMENTS, LE JEU ! ~

• Certains ont une idée de leur déguisement et de ceux des autres participants... Mais certains ont fait fausse route là où d'autres ont relevé des détails pertinents !   La formation des groupes vous a peut-être bousculé (je me rappelle Abby et Lina disant qu'elles ne seraient pas ensemble, eh bien voilà qui peut surprendre !   ), et c'est tant mieux.
Comme dit plus haut, le thème de ce bal costumé d'Halloween est La Mort. Vos déguisements ont tous un lien avec elle, mais à vous de deviner lequel. Sachez que les personnes de votre groupe ont ce même lien, alors n'hésitez pas à échanger avec eux pour connaître leur avis   Travail d'équipe oblige !

Vous voulez des Indices ? Et bien, hormis le Groupe V, tous vos déguisements ont été évoqué sur le forum. Certains sont très simple, d'autre poussent à la réflexion.
L'identité de Tony est particulièrement compliquée à trouver, aussi j'accorderais un indice supplémentaire : il a été évoqué dans un topic de JKR pour le mois de juillet 1997, est représenté graphiquement dans un rp de la même période et son costume est grandement inspiré d'un jeu vidéo.

• Autre petite chose... J'ai beaucoup aimé trouver un personnage ou une créature en fonction des personnages. Mes choix sont parfois ma vision du personnage, justifiés par Absynthe (salut Carlie !), en lien avec l'irl (pas trop personnel) d'un membre ou avec le déroulement de l'histoire INRP. Mais beaucoup n'ont pas de costume que je puisse justifier, hasard des équipes oblige.
Si vous trouvez ces clins d’œil, vous pourrez gagner des points BONUS Lesdits déguisements sont indiqués par un (B) et sont au nombre de six et deux d'entre eux n'ont pas de rapport avec le personnage du jeux mais avec l'IRL (général ou de la joueuse).
Je pensais, au début, donner la récap que j'ai envoyé nominativement pour la description du déguisement, mais finalement, vous vous êtes bien débrouillés   alors je vous laisse lire les posts des autres participants et fouiner  

• Pour participer, il faut m'envoyer le formulaire ci-dessous rempli à ce lien avant le 1er juin 2017. Par la suite, je dévoilerais l'identité de chacun et, pourquoi pas, vos commentaires   A vous de voir si vous souhaitez argumenter vos réponses. Pas de points de pénalité  
Vous ne pourrez pas modifier votre réponse ou même la voir. Si vous souhaitez modifier vos propositions, vous pouvez poster plusieurs fois : attention, la dernière proposition seulement sera gardée !


A REMPLIR:
 




~ PIÑATAS ! ~

A chaque groupe sa Piñata ! La règle est simple, il vous faudra Huit Réussites pour l'ouvrir et profiter des surprises fictives qui se trouvent à l'intérieur   Eh bah oui, je ne peux pas tous vous envoyer des bonbon, hein...
Veillez juste à laisser tous les membres du groupe taper au moins une fois dans la piñata : vous ne pouvez pas la frapper deux fois à la suite Il n'y a pas d'ordre, pas de conséquence en cas d'Échec (Alecto m'a bien proposé un petit Doloris, mais j'ai poliment refusé) et, si vous vous retrouvez coincé car personne de votre équipe ne peut attaquer, vous pouvez demander à un membre du Groupe V de venir vous rejoindre. Par contre, pas deux fois le même, variez les partenaires ! Vous êtes obscènes...
• Les réponses de 10 lignes sont autorisées.


~ LET'S DANCE ! ~

• Ambiance pas très Rock&Roll. Considérez que les instruments ont été envoutés par le Maître d'Orchestre, le professeur Flitwick, pour ne jouer que des valses, polkas, quadrilles, crinolines, ...
Pas de musique d'impurs, je vous prie !  


