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Méfait inaccompli [10 octobre 1997].

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POUFSOUFFLE7ème annéePréfète
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MessageSujet: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Lun 19 Déc 2016 - 21:36


Quelle idée elle avait eue... Évidemment, il était important de se battre pour des valeurs justes, mais Lina n'était pas encore tout à fait sûre d'être prête pour ça. La Poufsouffle venait tout juste de s'installer à sa table pour le petit déjeuner. Par habitude, elle regarda le plafond enchanté de la Grande Salle. Le ciel était clair, la pièce entière était baignée dans la lumière orangée du matin. Ce temps clément mit la jeune fille en colère. Elle trouvait ce temps trop beau. Elle aurait voulu qu'il soit plus représentatif de l'angoisse qui la rongeait.
Bien sûr, elle pouvait encore changer d'avis, après tout elle n'avait rien promis, mais elle refusait de se défiler. Rejoindre l'A.D et participer à ses actions c'était se révolter contre Vous – Savez – Qui et défendre sa mère et sa défunte sœur. Alors il fallait le faire.

Lina porta à sa bouche un petit bout de toast. Pour une fois, son estomac lui faisait défaut, le traître. La bouchée de pain peina à descendre dans sa gorge. La sorcière eut l'impression que chaque petite miette venait râper les parois de son œsophage. C'était douloureux. Elle avala un peu de jus de citrouille pour faire passer le tout avant d'abandonner. Vaille que vaille : il fallait jouer le jeu. La jaune et noire ne pouvait pas se donner des airs coupables avant même d'avoir commis son (premier) méfait. Lina quitta la Grande Salle pour retourner à son dortoir chercher les affaires qu'elle avait oubliées. Il devait se passer toute une journée avant de passer à l'acte, autant en profiter ; comme disait l'adage « s'inquiéter, c'est souffrir deux fois »

La journée de Lina se déroula presque normalement. La sorcière dû faire preuve d'un sang – froid à toute épreuve pour cacher au mieux ses angoisses, notamment pendant le cours commun de Potions avec les Serpentards. Plusieurs fois, l'adolescente s'était surprise à se mordiller la lèvre nerveusement avant de se ressaisir : « Ne rien laisser paraître » était devenu, de façon provisoire, sa devise officielle.  

Malheureusement, la sonnerie sonna le glas de ce valeureux dicton. Lina se liquéfia en regardant ses camarades ranger leurs affaires en réjouissant du week – end qui venait d'arriver. Comme un robot moldu, la sorcière se leva pour prendre un flacon qu'elle remplit de sa potion. Elle reboucha l'objet avant d'aller le rendre à Slughorn. Elle parvint même à lui faire un sourire. Toujours en mode automatique, elle rangea son livre et ses parchemins dans son sac avant de remonter dans sa salle commune.

Il lui restait un peu de temps. Elle s'installa dans un fauteuil moelleux, près d'une plante inconnue. La lumière cuivrée qui emplissait la pièce apaisa Lina. Elle resta là un moment en contemplant le portrait d'Helga Poufsouffle. Consciencieusement, elle établit son plan.

À dix – neuf  heures précises, la sorcière se leva.  En passant les majestueuses portes de la Grande Salle elle passa devant Lysander et lui sourit. Un petit rire s'échappa de ses lèvres quand elle reconsidéra à toutes ses efforts pour copiner avec le Serpentard, notamment en mettant au point un trafic de Chocogrenouilles pour pouvoir lui donner des cartes. En y repensant, elle se trouvait mignonne avec toutes ses vagues tentatives pour lui tendre la main. Évidemment, il n'avait jamais vraiment réagi. Mais Lina gardait une certaine affection pour lui.

Petit miracle de la journée, Lina réussit à prendre son repas normalement. Une fois son dessert avalé, la sorcière se retira, mais au lieu de rentrer dans la salle commune des Poufsouffles, la jeune fille fit mine de suivre les Serdaigles. Seulement, elle s'arrêta au deuxième étage. Elle avait choisi ce couloir pour plusieurs raisons. D'abord, parce qu'il menait aux toilettes de Mimi Geignarde, donc elle serait tranquille. Ensuite, il menait au bureau du professeur de Défense contre les Forces du Mal. Enfin, la gargouille au bout du couloir permettait d'accéder à l'ancien bureau de Dumbledore. Autrement dit, son tag aurait un maximum de visibilité dans la journée.

Lina se plaça stratégiquement entre deux torches enflammées qui éclairaient un bout de couloir. Avec sa baguette elle traça la forme des lettres : « L'armée de Dumbledore toujo... ». Le cœur de l'adolescente eut un raté. Elle tourna son visage vers la gauche. Le son des pas étaient terriblement bruyant. Avait – elle fait autant de bruit ? Lina regarda sa montre. Elle avait 5 minutes avant le couvre – feu. Si c'était un professeur elle pourrait toujours dire qu'elle se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Elle venait tout juste de terminer son œuvre quand elle entendit son prénom. Elle ne reconnu pas la voix. Instinctivement elle ferma les yeux. La sorcière allait certainement passer un sale quart d'heure.

