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[12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour

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SERPENTARD1ère année
    SERPENTARD
    1ère année
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 01/04/1986 à Rennes
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MessageSujet: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Mer 22 Fév 2017 - 19:00

Comme presque tous les jours depuis qu’elle était arrivée à Poudlard, Andrée trouva qu’il faisait froid et moche, que le vent soufflait bien trop fort et que les nuages étaient bien trop bas. C’était comme si le parc s’était couvert d’une couverture de gris qui ternissait toutes ses couleurs ; elle voulait bien admettre – à contre-cœur, certes – que le parc pouvait être beau sous les rayons du soleil, mais là…
 
Qu’est-ce qui lui avait pris de sortir, déjà ?
 
Ah oui, cette rumeur. La rumeur sur Ziegler qui disait que, peut-être, cette garce avait encore fait quelque chose avant elle sans même qu’elle ne soit au courant. La rumeur qui disait que bientôt sa tête atteindrait un volume absolument extraordinaire à cause de tout l’orgueil qui s’y entassait et qu’elle exploserait sous la pression – pas qu’Andrée ne le veuille pas, mais voir Ziegler mourir sans avoir eu l’occasion de se venger avant la rendait un peu triste. La rumeur qui disait que cette garce de seconde main avait embrassé quelqu’un avant qu’elle-même n’ait seulement pensé à y songer.
 
Elle et Edward Selwyn allaient le lui payer très cher.
 
Lorsqu’Alvy lui avait raconté ça quelques heures plus tôt, la bouche en cœur et le ton léger, quelque chose de furieux s’était levé en elle et elle était entrée dans une colère folle. Elle ne savait pas si elle avait réellement fait peur à la Serdaigle mais elle avait eu un mouvement de recul, et Andrée avait préféré s’enfuir avant de se la mettre à dos.
 
Depuis, elle préparait son coup d’éclat avec soin et se répétait chaque étape dans sa tête. Pas qu’elle aime se donner en spectacle mais certaines situations exceptionnelles réclamaient de prendre des mesures toutes particulières.
 
Elle leva une main devant elle et énuméra à voix haute les différents points de son plan pour être sûre de ne pas les oublier. « En premier, retrouver cet affreux petit Scroutt à Pétards qui rend tout bien trop compliqué. Avec un peu de chance, lui et Ziegler seront déjà ensemble. » Elle marcha encore un peu, faillit interpeler un groupe d’élèves sous un arbre avant de se rendre compte qu’ils étaient bien trop âgés, marcha encore, tourna la tête, soupira, s’arrêta. Pourquoi un morveux de première année irait s’exiler dehors alors qu’il ne faisait pas loin des dix degrés ?
 
Elle fit demi-tour et décida de rentrer au château en longeant le lac noir. La vision de Ziegler et de Selwyn précipités dans les profondeurs des eaux sombres la réjouit profondément et elle s’imagina un instant les deux élèves en sortir, frigorifiés et trempés, les lèvres bleues et les dents claquantes. Dans ses fantasmes, ils avaient même les yeux rouges d’avoir pleuré.
 
Elle ricana intérieurement en se frottant les mains – de froid ou d’hystérie, elle-même n’aurait su le dire. Son sourire s’agrandit quand elle aperçut une petite silhouette solitaire aux abords du lac. La personne était de dos, mais elle était emmitouflée dans du jaune et dans du noir et sa silhouette était suffisamment chétive pour être reconnaissable – oui, Selwyn n’avait pas la réputation d’être spécialement costaud, surtout à côté de ses camarades masculins. Andrée hésita à se précipiter dessus pour le pousser dans la flotte mais elle se souvint au dernier moment de ses machinations.
 
« Étape suivante : approche de la cible numéro une », murmura-t-elle en se mordant les lèvres. « Eh, Selwyn ! » Elle courut le rejoindre et s’accroupit à côté de lui. Le garçon, assis en tailleur, paraissait minuscule. « Je voulais te voir pour, euh… » Elle força à rendre sa voix agréable et chercha à toute vitesse pour trouver une excuse. Le problème avec elle, c’est qu’elle n’aimait pas grand monde dans le château et qu’il était difficile pour elle de justifier une soudaine envie d’aller leur parler. « Pour, tu sais, ce devoir en Métamorphose. Je sais que nos double-cours ne sont pas ensemble mais, euh, je me disais qu’avoir un avis extérieur sur le sujet serait plutôt utile tu ne crois pas ? » Bon, pour l’excuse, c’était pas tout à fait ça, mais elle était parvenu à rendre sa voix à peu près aimable si l’on oubliait les notes un peu plus aigües qui l’avaient teintée sur la fin.
 
Elle trépigna un peu, mal-à-l’aise. Peut-être que finalement, ce ne serait pas si mal de jeter Selwyn au calmar géant. Elle pourrait juste pousser Ziegler dans les branches du Saule Cogneur et sa vengeance serait acquise.
 
Elle rejeta immédiatement l’idée en pensant à la tête de Ziegler quand elle mettrait à exécution son idée. D’ailleurs, il était temps d’entamer la troisième partie du plan : faire en sorte que cette peste les aperçoive. Peut-être qu’en traversant le château ils avaient une chance de la croiser… « On devrait aller à la bibliothèque pour en parler tranquillement, pas vrai Sel… Edward ? » Sa voix sonnait incroyablement faux mais ce n’était définitivement pas le plus important.
 
Consciencieusement, elle attrapa la main du jeune garçon avec suffisamment de fermeté pour qu’il ne puisse pas s’en défaire mais pas trop violemment pour que cela paraisse naturel. Elle se retourna vivement, prête à le tirer derrière elle s’il le fallait, et aperçut au loin Ziegler qui avançait vers eux. Pour le moment, elle ne semblait pas les avoir vus.
 
D’un bond, Andrée se retourna vers Selwyn et se plaça de façon à ce que la Serdaigle les voit de profil. Elle abandonna la main du Poufsouffle, attrapa ses épaules en lui broyant les os et lâcha, toujours avec son plus beau sourire hypocrite : « En fait, je voulais absolument te dire un truc avant qu’on y aille. »
 
Et puis elle l’embrassa de toutes ses forces sans plus de cérémonie.
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POUFSOUFFLE1ère année
    POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Jeu 23 Fév 2017 - 1:27

Quelques dizaines de minutes d'air frais, seul. C'est tout ce dont Edward avait besoin. Malgré la température fraîche de l'automne, l'atmosphère régnant au château était lourde, pesante. Le petit enchaînait les cours immondes, les repas sans faim, les nuits sans sommeil depuis trop longtemps maintenant. Il avait grandement besoin de ce petit break, sans personne pour lui dicter quoi faire, ou tout simplement lui parler. Il avait choisi une après-midi d'octobre, au temps maussade et à la température rebutant les élèves et professeurs de sortir se promener. Le lac. Le souvenir fugace de lui et d'Amanda, trempés et frigorifiés, lui revint en tête en arrivant sur place. Il esquissa un sourire à cette pensée, et s'assit au pied de l'arbre qu'il avait choisi cette fois la. Amanda... ils en avaient fait de chemin depuis ce jour. En quelques semaines, ils avaient réussi à lier une amitié solide malgré de trop fréquentes disputes. En y réfléchissant, on pourrais même se demander pourquoi ils sont si proches. Leurs façons de pensées étaient tellement différentes... c'était ce genre d'amitié dont on ne pourrait expliquer les fondements, mais qui était certainement inébranlable. Peut-être était-ce une capacité cachée des Poufsouffle, de pouvoir créer des liens improbables pour le commun des mortels.

Le regard d'abord perdu dans le vague, il porta un peu plus d'attention aux alentours, l'esprit mélancolique. Les sombres événements de cette année semblaient avoir une répercussion sur la façon de percevoir le château et ses alentours, qui paraissaient également sinistres. Poudlard devait vraiment être magnifique à l'époque de Dumbledore. Son regard balaya l'étendue sombre et plate du lac noir. Une rumeur courait sur la présence d'un calamar géant, rôdant dans les eaux profondes, prêt a se nourrir des élèves imprudent qui s'y aventureraient. Sûrement une fable racontée aux nouveaux élèves pour leur faire peur. En tout cas, il n'avait rien senti lors de sa mésaventure en ces eaux. Cette pensée lui arracha à nouveau un petit sourire teinté de tristesse. Sa maison lui manquait. Sa mère lui manquait. Si seulement tout avait pu être autrement... si seulement...

