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[Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL

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SERDAIGLE1ère année
    SERDAIGLE
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MessageSujet: [Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL Dim 12 Mar 2017 - 12:36


Le vendredi soir, il y avait toujours une certaine effervescence à Poudlard. Les semaines étaient longues et difficiles pour chacun des élèves, et tous attendaient avec grande impatience le weekend. Pendant deux jours, tous les jeunes sorciers essayaient d'échapper à la surveillance accrue des Carrow, et prenaient de grands bols d'air frais dans le Parc. Toute cette agitation était d'autant plus perceptible chez les plus jeunes du Château, notamment les premières années avec leur trop-plein d'enthousiasme débordant. Amanda et sa meilleure amie, Alvy Hopkins, n'échappaient pas à la règle. Les deux petites filles étaient surexcitées en cette fin de semaine, contrastant avec la fatigue des cours de la semaine et l'épuisement psychologique induit par la mauvaise ambiance au sein de l’École. Quand elles décompressaient, les deux copines cavalaient dans les couloirs et lançaient leurs sacs à dos dans les escaliers, riant aux éclats. Quelques fois, elles étaient d'humeur railleuse et taquinaient gentiment leurs camarades de classe, se moquant de leurs mauvaises notes ou de leurs maladresses durant les travaux pratiques. Globalement, rien de méchant de la part de ces chipies.

Néanmoins, les gentilles plaisanteries de la benjamine des Ziegler allaient prendre un tout autre tournant en ce vendredi de la mi-octobre. Elle avait terminé les cours par la botanique, une de ses bêtes noires de l'année scolaire, et elle était littéralement rincée. En quittant les serres, elle et Alvy donnaient l'impression de porter toute la misère du monde sur leurs frêles épaules, et d'avancer à reculons en direction de la Salle Commune des érudits. Amanda n'arrêtait pas de bailler, et elle était persuadée que si elle s'allongeait dans son lit douillet, elle s'endormirait sur le champ et ne se réveillerait pas avant le lendemain matin, dix heures. Toujours est-il que la blondinette n'avait pas encore mangé, et qu'elle refusait d'aller se coucher à dix-sept heures trente, sans même dîner. Bien qu'elle s'était gavée de sucreries dans le dos de Madame Chourave, elle n'était pas rassasiée et elle avait des envies irrépressibles de champignons de Paris fris.

Les deux aiglonnes se dirigeaient dans l’aile ouest du château, afin de rejoindre la Tour de Serdaigle. La fatigue et les excès de sucre ne faisant pas bon ménage, l'excitation des gamines montaient graduellement. Elles parlaient fort, et se bidonnaient pour tout et n'importe quoi. Au jeu des imitations, Alvy caricaturait à merveille la grosse Pomona, si bien qu'elles riaient aux larmes. Amanda montra d'un signe de tête un élève de Nuncabouc à sa camarade. Cette dernière pouffa, pensant que son amie se moquait de son physique ingrat. Les lunettes, les boutons et les cheveux gras, cela ne faisait pas non plus bon ménage. Amanda ne put s'empêcher de rire bêtement à son tour, sa camarade de classe n'avait pas tort, il était vilain. Cependant, ce n'est pas là où la fillette aux cheveux blonds voulait en venir.

Elle confia à son amie qu'elle avait déjà lancé des maléfices sur des nés-moldus, sous l'approbation des élèves influents et plus âgés du Château. Alvy ne semblait pas très à l'aise à cette idée, elle n'aimait pas les conflits et appréciait tout le monde, sans distinction. Néanmoins, elle fit semblant d'être impressionnée pour ne pas être ridicule aux yeux de sa meilleure amie. Amanda était assez fière de ses relations au sein de Poudlard, elle se sentait privilégiée par bien des aspects. Dans la toute puissance, la jeune fille sortit sa baguette magique de sa cape, et la pointa sur le né-moldu qui marchait naïvement devant elles. Alvy se força à sourire, mais cela ressemblait davantage à une vilaine grimace.

« CADERO » s'exclama-t-elle d'une voix claire.

Le garçonnet s'étala immédiatement dans les escaliers, renversant son sac à dos par la même occasion. Les croches-pieds, il n'y avait rien de plus efficace, et de plus lâche, surtout lorsque le maléfice était lancé dans le dos de la personne. Les affaires de cours du pauvre malheureux étaient éparpillées partout autour de lui, et il poussa un petit cri de douleur. Il se retourna vers les deux fillettes, abasourdi. N'étant pas très courageuse, Amanda prit sa copine par la main et l'entraîna à contre-sens du môme, courant le plus vite possible. La Serdaigle se heurta violemment à un obstacle massif sur son chemin, un saule cogneur au beau milieu du Château, si ce n'est pire. Préférant assurer ses arrières et celles d'Alvy, elle n'avait pas fait attention à ce qu'il se passait juste devant elle. Elle recula d'un pas et reconnut, ébahie, la silhouette d'Elliot Campbell. Finalement, il était beaucoup moins imposant que le légendaire arbre planté au milieu du Parc. Son amie, quant à elle, avait intelligemment contourné l'adolescent et elle avait tracé sa route, l'abandonnant au début du chemin. Elle n'était pas prête de lui pardonner sa trahison de sitôt.

Elliot Campbell était un élève de cinquième année chez les érudits, et il était bien connu de la famille Ziegler. Depuis de sa plus tendre enfance, Amanda fréquentait le garçon et ses parents, ces derniers étant des amis des siens. C'était un jeune homme calme, et toujours très gentil avec elle. Pour preuve, il avait le même âge que Louis, le frère aîné de la fillette, mais ne la négligeait pas pour autant. Celle-ci le considérait comme un deuxième grand-frère, de part sa nature protectrice et sa douceur naturelle. Depuis la rentrée scolaire, elle ne l'avait que très peu vu. Elliot était un élève très discret, et ils n'avaient pas cours dans les mêmes parties de Poudlard. Il l'avait félicité pour sa Répartition, et ils s'étaient croisés quelques fois, mais sans plus. Mauvais concours de circonstance, Amanda tombait nez à nez avec lui au moment le plus inapproprié.