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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Ven 23 Déc 2016 - 23:54

Le week-end qui s’annonçait était une bénédiction. Deux jours. Exactement le temps qui lui manquait pour terminer son essai, le relire et le corriger. Oui mais voilà, si la Métamorphose était la seule matière, son emploi du temps serait bien différent… Lysander passa nerveusement sa grande main dans ses cheveux bruns avec une grande inspiration qui lui permit de se replonger dans le livre complexe qu’il étudiait. Picorant distraitement quelques morceaux de légumes dans son assiette, il tentait de se convaincre des mérites du bézoar face à la racine de mandragore, autrement que par sa propre et douloureuse expérience avec ladite plante. Slughorn avait malheureusement tendance à l’éloigner des potions, et le supporter en alchimie également était loin de le motiver. Ses réflexions, particulièrement à l’encontre de l’ancien professeur principal de Serpentard, avaient tendance à l’exaspérer. Envers et contre tous, le serpent prendrait la défense du professeur Rogue.
Sans voir le temps passer il se retrouva, bien après que les assiettes aient disparues des tables et que les élèves soient partis « prendre une soirée de pause » en se disant qu’ils travailleront le week-end, seul dans la Grande Salle. La situation était loin de le déranger, au contraire il sentait ses épaules se détendre dans le calme à peine troublé par quelques pas dans les couloirs. Les Carrow n’étaient pas professeurs par vocation, et on pouvait sans peine leur reprocher des lacunes de pédagogie ou de retenue, mais leur règne avait au moins ça de bénéfique : l’école n’avait jamais été aussi calme. Un calme glaçant parfois, surtout au début, mais comme une pâte molle s’adapte à son contenant les étudiants avaient fini par se faire à la nouvelle situation, au moins en apparence, et le naturel avait repris le dessus. Pour la plupart, surtout les nouveaux, le rythme de l’année n’était plus troublé que par quelques coups d’éclats. Oui, on prenait vite l’habitude de voir une marque sur le dos d’une main ou un coude en écharpe, tant que les symptômes restaient assez loin. Sympathique nature humaine.

Le jeune homme se leva et s’étira en entendant sonner son alarme pour le couvre-feu. Il avait suffisamment souvent manqué de se faire enfermer dans la bibliothèque pour avoir eu cet heureux réflexe. Il grimaça en voyant le nombre de pages qu’il lui restait à lire ce soir et ne prit pas la peine de le fermer : autant s’avancer autant que possible s’il voulait dormir assez pour avoir deux neurones encore vaillants pour la métamorphose. Après un dernier regard pour vérifier qu’il n’avait rien oublié, il se dirigea vers la sortie, ses pieds le portant tandis qu’une partie bien entrainée de son cerveau se chargeait de la navigation. Exercice moins risqué depuis la Grande Salle… pensait-il !
Arrivant à proximité du tableau menant aux cuisines, le vert et argent se figea en entendant une voix, grave et menaçante, puis une autre, anormalement aiguë. Il reconnut la première, attribuée à celui que certains malchanceux appelaient Henry, et n’attendit pas plus longtemps pour se décider à infléchir sa route. Il en serait quitte pour un passage par le premier étage, mais enfin il n’était pas à ça près. Et c’était toujours mieux que de risquer d’attirer l’attention du charmant Henry.
Serrant les lèvres, il fit quelques pas en arrière et pris un couloir latéral en se plongeant tout entier dans sa lecture pour faire abstraction des bruits qui montaient dans son dos. Repassant plusieurs fois sur chaque ligne comme pour les graver au fer rouge dans sa mémoire, l'étudiant monta quelques marches avant de se rattraper à la barrière. Evidemment vexé de son manque de considération, l’escalier avait décidé de se rappeler à son bon souvenir. Il ferma les yeux un instant pour contenir le début de bouillonnement qui grondait en lui et jeta simplement un regard vers sa nouvelle destination avant de s’absorber de nouveau dans sa lecture. Bah, le deuxième étage ce n’était pas plus mal, des fois que l’aimable sorcier ne se lasse de sa proie.

Avançant à grandes enjambées, il traversa l’étage en pensant à lever le nez au milieu, voulant s’éviter de continuer à monter alors qu’il cherchait à descendre. Les habitants des combles se feraient sans doute une joie de l’accueillir mais le plaisir ne serait que moyennement partagé. Hélas le vert et argent était destiné à jouer de malchance ce soir. Aurait-ce été quelques mètres plus loin il aurait dépassé la jaune et brun sans même se douter de sa présence, mais à moins d’un mètre d’elle il était difficile de rater cette grande silhouette qui lui tournait le dos, baguette encore à moitié levée dans un signe évident de culpabilité, surtout surmontée par le message en rouge qui luisait doucement à la lumière des torches. Sa langue mis un nom sur son image au même instant que son cerveau.
« Lina ? »
Surpris, il l’était, de la voir ainsi braver l’interdit à quelques minutes du couvre-feu. Il n’avait pas assisté à une réunion de l’AD depuis le début de l’année et n’avait remarqué que sa disparition du club de duels. Déserter ainsi le cours de Flitwick pour se lancer dans la rébellion n’était pas des plus discret, mais visiblement la Poufsouffle manquait quelque peu de discernement. Il l’avait connue ouverte , souriante, généreuse donatrice d’une solide quantité de chocogrenouilles, mais ignorait qu’elle était une graine de révolutionnaire. Graine sans doute plantée dans un terreau émotionnel au vue de ses réactions. Son absence de réaction. Hey, on se réveille là-dedans ! Une seconde de flottement c’est une seconde de trop !

