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[Octobre 1997] Une baguette à rendre

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MessageSujet: [Octobre 1997] Une baguette à rendre [Octobre 1997] Une baguette à rendre EmptyVen 3 Fév 2017 - 19:49

« Qu’est-ce tu fiches, au juste ? ». Cette question hantait Severus depuis maintenant des heures, depuis qu’il avait laissé les deux Rowle dans cet hôpital et était rentré à Poudlard. C’était dangereux… Incroyablement dangereux. Trop dangereux. Dangereux d’avoir laissé cette femme voir qu’il la protégeait, là où il n’aurait dû lui montrer qu’une indifférence marquée, une distance froide, la tenir loin de lui comme il tenait au loin tous les autres. Sa conscience ne cessait plus de la harceler. Que fichait-il, oui ? Pourquoi laisser une personne approcher ? Qu’allait-il faire ? L’envie d’enfin s’entourer d’une autre personne de confiance luttait furieusement avec son envie profonde de tenir quiconque à l’écart de lui, peu importe les moyens utilisés. Revenu dans ses appartements, dans la tour directoriale, il commença par défaire sa lourde veste et la laisser tomber sur une chaise, enlevant ensuite quelques boutons de sa chemise et relevant les manches. L’eau froide coulant du robinet, qu’il se passa sur les bras et le visage, lui fit un bien fou, l’aidant à s’éclaircir un peu les idées. Pour l’heure, Severus avait le sentiment d’être au bord d’un gouffre monstrueux avec le choix de sauter soit sans parachute, soit avec un parachute si usé qu’il n’était pas certain qu’il s’ouvre au bon moment. Sauter seul ou sauter avec l’infime espoir de recevoir une aide ? Dans les deux cas, la chute sera mortelle, ne restait à savoir quel sera le degré de douleur l’accompagnant.

Rien ne l’obligeait à sauter seul, cependant, tout l’obligeait à prendre un soin des plus extrêmes quand au choix de la personne qui pourrait l’accompagner dans le gouffre. Tout comme il avait l’obligation de faire en sorte que cette personne, elle, ne succombe pas avec lui. Si tombe il y aura, la personne ayant filé avec lui ne devra pas y pénétrer, quoi qu’il arrive. Il devra la protéger de Voldemort, des autres mangemorts, la protéger d’elle-même et de la folie pouvant s’emparer d’elle en suivant cette voie. Cassidy était si jeune encore, et malgré ce qu’elle avait déjà traversé par la faute de sa famille, pouvait-elle pour autant suivre son chemin sans y perdre la raison ? S’il l’entraînait, elle débutera alors que la guerre entrait sur la dernière ligne droite, les derniers mois avant la fin, ce sera déjà un avantage pour elle. Par ailleurs, elle avait un soutien affectif, en la personne du bibliothécaire, autre point non négligeable, il était bien meilleur de s’appuyer sur une personne de chair que sur un souvenir déjà ancien. Rogue croisa son regard dans le miroir accroché au-dessus du lavabo, tout en prenant une serviette pour s’essuyer les mains et le visage. Une apparence cireuse. Il avait encore maigri depuis fin septembre, rendant son visage mince de base encore plus émincé, comme taillé à coups de serpe.

Severus ferma le robinet puis se rhabilla correctement, son regard n’accrochant qu’un bref instant la Marque des Ténèbres gravé dans sa peau blafarde, à l’intérieur de son bras. L’habitude aidait à l’oublier et Cassidy fera sûrement de même, après un temps d’adaptation. Ce n’était rien, sinon le reflet de leur lien mental avec Voldemort, on pouvait vivre avec une fois accoutumé, une fois entraîné à séparer ses sentiments personnels de ceux qu’il fallait éprouver face au mage noir pour rester en vie. Ce n’était qu’un simple exercice mental, n’est-ce pas ? Une simple histoire de contrôle. Il redescendit dans son bureau puis se mit à son travail quotidien, comme si rien ne s’était passé ce matin-là, prenant un peu de temps pour manger. McGonagall avait déjà envoyé une longue note pour parler de l’organisation des examens blancs puis de celle des véritables examens de fin d’année. Une note s’étalant sur trois rouleaux complets de parchemin où on pouvait très aisément sentir son agacement suprême de devoir s’adresser à lui pour travailler sur le sujet, ainsi que sa volonté presque maladive d’organiser les choses exactement de la même façon que l’année précédente, afin de ne pas perturber les élèves plus qu’ils ne l’étaient déjà et de leur donner les meilleures conditions possibles pour réussir. Bien du travail pour rien, Rogue avait le sentiment que les examens de fin d’année se dérouleront sur une toute autre forme que celle voulue par la directrice-adjointe.

