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[2 septembre 1997] Enfin de retour

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SERPENTARD7ème année
    SERPENTARD
    7ème année
AVATAR : Cher Lloyd
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 15 mai 1980 à Londres
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MessageSujet: [2 septembre 1997] Enfin de retour Jeu 30 Mar 2017 - 18:32

La première semaine était toujours un enfer pour Heather. Malgré le soulagement qu’elle ressentait d’être enfin de retour à la maison, les marques laissées par son père prenaient plusieurs jours à guérir. Les mouvements étaient donc difficiles pour elle et son humeur en prenait un sale coup. Bien qu’elle tentait de se calmer avec certaines personnes, ses mauvaises attitudes revenaient malheureusement avec beaucoup de force lors de cette période. Ce sont sur ces belles pensées que Heather se réveilla en ce beau 2 septembre 1997. Cette année, le retour en classe tombait un mardi, pas que cela ne faisait une différence pour la jeune fille : elle était heureuse d’être de retour dans tous les cas et d’enfin revoir le château et quelques un de ses habitants, bien que l’ambiance du château avait grandement changée. Elle ouvrit doucement les yeux et resta quelques minutes couchée sur le dos à regarder le plafond du dortoir, traçant du regard les imperfections de la pierre. Les autres filles ne semblaient pas encore réveillées si le silence qui régnait dans la pièce était un indicateur fiable. Elle savait qu’elle devrait se lever bientôt. Après tout, cela ne servait à rien d’essayer d’éviter l'inévitable. Elle devrait se lever un jour ou l’autre et comme elle devait recevoir son horaire de cours aujourd’hui, elle ne pouvait donc pas faire la grasse matinée et rester couchée. De plus, elle espérait bien revoir Aileen et voir comment son été s’était déroulé.

*Bon aller, arrête de flâner… autant savoir tout de suite*, pensa-t-elle.

Clignant doucement des yeux, la jeune femme bougea doucement chacun de ses membres. À quelques reprises, son visage se contractait en une grimace lorsqu’elle découvrait quels endroits étaient encore douloureux. L’épaule droite et le poignet gauche étaient encore endoloris, mais rien qui ne l’empêcherait d’écrire. Au moins une bonne nouvelle dans toute cette situation. Elle aurait détesté que ses travaux scolaires soient affectés par son été. Son dos était douloureux à cause des différentes ecchymoses et sa cheville droite se faisait ressentir au moindre petit mouvement. Ses côtes étaient aussi désagréables lorsqu’elle bougeait un peu son torse. C’était probablement le mouvement le plus problématique comme respirer était une nécessité, mais rien d’insurmontable. Heureusement pour elle, son père avait l’habitude d’éviter son visage. Elle pouvait donc facilement cacher ses blessures et éviter les regards remplis de questions des autres élèves. Comme quoi, elle arrivait à voir le beau côté des choses lorsqu’elle y mettait du sien.

*Je le hais*, pensa-t-elle avec ferveur en recensant les différentes blessures qu’elle devrait encore endurer quelque temps à cause de son charmant père.

Elle avait depuis longtemps arrêté d’essayer d’expliquer les raisons de son géniteur d’être aussi violent et sans pitié. Elle savait que son père ne connaissait pas l’amour et ne le connaitrait jamais ce qui avait augmenté sa haine envers lui. Après tout, pourquoi marier quelqu’un et avoir un enfant s’il était pour les maltraiter par la suite.

Fermant les yeux quelques instants, Heather prit quelques respirations et se leva de son lit. Une fois debout, elle ramassa son linge et ses affaires pour sa douche matinale. Comme tous les matins, elle prenait sa douche tôt afin d’éviter de rencontrer ses camarades. Si vous pensiez que l’humeur d’Heather était quelque chose en général, il ne fallait pas la rencontrer le matin. Sans son premier thé de la journée, la jeune Serpentard foudroyait du regard quiconque qui osait l’approcher. Une fois propre et habillée, la jeune fille amorça sa montée vers la grande salle de l’école. Comme il était encore relativement tôt et que les couloirs étaient pratiquement vides, sauf pour un chat qui se promenait furtivement, la jeune Trown décida de prendre son temps pour se rendre à la grande salle. La salle commune des Serpentards était proche de la grande salle et les étudiants de la maison verte n’avaient rarement besoin de se dépêcher le matin pour se rendre au petit déjeuner. Les pas de Heather résonnaient dans le couloir dans lequel elle marchait.

Depuis les événements de l’an passé, l’ambiance du monde magique avait beaucoup changé. Elle ne savait pas trop à quoi s’attendre pour cette année avec Rogue comme directeur de l’école et les Carrows. Bien qu’elle ne les connaissait que de nom, les histoires qu’elle avait entendues hier dans la salle commune étaient assez illustrées pour la rendre quelque peu nerveuse sur la situation. Heather savait bien qu’avec son attitude colérique et violente, elle ressemblait à une future mangemort. Malgré qu’elle ne savait pas vers quel côté se pencher encore, étant beaucoup trop préoccupée à vouloir éliminer son père, elle préférait grandement que tout le monde continue de croire cette histoire. Après tout, les promesses de grandeur faites par Vous-savez-qui étaient très alléchantes et cela éviterait probablement des douleurs additionnelles qu’elle préférait esquiver.