Il évalua rapidement la situation de manière plus globale en tirant déjà sa baguette pour lancer une recurus informulé qui fit disparaître l’inscription sans laisser de traces pour celui qui n’en chercherait pas. En soit, le lieu était plutôt prometteur, bénéficiant d’une bonne visibilité et d’un fort symbolisme, mais c’était un miracle qu’elle ne se soit pas fait prendre et tous les miracles ont une faille. Le Serpentard l’attrapa par un coin de son pull alors qu’elle se retournait et l’emporta aussi sec jusque dans la salle adjacente, jouant plus de son absence de réaction que de sa propre absence de force pour la mettre face à lui.
« Mais enfin, tu réfléchis cinq minutes ? Tu fais partie de l’AD ? Mais depuis le départ de Potter la moyenne de QI aurait dû exploser, ne vous comportez pas plus stupidement ! »
Enfin bon, il pouvait parler. En entendant le son de sa propre voix un autre possible avait signalé son existence : et si elle ne faisait pas partie de ce groupe et le simulait seulement ? Si le miracle n’était qu’une mise en scène habile pour tenter d’attraper quelques malheureux et les faire parler ? Après plusieurs mois dans leurs rangs il ne connaissait pas tout le monde, même de vue, et il était probable que leurs rangs se soient vus grossis cette année… Dangereuse expansion, à son avis, car nombre de ces nouveaux n’étaient sans doute pas aussi convaincus qu’ils ne le pensaient. Le piège simple et efficace du camarade en détresse, et c’était tombé sur lui. Mais quand la potion était tirée, il fallait la boire, alors autant donner le change… La coupant alors que la sorcière venait d’ouvrir la bouche pour répondre à son premier éclat, il leva un doigt accusateur vers sa poitrine.
« Je te préviens parce que je t’apprécie et que je ne souhaite pas spécialement que tu aies des ennuis, mais ce ne sera pas le cas deux fois. Si tu n’es pas capable de connecter deux neurones repense un peu à ton engagement, et à tes raisons. Ton intérêt n’est pas de rejoindre les gris. »
Il se retourna pour rompre l’échange, ne souhaitant pas outre-mesure qu’il s’éternise, quand une voix monta de derrière lui, joueuse.
« Un garçon dans les toilettes des filles ? »
Lysander hésita à passer outre et à simplement partir. Parce que trois minutes pour descendre dans sa salle était déjà peu pour ne pas en rajouter. Mais…


[J'espère que ça te va ! Amuse-toi bien =)
J'ai regardé et le 10 octobre était effectivement un vendredi, ça m'a fait super plaisiiir !!! voilà...]


Dernière édition par Lysander Gilson le Mer 28 Déc 2016 - 21:33, édité 1 fois
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POUFSOUFFLE7ème annéePréfète
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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Mer 28 Déc 2016 - 19:21

La sorcière décida de tourner le dos au jeune homme qu'elle venait de reconnaître : Lysander Gilson. D'un geste rapide de la main il effaça le message de l'adolescente. Cette dernière ferma les yeux, comme pour retenir l'agacement qui grondait en elle. Lina avait prit tellement de risques pour venir ici accomplir son délit., et voilà qu'il avait balayé tous ses efforts sans le moindre scrupules.

Elle s’apprêtait à quitter le couloir sans dire un mot, quand elle sentit sa main à lui attraper un peu trop vivement son col à elle. Lina était presque choquée de ce comportement. Pour qui se prenait – il pour agir ainsi ? Elle se laissa emmener jusque dans la pièce d'à côté : s'il devait y avoir un affrontement, il valait mieux qu'ils soient à l'écart...

« Mais enfin, tu réfléchis cinq minutes ? Tu fais partie de l’AD ? Mais depuis le départ de Potter la moyenne de QI aurait dû exploser, ne vous comportez pas plus stupidement ! »

La jeune fille écoutait à peine les propos du Serpentard. Elle venait de reconnaître la pièce où ils se trouvaient. C'était un endroit célèbre ici, à Poudlard, mais Lina n'y était allée qu'une fois, pendant sa première année : évidemment, à l'époque, elle ne savait pas pour cet endroit était constamment désert.

La pauvre enfant avait simplement voulu se déshydrater après un cours de Défense Contre les Forces du Mal. Certains de ses camarades avaient gentiment ri en la voyant entrer en ce lieu, mais elle n'y avait pas prêté attention. Finalement, Lina n'avait pas eu le temps de boire : Mimi Geignarde lui avait sauté à la gorge dès qu'elle avait passé la porte en l'accusant de troubler son repos. La très jeune sorcière, avait alors eu le malheur de demander au fantôme qui elle était, et cette simple question avait été très mal interprétée. Pensant que le monde l'avait déjà oublié Mimi se mit à pleurer à chaude larmes. Lina préféra quitter les toilettes à reculons et attendre le repas pour boire un peu...
Bien sûr, cette anecdote fit hurler de rire sa jeune sœur.

Patiemment, Lina attendit que Lysander réalise, mais rien ne vint. Il continua sa tirade moralisatrice. La sorcière fit une vague tentative pour avertir son camarade, mais non : il la coupa dans son élan.

« Je te préviens parce que je t’apprécie et que je ne souhaite pas spécialement que tu aies des ennuis, mais ce ne sera pas le cas deux fois. Si tu n’es pas capable de connecter deux neurones repense un peu à ton engagement, et à tes raisons. Ton intérêt n’est pas de rejoindre les gris. »

Lina ne put retenir un petit rire plein de dédain. Il prétendait l'apprécier, lui qui n'avait jamais montré une once d'affection ou de sympathie à son égard ?  Et qui était – il pour juger son engagement, lui qui n'avait jamais daigné pointer le bout de son nez aux réunions de l'Armée de Dumbledore ? Il ne savait pas et pire que tout, il ne comprenait pas.  Les choses ne pouvaient pas continuer ainsi. Évidemment que la sorcière avait pris des risques, mais il était nécessaire que les gens sachent que l'A.D était toujours là. Les élèves de Nuncabouc étaient maltraités, c'était intolérable. Lina repensa à sa conversation avec Ariane au début de l'année scolaire : « Vous n'êtes pas seuls ». Voilà ce qu'elle avait dit. Et elle le pensait vraiment, alors non, elle ne se laisserait pas insulter par Lysander.
Folle de rage, Lina dégaina sa baguette pour lui lancer en plein figure un sortilège informulé.

« Un garçon dans les toilettes des filles ? »

La mort elle – même fit effraction dans la pièce et coupa Lina dans son élan, encore. Pour la deuxième fois de la soirée, l'adolescente se trouva frustrée de ne pas pouvoir s'exprimer comme elle souhaitait. Lentement elle abaissa sa baguette, remettant à plus tard son projet de passage à l'acte : elle regarda la silhouette trapue de Mimi Geignard s'avancer vers eux. Laisser le Serpentard entre les mains du fantôme pouvait être un sort  bien pire que la mort après tout...

