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[18 octobre 1997] Carry on my wayward son (ft. Edward)

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MessageSujet: [18 octobre 1997] Carry on my wayward son (ft. Edward) Mer 5 Avr 2017 - 0:15

Tic-tac. Tic-tac. Tel un métronome, le balancier de la grande horloge ne cessait guère. Et ce, malgré le fait que le bois eut été très ancien. C'était même à se demander comment il arrivait à supporter les imposants et très lourds rouages en fonte qui se trouvaient à l'intérieur. Le mécanisme n'était pas grippé et à vrai dire, vu sa consistance, il était même agile, habile. Il enchainait les mouvements, de la gauche vers la droite, puis l'inverse, avec une fluidité déconcertante. La trotteuse, elle, répondait par saccades aux différents engrenages, emportant avec elle, les autres aiguilles, à la course plus lente et donc moins visible. Sur le cadran, des chiffres romains partageaient le cercle en douze heures. Dans chaque portion de ce rond, se trouvait une constellation, celle des signes astrologiques. La nuit, elles brillaient dans le noir, prenant une couleur différente en fonction de la période du calendrier. Ainsi, en octobre, la constellation du scorpion scintillait en rouge vif. Et tout autour, se trouvaient également les douze mois de l'année, dont le nom s'illuminait quand on s'y trouvait réellement. Octobre brillait de mille feux dorés. Au dessus du cadran, il y avait un petit panneau noir, sur lequel s'affichait le jour de la semaine, en lettres magiques et argentées. L'imposant objet n'était pas une simple pièce d'horlogerie. N'importe qui, ici, à Poudlard ou même ailleurs s'en serait douté. Il émanait de cet artefact imposant, un magie véritable dont on pouvait facilement sentir le rayonnement. Sur le bois, en lettres d'or, trois lettres figuraient : T.W.S, pour Tiberius Walden Selwyn. Il en était le concepteur et dans un esprit tout à fait chauvin, il avait signé son oeuvre. Cette horloge était le résultat de longues semaines de travail acharné et méticuleux. Sans relâche, il avait usé de ses talents de sorciers, de la puissance de sa baguette, pour en faire un objet subtil et merveilleux. Fier, il l'avait mise dans sa salle de cours, qui servait aussi de bureau, car il détestait gâcher de l'espace pour un petit confort personnel.

En cette fin d'après-midi où il s'occupait de la correction de quelques devoirs de première année, le son régulier du balancier l'aidait à se concentrer. Car depuis plusieurs mois, plusieurs éléments le troublaient. A commencer par la présence de Mangemorts dans le château. La mort de Dumbledore était déjà d'une tristesse infinie... mais la prise du pouvoir par Rogue, à Poudlard constituait le principal motif de déprime généralisée. A choisir entre les crétins fanatiques entourant son grand frère, Tiberius aurait préféré que l'on choisisse quelqu'un comme Avery ou Greyback. Au moins, aurait-il eu l'impression de ne pas avoir affaire à une journée de grisaille perpétuelle. A cela s'ajoutait également un problème beaucoup plus fâcheux. Son frère, justement, se trouvait en liberté, dans la nature... à oeuvrer pour le Seigneur des Ténèbres. Et il était fort probable qu'il lui rende une petite visite, tôt ou tard. Tiberius n'avait pas peur, au contraire, il trépignait d'impatience. Avec son aîné, il avait de sérieux comptes à régler, une rancune tenace qui se nourrissait d'humiliations et de haine depuis bien trop longtemps. On le connaissait pour sa patience et pour sa malléabilité en apparence. Et pourtant, le jour où il laisserait sortir toute sa rage, les dégâts seraient considérables. Il restait un homme après tout, avec son intelligence mais aussi ses faiblesses. Un bruit net résonna dans la pièce, partiellement éclairée, où il se trouvait seul. En repensant à sa famille, il venait littéralement de casser sa plume sur le parchemin où il était en train d'écrire. Sa mâchoire se serra tandis que sa main, d'ordinaire si assurée, se mit à trembler sous l'effet de la colère. Il lui fallut quelques minutes pour se calmer. Et lorsqu'il fut en paix avec lui-même, il sortit sa baguette et répara en silence la plume d'oie entre ses mains. Ses yeux d'un bleu glacé parcoururent intensément la copie. En haut à gauche, un nom : Lina Kaveline. Cette élève était un prodige, sa petite protégée. Rien que dans son devoir, elle témoignait de capacités étonnantes. De la à dire qu'elle était un peu sa chouchou dans l'école, il n'y avait qu'un pas. Il finit de corriger et comme souvent avec elle, il lui mit un "Optimal", de son écriture stricte et serrée.

