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Une rencontre est un inconnu qui s'achève.

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SERPENTARD4ème année
    SERPENTARD
    4ème année
AVATAR : Ezra Miller
MESSAGES : 28

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: ...
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 03/03/83 à Canterbury
SANG SANG: inconnu
MessageSujet: Une rencontre est un inconnu qui s'achève. Lun 6 Mar 2017 - 20:17

Jay poussa un énième soupir, mal-à-l'aise à l'idée de se rendre en cours de Sortilèges. En réalité, ce n'était pas le cours qui l'embêtait. Oh, non. Il aimait cette matière. Il aimait apprendre, ressasser, répéter, réviser, se corriger, se discipliner, se concentrer, se reprendre, s'améliorer, se perfectionner, se... en bref, la matière n'était pas le problème. Le problème, c'était les gens. Les gens, partout, tout le temps, ne lui laissant aucun répit. Les gens, toujours là, autour de lui, grouillant, le contaminant, le brutalisant par leur simple présence. Il leva la tête de son livre — il était à la bibliothèque — et grimaça en se mordant la lèvre. Il savait qu'il fallait y aller. Il sortit de la bibliothèque à pas feutrés, puis inspira un grand coup, levant les yeux au ciel.

Il faisait beau pour un mois d'octobre. Les rayons de soleil timides traversaient les fenêtres par endroits. C'est cela qui donna à Jay la force de continuer son escapade. Il zigzagua habilement entre les silhouettes nombreuses, voulant atteindre son but le plus vite possible. Toutefois, à chaque contact physique inconnu, même le plus infime — un effleurement par exemple — le Serpentard frissonnait de dégoût, se recroquevillant encore un peu plus sur lui-même. Il ne le supportait décidément pas. Il se sentait agressé de toutes parts, envahi d'un profond sentiment d'impuissance chaque fois qu'il devait affronter la foule. Les autres ressentaient-ils la même sensation ? Si tel était le cas, ils le cachaient drôlement bien... Jay vit deux élèves bras-dessus bras-dessous passer à quelques centimètres de lui, riant de bon cœur. Elles avaient l'air si heureuses. Légères. Innocentes. Inconscientes. Il les fusilla du regard. L'élève la plus proche de lui le vit, ce qui effaça son sourire. Jay afficha un petit air satisfait alors qu'elles disparaissaient dans le tumulte houleux de l'assemblée. Le garçon se demanda néanmoins ce qui les faisait tellement rire. Il sentit en lui, aussi soudainement qu'elle était arrivée, la tristesse prendre la place du dégoût. Depuis quand n'avait-il pas ri ainsi, lui ? Depuis des années... des années... du moins, il ne s'en souvenait plus. Bon, les filles étaient jeunes, aussi. Elles ne devaient pas avoir plus de douze ans. Deux gamines, ça glousse souvent pour rien, non ?

Jay continua son périple en essayant de se débarrasser de toute émotion. Chose difficile. Une boule s'était à présent plantée au travers de sa gorge, le crispant totalement. Ses mains tremblaient. Ses yeux étaient brouillés de larmes. Et ces gens, toujours ces gens qui ne voulaient pas le lâcher. Il avait la désagréable impression que tous les regards étaient rivés sur lui. Cela ne faisait qu'accentuer son malaise. *Je vais m'évanouir...* pensa-t-il. *C'est plus possible... je vais m'évanouir...* il se retint au bord d'une fenêtre pour reprendre ses esprits, alors qu'il se sentait partir. Il se concentra sur le paysage, faisant peu à peu le vide autour de lui. Il n'était ainsi plus enfermé au château, mais bel et bien Nature même.

L'eau du lac, claire, semblait palpiter inlassablement, sous l’œil réchauffant du soleil. Elle miroitait sa lumière jusque dans les longs arbres de la forêt interdite. Malgré l'absence de vent, ceux-ci soupiraient l'un vers l'autre. Le sorcier pouvait presque entendre leur murmure confus, comme à celui d’un torrent souterrain, les mêlant dans une perpétuelle agitation. Sur la droite s'étendait la vieille cabane de Hagrid. Comparée au château de Poudlard, celle-ci était minable. Cependant, cet énergumène pouvait toujours s'estimer heureux d'avoir un toit...