« Tu es bien présomptueux Lysander, pour prétendre savoir ce qui est bon pour moi, ou pas. Quant aux raisons de mon engagement, je les connais, et elle ne te concerne absolument pas. Et je te prierai de ne pas douter des mes connexions neuronales ».

Lina se retourna, royale, drapée dans toute sa dignité et fit mine de sortir des toilettes. Elle tourna la poignée et ouvrit la porte. Mais au moment où elle s'apprêtait à sortir, elle entendit des bruits de pas venant de sa gauche : Severus Rogue ou les Carrow. Maudissant la terre entière, la Poufsouffle revint dans les toilettes et ferma vivement, mais délicatement la porte pour ne faire aucun bruit.
Mimi. Lysander. Et elle – même. La soirée s'annonçait plus que pénible... La sorcière s'adossa contre la porte, sa baguette à la main gauche, guettant les bruits extérieurs. Pour l'instant ils étaient coincés là : les rondes nocturnes avaient commencé, il faudrait donc sortir entre deux passages. Et en entendant de pourvoir s'échapper il allait falloir... Faire avec la situation.

Lina n'était pas réellement fâchée contre Lysander, elle avait même été relativement touchée de savoir qu'il l'appréciait un minimum. En revanche, elle était déçue. Déçue qu'il s'en soit prit à elle comme ça, qu'il se mêle autant que de ce qui ne le regardait et surtout qu'il ait effacé son inscription. La blairelle avait eu beaucoup de chance ce soir, elle le savait, et elle n'était pas sûre d'en avoir autant la prochaine. C'était tout son projet qui venait de tomber à l'eau. De ce fait, Lina était obligée de se confronter à sa propre impuissance, et c'était dur, très dur pour elle.
Elle était une sorcière, mais elle ne pouvait pas utiliser sa magie comme bon lui semblait, ou pour défendre les opprimés. C'était également une voyante, mais il lui avait été impossible de sauver sa sœur, ou même de prévoir cette guerre. Tout ce qu'elle voyait c'était des choses sombres, parfois une lumière, mais qui hélas, paraissait bien loin...  
Lina se sentait complètement paralysée par cette situation ambiante. Elle avait besoin d'agir, mais surtout il lui fallait quelqu'un qui puisse comprendre sa soif d'action.

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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Mer 28 Déc 2016 - 23:13

Mais découragé par sa baguette brandie, le serpent n’alla pas plus loin. Elle était décidément bien agitée ce soir : d’abord à violer le règlement, puis le menaçant en l’ayant à peine écouté… Bon, lui-même n’était pas non plus tranquille, mais son attitude corroborait son hypothèse : elle n’avait pas la conscience tranquille.  Elle passait d’un bond du dédain à la colère la plus noire, semblait vouloir expulser de l’intérieur de ses entrailles un trop plein de… culpabilité ? Cherchait-elle à le faire fuir, à s’éloigner, ou au contraire à ce qu’il s’approche, se dévoile un peu plus ? D’inaction ? Etait-elle à ce point frustrée qu’elle se jetait dans tout et n’importe quoi pourvu d’avoir la sensation de faire quelque chose ? Mais non, c’était une grande fille qui « connaissait les raisons de son engagement », vraiment ? Si elle avait pris le temps de réfléchir à ces raisons, si elles n’étaient pas qu’un écran de fumée brandit par un égo froissé, si elle avait vraiment en elle la force de faire quelque chose – tant de conditions à remplir ! – pourquoi n’était-elle pas en mesure de s’apercevoir qu’un bras armé est gâché s’il est coupé avant d’avoir porté le premier coup ? Non, mourir en se battant n’est rien d’autre que mourir, devenir inutile pour le futur, un poids mort sur les consciences. Il n’y avait que les gryffondors pour penser le contraire, et les poètes les plus fous pour y voir une quelconque beauté.
En cet instant Lysander aurait tout donné pour pouvoir remonter dans le temps, effacer le moment où il décidait de rester dans la Grande Salle plutôt que de rejoindre la salle commune, étouffante dans son étalage de vert et argent alors que d’autres étaient privés de couleurs. Il pouvait bien parler de frustration alors que lui-même rongeait son frein, détournant le regard de la cinquième table alors qu’il croisait à peine Wayoth en cours et qu’ils s’évitaient dans les couloirs. L’AD était leur unique lien restant, unique canal sûr, il ne voulait, ô grand dieu pas, que le canal devienne une faille béante qui les précipiterait tous les deux dans un lieu plus noir encore que les combles. L’attitude infantile de Lina l’exaspérait tant un comportement si insouciant pouvait mettre en si grand danger ce qu’il chérissait. Parce qu'il n'y avait pas de "mauvais endroit, mauvais moment", pas de seconde chance : les murs avaient des oreilles et les portes des yeux, passer son chemin c'était prendre le risque qu'on vous rappelle au bout du couloir et agir de manière aussi irresponsable ce n'était pas seulement se mettre en danger. Ils le clamaient pour que chacun se sente seul, que les moins endocritrinés et plus désespérés agissent comme des électrons libres, se croyant seuls à agir et à subir, alors qu'en attrapper un c'était les saisir tous : tous ceux qui partageaient les mêmes idéaux seraient touchés. Ce qui était mauvais pour un l'était pour tous, quand à savoir s'il restait bien quoique ce soit qui puisse être bon...