Finalement arrivée dans la grande salle, la Serpentard se rendit à la table de sa maison. Il n’y avait pas beaucoup d’élèves d’arrivés, comme il était encore tout de même tôt. Les seuls étudiants présents mangeaient silencieusement ou chuchotaient entre eux. N’y portant pas plus d’attention, Heather s’assit et étira son bras vers l’eau chaude et les feuilles de thé et commença à préparer la boisson qu’elle aimait tant. Une fois le tout prêt, elle prit la tasse à deux mains, profitant de la chaleur qu’elle dégageait pour se réchauffer un peu, et observa l’entrée sporadique des élèves.

Comme la jeune Trown n’avait pas très faim, elle décida d’attendre que sa bonne amie, Aileen, arrive avant de se servir. Malgré les 2 ans qui séparaient les deux filles, Heather et Aileen étaient devenues amies au fil des années par leur situation familiale semblable. Avec le temps et beaucoup de patience du côté d’Aileen, après tout le caractère de Heather en éloignait plus d’un, les deux Serpentards avaient appris à se confier et à partager leur histoire. En toute honnêteté, Heather pouvait avouer qu’Aileen était l’amie la plus proche qu’elle avait : ressemblant à une plus jeune soeur qu’elle n’aurait jamais eue. C’est pourquoi, en ce matin du 2 septembre, Heather attendait avec impatience l’arrivée de son amie pour retrouver cette relation qu’elle chérissait tant.

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MessageSujet: Re: [2 septembre 1997] Enfin de retour Mar 11 Avr 2017 - 21:00

Flashback :

Le soleil avait disparu du ciel de Londres laissant la place à l’éclairage bleuté de la Lune. Aileen était toujours chez elle. Enfin chez elle … Ce qui se rapproche le plus d’un chez soi. Son père était sorti il y avait déjà plusieurs heures mais n’était toujours pas rentré. On s’approchait de plus en plus de la date fatidique : la rentrée 1997 de sa fille à Poudlard, l’école des sorciers, qu’il détestait tant. Depuis bientôt 3 ans que cette date devenait un réel prétexte au combat, Daniel devenant une réelle bombe à retardement. Aileen s’était souvent posé la question : pourquoi tant de haine ? Pourquoi une telle rage contre elle ? Pourtant un tel acharnement ? Il savait pertinemment qu’elle n’avait pas d’autres choix que d’y retourner chaque année. C’était ridicule de la faire culpabiliser de la sorte. Attention, ce n’était pas un monstre loin de là. Il avait peur. Peur de la perdre, peur qu’elle l’abandonne pour un monde qui n’était pas le sien … Mais c’était très difficile de se dire une chose pareille quand un crochet du droit vous décroche la mâchoire.
En réalité, le fait qu’il développe une telle énergie à la détester, et déchaîner sa haine contre elle, ne la choquait plus autant que les premières fois. C’était devenu … Normal pour elle. Bien sûr, elle savait pertinemment qu’il n’y avait rien de normal d’être violent avec sa fille, ni avec quiconque. Surtout qu’elle n’était responsable de rien dans cette histoire, elle était juste Aileen, sa fille de 15 ans qui a perdu sa mère comme il a perdu sa femme. Il avait un réel mal-être en lui et rien ne semblait pouvoir combler son désespoir. Parfois, elle ressentait de la pitié pour lui, cet être triste et vidé, asséché par la peine.

La porte d’entrée claqua violement, des pas approximatifs tapant le sol du carrelage. Aileen, toujours habillée, était plongée dans son lit, un livre de métamorphose à la main. Elle prit alors une grande inspiration. Que devait-elle faire ? Descendre ou le laisser dans son mal-être ? Si elle décidait de descendre elle était sûre de se recevoir une bouteille sur le crâne. Mais si elle restait cloîtrée dans sa chambre, il y avait un facteur de risque non négligeable que cet homme s’y introduise pour la tirer du lit. La jeune femme se leva et cacha l’ouvrage sous son oreiller, posant à la place un exemplaire de Stephen King, « Le dôme ». C’était une petite technique pour que son père ne la croit pas trop impliquée dans le domaine magique. Elle ne savait pas si c’était très utile mais comme on dit, qui ne tente rien n’a rien.
La jeune femme sortit de sa chambre, les cheveux détachés et électrifiés par les frottements de son oreiller. En descendant les escaliers, ses mains tremblaient, glissant le long de la barre. Oui, elle commençait à avoir peur de son père à ce moment précis. Même si globalement leurs disputes se ressemblaient de plus en plus, elle appréhendait ses réactions, attendant que le premier coup de la soirée. Aileen entendit soudain des halètements mouillés provenant du salon. Son père pleurait à chaudes larmes. C’était donc une de ces situations … Elle ne savait pas la procédure à suivre dans ces cas-là : lui couler un bon bain chaud en lui disant qu’elle lui écrirait tous les jours. Pourquoi pas ? Même si ces propos étaient totalement faux, il fallait mieux essayer ce coup de poker.

- Qu’est-ce que tu veux ? dit-il entre deux sanglots tandis que sa fille était arrivée dans la même pièce que lui. Il passa le dos de sa main sur son visage, mine de rien.
- Je t’ai entendu rentrer, répondit-elle en se rapprochant de lui. Je me suis inquiétée tu sais.
- Tu parles ! sa voix grave s’était projetée contre elle contre une flèche d’archer. T’attends juste le moment de monter dans ton train de me**e et de me …

« Laisser ici comme une me**e »

- Laisser ici comme une mer*e ! T’es comme ta mère p***in !