Lire le roman qu’elle avait pondu lui prit déjà un bon bout de temps, bien qu’il en sache déjà les grandes lignes, pour avoir lui aussi dû travailler sur le sujet, du temps où il était directeur de Serpentard. Rédiger une réponse fut presque tout aussi long, étant donné qu’il prit soin d’agir comme s’il s’agissait bel et bien d’un sujet de la plus haute importance pour toutes ces charmantes et adorables petites têtes blondes courant entre les murs de ce château et qui n’avaient sûrement aucun autre sujet préoccupant en tête que leurs examens de fin d’année, en particulier les jeunes et innocents enfants envoyés dans cette « maison » qui n’en était pas une et qui devaient, bien plus que tous les autres, prendre garde à leur survie au quotidien. Tout en grattant sur son parchemin, Severus réfléchit très sérieusement, cette fois, aux sorts et potions qu’il pourrait utiliser pour manipuler cette vieille chouette à distance afin d’organiser, à travers elle, des cours de duel et d’offensive secrets destinés aux Nuncaboucs. Le sortilège de l’imperium ne sera pratique, il lui fallait quelque chose de plus subtil et efficace. Si tous les élèves devaient être protégés, certains d’entre eux, les plus à risques, devaient être pris en charge en priorité. Autrement dit, tous les nés-moldus. Que ce soit avec sa collègue de Gryffondor ou d’autres, il devait trouver le moyen d’organiser ce genre de cours de défense et en tenir les Carrows à l’écart.

En terminant sa réponse, il s’interrompit un instant, les deux coudes sur la table, se frottant un peu la bouche et le menton avec un regard pensif. La fameuse « Armée de Dumbledore » était toujours active, entre les murs de ce château, il pouvait aussi se servir de certains de ses membres pour pousser les autres à s’entraîner ensemble sur des sorts spécifiques. Mais il faudrait au moins plusieurs élèves âgés et expérimentés pour donner des cours aux autres, l’idéal restait un adulte ayant une expérience solide dans le domaine, une expérience de terrain. S’appuyer sur des sixièmes et septième années sera déjà mieux que rien… Il lui faudra les cibler puis user d’un peu de manipulation pour qu’ils mettent des entraînements en place. Restait à se charger des élèves qui n’approchaient pas ce groupe rebelle, par peur ou ou il ne savait quoi encore. Il y réfléchit en bouclant sa réponse, l’envoyant avant de poursuivre son travail, jusque tard dans la soirée. Quelques idées lui étaient venues, plus ou moins rapides à mettre en place, il devrait pouvoir gonfler un vent de révolte et d’envie d’agir chez certains, les laisser ensuite entraîner les autres. Les Carrows allaient sans doute s’arracher les cheveux, enfin, peu importe.

– Dites-moi, Phineas, voyez-vous toujours autant d’élèves circuler, apparemment sans raison, au septième étage ?

– Plus autant depuis quelques jours, mais oui, il y en a.

Peut-être avaient-ils déjà organisé certaines choses, il devra prendre le temps de s’en assurer. A nouveau silencieux, il rangea ses documents et prit le temps de tout classer correctement, avant de se faire apporter, une fois de plus, le repas du soir dans son bureau. Les repas pris dans la Grande Salle depuis le début d’année se comptaient sur les doigts d’une seule main, tout comme ses apparitions dans le château, on aurait pu croire qu’il ne se trouvait jamais au sein de l’école. Sortir la nuit lorsque plus personne ne se trouvait à traîner dans les couloirs avait de très gros avantages, personne pour vous jeter de sombres regards ni rien de ce genre. Après manger, il se servit un verre de whisky Pur-Feu, s’asseyant dans un petite fauteuil près de la grosse cheminée, derrière le bureau. Demain, il faudra bien qu’il sorte et aille parmi les vivants, même un peu, pour donner la baguette de son élève au bibliothécaire, qu’il puisse aller la chercher et la lui rendre. Severus ferma les yeux une minute en se laissant aller, la tête en arrière contre le dossier du fauteuil, puis but un peu, regrettant de ne pas pouvoir boire jusqu’à s’effondrer trois jours durant. Il se leva brièvement pour récupérer quelques livres qu’il parcourait et étudiait lorsqu’il avait le temps, comme ce soir, quelques uns des vieux grimoires de sa mère.