L'horloge sonna dix-huit heures. Dehors, la nuit était déjà tombée. Plus le temps passait, plus les jours raccourcissaient. De l'horloge, s'en vola un oiseau éthéré, aux lignes argentées. Il émit un bruit étrange, quelques mots dans un langage un peu ancien, proche du gaélique, qui annonçaient l'heure exacte et, fait connu seulement de son concepteur, si la fin des temps s'approchait. Depuis l'accession de Voldemort au pouvoir, le risque était considérablement augmenté. Les moldus possédaient leur horloge de l'Apocalypse, Tiberius, lui avait construit la même en version sorcier. Et elle ne se basait pas uniquement sur la menace atomique. Elle n'en possédait pas la vocation, de toute façon. Actant qu'une fois encore, l'oiseau murmurait que les ténèbres se rapprochaient inexorablement de la flamme de l'espoir, il continua ses corrections, sans sourciller. Que faire d'autre ? Angoisser ? C'était mal le connaitre. Dans la vie, rien n'était perdu, tout se gagnait en luttant. Si pour l'heure, il taisait sa préférence pour l'Ordre du Phénix, il savait que le moment venu, il ferait tomber le masque. Il le devait à sa mère et à Philius, deux êtres chers que la vie, cruelle, lui avait retiré beaucoup trop tôt. Il s'écoula quelques minutes avant que l'on ne frappe à la porte. Tiberius posa sa plume. Son regard s'assombrit quelques instants. Derrière la porte, se trouvait l'être qui pour le moment, le fascinait le plus. Jamais de sa vie, il n'aurait imaginé avoir un tel pouvoir de vengeance entre les mains. Jamais, il ne se serait douté qu'ici, à Poudlard, il enseignerait au fils de son abruti de frère. Jamais. Ce fait était jubilatoire, déconcertant... Edward Selwyn commençait sa scolarité et le Choixpeau l'avait envoyé à Poufsouffle. Premier point commun et première revanche sur son frangin ! Sa progéniture déshonorant son nom et sa lignée ! Mouarf ! Quelle savoureuse ironie ! Alors que rien ne présageait d'une telle situation, Tiberius avait décidé de laisser une chance à cette demie portion, afin de voir ce qu'il valait vraiment. Etait-il aussi rustre et parvenu que son paternel ?

Les quelques semaines d'observation qui avaient suivi la rentrée lui démontrèrent que non. Edward s'avérait être un garçon talentueux, un peu dissipé, volage... bref, le portrait de son oncle à son âge, sans doute ! Alors qu'il ne pouvait que le haïr, voilà qu'il commençait à ressentir de l'affection pour lui. Il n'avait pas échappé au gamin que leurs noms se ressemblaient mais jusqu'à maintenant, Tiberius se contentait de rester très froid, sec même. Il douchait son enthousiasme dès que celui-ci se manifestait un peu trop et il tâchait de préserver le mur qui les séparait. Ainsi Edward ne savait pas vraiment qui il était. Et normalement, il n'aurait pas du le savoir. En réalité, s'il avait été convoqué par le professeur de sortilèges, ce soir, c'était entièrement à cause des Carrow. Plus particulièrement, en raison de la séance de punition collective donnée aux élèves. Selwyn n'était pas énormément touché que l'on use de la torture sur les élèves. Il était contre, mais le fait qu'Edward en soit victime attirait davantage son intérêt qu'autre chose ! Oui, le gosse était probablement la seule personne de sa famille dont il souciait un minimum de l'intégrité et de l'état. Tout le reste pouvait aller crever en enfer. Evidemment, la punition collective lui hérissait le poil en temps normal. Sauf que là, c'était son rang de Sang-pur qui prenait le dessus, de vieux relents égoïstes hérités de son éducation. On ne se refait pas... pas en trente-cinq années de vie en tout cas ! Tiberius inspira paisiblement et d'une voix tranchante, il dit :