Il prit sa tête dans ses mains, séchant les nouvelles perles salées qui avaient couler sur ses joues rougies par l’alcool. Ils s’étaient tellement disputés sur le sujet qu’Aileen pouvait deviner la fin de certaines de ses phrases. Il était toujours comme ça lorsqu’il était ivre : entre haine et larmes, c’était un régal. La jeune femme avait de plus en plus de facilité à le gérer quand elle était à la maison, mais cette situation commençait à peser sur ses épaules. C'était comme si quelqu'un lui rajoutait un poids dans son sac à dos à chaque nouvelle crise. Elle était épuisée.

- Viens, dit-elle d’une voix posée en posant une main sur son épaule, tu n’es pas dans ton état normal. Je vais te couler un …
- Laisse-moi pu***n !

En disant cette phrase, il s’était retourné et l’avait poussé violemment, la faisant atterrir contre le mur en face d'eux. Son crâne se cogna violemment contre une étagère remplie de livres, les faisant tomber un à un sur le sol. Aileen glissa contre le sol, sa vision se brouillant pendant un éclair de seconde. Daniel, quant à lui, qui ne semblait pas prendre la dimension de son action, se saisit d’un cadre posé sur le plan de travail de la cuisine. Elle savait exactement quelle photo il contenait. C’était un cliché de ses deux parents, lors d’un de leur voyage en France. Sa mère souriant comme une enfant et son père la tenant fermement autour de ses bras bronzés par le soleil de méditerranée. Aileen avait toujours aimé cette photographie. Elle était si tendre, si pure. Daniel, observant le cliché avec tendresse, se laissa glisser sur le sol, le visage en larmes. Il caressa le verre avec délicatesse. Aileen ne voulait pas en voir plus. C’était trop difficile pour elle. La jeune femme se releva brusquement et se dirigea vers le hall d’entrée pour mettre ses chaussures et un manteau.

- Pourquoi tu es partie ? Je t’aime pu***n Mat ! Ai’ re …

Aileen prit pas la peine de répondre à son père et ferma la porte derrière elle, sachant qu’il ne viendrait pas la chercher. Il ne pourrait pas marcher jusqu'au portail sans se vautrer par terre. Elle reviendra dans une demie heure, lorsqu’il se sera endormi dans son propre vomi. Comme d'habitude quoi ... Les rues étaient désertes, quelques chats errants râlant entre les maisons : après tout, il n’était pas loin d’être trois heures du matin. En vagabondant, la jeune femme priait. Elle priait un Dieu dont elle ne croyait pas l’existence. Elle priait pour que cela cesse enfin. Pour qu’elle puisse vivre une vie tranquille et simple. Seule ou accompagnée, elle s’en fichait. Après ce que l’Amour avait fait à son père, elle préférait l’éviter comme la peste. Elle n’y croyait plus. Aileen voulait juste, à ce moment précis, faire un saut dans le temps et atterrir à Poudlard, là où il y aurait moins de peur, moins de tristesse.

Fin du Flashbak :

2 septembre 1997 :

Ses yeux refusaient de s’ouvrir en cette matinée de rentrée scolaire, il était encore trop tôt pour son organisme. Elle entendait quelques draps se froisser, signe que quelqu'un sortait de son cocon de chaleur. Pendant les minutes pendant lesquelles la jeune femme émergeait, les portes s’ouvraient et se fermaient au gré du départ des filles du dortoir de Serpentard. Au bout de quelques minutes, elle eut comme un flash et ouvrit ses yeux. Ses pieds rejoignirent se chaussures automatiquement, comme si une mouche l’avait piquée. En se levant ce matin-là, Aileen avait pris une grande décision : C’était un nouveau jour. Plus de pleurs, plus de souffrance. Elle ne se laisserait plus faire. Elle se le jurait, c’était une nouvelle promesse qu’elle seule pourrait tenir. En se dirigeant vers la salle de bain ce matin-là, elle avait laissé couler une dernière larme mais c’était LA dernière.
La jeune femme se pressa pour se préparer, après tout, elle n’avait pas à réfléchir des heures pour savoir ce qu’elle allait bien pouvoir enfiler : c’était le retour du bien aimé uniforme. Elle respira profondément lorsqu’elle eut fini de serrer sa cravate en se voyant dans le miroir : Qu’est-ce qu’elle aimait cette couleur verte et argent orner ses vêtements. Elle en était fière. En plus, cela faisait bien ressortir ses cheveux blonds vénitiens et ses yeux verts. En regardant la montre qu'elle était en train de fixer sur son bras, un sourire s’immisça sur son visage. Vu l'heure qu'il était, Heather devait être sur le chemin de la Grande Salle, voir être déjà arrivée. Elle adorait cette fille. Soudain, elle entendit une meute de filles se rapprocher de la salle de bain. Aileen arrêta alors de se contempler telle narcisse et enfila sa verte avec hâte. Elle n’aimait pas se mêler à la foule.

- Je vous laisse la place.

La jeune femme prit le temps de faire son lit avant de rejoindre la Grande Salle. Elle n’aimait pas le bazar, et encore moins lorsqu’elle en était la responsable. De surcroît, se coucher dans un lit chaud et douillet était un point culminant au gradient du bien être dans ses journées. Son ventre se mit alors à crier famine. Elle n'était pourtant pas du matin et avant beaucoup de mal à manger à ces horaires-ci.
Elle monta les marches des cachots pour rejoindre la Grande Salle, avec quelques étudiants matinaux l’accompagnant. Tandis que les premières années semblaient perdus et suivaient la foule, les plus âgés étaient heureux de se retrouver après une telle période de latence. Un étudiant de Poufsouffle la bouscula même en voyant son groupe d'amis. Aileen pénétra dans la Grande Salle, heureuse de pouvoir de nouveau sentir les belles odeurs matinaux de cette pièce. En parcourant la pièce des yeux, elle ne put s'empêcher de sourire comme une imbécile, comblée de retrouver une telle atmosphère. Son regard s'arrêta lorsqu'elle vit Heather assise à la table de leur maison, une tasse posée juste devant elle. La jeune femme avait l'air seule, attendant quelqu'un. Aileen pensait, espérait, secrètement que c'était elle la personne en question. Elle s'avança alors vers elle, se contrôlant pour ne pas avoir l'air trop enthousiaste aux yeux des autres.

