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[Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons

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GRYFFONDOR7ème annéeAdmin tout en douceur
    GRYFFONDOR
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MessageSujet: [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons EmptyDim 26 Fév 2017 - 23:07

Le goutte à goutte sur la fenêtre de son dortoir résonnait lentement dans ses oreilles, comme une sombre mélodie monotone. La grisaille extérieure laissait déjà présager la journée à venir, enlevant sans pitié toute joie ou envie de bouger.

« Il faut les aider à tenir... » fut la seule pensée qui donna un coup d'électricité à ses muscles, l'aidant ainsi à mouvoir son corps vers la Grande Salle. Mais avant ça, il devait récupérer les élèves qui devaient assister au cours d'Etudes des Moldus et les accompagner, comme s'ils étaient des gamins. Cette nouvelle façon de procéder empêchait toute fantaisie dans les couloirs, le sol n'étant jonché que de pas destinés à aller étudier, bon gré, mal gré.
L'ambiance qui régnait dans l'école depuis la rentrée donnait la nausée. Ce n'était plus une école mais une prison. Sans once de doré. Juste noire et sans aucune lueur ni d'espoir, ni de liberté. Les visages semblaient moroses, renfermés, attristés. Mais aussi sous-couverts, révoltés, indignés, dégoûtés. Neville se rappela la décision qu'il avait prise il y a quelques semaines avec les encouragements de ses amis et se convainquait un peu plus chaque jour qu'il fallait agir d'une manière ou d'une autre. Se dirigeant lentement vers sa salle commune, le cours d'aujourd'hui lui faisait particulièrement peur. Pas juste la "peur" dans le seul sens qu'on lui connaît, mais aussi celle de ne pas réussir à se maîtriser. Il était étonnant de constater à quel point c'était devenu facile pour lui de devenir insolent. Lâchant par-ci par-là des bribes répliques ironiques et désobligeantes envers les "professeurs" qu'il considérait comme indigne de l'enseignement. Parce que, soyons honnêtes deux minutes, des mangemorts en professeurs, il ne pouvait pas y avoir pire. Dumbledore devait se retourner dans sa tombe fraîche.
Cela ne faisait même pas deux mois que l'école était réouverte, et toute l'injustice qu'il avait ressentie et accumulée pendant l'été s'étaient mélangées à celles que ressentaient ses camarades. Comme unis par une voix silencieuse, les élèves (principalement les Nuncabouc) qui n'avaient pas été brisés dès le départ par la situation, laissaient bouillir intérieurement un feu silencieux qui n'hésiterait pas à se manifester le moment venu. Pour l'instant, chacun se rebellait à sa façon. Malheureusement, les conséquences (punitions ou châtiments, appelez ça comme vous voudrez), n'avaient pas tardé à pleuvoir. Les plus résistants seraient les seuls qui tiendraient le coup au moins jusqu'à Noël. Neville souhaitait secrètement que tous les élèves qui rentreraient ne reviennent plus. Ils seraient peut-être à l'abri "ailleurs". En même temps, quand on voyait comment la situation avait tourné à l'avantage de Voldemort cet été, il était difficile de croire qu'être en dehors de Poudlard était plus sécuritaire qu'à l'intérieur.
Au moins ici, les Mangemorts n'avaient pas le droit de tuer les élèves, ordre du nouveau Directeur. Quel nouveau directeur d'ailleurs ! Severus Rogue devait jubiler maintenant qu'il était dans le bureau de celui qui l'avait brimé toutes ces années. Rogue pouvait désormais exercer toute sa noirceur, sans même se salir les mains. Ses nouveaux acolytes étaient là pour ça.
Au fur et à mesure des jours qui passaient, le Gryffondor s'était rendu compte que les sentiments qui le tétanisaient jusqu'ici quand il lui faisait face s'étaient mélangés à une sorte de mépris. Il ne lui restait du vrai respect que pour certains professeurs en qui il avait confiance du temps de Dumbledore. Pourtant, il remerciait Rogue de ne pas laisser les Carrow les décimer les uns après les autres.

Un vent frais traversa subrepticement sa robe de sorcier. Il réprima un frisson et continua de marcher droit devant lui, les autres élèves à sa suite. De temps en temps, il jetait un regard à Meredith qui marchait en silence à côté de lui. Il se demandait si elle aussi avait l'impression d'amener les élèves à l'abattoir à chaque fois qu'ils devaient les accompagner à un de ces cours des Carrows...Aujourd'hui, l'Etudes des Moldus était mise à l'honneur. Neville avait été très surpris que cette matière soit conservée. Compte tenu de leur aversion pour tout être non sorcier, il aurait été logique de la voir purement et simplement supprimée. Pourtant Alecto Carrow (ou était-ce Amycus ? Il les confondait tout le temps ces deux là) avait été imposée dans cette étude, ce qui était pour le moins inquiétant. Et il savait par avance que ce Mardi 07 Octobre serait le premier d'une longue lignée de torture, qu'elle soit mentale ou physique.
Arrivé devant la porte de la Grande Salle, apparemment exceptionnellement vidée pour probablement célébrer ce premier cours, le jeune homme stoppa l'avancée des autres d'un geste, risqua un regard en arrière et croisa la regard fugace mais craintif de Jessicayumi. Puis se rendit compte de la présence d'Andrée. Tristement, il songea que ce n'était pas normale qu'une si petite chose assiste à ce genre de cours. Sans se laisser le temps d'être déstabilisé, il inspira un grand coup et s'avança d'un pas pour frapper une des grandes portes.

Il s'était attendu à un "ENTREEEEZ" ou un cri débile de ce genre, lancé d'une voix ridicule et mauvaise. Mais aucun son ne lui répondit. Il frappa une seconde fois, moins fort que la première fois et attendit avec un stress dans le ventre. Un doute l'avait déjà envahi au premier coup frappé : était-ce bien à la Grande Salle ? Avait-il mal compris ? Risquait-il de faire punir ses camarades parce qu'il avait soudain oublié le lieu du cours ? Il commença sérieusement à déchanter et allait se tourner vers Meredith pour demander confirmation quand soudain la porte s'ouvrit avec une extrême lenteur. Il faisait sombre à l'intérieur et juste deux grandes bougies blanches étaient allumées sur une table au fond, avec deux grandes boites en bois. Tout le reste avait disparu, l'estrade des professeurs, les tables de déjeuner de chaque maison. Et malgré la lumière du ciel gris qui transperçaient les fenêtres, l'ensemble paraissait opaque et lourd. Neville entra, suivit des autres (et il les remercia intérieurement de ne pas l'abandonner à cet instant précis). Et surtout, il n'y avait nulle part où s'asseoir, ce qui était relativement déstabilisant. Quand tout le monde fut à l'intérieur, la grande porte se ferma dans un fracas et Alecto Carrow apparut sur son pas.

Blanche comme un linge, petite avec le teint cireux et les cheveux aussi sales que ceux de Rogue, elle était un air aussi hideux que le disait la rumeur. Neville l'avait pourtant déjà vu quand Rogue les avait présenté, elle et son frère, en tant que nouveaux professeurs d'Etudes des Moldus et d'Art de la Magie Noire. Mais jamais il n'avait eu l'occasion de la détailler de si près. Et il aurait bien voulu l'éviter, car ce n'était pas agréable à regarder.
Aucune mouche ne vola pendant qu'elle les détaillait un à un d'un regard mauvais. Arrivée à sa hauteur, elle découvrit ses dents dans un sourire satisfait et s'éloigna jusqu'à ce qui devait être son "bureau". Neville regarda ses camarades avec compassion. Ils étaient tous dans le même bateau à partir de maintenant et restait à savoir comment ils allaient réussir à s'entraider pour surmonter ça.

_________________





Longue vie aux Rictusempriens !
Gardez-nous au top en pointant votre baguette ici, ici et ici


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MessageSujet: Re: [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons EmptyDim 26 Fév 2017 - 23:08

Oh oh oh oh il était temps ! Il était temps que son Maître revienne à son apogée. Toutes ces années à ne faire que s'amuser de menu fretin, sans réelle valeur ni réelle puissance, ça avait été du gâchis ! Du VRAI gâchis. Mais il était revenu. Et elle comme Amycus n'avait attendu que cela, cachés dans l'ombre. Les faux-jumeaux avaient gardés une oreille attentive à l'évolution des évènements. Et le retour de Voldemort étant intimement lié à ce bébé Potter, Amycus lui avait dit que c'était cet imbécile de rejeton qui ferait revenir le Seigneur de lui-même. Et il avait eu raison, comme toujours. Tout ce qui avait entouré ce sale mioche n'avait servi qu'à redonner des forces au Maître. Il suffisait d'attendre son appel et ils seraient les premiers à lui servir. Et le Maître les avait reconnu pour leur efficacité diabolique. Alecto savait qu'elle était inatteignable tant que son frère serait sa deuxième main. Et jusqu'ici, cela n'avait pas manqué.
Quand il avait fallu tuer Dumbledore, ils s'étaient tous les deux battus pour savoir lequel des deux l'achèverait. Finalement, ils s'étaient mis d'accord pour séparer le corps du vieillard en deux le plus lentement possible, histoire de voir combien de temps il tiendrait avant de les supplier, puis de succomber de sa souffrance. Les paris étaient déjà ouverts quand le Maître avait imposé le piteux fils Malefoy à la tâche. Ils savaient tous les deux que ce gamin n'avait rien dans la culotte et qu'il se défilerait aussi sec. Mais le Maître avait des projets, et on ne contrarie pas les projets du Maître. En échange, il leur avait promis qu'ils pourraient s'amuser un peu avec des jouets mis à disposition un peu plus tard. Et dès que l'occasion s'était présentée, il n'avait pas failli à sa parole. Le Maître ne ment jamais.
Amycus rêvait déjà d'en faire de la chair à pâtée, mais Rogue s'en était mêlé, en leur supprimant leur permis de tuer dans l'enceinte de ce maudit et sordide château. Et comme il était devenu le bras droit du Maître, il ne pouvait pas en aller autrement. Alecto et Amycus s'étaient alors mis d'accord : à défaut de tous les tuer, il faudrait essayer de les éduquer, leur faire comprendre le vrai sens de chaque mot, les transformer en véritables futurs soldats au service du Maître. Et ceux qui résisteraient seraient délicieusement et sournoisement mis à terre.
C'est alors avec un enthousiasme sans nom qu'Alecto s'était surprise à préparer ce premier cours d'Etudes des Moldus. Après tout, ces Moldus, il fallait bien rentrer dans leurs têtes pour savoir comment les prendre au mieux par surprise. Mais avant de le faire comprendre aux élèves, elle voulait déjà voir ce dont chacun était capable !


~~~~

Ça y est...les premiers de la semaine étaient enfin arrivés. Tout était prêt, il ne restait plus qu'à les mettre à l'épreuve. Elle les détailla un à un, ressentit la puanteur des Sang-de-Bourbe, et fut rassurer par la présence des Sang-Purs. Elle sourit à l'un d'entre eux, son insigne de préfet devait prouver qu'il avait mérité ce rang et qu'il était forcément un Sang-Pur (jamais un sale Sang-de-Bourbe n'aurait mérité d'honneur, aussi simpliste soit-il). Alecto n'avait pas pris la peine d'apprendre leurs noms. A quoi bon ? La moitié serait martyrisée ou morte d'ici le milieu de l'année.
Elle retourna à la table sur laquelle étaient disposée des parchemins et des plumes dans chaque boite. Sur l'une était inscrit "Sorcier" et sur l'autre "Rat". D'un coup de baguette, chaque élève vit un parchemin et une plume naviguer à son niveau. Il était temps de commencer.


« VOUS ! Il est temps de voir ce dont vous êtes capable. Ce n'est ni avec envie ni passion que je m'apprête à vous démontrer certaines choses que vous auriez déjà du savoir depuis votre naissance. »

Elle laissa planer un silence, afin que chacun comprenne le sens de chacun de ses mots.

« Les..."Moldus" sont des êtres in-fâ-mes et in-fé-ri-eurs », insista-t-elle en appuyant chaque syllabe, « qui n'arrivent même pas à la cheville d'un rat de gouttière. Que celui qui pense le contraire n'hésite pas à pointer sa baguette sur sa tempe et prononce sans hésitation ma formule préférée, je vous laisse deviner laquelle...», murmura-t-elle dans un sourire belliqueux.