Amanda massa son petit nez endolori, elle avait pris le jeune Serdaigle en pleine face, au niveau de l'abdomen et du thorax. Elle s'empressa de jeter un coup d’œil derrière elle, le né-moldu n'était plus là. Gênée, elle croisa le regard contrarié de son ami, et se demanda aussitôt s'il avait assisté à la scène. Après tout, elle n'avait couru que quelques mètres, il n'était vraiment pas loin. Abruptement, la sorcière agrippa le cou de l'adolescent, manquant de l'étrangler, et enroula ses jambes autour de son ventre. Vingt-cinq kilos de muscles et de nerfs, cela faisait déjà son poids, même pour un jeune homme de quinze ans. Le bleu et bronze tituba quelques secondes avant de retrouver une certaine stabilité.

« Je suis contente de te voir ! » S'exclama la plus jeune des Ziegler. Elle avait la boule au ventre, anxieuse d'avoir été prise la main dans le sac, mais tentait de le dissimuler au mieux.

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL Lun 13 Mar 2017 - 3:19

C’était vendredi soir et Elliot en était bien heureux. Elliot avait toujours apprécié les week-ends, mais depuis cette année, il les appréciait plus que jamais. Le jeune étudiant avait l’habitude d’aimer aller en cours, d’y prendre plaisir, mais depuis la mort de Dumbledore, Severus Rogue comme directeur et les Carrows comme professeurs, il n’y avait plus rien d’amusant du tout à aller en cours. Les cours étaient axés sur la torture et certains professeurs ne se gênaient surtout pas à torturer les élèves qu’ils n’aimaient pas. Elliot, qui en temps normal, avait toujours la main levée prête à répondre à chaque question du professeur, s’était plutôt renfermé et ne parlait que lorsque c’était nécessaire. Il n’avait pas envie de se faire remarquer et/ou de s’attirer des ennuis. Il se contentait de faire ce que ses professeurs lui disaient, même si cela ne lui plaisait pas pour la grande majorité du temps. Elliot allait profiter de son weekend pour éviter les Carrows, soit en restant dans la salle commune avec ses amis ou encore en sortant à l’extérieur, quoique la température chutait très rapidement en ce mois d’octobre.

Aujourd’hui, Elliot avait eu une dure journée. Il avait eu un cours de potion, un cours d’enchantement, qui ressemblait plutôt à un cours de magie noire, et un cours sur l’art de la magie noire, soit celui qu’il détestait plus que tout. Astrid était une professeure qui n’avait rien d’attachant, elle était froide et sans pitié. Mieux valait ne pas s’attirer des ennuis avec elle.  Après son dernier cours, Elliot avait filé vers les serres. Le jeune Serdaigle passait beaucoup de temps dans les serres de Poudlard, et ce, depuis sa première année. Il c’était inscrit au club Haricot & Potiron dès sa première semaine d’études. Les plantes le passionnaient beaucoup, et les serres lui rappelaient son chez-soi. Les Campbells possédaient une grande serre, sur leur immense terrain, là où Anne Brett, la maman d’Elliot faisait pousser toute sorte  de plantes, la plupart pour des raisons médicales, puisqu’elle travaillait comme guérisseuse à Sainte-Mangouste.  Sa maison lui manquait énormément, et cela ne faisait que deux mois qu’il était à Poudlard … Les serres réussissaient toutefois à lui changer les idées. Comme il passait la plupart de son temps ici, il connaissait pratiquement tous les membres du club et s’était lié d’amitié avec la plupart d’entre eux. Lorsqu’il ouvrit la porte de la serre #3, il sentit la chaleur et l’humidité le frapper en plein visage. Il aperçut Vanier, un élève de 3ème année à Poufsouffle très sympathique.

« Salut Vanier ! »

Le jeune jaune fit un sursaut, il ne l’avait pas entendu, il était dos à Elliot et s’occupait d’une plante.

« Salut Elliot, ça va ? » lui avait demandé le jeune blaireau, le sourire aux lèvres, content de voir son ami.

« Oui très bien merci, dis, tu veux m’aider à arrosé les plantes, Nolan m’a dit qu’il ne pourrait pas passer ce soir, faudrait pas oublier ».

Vanier accepta avec plaisir. Les deux remplir plusieurs arrosoirs et lancèrent des Levosia afin de faire léviter les arrosoirs et firent en quelque sorte, un concours qui consistait à réussir à arroser le plus de plantes, le plus rapidement possible avec seulement l’aide de leur baguette et ce en gaspillant le moins d’eau possible, évidemment. C’était assez difficile, car il fallait être très délicat avec sa baguette magique, le moindre mouvement de travers faisait déplacer l’arrosoir soit horizontalement ou verticalement, ou soit les deux, et puis toute l’eau se vidait sur le sol. Le 3ème année, en essayant d’arroser les grosses fleurs géantes   au plafond de la serre et il avait gaffé. L’arrosoir était tombé par terre, d’assez haut, et l’eau avait éclaboussé sur les deux garçons, qui se mirent à rire. Cela faisait du bien de se marrer un peu, il en avait eu que très peu l’occasion cette semaine.  Lorsque les deux garçons eurent terminé leur travaille, ils fermèrent les lumières de la serre à coup de baguette magique et sortirent en discutant.

Alors qu’il s’apprêtait à rentrer dans le château, un hibou passa devant lui et atterrit sur ses épaules. C’était Juliette, son petit hibou de compagnie, un petit duc très mignon. Un sourire s’afficha sur le visage du jeune brun, en reconnaissant l’écriture sur la lettre qu’elle lui amenait; c’était celle de sa mère. Il fut doublement joyeux de voir qu’une boite de chocogrenouille était attachée à la patte de Juliette. Avec cette grosse journée, il avait oublié quelque chose de très important : aujourd’hui était le jour de son quinzième anniversaire !

« C’est mon anniversaire ! » s’exclama-t-il, joyeux.

« Bon anniversaire, Elliot » lui répondit son ami en lui donnant une tape amicale sur l’épaule.