- Heather ? Se présenta-t-elle en s'asseyant à côté d'elle.
Petit thé dès le matin ? On change pas ses habitudes à ce que je vois.

Heather était une de ses très bonnes amies depuis bien des années. En réalité, cela ne faisait que deux ans qu’elles étaient proches. A son arrivée à Poudlard, elles avaient commencé à faire connaissance mais le caractère bien trempé d’Heather couplé à ses affinités naissantes les avait vite distancées. En effet, la jeune femme de deux ans son aînée s’était fait rejetée par la communauté serpentarde à cause de son histoire avec un griffon. Toute une histoire. Et bien entendu, Aileen, encore frêle et sans personnalité, n’avait pas voulu se mettre à dos sa maison et avait choisi d'établir des distances entre elles. En réalité, elle n’avait ni cherché à la soutenir, ni à reprendre contact avec elle. Elle n’avait pas aimé qu’elle choisisse ce garçon plutôt qu’eux, sa famille. Ce ne fut que quelques mois plus tard que les deux jeunes femmes se rapprochèrent, se trouvant des points communs inattendus : leurs mésaventures familiales étaient similaires … Les deux le savaient. Du côté d’Aileen, elle était bien la seule personne, avec Miranda, à être au courant de la violence de son père à son égard. Les deux évitaient d’en parler parce que ce n’était pas quelque chose dont elles étaient fières, mais quelques fois, le poids des mots était trop lourd à garder pour soi-même.
Aileen s’installa à côté d’elle, se servant un thé au citron, comme elle les aimait tant. En mettant un carré de sucre dans l’eau bouillante, elle observa son amie. Elle avait l’air soucieuse, et Aileen avait de gros soupçons sur la raison du pourquoi. Sûrement son père, qui comme le sien, avait fait des siennes. Elle voulait la soutenir, lui montrer qu’elle était présente pour lui changer les idées. Connaissant Heather, elle chercha les mots pour ne pas la braquer. Déjà l’an passé, la rentrée avait été difficile pour elle.

- Alors ? Pas trop … Débuta-t-elle en pesant bien ses mots avant de choisir de contourner la problématique, voyant les élèves affluer dans la Grande Salle comme des cafards autour d’un pain de viande. Tu vois ce que je veux dire. Alors, ces « vacances » ?

HJ Heather <3:
 

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“The hardest thing about "everything happens for a reason" is waiting for that reason to show up.”
― Karen Salmansohn
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MessageSujet: Re: [2 septembre 1997] Enfin de retour Ven 21 Avr 2017 - 15:49

La grande salle de Poudlard avait commencé à se remplir. Les tables des quatre maisons étaient parsemées de quelques étudiants ici et là qui avaient affronté les petites heures du matin pour venir manger leur petit déjeuner. Les chuchotements commençaient à remplir la salle peu à peu, augmentant de volume proportionnellement avec le nombre d’élèves qui venaient rejoindre leurs amis. Comme à l’habitude, la table des serpentards était la plus silencieuse. Les membres de cette noble maison étant généralement plus réservés en public. Selon eux, il était disgracieux d’être aussi bruyant que des gryffondors ou encore aussi affectueux que des poufsouffles. Après tout, les serpentards savaient se tenir. Heather n’en faisait pas exception.

La serpentard, maintenant en 7e année, siphonnait doucement son thé et regardait la porte d’entrée. N’importe quelle personne observatrice aurait rapidement remarqué qu’elle attendait quelqu’un. La serpentard déjeunait parfois seule, mais ce matin n’était pas l’un de ceux-là. Elle préférait attendre son amie avant de commencer. Après tout, c’était la façon polie de faire les choses. Ce n’est que quelques minutes plus tard que la personne en question fit son entrée dans la grande salle, attirant le regard d’Heather. Revoir Aileen était toujours un moment auquel elle attendait avec joie. Un petit sourire moqueur étira le coin des lèvres de la plus vieille des deux jeunes filles en remarquant le grand sourire d’Aileen qui parcourait des yeux la salle. Elle ne pouvait s’empêcher de trouver son amie fort comique lorsqu’elle montrait ses émotions aussi ouvertement en public. Après tout, elle était reconnue comme étant la Reine des glaces et sourire grandement et sans gêne n’était pas dans ses habitudes de tous les jours, surtout pas lorsque la population de Poudlard pouvait s’en rendre compte aussi facilement. Heather se demandait parfois si la plus jeune se rendait compte de ces moments-là et s’ils étaient voulus.

Voyant son amie se diriger vers elle, Heather cacha son sourire en prenant une gorgée de son délicieux thé. Les effets de la théine commençaient à faire effet dans le corps de la Serpentard. Elle se sentait progressivement plus réveillée et en possession de ses moyens, une sensation qu’elle accueillait chaleureusement. C’était dans cet état d’esprit et avec beaucoup de plaisir qu’elle accueillit son amie à la table, à ses côtés.

- Heather ?, dit son amie.