« Nous allons donc nous amuser un peu à voir ce que vous avez dans le ventre. Et je vous promets, avec un immense plaisir, que le premier qui ose s'opposer à moi risque de le regretter amèrement... »

Elle leur fit signe de s'asseoir au sol. « Je vous donne cinq minutes pour rédiger sur chacun de vos deux parchemins une...méthode, pour, disons "neutraliser" un Moldu. Le premier parchemin servira pour une méthode de ces rats et le second pour notre méthode plus noble de Sorcier. Ensuite, nous ferons un petit jeu. »

Sur ces mots, elle se dirigea vers son bureau, s'assit et attendit patiemment en les observant. Leurs attitudes et leurs réactions en diraient longs sur eux. Amycus lui avait appris que l'art de la patience et de l'observation pouvaient devenir de redoutables amies. Elle savait aussi que les regarder en silence les rendrait nerveux et elle adorait sentir la peur dans leur narines. Dissimulant avec grand mal sa satisfaction, les cinq minutes s'achevèrent et les parchemins volèrent jusqu'à son bureau. Elle les analysa un à un, faisant des mines déconfites à la lecture de certains, sourcillant  d'autres. Puis l'un des parchemins lui arracha un sourire de satisfaction. A coup sûr, cet élève là aurait la meilleure note du cours ! Elle griffonna d'office des remarques sur certains parchemins avant de les ranger un à un. Puis elle se leva, déplaça d'un geste une armoire, qui jusque là était invisible dans le fond de la Grande Salle, puis prononça un sort informulé pour la dupliquer devant chaque élève.

« Je n'aime pas me répéter. Alors veillez à bien écouter chacune de mes palabres. Vous avez chacun une armoire, de laquelle sortira deux fois un Moldu. Un homme, une femme ou un enfant, peu importe. A la base, je voulais utiliser les Sang-de-Bourbes comme jouets, mais après on n'en aurait plus assez sous la main pour s'amuser, ce qui serait bien dommage, n'est-ce pas ? »fit-elle dans un sourire narquois.

« Votre objectif principal est de neutraliser, torturer, mutiler ou pourquoi pas, tuer le Moldu qui vous fait face. De deux façons : la première sans baguette, avec la méthode moldue qui vous est proposé. La seconde avec la méthode Sorcier avec votre baguette. Le second Moldu n'apparaitra que lorsque vous aurez accompli la demande écrite sur le parchemin que vous venez de tirer. Et bien sûr, le cours ne sera terminé que lorsque tous les Moldus seront anéantis ! Alors soyez inventifs ! Lâchez-vous ! Vous devez prouver que vous êtes capables de maitriser toutes les méthodes car si un jour vous serez face à cette sous-race et qu'ils vous ont désarmés, vous devrez être capables d'utiliser TOUS les moyens ! N'oubliez pas, ce sont des rats d’égouts, une ignominie de la nature, des ratés de la création ! » s'emporta-t-elle avec véhémence. Elle espérait que son discours les atteindrait, les motiveraient à se dépasser dans cet acte. Surtout que les méthodes qu'ils avaient rédigées lui avaient donné l'espoir que certains sortaient bel et bien du lot.

« Euh...humhum, excusez-moi, mais j'aurai une question... »

Elle tourna la tête vers celui qui avait eut le courage de prononcer des mots devant elle. C'était le même à qui elle avait souri plus tôt. Elle ne devait pas d'être trompée sur lui. A défaut d'avoir un physique potable, il avait au moins quelque chose qui pourrait servir.

« Puisque tu oses. » En levant le sourcil, elle l'invita à parler. Le garçon d'abord mal à l'aise finit par l'affronter du regard avec un faible sourire de défiance, qui n'annonçait rien de bon.

« Vous dites que les Moldus sont des rats. Etant donné que sommes physiquement identique, à votre avis, quel est le pourcentage de sang rongeur qui coule dans vos veines ? »

Les réactions ne se firent pas attendre. Certains avaient franchement souri et d'autres carrément pouffés de rire. La scène paraissait lointaine aux oreilles d'Alecto, qui gonflée de colère, se demandait comment elle allait faire payer celui qui oser lui parler de la sorte. Sans retenue, elle le balança d'un geste de baguette contre le mur le plus proche.

« ON.NE.SE.MOQUE.PAS.D'UN.CARROW ! » hurla-t-elle à l'attention de tous les autres. Puis elle reprit son calme, aussi rapidement que sa colère s'était échappée, imposant avec prestance un nouveau silence dans la salle. Le jeune garçon gémissait au sol et se massait la tête en essayant de se relever. D'un regard mauvais, elle le pendit par les airs et s'approcha de lui en un éclair. Elle sortit une lame argentée de sous sa toge et entreprit de caresser sa joue avec sa pointe. Elle approcha son visage à deux millimètres de son oreille et lui murmura :

« Je savais bien que ton visage me disait quelque chose....je sens que je vais bien m'amuser pendant l'année avec toi. On dirait que tu as le même goût pour la torture que tes parents, mon cher Londubat. », et tout en parlant, elle enfonça la lame dans sa chair, ce qui le fit hurler de douleur et se débattre. Elle recula pour éviter ses gestes et dans un dernier regard méprisant, elle jeta son corps vers un des armoires à l'aide de sa baguette. Il atterrit avec fracas dedans en brisant la porte en bois et dut être assommé sur le coup, car il ne bougea plus.

« Et de un. »

Elle s'adressa ensuite aux autres élèves avec un ton supérieur et un regard aussi noir que ses cheveux :

« Voilà comment ça marche. Je donne le cours, vous obéissez. Vous désobéissez, vous le regrettez. Dans tous les cas, je m'amuse beaucoup. A vous de voir et de me divertir. »

Puis d'un geste, elle activa les armoires et retourna s'asseoir pour les observer.



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MessageSujet: Re: [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons EmptyJeu 16 Mar 2017 - 22:40

Tony avait eu beaucoup de mal à se lever ce matin du 7 octobre. Il avait attrapé un vilain rhume, à force de traîner dans les couloirs glacés, pour préparer de multiples bêtises. Cette douleur dans sa gorge et son nez bouché s'accompagnaient d'un peu de fièvre. Il sortit de son lit, incapable de rester en place, même avec une santé bancale ! Ce matin, le cours d'étude des Moldus promettait d'être... soporifique. Il voyait mal cette grosse morue de Carrow vanter cette invention géniale qu'était le roller ou la trottinette ! En même temps, vu sa tête, elle était plus du genre à parler de verrues plantaires ! Voire peut-être de mycoses ? Il passa plusieurs minutes à réfléchir à cette question, avec quelle espèce de furoncle avait-elle été conçue ? Il fut tiré de sa rêverie par Alex, son petit frère, qui vint s'enquérir de son état. Ce matin, pas de câlin, Tony ne tenait pas à lui refiler ses microbes. Non, en vérité, il les gardait pour tous les mangemorts qu'il croiserait dans les couloirs ou dans les salle de cours. Si seulement il avait été biologiste, il aurait créé lui-même un virus pour leur provoquer une extinction de voix et une belle dysenterie, tiens. Il ne manquait pas d'imagination ! Son cadet le regarda sans rien dire, ce qui, au bout d'un moment finit par légèrement l'agacer :

- Mais t'arrêtes un peu de me regarder comme si j'étais un totem ?

Alex haussa les épaules. En réalité, cette fixation présageait de son inquiétude. Et à vrai dire, dans la salle commune de Gryffondor, personne ne souriait. En fait, depuis la rentrée, tout, dans le chateau restait morne et sombre. L'ambiance avait changé, drastiquement. Et il fallait faire avec. Tony prit simplement un chocolat chaud en guise de déjeuner et y mit un peu de miel. Il allait éviter de s'arracher la gorge avec du pain grillé !

- Tu devrais rester au lit...

- Pour tourner en rond toute la journée à l'infirmerie ? Non, merci...

- Maman ne serait pas d'accord...


Tony le regarda longuement. Invoquer leur mère, non ça n'était pas du jeu là ! Il jeta un oeil un peu plus loin à Léo, le jumeau d'Alex, qui discutait avec d'autres copains. Et celui qui désormais veillait sur la fratrie Garner à Poudlard, répondit, déterminé :

- Maman voudrait que je veille à ce qu'il ne vous arrive rien. Et cela implique d'assister aux cours, surtout quand ils sont donnés par une psychopathe consanguine.

Il venait de marquer un point. Cela sembla rassurer Alex qui commença à manger. Au fond de lui, Tony savait que la matinée allait être difficile. Et quelques minutes plus tard, quand Neville vint les chercher, il intima à son frère d'aller rejoindre Léo et de rester prudent. La prudence, voilà bien un truc qu'il ne s'appliquerait jamais à lui-même et qui un jour, allait causer sa perte.

***

La Grande Salle n'avait jamais été lugubre. Est-ce que les Carrow pensaient vraiment qu'en transformant l'endroit en mourroir ils seraient plus respectés, plus effrayants ? Tout ça ressemblait à un mauvais blague, à une fête d'Halloween raté. Ce n'était pas la faute à la décoration, mais bien à l'espère de... "chose ?" qui allait animer ce cours. Tony la fixe de ses yeux bleus. Elle était encore plus moche en octobre qu'en septembre ! C'est alors qu'une idée lui vint, avec une fulgurance inouïe ! Et s'il faisait un calendrier 1998 avec pour chaque mois, un portrait animé de cette pintade et de son frère ? Il vendrait ça pour constituer une cagnotte. Et avec cette cagnotte, il achèterait un tonneau de shampooing et des masques de troll, pour essayer au moins d'embellir le paysage. Un sourire fendit son visage. Il donna un coup de coude à Gabriel qui se trouvait juste à côté et allait lui parler lorsqu'une voix sèche trancha l'air et l'interrompit.

« VOUS ! Il est temps de voir ce dont vous êtes capable. Ce n'est ni avec envie ni passion que je m'apprête à vous démontrer certaines choses que vous auriez déjà du savoir depuis votre naissance. »

Et tandis que le silence s'installa, désinvolte, Garner sortit un mouchoir de sa poche et se moucha bruyamment, sans vergogne, en faisant le plus de bruit possible. Evidemment, tous les regards se tournèrent vers lui. Il prit un air faussement désolé et rangea son mouchoir.

« Les..."Moldus" sont des êtres in-fâ-mes et in-fé-ri-eurs qui n'arrivent même pas à la cheville d'un rat de gouttière. Que celui qui pense le contraire n'hésite pas à pointer sa baguette sur sa tempe et prononce sans hésitation ma formule préférée, je vous laisse deviner laquelle...»

Les moldus ? Des rats ? Tony serra les poings si fort que cela fit craquer ses phalanges. Il sentait la colère le prendre. Comme si elle avait anticipé cette réaction, Kiarah lui adressa un regard discret, lui intimant en substance de se contenir. Les enjeux derrière étaient importants... Il écouta la suite, en imaginant la Carrow dans un cirque moldu, privée de baguette, à se voir jeter des cacahuètes sur la tête. Aussi improbable cela pouvait-il être, il canalisa ainsi sa frustration.

« Nous allons donc nous amuser un peu à voir ce que vous avez dans le ventre. Et je vous promets, avec un immense plaisir, que le premier qui ose s'opposer à moi risque de le regretter amèrement... Je vous donne cinq minutes pour rédiger sur chacun de vos deux parchemins une...méthode, pour, disons "neutraliser" un Moldu. Le premier parchemin servira pour une méthode de ces rats et le second pour notre méthode plus noble de Sorcier. Ensuite, nous ferons un petit jeu. »

Tony s'assit, abasourdi. Elle était sérieuse ??? C'était sensé être un cours d'étude des Moldus ! Pas un lieu où on apprenait à neutraliser quelqu'un ! Il commença par se demander ce qu'il fichait là. Et la vision de sa fratrie fut suffisante pour qu'il restât assis, en tailleur par terre, face à ses deux parchemins. Il se mit à réfléchir et comme de toute façon, il n'avait pas envie de donner des idées brutales plus que nécessaire, il se mit à écrire, provocateur les deux méthodes. Il eut à peine le temps de mettre un point final que Carrow récupéra les "copies" et se mit à les lire. Cette fois, ce fut Garner qui la regarda sans sourciller, avec une satisfaction profonde. Elle devait pas s'attendre à ça, cette salamandre défraîchie ! Déçu par son manque de réaction, il écouta la suite.