Elliot n’ouvra pas sa lettre tout de suite ni sa chocogrenouille, il avait trop peur qu’elle saute par terre et qu’il ne puisse plus la retrouver. Il gardait ce plaisir pour plus tard, lorsqu’il serait dans son dortoir. Il avait très hâte de savoir ce que ses parents allaient lui offrir pour son anniversaire. Il cajola un peu son oiseau, lui donna un bisou et elle s’envola, direction la volière.  Elliot et Vanier se séparèrent, puisque chacun des garçons avait l’intention d’aller dans leur salle commune. Elliot arpentait les couloirs, se demandant ce qu’il allait bien avoir pour son anniversaire : un nouveau balai ? Ce serait trop bien. Un œuf de dragon ? dans ses rêves ! Des nouveaux bouquins ? Ça serait bien, mais moins bien qu’un balai.

« CADERO »

Elliot entendit une petite voix de fillette, mais n’avait pas vraiment porté attention à ses paroles. Il entendit toutefois un jeune garçon crier et s’effondrer sur le sol. Il le connaissait bien, c’était un né moldu, un de ses pauvres élèves à avoir été envoyé chez les Nuncaboucs. Cette « sous-maison » était complétement injuste selon Elliot. Il avait plusieurs amis, Samuelle et Wayoth par exemple, qui avaient été bannis de leur maison et envoyé dans ce trou à rat, comme des esclaves, comme si ce n’était que de la bouse. Ces élèves étaient humiliés, certains torturé et ils étaient obligés de rester à Poudlard, car le seigneur des ténèbres l’avait obligé. Il craignait sérieusement pour la vie de ses amis, et de voir un né-moldu se faire attaquer comme ça, gratuitement alors qu’il ne faisait que marché le mit en colère. Alors qu’il regardait le jeune homme ramasser ses trucs, il s’avança vers lui pour lui venir en aide, mais quelque chose le frappa de point fouet dans le ventre.

C’était Amanda Ziegler, une petite fille qu’il connaissait très bien. Elliot la connaissait depuis qu’il était tout petit, le père de cette jeune fille, Amos, était un des grands amis de ses parents et les deux Serdaigles se voyaient souvent lors d’activités ou encore à leur domicile respectif, car leurs parents planifiaient souvent des soupers entre eux. Elliot qui était enfant unique et qui avait rarement l’occasion de rencontrer d’autres enfants, s’était très vite attaché à la petite Amanda et la considérait même comme sa petite sœur, ils se voyaient si souvent… Cette année, la petite Amanda faisait son entrée à Poudlard, l’école des grands. Il n’avait pas eu beaucoup l’occasion de lui parler, appart dans le train. Il avait été vraiment heureux de voir qu’elle avait été envoyée chez les érudits, tout comme lui. Cela lui permettrait de pouvoir passer plus de temps avec elle et de pouvoir la surveiller de près puisqu’ils partagent la même salle commune. Elliot était un peu inquiet pour elle vu les circonstances de l’école, s’il trouvait cela lui-même difficile d’être ici, il ne pouvait pas imaginer comme cela devait être pour un enfant de onze ans.

« Je suis contente de te voir ! »

La petite blonde lui sauta dessus, tel un petit singe. Elle l’entourait de ses petits bras, accrochés après lui. Elliot la serra dans ses bras, ravis de la voir, mais dès qu’elle le lâcha….

« AMANDA ! »

Il n’était pas dupe quand même, c’était elle qui avait lancé ce sortilège sur le pauvre garçon, il en était certain. Il avait entendu une petite voix il y a quelques secondes, une voix qui lui avait semblé familière. Amanda s'était enfuie à la course, après s’en être pris au né-moldu. Elliot regardait Amanda étrangement, pas très convaincu. Pourquoi la petite Amanda, toute gentille et toute mignonne s’en serait prise à un pauvre Nuncabouc, qui ne lui avait rien fait du tout ? Ce n’était pas son genre, mais pas du tout. Toutefois, il était certain que c’était bien elle qui avait lancé le sort, quelques secondes plus tôt.

«  Me dit pas que ….. » Les yeux d’Elliot lançaient des éclairs, il pointa le doigt vers le jeune garçon pour se rendre compte qu’il avait disparu. Il le chercha du regard, mais le trouvait pas.

« Maintenant il est parti ! » s’exclama-t-il, très déçu. Il aurait vraiment voulu aller s’excuser au jeune homme, et croyez-moi, il aurait forcé Amanda à faire de même. Il ne comprenait pas le comportement étrange de sa petite sœur, mais chose certaine, il n’allait pas la laisser faire. Il n’était pas question que la petite Amanda devienne une petite peste. Il prenait son rôle très au sérieux et espérait fort bien faire sentir les deux petites Serdaigles coupables de leurs gestes.

«  Mais c’est quoi ton problème Amanda ? Pourquoi as-tu fait cela… je ne comprends pas… tu aimerais ça que je t’humilie devant tout le monde  moi ? C’est parce que c’est un né-moldu  c’est ça ? » Elliot ne voyait pas pour quelle raison la jeune Ziegler pouvait en vouloir aux nés-moldus, à moins que celui-là s’en était pris à elle. Beaucoup plus grand qu’elle, il la regardait de haut, sévèrement, tel un père qui chicane sa fille.

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Dernière édition par Elliot B. Campbell le Mar 14 Mar 2017 - 2:04, édité 1 fois
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SERDAIGLE1ère année
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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL Lun 13 Mar 2017 - 21:05

De retour sur la terre ferme, Amanda n’avait pas d’autres choix que d’affronter ses problèmes. Une petite lueur d’espoir s’était emparée de cette dernière lorsque l’adolescent l’avait pressé contre lui, un geste tendre qui ne laissait pressentir une quelconque animosité envers elle. À ce moment-là, elle s’était imaginée être tirée d’affaire et se balader paisiblement dans les extérieurs du Château avec son ami, lui racontant dans les moindres détails ses multiples aventures depuis le soir de la Répartition. Lorsqu’elle le lâcha enfin, son petit sourire s’effaça lentement de son visage, laissant place à l’anxiété, ainsi qu’à la crainte. Elle tressaillit à l’appel de son prénom, le ton accusateur employé par le garçon ne laissant rien présager de bon. Son regard était sombre, pénible à supporter plus de quelques secondes, et ses traits endurcis par son mécontentement. Il n’était pas dans les habitudes d’Elliot de crier, encore moins de se mettre en colère contre la fillette. Celle-ci recula de quelques petits pas, et baissa aussitôt la tête, rouge de honte. Les yeux rivés au sol, elle préférait mille fois se trouver dans les bras du jeune homme plutôt que dans cette situation.