Détournant les yeux, Jay se recentra à nouveau sur la réalité. Il y était contraint, sinon il allait être en retard. Et cela... mieux valait ne pas y penser. Il s'imaginait déjà tous les regards froids des élèves tournés vers lui au faible «  Entrez » du professeur... en plus de devoir se justifier... ah... non, l'horreur. Il allait arriver à l'heure. Ce serait bien mieux pour lui. Son sentiment de malaise s'était un peu atténué, aussi retrouva-t-il un semblant d'assurance au fur et à mesure de ses pas. Vite, se dépêcher. *Si je n'arrive pas à l'heure, je suis perdu*, ressassait-il. Il était tellement concentré dans l'idée de ne pas louper une seule minute de cours qu'il ne remarqua pas que quelqu'un lui fonçait droit dessus.

Le choc fut violent, autant pour lui que pour celui qui l'avait percuté. Ses affaires se retrouvèrent au sol en moins de deux. Il fut directement projeté vers la droite, s'écrasant contre quelqu'un. Reprenant ses esprits, il s'écarta bien vite de la personne en un mouvement de répulsion. Frôler quelqu'un était une chose, s'aplatir sur quelqu'un en était une autre ! Ramassant ses affaires, il eut l'idée de dire deux mots à l'imbécile qui l'avait poussé, mais celui-ci fut introuvable. Comme par hasard... Jay s’apprêtait à décamper lui aussi, lorsqu'il se tourna vers l'élève qui lui faisait face. Il se sentit sur le point de défaillir.

Ce n'était pas quelqu'un sur qui il s'était étalé. C'était quelqu'une...
... La Figure Angélique.
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NUNCABOUC5ème année
    NUNCABOUC
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MESSAGES : 80

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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: seule
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 19 août 1982
SANG SANG: né(e) de moldus
MessageSujet: Re: Une rencontre est un inconnu qui s'achève. Dim 12 Mar 2017 - 1:48

Le soleil tendre de cet après-midi d'Octobre caressait la peau de son visage. La chaleur timide contrastait avec la morsure légère de l'air d'automne, et se donnait à elle comme un cadeau venu du ciel. À force de vivre dans la poussière et la pénombre de sa nouvelle salle commune, Sam avait développé un goût prononcé pour toutes ces choses qu'on ne retrouvait qu'à l'extérieur. Elle se régalait de l'air pur et frais qui traversait ses narines, de la lumière éclatante qui pénétrait ses pupilles. D'ailleurs, elle attendait avec impatience l'ouverture annuelle du club Haricot et Potiron qui se déroulerait dans les prochaines semaines. Si elle avait d'abord cru que ''l'impureté'' de son sang la priverait de son accès aux activités parascolaires, Malia l'avait informé du contraire quelques jours auparavant. Depuis, Sam ne pouvait s'empêcher de faire un détour du côté des serres entre chacun de ses cours. Un sourire s'étendait alors sur ses lèvres rosées, l'excitation au fond du ventre, et le cerveau bien éveillé.

La tête pleine de notions de botanique, Sam monta les marches de l'escalier de pierres qui la ramenait au château. Elle jeta un dernier coup d’œil aux serres derrière son épaule, avant de pousser une porte secondaire en bois. Elle s'engouffra à l'intérieur. Ses yeux mirent un instant à s'habituer à la luminosité des lieux tant la lumière du soleil était vive aujourd'hui. Peu à peu, elle distingua les étudiants qui circulaient dans le couloir. Le bruit de leurs chuchotis bourdonnait à son oreille en un rappel amer de la charmante ambiance qui régnait au château depuis septembre. Elle ne lui déplaisait pas en soi. Sam aimait le calme et valorisait la retenue. Les exubérants faisaient toujours rouler ses yeux, et elle ne s'ennuyait pas une goutte de se faire bousculer par quelques bouffons qui confondaient encore couloirs et pistes de course. 5 ans et 15 ans, mêmes attitudes, mêmes problèmes, mêmes combats. La censure, toutefois, et la peur à la source des chuchotements étouffaient son excitation. Son sourire se fana. La beauté pure de son visage prit une teinte plus froide, son expression se gela.