Il effaça cependant la noirceur de son regard en se retournant : si la blairelle voulait bouder et ruiner leurs chances de passer inaperçus, lui ne comptait pas fâcher Mimi Geiniarde, reine des lieux. Ils étaient sur son territoire et n’étaient pas en mesure de le disputer au fantôme : tic, tac, l’heure était passée à présent, ils étaient soumis aux rois des ombres. Prêter allégeance à l’un deux, c’était se mettre autant sous sa protection que sous son joug. A voir quel collier l’étranglerait en premier…
« Bonsoir Mimi. Oui, je sais, c’est contraire au règlement, désolé de te déranger… »
Il avait entendu des rumeurs à son sujet quand il était arrivé à Poudlard, comme tout le monde, et avait pris grand soin de l’éviter. Néanmoins curieux à son sujet, il avait questionné le Baron Sanglant une des multiples fois où ils parcouraient le château, et béni en cet instant l’aïeul de l’avoir mis en garde. Il se composa un visage poli et soucieux, sans chercher à masquer son manque d’expressivité naturel pour ne pas en faire des tonnes : avec une personnalité comme Mimi il marchait sur des oeufs à chaque mot, chaque geste, chaque mouvement du regard. Il devait lui montrer qu’il lui accordait sa pleine et entière attention, alors même qu’un frisson lui démangeait le dos, lui hurlant de se retourner pour voir ce que sa camarade faisait. Des bruits de pas, un léger grincement, était-elle sortie ? Quelle bénédiction ce serait ! Se retrouver seul, sans personne pour rouiller la mécanique bien huilée que son esprit déployait sur la matière.
« Vous ne me dérangez pas, je m’ennuie, personne ne vient me rendre visite…
- Quels goujats.
- N’est-ce pas ? Avant, je voyais Harry de temps en temps, mais il est parti, c’est triste.
- Moi je ne l’aimais pas tellement…
- Pff, tu es juste jaloux parce qu’il est plus joli garçon que toi ! »
Non, elle est là, elle a soupiré. Il doit se retenir de faire de même, se retenir de reculer alors que la fantôme s’amuse à lui passer la main au travers des cheveux, se retenir de parler sans avoir tourné sept fois sa langue dans sa bouche de peur de commettre un impair qui ferait pleurer l’ancienne étudiante. Deux pensées traversèrent son esprit : il avait besoin d’une camomille et il se faisait vraiment vieux pour penser ça.

C’était sans doute tendre la baguette pour se faire doloriser, mais il ne put s’empêcher de se retourner pour lancer dans un chuchotement à Lina :
« Tu trouves vraiment qu’Harry est plus joli garçon que moi ? »
En vérité il n’en avait rien à faire, mais l’occasion lui permis de voir la jeune femme. Savoir où elle était, avoir un coup d’œil sur son état émotionnel, un indice sur ses prochains agissements. Parce que oui, tant qu’à être enfermé avec deux mixtures instables, autant avoir un œil sur les deux. A choisir : Lina serait le lait et Mimi le caramel. Le critère n’étant bien entendu pas la couleur…
Des bruits de pas se firent entendre, et Lysander plaqua un doigt sur ses lèvres en rejetant son regard sur l’ancienne Serdaigle. Il avait la présomption de penser qu’un tel avertissement ne serait pas nécessaire pour la sorcière… On disait jamais deux sans trois, mais l’adage ne se vérifiait pas toujours, n’est-ce pas ? Deux fous à gérer c’était bien assez. Il avait encore dans les oreilles les cris de l’élève qui s’était fait surprendre près des cuisines. Ce n’était pas vraiment la bonne occasion pour prendre sa place : son beau-père lui avait demandé trois mois de répit et seule la moitié s’était écoulée.
« Nous serions très heureux de te tenir compagnie Mimi, mais quelques Mangemorts là-dehors ne sont pas vraiment de notre avis… »
Hameçon lancé au bout d’un fil de murmure qui se fraye un chemin jusqu’à un visage sur lequel se mêle la joie et la suspicion.
« Ce n’est pas vraiment vrai… Vous cherchez juste à éviter d’être punis. »
Sentence prononcée comme un constat mais il ne manque pas de remarquer l’air accusateur derrière le verre fantomatique. Mimi n’était pas fourbe, mais il ne fallait pas la prendre pour une imbécile.
« Oui, nous voulons éviter les Carrow, mais ça ne veut pas dire que nous nous montrons désagréables au point de prendre ton royaume pour un hôtel. Nous sommes chez toi alors c’est toi qui décide. »

Là, c’est le moment où il faut être détendu. Pour montrer sa confiance. Le b.a-ba de la communication non verbale, n’importe quel animal sait cela. Serein, bien entendu qu’il l’était, pourquoi ne le serait-il pas ? Les conditions étaient idéales pour négocier avec un fantôme ! Il venait ni plus ni moins de lui déballer sur un plateau qu’ils étaient à sa merci. Stratégie qui pouvait s’avérer payante, certes, surtout avec une fille intelligente telle que l’était l’ancienne serdaigle. Elle était on ne peut plus au courant de la situation, habitant l’étage où régnaient les Carrows, il était inutile de chercher à se montrer supérieur. Elle marqua un temps d’arrêt, s’approcha, fouillant le brun de son regard à la recherche de la moindre trace de duplicité. Son humilité ne lui allait pas au tain : un Serpentard qui pose genou à terre ? Ah, la bonne blague ! Mais il était on ne peut plus sincère et déployait des trésors de force intérieure pour le montrer. Pour paraître ouvert alors qu'il se sentait agressé par la fouille visuelle dont il était l'objet.
Un peu trop, peut-être ? Le sentant en danger, répondant à l’écho de l’appel à des pensées calmes et apaisantes qu’il faisait retentir en lui par vagues accordées à sa respiration, Alisson lui fournit le remède naturel de ces situations : une petite boule de lumière immaculée jaillit pour lui tourner autour.
« Un patronus ? Mais je ne suis pas un détraqueur, je suis une fille ! »
C’était le genre de moment où vous étiez ramené sans merci sur terre. Une paire de baffes qui le sortit brutalement de sa bataille intérieure pour essayer de se convaincre que la situation n’était pas si terrible. Certes, il était coincé avec deux boulets dans une pièce dont la porte pouvait à tout moment s’ouvrir sur un professeur sadique qui déciderait que leur présence ici après le couvre-feu méritait une punition aussi désagréable qu’imaginative. Avec tout le travail que le septième année avait pour préparer ses ASPICS, il n’avait pas vraiment besoin d’une semaine de retenue pour lui manger son temps libre… D’autant que connaissant les nouveaux dirigeants de Poudlard, la semaine en question ne serait sans doute pas occupée à ranger la bibliothèque ou nettoyer les statues du château. Ce serait plus certainement une « demande d’assistance pour un cours de magie noire », parce que les élèves ça fait de jolis cobayes mais ça se casse vite, il faut bien renouveler le stock…