- Entrez !

Il regarda durement la porte s'ouvrir et son neveu pénétrer dans la salle. Tiberius ne pouvait s'empêcher de voir son frère, physiquement... Heureusement au fond, le jeune garçon était différent et qu'il le montrait, sans s'en rendre compte et sans forcer sa nature. Alors qu'il referma la porte derrière lui, le professeur ordonna :

- Asseyez-vous, Selwyn.

Le nom de famille fut prononcé avec tellement de dédain que cela se vit presque sur son visage. Il attendit que le gamin se soit exécuté. Un silence pesant s'installa. Edward ne savait pas pourquoi il était ici. Et Tiberius n'était pas pressé de le lui dire. Il le regarda, froidement. Ses yeux bleus l'analysaient, sans s'embarrasser de décence ou de politesse.

- J'ai ouï dire que les Carrow avaient décidé de donner l'exemple, par le biais d'une punition collective. A en croire les rumeurs, ce fut violent et douloureux, comme ils l'aiment. Que pensez-vous des punitions collectives, Selwyn ?

Son regard se fit perçant. Il n'était pas legilimens, mais avec ce genre d'attitude, il savait créer un malaise suffisant pour semer le trouble.

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Tiberius W. Selwyn
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MessageSujet: Re: [18 octobre 1997] Carry on my wayward son (ft. Edward) Sam 27 Mai 2017 - 3:06


Edward regarda machinalement sa montre pour la troisième fois. Bientot dix-huit heures. Il était assis là, à coté de la porte de la salle, depuis presque un quart d'heures, a attendre anxieusement l'heure du rendez-vous. Presque deux mois s'étaient passés depuis son arrivée a poudlard, et par conséquent, depuis que le professeur Selwyn aurais dû remarquer l'arriver d'un membre de sa famille dans l'ecole. Cependant, jamais le maitre des sortilèges n'avait fait de geste, ni dit de paroles qui laisseraient sous-entendre quoi que ce soit. Pourtant, Edward en avait l'intime conviction, le même sang coulait dans leurs veines. Dès lors, Edward avait tout donné pour que le professeur le remarque, fasse le premier pas vers lui. Le professeur symbolisait le dernier lien qu'il pourrais avoir avec la famille de son père, et il aurait tout donné pour en apprendre plus sur cette branche de sa famille qu'il ne connaissait que très peu, voire pas du tout.

En tout cas, ce fut le cas jusqu'à la fin du mois de septembre. Jusqu’à cette fameuse nuit ou Edward avait retrouvé son père. Cette nuit de trahison, ou la révélation lui avait été faite qu'il avait été dupé depuis toujours par un père Mangemort. Cette nuit ou son paternel avait été vaincu par Miss shafiq, qui avait d'ailleurs donné la baguette du Mangemort a son fils. C'était une très belle baguette, finement sculptée dans du bois de Tremble, qui lui donnait une couleur ivoire très reconnaissable. Mais ce n'était pas pour l’esthétique qu'Edward l'avait gardée, enveloppée dans une écharpe au fond de sa malle. Au moment ou Astrid le lui avait tendue, il avait le sentiment qu'elle pourrait lui être utile, à un moment ou un autre, et ce sentiment était revenu au moment ou il avait reçu la convocation. C'est pourquoi il l'avait ressortie de son enveloppe et gardée sur lui toute la journée, jusqu'à l'heure de l'entrevue.