« Je n'aime pas me répéter. Alors veillez à bien écouter chacune de mes palabres. Vous avez chacun une armoire, de laquelle sortira deux fois un Moldu. Un homme, une femme ou un enfant, peu importe. A la base, je voulais utiliser les Sang-de-Bourbes comme jouets, mais après on n'en aurait plus assez sous la main pour s'amuser, ce qui serait bien dommage, n'est-ce pas ? Votre objectif principal est de neutraliser, torturer, mutiler ou pourquoi pas, tuer le Moldu qui vous fait face. De deux façons : la première sans baguette, avec la méthode moldue qui vous est proposé. La seconde avec la méthode Sorcier avec votre baguette. Le second Moldu n'apparaitra que lorsque vous aurez accompli la demande écrite sur le parchemin que vous venez de tirer. Et bien sûr, le cours ne sera terminé que lorsque tous les Moldus seront anéantis ! Alors soyez inventifs ! Lâchez-vous ! Vous devez prouver que vous êtes capables de maitriser toutes les méthodes car si un jour vous serez face à cette sous-race et qu'ils vous ont désarmés, vous devrez être capables d'utiliser TOUS les moyens ! N'oubliez pas, ce sont des rats d’égouts, une ignominie de la nature, des ratés de la création ! »

Respirer, respirer... respirer ! Le regard bleu, si joyeux de Garner s'était assombri. S'il avait pu lui jeter un avada kedavra sans souiller son âme, il l'aurait fait sans hésitation. Enfin, à supposer qu'il sache le faire... et qu'il en ait le temps, aussi... Bref ! Il s'enchaina ensuite une véritable cascade d'émotions. Neville prit la parole pour poser une question logique et sensée. Tony fit parti des élèves qui s'esclaffèrent. Mais il déchanta très vite quand Carrow répliqua avec une violence extrême. Tout se passa très vite, avant même qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit d'autre, Londubat vola à travers la pièce et resta à terre, immobile. Elle l'avait tué ? Cette sale garce avait osé ? Son regard croisa une nouvelle fois celui de Kiarah qui bien que dépité, voulait toujours lui ordonner de se taire et de ne pas faire de vagues... Alors Tony ravala sa rage une nouvelle fois et resta immobile.

« Voilà comment ça marche. Je donne le cours, vous obéissez. Vous désobéissez, vous le regrettez. Dans tous les cas, je m'amuse beaucoup. A vous de voir et de me divertir. »

Le jour où Tony allait lui cramer les cheveux à coups de pétard, ce serait à lui de se divertir. Il finit par se résigner à lire les parchemins qu'il avait tiré. Résigné, et voyant ses camarades faire pareil, il lut à voix haute :

- Méthode sorcier, sortilège du rictusempra.

L'armoire s'ouvrit sur une femme moldue, d'une quarantaine d'année. D'un mouvement de baguette, il jeta le sortilège voulu, de façon informulée. La moldue, frappée de plein fouet se mit à rire aux éclats. Elle se plia en deux, puis finit par se rouler par terre avec un teint violacé. Les larmes de rire avaient trempé ses joues. Tony revint derrière la ligne et se mit à lire le deuxième parchemin.

- Méthode moldue. Carpophobie, après ligotage du moldu.

Garner regarda les mots, puis l'armoire, puis Carrow. Il avait accepté le rictusempra parce qu'il n'était pas dangereux et qu'il ne s'agissait pas d'une forme de torture. Ca lui posait un cas de conscience car l'objectif de ce cours était par essence surréaliste. Mais clairement, sa deuxième méthode le révulsait. Sans quitter Carrow des yeux, il déchira le parchemin et s'assit en tailleur derrière sa ligne, sans dire un mot. Il ne ferait de mal à personne, pas même à un moldu virtuel. Et il se foutait pas mal de prendre une sale note. De toute façon, il avait mal à la tête et n'attendait qu'une chose, pouvoir retourner se coucher pour dormir. Il sortit à nouveau son mouchoir pour se moucher bruyamment, en espérant que Carrow l'approche un peu, juste pour voir... Il lui préparait une petite spéciale dont elle allait se rappeler longtemps ! "Alors, le pachyderme, tu viens me faire un petit reproche en tête à tête ?", pensa-t-il avec un petit sourire malicieux.
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 22 octobre 1983. Angleterre
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MessageSujet: Re: [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons EmptyDim 19 Mar 2017 - 2:57

C’était une journée de pluie, grise et monotone. Elliot s’était réveillé sans avoir envie de sortir de son lit. Son corps semblait lourd et il n’était pas prêt à affronter une nouvelle journée. Poudlard n’était plus ce qu’il était auparavant. Ça n’avait plus rien à avoir avec l’ancien Poudlard et Elliot n’était presque plus reconnaissable. Il n’avait plus aucune motivation, plus aucune joie de vivre. Chaque soir, il était heureux de retrouver son lit pour pouvoir enfin échapper à la réalité dans ses rêves et chaque matin il était déçu, décourager et très mal lorsqu’il ouvrait les yeux et étaient ramené à la réalité. Il aurait volontiers dormi pendant plusieurs mois, le temps que les choses s’arrangent, si elles finissent par s’arranger … Il se sentait vide et en même temps, il était envahi par la peur. Il ne se sentait pas du tout en sécurité à Poudlard, pas depuis que Dumbledore soit décédé et que le professeur qu’il déteste le plus de Poudlard se retrouve directeur. Et les Carrows…  Les parents d’Elliot lui avaient écrit plusieurs fois pour lui dire qu’il ferait mieux de quitter Poudlard et le Serdaigle y songeait sérieusement. Ses études étaient extrêmement importants, mais à quel prix ? Le confort de sa maison lui manquait, l’ambiance chaleureuse et calme qui y régnait lui manquait encore plus. À Poudlard, l’atmosphère était lourde, et il était très rare d’entendre un élève rire dans le couloir. Tous semblaient avoir perdu leur joie de vivre, tous semblaient être de petits robots silencieux. Elliot, qui n’était pas bavard, semblait avoir complètement perdu la  parole. Quoique surprenant, il se tenait plus avec ses amis qu’à l’habitude. C’était comme s’il avait du mal à supporter la solitude, et la présence de ses amis le réconfortait, c’était bien la seule chose qui le rattachait encore à Poudlard. Il n’avait pas envie des abandonnés, surtout pas ses amis né-moldus qui avaient été envoyés à Nuncabouc. Elliot se sentait tellement mal pour eux… Wayoth et surtout Samuelle… Il était très inquiet pour eux, il ne savait pas si ils allaient sortir vivant de Poudlard cette année, l’école n’était plus un endroit sûr, plus du tout.

Elliot avait un cours d’Étude des moldus cet après-midi,  et il n’avait aucunement envie d’y aller. Son professeur était une Carrows, aussi bien changer le nom du cours par : étude des moldus, 1001 manières de les martyriser. Au début, Elliot était très surpris que des cours d’étude des moldus soient encore donnés cette année à Poudlard, alors que la direction avait envoyé tous les élèves né-moldus dans une sous-maison appelée Nuncabouc. Les moldus, et tous ceux partageant leur sang étaient vu comme des rats, des moins que rien, alors pourquoi vouloir apprendre leur manière de vivre ? C’était bien clair que les cours n’auraient plus rien à voir avec ce qu’ils étaient autrefois, et cela inquiétait Elliot de savoir toutes les mauvaises choses que le professeur allait rentrer dans le crâne des élèves, notamment les plus jeunes. Elliot avait toujours vu les né-moldus comme des gens méritant autant de vivre que les sorciers, des gens comme nous, seulement, sans pouvoir magique. Des gens intelligents, qui savent construire plein de choses vraiment géniales sans une once de magie. Des gens, sans aucun doute, plus intelligents que sa professeure d’étude des moldus…

Le cours avait lieu dans la grande salle, il ne savait pas trop pourquoi. Il espérait qu’il n’y aille pas trop de spectateurs, comme les autres élèves ne participant pas à ce cours. Lorsqu’il franchit les grandes portes de la grande salle, les décors n’étaient plus le même. Il n’avait plus les 4 longues tables remplies de nourriture délicieuse à volonté. Il chercha ses amis des yeux et alla s’assoir à côté entre Samuelle et Malia, tout en restant près d’Aileen et en lui faisant un petit sourire. Il sentait que ce cours allait être horrible, mais au moins, il était avec ses amies. Alecto était grosse et laide, il ne pouvait toujours pas croire qu’elle était sa professeure. Il n’avait qu’envie de lui cracher au visage, mais jamais il ne le ferait. Ce serait un vrai suicide d’agir ainsi, et il tenait à sa vie. La professeure retourna  à sa table, ou il y avait des morceaux de parchemins et des plumes. Elliot se sentit plutôt soulagé, si ce n’était qu’un cours théorique, ça devrait bien aller, il n’avait qu’à faire semblant de détester tous les né-moldus et les moldus eux-mêmes. Les parchemins et les plumes s’envolèrent et après quelques instants chaque élève avait sa propre plume et son propre morceau de parchemin.

« VOUS ! Il est temps de voir ce dont vous êtes capable. Ce n'est ni avec envie ni passion que je m'apprête à vous démontrer certaines choses que vous auriez déjà du savoir depuis votre naissance. »

Elle parlait lentement, en prenant de grandes pauses à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, comme si cela lui prenait beaucoup d’effort de réfléchir.

« Les..."Moldus" sont des êtres in-fâ-mes et in-fé-ri-eurs … qui n'arrivent même pas à la cheville d'un rat de gouttière. Que celui qui pense le contraire n'hésite pas à pointer sa baguette sur sa tempe et prononce sans hésitation ma formule préférée, je vous laisse deviner laquelle...»,

Une vraie folle. Elliot regarda Samuelle et Malia d’un air dégouté.

« Nous allons donc nous amuser un peu à voir ce que vous avez dans le ventre. Et je vous promets, avec un immense plaisir, que le premier qui ose s'opposer à moi risque de le regretter amèrement... »

Elliot fut plutôt inquiet d’entendre ces dernières paroles. S’amuser ? Que voulait-elle dire par s’amuser ? Le vieux crapaud lui fit signe de s’assoir par terre, Elliot l’écouta et s’assit sur le sol, se demandant bien pourquoi elle faisait assoir les élèves par terre.

« Je vous donne cinq minutes pour rédiger sur chacun de vos deux parchemins une...méthode, pour, disons "neutraliser" un Moldu. Le premier parchemin servira pour une méthode de ces rats et le second pour notre méthode plus noble de Sorcier. Ensuite, nous ferons un petit jeu. »

Définitivement inquiet, Elliot regarda ses amies les sourcils froncés. Alecto retourna à son bureau, elle semblait si heureuse de voir les élèves inquiets. L’aiglon regarda son bureau d’un regard sombre, il n’avait surtout pas envie de croiser son regard et de se faire taper sur les doigts de l’avoir regardé ainsi. Elliot ne savait pas trop quoi écrire sur son parchemin. Allaient-ils vraiment devoir utiliser un sortilège de neutralisation contre des moldus ? Il n’avait jamais vu de moldus, de vrais moldus dans Poudlard, il semblait qu’ils ne pouvaient même pas apercevoir le château. Il n’avait pas envie de blesser quiconque, mais en même temps, il n’avait pas envie de se faire taper dessus par Alecto pour avoir trouvé un moyen de neutralisation trop…. Gentil   ? Il passa les cinq minutes à se demander quoi écrire, en jetant des coups d’œil à ses deux amies, avant de laisser son parchemin s’envoler vers le gros crapaud.

« Je n'aime pas me répéter. Alors veillez à bien écouter chacune de mes palabres. Vous avez chacun une armoire, de laquelle sortira deux fois un Moldu. Un homme, une femme ou un enfant, peu importe. A la base, je voulais utiliser les Sang-de-Bourbes comme jouets, mais après on n'en aurait plus assez sous la main pour s'amuser, ce qui serait bien dommage, n'est-ce pas ? »

Elliot grinça les dents. C’était bien pire qu’il c’était imaginer. Elle se trouvait drôle, l’affreuse Alecto ? Utiliser des sang-de-bourbe comme jouets ? Il n’en était pas question, il n’était surtout pas question qu’on touche à Samuelle, ou encore Wayoth, et n’importe qui d’autre d’ailleurs. Elliot était hors de lui, il avait de la difficulté à se concentrer. Il aurait bien voulu mettre ce gros crapaud dans une des armoires, mais on n’allait surement  réussir à la faire rentrer, vu sa corpulence. Il ne savait pas comment il allait réussir à faire du mal à de pauvres innocents, il n’en avait pas du tout envie.