De plus loin qu’elle se souvienne, Amanda ne s’était jamais fâchée avec l’adolescent. Il occupait la place du grand-frère attentionné, toujours dans la prévenance et la bienveillance. Elliot avait la faculté de trouver des solutions, des alternatives aux situations conflictuelles ainsi qu’aux événements imprévus. La blondinette se sentait apaisée à ses côtés, une épaule solide sur laquelle elle pouvait se reposer. La benjamine des Ziegler grimaça, elle détestait découvrir ces différentes facettes du jeune homme, elle qui était habituée à tous ses aspects positifs. Elle releva péniblement les yeux vers lui, et s’aperçut qu’au-delà d’être contrarié, il était aussi perdu :

« Me dis pas que… Ce dernier agita la tête de gauche à droite, cherchant visiblement quelque chose de bien précis : Maintenant il est parti ! S’exclama ce dernier, visiblement embêté.

Amanda jeta un rapide coup d’œil derrière elle afin d’attester à son tour de la disparation du né-moldu. Elle adressa un petit sourire gêné à Elliot, qu’elle espérait le plus attendrissant possible. Dans sa tête, la benjamine des Ziegler était soulagée de l’absence du Nuncabouc, elle n’avait aucune envie de le revoir, encore moins de lui reparler. Connaissant l’attrapeur de Serdaigle, il n’aurait pas hésité à lui venir en aide, et à le réconforter. Cette situation aurait été particulièrement embarrassante pour la bleue et bronze, et certainement aussi déplaisante. Elle était soulagée, mais elle le dissimulait pour ne pas s’attirer d’ennuis supplémentaires. La jeune sorcière avait d’autres préoccupations, bien plus importantes que les problèmes de conscience d’Elliot. Tout d’abord, allait-il répéter à son père ce qu’elle avait fait ? Dans un premier temps, Amanda comptait bien faire profil bas et adoucir l’adolescent. La fillette maîtrisait le sujet, elle savait user de son allure infantile ainsi que de son adorable petit minois.

- Mais c’est quoi ton problème Amanda ? Réprimanda l’étudiant de cinquième année. Pourquoi as-tu fait cela… je ne comprends pas… tu aimerais ça que je t’humilie devant tout le monde, moi ? C’est parce que c’est un né-moldu, c’est ça ?

Amanda fit la moue, elle n’appréciait que très moyennement les leçons de morale de son ami. Aussi, elle craignait que d’autres élèves passent dans les parages et assistent à cette scène, la fillette tenait à sa réputation.

- Mais arrête, Elliot, murmura-t-elle. Il y a des gens… Tu me fais honte. Elle marqua une courte pause, triturant machinalement ses cheveux blonds, et reprit : Tu vas le dire à mon père ? Elle baissa de nouveau la tête, elle avait une boule dans le ventre, craignant de ne pas pouvoir y échapper. Elle avait complètement occulté les questions de l’adolescent, prouvant inconsciemment qu’elle se moquait de son geste malheureux. Amanda ne regrettait qu’une seule chose, et c’était d’avoir été prise sur le fait accompli.

Amos Ziegler était au premier abord un homme sympathique, plutôt avenant. Il était charmant avec les inconnus, et se montrait toujours plaisant avec les invités. Néanmoins, il était obsédé par les principes et les bonnes manières, ainsi que par le respect des règles établies. Spécifiquement exigent avec ses deux rejetons, il avait instauré depuis leur plus jeune âge une discipline de fer. Le père de famille s’emportait facilement, et sévissait à la moindre incartade. Elliot le savait pertinemment, lui qui avait côtoyé la petite famille dans la sphère privée. S’il balançait la petite Amanda à son paternel, elle ne pourrait pas sortir de toutes les vacances de noël, si ce n’est pire. Il ne chercherait pas la comprendre, ni même à lui trouver des circonstances atténuantes.

- Je t’en supplie, ne fais pas ça, enchaîna la Serdaigle. Je ferai tout ce que tu veux en échange. »

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL Ven 17 Mar 2017 - 13:26

Elliot tenait Amanda dans ses bras, il devait s’avouer que cela lui faisait chaud au cœur de la voir s’agripper comme ça après lui, tel un petit koala dans un arbre. Il profita de ce moment pour la serrer contre elle, content de la voir si joyeuse de voir son grand frère. D’un autre coté, ce donc il venait d’assister le répugnait. Une part de lui avait envie se dire qu’il avait surement mal vu ce qu’il venait de se passer, et qu’Amanda n’avait rien  à voir avec le pauvre né-moldu, qu’elle était tout simplement à la mauvaise place au mauvais moment, mais il savait très bien que ce n’était pas le cas. Elliot avait toujours connu Amanda comme étant une petite fille très gentille et cela contrastait avec ce qu’il venait de voir, il n’arrivait pas à comprendre pourquoi elle avait pris le temps de sortir sa baguette et de prononcer un sort qui s’attaquerait à quelqu’un qu’elle ne connaissait probablement même pas. Était-ce Poudlard qui l’avait transformé ? Est-ce que cette ambiance lourde, les Carrows et ce qu’ils apprenaient aux élèves dans leurs cours avaient transformé sa petite Amanda ? Après tout, elle n’avait qu’onze ans. Peut-être qu’à force de se faire répéter que les né-moldus étaient des moins que rien et qu’on devait les exterminer, elle y avait cru… Elliot avait quelques années de plus que la jeune bleue et il avait eu une éducation normale, avec des vrais professeurs et non des mangemorts et des fous qui se prennent pour des professeurs et qui font des lavages de cerveau aux plus jeunes …  Une chose était sure : il ne devait surtout pas laisser sa petite sœur bifurquer dans la voie du mal. Peut-être que cela pouvait paraitre anodin pour la plupart, elle n’avait « que » lancé un sortilège de crochepied sur un élève pas très joli, appartenant à Nuncabouc, mais pour Elliot, c’était plus grave, surtout puisque c’était Amanda qui l’avait fait….