Ladite Heather tourna son visage vers Aileen et inclina doucement la tête en guise de salut. Malgré la théine, elle ne se sentait pas encore très verbale. Les matins étaient vraiment son plus grand damne, surtout ceux lors de la première semaine de retour à l’école.

- Petit thé dès le matin ? On ne change pas ses habitudes à ce que je vois, continua son amie.

S'étouffant légèrement avec son thé en riant, Heather sourit à son amie et répondit tranquillement :

- Pourquoi changer une formule gagnante ?

La question, clairement rhétorique, tomba sans réponse le temps qu’Aileen prépare son thé. Malgré le silence, les deux jeunes filles étaient clairement confortables l’une avec l’autre. Les premières discussions entre les jeunes filles étaient souvent parsemées de silence ici et là, le temps de se réhabituer. Le rythme de vie était toujours bien différent à l’école qu’à la maison. Regardant du coin de l’oeil sa chère amie, Heather remarqua que celle-ci ne semblait pas trop mal en point et que ses mouvements semblaient surs et confortables. Une vague de soulagement se fit ressentir. La situation familiale des deux jeunes filles étant très semblables, Heather avait toujours peur pour son amie durant les vacances et comme elle était de 2 ans l'aînée d’Aileen, la plus vieille serpentard avait toujours voulu protéger la plus jeune. Elle regrettait toujours de ne pas pouvoir accompagner Aileen lors des vacances et ainsi, faire de son mieux pour protéger la jeune fille. Après tout, un père moldu était plus facile à faire peur qu’un père sorcier qui savait utiliser sa baguette à toutes les sauces. Heather frissonna légèrement en passant à son père. Il n’avait pas été de la main morte cet été, probablement en sachant très fortement que l’été prochain, elle serait en âge et pourrait mieux se protéger contre ses élans violents. Perdue dans ses pensées, elle ne se rendit pas compte de son amie qui l’observait et que son visage avait pris une expression inquiète. Heather fit donc légèrement le saut lorsque son amie s’adressa de nouveau à elle d’un ton contrôlé :

- Alors ? Pas trop…Tu vois ce que je veux dire. Alors, ces “vacances” ?

Heather soupira et déposa son thé. Fermant les yeux quelques instants, elle prit le temps de prendre quelques bonnes respirations avant d’ouvrir les yeux de nouveau et fixer du regard son amie. Son masque était de retour et bien en place sur son visage. Malgré qu’elle soit bien à l’aise avec son amie, elle détestait avouer ses faiblesses et ses “vacances” étaient toujours ses plus gros échecs personnels. Passant une main à travers ses longs cheveux bruns, Heather chuchota, pour ne pas se faire entendre des autres :

- Ah… tu sais… c’est toujours la même histoire, commença Heather.

Prenant une pause de quelques instants, elle tenta de sourire sans grand succès à son amie. Prise d’un élan d'honnêteté qui survenait seulement lorsqu’elle était en présence d’Aileen, elle élabora un peu plus sur lesdites vacances qui venaient de se terminer :

- Je crois qu’il sait que c’est la dernière année où il pourra .. “s’amuser” avec moi. Il n’y est pas allé de main morte… Je crois que je n’aurai pas le choix de trouver une excuse pour aller à l’infirmerie.

Le “encore” resta non dit, mais bien compris par son amie, elle en était sure. Parler de son été était toujours une chose difficile. Chaque mot qui sortait de sa bouche lui rappelait plus fortement les blessures dont elle souffrait, comme si une lame de rasoir passait sure chacune des ecchymoses et cicatrices qui se dessinaient sur sa peau fine. Son esprit revivait chacun des coups et des sorts qu’elle avait subis lors de ses vacances. Entendant un son au loin, elle revint soudain à ses esprits et secoua légèrement la tête pour éclaircir ses esprits. Elle n’était plus chez elle, elle était à Poudlard. Relevant la tête qu’elle n’avait pas réalisé avoir baissée, Heather regarda son amie et tenta, avec très peu de subtilité pour une serpentard à changer de sujet :

- Et toi ? Comment était ton été ?

HJ Aileen <3:
 

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MessageSujet: Re: [2 septembre 1997] Enfin de retour Mar 23 Mai 2017 - 18:04

Elle savait pertinemment qu’il s’agissait d’une question stupide mais Aileen avait crucialement besoin de savoir si les choses étaient différentes. C’était sûrement naïf de sa part -depuis le temps elle aurait dû apprendre à ne plus en faire preuve- ou bien totalement inconsciemment cruel et égoïste de sa part. En fait, elle voulait savoir, d'une part -même si elle était persuadé de connaître sa sombre réponse- si els choses s'étaient amélioré pour son amie si chère à ses yeux, et d'autre part, si Aileen n'était pas la seule à avoir compté les jours avant de retourner dans cette école. Après, en vérité, elle s’était dit que cela ne servait à rien de tourner autour du pot pendant quinze ans. Elle voulait savoir maintenant, et même si ce n'était pas le cas, ce sera un jour ou l'autre. Que ce soit aujourd’hui ou le lendemain en voyant son amie grimacer en se levant le matin.
 Ce qu'elle voulait se persuader c'était qu'elle avait voulu faire comprendre à Heather qu’elle était loin, très loin d’être seule dans cette situation difficile. Aileen comprenait le sentiment d’injustice et de solitude qu’elle pouvait ressentir. Le fait qu’on se mette, volontairement ou non, dans une bulle imaginaire pour panser nos blessures et reprendre du poil de la bête. La voix de son amie ne fit que confirmer le point de pression qu’elle sentait peser dorénavant au milieu de sa poitrine.