Soudain, une petite voix l'interpella. « Eh, Selwyn ! » Le sus-nommé se tourna et vit Andrée, une Serpentard de son année, qui courait vers lui, pour finalement s'accroupir à coté de lui. Qu'est-ce qu'elle faisait là, et surtout, qu'est-ce qu'elle lui voulait ? Sans aller jusqu'à lui vouer une haine particulière, le poufsouffle ne la portait pas tellement dans son cœur, et elle le lui rendait habituellement bien, se contentant du strict minimum en matière d'interaction sociales. « qu'est-ce que tu veux ? » demanda-t-il d'un ton sec. La fillette sembla hésiter un peu sur ses mots, tentant d'etre aimble avec lui. « Je voulais te voir pour, euh… Pour, tu sais, ce devoir en Métamorphose. Je sais que nos double-cours ne sont pas ensemble mais, euh, je me disais qu’avoir un avis extérieur sur le sujet serait plutôt utile tu ne crois pas ? » Edward soupira... elle aurais pas pu demander à quelqu'un d'autre ? Il fallait que ça tombe sur lui, et en plus maintenant... Il voulais refuser, mais son âme altruiste le poussait à faire le contraire. Il sentait bien qu'il y avait anguille sous roche, qu'elle préparait quelque chose. Mais peut-être voulait-elle repartir d'un bon pied avec lui ? Il ne perdrait rien a voir ce qu'elle avait derrière la tête exactement. Sans grande conviction, il soupira un « bon, d'accord...fait voir ton devoir... » mais la fillette ne semblait pas encline à travailler ici. À la place, elle lui proposa « On devrait aller à la bibliothèque pour en parler tranquillement, pas vrai Sel… Edward ? » Edward ? Son prénom, sortant de cette bouche, ça sonnait tellement faux. En fait non, toute la phrase sonnait faux. Il y avait définitivement anguille sous roche !

La petite lui attrapa la main, et le tira vers le château. Quelques mètres plus loin, sans prévenir, elle s’arrêta net, et se retourna vers lui. Elle empoigna fermement les épaules du garçon et dans un sourire, elle avoua « En fait, je voulais absolument te dire un truc avant qu’on y aille. » Il tenta un petit « qu'est-ce que... » mais fut coupé par la bouche de la fillette qui alla se coller avec force contre la sienne. Pris au dépourvu, il eut un mouvement de recul, insuffisant pour rompre le contact humide. Il agrippa les avant-bras de la jeune fille et l'écarta de lui. Ça n'avait rien à voir avec le petit baiser qu'il avait échangé avec Amanda. Adieu la petite boule au ventre, et les chaleurs aux joues. Il s'était senti littéralement agressé par ce bisou. Maintenant sa prise sur les avant bras de la fillette, le regard intense, il s'exclama « Mais ça va pas, qu'est-ce qui te prend !? Ne refait plus jamais ça... Jamais ! » elle débarque comme ça, et elle l'embrasse ? Mais pour qui elle se prenait ? Aveuglé par ce qui venait de se produire, il ne voyait pas Amanda, qui les regardais au loin...

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SERDAIGLE1ère année
    SERDAIGLE
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Jeu 23 Fév 2017 - 17:45

Comme à son habitude, Amanda s’était levée aux aurores. Elle n’avait que très peu dormi, à peine cinq heures au total. À plusieurs reprises, elle s’était réveillée en sursauts, secouée par d’éprouvants cauchemars où elle échouait à ses examens de fin d’année. Dans ces moments-là, la fillette s’asseyait en tailleur sur son lit, et relisait ses cours du lendemain jusqu’à tomber de fatigue. Une méthode des plus barbantes, mais très efficace. Lorsque le réveil avait sonné, à sept heures trente du matin, la jeune sorcière avait été prise d’un violent mal de tête, une de ces migraines à se taper la tête contre les murs. De mauvaise humeur, elle avait rapidement enfilé son uniforme ainsi que ses petits souliers et était partie prendre l’air.

Elle détacha ses longs cheveux blonds dans les escaliers du Château, et les brossa à l’aide de ses doigts, à la va-vite. Elle frotta longuement ses yeux fatigués, peinant à les garder ouverts. À neuf heures précises, il fallait qu’elle se rende à son cours de Potions, mais la jeune fille ne se sentait pas du tout d’attaque pour cela. Elle avait la nausée, et de vilains cernes noirs sous les yeux. Par ailleurs, Amanda n’avait pas faim, les odeurs qui émanaient de la Grande Salle lui retournaient l’estomac. Finalement, elle traversa le Hall d’entrée ainsi que la petite cour intérieure et se rendit au Parc. Grincheuse, elle sortit l’une des mains de ses poches et constata avec déplaisir qu’il pleuviotait. Quelque chose n’allait-il pas forcément de travers, aujourd’hui ?

La benjamine des Ziegler aperçut au loin Edward Selwyn, son ami jaune et noir, en compagnie d’une élève de première année aux cheveux bruns, à première vue. La Serdaigle plissa difficilement les yeux et reconnut la petite silhouette à ses côtés. Il était en très mauvaise compagnie, comme à son habitude. Elle soupira, le garçon était vraiment pénible, il n’avait aucun goût et côtoyait à tour de rôle tous les plus gros boulets de Poudlard. Pourquoi traînait-il avec Andrée De Kerimel ? Lui qui était si droit et si désintéressé, n’avait absolument aucun intérêt à se coltiner la casse-pieds de service. Et puis, il était tôt, que faisaient-ils à ces heures creuses, seuls dans le Parc ? Amanda n’aimait pas ça du tout, elle se sentait déjà persécutée, les imaginant comploter méchamment dans son dos. Elle se rapprocha doucement des deux premières années, intriguée. La petite sorcière réfléchissait déjà à tout le mal qu’elle dirait de sa camarade verte et argent, afin de dissuader le garçon de l’approcher de sitôt.

Amanda sentait la colère l’envahir à grande vitesse. Et voilà qu’elle le prenait par la main, maintenant. Il fallait lui remettre les pendules à l’heure, à cette idiote. Tous les élèves de première année le savaient : Edward, c’était la propriété privée d’Amanda Ziegler, une chasse gardée très précieusement. Pas touche, en d’autres termes. La Serpentard n’était pas au courant ou elle le faisait exprès ? Remarque, il était tout à fait possible qu’elle ne le sache pas, personne ne lui parle jamais de rien. Edward et Amanda avaient un passé tous les deux, la jeune Serdaigle l’avait embrassé sur la bouche au tout début de l’année, au moment de leur rencontre. C’était son tout premier baiser, et cela comptait fort, même si c’était dégoûtant et qu’elle ne voulait pas réitérer l’expérience dans l’immédiat. Mais peu importe, si l’envie lui reprenait, il devait être « disponible », à sa portée.

Le cœur d’Amanda s’arrêta de battre lorsque ses deux camarades s’embrassèrent « fougueusement » à leur tour. Elle s’arrêta brusquement, les fixant avec des yeux gros comme des billes. Elle refusait de croire à ce qu’elle venait de voir. Ce n’était pas possible, comment osaient-ils lui faire ça ? La fillette implosait, elle ressentait une telle rage qu’elle ne pouvait plus la contenir si longtemps.

« EDWARD ! s’écria-t-elle en accourant vers eux. Elle bouscula violemment Andrée, sans lui adresser le moindre regard et fixa le Poufsouffle droit dans les yeux : Je ne veux plus jamais être ton amie !

Sur ces derniers mots, Amanda sortit sa baguette magique, pointé à deux centimètres du nez d’Edward. Menaçante, elle resta ainsi de longues secondes. Allait-elle lui jeter un sort ? La fillette y pensait sérieusement, certaines formules magiques lui revenaient en tête, mais elle craignait de se faire dénoncer par la vipère à ses côtés. Elle opta pour une solution plus discrète, mais qui restait violente et douloureuse. La Serdaigle abaissa sa baguette et l’enfonça cruellement dans l’abdomen du garçon. Ce dernier se recroquevilla immédiatement, pressant ses mains sur son ventre. Il semblait souffrir, mais Amanda n’en avait que faire. Elle ne se sentait pas soulagée, loin de là. Elle se retourna brusquement vers Andrée, le regard noir :

- Mais qu’est-ce que tu veux, toi ?! Hurla-t-elle. Tu n’as pas une vie à mener, comme tout le monde ? Pourquoi tu t’en prends à la mienne ?! Ce n’est pas de ma faute si je suis plus belle et plus intelligente que toi ! La jeune fille marqua une courte pause, le temps de reprendre sa respiration : Ce n’est pas de ma faute si tu n’as pas d’amis et que personne ne peut te supporter ! Tu entends ?! Ce n’est PAS ma faute !