« Votre objectif principal est de neutraliser, torturer, mutiler ou pourquoi pas, tuer le Moldu qui vous fait face. De deux façons : la première sans baguette, avec la méthode moldue qui vous est proposée. La seconde avec la méthode Sorcier avec votre baguette. Le second Moldu n'apparaitra que lorsque vous aurez accompli la demande écrite sur le parchemin que vous venez de tirer. Et bien sûr, le cours ne sera terminé que lorsque tous les Moldus seront anéantis ! Alors soyez inventifs ! Lâchez-vous ! Vous devez prouver que vous êtes capables de maitriser toutes les méthodes, car si un jour vous serez face à cette sous-race et qu'ils vous ont désarmés, vous devrez être capables d'utiliser TOUS les moyens ! N'oubliez pas, ce sont des rats d’égouts, une ignominie de la nature, des ratés de la création ! »

Elle était partie dans son discours, elle était très intense. Pourtant, la salle était vide, et les élèves restaient silencieux. Il n’avait définitivement pas beaucoup d’élèves en accord avec ce qu’elle disait. Si son but était de motiver les élèves, et bien cela semblait raté. Elliot aurait aimé être n’importe où ailleurs que dans cette salle, il avait l’impression d’être pris au piège, comme dans une cage. Forcé à faire des choses qu’il n’avait pas du tout envie de faire. Il se demandait si même une personne dans cette salle avait envie d’assister à ce cours et de s’amuser à lancer des sortilèges sur des pauvres moldus sans défense.

« Euh...humhum, excusez-moi, mais j'aurai une question... »

Elliot se tourna vers la voix, se demandant bien qui avait osé déranger la professeure. C’était Neville Longdubat, l’ami de Harry Potter. Elliot l’avait souvent aperçu dans les serres, c’était un élève franchement doué en botanique et il avait l’air très sympathique.

« Puisque tu oses. »

Elliot écoutait la conversation, en silence et fut surprit de voir que le gryffondor souriait.

« Vous dites que les Moldus sont des rats. Etant donné que sommes physiquement identique, à votre avis, quel est le pourcentage de sang rongeur qui coule dans vos veines ? »

Elliot haussa les sourcils, avait-t-il vraiment bien compris ? Il devait avouer que c’était bien envoyé, mais qu’elle idée idiote d’insulter la professeure. C’était du pur suicide, ce jeune homme allait s’attirer bien des ennuis, Elliot le craignait. Il eut quelques éclats de rire dans la salle, mais Elliot ne trouvait pas ça drôle du tout, car il savait que Neville allait payer cher pour ce qu’il venait de dire, et ça, ce ne serait pas drôle du tout ! On voyait de loin le visage d’Alecto rougir sous la colère, fixant son élève en cherchant probablement la meilleure façon de le faire souffrir. D’un coup de baguette, on vit Neville Longdubat voler dans les airs et atterrir dans un mur. Elliot posa sa main sur sa bouche, espérant que le gryffondor ne soit pas blessé.

« ON.NE.SE.MOQUE.PAS.D'UN.CARROW ! »

Elle avait crié si fort qu’Elliot sursauta. Pourtant, elle reprit son calme en une fraction de seconde. Elle était en train de faire voler le gryffondor dans les airs, et sortit une lame de sa toge. Elliot attrapa le bras de Malia, la serrant contre lui. Il était apeuré, son teint avait blanchi. Elle n’allait quand même pas le tuer ? Elliot savait qu’elle était prête à tout, et que tuer semblait être un jeu d’enfant pour elle. Ne voulant pas assister à la scène, Elliot ferma les yeux et entendit   le jeune homme hurler. Il rouvrit les yeux que quelques secondes plus tard, après avoir entendu une bruit de fracas annonçant que l’élève était tombé par terre. Elliot s’étira le cou, pour voir le jeune homme inconscient sur le sol. Il se tourna vers Malia et Samuelle en chuchotant rapidement :

« Il est juste inconscient n’est-ce pas ? Il n’est pas mort… ? »  

« Voilà comment ça marche. Je donne le cours, vous obéissez. Vous désobéissez, vous le regrettez. Dans tous les cas, je m'amuse beaucoup. A vous de voir et de me divertir. »

Ça, il le savait déjà. Une chance était sure, Elliot n’était pas assez idiot pour faire comme longdubat et provoquer Alecto. Il était plutôt du genre… hypocrite ? Hypocrite envers elle, oui. Il tenait à sa vie et il ne se sentait pas mal de mentir envers de genre de personne. S’il devait lui faire accroire qu’il n’aimait pas les moldus, il allait lui faire croire, seulement, pas au point à faire du mal aux autres. Une armoire était apparue devant lui. Elliot poussa un long soupire, il n’avait pas du tout envie d’avoir à se « battre ». Le parchemin entre les mains, il se décida enfin à l’ouvrir. Il lu devant ses 3 amies :

«  Sortilège petrificus totalus » Il ne put s’empêcher tellement il était soulagé. Il se tourna alors vers l’armoire, les portes s’ouvrirent et une dame, très âgée, sortit du meuble. La dame était petite, et avait beaucoup de rides. Elle se tenait avec une canne, elle semblait si fragile qu’un simple coup de vent semblait assez pour la faire tomber par terre. Ses cheveux étaient mêlés de gris et de blanc, Elliot la regarda avec un air désolé et prononça la formule magique. La  dame devint raide comme une barre et tomba par terre, Elliot grimaça lorsqu’il l’entendit tomber par terre et se sentit très coupable du coup. Cela ne devait pas être très agréable, a cet âge, de tomber par terre, la dame était si fragile, qu’elle s’était peut-être blessée.  Il resta là, quelque instant à regarder la vieille dame, se sentant tout mal, mais il était trop tard, il avait déjà agît. Il alla donc chercher le deuxième parchemin et lu devant ses amies (Malia, Samuelle et Aileen), encore une fois :

« Méthode moldu, arc à flèches » Je n’aurais qu’à tirer dans un pied, pensait l’aiglon.  Lorsqu’il se retourna, ce n’était plus une vieille dame qui était devant l’armoire, mais un jeune garçon d’environ 12 ans. Il tenait dans ses mains un arc à flèche traditionnelle alors qu’un arc à flèche apparut devant le jeune Serdaigle. Il l’attrapa, et l’examina. Il trouvait cette arme fascinante et très jolie, mais il n’avait pas envie de s’en servir pour massacrer des moldus.

«  Ce n’est qu’un gamin » avait-il dit à ses amis.

Il resta immobile pendant quelques instants, à observer les autres élèves. Il vit un élève de 7e année déchirer sa feuille et aller s’assoir en retraite. Il ne savait pas ce qu’il avait pigé, mais il savait qu’Alecto n’allait pas être contente du tout. Lorsqu’il sentit le regard d’Alecto peser sur lui, il tourna tout de suite sa tête et regarda le jeune garçon qui se trouvait devant lui. Il était armé, mais il ne faisait rien. Elliot soupira et plaça sa flèche, il visage à côté du garçon, dans le vide. Il était tout simplement incapable de viser le moldu, il descendit un peu son arc, visage le pied du gamin, mais ne tira pas. Ce serait vraiment lâche, de tirer un gamin…

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MessageSujet: Re: [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons EmptyLun 20 Mar 2017 - 9:11

Citation du message.  
« Les mots qu'on connaît bien prennent dans ce pays un sens cauchemardesque. La liberté, la démocratie, le patriotisme, le gouvernement - tous ont un parfum de folie et de meurtre. »
( Joseph Conrad )
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L'étude des moldus était à présent obligatoire et Jessicayumi n'avait pu y échapper. Pourtant, elle se serait bien passé d'un tel cours, détestant la matière. Ayant grandi parmi avec des sorciers, elle était facilement perdue et ne comprenait pas toujours comment les moldus fonctionnaient. Ainsi, elle avait souvent tendance à confondre les inventions non sorcières entre elles. Par exemple, elle avait déjà identifié une lampe torche comme étant un talkie walkie. Ces mauvaises déductions la poussaient régulièrement à avoir de mauvaises notes et ayant horreur de l'échec, la Serdaigle avait rapidement fait un blocage sur la matière. Non, elle n'aimait pas l'étude des moldus.

Leur nouveau professeur et ses méthodes d'enseignements ne l'aidaient pas à changer d'avis. Car si Jessicayumi n'avait aucune sympathie pour la matière, elle ne ressentait à contrario, aucune haine envers les moldus... Ce qui n'était pas le cas d'Alecto Carrow qui prenait plaisir à leurs démontrer à quel point les personnes sans pouvoirs magiques étaient inférieures aux sorciers. Si elle n'approuvait certainement pas de telles affirmations, la Serdaigle se gardait bien de faire la moindre remarque, bien trop intimidée. Ce n'était pas le cas de Neville Londubat, également présent dans la pièce, qui osa l'impensable en provoquant leur professeur par une question de logique.


- Vous dites que les Moldus sont des rats. Etant donné que sommes physiquement identique, à votre avis, quel est le pourcentage de sang rongeur qui coule dans vos veines ?

C'était audacieux, bien pensé mais tellement risqué. Certains étudiants osèrent sourire ou rire ouvertement de la remarque du Gryffondor, mais Jessicayumi n'en faisait pas parti. Si elle admirait sa bravoure, elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète pour son petit-ami (ils n'étaient pas du genre démonstratif et elle ignorait si l'école était au courant de leur relation). On pouvait se douter que la provocation ne serait pas au goût du professeur Carrow. Néanmoins, la Serdaigle ne s'attendait pas à ce que l'adulte ne  s'en prenne à l'étudiant physiquement et lui lance un sortilège à l'aide de sa baguette. Avant que quiconque n'ait eu le temps de réagir, Neville Londubat se retrouva projeté contre le mur, un peu plus loin. Avec difficulté, la sixième année ravala un cri d'effroi. Mais l'avertissement d'Alecto « ON.NE.SE.MOQUE.PAS.D'UN.CARROW ! » avait réussi à la tétaniser sur place. Tremblante, elle ne put qu'assister à l'acharnement du professeur sur Neville, impuissante. Mais lorsqu'elle perçut la lame argenté dans la main de l'adulte, son cœur fit un raté dans sa poitrine et la jeune fille crut qu'elle allait s'évanouir. *NON... ! NON ! NEVILLE !!!* Elle ne put retenir ses larmes et en quelques secondes, elle fut secouée par des sanglots bruyants. Instinctivement, elle chercha un soutien ou quelque chose auquel s'accrocher. Sa main droite vient se refermer autour du bras de Shawn Inoue, qui se trouvait à ses côtés.

Elle avait fait la connaissance du Gryffondor de sixième année durant le tournoi de Bavboules, fin septembre. Le considérant comme un ami maintenant, elle pensait pouvoir compter sur lui... Mais elle ne se rendait pas compte qu'elle pouvait lui faire mal à agissant ainsi. En effet, ses ongles se refermaient sur le bras de Shawn au fur et mesure où Alecto blessait Neville.

Elle aurait voulu être plus courageuse. Être plus forte. Oser crier son désespoir. Accourir auprès du septième année et venir à son secours. Lui tenir la main et l'aider à se relever. Pourquoi pas l'emmener à l'infirmerie. Mais la peur paralysait la Serdaigle. Si elle n'avait pas été réparti à Gryffondor, c'était aussi parce qu'elle n'avait jamais eu le sang-froid d'autres étudiants. Elle était bien trop sage et réservée.
A défaut d'agir, Jessicayumi resta figé sur place, le visage larmoyant, ne parvenant pas à dissimuler les hochets qui la secouaient. Et lorsque Alecto Carrow revient vers les étudiants et qu'elle s'arrêta quelques instants devant la sixième année, cette dernière baissa les yeux au sol, fuyant son regard.


- Voilà comment ça marche. Je donne le cours, vous obéissez. Vous désobéissez, vous le regrettez. Dans tous les cas, je m'amuse beaucoup. A vous de voir et de me divertir.

Le cours débutait réellement maintenant et Jessicayumi avait toutes les difficultés du monde à rester concentré. Son regard ne cessait de se diriger vers le corps inerte de Neville Londubat, plus loin. Mais elle devait se ressaisir et réaliser l'exercice qui leur était demandé. Lâchant le bras de Shawn, la jeune fille s'essuya le visage à l'aide de la manche de sa chemise, avant de se placer derrière la ligne blanche, comme demandé. Elle inspira profondément, tentant d'être calme.

Une fois qu'elle se sentit prête, elle tira un premier parchemin.


- Méthode moldue. Pestoliet.

Mais qu'était-ce cette drôle d'invention moldue ?!
Les yeux ronds, la jeune fille regardait fixement son parchemin, sans savoir comment agir. Car concrètement, elle ne voyait strictement pas de quoi il s'agissait. Ce qui s'avérait fort problématique, puisqu'elle devait utiliser un "pestoliet" pour immobiliser un moldu - ou son illusion.