~ LIENS UTILES

Me mp (Absynthe)
Signaler une Absence (Flood)
Faire une Suggestion, une Remarque, poser une Question (Flood)

Poster dans le coin caché du BDE (proposition, ...)


~ BON JEU ! ~



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Dernière édition par Absynthe C. Stevenson le Jeu 25 Mai 2017 - 14:14, édité 1 fois
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SERPENTARD6ème année
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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Mar 23 Mai 2017 - 22:36

ANNONCE : ANIMATION DANSE
car je n'ai pas eu le temps de poster ce mdi...

Dans le cadre de l'Event d'Halloween, j'ai pensé à une courte animation autour d'une danse. Forcément, il n'y a pas vraiment de jeu de prévu : je vois ça comme un court échange avec un partenaire particulier imposé sur un délai d'une semaine irl. Vous changerez donc de cavalier/ière à la fin de chaque semaine.

Avant de lancer quoique ce soit, je souhaitais savoir s'il y avait des intéressés pour cette proposition (peut-être préférez-vous choisir avec qui danser, tout ça) en sachant que les échanges doivent être posté rapidement. Un minimum de 10 lignes, pas de maximum de mot (que Merlin bénisse les longs posts postés rapidement) ! La seule véritable restriction se calcule en temps (1 semaine) : peut importe donc le nombre de lignes si vous arrivez à tenir le rythme. Vous êtes encore obscènes....

Pour vous inscrire à la petite anim' danse, rendez-vous ici (formulaire ci-dessous). Je laisse également jusqu'au 1 juin pour les inscription, comme ça je lancerais en même temps que l'annonce des résultats pour les déguisements  

Formulaire a écrit:

Code:
[b]PERSONNAGE :[/b] ...
[b]JE PARTICIPE POUR L'ANIMATION DANSE ![/b]
[b]PARTICULARITÉ A SAVOIR :[/b] [i]Mon perso danse comme un pied, Je suis pieds nus, Mon perso déteste danser et est poussé par ses copines, etc...[/i]
[b]DISPONIBILITÉ & RYTHME :[/b] [i]J'ai envie de participer mais j'ai des semaines pas dispo (bidule à machin), Je rp lentement donc je ferais dix lignes, Je vais vous pondre de ces pavés ! , etc...[/i]


EDIT : Parce que j'ai eu des questions concernant l'organisation ~
> LE CONTEXTE : durant la soirée, une danse de groupe est lancée. Je prends souvent le quadrille comme exemple car c'est une danse comprenant plusieurs courtes danses où vous avez un partenaire (4 "couples") qui peut changer. Enfin, vous pouvez également vous baser sur les films d'époques où les cavaliers changent et finissent par retrouver leurs partenaires initiales à la fin.
Ce sera donc des danses "de couple" avec plusieurs temps.
> INRP, ça donne ? Eh bien ça donne que vous pouvez décrire le déguisement qui vous fait face, vos difficultés ou facilités à danser, les échanges oraux (ou pas) avec la personne que vous avez au bras. Il n'y a pas eu d'inscription inrp pour cette animation, c'est simplement que votre personnage se sent d'humeur à danser ou qu'il y a été poussé/tiré. Par contre, faites-moi plaisir, ne venez tous pas à contre-coeur sur la piste parce que ça risque de ne pas être très crédible XD

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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Ven 26 Mai 2017 - 21:54

ANNONCE : JEU DES DÉGUISEMENTS
Je comptais poster ça ce week-end, mais je doute d'avoir le temps et l'envie de me co via PC, donc...


J'avais promis des indices, sur CB, à Abby et Andrée, en voici dix ! Il se trouve que je suis de la maison Serdaigle -peut-être pour ça que je viens sous Wayoth ~ en vrai, c'est juste que je me suis gourée de compte, mais ce n'est pas important   - et que j'aime bien laisser les gens chercher en ne donnant que des petits indices qui, s'ils peuvent vous mettre sur la voie, méritent votre réflexion.