Furieuse, Amanda ne regrettait pas le moins du monde les crasses sorties de sa bouche. Elle était dans un tel état d’énervement qu’elle aurait pu les noyer tous les deux dans le lac.

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SERPENTARD1ère année
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Ven 24 Fév 2017 - 0:26

La façon dont Selwyn la repoussa, tout en force hargneuse et en dégoût marqué, fut un poil blessante mais Andrée tenta de ne pas s’y attarder. Le contact n’avait vraiment pas été très agréable et elle ne lui en voulait pas trop d’avoir voulu y mettre fin. Après tout, qui souhaiterait volontairement mélanger sa salive avec celle d’une autre personne ? Surtout quand, je vous le demande, la personne en question était un sale gamin de Poufsouffle qu’elle ne pouvait même pas se résoudre à appeler par son prénom de manière naturelle ?
 
Tout ce qui importait, à cet instant précis, c’était que les mains de Selwyn entouraient fermement les avant-bras d’Andrée. Ça et le fait que Ziegler s’approchait d’un pas furieux, évidemment. La fillette avait l’air vraiment en rogne et Andrée eut peur que son sourire mental ne transparaisse sur son visage. « EDWARD ! », hurla l’autre en furie, et elle déboula sans faire attention à la Serpentard qui fut écartée de la confrontation. Cette fois, elle ne put se retenir et une large moue de satisfaction étira sa bouche ; c’était à peine si elle parvint à contenir son éclat de rire.
 
Elle se mordit les lèvres et regretta de ne pas avoir d’appareil photo. La fillette semblait être dans une rage noire et ses traits habituellement si innocents étaient déformés par la colère. Si son visage avait eu quelque chose de beau dans un lointain passé, ce n’était définitivement plus le cas. Était-ce mal de souhaiter à ce point qu’une personne sorte de ses gonds ?
 
« Je ne veux plus jamais être ton amie », martela Ziegler. La baguette magique sur le nez de Selwyn, elle paraissait vraiment effrayante et Andrée fut un peu rassurée de ne pas être la cible immédiate de la fillette. Elle parut hésiter quelques secondes à lui envoyer quelque chose de vraiment méchant mais sembla se raviser. Soudain, elle enfonça sa baguette dans le ventre du Poufsouffle qui recula de quelques pas, plié en deux.
 
Un rictus de sarcasme remplaça l’expression jubilatoire d’Andrée et elle se rapprocha de quelques pas – si elle ne pouvait même pas profiter correctement de sa vengeance alors elle n’aurait servi à rien. « Taper un ami comme ça, c’est plutôt très bas, Ziegler. Moi, je ferais jamais ça.
 
- Mais qu’est-ce que tu veux, toi ?! », hurla-t-elle en se retournant d’un bond. Elle était à la limite de l’hystérie, ses yeux étaient réduits à deux fentes et ses cheveux habituellement si lisses voletaient de tous les côtés. Elle lui faisait penser à ces sorcières affreuses dans les contes de moldus. « Tu n’as pas une vie à mener, comme tout le monde ? Pourquoi tu t’en prends à la mienne ?! Ce n’est pas de ma faute si je suis plus belle et plus intelligente que toi ! Ce n’est pas de ma faute si tu n’as pas d’amis et que personne ne peut te supporter ! » Andrée accusa le coup en fermant les yeux et refusa de laisser filtrer ses émotions sur son visage. Si Ziegler prenait conscience que ce qu’elle venait de dire l’avait touchée, elle était finie – foutue. L’écho de la fin de sa tirade se perdit loin au-dessus du Lac Noir mais elle n’écoutait déjà plus.
 
Elle avança d’un autre pas, menaçante. Sa voix était horriblement basse et elle eut du mal à s’entendre elle-même à cause du sang qui pulsait dans ses tempes. « Ma pauvre petite chose, mais le monde ne tourne pas autour de ta petite vie », fit-elle en la fixant droit dans les yeux. « Bien sûr que j’ai ma vie, et bien sûr que je ne la règle pas sur la tienne. Si tu veux tout savoir, tu te penses beaucoup trop importante pour ton insignifiante petite personne et je pense que quelqu’un doit te faire descendre de ton piédestal. » Elle avança encore.
 
Elle mentait effrontément, c’était un fait. Il était évident que c’était pour l’embêter qu’elle avait été trouver Selwyn, il était évident que c’était pour ruiner sa journée qu’elle l’avait embrassé. Mais pour autant, est-ce que c’était des choses qui se disaient ? Est-ce qu’elle lui balançait que ses amis – mêmes s’ils avaient plus l’air de sujets asservis – avaient autant de prestance que des citrouilles ou qu’elle-même ressemblait à un âne mal éduqué ? Et puis, Alvy était son amie et elle n’avait pas le droit de dire qu’elle n’en avait pas.
 
Une force inconnue sembla prendre le contrôle de son corps et elle n’eut pas vraiment conscience des gestes et des paroles qui suivirent – tout ce qu’elle sentait, c’était la colère liquide qui coulait dans ses veines. « Ce que je vois, au sujet de ta supposée beauté, c’est un visage fade sans personnalité et », elle laissa traîner sa main du côté d’une mèche de cheveux de Ziegler, « des cheveux qui ressemblent à de la paille tellement ils sont jaunes et rugueux », et elle tira d’un coup sec dessus. « Il faudrait les enlever n’est-ce pas ? » Elle voulait lui faire mal, lui faire mal et la blesser, la blesser physiquement et psychologiquement. N’était-ce pas ce qu’elle-même avait fait quelques minutes à peine plus tôt ?
 
Ce n’est PAS ma faute !, qu’elle avait hurlé – et c’était sûr que c’était de sa faute, parce que qui ruinait sa vie depuis le début de l’année, à part elle et sa bande d’imbéciles qui lui servaient d’amis ?
 
Elle attrapa la main de Selwyn à l’aveuglette et la serra de toutes ses forces pour qu’il ne se dérobe pas. Il ne s’agissait surtout pas de perdre la face, surtout qu’elle sentait déjà les larmes de rage lui monter aux yeux. « Et puis tu parles d’amis », cracha-t-elle encore, « mais qui es-tu pour ça ? Bien sûr que j’ai des amis – la preuve, Edward est avec moi. Tu le vois, là, il est ici, TU N’AVAIS PAS REMARQUÉ ? » Elle secoua dans tous les sens le bras du pauvre garçon et sa voix frôla des notes bien trop aigües.
 
Et elle pria pour qu’il ne fasse rien de stupide parce que vraiment, perdre la face en cet instant était tout ce qu’elle désirait le moins.


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POUFSOUFFLE1ère année
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Lun 27 Fév 2017 - 23:52

« EDWARD ! »
Il reconnaissait cette voix entre mille. Amanda était là-bas, au loin, et avait vu la scène qui venait de se produire. Elle avait accouru vers eux, telle une furie, et Fixait le petit, droit dans les yeux. « Je ne veux plus jamais être ton amie ! » La jeune fille comptais beaucoup pour lui, et ces mots eurent l'effet d'un coup de poignard. Son cœur se serra. « Amanda... ce n'est pas... » les mots moururent sur ses lèvres quand son amie pointa sa baguette sur son visage. Ils avaient eu de nombreuses disputes, mais c'était la première fois qu'il la voyait dans cet état. Son sang se glaça dans ses veines. « s'il te plait... » Après quelques secondes qui lui parurent des heures, la fillette baissa sa baguette. Edward eut un bref instant de soulagement, pensant qu'elle avait finalement retrouvé la raison. Il sentit soudain quelque chose s'enfoncer violemment dans son abdomen, lui arrachant un cri de douleur. Il tituba de quelques pas en arrière.. Le souffle coupé par le choc il tentait de retrouver ses esprits et sa respiration, plié en deux, les mais serrant son ventre endolori. Il se forçait à inspirer et expirer profondément, essayant de faire disparaître la douleur.