Même si une partie de lui avait envie de nier ce qu’il venait de voir, ou de faire comme s’il n’avait aucune idée que c’était elle qui avait lancé le sortilège, il adopta un visage en colère, il l’était vraiment, de toute manière. Il regarda la petite aiglonne de haut, la petite fille perdit son sourire et elle semblait effrayée de voir Elliot ainsi, c’était surement la toute première fois qu’il se fâchait réellement contre lui, du moins, à ce point. Avec sa bouille d’ange, elle leva ses yeux vers Elliot, qui, les sourcils froncés, devait bien montrer qu’il semblait perdu. Fâché, mais perdu, comme si ce qui venait de se passer était impossible ou très peu probable. Il cherchait des yeux le pauvre jeune homme qui était disparu. Il aurait tant voulu s’excuser, et obliger Amanda de faire de même, ou encore, mentir pour le faire sentir moins mal, lui faire croire que ce n’était pas voulu du tout, que c’était un accident. Le pauvre adolescent vivait assez de choses horribles chez les boucs qu’il n’avait pas en plus à subir d’humiliation, il en subissait bien assez. Amanda, quant à elle, semblait bien soulagée de voir que l’élève était disparu, elle afficha même un petit sourire qui n’avait pas plu du tout à Elliot.

« C’est quoi ce petit sourire, tu es fier de toi Amanda ? »

«  Mais c’est quoi ton problème Amanda ?  Pourquoi as-tu fait cela… je ne comprends pas… tu aimerais ça que je t’humilie devant tout le monde, moi ? C’est parce que c’est un né-moldu, c’est ça ? »

Amanda ne semblait pas du tout apprécier la moral de son grand-frère, on voyait très bien dans son visage qu’elle aurait donné n’importe quoi pour pouvoir disparaitre à l’instant. Si elle n’avait pas été aussi jeune et qu’elle n’était pas à Poudlard, elle aurait probablement transplané illico. Malheureusement pour elle, ce n’est pas parce qu’elle se sentait un peu mal qu’Elliot allait la lâcher, il était même un peu ravi de la voir réagir de la sorte.

« Mais arrête, Elliot, murmura-t-elle. Il y a des gens… Tu me fais honte. »

Elle avait honte  ? La seule chose qu’il avait réussi à lui faire dire c’est qu’il lui faisait honte ? La petite Amanda ne semblait pas réfléchir à ses actes, mais plutôt à ce qu’elle avait l’air devant les autres élèves. Il regarda autour de lui, certains élèves passaient, quelque un avait froncé un sourcil en se demandant bien pourquoi Elliot levait le ton sur une petite fille toute mignonne, mais sans plus. La bleue et bronze semblait porter beaucoup d’importance sur sa réputation, sur ce que les autres élèves pensaient et penseraient d’elle. Était-ce pour cette raison qu’elle s’était attaquée à un Nuncabouc ? Voulait-elle se faire apprécier le plus possible des autres élèves, être cool, montrer de quoi elle était capable ? Elliot comprenait beaucoup mieux maintenant, si c’était bien ce qu’il pensait. Ce n’était pas la majorité des élèves qui étaient contents de ce qu’il était arrivé aux élèves de parents moldus, c’était même une infime portion. Il y avait quelque Serpentards, qui se croyait tout permis, car ils sont sang pur, mais c’était loin d’être la majorité. Peut-être se tenait-elle avec de mauvaises personnes ? Elle était avec une petite fille il y avait quelques secondes, et cette petite fille était disparue. Il savait bien qui c’était, car il la voyait souvent avec Amanda dans la salle commune, elle semblait très gentille, pourtant … Elliot haussa les épaules et leva les bras avec un air de «  tant pis pour toi », il s’en moquait bien qu’elle ait honte.

« Tu te plains que tu as honte, alors que tu viens d’humilier quelqu’un devant tout plein de gens ? Vraiment Amanda….. Compte-toi chanceuse que je ne te fasse pas subir le même sort » Il semblait non pas seulement fâché, mais déçu.

« Tu vas le dire à mon père ? »

Ça c’était une très bonne question. Du coup, il n’y avait pas pensé. Qu’allait penser Amos, s’il apprenait que sa fille s’amuser à faire des crochepieds aux nés-moldus qui passaient dans le couloir, sans raison ? À le connaitre, Elliot savait qu’il ne se serait pas du tout content. Amos était un homme respectueux et il ne tolèrerait surement pas que sa fille agisse avec un tel manque de respect avec quelqu’un qui ne lui avait rien fait de mal. Encore une fois, Amanda ne montra pas le moindre signe de regret, elle ne semblait pas se sentir mal de son geste, même après s’être fait faire la moral par Elliot. Elle ne semblait que penser à elle. Elle avait peur de ce que son père allait penser, c’était comprenable, mais la seule chose qu’Elliot voulait entendre était un sincère désolé, de voir qu’elle avait réfléchi à ce qu’elle avait fait et de l’entendre dire que plus jamais elle ne recommencerait, sans que ce soit de simples paroles lancées en l’air. Elliot tenait son menton d’une main, regardant au loin du couloir, se demandant si oui ou non il devrait en parler à son père, après quelques instants de réflexion :

« C’est bien possible » Elle n’allait pas aimer ça.

« Je t’en supplie, ne fais pas ça, enchaina la Serdaigle. Je ferai tout ce que tu veux en échange. »

Pourtant, tout ce qu’il voulait sincèrement était de reconnaitre la petite Amanda qu’il avait connue. Elliot n’était pas profiteur et il n’avait pas l’intention de se servir de la petite blonde pour obtenir des choses. S’il fallait qu’il en parle à son père pour qu’elle ait une bonne leçon de sa bêtise, il était bien prêt à le faire, même s’il savait qu’elle serait très fâchée et qu’elle ne lui parlerait certainement pas avant quelques semaines.

« Ça ne marche pas avec moi ça » Après quelque instant : « Ce que je veux c’est que tu arrêtes de penser à ta petite personne et que tu penses un peu aux autres ! Tu n’es pas ici pour impressionner, tu es ici pour apprendre, et ce n’est parce que ton père est loin d’ici que tu peux faire plein de bêtises ! ».