Munissez-vous de votre logique, de votre curiosité (des recherches sont nécessaires !), d'une plume et d'un parchemin ! Je vous conseille de noter toutes vos idées, peut-être qu'une possibilité écartée s'avère être la bonne.
Citation :
"Tout le monde pourra aisément constater que les six années, ou presque, pendant lesquelles on vous a enseigné la magie n'auront pas été une perte de temps, Hook. A présent, ouvrez vos livres à la page 508 et lisez le chapitre 21."

Citation :
Elle n'a pas du chien, mais le mauvais œil !

Citation :
Andrée a remarqué que le déguisement de Lina et le sien étaient très semblables.
Il faut toujours écouter les demoiselles de Serpentard.

Citation :
Il parait que Miss Shafiq a un goût prononcé pour les enfants. Breckenridge aussi, d'ailleurs.

Citation :
Les Groupes I, II, III et IV se sont donné rendez-vous.

Citation :
Le déguisement d'Aileen est bien plus inspiré de la série Charmed que de WikiaHP. Ne me criez pas dessus !

Citation :
La musique adoucie les mœurs, ce n'est pas Holbrey qui dira le contraire.

Citation :
Les charmantes (toutes très charmantes) Mangemorts et Absynthe ont, au font, le même costume.

Citation :
Edward a peut-être croisé Amaryllis avant de voir Lysander.

Citation :
Être ou ne pas être ? Telle est la question.

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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Jeu 1 Juin 2017 - 16:03


Astrid observait sereinement, son verre d'hydromel en mains, les différentes personnes passer et repasser devant elle sans s'arrêter. Son troisième œil lui permettait également une vue bien plus pratique, pouvant même allait jusqu'à voir dans son dos, bien que, pour le moment, ce n'était clairement pas utile. La vue coupée en deux de cette manière était assez... Étrange. En effet, cela lui permettait de redécouvrir d'une façon tout à fait différemment le jeu des perspectives. Il fallait également qu'elle arrive à comprendre ce que ses yeux à elle, bien attachés à son corps, regardaient, quand l’œil sur sa bague regardait quelque chose de tout à fait différent. Au final, d'une certaine manière, avoir posé ce sortilège sur l’œil avait été une assez bonne idée, car cela lui permettait de découvrir comme Alastor avait vu quand il était encore en vie.

Après de nombreuses minutes à attendre sans que rien de notable ne se passât, la demoiselle décida de sortir sa baguette, tapotant son verre à deux reprises sans pour autant prononcer la moindre formule. Le verre se refroidit à vue d’œil, le liquide à l'intérieur devenant plus frais encore qu'il ne l'était. Vu le costume qu'elle portait, la Shafiq avait bien le droit de vouloir se rafraîchir, la chaleur ambiante commençant à l'étouffer. Après tout, entre les différentes personnes et les couches qu'elle portait, il n'y avait rien d'étonnant. Et ce ne fut pas plus étonnant, au vu de son nom et de l'enseignement qu'elle suivait, de voir l'une des gardiennes du château venir vers elle. Son œil lui fit également remarquer qu'un élève s'était posté non loin d'elle, ce pourquoi, quand il prit la parole, Astrid ne fut absolument pas choquée. Elle se contenta de tourner la tête vers lui, lui souriant d'un air qu'elle voulait bienveillant. Contenu du costume qu'elle portait, ce sourire devait faire bien plus peur qu'autre chose, mais que voulez-vous, Astrid restait Astrid...

- Vous en voulez ? lui demanda Tony Garner, l'élève de Gryffondor avec qui elle avait terminé de préparer toute la salle et qui lui avait fait une grimace, quand il pensait qu'elle ne regardait pas...

Manque de peau pour lui, ce n'était pas au vieux singe qu'on apprenait à faire ladite grimace et la Shafiq l'avait plus que remarqué. Enfin, ce n'était pas cela qui l'avait réellement dérangé : il restait un adolescent et c'était bien normal qu'il voulût défier l'autorité à sa manière. Non, Astrid trouvait cela simplement plus amusant qu'autre chose au final.