Rogue s’était bien souvent demandé comment sa mère s’y était prise pour obtenir de tels manuels de magie noire, alors même qu’elle se trouvait toujours à Poudlard. Sur chacun d’eux, elle avait inscrit dans une écriture rondelette « Eileen Prince, élève de Serdaigle, cinquième année ». Certains avaient même été acquis alors qu’elle était en deuxième et troisième année. S’il y a bien une chose qu’on ne pouvait lui enlever, c’était son intelligence… Issue d’une famille sorcière lambda, avec des parents convaincus d’avoir une petite fille modèle et assidue, personne n’avait su que l’innocente fillette brune collectionnait des ouvrages de magie noire et s’intéressaient à des sorts puissants et dangereux d’une façon presque maladive. Une fascination morbide tenue secrète tout le long de sa scolarité… Elle avait accumulé un savoir que n’importe qui jugerait mauvais et malsain, et pourtant, tous ces efforts et toutes ces recherches s’étaient révélé vains lorsqu’elle avait abdiqué, lorsqu’elle avait accepté la « défaite ». Elle aurait pu fuir, dès le lendemain de son mariage, en réalisant que son nouvel époux ne voulait pas qu’elle use de ses pouvoirs. Elle aurait pu fuir quand elle le voulait, qu’elle soit enceinte ou jeune mère, et continuer sa vie. Même si sa famille lui avait tourné le dos après qu’elle ait épousé un moldu, même si elle avait fait une erreur en choisissant le mauvais homme, elle avait accumulé assez de savoirs pour devenir spécialiste des plus puissantes magie. Elle aurait pu poursuivre ses recherches, travailler dans de nombreux domaines, quitter ce trou à Londres. Mais non…

Il ne comprendra sans doute jamais pourquoi elle avait aussi vite abandonné, pourquoi elle s’était « éteinte » ainsi. Severus tourna avec lenteur les pages du manuel usé à force d’avoir été ouvert, relisant les formules anciennes, les dégâts provoqués par chacun de ces sorts et maléfices, en ayant essayé une bonne partie avec la baguette de sa mère bien avant d’entrer à Poudlard. Même s’il n’avait pas, à cet âge, la puissance nécessaire pour réussir, au moins s’était-il familiarisé avec ces maléfices et leurs applications. Jamais il ne saura comment sa mère avait fait, à douze ans, pour avoir ces livres. Peut-être un élève plus âgé les avait-il commandé pour elle ? Il parcourut ainsi les différents grimoires, tout en buvant son verre, sans se soucier de l’heure qui défilait. Le sommeil lui échappait souvent et cette nuit-là non plus n’était pas des plus propices à succomber à l’oubli, à s’endormir des heures durant. Que fera-t-il de tous ces livres, par ailleurs, lorsque la fin approchera ? Il pouvait sans doute les abandonner ici, dans la bibliothèque personnelle de bureau. Il y en avait bien d’autres, ayant appartenu aux directeurs et directrices successifs, ainsi que des ouvrages retirés de la Réserve à cause de leur dangerosité. Des heures plus tard, un rayon de soleil vint arracher Rogue à son étude. Il était temps.

Cassidy allait passer la journée à l’hôpital pour se reposer, son cousin fera de même, bien qu’il doive y rester plus longuement, Voldemort était au loin, tout comme Bellatrix. Rien de plus urgent ne l’attendait aujourd’hui. Severus quitta la château après jeté sa lourde cape sur ses épaules, transplanant dès qu’il eut quitté l’abri des murs. La journée et la nuit à venir allaient être longues… Selon ses informations, c’était aujourd’hui que les marionnettes, consentantes ou non, de Voldemort allaient lancer les plus grosses rafles, à travers tout le pays, pour traquer les fuyards, les nés-moldus et tous ceux cherchant à échapper à la dictature. C’était le moment d’en profiter pour se rendre discrètement au Ministère et trafiquer leurs dossiers et la mémoire de certains afin de les aiguiller sur de fausses pistes, dans leur recherche de Potter et ses deux chers amis. Une fois cela fait, il devra poursuivre sa propre traque, il restait quelques « alliés » gênants de Voldemort qu’il fallait écarter de la course. Même s’il en pouvait se permettre de les supprimer, il serait bien trop douteux que tous meurent ainsi sans explication, il pouvait préparer des pièges et accidents qui les mettront à terre dans les quatre prochains mois. La tête pleine des sortilèges revus durant la nuit, Severus se mit au travail, s’attaquant d’abord au Ministère.