Comme toujours, elle remettait son masque de neutralité. Il était lisse comme une pierre polie. Il n'y avait à voir que la beauté de ses traits, que l'apparente innocence. Une petite chose inoffensive et fragile. Une jolie poupée de porcelaine dans le décor. Une décoration qui devient rapidement aussi anonyme qu'insipide. La beauté, semble-t-il, ne charme qu'un instant. Sam avait choisi l'anonymat, la passivité, et la conformité comme boucliers en ces temps troubles. Elle ne comprenait pas ceux qui, ouvertement, cherchaient la confrontation. Pensaient-ils vraiment venir en aide à qui que ce soit? Romantisaient-ils à ce point le sacrifice, la souffrance, et la mort? Quelle belle bande de tarés.

Les joues encore rouges de son escapade à l'extérieur, les cheveux légèrement emmêlés, Sam s'avança dans le couloir et s'engagea dans l'escalier en colimaçon. Elle avait une période libre avant son cours de potion, et elle comptait aller consulter quelques ouvrages à la bibliothèque pendant ce temps. Quittant l'escalier pour un nouveau couloir, Samuelle continua sa marche par automatisme, la tête perdue dans un essai pour son cours de runes. Elle salua distraitement quelques visages connus, avant qu'un choc violent la fasse tituber.

Sam cligna des yeux, surprise et agacée, avant de descendre son regard vers une silhouette accroupie au sol. Le type ramassait ses effets scolaires éparpillés un peu partout avec des mouvements rapides et précis. La politesse aurait imposé qu'il lui demande pardon, et, peut-être, qu'il s'enquiert de son état... Comme quoi tous n'avaient pas été élevés avec les mêmes standards. Sam le dévisagea, incrédule. Le garçon se releva alors, fouilla les environs de ses prunelles, avant qu'elles ne tombent sur elle. Il figea sur place. Ben quoi?

Sam le reconnaissait à présent. Un serpentard. Son nez se plissa. Le type fréquentait la bibliothèque assidument. Là-bas, elle croisait souvent son regard qui fuyait rapidement dans un ouvrage. À le voir lire autant, Sam l'avait toujours imaginé plutôt brillant, mais figé là, il avait l'air plutôt... bête. Le silence s'épaissit et l'immobilité demeura. Elle s'attendait toujours à ce qu'il lui demande pardon, à ce qu'il fasse le premier pas.

« Ça va? » prononça -t -elle à contre cœur.

Le vert et argent la croyait peut-être indigne de quelconques politesses. Sam fut bien tenté de passer outre, de tenir sa langue, et de continuer son chemin, mais, étrangement, ses pieds restaient bien ancrés à leur place. Vous-Savez-Qui ou non, il y avait bien quelques apparences de civilité à maintenir.

« Dis-moi, le mot ''pardon'' t'es familier? » s'enquit-elle sur le ton de la conversation. On ne saurait y déceler une trace de sarcasme ou de reproche. Peut-être que ses yeux, eux, parlent d'une autre façon.

Spoiler:
 

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SERPENTARD4ème année
    SERPENTARD
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MessageSujet: Re: Une rencontre est un inconnu qui s'achève. Lun 13 Mar 2017 - 18:38

Jay, habituellement, était un as dans le fait de passer inaperçu. Il se faufilait agilement, telle une anguille, entre les autres. Il faut dire que sa rapidité et sa silhouette gracile jouaient nettement en sa faveur. Cependant, avec son manque de sommeil — il n'avait quasiment pas dormi depuis deux nuits, préférant se documenter au sujet du sortilège d'Attraction — cumulé au stress qui prenait possession de son être, Jay n'avait pas pu éviter la collision qui l'avait rabattu sur Sam. Il s'était toutefois dégagé très rapidement, détestant perdre son self contrôle. Il n'aimait pas se sentir vulnérable. Le contrôle était pour lui un moyen de se rassurer. En ce temps de guerre, il savait bien que sa situation pouvait basculer d'un instant à l'autre. Alors, il ne bronchait pas, se contentant de faire ce qu'on attendait de lui.