*Pestoliet... Pesto liet... Pesto... *

Réfléchissant intensivement, elle analysait tous les éléments qui se trouvaient dans la pièce, cherchant ce qui pourraient correspondre. Son regard s'attarda sur différents ustensiles de potion qui se trouvaient dans un coin de la pièce. Peut-être que "Pestoliet" était un composant alimentaire. En effet, elle reconnaissait le mot "Pesto" qui était une préparation culinaire à base de basilic, de pignons de pin, d'huile d'olive, d'ail et de fromage râpé. L'étudiante n'arrivait pas à identifier ce qu'était le "liet", mais elle préférait ne répondre qu'à moitié à la consigne, plutôt que de ne rien faire. Ainsi, elle se dirigea vers la table et essaya de broyer des feuilles de basilic sèches avec ses mains. Elle les disposa dans un récipient, avant de poursuivre sa recette en épluchant deux gousses d’ail. Elle rajouta ensuite du parmesan et des pignons de pin. Théoriquement, elle aurait du utiliser un mixeur pour poursuivre son travail, mais la Serdaigle ignorait ce qu'était cette machine, ni même comment s'en servir. A défaut, elle mélangea avec intensité le contenu du récipient avec une cuillère en bois -ou quelque chose qui y ressemblait- jusqu'à obtenir une sorte de pâte un minimum homogène. Elle ne disposait ni d'huile d'olive, de sel ou poivre. Elle ne pouvait guère faire plus. Elle regarda la mixture de sa préparation avec un soupir, car le résultat était loin d'être parfait, avant de retourner derrière la ligne blanche. Elle ferait avec.

Lorsqu'elle franchit la ligne, un homme, d'une quarantaine d'année en costard, sortit de l'armoire. Avant qu'il n'ait eu le temps de s'approcher d'elle, la Serdaigle prit une poignée de sa préparation verdâtre dans la main.... Et l'envoya sur la figure du moldu.
Elle n'était pas certaine d'avoir réussi à l'immobiliser comme demandé, mais au moins, elle l'avait aveuglé quelques instants. Et avant que l'homme n'ait eu le temps de se nettoyer le visage, l'étudiante continua de lui lancer da la sauce pesto sur le visage. Mais au bout de quelques tirs, elle se retrouva à court de munitions... Et l'homme était toujours conscient et visiblement en colère.

Elle avait du se tromper quelque part. Soit le "liet" était très important. Soit il n'avait pas s'agit d'un élément de cuisine. Doutant soudainement d'elle-même et craignant les représailles de l'homme en costard, la Serdaigle recula jusqu'à franchir la barre blanche au sol.
L'homme disparut aussitôt.

Bon, la première étape n'avait pas été très concluante.
Elle espérait avoir plus de chance avec la méthode sorcière. Au moins, elle devrait comprendre ce qu'on lui demanderait.
Néanmoins, son visage se décomposa littéralement lorsqu'elle tira le second parchemin.


- Sortilège... Avada... Kedavra. Merci à Samuelle Burroughs pour avoir compris la suprématie des sorciers sur les Moldus et leurs infâmes progénitures, lut-elle la voix tremblante.

Le parchemin lui glissa des doigts. Mais la Serdaigle n'y prêta pas attention. Dans un premier temps, elle resta immobile, le regard vide et la bouche entrouverte. Il n'y avait que les tremblements de ses lèvres qui prouvaient qu'elle n'avait pas été stupéfixié.

Elle était tombée sur la pire des possibilités. Un sortilège impardonnable !
Et le plus infect de tous.

Le pire dans toute cette histoire, c'était que cette idée ne venait pas de n'importe qui. En effet son identité n'était pas inconnue, puisque le professeur avait cru bon d'ajouter un petit commentaire désignant Samuelle Burroughts comme responsable de cette folle proposition. Samuelle ?! Une ancienne Serdaigle qui avait été envoyé à la rentrée à Nuncabouc, à cause de ses origines moldues. Alors choisir un sortilège impardonnable ?! Elle ? MERLIN, CETTE HISTOIRE ETAIT-ELLE SERIEUSE ?!

Bien qu'initialement les étudiants ignoraient ce à quoi allaient servir les parchemins, Jessicayumi ne pouvait pas s'empêcher d'en vouloir à Samuelle. Après avoir accusé le coup, sa tête s'était tourné en direction de l'ancienne Serdaigle. Le front froncé, une pointe de colère au fond du regard, Jessicayumi aurait voulu s'énerver et lui faire payer... Mais ne bougea pas...
Si sa rancœur ne passait pas, elle pourrait toujours aller toucher deux mots à la jeune fille après le cours...

Accablée, ses doigts se refermèrent sur sa baguette et elle franchit la ligne blanche, une fois de plus.

Cette fois, ce fut une jeune sorcière en uniforme, de son âge, qui sortit de l'armoire.


- A... A... Av...

Le bras tendu, elle ne parvenait pas à prononcer la formule fatale.
De nouveau, elle fut prise de tremblements et des larmes coulèrent le long de ses joues. Elle détestait ce qu'elle essayait de faire.


- Ava... vada...

Elle sentait sa baguette vibrer dans sa main. Capricieuse, l'outil magique semblait être aussi perturbé qu'elle.

- Da... Da... Non, je ne peux pas.... Je ne peux pas...

Elle laissa tomber sa baguette au sol et tourna les talons avant de courir pour franchir la ligne blanche. Lorsque cette dernière fut dépassé, la Serdaigle se laissa glisser au sol et éclata en sanglots. Une fois de plus... Elle avait honte. Elle était si mal. Pourquoi était-elle tombé sur ce parchemin ? Pourquoi ce cours était-il si difficile ?

Abattue, la jeune fille tentait vainement de se cacher des autres en dissimulant son visage derrière ses mains.

Que ce cours s'achève, par merlin ! Et vite !

_________________
Jessicayumi Anthéa Belmontet

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MessageSujet: Re: [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons EmptyLun 20 Mar 2017 - 23:34

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Andy !

Il avait un peu de temps avec le cours d’étude des moldus et avait abandonné ses amis pour partir après Andy qu’il avait croisé au détour d’un couloir. Le Gryffondor ne semblait pas l’entendre ou ne pas vouloir l’entendre, car Elwyn l’appelait depuis plusieurs minutes, en vain.

-Andy, attends-moi !

Le Serdaigle doubla un groupe de Gryffondor qui le dévisagea. L’un d’entre eux cria en direction d’Andy: T’as un préfet au marshmallow ! Accompagné par la voix d’un autre lionceau : Hey Bae, y a ton cousin qui veut te parler ! Le tout suivi d’éclats de rire gras propres aux adolescents. Elwyn ignora totalement leurs remarques. Il était habitué depuis son enfance à ce genre de propos et ne les entendait même plus. Et puis, il était surtout occupé à essayer de rattraper la petite tête brune qui trottinait devant lui.

-Andy, s’il te plaît !

Le Gryffondor s’était stoppé brutalement et Elwyn faillit le percuter. Il s’immobilisa heureusement juste à temps pour éviter le carambolage. Andy se retourna et lança à Elwyn un regard noir :

-arrête de me suivre !

Elwyn reprit son souffle et se redressa pour le questionner : -je voulais te … demander quelque chose à … propos de ton père.

-Je n’ai rien à te dire ! Occupe-toi de tes affaires et laisse mon père et moi-même en paix ! On n’a pas BESOIN DE TOI !

Tant de colère et de haine se dégageaient de ce corps frêle. La force de son rejet prit totalement Elwyn au dépourvu. Andy tourna les talons et s’éloigna sans qu’Elwyn n’ose ouvrir la bouche ou le rejoindre. Il ne comprenait pas pourquoi le Gryffondor le détestait tant. Il ne lui avait jamais rien fait et ne se connaissait pas. Et puis tout ce qu’il voulait c’était joindre Yong shik, il ne demandait tout de même pas la lune !?

Frustré, le jeune homme se rendit à sa salle commune afin de cueillir les Serdaigles et les guider jusqu’à la salle du nouveau cours obligatoire : étude des moldus. Guider les élèves, les parquer et les empêcher de se regrouper faisaient partie des nouvelles tâches des préfets, tout ça pour limiter l’insubordination. Il demanda le silence et jeta un coup d’œil vers Maya avant de baisser la tête. Devant elle il perdait tout ses moyens et n’osait pas user de son autorité de comptoir : Tout le monde est là ? On va y aller les aigles, suivez-moi. Il prit la tête du cortège funèbre (en tout cas, c’est ainsi que cela lui paraissait) et fixa Maya à plusieurs reprises sans oser lui adresser la parole. Il sentait que ce cours n’allait pas améliorer son humeur, et qu’ils ne pouvaient que s’attendre au pire. Mais vu les têtes des élèves dans les rangs, il n’était pas seul à penser ça. Depuis la douche, Elwyn avait vraiment du mal à faire face à sa consœur (pire qu’avant déjà que ce n’était pas trop ça). Le plus difficile étant de la regarder sans rougir et sans être frappé par une vision érotique. Il s’éclaircit la gorge à plusieurs reprises en ralentissant la cadence pour se mettre à la hauteur de Maya et pendant plusieurs secondes un lourd silence plana entre eux.

-Ahem, il pivota la tête vers Maya et lorsqu’elle croisa son regard il fit mine d’être surpris : Oh Maya haha je t’avais pas vu… tu fais pitié. Tu vas bien ? Ne pense pas à son corps nu, ne pense pas à son corps nu, ne pense pas à son corps… j’y pense. Jeeeuh pense que ce cours va être… vraiment… euh. Il rougit jusqu’aux oreilles, particulier. Fais attention à toi.

Fort heureusement pour lui, la Grande salle était déjà en vu et il pénétra en premier en oubliant son rôle de préfet et en passant pour un retardé auprès de Maya. Le jeune homme salua l’enseignante, la tête basse. Les tables avaient été déplacées ainsi que les chaises. Elwyn avait toujours trouvé Rogue effrayant, alors cette femme avec son teint malade, ses petits yeux mauvais et ses cheveux sales ne lui inspirait aucune sympathie. Comme il s’y attendait, elle ne lui répondit pas. Il ne lui en tenait pas rigueur, après tout il ne l’avait pas salué de bon cœur, mais pour éviter de se prendre une punition gratuitement. Elle ou son frère, c’était le même combat. Elwyn ne les aimait ni l’un ni l’autre, mais il rentrait dans les rangs afin de finir cette année en un seul morceau, car les rumeurs sur leurs méthodes atypiques de tortures allaient bon train dans les couloirs du château depuis plusieurs semaines. Sans y être confronté (pour le moment Elwyn, mais ça viendra), il voulait bien croire ce qu’il entendait, car ces deux sorciers respiraient la méchanceté et le sadisme. Elwyn se rapprocha de Stanley et Fay qui lui faisait de grands signes de la main. Ils n’eurent pas le temps d’échanger que déjà des plumes volaient dans leur direction accompagnées d’un parchemin.

Fay murmura à son oreille : quelle femme détestable !

-VOUS ! Il sursauta sur place, tétanisé. Il est temps de voir ce dont vous êtes capable. Et se détendit dans la seconde, Elwyn avait eu peur qu’elle n’entende Fay. Si seulement elle pouvait se taire, ce n’est pas pour rien qu’Elwyn avait choisi de coller Stanley plutôt que Fay, le Serpentard lui servait de bouclier de fortune, car il avait peur que Fay le mette dans l’embarras avec sa langue trop pendue. Ce n'est ni avec envie ni passion que je m'apprête à vous démontrer certaines choses que vous auriez déjà du savoir depuis votre naissance. »

Fay marmonna quelque chose qu’Elwyn ne comprit pas et de toute façon, il n’avait aucune envie de savoir ce qu’elle disait. Si elle tenait si peu à sa vie, soit, mais qu’elle n’entraîne pas ses amis dans sa chute !


« Les..."Moldus" sont des êtres in-fâ-mes et in-fé-ri-eurs, « qui n'arrivent même pas à la cheville d'un rat de gouttière. Que celui qui pense le contraire n'hésite pas à pointer sa baguette sur sa tempe et prononce sans hésitation ma formule préférée, je vous laisse deviner laquelle.

Elle sourit et Elwyn pensa qu’elle était encore plus affreuse et détestable ainsi.

« Nous allons donc nous amuser un peu à voir ce que vous avez dans le ventre. Et je vous promets, avec un immense plaisir, que le premier qui ose s'opposer à moi risque de le regretter amèrement... »

Le Serdaigle ne doutait pas une seule seconde de ses dires et lorsqu’elle fit signe à la classe silencieuse de s’asseoir au sol, il obtempéra. Ils devaient écrire deux méthodes de neutralisation, l’une moldue, l’autre sorcière. Après quoi, le jeu pouvait débuter.