Depuis qu'il connaissait la vérité sur son père, Edward révisa son jugement à l'égard de son professeur. Et si les Selwyn étaient tous des Mangemorts ? Et si il était la seule exception de la famille ? Après tout, si son père avait réussi a cacher son jeu pendant des années, le professeur pouvait bien en être capable aussi. À bien l'observer, Edward s'était rendu compte que ce n’était pas seulement de l'indifférence à son égard qui émanait du professeur, mais il arrivait presque à y sentir une légère pointe de mépris. Comme si il avait honte qu'Edward soit de sa famille, et voulait le lui montrer. Sûrement parce qu'il avait atterrit à Poufsouffle. Ou bien qu'il se montrait trop gentil avec les autres.  

L'horloge du château sonna, annonçant dix-huit heures. Edward se releva, vérifia que la baguette de son paternel était toujours à sa place, dans les pans de sa robe puis frappa a la porte. « entrez ». Il poussa la lourde porte, et pénétra dans la pièce. Contrairement à la plupart des autres professeurs qui utilisaient un bureau privé, Selwyn recevait apparemment les élèves directement dans la salle de classe. L'enseignant était assis a son bureau apparemment occupé a la correction de devoirs. Le silence régnait dans la pièce, seul le tic-tac d'une horloge se faisait entendre. Edward approcha, et s'assit en face du professeur lorsque celui-ci l'y invita, toujours avec une froideur presque méprisante dans la voix. Puis, plus rien. Uniquement ce tic-tac incessant. Le Poufsouffle tenta un regard vers son professeur, mais le regard perçant qu'il lui lançait lui fit dévier les yeux vers es propres mains, qu'il avait croisées sur le bureau. Le silence durait, pesant. Au bout d'un moment, Edward allait prendre la parole, demander l'objet du rendez-vous, mais il fut pris de court par le maître des sortilèges.

« J'ai ouï dire que les Carrow avaient décidé de donner l'exemple, par le biais d'une punition collective. A en croire les rumeurs, ce fut violent et douloureux, comme ils l'aiment. Que pensez-vous des punitions collectives, Selwyn ? » La simple évocation de la punition provoqua une vague de frisson dans le dos d'Edward. Il avait été l'une des nombreuses cibles de la folie des Carrow durant cette nuit de souffrance, et il garderais certainement très longtemps les séquelles physiques et psychologiques qu'elle avait engendré. Il se renfonça au fond de son siège, le regard baissé vers ses avant bras, qu'il massait machinalement a l'emplacement de ses cicatrices. Que pouvait-il bien répondre à cette question ? Si Selwyn était du coté des Carrow, il ne pouvait pas dire ce qu'il pensait réellement, et la peur d'une nouvelle séance de « punition » était bien trop présente. Sans quitter ses bras des yeux, Edward répondit sans conviction. « j'imagine que c'était nécessaire... Les Carrow incarnent la discipline au château, et j'imagine que si le professeur Rogue les a laissé faire, c'est que la punition était légitime... »

Et voilà. La réponse d'un digne fils de Mangemort. Selwyn allait sûrement être content de sa réponse, mais ses propres paroles donnèrent la nausée à Edward. Plus que jamais, il voulait en finir avec ce rendez-vous qui le mettait horriblement mal à l'aise. Il releva la tête, et tenta tant bien que mal de soutenir le regard azur qui le dévisageait.
« est-ce l'unique raison de ma présence ici professeur ? La punition d'hier ? »

HJ:
 

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MessageSujet: Re: [18 octobre 1997] Carry on my wayward son (ft. Edward) Sam 27 Mai 2017 - 18:43