La chasse à l’homme a un petit goût très particulier et un côté fascinant. Au moins Severus pouvait comprendre l’amusement des mangemorts lorsqu’ils étaient sur la piste d’une personne, il y avait en effet un côté très accrocheur à traquer sa victime et déjouer toutes ses défenses. Il n’avait guère le temps de s’occuper de chacune de ses cibles, ne pouvant pas se permettre de disparaître des ondes trop longtemps au cas où Voldemort le faisait appeler ou qu’il y avait un problème quelconque à Poudlard, néanmoins, il put s’en prendre aux deux cibles prioritaires de sa liste. La première fut plus aisée que prévue, étant donné qu’elle avait développé une addiction à l’alcool, que Severus utilisa pour l’empoisonner et lui faire perdre la raison. La seconde fut plus délicate, l’homme se protégeait bien. Mettre en place le piège pour lui faire perdre sa crédibilité puis sa place au sein du Ministère lui prit de longues heures et une partie de la nuit, le temps de manipuler l’esprit d’un de ses collègues puis de fabriquer de fausses preuves qui feront plonger sa cible plus tard. La nuit se passa, puis la matinée. Il était près de quatorze heures de l’après-midi lorsqu’il fut de retour à Poudlard, épuisé mais satisfait.

Sans prendre le temps de se reposer, il récupéra la baguette de Rowle, laissée sur un coin de son bureau, puis quitta de nouveau la tour, à la recherche de Holbrey. Après cette tâche, il devra dormir un peu ou s’y obliger. Il n’avait plus fermé l’œil depuis deux jours et deux nuits, restant debout grâce à des potions régénérantes et à la peur de sombrer dans le sommeil si c’était à nouveau pour être harcelé par des cauchemars où il voyait Dumbledore chuter du haut de la Tour d’Astronomie. Après avoir interrogé deux élèves, un de Serdaigle puis un autre de Serpentard, il sut que le bibliothécaire venait de rentrer dans la salle des professeurs, s’y dirigeant à son tour assez vite, c’était juste à côté. La pièce n’abritait que Holbrey, Chourave assise dans un gros fauteuil et si bien plongée dans un gros manuel qu’elle ne le vit même pas entrer, et le fantôme du professeur Binns qui soupirait dans un coin. Severus interpella directement le bibliothécaire, se demandant une fois de plus, en le voyant, s’il sera un assez bon soutien pour Rowle au cas où il décidait de l’entraîner dans tout cela.

– Miss Rowle est l’hôpital, annonça-t-il d’emblée. Elle a eu une journée un peu chaotique, avant-hier, mais n’est pas blessée sérieusement. Vous devez aller la chercher à Sainte-Mangouste, elle ne peut pas transplaner seule jusqu’au château.

Il la sortit de sa poche la baguette de Cassidy pour la tendre à Holbrey, sans expliquer comment il en avait eu possession, n’ayant pas envie de s’attarder sur les détails. Elle expliquera par elle-même, si elle le voulait, ou plutôt si elle le pouvait, ce n’était pas à lui de le faire.

– Vous pourrez lui rendre sa baguette, également. Néanmoins, si elle n’est toujours pas en forme, laissez-la deux jours de plus à l’hôpital.