Un « petit jeu », il en avait la chair de poule et n’osait pas imaginer ce qu’elle leur préparait. Ça n’annonçait rien de bon. Elwyn hésita pendant quelques minutes avant d’écrire ses réponses sur les parchemins. Fay lui prêta son dos pour faciliter l’écriture et en échange Elwyn aida Fay à répondre à la question sur une technique de neutralisation moldue (Fay n’ayant jamais pris de cours d’étude des moldus et venant d’une famille de sorciers elle était totalement incapable de répondre à cette question). Stanley utilisa un sort qui fit apparaître une planche et il ne sembla pas avoir le moindre problème à répondre à la question sur la méthode moldue bien qu’il venait lui aussi d’une famille de sorciers. Elwyn le dévisagea, il ne se plaignait pas d’être obligé de se trainer dans la poussière avec les autres alors que sa famille était aisée. Stanley était vraiment étrange. Elwyn ne l’entendait quasiment jamais se plaindre ou faire preuve de prétention alors qu’il pouvait clairement se le permettre vu dans quel contexte il semblait avoir été élevé. C’était comme s’il essayait de se faire le plus insignifiant possible au sein de cette école, comme si Poudlard n’était qu’une étape à subir, une formalité avant de passer aux choses sérieuses. Stanley se sentant observé releva les yeux vers son ami : qu’est-ce qu’il se passe ?

Elwyn détourna le regard : non, je me demandais le sort que tu as utilisé. J’ai pas entendu la formule.

-On ne l’a jamais vu en cours, c’est du chinois.
     
Elwyn n’ajouta rien, car il sentait le regard de glace de Carrow sur eux. Ce sentiment de faiblesse était tellement frustrant. Leur vie était entre les mains de personnes malintentionnées, il y avait de quoi prendre peur. Après cinq minutes, l’enseignante releva les parchemins et les corrigea dans la même foulée. Puis elle déplaça d'un geste une armoire et prononça un sort informulé pour la dupliquer devant chaque élève. Elwyn fixa l’armoire qui lui faisait face, qu’allait-il bien pouvoir en sortir ?

« Je n'aime pas me répéter. Alors veillez à bien écouter chacune de mes palabres. Vous avez chacun une armoire, de laquelle sortira deux fois un Moldu. Un homme, une femme ou un enfant, peu importe. A la base, je voulais utiliser les Sang-de-Bourbes comme jouets, mais après on n'en aurait plus assez sous la main pour s'amuser, ce qui serait bien dommage, n'est-ce pas ?

Le Serdaigle déglutit avec difficulté. L’appréhension avait fait place à de la peur. Il se doutait de la suite des événements et l’enseignante lui donna raison lorsqu’elle expliqua le but du cours : tuer ou mutiler le moldu qui leur fera face. Il jeta un coup d’œil sur sa droite vers Fay, puis sur sa gauche où se trouvait Stanley, armé de sa baguette qui fixait l’armoire l’air absent. La voix d’un élève lui fit tourner la tête, c’était le préfet des Gryffondor qui venait de prendre la parole :

« Vous dites que les Moldus sont des rats. Etant donné que sommes physiquement identique, à votre avis, quel est le pourcentage de sang rongeur qui coule dans vos veines ? »

Elwyn entrouvrît la bouche devant le courage ou la stupidité dont faisait preuve le Gryffondor, enfin il honorait parfaitement le motto de sa maison : « Vous rejoindrez les courageux, les plus hardis et les plus forts ». Elwyn avait toujours envié cette maison, elle représentait tout ce qu’il ne serait jamais et tout ce qu’il aurait aimé être. Les réactions furent partagées entre surprise et rire, mais ce qui inquiéta le plus Elwyn c’était Carrow en train de virer au rouge.

« ON.NE.SE.MOQUE.PAS.D'UN.CARROW ! » Le jeune homme avait fait un vol plané et se massait la tête. La mangemort n’en avait pas fini avec lui puisqu’elle le fit valser dans les airs comme un vulgaire pantin et lorsqu’elle sortit un couteau, Elwyn détourna le regard pour ne pas voir le sang gicler.

Elwyn entendit le préfet des rouges et ors crier de douleur puis il y eut un bruit de craquement couvert par les ricanements de l’affreuse bonne femme. Il n’aurait pas pensé trouver pire qu’Ombrage pourtant la concurrence était rude. Cette femme était l’accouplement de Rogue avec Ombrage, une abomination en somme. Le Serdaigle osa un coup d’œil vers la scène et le visage blanc de Neville lui fit dresser les poils des bras. Il entendit même quelqu’un formuler tout haut ce que les autres se demandaient tout bas : était-il mort ?

« Voilà comment ça marche. Je donne le cours, vous obéissez. Vous désobéissez, vous le regrettez. Dans tous les cas, je m'amuse beaucoup. A vous de voir et de me divertir. »

Elle se réinstalla et d’un geste de baguette indiqua que le cours débutait. Chaque élève tira deux papiers dans deux boîtes différentes : « rats » et « sorciers ». Stanley fut le premier à lire ses parchemins : supplice du pal acéré avec pousse de bambou et noyade par petrifius totalus. Je vais commencer dans l’ordre, dit-il d’une voix monotone en se dirigeant vers son armoire. Elwyn admirait le self-control dont il était capable, mais il connaissait Stanley depuis suffisamment d’années pour sentir qu’il n’aimait pas la situation et qu’il voulait en finir le plus vite possible. Fay tira le combat à l’épée et les détraqueurs. Elle protesta devant son armoire : mais je ne sais ni me battre à l’épée ni former mon patronus ! Je vais me faire tuer…

Elwyn tira ses papiers d’une main tremblante :

Des chatouilles ? Il fronça les sourcils. Qui avait bien pu écrire un truc pareil ? Assurément une enfant de 11 ans ou une sorcière totalement ignorante des US et coutumes moldus. L’écriture de Carrow indiquait qu’il allait devoir se prendre le sort Dentesaugmento à cause de la réponse de sa camarade. Elwyn essaya de positiver : comparez à ses amis, ce n’était pas si dramatique. Il tira le deuxième papier et fut foudroyé sur place :

-Des détraqueurs… ? Il prit une profonde inspiration, il ne devait pas se laisser submerger par la peur. Il y avait forcément un moyen de contourner le problème, de le tourner à son avantage. Les moldus disent bien « il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions », restez à trouver ces fameuses solutions. Pendant ce temps, un gryffondor avait déjà réalisé sa première tâche. Les moldus n’étaient que des illusions qui changeaient de forme selon l’épreuve écrite sur papier. C’était déjà une bonne nouvelle, mais ça ne résolvait pas pour autant son problème de détraqueurs.

Stanley avait franchi la ligne et un moldu d’un âge avancé venait de sortir de l’armoire. Il lui transperça le thorax avec un tube en métal qui provenait d’un pied de chaise. Tout s’était déroulé très vite. En 5 minutes à peine Stanley avait validé sa première neutralisation. Bien qu’à proprement parler il n’avait pas exactement réalisé ce qui était écrit sur le papier, puisqu’il avait transpercé le moldu sans utiliser de bambou et la méthode spécifique décrite. Fay avec ses deux abandons s’était avancée vers Stanley, les joues rouges de colère.

-Comment tu peux faire ça Stan’ ?!

- Ce ne sont que des illusions.

- Même !

- Même quoi ? Il la dévisagea froidement. Tu feras comment le jour où un de tes ennemis se tiendra face à toi ? Tu as vu le contexte actuel ? C’est fini le temps des rires et des chants (dans l’île aux enfants c’est tous les jours le printemps). Tu te demanderas si « tuer est politiquement correct » ? Dans ce cas, laisse-moi te dire une chose : tu es déjà morte !

Stanley franchit de nouveau la ligne sans un regard pour son amie afin d’accomplir sa deuxième neutralisation. Une fois cette sale besogne terminée, il s’installa à l’écart et observa ses camarades d’un œil las. Fay ne pouvait pas comprendre, elle était incapable de lire les silences de Stanley, mais Elwyn savait que leur ami ne faisait pas ça par gaieté de cœur, mais pour éviter les ennuis. Fay était hors d’elle, comme à chaque fois qu’elle ne comprenait pas ses amis, trop différents de sa personnalité. Elle n’allait pas en rester là et il ne fut pas surpris de la voir retourner auprès de Stanley, sans pour autant oser aborder de nouveau le sujet. Si avec Elwyn elle ne se gênait pas pour les reproches, avec Stanley même Fay la bavarde prenait des pincettes. Elwyn était le punching-ball officiel de beaucoup trop de monde à son goût.

Le Serdaigle se tenait face à son armoire, hésitant sur la démarche à suivre. Finalement, il s’exclama : les détraqueurs en premier ! Il avait peur que le sort des dents qui poussent l’empêche de formuler intelligiblement son sort de patronus et dans ce cas, les détraqueurs ne feraient qu’une bouchée de lui. Il prit une profonde inspiration et se positionna devant sa ligne en fermant les yeux.

Il se revit à l’orphelinat au côté de Mélissa. Ils étaient dans un champ de fleur et une coccinelle s’était posée sur le bout de son nez ce qui avait déclenché une hilarité. Il sentait l’odeur délicate des bonbons que les orphelins avaient si rarement le loisir de sentir (qui aurait cru que des sucreries puissent être une denrée rare), les éclats de rire des enfants et la lumière qui passait entre les volets pour les réveiller le matin Il était bien et heureux. C’était le moment : -Expecto patronum !

Un porc-épic sortit du bout de sa baguette et tournoya autour de lui. Le sort du patronus, un sort qu’il avait travaillé pendant de nombreuses années, car il lui tenait à cœur. L’animal trottina au-dessus de plusieurs armoires, s’immobilisant devant celle d’Absynthe. Le Serdaigle ne savait pas vraiment pourquoi l’animal avait flotté jusque là, mais à peine son patonus était-il formé qu’il avait pensé à Absynthe et plus particulièrement à elle dans la forêt interdite. Alors naturellement l’animal avait suivi le fil des pensées du jeune homme et trouvait la destinataire du message silencieux. Après tout les patronus pouvaient également envoyer des messages, mais la demoiselle ne le comprendrait probablement pas et rien ne garantissait qu’elle le verrait. L’animal fixa la demoiselle de ses petits yeux noirs, mais dès qu'Elwyn franchit la ligne, il revint immédiatement à ses côtés. Carrow n’avait pas précisé qu’il devait faire son patronus après avoir franchi la ligne et Elwyn savait que dans la panique et face à la puissance funeste de ces créatures, il était fort probable qu’il ne soit pas capable de se protéger alors il avait décidé d’agir avant.

L’armoire s’ouvrit et des murs emprisonnèrent le Serdaigle et son patronus avec deux détraqueurs et un petit garçon moldu. Ils étaient hideux avec leur haillon et leurs mains osseuses, pires encore le voile funeste qui planait autour d’eux. Le porc-épic se tenait devant Elwyn, rayonnant, et d’une parfaite netteté ce qui obligea les deux infâmes à reculer vers l’armoire en criant de douleurs. Il se protégea de la sorte en évitant de jeter des coups d'oeil à l'enfant qui tremblait de peur encerclé par les deux créatures. Lorsqu’il sentit que ses forces le quittaient et que le porc-épic perdait de sa lueur, Elwyn recula pour franchir la ligne en sens inverse. Les murs disparurent et l’armoire se referma. Il trébucha et resta ainsi à demi accroupi pendant plusieurs minutes. La tête lui tournait, il se sentait si faible et à bout de souffle. Stanley et Fay se rapprochèrent, mais leur voix était lointaine.

-Elwyn ça va ?

Il n’avait jamais utilisé ce sortilège aussi longtemps. En contrepartie de la protection, l’énergie du détenteur était littéralement aspirée jusqu’à la dernière goutte. Elwyn se frotta vigoureusement le visage et se redressa lentement.

- Ça va

Il vit au loin Absynthe à genoux par terre, mais elle n’était pas la seule dans ce cas. Jessicayumi était en larmes et d’autres élèves avaient un visage déformé par la peur. Pourquoi des gamins comme eux devaient-ils subir ça ? Maya , où était Maya ? Il ne la voyait pas, peut-être était-elle en train d'exécuter sa tâche ou bien elle avait terminé ou … Non il ne fallait pas s’imaginer le pire. Il franchit de nouveau la ligne, l’armoire cracha un sorcier d’une quarantaine d’années qui lui lança un sortilège de dentesaugmento. À bout de force, il fut projeté hors de la ligne contre une table et l’armoire se referma. Il n'eut même pas la force de crier de douleur.