Dans l'incapacité d'intervenir, il entendait néanmoins toutes les gentillesses qu'Amanda lançait à la Serpentard. « Mais qu’est-ce que tu veux, toi ?! Tu n’as pas une vie à mener, comme tout le monde ? Pourquoi tu t’en prends à la mienne ?! Ce n’est pas de ma faute si je suis plus belle et plus intelligente que toi ! » Edward releva la tete en direction des deux filles.Amanda était méconnaissable. La petite fille soignée avait laissé place à une petite furie échevelée et hystérique. Elle faisait peur. « Tu n’as pas une vie à mener, comme tout le monde ? Pourquoi tu t’en prends à la mienne ?! Ce n’est pas de ma faute si je suis plus belle et plus intelligente que toi ! Ce n’est pas de ma faute si tu n’as pas d’amis et que personne ne peut te supporter ! » « arrêtez... » souffla-t-il faiblement, accusant encore le coup de baguette. Elles ne semblaient pas l'avoir entendu et continuaient de plus belle.


Encore quelques instant. Les mains sur les genoux, à moitié accroupi, sa respiration redevenait peu à peu normale, et la douleur commençait à disparaître. Il regardait les filles se disputer quelques mètres plus loin, réfléchissant au meilleur moyen d’apaiser les tensions. Elles avaient totalement oublié la présence du Poufsouffle. Andrée avait à présent agrippé une poignée des cheveux d'Amanda, menaçant de les arracher. Elles en venaient aux mains, il était temps d'intervenir. Oubliant sa douleur au ventre, Ed s'écria « NON, Lâche-là ! »

il parcourut les quelques mètres qui le séparait d'elles, et au moment ou il allait s'interposer, il sentit la main d'Andrée serrer la sienne avec force. « Et puis tu parles d’amis, mais qui es-tu pour ça ? Bien sûr que j’ai des amis – la preuve, Edward est avec moi. Tu le vois, là, il est ici, TU N’AVAIS PAS REMARQUÉ ? » s'écria-t-elle, bringuebalant le bras du Poufsouffle dans tout les sens. Qui était-elle pour le prendre à parti comme ça ? Amanda représentait beaucoup pour lui, il ne voulait pas être pris à parti contre elle dans cette dispute. D'autant qu'il n'avait aucun lien avec la Serpentard,  de quel droit elle osait dire qu'il était son ami ?

Il retira son bras avec force, faisant lâcher prise à la Serpentard. « STOP! » les deux fillettes se turent, visiblement surprise qu'Edward s'interpose comme ça. Son regard allait d'une fille à l'autre. « Bon ! Maintenant écoutez moi » Maintenant qu'il avait leur attention, il fallait mettre les choses au clair. Il ne fallait pas qu'Amanda lui en veuille pour le baiser, ce qu'elle avait vu n’était pas l'entière vérité sur ce qu'il s'était passé. Il se tourna d'abord vers Andrée, de qui toute l'histoire avait commencé. «D'abord TOI ! Non, je ne suis pas ton ami ! On ne s'est jamais vu en dehors des cours, et même en cours, on se parle pas ! Je sais pas d’où t'es venue cette idée de m'embrasser comme ça, mais il est hors de question que tu recommence, compris !? Je ne veux plus que tu m'approche ! » il avait bien articulé cette dernière phrase, espérant bien s'être fait comprendre. il se retourna ensuite vers son amie.

La fillette s'était mise dans un état incroyable. Ses cheveux en bataille et ses habits débraillés dénotaient complètement avec son apparence habituelle, sans aucun cheveu de travers. Malgré le coup qu'elle lui avait porté, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de fierté à l'idée qu'elle se soit battue en croyant l'avoir perdu. Il posa ses mains sur les épaules d'Amanda, et lui dit d'une voix qu'il essayait de rendre calme « Amanda, il faut que tu me croie. C'est entièrement sa faute à elle... elle est venue me voir comme ça, et m'a entrainé ici pour … pour... » il s'arrêta là. Ce n'était pas la peine d'en dire plus, elle savait ce qu'il s'était passé ensuite. « Mais il faut que tu sache que je ne voulais pas... je suis désolé... » Ed espérait qu'elle comprenne,  il tenait beaucoup à la petite aiglonne et l'idée de la perdre comme amie lui était insupportable.[/b]

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Dernière édition par Edward Selwyn le Mar 28 Fév 2017 - 21:48, édité 1 fois
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SERDAIGLE1ère année
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Mar 28 Fév 2017 - 18:56

Occultant complètement la présence du jaune et noir, les deux gamines persistaient à se bombarder d’insultes. Elles s’aboyaient littéralement dessus, balançant les pires horreurs à tour de rôle. Amanda était folle de rage, elle ressentait même l’envie de se bagarrer avec ses petits poings. Elle allait mettre en pièces la Serpentard, aucun doute là-dessus. Néanmoins, elle ne s’était jamais battue de sa vie, et elle ne trouvait pas cela très convenable pour une jeune fille de bonne famille. Andrée, quant à elle, se montra moins hésitante que la Serdaigle, et agrippa sèchement l’une de ses mèches blondes. Amanda poussa un petit cri de douleur, elle était particulièrement sensible du cuir chevelu. Elle s’abaissa immédiatement, afin d’atténuer la pression exercée par sa camarade de classe, et couina de plus belle. Humiliée, elle s’efforça de ne pas éclater en sanglots, malgré les dires haineux de la verte et argent :

« Ce que je vois, au sujet de ta supposée beauté, c’est un visage fade sans personnalité et des cheveux qui ressemblent à de la paille tellement ils sont jaunes et rugueux. Il faudrait les enlever, n’est-ce pas ?

Amanda détestait sa camarade de classe, du plus profond de son âme. Aussi, sa tête lui faisait horriblement mal, et elle ne parvenait pas à trouver une position qui la soulageait. La fillette ne savait pas quoi répondre, elle était focalisée sur la douleur, et sur ses magnifiques cheveux blonds qu’Andrée menaçait de couper. Elle n’oserait pas, tout de même ? La benjamine des Ziegler poussa de maigres supplications de sa petite voix suraiguë. Si seulement elle pouvait se relever, elle lui ferait payer très cher, à cette vilaine gamine. Bien qu’elle dominât très largement la Serdaigle, Andrée continua d’écouler sa colère, sans que rien ni personne ne puisse l’arrêter :

- Et puis tu parles d’amis, mais qui es-tu pour ça ? Bien sûr que j’ai des amis – la preuve, Edward est avec moi. Tu le vois, là, il est ici, TU N’AVAIS PAS REMARQUÉ ?

- Andrée, tu me fais mal, supplia Amanda en agitant les bras sur les côtés. Ce n’est plus drôle…

La blondinette avait diamétralement oublié l’existence du Poufsouffle. Allait-il la brutaliser, lui aussi, et se venger du coup de baguette dans le ventre ? Où était-il d’ailleurs ? Recroquevillée depuis quelques minutes, Amanda avait une vue imprenable sur l’herbe fraîche du parc, ainsi que sur les escargots qui se baladaient dans son mètre carré de pelouse, mais beaucoup moins sur les environs, ainsi que sur le garçon. À sa plus grande surprise, ce dernier cria de toutes ses forces, et parvint à libérer la Serdaigle de son bourreau. Jamais elle ne l’avait vu dans un tel état énervement, lui aussi, et elle ne soupçonnait pas un tel coffre de voix. Aussitôt, Amanda se redressa et passa la main dans sa tignasse blonde. Elle massa son crâne endolori, tout en grimaçant.