Oh, il n'en pensait pas moins. Sa tête ne demeurait presque jamais vide. Un flot continuel d'émotions, de sensations, de sentiments tourbillonnaient en son esprit. Ceux-ci prenaient différentes teintes, allant du bleu roi au noir corbeau, passant par des nuances comme le rouge grenat ou le vert délavé. En ce jour d'octobre ensoleillé, c'était ce même vert qui l'envahissait. Usé, malgré son jeune âge. Passif, non-intense, végétal. Végétal... qui se baserait sur les apparences pourrait en effet voir l'adolescent comme un légume. Quelqu'un dit ne dit rien. Ne fait presque rien. N'affiche aucune expression. Aucune émotion. Reste là. N'est-ce pas comme cela que se comporte la population communément considérée comme telle ?

Jay se releva, un peu étourdi. Il croisa les prunelles de Sam. Il espéra secrètement y trouver du réconfort. Une quelconque bienveillance. Quelque chose comme ça. Mais il n'en fit rien. Sam avait les prunelles gelées. Impatientes. Semblant attendre quelque chose. Quelque chose... mais quoi ? Jay sentit une tension dans sa nuque, signe de son malaise. Il se la massa maladroitement en baissant les yeux pour voir si il n'avait pas fait tomber quelque chose qui appartiendrait à Sam.
Il ne trouva rien.

Il était embêté de rester planté là, mais il ne savait pas quoi faire d'autre. Ses pieds refusaient catégoriquement de le porter jusqu'à la salle de classe. Le cours de Sortilèges — désormais commencé depuis cinq bonnes minutes — paraissait si loin. A dire vrai, il n'y pensait même plus. Son embarra prenait une toute autre tournure, avec cette jeune-fille en face de lui. Celle-ci d'ailleurs ouvrit la bouche, pour lui demander si ça allait. Il y avait un étrange contraste avec la question, qui suggérait de la sympathie, et sa voix, qui se faisait raide. Elle n'était sûrement pas contente de s'être faite bousculer... Jay hocha vaguement la tête, ne préférant pas répondre de vive voix.

« Dis-moi, le mot ''pardon'' t'est familier ? »

Ah, voilà le fin-fond du problème. Elle s'attendait donc à ce qu'il s'excuse. Bon, le vert et argent devait bien avouer que, même si lui-même avait été bousculé, il était fautif. Il se rappela aussi qu'il avait été bien contrarié en voyant l'individu partir sans même se retourner. C'est pour cela qu'il consentit à ouvrir la bouche :

« Désolé. Je ne voulais pas... te tomber dessus. »

Il grimaça en prononçant les derniers mots. « Te tomber dessus... » Pourquoi fallait-il toujours qu'il utilise de telles formulations ? Il leva les yeux au ciel, déconfit.

« C'est juste qu'on... on m'a bousculé. Alors... j'ai pas pu... ça s'est passé très vite... enfin... tu comprends. »

Oui, elle allait comprendre. Ce n'était pas une prune. Il la voyait souvent à la bibliothèque. Leurs regards se croisaient, parfois. Oh, pas plus de trois secondes — Jay rompait toujours le contact. Question de pudeur, peut-être. Préservation. Protection.
La fille devait être à Serdaigle. Il en aurait mis la main au feu. Evidemment qu'elle n'était pas à Serpentard. Trop discrète pour faire partie des Gryffon'. Pas assez sociable pour faire partie des Pouff'. Trop belle pour faire partie des Nunca'. Serdaigle lui convenait bien, oui...
Elle ne devait pas avoir plus de quinze ans. Son visage, malgré son air contrarié, reflétait une certaine douceur qui apaisait ses traits. Ses cheveux légèrement entremêlés lui apportaient grâce et élégance. Peut-être aussi une certaine fougue. Jay s’aperçut que c'était cela qu'il appréciait. Une certaine frénésie, pleine de passion. Une effervescence... pour les livres, peut-être.

Le vert aimait classer les gens qu'il côtoyait — ou pas — dans des catégories, oui. Une manière pour lui de prendre de la distance par rapport à eux. Critique. Se placer un peu au-dessus. Prétention.

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