- Ah, tu sais … C’est toujours la même histoire.

 L’expression de bienveillance que lui arbora ensuite Heather se sentait faux et Aileen le prit en plein cœur comme l’haleine d’un troll des montagnes soufflant juste devant son nez. sortant. La jeune femme appuya son regard sur sa cadette pour l’encourager à poursuivre. Les mots qu'elle allait prononcer équivalaient à les maux que l'on ressent lorsqu'on arrache un pansement aussi vite que possible pour diminuer la douleur. A peine cicatrisé, c’était important d’exorciser tout cela. Pour l’encourager et ne pas la faire se sentir obligée de lui parler, Aileen porta son thé à sa bouche. Le liquide commença à couler le long de sa trachée, tandis que son amie semblait réfléchir à ses mots. Brusquement, elle reposa la tasse, d'un signe mélangé de dégoût et de douleur : la boisson était encore trop chaude pour qu’on puisse l’apprécier à sa juste valeur.

- Par merlin! Il fallait que ça arrive à un moment où un autre ce truc, s'amusa-t-elle en essuyant les quelques gouttes de thé qui dégoulinait de sa bouche. Tellement glamour.
- Je crois qu’il sait que c’est la dernière année où il pourra … « s’amuser » avec moi. Il n’y est pas allé de main morte … Aileen fronça les sourcils, imaginant chacun des vices physiques que son amie avait bien pu subir durant tous ces mois. Je crois que je n’aurais pas le choix de trouver une excuse pour aller à l’infirmerie.

 Aileen ne savait pas quoi dire pour lui répondre, comme d'habitude. De plus, elle avait toujours été mauvaise pour discuter de la vie des gens, de les conseiller, les rassurer. La plupart des gens pensait qu'elle était juste désagréable et ne s'intéressait pas à eux -même si c'était certes parfois le cas- c'était loin d'être cela. La jeune femme ne savait juste pas comment leur parler, quoi leur dire sans les brusquer. Son pouvoir de manipulation de fonctionnait que lorsqu'elle y trouvait un intérêt personnel loin de "de se faire des amis à Poudlard". Elle n'était pas du genre à s'apitoyer sur son sort ou bien sur celui des autres. Elle préférait en général les laisser parler, parfois hocher de la tête et dire "Ok, pas facile." s'il s'agissait d'un problème, ou bien "Oh super!" lorsque c'était positif. C'était une technique qui fonctionnait parfois. Pas toujours malheureusement. C'était différent concernant Heather. Avec cette fille, elle pouvait être elle même sans risquer qu'elle ne la comprenne pas ou bien qu'elle la prenne pour une peste. Ainsi, elle pouvait lui dire ce qu'elle aimerait elle-même entendre. Elle savait à peu près comment la rassurrer et lui expliquer son soutien.

- Il sait que tu va pouvoir te défendre de manière beaucoup plus efficace dès que tu auras tes Aspics. Et que tu vas le faire payer toutes ses années de peine. Voyant que quelques élèves verts et argents se rapprochaient un peu trop près d’elles, Aileen les fusilla du regard, fronçant ses sourcils clairs. La table de sa maison était loin d’être blindée et une rangée d’une dizaine de places demeurait infréquentée. Pourquoi allaient-ils venir se coller à eux ? C’était totalement illogique. Vous ne voulez pas non plus vous mettre sur nos genoux. Non mais quitte à nous coller autant que ce soit pour de vrai. La table est presque vide de ce côté-là. Sans les remercier et en soufflant pour leur montrer qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie, elle retourna vers son amie pour poursuivre leur conversation. Tu seras plus tranquille l’an prochain, ça va te changer la vie.

 La jeune femme se détendit en voyant ses collègues vipères s’éloigner de quelques places, leur laissant un champ de tranquillité bien plus important. Elle porta à nouveau sa boisson chaude à ses lèvres, avec une méfiance non dissimulée : se brûler était loin d'être son activité préférée. Par merlin qu’elle le voulait son thé … Cette fois-ci, elle put apprécier correctement le doux liquide. Que c’était agréable de sentir sa douce flaveur se titiller ses papilles gustatives ! Un vrai délice. Elle reposa la tasse sur la table alors que son amie continuait la discussion.

- Et toi ? Comment était ton été ?

 Elle ne savait pas par quoi commencer. A dire vrai, les deux jeunes femmes avaient des vies sœurs, comme deux faces d’une même pièce, et elle savait qu’elle la comprendrait. Mais le problème était qu’elle avait toujours eu beaucoup de mal à parler de sa vie extrasorcellerie, préférant sa bulle protectrice. Si les gens ne la connaissaient pas, ils ne pouvaient pas l’atteindre : c’était aussi simple que cela. Elle ne commençait à en parler que depuis qu'elle côtoyait Heather. Aileen prit son temps avant de déposer sa tasse sur la table de sa maison, en pinçant des lèvres pour arrêter la chute d’une goutte d’eau mentholée sur le sol. Elle parcourut les environs de ses yeux clairs à la recherche d’un individu trop proche d’eux, cela lui servirait d’excuse pour se taire. Malheureusement pour elle, leur cercle de tranquillité demeurait acceptable : il restait en effet environ trois places autour d'elle. Elle passa la main dans ses cheveux pour remettre une mèche de ses longs cheveux rouquins en place avant de commencer de conter ses vacances.