Déterminé, Edward remettait les pendules à l’heure, et personne n’osa protester, ou même encore l’interrompre. Il était assez impressionnant, et Amanda n’aurait pas aimé être à la place de la verte et argent. Estomaquée, la petite sorcière but les paroles du jaune et noir, comprenant qu’elle avait fait fausse route depuis le début. Elle ressentait une immense honte, de s’être ridiculisée de la sorte et d’avoir prouvé au monde entier qu’elle était « jalouse ». Mais ce n’était rien à côté de la tête d’Andrée, complètement déconfite. Elle en prenait pour son grade, mais la fillette aux cheveux blonds n’avait pas la moindre once de pitié. Pas après ce qu’elle venait de faire, la mythomane de première catégorie. Lorsque le garçon se retourna vers elle, Amanda recula de deux petits pas timides, l’air inquiet. Elle n’avait pas envie de se faire crier dessus, ou peut-être même pire. Amanda frissonna lorsqu’il posa ses mains sur ses épaules :

- Amanda, il faut que tu me croies. C'est entièrement sa faute à elle... elle est venue me voir comme ça, et m'a entraîné ici pour … pour... Edward était-il en train de s’excuser ? La jeune sorcière ouvrit la bouche, hébétée. Après ce qu’elle venait de dire, et ce qu’elle venait de faire, elle s’attendait à une toute autre réaction : Mais il faut que tu sache que je ne voulais pas... je suis désolé...

La fillette se retourna brusquement, faisant dos à ses camarades. Elle se laissa tomber sur l’herbe humide, en tailleur et la tête enfouie dans ses mains fluettes. De violentes secousses parcouraient son petit corps frêle, ses yeux étaient embués de larmes et ses joues toutes rougies. Elle se mit à sangloter bruyamment, ne parvenant plus à contenir ses pleurs plus longtemps. À ce moment précis, Amanda pouvait s’apparenter à un jeune enfant, quatre ou cinq ans maximum. De quoi déstabiliser ses camarades de première année. La Serdaigle sentait son petit cœur battre à cent à l’heure, toute cette histoire l’avait ébranlée. La respiration haletante, elle s’exprima enfin :

- Laissez-moi tranquille maintenant, vous en avez assez fait ! Les yeux toujours rivés au sol, Amanda arracha nerveusement quelques brindilles d’herbes et reprit : Je… Je veux être toute seule.

La benjamine des Ziegler releva péniblement la tête et plongea son regard humide dans celui de son ami. S’il partait, c’est qu’il n’avait rien compris du tout. La Serdaigle voulait qu’il redouble d’efforts pour elle, pour se faire pardonner. C’était un petit caprice de sa part, elle voulait qu’il se plie encore un peu plus à ses exigences. Amanda avait l’habitude d’être entourée, d’être pouponnée dans la sphère familiale. Rien de plus naturel à ses yeux que de demander au Poufsouffle de la rassurer, et de la protéger. Elle se tourna ensuite vers Andrée, gênée :

- Tu n’es pas si moche… » Dit-elle, penaude.

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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Mar 28 Fév 2017 - 23:23

La réaction de Selwyn fut beaucoup plus violente et beaucoup moins compréhensive qu’elle ne l’avait prédit. En fait, dans un accès ridiculement puéril de sa part, elle avait vraiment cru que le garçon la prendrait en pitié – et évidemment elle s’était trompée.
 
Elle se trompait vraiment très souvent, ces derniers temps.
 
« Je ne veux plus que tu m’approches ! », lui hurla-t-il dessus dans un dernier accès de rage. Andrée tenta de ne montrer aucune émotion mais elle sut tout de suite que c’était raté. Elle espéra de toute ses forces que c’était la surprise un peu trop marquée qui transparaissait sur son visage et pas la terrible humiliation qu’elle ressentait tout au fond d’elle-même – ou, encore pire, ce pincement au cœur qui lui rappelait que les enfants sorciers n’étaient pas beaucoup plus gentils que les enfants moldus.
 
Elle cligna des yeux rapidement et fut rassurée de ne pas les sentir humides. « J’en prends note », lâcha-t-elle d’une voix tout sauf agressive. Où était donc passée toute sa hargne ? Sa rage ? Son mordant ? « De toute façon, d’un ami aussi pitoyable que toi, j’en voulais pas. » Et ce fut tout sauf convainquant.
 
Et puis à côté, il y avait Ziegler qui commençait à lâcher prise, Ziegler qui semblait vouloir se recroqueviller dans un coin et Ziegler dont les larmes de crocodile commençaient déjà à rouler sur ses joues, comme des perles transparentes un peu trop grosses pour son visage enfantin. Ce n’est plus drôle, qu’elle avait dit – mais ça n’avait jamais été drôle, n’est-ce pas ? Ni pour elle, ni pour Andrée – pour personne.
 
Selwyn avait posé ses mains sur les épaules de Ziegler dans une tentative de réconfort et regardait la jeune Serdaigle droit dans les yeux. « C’est entièrement de sa faute à elle », fit-il. « Je suis désolé… » Et la fillette lui tourna le dos, comme si elle ne le croyait pas ou qu’elle ne souhaitait pas admettre ses erreurs devant eux.
 
Ses épaules tressautèrent et Andrée la soupçonna de continuer à pleurer à gros sanglots comme un bébé. La tête à moitié tournée vers eux, elle lâcha d’une voix aigüe : « Laissez-moi tranquille maintenant, vous en avez assez fait ! Je… » Elle sembla bien trop nerveuse. « Je veux être toute seule.
 
- Vous êtes stupides », murmura Andrée en luttant contre la nausée, et elle n’était vraiment pas sûre que la Serdaigle l’ait entendue. Les sentiments contradictoires qui se déchaînaient devenaient trop encombrants et il fallait qu’elle trouve un moyen pour ne pas éclater en pleurs elle aussi. La solitude devint trop grosse, les insultes devinrent trop lourdes. Tout à coup, exprimer ce qu'elle pensait de leur hypocrisie à deux noises lui parut être une thérapie incroyablement efficace et elle se retourna vers Selwyn : « Tu es stupide. Dans la vie, les excuses ça sert à rien et personne ne te croit jamais. La preuve, Ziegler veut qu’on parte et elle s’en fiche de ce que tu as dit. »
 
Elle s’apprêtait à partir, drapée dans le peu de dignité qu’il lui restait et l’amour propre cassé en mille morceaux, lorsque Ziegler se tourna complètement vers elle. « Tu n’es pas si moche… », et la voix était si basse qu’Andrée douta d’avoir bien compris. Elle fut vraiment contente de ne pas avoir la fillette dans son champ de vision et se mordit violemment les lèvres.
 
Comment était-elle censée réagir à ça ? Alors que depuis le début de l’année, elles se faisaient mutuellement les pires crasses qu’il était possible d’inventer à onze ans, comment pouvait-elle juste accepter cette… Elle ne sut pas vraiment comment la nommer et ferma les yeux violemment. Ce n’était pas une tentative de paix, évidemment. Bien trop timide, bien trop faible, bien trop hypocrite assurément – on parlait quand même de Ziegler. Peut-être n’était-ce en vérité qu’un nouveau moyen de l’humilier ? Peut-être était-ce en fait qu’un piège destiné à se refermer quand elle aurait arrêté de les détesté à ce point-là ? Peut-être étaient-ils tous les deux de mèche et que Selwyn l’avait rabaissée ainsi pour qu’elle se livre plus facilement à Ziegler ?
 
Ou peut-être avait-elle mal entendu, tout simplement – oui, c’était sans doute ça. Elle planta ses yeux dans ceux de la Serdaigle. « Je… » Son regard lui sembla suppliant, suppliant de clémence, suppliant de bonté. Mais Andrée n’avait aucune bonté en elle, n’est-ce pas ? Personne ne pouvait la supporter et c’était pour ça qu’elle n’avait pas d’ami, alors elle ne voyait pas pourquoi elle pensait seulement à faire des efforts – c’était complètement inutile. Inutile et dangereux – parce que la gentillesse, c’était juste un truc à se faire taper dessus et à se faire arnaquer par ceux qui n’en possédaient pas une once. Si c’était ça être gentil, elle préférait encore être immonde avec le monde entier.
 
Elle lança un coup d’œil affolé à Selwyn et reporta son attention sur la fillette. Elle était là, encore toute tremblante de ses violents sanglots et toute trempée de ses larmes qui coulaient encore, et son visage donnait l’impression qu’elle s’était vraiment mise à nue – qu’elle avait fait un réel effort et qu’Andrée avait plutôt intérêt à le reconnaître. Alors que quoi, c’était si difficile de faire un pas vers l’autre ? Tout le monde était capable de le faire ; il n’y avait vraiment pas de quoi se sentir fier.

Même elle pouvait facilement y parvenir si elle s'en donnait la peine. C'était juste qu'elle ne voulait pas.
 