Mais bon, il fallait positiver, n’est-ce pas ? La situation était inconfortable mais pas encore catastrophique, il pouvait toujours arriver quelque chose de pire. Comme échouer dans ses négociations pour leur trouver un abri pour cette nuit, par exemple… Merci Alisson, d’avoir voulu fournir un soutien psychologique, mais parfois, il valait mieux s’abstenir. Lysander dansait à présent d’un pied sur l’autre, guère préparé à expliquer que… Sa baguette jouait les nounous et avait voulu lui remonter le moral parce qu’il était bien moins à l’aise que ce qu’il voulait transmettre ? Comment expliquer à une gamine susceptible que l’on aurait voulu être partout sauf en train de lui faire la conversation, surtout quand le « partout » en question consistait en un édredon moelleux.
Disons que je ne suis pas dans les meilleures dispositions pour qu'on me mette la pression comme tu le fais. Bon, je vais être franc Mimi, ce n’est pas que je ne t’aime pas, mais ça ne m’enchante pas de te faire la conversation toute la nuit, parce que certes c’est toujours mieux que de tomber sur les Carrow et après tout c’est le week-end alors je pourrais rattraper les heures de sommeil en retard... Mais je ne suis pas d’humeur, tu vois, risquer de me faire attraper à cause de la prise de risque inconsidérée de Lina ce n’est pas exactement ce que j’avais prévu pour ce soir et puis… Je n'aime pas particulièrement collaborer avec des gens instables qui peuvent déclancher des drames sur un coup de tête, étrangement, c'est mauvais pour mes nerfs. Et ils sont déjà en suffisamment mauvais état pour que ma baguette juge nécessaire de m'encourager en lancer un patronus, parce que les patronus sont gentils et rassurants.
Tu veux un résumé ? Présentement si Mimi, tu es considérée par son système nerveux comme un détraqueur.

Une belle explication qui défilait en détails dans son esprit, alors même qu’à l’opposé il cherchait par tous les moyens une justification valable à fournir au fantôme. Commencer une négociation diplomatique par « je me suis senti agressé par ta façon de chercher si je disais bien la vérité concernant ma joie de rester avec toi cette nuit, tu ne peux pas juste me prendre au mot ça me simplifierait grandement la vie » pour tenter de convaincre une reine instable de vous laisser rester sur son territoire et – dans le meilleur des cas ! – de vous protéger des envahisseurs adverses… On avait vu mieux.
Un peu d’aide lui serait la bienvenue, parce qu’il ne pouvait qu’ouvrir et fermer bêtement la bouche devant une Mimi de plus en plus refrognée.
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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Dim 15 Jan 2017 - 21:10

Un nuage se dissipa, quelque part dans la nuit noire et la lune fit son apparition sur le devant de la scène : une lueur blanche illumina doucement les toilettes des filles, faisant briller les robinets et le carrelage. La jeune Poufsouffle pouvait voir des petites poussières tournoyer près de la fenêtre.
Cette vision presque apaisante s’effaça quand Lysander prit la parole... Il ne parla pas très fort, pourtant, chacun de ses mots sembla se répandre dans la pièce, lentement, remontant le long des murs avant de retomber tout en douceur.

« Bonsoir Mimi. Oui, je sais, c’est contraire au règlement, désolé de te déranger… »

Lina n'éprouvait qu'un intérêt limité pour ce qui était en train de se passer sous ses yeux. Son unique ambition pour le moment était de rentrer dans sa salle commune sans se faire attraper. De toute façon, il avait tout gâché. Les Carrow, très probablement, allaient bientôt passer dans le couloir ; autrement dit, Lina aurait largement eu le temps de revenir de sa salle commune après son acte de vandalisme si on l'avait laissée faire.

La jeune sorcière voyait bien comment Lysander la regardait, ses yeux légèrement teinté de mépris. Mais quelles solutions avait – il à proposer, lui ? Du point de vue de la Poufsouffle, l'adolescent se complaisait dans une inertie attentiste : ne rien faire en attendant d'avoir, éventuellement, un plan brillant qui nous sauverait tous. Et surtout, ne pas prendre de risques au cas où les choses tourneraient mal. Mais il se trompait. Il fallait prendre des initiatives ! Bien sûr, il y aurait des conséquences, il y en a toujours. Mais il était important de voir au – delà des éventuelles (mais presque certaines) menaces, parfois. L'inscription de Lina n'avait pas pour but de simplement agacer des Mangemorts, non... Il s'agissait de recréer des liens entre les combattants après une défaite particulièrement cuisante et sous le nez du ministère : un simple tag utilisé comme une arme : « L'armée de Dumbledore toujours debout ». Un slogan presque banal, qui aurait pu faire son effet.

Bien sûr, qu'il y avait un temps, pour les stratagèmes compliqués « intelligents », sournois : ceux qui permettent des coups d'éclat et des avancées. Mais ce temps n'était pas encore venu.
Pour l'instant, il était nécessaire  de  rassembler les troupes. De plus, Lina était sûre que le plan qui changerait tout, celui qui permettrait à la machine de s'inverser viendrait de l'extérieur, et non pas de l'intérieur : c'était la seule raison qui justifiait l'absence de Potter, Granger et Weasley.