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Une baguette à rendre [Octobre 1997] Une baguette à rendre EmptySam 4 Fév 2017 - 4:30

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Une baguette à rendre [Octobre 1997] Une baguette à rendre EmptyDim 5 Fév 2017 - 12:30

Finalement, le bibliothécaire de Poudlard prenait une toute autre place dans le puzzle constitué de longue date et auquel il hésitait toujours à ajouter une pièce nommée « Cassidy Rowle ». Pour s’y résoudre, il fallait rassembler plusieurs conditions et au cas où il décidait vraiment de l’emmener dans cette voie, il fallait en plus s’assurer qu’elle reste en vie même après la fin de Voldemort. Lui-même n’avait plus rien à perdre, tout comme Dumbledore était arrivé à la fin d’une très longue vie qu’il pouvait quitter sans trop de honte. Mais cette femme était encore trop jeune et avait tout à perdre, il n’était pas en droit de la couper de tout et la laisser se détruire, ce qui incluait donc que l’entraîner avec lui signifiera également la protéger. Pas seul, cependant… En ouvrant ainsi son esprit aussi largement à l’hôpital, la Rowle avait sous-estimé l’ampleur de ce qu’elle donnait à voir, croyant sans doute qu’il n’allait « lire » que les pensées qu’elle voulait, elle, uniquement. Ça aurait été le cas si elle maîtrisait la pratique et savait fermer son esprit, hors, ce n’était pas encore le cas. Dans ce maelström, il l’avait vu, Holbrey, une petite partie de ce qu’il représentait pour elle. En cet instant précis, malgré la fatigue et son envie d’enfin s’isoler et dormir, il cherchait tout de même à s’assurer que cet homme pouvait être un rempart pour la petite Rowle. S’il pouvait compter sur lui, somme toute… Merlin, si toutes les personnes en qui il comptait et avait confiance savaient ça, elles en feraient une attaque.

En tout cas, l’homme face à lui tirait maintenant un regard assez étrange, comme s’il hésitait entre hurler et exploser ou bien poser environ un petit million de questions tout en sachant très bien qu’elles resteront sans la moindre réponse. Puis il sourit tout à coup, certes, un sourire en coin, minuscule, mais un sourire tout de même. Soulagé d’apprendre que sa copine se portait bien ? Du moins, aussi bien qu’elle le puisse, désormais. La douleur physique avait dû lui passer depuis des heures, à présent, il ne lui restait qu’à surmonter le choc mental. S’en était plus simple lorsqu’on acceptait d’être Marqué par soi-même, comme lui-même l’avait accepté il y a des années. Encore jeune et assez inconscient, il n’y avait vu alors qu’une opportunité de plus de gagner plus de pouvoirs, de progresser toujours plus loin, en utilisant tout ce qu’il pouvait pour progresser. Puis cette Marque était devenue le rappel le plus brûlant de la plus grosse erreur de son existence, une motivation de plus d’en finir avec le mage noir, quoi qu’il arrive désormais. Holbrey se décida enfin à bouger, lançant du même coup d’un ton très naturel « J’oublie parfois que tu n’as que quatre ans de plus que moi. ». En d’autres circonstances, Severus se serait agacé du tutoiement soudain alors qu’ils ne se connaissaient pas et qu’il n’avait pas non plus la moindre envie que ce type le connaisse, cependant, à l’heure actuelle, la fatigue pesait trop pour se mettre en colère.

– Merci.

Bizarre comme un simple mot pouvait vous couper tout net tant vous aviez si peu l’habitude de l’entendre. Rogue interrompit assez brusquement le mouvement entrepris pour faire machine arrière et quitter cette salle, rentrer dans ses appartements, en retenant de justesse un regard assez choqué. C’était… étrange. Enfin bon, la situation en soit était très bizarre aussi. Si Severus s’était adressé à lui, c’était uniquement parce qu’il avait vu une petite partie du lien s’établissant entre lui et Rowle dans l’esprit de cette dernière, dans un autre cas, ce n’est pas au bibliothécaire de l’école qu’il se serait adressé pour ramener ici du personnel blessé. Il aurait dû se déplacer en personne ou envoyer l’infirmière. Ou peut-être Slughorn, après tout, la petite Rowle était officiellement son apprentie, pas celle de Rogue, la tâche de veiller sur elle lui revenait.

– Y a-t-il un moment favorable pour que j’y aille sans croiser Andreas, où sa présence n’y est ni attendue, ni souhaitée ?

– Personne ne s’est amusé à le prévenir, il ne se rendra pas là-bas.