Comme pour y puiser un peu de courage, ses yeux se perdirent à nouveau vers Selwyn mais ses mots blessants revinrent aussitôt à la surface. Elle les avait peut-être un peu cherchés, mais qui était-il pour lui faire la morale ainsi ? D’une impulsion inconnue et de manière tout à fait puérile, elle lui tira la langue et tourna aussitôt la tête pour ne pas voir la lueur de reproche qui dansait certainement dans son regard.
 
La Serpentard tenta de dire quelque chose, referma la bouche, réessaya, pinça les lèvres et chercha une pirouette par laquelle elle pourrait s’en sortir. « Tu as dit quoi ? », demanda-t-elle finalement, et elle eut presque honte parce qu’elle avait parfaitement compris ce que Ziegler avait dit. « Il y a un peu de vent, et tu n’as vraiment pas parlé très fort. J’aimerais être sûre de tes paroles, et surtout d’être sûre de ce que tu as voulu dire, pour être sûre de bien pouvoir te répondre. »
 
Ce n’était pas très gentil, Andrée voulait bien l’admettre. Elle n’aurait vraiment pas aimé qu’on lui réponde quelque chose comme ça si elle-même avait fait des efforts et elle aurait sans doute répliqué vertement – ce que, en fait, elle s’attendait que Ziegler fasse. Mais nom d’un Scroutt, ils s’attendaient à quoi au juste tous les deux ? Qu’elle se change en une chose fragile, gentille et douce pour leur faire plaisir ?
 
« Il faudrait que tu sois un peu plus claire », conclut-elle sournoisement. « Histoire d’arrêter de rendre les choses si compliquées. »


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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Lun 6 Mar 2017 - 18:35

À quoi s'attendait-il avec ses excuses ? Une autre explosion de la part d'Amanda ? Une gifle ? Un sortilège peut-être ? Tout sauf ça. La petite aiglonne lui avait brusquement tourné le dos et s'était effondrée par terre. Quel genre d'ami était-il pour ainsi faire pleurer les gens qu'il appréciait ? Cette pensée lui fit monter la boule au ventre, de remords. Il aurait donné tout l'or du monde pour ne plus entendre les sanglots d'Amanda, pour ne plus la voir lui tourner le dos, pour ne pas avoir provoqué tout ça. Le petit était complètement désarmé, ne sachant comment réagir. Il resta un moment sans bouger, comme pétrifié. Pourquoi les filles devaient-elles toujours être si compliquées à comprendre ? Quand l'aiglonne s'était tournée vers eux, Ed put apercevoir un œil rougi par les larmes. Elle ouvrit enfin la bouche, la voix tremblotante « Laissez-moi tranquille maintenant, vous en avez assez fait ! Je… Je veux être toute seule. »

Il baissa les yeux, et fit quelques pas en arrière, prêt à exécuter ce que son amie venait de demander. Il était bien placé pour savoir que parfois, on a besoin de se retrouver seul avec soi-même, pour faire le point. « Vous êtes stupides »Il tourna la tête vers la Serpentard, qui venait de murmurer cette insulte à leur intention. « Tu es stupide. » avait-elle rajouté, cette fois-ci à l'adresse du Poufsouffle. « Dans la vie, les excuses ça sert à rien et personne ne te croit jamais. La preuve, Ziegler veut qu’on parte et elle s’en fiche de ce que tu as dit. » Les yeux du petits se perdirent entre Amanda et Andrée, les dernières paroles de la verte résonnant encore dans sa tête. Comment pouvait-elle être si catégorique ? Ce n'est pas parce que Amanda avait demandée à être seule que les excuses du garçon n'avaient pas servies. Au contraire, pensait-il, Amanda y avait réagi – plutôt négativement, c'est vrai – mais elle les avait reçues, c'est ce qui comptait. Mais les événements étaient encore trop frais, peut être trouvera-t-elle la force de lui pardonner plus tard.

Il hésita un moment. Devait-il partir ? Rester ? à force de les cotoyer, Edward savait que parfois, les filles avaient la sale manie de dire l'exact inverse de ce qu'elle voulaient vraiment... Perdu, il commença a faire un pas en arrière, mais se ravisa aussitôt. Il préférait encore se prendre un 2e coup de baguette que de laisser son amie avoir éventuellement besoin de lui. Il se rapprocha donc sans un mot, et s'accroupit à coté de son amie, puis posa sa main sur son épaule, d'un geste qu'il voulait réconfortant.

la Serdaigle regarda Andrée et lâcha une phrase qui surprit à nouveau le jeune Poufsouffle. « tu n'es pas si moche... » avait-elle murmuré à l'adresse de la verte et argent. Voila qu'elle faisait un pas vers l'amie qui lui avait planté un couteau dans le dos... Décidément, Amanda était une jeune fille pleine de surprise. Observant la scène d'un air incrédule, il vit Andrée, toute aussi surprise que lui, chercher on ne sait quoi du coté du garçon. Cet instant fut cependant très bref car, dans un instant de pure puérilité, la petite lui tira la langue, arrachant un regard désappointé de la part du jeune homme. Amanda redevint le centre de l'attention des deux autres. « Tu as dit quoi ? » avait-elle demandé, d'un air peu assuré. « Il y a un peu de vent, et tu n’as vraiment pas parlé très fort. J’aimerais être sûre de tes paroles, et surtout d’être sûre de ce que tu as voulu dire, pour être sûre de bien pouvoir te répondre. » l'impression de non assurance qu'elle dégageait était maintenant flagrante. La Serpentard semblait totalement perdue par ces simples mots. Il faut dire que venant d'Amanda, ce genre de compliment était très rare. Même lui, il n'en avait jamais reçu des comme ça après une dispute.  C'était un gros pas en avant vers Andrée qu'elle faisait là, et la vert-argent ne semblait pas vraiment en prendre conscience.
« Il faudrait que tu sois un peu plus claire, histoire d’arrêter de rendre les choses si compliquées. »


Elle marquait un point, pour le coup. Amanda n'a jamais été facile à comprendre. Quand il l'a précipitait dans le lac, elle l'embrassait, quand il lui faisait des reproches, elle l'étreignait... Elle avait pourtant la réputation d'avoir un fort tempérament, mais avec lui, il ne saurait dire pourquoi, elle était totalement différente. Cependant, il n'y avait rien de compliqué dans ces mots : elle faisait un pas pour enterrer la hache de guerre, maintenant le vif était dans le camp d'Andrée, à elle de voir si elle acceptait ou pas. À cette pensée, Ed ne put s'empêcher de lâcher un petit « c'est pourtant clair, non ?... » d'un ton sec, sans en dire plus. Si Andrée n'était pas capable de deviner ça, elle ne méritait pas qu'on s'attarde sur elle.

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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Dim 12 Mar 2017 - 10:01

Toujours recroquevillée, dos à ses camarades de classe, la benjamine des Ziegler commençait à se sentir frustrée. Frustrée de ne pas pouvoir constater de ses propres yeux les différentes réactions des deux élèves, frustrée de n'être plus le centre de l'attention. Par ailleurs, elle se demandait bien ce que faisait le petit Poufsouffle, elle le l'entendait pas, et elle ne le sentait pas non plus à ses côtés, prêt à la réconforter. La fillette était contrariée, elle avait imaginé qu'il la rejoigne au sol et qu'il la prenne dans ses bras, occultant complètement la présence d'Andrée. Avec un peu de chance, cette dernière aurait fini par décamper et ils auraient enfin eu la paix. Mais non, il restait muet comme une carpe et la bleue et bronze mourrait d'envie de voir la tête qu'il faisait.

Tout en reniflant bruyamment, la petite sorcière sortit un petit papier de sa cape noire. Il s'agissait d'un bout de journal grossièrement découpé, certainement pas à l'aide d'une paire de ciseaux. La veille, elle avait trouvé un passage sur elle et le jeune Poufsouffle dans la Gazette du Sorcier, et elle avait espéré le lui donner dans la journée. C'était un début de reconnaissance, une popularité naissante. Amanda n'était pas peu fière de s'afficher officiellement avec un "Selwyn", non seulement elle appréciait le garçon, mais son nom était connu et renommé dans le contexte actuel du monde des sorciers. Elle ne connaissait pas exactement l'histoire familiale, elle n'avait jamais osé poser de questions, mais lui et sa famille n'avait pas grande chose à craindre du retour du Mage Noir. Edward ne lui avait jamais dit les choses de la sorte et, par ailleurs, son comportement et son attitude ne laissait pas deviner quoi que ce soit. Amanda se questionnait à propos du garçon : pourquoi ne profitait-il pas davantage de son statut ? Décidément, ils ne se comprenaient vraiment pas.