La voix plaintive de Mimi Geignarde força Lina à se reconnecter au monde réel. La situation dans laquelle elle se trouvait lui paraissait véritablement aberrante, grotesque... Si seulement il s'était mêlé de ses affaires... Et voilà que maintenant il négociait avec un fantôme.

« Vous ne me dérangez pas, je m’ennuie, personne ne vient me rendre visite…».
Alors ça, c'était vraiment étonnant ! Pourquoi est – ce que personne ne voulait passer un agréable moment avec cette chère Mimi Geignarde ?

« Quels goujats ».
Parce que lui, bien sûr, venait la voir chaque semaine...

« N’est-ce pas ? Avant, je voyais Harry de temps en temps, mais il est parti, c’est triste ».
Lina roula les yeux, discrètement. Très, très discrètement.

« Moi je ne l’aimais pas tellement…»
On s'en serait douter.

« Pff, tu es juste jaloux parce qu’il est plus joli garçon que toi ! »
Mais c'est qu'elle essayait de mordre la Mimi Geignarde ! Lysander se retourna vers Lina et murmura le plus doucement possible :

« Tu trouves vraiment qu’Harry est plus joli garçon que moi ? »

La jeune sorcière haussa les épaules. Elle s'en fichait un peu et n'avait jamais pris la peine de vraiment regarder l'un et l'autre. Malgré tout, elle devait reconnaître que les vacances d'été entre la cinquième et la sixième année avaient fait le plus grand bien à Harry Potter.

La Poufsouffle tendit l'oreille. Voilà, les mangemorts passaient enfin dans leur couloir. Ils allaient ensuite se diriger vers les escaliers, pour monter au troisième étage. Il y avait malgré tout un risque pour que Rusard et Miss Teigne rôdent quelque part.

« Nous serions très heureux de te tenir compagnie Mimi, mais quelques Mangemorts là-dehors ne sont pas vraiment de notre avis…»
Ah tiens donc... Il y avait un « nous » maintenant ? Et non plus un : « Moi moi moi, et le fardeau à côté de moi ». Intéressant.

« Ce n’est pas vraiment vrai… Vous cherchez juste à éviter d’être punis. »
Tout à fait.

« Oui, nous voulons éviter les Carrow, mais ça ne veut pas dire que nous nous montrons désagréables au point de prendre ton royaume pour un hôtel. Nous sommes chez toi alors c’est toi qui décide. »
Comme il y allait.

Son royaume...  Même Mimi Geignarde n'allait pas gober un truc pareil. Elle n'était (hélas), pas suffisamment bête. Lina leva les yeux au ciel. À ce rythme – là, ils allaient passer la nuit dans ces fichues toilettes.
Mais la sorcière se calma soudainement face au phénomène qui se produisit devant elle : elle plissa les yeux en cherchant à comprendre ce qui se tramait. Elle était sûre que Lysander n'avait pas utilisé de sortilège informulé : ce n'était pas le moment. Pourtant, une sorte de fumée blanche s'échapper doucement de sa baguette magique. Lina reconnu un patronus incorporel.

« Un patronus ? Mais je ne suis pas un détraqueur, je suis une fille ! »

Pendant un très bref instant, Lina regarda son condisciple de Serpentard plus intensément qu'elle ne l'avait jamais fait depuis le début de la soirée. Elle ne connaissait pas grand – chose à la science des baguettes, en revanche, elle était à peu près certaine que ces dernières n'étaient pas supposé agir selon leur propre volonté. Mais pour l'instant il fallait désamorcer la situation. Après, peut – être, elle reviendrait sur ce point – là avec Lysander.

« Mimi... ! Je crois que tu plais à Lysander. Tu lui plais tellement qu'il tente de faire un patronus pour t'impressionner. Elle marqua un temps d'arrêt, et sortit son plus beau sourire. Enfin Lysander... !  Aux filles on leur offre des fleurs, pas des patronus ! ».

Il allait la détester. Pour toujours. C'était sûr. Mais ce n'était pas si grave.
Lina revêtit son sourire le plus charmant et fit un clin d’œil à une Mimi Geignarde rougissante, avant de poser une nouvelle fois ses yeux émeraude sur le sorcier et brièvement sur sa baguette. Lysander lui faisait penser à ces jeunes sorciers encore incapables de se contrôler et qui lançaient des sorts sans se contrôler. Mais il aurait été... étrange, qu'à son âge le Serpentard soit dans l'incapacité de se maîtriser. D'autant plus que le sortilège de patronus n'était pas le plus simple du monde.


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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Jeu 2 Fév 2017 - 14:08

HJ:
 

Elle le fixait avec tant d’intensité que son regard semblait vouloir percer le verre épais de ses lunettes pour continuer sa course mortelle jusqu’aux tréfonds de son cerveau. Cerné par cette inimitié il se repliait sur lui-même en invoquant tout son court mais précieux entrainement de yoga. Ces moments d’intimité avec sa mère avaient beaucoup aidé à l’apaisement de l’ambiance familiale. Un calme intérieur qui l’avait bien aidé aussi lors de l’année suivante à la mort de Wilbert… A ses examens, sous le règne d’Ombrage, et en général dans chaque situation qui avait fait déborder le vase habituellement bien rempli de son agoisse. Mais y penser maintenant n’était peut-être pas la meilleure chose à faire. Calme Lysander, inspire par le nez, le souffle dans le ventre, pieds fermement campés au sol, comme si tu étais un arbre qui grandissait. La force du chêne, la souplesse du bouleau, le calme du saule. Petit à petit son angoisse refluait, en même temps que la mer sombre qui avait commencé à ronger la périphérie de son champ de vision.
Une exclamation sortit l’adolescent de sa bulle, une voix féminine enjouée – faussement enjouée peut-être ? – qui détourna l’attention de sa bourrelle. Lina venait à son secours ! Un élan de sympathie bien intéressée se développa à son encontre, avant d’être sauvagement détruit lorsqu’elle continua sa phrase. Espoir battant qui se brisait alors qu’elle l’affichait, avec un plaisir malicieux selon son regard, sous les yeux inquisiteurs de l’ex-Serdaigle. Pouvait-il lui en vouloir de composer comme elle pouvait avec son faux-pas ? Non. La détestait-il ? Présentement de toute son âme. Durant un court laps de temps, son trop plein d’influx nerveux fut uniquement dirigé vers elle sous la forme d’un flot brûlant qui la consuma en esprit. Avant de s’éteindre, doucement. Refluer en un soupir.