Ohh. Elle n’allait certainement pas aimer cette réplique, mais tant pis. Il n’avait pas envie de voir sa petite sœur se transformer en petite peste égoïste.

« Dis Amanda, avec quel genre d’amis te tiens-tu ? »

Peut-être étaient-ce ses amis qui l’influençaient ?

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SERDAIGLE1ère année
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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL Dim 19 Mar 2017 - 13:16

Malgré tous ses efforts pour attendrir l’adolescent, Amanda ne parvenait pas à l’apaiser, ni même à l’adoucir d’un poil. La petite sorcière ne comprenait pas les réactions excessives de son ami, et elle en avait plus qu’assez de se faire humilier de la sorte. Elle lui avait explicitement demandé d’arrêter de la rabaisser en public, mais il n’en avait que faire. Il ne se rendait pas compte de la conséquence de ses actes, il pouvait provoquer l’effondrement de son statut social au sein de Poudlard. Son comportement était inadmissible, et en dépit de toute l’amitié et la tendresse qu’Amanda lui portaient, elle ressentait l’envie irrépressible de le renvoyer dans ses buts. S’il l’aimait vraiment, il ne réagirait pas ainsi, et il aurait obtempéré quand elle lui avait gentiment prié de cesser ses réprimandes.

« C’est quoi ce petit sourire, tu es fière de toi Amanda ?

Une nouvelle fois, la jeune bleue et bronze baissa les yeux. Elle était accablée par tous les reproches d’Elliot. Elle sentait la colère monter progressivement, et elle ne pouvait plus la contenir :

- Je ne souris pas, répondit sèchement la concernée. Tu m’énerves, ajouta-t-elle, à voix basse.

- Tu te plains que tu as honte, alors que tu viens d’humilier quelqu’un devant tout plein de gens ? Vraiment Amanda... Compte-toi chanceuse que je ne te fasse pas subir le même sort !

Scandalisée, la fillette poussa un petit cri de stupeur. De la part d’Elliot, elle ne s’attendait pas à une telle virulence. Comment pouvait-il se montrer aussi dur ? La Serdaigle se sentait trahie, et elle ne voulait plus jamais entendre parler de l’adolescent. Elle se retenait de fondre en larmes, désemparée et complètement perdue. Brusquement, Amanda leva sa petite main en l’air, au niveau de sa tête blonde. Elle fixait le garçon de ses grands yeux sombres, menaçante. Elle avait envie de le frapper, malgré les deux têtes qui les séparaient et son air effrayant. Elle resta ainsi de longues secondes, tremblante. Malgré toute sa rage, la première année se sentait incapable de lever la main sur un ami, encore moins sur celui qu’elle considérait comme son deuxième grand frère.

- Tu n’as pas le droit ! S’écria Amanda. Je te dénoncerai, si tu fais ça. Je ne suis pas une sang de bourbe, tu ne peux pas t’en prendre à moi, Elliot !

Amanda n’avait jamais tapé une grande personne, ses parents lui avaient inculquée le respect des autres, et l’obéissance des adultes. Ils n’auraient jamais permis un tel affront, et la fillette frissonna en les imaginant présents à ce moment précis. Même si Elliot n’était à proprement parlé un adulte, il n’en restait pas moins un « grand » aux yeux de la blondinette. Mais il l’agaçait tellement, et il ne cessait de la provoquer effrontément. Finalement, Amanda changea subitement d’avis et le poussa de toutes ses forces, s’appuyant sur ses deux bras frêles.

La fillette regretta immédiatement son geste, ainsi que ses derniers mots. Elle s’affaissa, pleurant à chaudes larmes. De violentes secousses parcouraient son petit corps. Ses yeux étaient embués de larmes et de fines gouttelettes coulaient le long de ses joues, mais elle se refusait de les essuyer. Elle restait debout, tétanisée, les bras le long du corps. Ces derniers temps, la jeune fille s’était laissée submergée à plusieurs reprises, et elle détestait ça. Si même Elliot Campbell était contre elle, elle ne voyait pas comment elle allait tenir toute l’année scolaire.

Amanda était foncièrement triste, elle était déçue qu’Elliot ne la comprenne pas. Il ne voyait pas qu’elle était apeurée, comme tous les autres élèves de Poudlard. Elle suivait les mauvais élèves dans toutes leurs bassesses afin de rejoindre le petit groupe des élèves épargnés, pour se sentir en sécurité. Les choses avaient changé à Poudlard, et elle n’y était strictement pour rien. La blondinette était elle aussi une victime dans toutes ces histoires de Guerre. Il ne pouvait tout simplement pas la blâmer ainsi, sans même essayer de la comprendre. Néanmoins, cette fois, c’était différent et la jeune fille le percevait. Personne ne l’avait forcé à s’en prendre à ce né-moldu, et elle n’avait simplement pas réalisé qu’elle le faisait gratuitement, et méchamment. Amanda secoua la tête, refusant de se remettre en question. Toutes ces pensées la tourmentaient, et elle préférait les occulter.

« Ça ne marche pas avec moi ça ! Ce que je veux c’est que tu arrêtes de penser à ta petite personne et que tu penses un peu aux autres ! Tu n’es pas ici pour impressionner, tu es ici pour apprendre, et ce n’est parce que ton père est loin d’ici que tu peux faire plein de bêtises !