- Un peu comme toi au final. Quoiqu’il se soit calmé sur la question. C’est toujours difficile quand on arrive proche de la date de la mort de ma mère … tu vois ce que je veux dire ? Aileen, qui avait pour le moment toujours cherché le contraire, tourna la tête pour plonger ses yeux dans le regard de son amie. Il fallait lui montrer qu’elle lui faisait toujours autant confiance qu’il y a quelques mois. Rien n'avait changé entre elles durant ses dernières semaines et elle voulait le lui faire savoir. J’essayais de cacher de temps à autre des photos pour qu’il … Ne puisse pas tomber dessus … Qu’il ne retrouve pas ses démons etc … Mais bon, il a toujours une bonne excuse pour boire tu vois ? Si ce n’est pas ça c’est le fait qu’il soit au chômage qui le déprime, ou moi ou … La jeune femme prit une profonde inspiration. Elle repensait à ce qui lui était arrivé quelques jours plus tôt. Cela avait été loin d’être une situation isolée et unique. Elle ne savait pas si elle aurait une fois, ces 5 dernières années, été surprise de son comportement. Qu’il s’ennuie ou je ne sais quoi d’autre. Après il est en colère, tu connais la suite.

 Son regard s’éloigna de son amie et se dirigea vers la masse d’élèves qui s’étaient agroupé dans la Grande Salle. A l’heure qu’il était, la majorité des habitants de cette école étaient prêts à prendre leur petit déjeuné. Les cours allaient commencer dans une petite demi-heure et on voyait déjà certains fayots de première année se précipiter vers la sortie, pressés et stressés. Les premières années étaient émerveillées devant la beauté de la pièce ainsi que de l’abondance de nourritures se trouvant sur les tables. Un petit groupe de Serdaigle rejoignit leur emplacement habituel : au milieu, Aileen vit la petite Miranda Bacchetta, en deuxième année ici. Elle souriait et semblait excitée comme une puce, sautant autour de ses amis en leur parlant gaiement.

- Après j’ai passé une partie de mes vacances à m’occuper de Mir’, tu sais, la petite là-bas, expliqua-t-elle en montra la jeune fille du doigt. Lorsqu’elle vit qu’elle se tournait dans sa direction, elle détourna rapidement le regard et passa la main dans ses cheveux afin de cacher au mieux son visage. Elle se sentit alors obligée de se justifier auprès de son aînée. Non mais je suis pas sa tutrice non plus, il ne faut pas exagérer. Je suis restée avec elle parce que sa mère me payait un petit peu voilà tout. Elle est toujours très occupée et son père travaille au ministère donc il n’est quasiment jamais dans leur maison. Après, ça m’arrangeait comme ça je pouvais sortir de chez moi. Parfois je dormais chez eux … Enfin bref, voilà. Vacances finies. Enfin vacances ... C'était plus une histoire sans fin. Tous les jours le même schéma à en dormir debout. Tu crois que Miss Pompfresh va instaurer des cartes fidélités à cause de nous ?

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MessageSujet: Re: [2 septembre 1997] Enfin de retour Lun 24 Juil 2017 - 20:02

Heather pouffa doucement de rire lorsqu’elle vu les petites gouttes de thé s’écouler le long du menton d’Aileen. Bien qu’elle se doutait que cela n’était pas volontaire, elle apprécia la distraction offerte par son amie. Rire en public n’était pas trop le fort de la jeune fille : elle n’aurait normalement jamais laissé passer un tel affichage d’émotion devant les étudiants de l’école ainsi que les professeurs et mangemorts résidant au château, mais la douleur physique affectait la capacité à son esprit de penser correctement. Elle devait paraître complètement folle aux gens habitués de la voir aussi froide qu’un glacier.

Reprenant son air stoïque, après s’être châtiée mentalement, Heather reporta son attention sur sa cadette.

- Il sait que tu va pouvoir te défendre de manière beaucoup plus efficace dès que tu auras tes Aspics. Et que tu vas le faire payer toutes ses années de peine.

Le regard de Trown s’assombrit à ces mots en pensant à la fin de sa dernière année scolaire. Oh oui, elle allait lui faire payer.

Lorsqu’elle était encore une simple petite fille, Heather n’était pas intéressée par la vengeance. La seule pensée qui tournait en boucle dans son esprit d’enfant était : pourquoi tu fais ça papa ? Du haut de 5 ans, lors d’une de ses expéditions au parc avec sa mère, Heather avait vu un père qui s’amusant avec son fils : un fils à peine plus vieux qu’elle. Elle avait bien vu le garçon éclater de rire en jouant avec son père et la confiance totale qui régnait lorsqu’il se faisait lancer dans les airs. Elle avait aussi remarqué l’amour dans les yeux du patriarche qui ne quittait jamais du regard son enfant, comme si celui-ci était la chose la plus précieuse au monde. Un peu comme son père à elle regardait la bouteille de whiskey. Le soir même, alors que son père murmurait des insultes dans sa barbe naissante, Heather avait pris le peu de courage qu’un enfant de son âge possédait et avait osé poser la question fatidique à son père pendant que celui-ci fixait un point imaginaire dans le salon : pourquoi tu fais ça papa ? La voix aigüe de la fillette avait résonné dans toute la maison. Le bruit d’un verre éclatant au sol s’était fait entendre de la cuisine au même moment que la main ouverte de son père était entrée en contact violemment avec la joue de l’enfant. Ce fut la dernière fois que Heather posa la question à voix haute. Arrivée à l’adolescence, l’incompréhension s’était changée en colère, puis en haine. Il n’y avait aucune bonne raison pour les actions de son père et elle le savait. Chaque été était un enfer pour elle, mais aussi, une validation que son but ultime était le bon. Elle allait tuer son père et il n’y avait rien de plus certain pour elle que cela. Heather avait passé les trois dernières années à planifier et rechercher la meilleure méthode pour accomplir son objectif. Après tout, son père était un sorcier et il ne serait donc pas facile de s'en débarrasser. On aurait pu croire que l'alcool aurait affecté ses capacités, mais malheureusement pour la jeune fille, ce n'était pas le cas. Tout au contraire, le vice de l'homme semblait le rendre plus impulsif, imprudent et colérique : un mélange d'émotions aussi explosif qu'un cocktail Molotov.