La jeune fille tritura de longues minutes le bout de papier froissé entre ses doigts, ne sachant quoi en faire. Les dires haineux de la petite brune la sortit de ses pensées, elle ne s'arrêtait donc jamais. C'était fatiguant, et particulièrement lassant à force. Oui, elle avait bien dit qu'elle n'était pas aussi hideuse qu'elle et ses copines semblaient lui faire comprendre à longueur de temps. À vrai dire, rien n'était vraiment disgracieux chez elle, c'est simplement qu'elle grimaçait plus qu'elle ne souriait, et cela ne l'arrangeait pas. Finalement, le blaireau ouvrit la bouche et prit timidement la défense de la Serdaigle. Amanda sourit légèrement, il l'aimait encore un peu tout compte fait.

Amanda se retourna lentement, et se releva pour faire face à ses camarades de classe. À première vue, Andrée semblait bousculée, comme si on avait modifié ses réglages internes et qu'elle ne parvenait plus à actualiser toutes les nouvelles modifications. La blondinette l'avait perturbé avec son compliment, aucun doute là-dessus. Comme à son habitude, elle ressemblait à une toquée de la première espèce, mais cela ne choquait plus réellement la Serdaigle. Quant à Edward, il avait une attitude des plus coincées, il n'était pas bien dans ses chaussures le pauvre garçon. Amanda le prit en pitié, et glissa discrètement le bout de Gazette dans la poche de sa cape. Quand il le trouverait, il pourrait s'apercevoir qu'elle avait écrit un petit mot au dos du passage surligné en rose : « Tout le monde sait pour le bisou maintenant, c'est rigolo ».  La blondinette s'approcha ensuite d'Andrée et lui dit :

« J'ai dit que t'étais pas si moche, le problème c'est juste que tu tires toujours la tronche, affirma-t-elle d'une voix claire et anormalement douce. Maintenant, tu pourrais m'expliquer pourquoi tu fais un bisou à mon amoureux ? »

Du bout des lèvres, Amanda ne put s'empêcher de sourire malgré tous ses efforts. Le Poufsouffle ne devait pas s'attendre à cette appellation, encore moins à cet excès de possessivité. Volontairement, elle ne croisa pas son regard, de peur de rougir et de lui montrer sa gêne. Néanmoins, elle fixait Andrée de ses grands yeux marrons, avide d'obtenir une réponse. C'est vrai après tout, pourquoi avait-elle fait ça ? Cela n'avait aucun sens.

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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Lun 13 Mar 2017 - 0:21


Ziegler poussa un long soupir, comme si tout cela la lassait.
 
« C’est pourtant clair, non ? », lâcha Selwyn, clairement agacé. C’était comme s’il lui reprochait de vouloir clarifier les intentions de Ziegler alors que clairement, cette fille ne tournait pas rond. Comment devait-elle prendre cette tentative de paix, ce drapeau blanc agité bien fort, alors que ce n’était visiblement pas le genre de Ziegler ? Comment était-elle censé comprendre cette opportunité qui ressemblait à une issue de secours autant qu’à un piège ? Elle avait l’air au moins aussi opportuniste qu’elle-même – Andrée penchait même pour plus – et à peu près deux fois plus cruelle. Là où la petite Serpentard voulait seulement survivre et peut-être vivre, Ziegler voulait briller. Comment ne pouvait-elle ne serait-ce que croire à un semblant de sincérité dans sa déclaration ?
 
Briller, rien que ça. Elle voulait surpassait tout le monde et se placer tout en haut de l’échelle, peu importait les moyens qu’elle utilisait pour y parvenir – tout était limpide pour elle. Dans l’histoire, on désignait Andrée comme la méchante par défaut, parce qu’elle était à Serpentard, parce que c’était une victime facile, mais est-ce qu’elle avait un jour rabaissé quelqu’un gratuitement et pour son propre plaisir ?
 
Selwyn se faisait avoir en beauté par cette pimbêche et il pensait se tenir droit dans ses pompes – la bonne blague ! En vérité, soit il était complètement idiot pour ne pas voir clair dans son jeu, soit il était encore plus vicieux que les deux fillettes réunies pour fermer les yeux et se placer en spectateur passif.
 
Andrée lui envoya un regard assassin, toute recherche d’appui moral oubliée. « Non, c’est pas clair et tu le sais aussi bien que moi. Je suis pas suffisamment débile pour boire toutes ses paroles, moi. » Même si, soufflait une petite voix dans sa tête, peut-être, les derniers mots de Ziegler pouvaient éventuellement être sincères – peut-être.
 
Peut-être.
 
C’était vraiment trop incertain pour qu’elle mise là-dessus, et puis de toute façon cela ne lui ressemblerait pas. C’était prendre un risque vraiment trop considérable – c’était comme sauter à pieds joints d’une falaise géante en espérant qu’un Eclair de Feu la réceptionnerait pendant la chute.
 
La jeune Serdaigle se retourna finalement, un énigmatique sourire sur les lèvres malgré les restes des larmes qui ravageaient encore son visage. Il y avait des traînées humides sur ses joues mais elle ne s’en préoccupait visiblement pas. Les yeux d’Andrée suivirent sa main glisser quelque chose dans la cape du jeune garçon, discrètement, et elle fut prise d’une envie presque malsaine de savoir ce qui était écrit dessus. Peut-être était-ce encore des insultes à son égard, peut-être était-ce quelque chose qui lui porterait préjudice, peut-être même complotaient-ils contre elle depuis le début…
 
Peut-être qu’ils étaient au courant de son plan avant qu’elle ne le mette à exécution – avant même qu’elle n’ait l’idée de se venger.
 
La Serpentard secoua la tête, dépassée. Elle allait beaucoup trop loin. Il fallait qu’elle arrête de voir le mal partout, même là où il n’y en avait pas ; il fallait qu’elle arrête de penser que le monde entier voulait sa mort, même si le monde en question s’appelait Selwyn et Ziegler. Cette dernière esquissa quelque pas en direction d’Andrée : « J’ai dit que t’étais pas si moche, le problème c’est que tu tires toujours la tronche.
 
- Pardon ? », s’étouffa presque Andrée. Elle cligna des yeux bêtement, presque sous le choc. Ziegler semblait s’être fait un devoir de lui pourrir la vie et elle osait lui asséner qu’elle faisait toujours la tête ? «  Et de quel droit tu-
 
- Maintenant », ajouta la fillette d’un ton important sans ne serait-ce que tiquer sur le fait qu’elle lui coupait honteusement la parole, « tu pourrais m’expliquer pourquoi tu fais un bisou à mon amoureux ? » Elle esquissa un petit sourire tout à fait insupportable et la Serpentard ouvrit de grands yeux apeurés.
 
Elle voulait qu’Andrée justifie son geste. Elle voulait qu’elle leur explique pourquoi elle avait fait ça. Elle voulait qu’elle leur dise pourquoi elle avait tenté de piquer l’amoureux de Ziegler – parce que c’était bien de ça qu’elle l’accusait, non ? Et puis d’ailleurs, c’était quoi ces histoires ? C’était ridicule de dire qu’on avait un amoureux à onze ans – en fait, c’était ridicule de dire qu’on avait un amoureux tout court. À tous les âges, dans toute catégorie sociale. Un amoureux, ça servait à rien – un serviteur énamouré, oui, c’était utile, mais un amoureux ?
 
Andrée repensa à son père et à la douleur de sa mère quand ils avaient du se séparer et secoua furieusement la tête en fermant les yeux – tant pis si les autres la traitaient encore de folle. « Ça sert à rien un amoureux », dit-elle d’une voix blanche et sans émotion. « Juste à te faire souffrir et à faire des problèmes partout. SI j’ai fait un bisou à Selwyn c’est parce que… » Elle lui jeta un coup d’œil éperdu, encore, et espéra vraiment qu’il lui vienne en aide. Il ne la détestait pas suffisamment pour la laisser dans cette position si délicate n’est-ce pas ? Ce ne serait pas humain de la laisser seule dans sa bouse de dragon.
 