La bleue et bronze était vexée. Il ne la prenait pas au sérieux, il la voyait comme une enfant. Une gamine qui profite de l’absence de son paternel pour se relâcher, et enchaîner les écarts de conduite. Amanda n’avait plus la moindre once d’espoir, Elliot allait la dénoncer à son père et ainsi gâcher les dix prochaines années de sa vie. S'il n'était pas sûr de la balancer il y a encore quelques minutes, l'excès de colère de la jeune sorcière n'allait pas jouer en sa faveur. Elle n’aurait jamais dû se montrer violente avec lui. Non seulement, elle l’avait certainement perdu, mais en plus il n’allait plus hésiter à la jeter dans la gueule du loup. Au point où elle en était, Amanda n’avait plus rien à perdre :

- Je… commença-t-elle, la voix haletante. Il y a bien une fille, Andrée. Elle veut toujours m’obliger à faire… des choses. Tu sais, comme t’as vu, dit-elle, en espérant qu’il comprenne ses dires. Elle est vraiment méchante avec moi. »

Amanda était prête à tout pour récupérer son ami, pour ne pas le perdre définitivement. Elle tenait beaucoup trop à lui, et elle avait besoin de sa présence ici, à Poudlard. En l’occurrence, Andrée De Kerimel  ne faisait pas partie des élèves qui influençaient en mal la fillette aux cheveux blonds. Cerise sur le gâteau, la verte était malmenée par Amanda et son groupe de copines depuis la rentrée scolaire. Les vrais gros méchants existaient vraiment, mais ce n'était pas Andrée. En réalité, la benjamine des Ziegler n'aurait jamais donné leurs noms à Elliot, elle avait bien trop peur des représailles. Andrée était à Serpentard, et ses relations familiales étaient plus que douteuses, de quoi rendre crédible toute cette histoire. Puis les deux premières années se détestaient, corps et âmes. Amanda renifla bruyamment, mais n'osa pas regarder l'adolescent dans les yeux.

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL Mer 31 Mai 2017 - 3:39

La rencontre avec Amanda avait pris une drôle de tournure. C’était probablement la première vraie chicane qu’ils avaient eu et honnêtement, Elliot n’aimait pas sa du tout. Qui aime se chicaner d’ailleurs ? Il n’aimait pas avoir à être si froid avec celle qu’il considérait comme sa petite sœur, mais d’un autre côté, il se sentait responsable d’elle et s’il était en train de lui faire la morale en ce moment, ce n’était pas pour la blesser, mais pour son propre bien. Amanda n’était encore qu’une gamine, facilement influençable et elle avait eu le malheur d’entrer à Poudlard au pire moment qui soit. Elliot ne voulait surtout pas que les Carrows transforment Amanda en future mangemort et adepte de la magie noire. Est-ce que tous ce qu’il disait à propos des né-moldus étaient la raison pour laquelle Amanda s’était prise à ce pauvre garçon ? Elliot savait très bien qu’en temps normal, la jeune Serdaigle n’aurait pas agît de cette façon. Du moins, ce n’était pas comme ça qu’il la connaissait. Peu importe ce qu’il lui disait, Amanda ne semblait pas avoir une once de culpabilité en elle. Elle ne voulait rien entendre ni rien comprendre. Il voulait des excuses, et la voir réfléchir sur ce qu’elle avait fait, retrouver la gentille petite fille qu’il connaissait, mais ce fut sans succès. Plus il parlait, plus Amanda se mettait en colère. Elle n’avait même plus l’air de l’écouté, dérangée par honte qui l’envahissait. Pas la honte de s’être attaqué à un moldu, mais celle de se faire faire la morale en plein milieu d’un couloir ou passaient des élèves. Elliot quant à lui, n’en avait rien à faire des autres élèves.

« Tu te plains que tu as honte, alors que tu viens d’humilier quelqu’un devant tout plein de gens ? Vraiment Amanda... Compte-toi chanceuse que je ne te fasse pas subir le même sort ! »

La jeune fille poussa un cri de stupeur, et ce fut autour d’Elliot de regarder autour de lui, un peu honteux. Il ne voulait pas qu’on pense qu’il était en train de s’attaquer à Amanda. Il lui fit des gros yeux, pour lui faire signe de se taire. Le visage de la petite fille se transforma et Elliot regretta ses paroles. Elle semblait détruire, triste et déçue du comportement de son ainé. Elle ne comprenait surement pas que tout ce que voulait Elliot, c’est la ramener dans le droit chemin. Elle retenait ses larmes et Elliot eu l’impression qu’elle l’avait frappé en plein dans le ventre. Voir Amanda dans cet état ne lui plaisait pas du tout, surtout en sachant que c’était à cause de lui qu’elle avait envie de pleurer. La jeune Serdaigle leva sa main au niveau de sa tête, et resta immobile quelque instant alors qu’Elliot recula de deux pas, afin d’éviter d’être giflé. Sa petite main tremblante finit par se baisser, sans avoir essayé d’atteindre le visage du garçon.

« Tu n’as pas le droit ! S’écria Amanda. Je te dénoncerai, si tu fais ça. Je ne suis pas une sang de bourbe, tu ne peux pas t’en prendre à moi, Elliot ! »

Elle ne comprenait vraiment rien ? Le mot sang de bourbe lui avait irrité les oreilles et le jeune Serdaigle grinça les dents. En baissant le ton cette fois, il s’approcha du visage d’Amanda pour qu’elle seule puisse comprendre ce qu’il disait, en prononçant bien chaque syllabe, en colère :

«  Arrête – de – dire – sang – de – bourbe »

Il ne s’y attendait pas, mais Amanda poussa le jeune Serdaigle avec toutes ses forces. Évidemment, Elliot ne fit que quelque pas derrière, quoi qu’il manqua s’enfarger dans ses propre pieds. Il se reprit à la dernière seconde, reprenant son équilibre, et regarda Amanda les sourcils froncés, visiblement surpris de cette attaque surprise. Son visage était devenu rouge de rage et ses yeux lançaient des éclairs à la petite fille. Alors qu’il allait ouvrir la bouche pour exprimer son mécontentement, les yeux d’Amanda se remplirent de larmes et sa colère descendue d’un cran. Il savait qu’Amanda avait agît sans vraiment réfléchir et qu’elle se sentait probablement coupable d’avoir « attaquée » son ami. Elliot referma la bouche, sans rien dire, ne savant plus trop quoi penser.