Cassidy n’allait certainement pas écrire à son père pour l’avertir, quant à Severus, ses seuls et uniques contacts avec Andreas Rowle se résumaient à une brève rencontre au cours d’une réunion entre mangemorts où il n’avait pas sorti un seul mot et avait passé l’heure à réfléchir aux différents moyens d’éviscérer tout ce beau monde sans se faire prendre et sans que cela ne soit trop visible. Hélas, que tous les mangemorts disparaissent tout à coup d’un avada ne serait pas des plus subtils…

– Ça ne t’intéresse probablement pas, et tu n’en voudras pas sur le moment, mais je vais le dire quand même, parce qu’on ne sait jamais de quoi le lendemain est fait. Un jour peut-être, une tempête s’abattra sur toi et je serai le plus grand arbre sous lequel tu pourras t’abriter. Ce jour-là je ne poserai pas de questions et je ferai ce que tu voudras.

Rogue ne prêta même pas attention à la dernière pique plus sarcastique, ne pouvant, cette fois-ci, dissimuler le choc profond et la surprise sur son visage, alors qu’il dévisageait Holbrey. Deux sentiments contraires se disputaient présentement ne lui. D’un côté, le soulagement que le bibliothécaire ne soit finalement pas le suicidaire qu’il avait cru au premier abord, de l’autre, l’alerte de danger qui résonnait fortement en lui dès lors qu’il laissait qui que ce soit voir autre chose que la distance froide d’ordinaire affichée. Severus savait très bien qu’il s’était mis en danger en aidant ouvertement les deux Rowle et en les laissant voir, en un sens, une certaine trahison envers Voldemort. Plus encore ici, avec Holbrey. Le tutoiement soudain était aussi un signal d’alerte, sans compter que ceux qui tutoyaient Severus et étaient plus proches avaient une fâcheuse tendance à mourir prématurément. Dernier exemple en date, Dimitrov, vieil allié Russe mort la nuit où il avait emmené Cassidy en Sibérie. Le souvenir du collectionneur bourru dan ses gestes autant qu’il était intelligent par l’esprit revint flotter dans sa mémoire, couvrant son regard d’un voile de tristesse profond. Il lui manquait, inutile de s’en cacher. Sa manière de vivre, son ton toujours direct, son respect de certains sujets, sa volonté de ne jamais poser de questions sur les affaires en Angleterre comme Rogue ne lui demandait rien sur ce que lui vivait en Russie, on rire rare mais puissant, rauque comme le vent soufflant éternellement dans le creux de montagne où il avait vécu. La perte avait été violente.

– Pour le moment, la seule à pouvoir être réellement menacée, c’est mademoiselle Rowle. Plus dans l’immédiat, cependant, le danger reviendra vite vers elle. Tout ce que vous devez faire, c’est veiller à ce qu’elle ne sorte pas des sentiers battus en public. Comme vous-même. Elle a « rencontré » le Seigneur des Ténèbres et si pouvez continuer à la soutenir malgré tout, veillez à ne pas vous retrouver sur le chemin de certaines personnes, dont Andreas Rowle. Vous avez dû en faire des belles pour qu’il s’intéresse à vous.

Ce n’était pas tant une question qu’une affirmation lassée. Si Rogue ne s’était jamais amusé à discuter longuement avec ce « confrère », il le connaissait bien tout de même et n’était pas étonnée que la confrontation entre lui et Holbrey, sachant le caractère respectif des deux, ait produit des étincelles. Enfin, qu’importe. Détournant le regard, il trouva un petit morceau de parchemin et une plume froissée, inscrivant pour Holbrey le numéro de chambre de Rowle et le nom du guérisseur-en-chef qui en avait la charge.

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Une baguette à rendre [Octobre 1997] Une baguette à rendre EmptyMar 7 Fév 2017 - 1:28

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Une baguette à rendre [Octobre 1997] Une baguette à rendre EmptyVen 10 Fév 2017 - 22:15

– Malgré tout, malgré quoi ?