Les craintes de Tiberius furent confirmées lorsqu'il vit son neveu baisser le regard vers ses bras. Il ne fallait pas être psychologue, ni devin, pour comprendre le traumatisme que le garçon venait de vivre. Il n'était pas le seul, mais le fait qu'il ait été concerné changeait toute la donne. Jamais il n'aurait pensé que quelqu'un sa famille l'intéresserait à nouveau. Il n'éprouvait plus que de la haine, du mépris, pour son père, qui ne l'avait jamais aimé et qui le trouvait faible, indigne de lui. Il avait encore plus de rage pour ce frère aîné, le père d'Edward, qui n'avait jamais su manifester à son égard que de la détestation, qui l'humiliait dès qu'il en avait l'occasion. La seule personne qui avait été douce, c'était sa mère et elle n'appartenait pas aux Selwyn. Sa famille... petit groupuscule de dégénérés se reproduisant entre cousins ou autres consanguins de sang-purs... partageant le même goût macabre pour les antiquités, les reliques... vouant une admiration sans limite au Seigneur de Ténèbres. Il ne s'agissait que d'une bande de moutons dociles, dont l'intelligence constituait la plus grande énigme scientifique de ce siècle ! La colère ne s'était pas réveillée lorsqu'il avait croisé les autres élèves. Mais, tel un feu ardent, aux flammes lacérantes, elle le tenaillait à l'intérieur, désormais. Il ne connaissait pas le garçon face à lui, il en avait entendu parler, mais jamais il ne s'en était préoccupé, bien résolu à couper tout lien avec ce qui lui servait de famille. Ils étaient inconnus, l'un pour l'autre, et depuis le début de l'année, ils se jaugeait du regard, en chiens de faïence. Lequel broncherait le premier ? Lequel attaquerait ? Un mois. C'est le temps qu'il avait fallu pour observer et déterminer que ce gosse n'était pas son frère. Il n'avait ni la même mentalité, ni le même sadisme. Et pour arriver à Poufsouffle, cela voulait dire qu'il présentait des qualités similaires aux siennes. Bien qu'ayant confiance dans le Choixpeau, il préférait être prudent et pessimiste. Cela lui éviterait d'être déçu. Tiberius garda son air impassible, qui en réalité était son armure de façade, le visage qu'il montrait aux autres. Et lorsqu'il entendit la réponse de son neveu, il resta silencieux et ne bougea même pas. Il fut néanmoins surpris qu'Edward relève les yeux pour soutenir son regard. Voilà qui montrait une forme de personnalité. Tiberius continua de le fixer. Il répondit néanmoins à sa question, d'un ton neutre :

- Non, ce n'est pas l'unique raison de votre présence ici, Monsieur Selwyn. Mais nous aborderons l'objet de celle-ci plus tard, quand vous cesserez de me mentir.

Il n'y avait pas de reproche dans sa voix. Mais cela sonnait comme tel. A vrai dire, on aurait dit un juge dans un tribunal, à l'énoncé de la sentence. Sentant que la situation crééait encore plus de malaise, il ajouta :

- Vous mentez, parce que vous ne pensez pas que cette punition était légitime. Ni même nécessaire. La vérité c'est que vous en voulez à ceux qui vous l'ont infligée. Vous leur en voulez terriblement parce que vous la trouvez injuste. Vous les haïssez parce qu'ils vous inspirent la peur, l'inquiétude qu'une autre punition du même type se produise.