« Je… commença-t-elle, la voix haletante. Il y a bien une fille, Andrée. Elle veut toujours m’obliger à faire… des choses. Tu sais, comme t’as vu, dit-elle, en espérant qu’il comprenne ses dires. Elle est vraiment méchante avec moi. »

Andrée ? Qui était cette fille ? La forçait-elle à malmener les nés-moldus ? Elliot regarda autour de lui, comme si la petite Serpentard allait apparaitre comme par magie à côté d’eux. Elliot ne trainait jamais avec les premières années – sauf Amanda – et il n’avait aucune idée qui était cette petite fille, mais il était très curieux de le savoir. Il n’était pas question de laisser cette petite fille influencer et faire peur à Amanda de la sorte,  il était bien décidé à la trouver. Il comprenait mieux pourquoi Amanda avait agît de la sorte, même si cela n’expliquait pas son geste. Il était à la fois soulagé qu’Amanda n’ait pas simplement agît par pure méchanceté, elle avait forcément été forcée de le faire. Et pourquoi ne lui avait-elle pas parlé avant ? Avait-elle honte ? Elliot ne semblait plus éprouver de colère envers sa petite sœur, c’était comme si toute sa colère s’était d’un coup transféré envers cette certaine Andrée. Il allait aller lui parler, ça, c’est sûr, et il allait lui demander d’arrêter son intimidation et de ne plus jamais reparler à Amanda, et si cela ne suffisait pas, il irait directement voir le directeur des Serpentard. Il serra la petite blonde dans ses bras, mais restait très sérieux.

« C’est qui cette fille ?! Pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ? »

Il posa ses mains sur les épaules de la petite, en la regardant dans les yeux.

« Amanda, il ne faut surtout pas que tu te laisses faire, sinon ça va empirer … tu aurais dû en parler à quelqu’un. »

Il réfléchit quelque instant, puis reprit :

« Mais si Andrée n’est pas là… pourquoi tu as attaqué le née-moldu ? »

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL Mar 6 Juin 2017 - 22:15

Amanda était forcée de constater qu’elle ne maîtrisait plus du tout la situation. La fillette aux cheveux blonds avait la désagréable impression de s’enfoncer, lentement mais sûrement, dans tous ses mensonges. Il était désormais trop tard pour faire machine arrière, et la benjamine des Ziegler n’avait plus d’autres choix que de persévérer, et de prier de toutes ses forces pour que l’attrapeur des érudits ne découvre pas la vérité. Ce dernier semblait soulagé d’avoir une explication à laquelle se rattacher, il ne pouvait visiblement pas admettre qu’Amanda agisse de la sorte, encore moins de son propre chef.

La fillette culpabilisait, elle avait trahi la confiance d’Elliot alors que ce dernier s’inquiétait réellement pour elle, et ne demandait qu’à l’aider. Elle lui avait effrontément menti, et elle s’était même montrée agressive à son égard. Néanmoins, l’adolescent s’était apaisé depuis qu’elle lui avait servi son explication bidon. Le pardon de son ami, même extorqué, valait bien tous les galions de tous les coffres forts de Gringotts. La vérité était beaucoup moins innocente, et largement moins excusable. De ce fait, Amanda était incapable de se confier à l’étudiant de cinquième année, et prendre ainsi le risque de le perdre. Aurait-il accepté les pires aspects de la personnalité d’Amanda ? De s’apercevoir à quel point elle était influençable ? Ou pire, de finalement réaliser qu’elle n’aspirait qu’à rejoindre les rangs des privilégiés, ceux des sorciers de la race dite « supérieure » ? La fillette avait l’impression d’être un monstre, et ses remords lui retournaient littéralement l’estomac.

Tout était tellement compliqué dans la petite tête d’Amanda. D’un côté, elle avait réussi sa manœuvre, ses mensonges avaient eu l’effet escompté sur Elliot. Il lui avait pardonné, et ne semblait plus du tout fâché. Mais de l’autre, elle avait le sentiment d’avoir définitivement fermé les portes à son aîné, l’une des rares personnes pouvant la sortir de cette situation. La fillette pensait qu’il n’y avait plus de retours en arrière possible, tout simplement car elle n’oserait jamais lui avouer sa trahison. Désormais, elle devait se montrer vigilante, et tout calculer pour qu’’il ne la perce jamais à jour. Quoiqu’il en soit, Amanda n’avait pas l’attention d’arrêter ses bêtises, surtout pas maintenant, alors qu’elle venait de se tirer une balle dans le pied. Lorsque l’adolescent l’a pris dans ses bras, elle s’effondra en larmes, attirant tous les regards des élèves aux alentours. Inconsolable, elle ne parvenait plus à se contrôler.

« Amanda, il ne faut surtout pas que tu te laisses faire, sinon ça va empirer… Tu aurais dû en parler à quelqu’un.

Toujours en pleurs, la fillette se détacha de son aîné et secoua la tête de haut en bas, pour acquiescer. Eliott prenait toute cette histoire très au sérieux, voire même un peu trop selon Amanda. S’il décidait de jouer la carte du grand-frère protecteur jusqu’au bout, nul ne doute qu’il souhaiterait s’entretenir avec Andrée. Et cela n’était vraiment pas une option envisageable, cette idiote ferait capoter tout son plan. Elle s’était donnée tellement de mal, tellement de peine pour se sortir de cette mauvaise passe, la bleue et bronze refusait de placer son amitié avec Elliot entre les mains de la Serpentard. L’adolescent avait posé ses mains sur les épaules de la fillette aux cheveux blonds, et il la fixait de ses grands yeux bleus. Malgré tous ses efforts, Amanda ne parvint pas à soutenir son regard, et elle baissa une énième fois la tête.

- Mais si Andrée n’est pas là… pourquoi tu as attaqué le né-moldu ?

La blondinette ouvrit de grands yeux perplexes, décontenancée par la dernière question d’Elliot. Celle-ci ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt, faute de réponses à lui apporter. Elle essuya ses larmes et entoura l’adolescent de ses frêles bras. Elle réfléchit de longues secondes, avant de répondre, prudemment :

- Je… J’ai tellement peur d’elle, elle est toujours au courant de tout, dit-elle d’une petite voix tremblante. Elle leva ses grands yeux humides vers lui, et ajouta : Tu dois me laisser gérer, c’est mes histoires, Elliot. Si tu t’en mêles, elle va moquer de moi, et ce sera pire… Tu sais, sa famille… Ce sont des méchants sorciers. » Termina-t-elle à voix basse, pour ne pas être entendue. Amanda espérait ainsi que l’adolescent laisse tomber toute cette histoire.

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[Octobre 1997] Flagrant délit de lâcheté - PV Elliot B. CAMPBELL

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