Il pouvait le deviner tout seul, ce qu'il fit d'ailleurs peu de temps après avoir lâché sa question. Impulsif, tiens donc... Rogue ne prit pas la peine de se retourner ni de faire le moindre commentaire, ça ne servait strictement à rien, dans pareille situation. Il continua d'écrire le numéro de chambre et le nom du médecin sur ce vieux bout de parchemin froissé, avec le même automatisme que lorsqu'il travaillait sur de la paperasse administrative pour l'école, comme si ce n'était là qu'un travail de plus, obligatoire, dont il devait se résoudre afin de poursuivre le fil de son existence. Il n'entendit que Holbrey conclure, par des mots choisis, que ça ne changeait finalement rien pour lui. Vraiment ? Même si Severus serait porté à le croire, d'après les informations qu'il détenait déjà, il attendait tout de même de le voir pour le croire. Cela aussi, c'était un principe bien ancré. "Ne crois en rien si tu ne l'as pas vérifié par toi-même." Une phrase sonnant comme un proverbe lancée il y a déjà bien longtemps, par un vieux mangemort. Severus, âgé d'à peine vingt ans à cette époque, était fraîchement entré dans les rangs de Voldemort... Il se souvenait bien de cet homme, qui m'avait marqué d'abord à cause de son âge puis par sa philosophie de la vie, si on pouvait dire. Plus posé que tous les autres, plus serein, plus ... "Juste", aussi. Il pouvait être cruel mais ne tuait jamais qui que ce soit, s'arrangeant toujours pour repousser ses victimes au loin sans qu'on ne sache qu'il les avait épargnés. Rogue ne se souvenait plus de son nom, juste de son visage, sa voix, et ces sentences qu'il lançait à tout va, même lorsque la situation ne s'y prêtait pas.

Avec le recul, le directeur songeait que cet homme n'était entré dans les rangs de Voldemort que pour accéder à plus de ressources et de moyens dans ses recherches personnelles de magie, blanche ou noire, peu importe ses formes et outils. Après la chute de Voldemort, il avait disparu et tout portait à croire qu'il avait fini sa vie de manière parfaitement naturelle, de vieillesse. On n'avait plus jamais entendu parler de lui, sans doute avait-il quitté le Royaume-Uni. Jour après jour, d'autres principes étaient venus se greffer à l'esprit du directeur de Poudlard. "Ne donne ton entière confiance à personne. Ne relâche jamais ta garde. Ne te lie plus jamais avec qui ce soit. Repousse amis et famille. Ne montre pas tes émotions. Ne pas se lier évitait au moins de souffrir, du moins, de cette souffrance très particulière, la souffrance de la perte. Pas d'amis ni de proches signifiait ne plus avoir de raison d'avoir mal. Se retournant vers Holbrey, il l'écouta vaguement évoquer Andreas Rowle, haussant légèrement les sourcils avec un air ironique lorsqu'il parla des représailles. Il pouvait s'y attendre, en effet, il existait ainsi des personnes dont il ne fallait pas déclencher le courroux sous peine de graves répercussions. Enfin... Peu importe. Sa brève expression disparu tout aussi vite qu'elle était survenue, sans qu'il ne sache trop si c'était par la faute de l'habitude, de la fatigue ou un obscur mélange des deux. Il ne réagit pas plus lorsque le bibliothécaire ajouta qu'il risquait d'avoir des absences. Ben évidemment... Il aura déjà beaucoup de chance si cette absence ne devenait pas définitive, s'il parvenait à arriver jusqu'à l'été prochain sans terminer allongé entre quatre planches. Du moins, s'il y avait l'opportunité de l'enterrer, son corps pouvait aussi être réduit en morceaux si fins qu'il n'y ait plus rien à mettre en terre.

– Je ferai ce qui sera nécessaire la concernant, mais je suis un corbeau blanc. Des gens me connaissent et vu l’évolution de ma situation, je ne pourrai probablement pas rester sur le droit chemin très longtemps. Andreas en est la première pierre. Quelqu’un d’autre finira fatalement par me reconnaître. Pas que cela me dérange, c’est simplement… à titre informatif.

– Je vous l'ai déjà dit. Peu importe ce qui vous arrivera, ce n'est pas mon problème.

Il était assez grand pour se protéger seul, ce n'était ni un enfant, ni un né-moldu, ni une personne que Rogue pouvait songer à entraîner dans sa chute. Il lui laissa le morceau de parchemin, se renfermant de nouveau et claquant la porte de son esprit, laissant la vie déserter son regard pour y laisser le froid coutumier y reprendre toute place. Il tourna ensuite les talons, quittant la pièce comme rien n'était jamais arrivé, comme si cette entrevue n'avait jamais eu lieu. Mis à part le bibliothécaire, après tout, rien n'avait bougé. Binns n'avait pas bougé ni parlé durant tout l'échange et Chourave n'avait même pas remarqué la présence des deux hommes à trois mètres d'elle. En sortant, Rogue retint un long soupir puis reprit la direction de ses appartements. A présent, dormir... S'assommer avec une potion de sommeil sans rêves puis tout oublier durant quelques heures.

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