Il leva une main à hauteur de ses lèvres et baissa la tête. Il sentait ses deux dents de devant pousser à une allure folle, elles atteignaient déjà son menton. Lorsque ses amis lui demandèrent comment il allait, il ne répondit rien et garda la tête basse. Il ne savait plus où se mettre et de toute façon, ses jambes refusaient de porter le poids de son corps dans l’immédiat. Bientôt sa main droite ne sera plus suffisante pour cacher ses affreuses dents de rongeur, à l'image de son patronus. Que c'était ironique. Il aurait voulu courir à l’infirmerie, mais Carrow ne lui autoriserait pas, il le savait et peut-être que s’il osait demander, elle empirerait sa situation.

Ses dents dépassèrent rapidement son menton et le jeune homme se recroquevilla sur lui-même des larmes au coin des yeux en tirant sur sa cape pour la mettre à hauteur de son visage. Son physique était son point faible. La source de son manque de confiance. Il revivait l’humiliation et les moqueries des premières années et cela lui était intolérable. Le jeune homme ne connaissait aucun contre-sort pour stopper ce sortilège. Il ne lui restait qu’à subir en attendant la fin de ce satané cours s'il ne s'évanouissait pas d'ici là.
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SERPENTARD1ère année
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[Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons Lumos-4fcd1e6

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 01/04/1986 à Rennes
SANG: mêlé
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MessageSujet: Re: [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons [Mardi 07 Octobre 1997] Etudes des Moldus - Comment neutraliser un Moldu en deux leçons EmptyMar 21 Mar 2017 - 19:06







Recroquevillée dans l’obscurité relative que lui offraient les rideaux tirés de son baldaquin, Andrée grelottait et ses mains étaient gelées. Oh, elle n’était ni malade ni blessée, même pas un tout petit peu fiévreuse, mais des vagues d’angoisse absolument insupportables se saisissaient de son corps tout entier depuis son réveil à trois heures du matin et elles ne lui laissaient aucun répit. Elle ne s’était jamais rendormie mais le manque de sommeil était devenu la dernière de ses priorités.
 
Son estomac cria famine, encore et pour la centième fois de la matinée au moins, mais elle se ceintura avec ses bras et s’empêcha d’y penser. Peut-être qu’en se laissant mourir de faim, rien qu’aujourd’hui, on la dispenserait d’aller en cours, on la dispenserait de passer sa journée à trembler comme une chiffe molle devant les Carrow et de se ridiculiser auprès d’eux, on la dispenserait de rester seule une fois de plus et de poser son regard mi-amer mi-furieux sur les groupes d’amis qui déambulaient dans les couloirs.
 
Se fut quand elle renonça tout à fait à se lever qu’on tira ses rideaux avec violence. « Lève-toi », fit d’un ton sec l’une des filles qui partageaient son dortoir. Même avec elles, elle n’était pas parvenue – ou n’avait pas cherché – à nouer de liens. « On fait tout une histoire en bas pour que les convoqués à l’Étude des Moldus se bougent. » Elle s’éloigna aussitôt mais prit soin de lui jeter son regard le plus noir d’avertissement, et Andrée se sentit, par elle ne sut quel procédé douteux, obligée de se lever. Il était tard et elle n’aurait pas le temps de manger avant le début de sa journée – et puis de toute façon, elle n’en avait pas l’intention. Elle n’était pas vraiment disposée à vomir l’intégralité de son repas devant ses professeurs à cause d’un estomac un peu trop noué.
 
Mère s’affolerait sûrement en voyant à quel point la fillette avait fondu en quelques semaines – mais justement, Mère n’était pas là.
 
Le cours d’Étude des Moldus qui se profilait ne lui disait pas grand-chose. Tout le monde autour d’elle semblait le craindre, tenter de l’oublier, réfléchir à l’éviter, mais elle ne voyait pas vraiment pourquoi. Pour elle il prenait juste trop d’importance dans les esprits. Certes, il était évident que ce serait loin d’être une balade de santé, elle n’était pas assez bête ni suffisamment naïve pour croire qu’ils allaient réellement plancher sur le mode de vie non-magique de manière objective, mais il ne fallait pas s’y attarder ; tout au plus, ils leur enseigneraient à quel point les Moldus étaient des êtres abominables et insignifiants, mais les Carrow ne pourraient assurément pas aller plus loin. C’étaient impossible, contraire aux lois implicites qui régissaient le monde, et… même si le monde, justement, ne tournait pas vraiment rond, le cours d’Étude des Moldus restait de la théorie à l’état pur.
 
Et puis de toute façon, quelle pratique pourraient-ils mettre en œuvre entre les murs de l’école, hein ?
 
Sa tête tourna un peu lorsqu’elle se leva finalement à la dernière minute mais elle n’y fit pas attention. Dans la Salle Commune, les élèves chuchotaient entre eux et ça créait une sorte de vague sentiment de malaise qui zigzaguait dans les différents groupes d’amis. Andrée détourna les yeux et fonça en dehors de la pièce sans se préoccuper des rumeurs qui courraient. Elle savait déjà que beaucoup parlaient du cours des Carrow ; en bien ou en mal, elle ne savait pas et elle n’était pas vraiment prête à s’en préoccuper. Elle ne savait pas quelle situation était la plus propice à se réjouir : se trouver dans une Maison qui prônait la torture d’autrui mais qui s’attirait les bonnes grâces du corps professoral, ou revendiquer son désaccord et devenir le bouc émissaire des Hautes-Autorités, comme beaucoup le faisaient chez les Gryffondor ?
 
Tout bien réfléchi, faveurs des Carrow sonnait définitivement beaucoup mieux que colère noire des Carrow.
 
.
 
Quelques élèves attendaient déjà quand elle arriva sur le lieu de rendez-vous et les visages n’étaient vraiment pas très réjouis. En fait, presque tout le monde semblait broyer du noir et rares étaient ceux à ouvrir la bouche. Quelqu’un tenta une blague pour détendre l’atmosphère, mais personne ne sourit et Andrée perçut même quelques soupirs mi-affligés, mi-furieux s’élever dans les rangs.
 
La fillette ne reconnut pas grand monde. Elle remit quelques visages sur les gens de sa Maison, tous plus âgés qu’elle – il y avait par exemple Abigail Hook, cette fille qu’elle admirait pour sa nonchalance excessive, et Aileen Philipson aussi, qui avait plus ou moins gagné sa confiance par la force des choses –, elle put nommer Selwyn aussi, qu’elle connaissait tout juste de vue, mais personne d’autre ne retint particulièrement son attention et elle regretta qu’ils ne fussent pas plus d’élève de Première Année. Tous paraissaient beaucoup plus âgés qu’elle, beaucoup plus mûrs aussi, et bien plus campés sur leurs positions qu’elle-même ne pouvait rêver de l’être. Cela se voyait sur leurs têtes : les yeux assombris par la rage, les mâchoires crispées ou les attitudes réservées, c’étaient autant de témoignages que leurs corps véhiculaient pour eux. Elle, elle savait juste qu’elle devait en permanence avoir l’air complètement perdue – ou complètement blasée, puisqu’elle cherchait à renvoyer l’image la plus neutre possible.
 
Finalement, le préfet masculin des Gryffondor, qui avait l’air de marcher à reculons, vint les chercher et les dirigea vers la Grande Salle. Ses coups d’œil navrés pour ses camarades étaient éloquents et Andrée surprit son regard s’attarder un peu trop longtemps sur elle. Comme si elle se trouvait incapable d’y résister, comme si elle en sentait la brûlure tout au fond de ses rétines, comme si elle avait l’impression d’être jugée, elle ne put le soutenir très longtemps et fut la première des deux à baisser les yeux. Pourtant, elle n’avait lu aucune animosité dans l’expression douce du jeune homme – c’était plus quelque chose qui s’apparentait à de la pitié, à des excuses peut-être. Elle semblait empreinte d’une sorte de triste nostalgie et ce fut peut-être ça, justement, qui la mit si mal à l’aise. Comme si elle n’était pas à sa place, comme s’il fallait qu’elle demande pardon pour ça.
 
La fillette se demanda à peine ce qu’ils faisaient devant les portes de la Grande Salle tant la situation lui paraissait déjà irréelle. Les mines de revenants, les pieds qui traînaient, les échos dans le château beaucoup trop calme, tout cela la mettait si mal à l’aise qu’elle préférait cesser de s’étonner pour des futilités.
 
Lorsqu’ils entrèrent dans la pièce, une sorte de vent froid et glacial sembla circuler entre eux et l’ambiance noire qui s’en dégageait faillit retourner l’estomac vide de la jeune Serpentard. Il faisait sombre, trop sombre – beaucoup trop pour ce qu’un jour de pluie était censé suggérer. Ce fut à peine si la lumière tremblotante des bougies tout au fond parvint à percer l’obscurité ambiante – le vide créé par l’absence des tables et des bancs habituels avait comme aspiré toute lueur d’optimisme. Andrée sursauta presque en apercevant leur professeur, comme si la vie humaine n’avait plus sa place dans cette Grande Salle trop lugubre. Eux-mêmes, petit groupe d’élèves faibles et trop innocents pour la plupart, faisaient tâche dans le décor.
 
Andrée se sentit peu à peu perdre pied.
 
Elle était déjà à bout de forces alors que le cours ne commençait qu’à peine. Elle s’était attendue à des tables, à des chaises, à un peu de lumière et à une classe somme toute soporifique. Là, il était juste question de rester debout, de se coller les uns contre les autres pour tenter de se rassurer devant l’aura noire de Carrow, de tenter de ne pas pleurer devant le tour absurde que prenaient les évènements. Elle n’avait personne à qui se raccrocher ; son regard glissa sur les visages, mais elle ne réussit pas à puiser de courage dans leurs traits à peine connus, dans leurs expressions étrangères et dans leurs propres signaux de peur.
 
Elle se félicita de ne rien avoir mangé quand elle sentit la nausée monter lentement le long de sa gorge.
 
Deux parchemins vierges et une plume vinrent flotter devant elle. D’une main tremblante et hésitante, elle s’en empara lorsqu’elle vit le reste de leur groupe en faire de même et elle tenta de se concentrer sur ce que racontait Carrow. Elle parla d’infériorité, de rats et de vermine – rien d’inattendu, en fait. Et puis elle expliqua les parchemins. « Je vous donne cinq minutes pour rédiger sur chacun de vos deux parchemins une... méthode, pour, disons "neutraliser" un Moldu. Le premier parchemin servira pour une méthode de ces rats et le second pour notre méthode plus noble de Sorcier. Ensuite, nous ferons un petit jeu », fit-elle de son insupportable voix.
 
Les oreilles de la fillette bourdonnaient et elle n’entendit pas trois mots du discours du professeur.
 
Perplexe, Andrée suivit le mouvement et s’assit au sol en se demandant ce qu’elle réclamait exactement. Sur ses feuillets, aucune autre indication que Sorcier et Rat – visiblement, la professeur trouvait sa blague sur la vermine excessivement drôle et la fillette leva les yeux au ciel en imaginant son rictus satisfait. Elle se reprit bien vite cependant en captant son regard torve et malveillant. En coulant un œil vers les parchemins de son voisin, en l’occurrence le Poufsouffle Selwyn, elle se rendit compte qu’il décrivait avec application des méthodes qui s’apparentaient plus à de la torture qu’à un moyen agréable de passer le temps – à ceci près que la magie en était exclue sur le papier Rat.
 
En se mordant les lèvres et en priant pour ne pas faire de bêtises, la fillette commença à rédiger sa propre copie et se creusa la tête pour se souvenir des supplices dont on avait pu lui parler à ses écoles moldues. Elle sentit presque le regard perçant de Carrow la brûler quand il passa sur elle, comme s’il la scannait et établissait son diagnostic après. Elle entendit d’ici ce qu’elle pensait : elle, elle est faible, aucun intérêt. Lui il a l’air un peu débrouillard, peut-être qu’il me sera utile. Et puis lui, cette lueur dans son regard, elle pourrait servir à quelque chose. Par contre elle… elle, elle pue le Sang-de-Bourbe à des kilomètres. Et puis elle l’imagina loucher sur les couleurs de leurs uniformes pour aiguiser un peu plus son avis complètement arbitraire.
 
Ses parchemins lui glissèrent des mains alors qu’elle était encore en train d’écrire dessus et elle émit un drôle de couinement en suivant des yeux la trace encore luisante de son encre sur le papier. Elle se cacha derrière ses mains lorsqu’elle vit la professeur lire et annoter leurs copies, les sourcils bien trop souvent froncés et la moue fréquemment désapprobatrice. La tension dans le groupe d’élèves était presque palpable.