- Non merci, Garner, répondit-elle, toujours avec le sourire, en revenant vers la réalité.

Ce fut à ce moment précis que Doraleen Finch décida d'arriver, venant se poster vers la mercenaire comme si de rien était. Astrid ne la connaissait pas réellement, ne l'ayant que brièvement aperçue durant les repas ou encore l'ayant croisé dans un couloir, mais sans plus. Ce fut précisément pour cela qu'elle se concentra sur elle, inclinant la tête pour la saluer, avant de prendre une gorgée de sa boisson.

- Intéressante manipulation, le poumon palpitant. Très dérangeant, dit l'arrivante.
- Merci, répondit la Shafiq avec honnêteté.
- Cette soirée est l’initiative des élèves, je crois ? Ces pauvres enfants doivent subir une telle pression depuis la rentrée. Et qu’Alecto et Amycus l’aient autorisée, c’est vraiment généreux de leur part.
- En effet, c'est à l'initiative du BDE. Généreux ? Je n'aurai pas réellement utilisé de tels termes, mais pourquoi pas.

Astrid but une nouvelle gorgée de son verre, profitant d'un moment calme pour retourner à son observation. Elle s'appuya à nouveau contre le mur, puis se décida à, enfin se présenter. Elle savait être connue, mais la politesse ne faisait jamais de mal à personne.

- Astrid Shafiq, apprentie d'Amycus, c'est un plaisir de vous rencontrer, miss ?

Si la demoiselle n'avait absolument pas besoin de réellement poser cette question, il était toutefois intéressant de remarquer comment les différentes personnes pouvaient bien réagir à celle-ci, pourtant très simple. Certaines personnes se présentaient simplement, souvent les plus intelligents, d'autres finissaient par s'énerver ou encore trouver improbable qu'on ne le reconnut pas. D'autre, enfin, ignorer totalement la question et c'est personnage-là n'était guerre intéressant au final.

Après la réponse de Doraleen, Astrid remarqua qu'Absynthe Stevenson montait sur l'estrade et demandait un semblant de silence. Silence qui arriva bien vite, lui permettant de faire un joli discours qui sonnait plus faux encore que les sourires de son propre mangemort de frère, Lévine. Elle en profita également pour présenter les différentes activités qui allaient débuter. Quelques danses étaient donc au goût du jour et Astrid ne put s'empêcher de soupirer à cette éventualité. En effet, si la charmante jeune femme savait parfaitement bien danser, son costume allait être clairement handicapant, la longue cape qu'elle portait dans le dos traînant en grande partie au sol. Malgré tout, avant cela, Astrid se décida à rejoindre son... truc à casser, avec son groupe. Elle se redressa donc et salua l'autre femme ainsi que l'élève.

- Vous m'excuserez, mais j'ai moi-même décidé de participer aux festivités. J'estime que j'ai tout à fait droit de me détendre également. Passez une agréable soirée et peut-être à plus vite que nous le croyions.

Après un dernier sourire, Astrid incline la tête à nouveau et fit volte-face. Elle fendit rapidement la foule, jusqu'à son objectif.

[Hors-jeu : suite prochain du RP ici.]