Il se leva calmement et cela avait de quoi impressionner. Tiberius était un sacré colosse, grand et élancé. On aurait dit un roc qui se dressait soudain devant un gamin. Il suffisait d'un geste pour qu'il ne l'écrase. On disait souvent que Selwyn était taillé pour combattre. Pourtant il avait toujours fui le conflit. Il détestait ça. Il préférait travailler, calmement, dans son coin, avec ses livres, avec sa baguette magique, son alliée. C'était pour cette raison qu'il ne participait pas à la guerre. Il préférait de loin avoir la paix et continuer son métier plutôt que de combattre un ennemi, dont personne ne pouvait savoir, d'ailleurs, s'il allait être vaincu un jour. Le monde sorcier pensait que Potter avait éradiqué Voldemort. Il s'était bien planté ! Et maintenant ? Le Seigneur des Ténèbres semblait invincible. Dès lors, lutter devenait d'une stupidité sans borne ! Cette résignation, il l'acceptait sans regret. Car ne pas croire en de meilleurs lendemains ne veut pas dire que l'on est désespéré. Il pouvait se rallier au camp du plus fort, torturer à son tour, souiller son âme. Il ne le ferait pas. Personne ne l'y contraindrait. Être résigné n'induisait pas de collaborer. Il sortit sa baguette et l'agita doucement, pour insonoriser la pièce. Plusieurs lueurs grises s'échappèrent du bout de bois magique, avec une aisance et une vitesse hallucinante. Elles traversèrent la pièce pour envelopper portes et fenêtres avant de disparaitre. Du point de vue du jeune poufsouffle, tout suscitait l'angoisse. Le fait que le professeur ne le trouve pas sincère, le fait qu'il ne manifesta aucune forme de "compassion" en apparence. A cela s'ajoutait aussi le fait que la pièce ne laissait plus filtrer aucun bruit désormais. Après cette séance de torture en groupe, allait-il subir une séance individuelle ? Tiberius regagna sa place. Avait-il quelque chose d'humain en lui ? On pouvait se poser la question. Nouveau silence, bercé par le tic-tac incessant de l'horloge. Mais cette fois, il fut rompu de façon beaucoup moins froide et surtout par un tutoiement, le premier sans doute depuis le début de l'année :

- Tu as raison d'avoir peur, car cette punition ne sera pas la dernière que les Carrow vous infligeront.


Pas vraiment de quoi rassurer son neveu. Ni même le réconforter. Commencer sa scolarité ainsi était un désastre. Ici, à Poudlard, on apprenait, on jouait, on expérimentait la vie. Depuis une certaine période, ce bon esprit avait disparu. Quel dommage qu'Edward ne l'ait pas connu avant... Selwyn ne le faisait pas exprès, d'alimenter l'angoisse. Il avait toujours été très distant et les efforts qu'il tentait de fournir ne s'avéraient pas souvent très productifs. Toujours avec sa baguette à la main, il demanda :

- Montre-moi tes bras...

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MessageSujet: Re: [18 octobre 1997] Carry on my wayward son (ft. Edward) Sam 10 Juin 2017 - 3:43

Edward n'avait jamais été doué pour les mensonges. Quand il se prenait à ne pas dire la vérité, son interlocuteur pouvait tout de suite remarquer que lui-même ne croyait pas a ce qu'il disait, par son ton un peu hésitant et son regard fuyant. On pourrait penser que l'honnêteté était une qualité indéniable, que l'on ne pourrait pas avancer uniquement avec des mensonges, mais depuis son arrivée à Poudlard, son incapacité a raconter des histoires était devenu un handicap qu'il essayait petit à petit de contrôler. Mais aujourd'hui, il avait le sentiment que tout ses efforts étaient vains, que même si il n'avait rien a se reprocher, il serait la cible du pouvoir en place. Depuis que les Carrow s'en étaient pris à lui, une petite voix au fond de lui se demandait pourquoi. Pourquoi ils s'en étaient pris à lui, alors qu'il était le fils de l'un des leurs. Avaient-ils remarqué qu'il n'était pas comme son père ? Savaient-ils qu'ils s'étaient revus quelques semaines auparavant, et comment les retrouvailles s'étaient passées ? Edward présumait que non. Un mangemort n'irait pas se vanter auprès de ses comparses d'avoir perdu un duel, et de surcroît sa baguette. Ça sonnerait plutôt comme un déshonneur, et le père Selwyn avait plutôt intérêt a ne rien mentionner de cette histoire.