Elle trépigna sur ses pieds, pas à l’aise pour un sou. Elle ne pouvait juste pas dire qu’elle avait fait ça pour se venger. Premièrement, ça montrerait explicitement qu’elle voulait faire du mal à Ziegler et que tout ce qu’elle lui faisait depuis le début l’atteignait – même s’il n’y avait pas besoin de cela pour s’en rendre compte, mais c’était un autre problème. Deuxièmement, eh bien, elle ne l’avouerait à personne, même pas à sa conscience, mais elle se rendait compte à présent que son plan, si elle pouvait encore appeler ça comme ça, était en fait incroyablement immature. Immature et très désagréable – ça n’avait même pas valu le coup. La curiosité qui l’avait en partie poussée n’avait même pas vraiment été comblée – ou si, mais elle avait été déçue.
 
Comment était-elle censé dire ça ?
 
Elle leur adressa une grimace mi-gênée mi-agressive, comme furieuse qu’ils l’accolent ainsi au mur. Aucune possibilité de retraite, aucune possibilité de s’en sortir. Que lui restait-il ? La fuite, peut-être ?
 
Elle jeta un œil derrière elle, vers le château, et les pelouses verdoyantes étaient comme une invitation à courir comme une folle pour échapper à toutes leurs questions bizarres. Il n’y avait pas d’élève en vue – une aubaine pour que l’histoire ne fasse pas le tour de Poudlard. Sauf que les deux commères qui attendaient sa réponse comme une friandise se feraient sans doute une joie de répandre l’histoire, avec bonus exagérations et petits détails croustillants en prime.
 
Elle lança un nouveau regard suppliant à Selwyn parce qu’elle savait très bien que Ziegler ne lui viendrait pas en aide. Même si elle se rendait compte qu’Andrée était extrêmement mal-à-l’aise, ce qui n’était pas encore gagné, elle serait bien trop heureuse de la mettre dans l’embarras.
 
Elle se racla la gorge – une fois, deux fois, trois fois, et puis elle prit la parole avec hésitations : « Hm, c’était parce que hm, je t’ai confondu avec quelqu’un, Selwyn. C’était euh, involontaire. » Elle leva brusquement la tête, prise d’une soudaine inspiration : « Je pensais que tu étais cet ami russe qui devait me rendre visite aujourd’hui. De loin, tu lui ressembles un peu, tu sais ? Même cheveux châtains, même minuscule silhouette, on dirait un enfant de huit ans. » C'était gratuit mais en même temps, il ne l'avait jamais soutenue. « Et puis en Russie, pour se dire bonjour, ils s’embrassent sur la bouche, c’est la coutume. » Elle s’autorisa même un sourire pour se donner l’air convainquant, même si son mensonge était aussi énorme que la tour d’Astronomie : « N’y vois donc aucune intention dégoûtante ou quoique ce soit que font les grandes personnes. En fait, je te disais juste bonjour, tu devrais être content que je te dise bonjour non ? Vous qui semblez penser que je suis la pire des malpolies. »
 
Elle leva le menton avec fierté, comme pour les défier de contredire son excuse complètement bancale.


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MessageSujet: Re: [12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour Sam 20 Mai 2017 - 1:12

Au milieu des deux filles, Ed n'en menait pas large. Il ne savait plus quoi faire, se contentant d'être en retrait, pour le moment. Sa petite intervention semblait néanmoins avoir piqué au vif la petite Serpentard, qui répliqua aussitôt « Non, ce n'est pas clair, et tu le sait aussi bien que moi. Je suis pas suffisamment débile pour boire toutes ses paroles, moi. » elle avait particulièrement appuyé sur ce dernier mot, histoire de bien faire comprendre au Poufsouffle qu'elle le visait directement dans ses paroles. Edward ouvrit la bouche, prêt a répliqué, mais la referma, sans savoir quoi dire. Comment pouvait-elle dire ça ? Il n'était pas du genre a boire aveuglément les paroles d’Amanda, du moins il n'en avait pas l'impression. Quand elle le contrariait, il savait bien le lui faire comprendre. Cela arrivait bien souvent qu'il y ai des disputes entre eux d'ailleurs, bien souvent a cause du comportement de la petite Ziegler, qui dépassait souvent les limites.

Amanda profita d'ailleurs de ce court instant d'incrédulité de la part d'Edward pour s'en approcher, et glisser quelque chose dans la poche du garçon, un petit sourire accroché aux lèvres. À ce moment, Edward mourrait d'envie de mettre à son tour la main dans sa poche et de découvrir ce qu'elle y avait laissé, mais la présence de la Serpentard l'en empêchait. Il décida de ne pas y prêter plus attention, attendant d'être au calme dans son dortoir pour s'y intéresser. Cependant, le geste d'Amanda ne passa pas inaperçu aux yeux de la Serpentard, qui semblait tout aussi avide que lui de savoir ce que c'était. Un petit sourire se dessina sur le visage du garçon. « j'ai dit que t'étais pas si moche, le problème c'est que tu tire toujours la tronche. » et un point pour l'aiglonne. « Maintenant, ajouta-t-elle, tu pourrais m'expliquer pourquoi tu fais un bisou à mon amoureux ? »

S'il s'attendait à ça ! Edward écarquilla les yeux, complètement désarçonné par ce simple mot. Bon, d'accord, ils s'étaient embrassés, et ce, à leur première rencontre, mais ça ne s'était pas reproduit depuis. Ils avaient juste une relation très amicale. Enfin du moins c'est ce qu'il croyait. A y réfléchir, il appréciait énormément la fillette, et a priori elle aussi, mais ils n'avaient jamais rien officialisé. C'en était encore qu'au stade d'ébauche, et Edward eut l'impression que tout s'accélérait d'un seul coup. Ce n'etait bien sur pas pour lui déplaire mais il ne s'y attendait vraiment pas et ne savais pas comment réagir, ni ce que cela impliquerait dans l'évolution de leur relation. Il fut coupé court dans ses réflexion par Andrée, qui vint une fois de plus essayer gâcher cet instant. « ça sert a rien un amoureux. Juste a te faire souffrir et à faire des problèmes partout. » qu'est-ce qu'elle en savait elle ? Elle le connaissait à peine, de quel droit elle se permettait de juger comme ça. Le petit allait répliquer, mais elle enchaîna « si j'ai embrassé Selwyn -Merlin qu'il avait horreur qu'on l’appelle comme ça maintenant- c'est parce que... » elle marqua une pause, visiblement mal a l'aise. Son silence sembla durer une éternité. Elle semblait perdue. Mais elle l'avait bien cherché ! Elle sembla appeler le Poufsouffle à l'aide du regard, et voyant qu'il ne réagissait pas -il attendait également des explication- elle détourna les yeux vers le château. Au bout d'un moment, perdant patience, Edward l'invectiva « allez, accouche ! »


Après s'etre bien raclé la gorge, elle se lança dans des explications alambiquées impliquant un certain ami russe censé lui rendre visite le jour même. « N'y vois donc aucune intention dégoûtante ou quoi que ce soit que font les grandes personnes. En fait, je te disais juste bonjour, tu devrais être content que je te dise bonjour non ? Vous qui semblez penser que je suis la pire des malpolies. »

Edward leva les yeux au ciel, d'un air las. De toute évidence, Andrée n'assumerait jamais sa faute, cela ne servirait a rien d'épiloguer là-dessus. Vu l'énormité du mensonge (sans parler de l'attaque honteusement basse sur sa possible ressemblance avec un gamin de huit ans ), Amanda ne pouvait pas passer a coté, et allait certainement raviver les braises de la discorde. Il tenta de prendre les devants, et d'éloigner Amanda de son ennemie du jour. Il la tira doucement par la main « laisse tomber, tu n'obtiendra rien de plus... viens, on s'en va. » Toute cette histoire n'avais que trop duré au goût du jeune garçon, à présent il aspirait juste a finir sa journée tranquillement, sans ennuis. D'autant qu'il brûlait de découvrir ce qu’Amanda avait glissé dans sa poche.


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[12 octobre 1997] On ne badine pas avec l'amour

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