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MessageSujet: Re: [EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN Sam 3 Juin 2017 - 15:17

Calmement, la déesse brune observait l'assemblée, les bras croisés sur sa poitrine. Mais que faisait-elle donc ici ? Tout lui semblait d'un burlesque affolant. Ces costumes, ces verres d'alcool ou de simple jus... Après la nuit de souffrance qui avait précédé. Sa respiration était calme, même si l'idée que quelqu'un s'aventure à tirer sur sa cape pour découvrir son costume provoquait une certaine nervosité en elle. Elle espérait - à vrai dire - ne pas avoir à intervenir d'une quelconque manière - ce qui incluait pour elle, retirer cette longue cape noire - au sein de cette soirée. Rester calée sur son mur, du début à la fin ? Oh, la patience était l'une des qualités qu'elle avait appris à développer et elle en était parfaitement capable. Discrète parce qu'elle le voulait, la Rowle n'avait pas l'habitude à ce qu'on la remarque. Aussi, devant l'extravagance du costume qui lui avait été attribué, la jeune femme s'était attendue à se faire remarquer à son arrivée. Cette coiffe selon elle, n'avait aucune chance de passer inaperçue. Toutefois, il fallait croire qu'elle s'était trompée puisque presque personne hormis deux élèves qui s'étaient aussitôt éloignés, n'avait noté son arrivée - pourtant bien en retard. Aussi sociale que Rogue, Cassidy n'avait qu'une seule envie... disparaître, et vite. Elle avait mieux à faire que surveiller des adolescents lors d'une soirée déguisée qu'elle trouvait pour le moment bien trop... calme. Sa main se resserra autour de sa cape lorsqu'un élève déguisé en une sorte de zombie vint l'aborder, un sourire charmeur accroché aux lèvres, ce qui ne collait absolument pas avec la situation :

- Un verre, créature de la nuit ?

Merlin... Etant donné sa petite taille, il devait la prendre pour une élève.

- Pourquoi n'enlèves-tu pas ta cape d'ailleurs ? ça fait partie de ton costume ?

Elle avait envie de l'envoyer paître, usant de son statut d'adulte et de mangemort, mais désirant à la fois que personne ne la reconnaisse, la jeune femme se retrouvait prise au piège. Choisissant de l'ignorer dans un premier temps pensant que cela le vexerait et qu'il s'empresserait de s'éloigner, l'ego masculin piétiné, Cassidy se retint d'écarquiller les yeux lorsqu'elle le vit s'adosser tranquillement à ses côtés. Fronçant les sourcils, elle se décala un peu sur la droite, il en fit de même. Comptait-il faire cela toute la soirée ?

- On se connait ? Tu fais partie de quelle maison ?

Silence. Le sourire du zombie s'élargit. Quel charme indéniable.

- Allez, dis-moi au moins ton année !

Un simple soupir lui répondit et la jeune femme repartit dans ses pensées, sans entendre les banalités que l'élève semblait se plaire à lui raconter. Qui était-il ? Elle n'en avait aucune idée. En revanche, il lui avait été aisé de reconnaître Shafiq et ses cheveux ébouriffés adossée à un autre mur. Son collier palpitant lui donnait la nausée, même de loin. Cette dernière semblait en pleine discussion avec une jeune femme brune au kimono blanc que la Rowle ne parvint pas à reconnaître d'aussi loin. L'esquisse d'un sourire passa subrepticement sur ses lèvres bleu nuit serties d'un unique trait doré, et ses prunelles sombres se perdirent un instant dans la marée humaine - démoniaque - qui s'égosillait autour d'elle. Le voir, lui. C'était aussi pour cela qu'elle n'avait que faiblement protesté lorsqu' Amycus avait tenu à l'inscrire en tant que surveillante. La métisse savait qu'il devait être présent, elle avait vu son nom inscrit sur le papier affiché dans la salle. Intérieurement, la jeune femme s'était demandée quelles pouvaient bien être ses motivations à participer à un soirée pareille ? L'alcool ? Non, il ne buvait qu'occasionnellement. S'amuser ? Hum... Peut-être bien. Octavius était resté tel un enfant d'un certain côté. Un enfant qui avait grandi bien trop vite, alors eut-être se rattrapait-il lors d'événements comme celui-ci ? L'esquisse de sourire s'attendrit un instant et son regard dur s'adoucit. Comment le reconnaîtrait-elle ? Il avait refusé de lui dire en quoi il serait déguisé... Hum... Au final, elle possédait quelques moyens qui lui permettraient de le reconnaître, mais il fallait prendre son temps... A moins que ce ne soit lui qui finisse par la trouver en premier. Toutefois... la probabilité était faible. Parce qu'elle était devenue brune, qu'elle portait un loup fait de maquillage, que son costume était caché et... qu'elle ne portait pas de talons, ce qui la faisait visiblement passer pour une élève.