Lorsque Tibérius mentionna le mensonge, Edward fuit de nouveau le regard de son professeur, comme un enfant pris en faute. Assurément, le professeur ne serait pas aussi facile à berner que certains autres de ses collègues. Il lisait à travers lui comme un livre ouvert, résumant le pourquoi de son mensonge avec une exactitude qui faisait froid dans le dos. Edward serra les poings, honteux qu'on puisse deviner aussi précisément ses pensées. Était-il si facile que ça a analyser ? Sans un mot de plus, le professeur se leva, sa carrure imposante dénotant complètement avec la silhouette chétive d'Edward. Le contraste était tellement prononcé qu'on pourrait se demander si ils partageaient bel et bien le même sang. En le voyant sortir sa baguette, Edward eut un mouvement de recul, comme s'il s'attendait a ce que le professeur s'attaque à lui. Les lueurs grises qui sortirent de sa baguette allèrent envelopper les différentes ouvertures de la pièce. Au fur et a mesure du processus, le peu de bruits provenant de l’extérieur s'estompa. Ils étaient a présent isolés du monde extérieur. S'il le voulait, l'adulte pourrait lui faire n'importe quoi, personne ne l'entendrait jamais. Et que serait la parole d'un première année, face a celle d'un professeur ? Edward attendit avec une appréhension grandissante que l'homme, qui avait regagné sa place, reprenne la parole. L'inlassable tic-tac continuait de résonner dans la pièce, attirant l’œil du jeune homme qui ne voulait résolument pas regarder son professeur dans les yeux. La pendule, finement ouvragée, semblait être le fruit de nombreuses heures de travail. Elle indiquait non seulement les heures minutes et secondes, mais également le jour de la semaine, écrit en toute lettres sur un cadran magique, ainsi que le mois en cours. Le petit sembla se passionner pour cet objet qui lui donnait un prétexte idéal pour ne pas avoir a dire un mot. La voix du professeur s'éleva de nouveau.

« Tu as raison d'avoir peur, car cette punition ne sera pas la dernière que les Carrow vous infligeront. »

le passage au tutoiement sembla fissurer la glace qui les séparait. Edward avait envie de lui faire confiance, mais une voix, au fond de lui, persistait à dire qu'il fallait se méfier, qu'il était sûrement de mèche avec la direction du château. Le doute subsistait donc, amoindri par le ton plus avenant qu'avait employé le professeur. Il ne doutait cependant pas de la véracité de ses propos. Edward avait appris a connaître les Carrow, et savait maintenant de quoi ils étaient capables. Sachant cela, il était fortement probable que les événements de la veille puissent se reproduire. Il espérait juste que cela arrive le plus tard possible.  

« Montre-moi tes bras... »

Edward n'eut d'autre choix que d'obtempérer. Lentement, il remonta les manches de son uniforme et présenta ses stigmates encore à vif à son enseignant. Aussitôt amené a l'infirmerie, après la punition, Madame Pomfresh avait traité ses blessures avec de l'essence de Murlap afin de le soulager de ses douleurs. Elle ne s'était cependant pas montrée optimiste quant au fait que ces marques disparaissent complètement. Ayant été infligées par magie noire, il était très difficile, voire impossible de les guérir entièrement. Si le but de Selwyn était de le soigner, il échouerais certainement. Edward inspira profondément et posa ses bras sur le bureau . Ce faisant, il inspira profondément et releva la tête vers le professeur.

« et vous professeur, que pensez-vous de ces punitions ? »

La question était certes osée, mais Edward voulais en avoir le cœur net. La salle étant insonorisée, le professeur n'avait aucune raison de lui mentir. Cette simple question n'engageait en rien le sort d'Edward. Si le but du professeur était de l'aider, il lui répondrais simplement, tandis que s'il voulait, en le convoquant ici, lui infliger le deuxième service, le fait qu'il demanda cela ou non n'aurais aucune incidence. Cela ne changerait rien, sauf dans l'esprit du jeune homme qui saurait a quoi s'en tenir avec lui.

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