 
Carrow se leva et les domina de toute sa toute petite prestance. Debout derrière sa table, pâle comme la mort et des ombres mouvantes sur le visage, elle avait l’air de l’un de ces fantômes malfaisants que l’on racontait aux enfants moldus pour leur faire peur avant d’aller se coucher ou pendant les fêtes d’Halloween. Andrée avait toujours trouvé ces descriptions grotesques, mais à présent elles prenaient presque vie dans son esprit et elle regretta de ne pas les avoir mieux écoutées pour immuniser un peu son esprit contre la peur irrationnelle que la Mangemort lui inspirait à cet instant.
 
Cette dernière agita sa baguette et une armoire apparut de nulle part. D’une autre formule imprononcée, elle se dupliqua en plusieurs exemplaires et bientôt chacun eut sa propre commode sombre juste devant lui. « … ou pourquoi pas, tuer le Moldu qui vous fait face », était-elle en train de dire quand Andrée sortit de sa contemplation de l’objet, et la fillette sursauta au mot tuer.
 
Parce qu’il fallait qu’ils tuent quelqu’un ?
 
Cette fois, elle ne put dissimuler sa panique et son souffle s’accéléra immédiatement. La nausée remonta aussitôt, plus forte que jamais, sans pour autant se décider à prendre complètement le dessus. Elle tenta de se concentrer sur les paroles du professeur en espérant y déceler une contrindication. « Et bien sûr, le cours ne sera terminé que lorsque tous les Moldus seront anéantis ! Alors soyez inventifs ! Lâchez-vous ! », s’écria-t-elle, presque démentielle. Plusieurs élèves sursautèrent et Andrée eut un mouvement de recul presque instinctif. Cette femme était timbrée.
 
Timbrée, oui mais… Une petite voix dans son esprit lui rappela qu’il fallait être sage avec, qu’il fallait bien se faire voir. Ne pas créer d’impair, ne pas créer de vague – de toute façon, ce n’était pas son genre. Et elle lui ordonnait de surtout obéir, de juste faire ce qu’on attendait d’elle, de simplement faire honneur à son blason de Serpentard et surtout – surtout – de baisser la tête quand il le fallait. Elle se barricada émotionnellement et commença à se préparer au pire.
 
Quelque chose d’autre, plus lointain, plus ténu, lui fit comprendre que de toute façon, vu ses pouvoirs et sa carrure d’allumette, elle doutait fortement pouvoir tuer quelqu’un, non-magique ou pas.
 
Les yeux de Carrow lancèrent des éclairs tandis que son volume sonore augmentait un peu plus : « N'oubliez pas, ce sont des rats d’égouts, une ignominie de la nature, des ratés de la création ! 
 
- Euh… hum hum, excusez-moi, mais j’aurais une question… » Si c’était possible, un silence encore plus opaque s’installa dans la salle. Tous les regards se tournèrent vers le préfet de Gryffondor, qui malgré sa voix presque assurée paraissait loin d’être à l’aise face au regard scrutateur de la Mangemort. D’une phrase, elle l’invita à poursuivre, et Andrée admira le sang-froid impressionnant du jeune homme : « Vous dites que les Moldus sont des rats. Etant donné que sommes physiquement identique, à votre avis, quel est le pourcentage de sang rongeur qui coule dans vos veines ? » La fillette entendit un rire à ses côtés mais elle n’eut pas la force de se retourner pour vérifier de qui il s’agissait. Ses épaules se raidirent complètement dans l’anticipation de l’explosion de colère qui allait suivre.
 
Et elle ne tarda pas à arriver. Le visage de Carrow prit une teinte violacée tout à fait satisfaisante et des veines pulsèrent sur son front et sur son cou. Si Andrée avait du la comparer à quelque chose, elle aurait choisi un bulldog enragé ; et si la scène n’avait pas été aussi dramatique, elle aurait presque trouve le spectacle comique, à l’instar de ses camarades. « ON NE SE MOQUE PAS D’UN CARROW », éructa-t-elle soudain en balançant le jeune homme contre un mur tout proche, et ce fut bien pire que tout ce que la fillette avait imaginé parce que la professeur redevint aussi inexpressive qu’une pierre tombale.
 
Froide comme la glace, elle s’approcha du Gryffondor et sa main se saisit d’une lame blanche tombée là comme par magie – peut-être apparut-elle vraiment par magie, en y réfléchissant. De ses paroles, on ne perçut qu’un chuchotement feutré dont l’écho dans la Grande Salle sembla leur briser les tympans, mais il fut aussitôt remplacé par les cris glaçants du préfet. Andrée fixa le sol sans oser lever les yeux pour discerner ce qu’il se passait.
 
Encore un bruit brutal, quelque chose qui tombe au sol, puis plus rien ne bougea. « Il est juste inconscient n’est-ce pas ? », entendit-elle derrière elle. Andrée eut envie de nier elle aussi, de secouer la tête de droite à gauche pour se convaincre elle-même, mais elle se contenta de se mordre les lèvres au sang pour se taire et de refouler les larmes qui commençaient déjà à affluer.
 
« Et de un », fit Carrow, et sa voix avait des accents de satisfaction. Elle agita une nouvelle fois sa baguette en les menaçant d’une voix sourde de colère froide et une ligne blanche apparut à ses pieds alors que l’armoire tanguait faiblement. Ils durent piocher leurs propres papiers et Andrée s’exécuta comme un mort-vivant.
 
Son regard, lui, resta fixé sur la silhouette immobile du préfet, à moitié dissimulé par l’obscurité.
 
.
 
Elle n’avait rien écouté aux consignes et elle avait fichtrement peur.
 
Le pied au-dessus de la ligne, Andrée maintint son équilibre trop longtemps pour que cela soit naturel. En fait, elle hésitait. Devait-elle franchir la limite ou pouvait-elle encore s’enfuir en courant ? Elle savait d’ores et déjà qu’elle commencerait par neutraliser son Moldu grâce à la méthode sorcière, parce que son sortilège n’était pas dangereux, mais…
 
Mais elle ne le maîtrisait pas, son sortilège. Le Locomotor Wibbly était l’un des rares maléfices qu’elle n’était jamais parvenu à exécuter, même après des heures et des heures d’entraînement. En désespoir de cause, elle avait cherché d’où pouvait provenir ce blocage et avait conclu après quelques recherches que c’était sans doute parce que perdre l’usage de ses jambes était l’une des peurs les plus ancrées en elle.
 
Elle ne s’était même pas encore autorisée à réfléchir à la deuxième partie de l’épreuve.
 
Elle jeta un regard autour d’elle. Tous les élèves avaient commencé leur tâche, certains plus difficilement que d’autres, mais elle restait la seule plantée au-dessus de sa ligne immaculée, comme une pauvre chose un peu perdue. Elle croisa le regard de Carrow qui l’incendia et elle détourna la tête pour éviter de se mettre à paniquer complètement. Plus loin, elle capta les yeux d’Aileen, et la jeune femme sut lui redonner un peu de courage avec l’un de ces sourires doux dont elle l’avait gratifiée à leur première rencontre.
 
Andrée inspira un bon coup et posa le pied au sol. « Méthode sorcière : Locomotor Wibbly », énonça-t-elle à haute voix en cachant les trémolos qui l’agitaient.
 
Aussitôt, l’armoire cessa de tanguer et la porte s’ouvrit dans un grincement peu engageant. Un petit garçon en sortit, vêtu de vêtements trop grands pour lui et de baskets presque défoncées. Ses cheveux retombaient pauvrement sur son front et ses yeux étaient vitreux. Elle ne put dire s’il ne s’agissait finalement que d’une illusion destinée à la déstabiliser – et Merlin qu’elle l’était, déstabilisée – mais le Moldu semblait plus vrai que nature.
 
Elle leva une main non assurée vers lui en réfléchissant à toute allure à quelle formule elle allait bien pouvoir utiliser. Elle ne pouvait juste pas faire demi-tour – les Carrow la puniraient, n’est-ce pas ? Ils n’étaient pas du genre à laisser passer les lacunes, surtout les lacunes destinées à exterminer la communauté non-magique – les rats, diraient-ils eux-mêmes.
 
Le petit garçon leva des yeux suppliants vers elle et elle ferma les yeux de toutes ses forces en essayant d’imaginer Ziegler dans ses grands moments de méchanceté.
 
Il fallait que Carrow pense qu’elle était parvenue à lancer son foutu sortilège, sinon elle était sûre qu’elle le paierait. Ça se voyait dans ses yeux, et puis c’était certain qu’elle en avait parlé à un moment ou à un autre de son discours terrifiant.
 
« Tu vas peut-être avoir un peu mal », dit-elle à l’enfant le plus sérieusement du monde, « mais je n’ai pas le choix, je suis obligée de le faire. Tu ne m’en voudras pas, n’est-ce pas ? » Le garçon la regarda sans réagir, les yeux vides de vie et de conscience, et elle raffermit sa prise sur sa baguette pour ne pas qu’elle lui glisse des mains. « EXPULSO ! », hurla-t-elle. Elle espéra de tout son cœur qu’il ne se relèverait pas et que les effets seraient plus ou moins les même qu’un sortilège de Jambencotton.
 
Le Moldu fut violemment projeté en arrière, la bouche entrouverte en un parfait O et les yeux écarquillés. Il n’émit aucun son mais il ne devait pas s’attendre à ça tant il paraissait surpris. L’armoire tangua dangereusement sous le poids du garçon et celui-ci s’affaissa contre elle, complètement assommé. Sans attendre de voir s’il faisait mine de se relever, Andrée se dépêcha de retourner derrière sa ligne et croisa les doigts pour que son sort de Répulsion ait suffi à donner le change.
 
Lâcheté, murmura sa conscience. Survie, répliqua aussitôt son cerveau.
 
Presque tout le monde avait terminé ses exercices et les visages étaient souvent encore plus blafards qu’à leur arrivée. Au loin, une jeune femme de Serdaigle sanglotait et Andrée détourna la tête, sans savoir si c’était de la pudeur ou une sorte d’amertume ou de colère injustifiée – c’était elle qui était censée pouvoir pleurer, pas les plus âgés !
 
Andrée ferma les yeux en relisant le second parchemin. Vous serez attaqué(e) par le sortilège Bloclang et Mucus Ad Nauseam jusqu’à la fin du cours.
 
En tentant de faire abstraction des regards qu’elle s’imaginer peser sur son dos et de l’humiliation qu’elle allait à coup sûr s’infliger, elle pinça les lèvres de toutes ses forces en franchissant à nouveau la limite. « Méthode sorcière », fit-elle d’un ton chevrotant sans rien ajouter derrière.
 
Aussitôt un homme en sortit d’un pas conquérant, une baguette magique à la main. L’objet n’avait rien de spécial mais le regard d’Andrée ne put s’en détacher, comme si le corps de la fillette de répondait plus à son esprit qui lui hurlait pourtant de se plaquer au sol pour éviter les sortilèges qui allaient lui pleuvoir dessus. Figée, elle ne put qu’observer le sorcier lui pointer l’arme dessus, et les éclairs colorés qui en sortirent semblèrent fuser vers elle beaucoup trop lentement pour que ce soit réel.
 
Au premier impact, elle s’empêcha de reculer et sa langue se fixa aussitôt à son palais. Pendant trois abominables secondes elle sentit la nausée qui la guettait depuis le matin reprendre de la puissance et un haut-le-cœur particulièrement violent la secoua toute entière. Et puis lorsqu’elle fut touchée par le second maléfice, la panique la saisit complètement et elle ne parvint plus à respirer du tout.
 
Sa bouche était bouchée, son nez l’était également, et il coulait comme une fontaine, et elle ne pouvait rien faire pour l’empêcher, et son visage se trempa de larmes salées et de morve visqueuse – elle allait mourir, elle en était sûre. Personne ne se souviendrait d’elle, et elle n’aurait même pas eu l’occasion de dire à sa maman qu’elle l’aimait et de retrouver son père un jour.
 
Ses yeux brouillés de larmes, la vision à moitié obstruée par un millier de petits points noirs, elle releva la tête vers le Moldu qui lui souriait méchamment et esquissa quelques pas en arrière – fuir, fuir le plus loin possible, fuir le plus vite possible.
 
Elle franchit la ligne blanche à reculons, en titubant, les notions d’espace et de temps complètement oubliées. Et au moment où les effets des maléfices disparurent, où l’air entra à nouveau dans ses poumons et où elle parvint enfin à respirer, elle sentit la tête lui tourner et ses genoux percutèrent violemment le sol.
 
Autour d’elle, tout était noir.



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