- [...] Aaaaaah enfin une réaction ! Donc une sixième année ! D'accord...

Il fronça les sourcils, en pleine réflexion, tout en buvant son propre verre d'hydromel. Visiblement, lui devait être majeur. Brusquement il s'approcha d'elle, plaçant son visage à quelques centimètres du sien - pour mieux la scruter, certes - mais cela ne plut guère à la Rowle qui, après s'être violemment claqué l'arrière du crâne sur le mur, s'empressa de le repousser en lui administrant un coup dans le plexus solaire. Le souffle coupé, l'enhardi recula de quelques pas en trébuchant. Il releva son regard vitreux vers elle, et toussota quelques instants avant de redresser :

- Héééé tout doux s'pèce de démone ! Je voulais juste checker les détails de ton visage de plus près parce là, je sèche.
-Reste à cette distance, c'est parfait ainsi.

Il fronça de nouveau les sourcils.

-Pourtant... Je suis sûr d'avoir déjà entendu cette voix.

Eh m*rde. Il s'approcha de nouveau, se calant sur le mur à ses côtés, respectant cette fois scrupuleusement les distances. De nouveau, il lui tandis l'autre verre d'hydromel.

-T'es sûre que t'en veux pas ?

Boire un verre avec un contenu non identifié ? Non merci, elle tenait à la vie et savait qu'à tout moment elle pouvait très bien devenir la cible de la résistance qui s'organisait entre les murs du château. D'un geste de main, Cassidy marqua son refus et son regard fut capté par une silhouette qui apparu sur l'estrade. Stevenson. Oh douce Stevenson, viens donc à moi que je te torde le cou...

- Bonsoir. Tout d'abord, merci à tous d'être venu aussi nombreux et de vous être prêté au thème de la soirée qui est, vous l'aurez sans doute compris, la Mort.

Noooooon ? A Halloween ? Vraiment ? Sarcastique, la jeune femme décroisa un instant les bras, dévoilant subrepticement ses mains.

- Ouaaaaah c'est quoi tes tatouages sur tes mains là ?

Furieuse, Cassidy se hâta de les dissimuler de nouveau dans les amples manches de sa cape.

- Tais-toi. J'essaie d'écouter Stevenson.
- C'est que sur le dos ou sur les paumes aussi ?

Sans répondre, la Mangemort reporta son attention sur la vipère, dardant son regard abyssal sur cette dernière qui s'efforçait de terminer son discours. Visiblement, avec hâte.

-[...] een. Nous tenions à rem...ercier - le mot eu du mal à sortir - les professeurs Carrow sans qui cette fête n'aurait pas été possible. Comme vous avez pu le constater, des sphères de papier mâché aussi appelé Pi...ñatas ont été suspendues. A vous de découvrir ce qu'elles contiennent, mais avant, je vais nommer les groupes qui ont été formés. Il se pourrait bien que vos costumes aient un léger rapport entre eux.

Merlin merci, la jeune femme ne participait pas aux activités. Restant adossée à son bout de mur, Cassidy observa les équipes se former avec une certaine appréhension. Des pinatas ? Vraiment ? Le but en leur donnant des battes et en leur bandant les yeux étaient qu'ils se tuent entre eux ? La jeune femme retint un long soupir en songeant que l'infirmière allait sans doute lui demander de réapprovisionner une fois de plus l'infirmerie en baumes de soin.

_________________

Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.

Crédit - Joy
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[EVENT OCTOBRE] [BDE] HALLOWEEN

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