- Oh oui. Il va le regretter, murmura rageusement la plus vieille des deux filles, les jointures de ses mains devenant blanches sous la colère.

Quelques instants plus tard, après une petite interruption de gens non invités à s'asseoir près d’elles, la conversation se concentra sur l’été de sa soeur de coeur. L'aînée savait que son été n’avait probablement pas été mieux : après tout, c’était l’une des raisons pour laquelle les deux filles étaient si proches. Elles avaient une histoire malheureusement beaucoup trop semblables. Bien que le père de la cadette était un moldu, elle avait rapidement compris que cela ne rendait pas la situation moins dangereuse ou encore douloureuse. Les moldus ayant autant d'imagination que les sorciers dans ce domaine.

- Un peu comme toi au final. Quoiqu’il se soit calmé sur la question. C’est toujours difficile quand on arrive proche de la date de la mort de ma mère … tu vois ce que je veux dire ?

Le regard que lui lança son amie par la suite fut une fenêtre ouverte sur les émotions d’Aileen. Heather sentit le souffle lui couper sous la quantité d’émotions qu’elle pouvait y lire : compréhension, tristesse, colère, mais surtout confiance. Confiance, car malgré tout, elles savaient qu’elles pouvaient tout se dire et se raconter. Heather offrit un petit sourire triste à son amie en signe de compréhension. Une vision très rare pour la population étudiante, mais pas pour Aileen à qui elle disait tout.

- J’essayais de cacher de temps à autre des photos pour qu’il … Ne puisse pas tomber dessus … Qu’il ne retrouve pas ses démons etc … Mais bon, il a toujours une bonne excuse pour boire tu vois ? Si ce n’est pas ça c’est le fait qu’il soit au chômage qui le déprime, ou moi ou …Qu’il s’ennuie ou je ne sais quoi d’autre. Après il est en colère, tu connais la suite.

La main d’Heather s’étira pour se déposer sur celle d’Aileen, mais fit demi-tour rapidement sans compléter le geste, déposant sa main sur la table près de sa tasse oubliée. Les gestes affectueux avaient toujours été choses difficiles pour Heather. Alors que des paroles ou des petits sourires ici et là étaient maintenant devenus une seconde nature lorsqu’elle était en présence de son amie, les gestes parlaient trop. C’était une étape de plus qu’elle ne savait pas si elle pouvait franchir, si elle était capable de franchir.

- Ce n’est pas toi le problème. N’oubli jamais ça! Ce sont ces incapables et incompétents d’hommes qui osent se dire pères le problème. Les salops!, chuchota Heather d’un ton mi-réconfortant, mi agressif.

Voyant que Aileen explorait du regard la grande salle, la jeune Trown en profita pour prendre finalement une bouchée. Les cours allaient bientôt commencer et son humeur serait encore plus bagarreur si elle n’avait pas quelque chose dans l’estomac. Contemplant quelques instants les différents choix que les elfs avaient cuisinés, Heather finit par remplir son assiette d’une portion de salade de fruits, d’une toast et d’un peu d’oeuf au bacon et commença à manger lentement. Elle avait à peine pris une bouchée que Aileen se remit à parler, discutant ce coup-ci de Meredith, une petite serdaigle surexcitée qu’elle pointa du doigt. Heather savait bien sûr qui était Meredith : elle faisait après tout partie intégrale de la vie d’Aileen et elle avait donc quelques fois étaient mentionnés ici et là par la jeune fille. Par contre, c’était la première fois qu’elle avait autant de détails sur la petite.

- Bien contente que tu es eu des soirées pyjamas pendant ton été : tu as du avoir du plaisir à faire les ongles de la petite et à parler jusqu’aux petites heures du matin, dit Heather d’un ton sec où une pointe de jalousie pouvait se faire entendre.

Réalisant à qui elle venait de parler, Heather soupira et ferma les yeux quelques instants pour reprendre le contrôle de ses émotions. Ouvrant les yeux doucement, elle tenta de s’excuser via son regard. Ses émotions avaient parfois le meilleur d’elle et alors qu’avec quiconque elle s’en aurait bat les reins d’avoir parlé comme cela, avec Aileen, c’était une toute autre histoire. La colère n'était pas toujours la meilleure solution : même Heather pouvait l'avouer et ce cas-ci en était un bel exemple.

- Ahem… je…. Je suis contente pour vrai tu sais… c’est vraiment bien que la famille de Meredith t’accueille comme ça… et que tu puisses avoir un peu de… de répis.

Submergée par son malaise, Heather tenta de changer de sujet rapidement :

- Et oui, ça serait bien des cartes fidélités! Après 5 nuits passés à l'infirmerie, recevez la 6ème gratuitement, dit-elle d’un ton d'où le sarcasme pouvait se faire entendre. Alors, quel est ton premier cours de l’année ?, continua-t-elle sans même reprendre son souffle. Elle espérait vraiment ne pas avoir bourder avec son amie sur ce coup-là.

HJ:
 

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[2 septembre 1997] Enfin de retour

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