Souffle qui franchit les lèvres du jeune homme, détournant les yeux il se passa une main dans les cheveux, réflexe lorsqu’il était gêné. Il se sentait mieux. Il l’avait détruite virtuellement puis la flamme avait été mouchée par une poussée de lassitude. Bah, de toute façon il ne pouvait pas vraiment lui en tenir rigueur, elle avait improvisé sur le moment et de toute façon c’était passé. Comme durant un spectacle il devait donner la réplique, et il montrait une gêne qu’il était loin de simuler. Quelle idée tout de même ! Lui et Mimi ? Jamais ! Il avait été vacciné des relations amoureuses par la mésaventure de ses parents et l'attachement de Luz, il savait qu'il valait mieux couper court à ce qui ne menait à rien. Autant il n'avait pas de peine à étouffer ses préférences, autant il ne voulait pas simuler un attachement fictif, fut-il pour une morte un peu folle.

Il finit par couler un regard vers l’intéressée pour la découvrir rougissante et réprimant difficilement un sourire. La main qui mangeait son visage ne pouvait dissimuler le tressautement de ses joues un peu moins fantomatiques qu’auparavant ni ses lunettes la lumière malicieuse de son regard. En fait, elle se régalait de les voir ainsi se mettre en scène il en était certain. Elle avait compris leur situation précaire avec une netteté toute digne de celle qui partageait l’étage des Carrows et de l’accès au bureau du directeur, et avait simplement décidé de profiter de leur venue pour égailler son quotidien. Qui avait dit que les manipulateurs se trouvaient seulement à Serpentard ? N’importe quel enfant savait tordre la réalité pour arriver à ses fins.
Nous voir jouer des pieds et des mains doit en effet être comique : nous sommes partis d’une dispute et Lina m’a rendu la disparition de son œuvre par ce tour que je ne peux guère effacer.
Lysander avait une perméabilité à l’humour toute particulière et une fierté chatouilleuse qu’il réprimait derrière son rictus. Il devait dire quelque chose, lancer la réplique pour continuer le spectacle… Si seulement les sorts d’invisibilité se calquaient aussi bien sur les émotions que les patronus, il aurait eu une chance de se sortir de ce feu de regards croisés.

Avec moi les fleurs meurent en un battement de paupières alors que je ne suis pas sûr que ce soit plus appréciable… murmura-t-il du bout des lèvres, tentant d’y mettre un peu de force malgré tout.

Il ne pouvait pas vraiment dire qu’un fantôme n’était plus proche d’une fleur que d’un patronus que dans un dictionnaire. Pas à Mimi. Le Baron aurait sans doute rit mais si elle se mettait à pleurer ils en seraient pour leurs frais. Ils avaient déjà de la chance de ne pas se coltiner Peeves, ils n’allaient pas cracher dans la potion.

De toute façon il est raté ton patronus, il ne ressemble à rien. On dirait un chiffon troué qui gigote.

Mais je t’en prie, remets-en une couche, tu penses que tu peux faire mieux peut-être ? s’écria une voix aux couleurs d’un certain Nuncabouc amoureux des ennuis. Elle se fit bien vite étouffer et seul son regard trahissait son agacement lorsqu’il coula un œil vers la Geignarde. Jamais contente, vite vexée, dangereusement lunatique. Il aurait aimé finir son passage à Poudlard sans avoir eu à vérifier cette susceptibilité proverbiale. Le vert et argent la regardait jouer avec le filet de lumière qui s’estompait doucement : sans pouvoir le toucher elle ne se gênait pas pour tourner autour et faire ses petits commentaires. Elle allait bientôt se mettre à la divination par patronus si ça continuait. Il rangea sa baguette et profita d’avoir sa main hors de vue pour effectuer un rapide mouvement du poignet qui dissipa complètement le sortilège incontrôlé. Il voulait bien jouer cinq minutes mais préférait qu’on passe à autre chose : il n’avait jamais été très attiré – bel euphémisme ! – par la drague et commencer à faire les yeux doux à Mimi n’était pas franchement une expérience qui se classait très haut dans sa liste de priorité –non, vraiment, l’ironie ne lui allait pas. Il fallait qu’il arrête avant qu’une de ces pensées ne sorte par mégarde.

Et en plus il ne dure pas longtemps.

Devant sa moue boudeuse et son regard où brillait une étincelle qu'il n'arrivait pas à cerner il choisit de s'esquiver. S'écraser un peu plus pour passer sous le piège tendu. Elle voulait quelque chose mais il ne savait pas quoi, autant éviter de la décevoir... Ses mains étaient vides et pendaient, inutiles, désagréable impression. Et en plus il ne pouvait pas croiser les bras.

Bah, de toute façon c’était stupide comme idée… Je ne suis pas à ta hauteur.

Tant qu’à se faire doloriser autant fournir la baguette. Et puis, strictement parlant c’était vrai : elle pouvait voler, il avait un vertige abominable. Elle n’avait qu’à le vouloir pour l’obliger à lever la tête. Pour se donner un minimum de contenance, il plongea les mains dans les poches de sa cape, au chaud. Au collant. Au gluant.

La dure réalité des espoirs brisés. J’ai déjà connu ça, je sais ce que c’est.

Oh non, le naturel revenait au galop ! La jeune fille se posa sur le rebord d’un lavabo, coudes sur les genoux, tête dans les mains, le regard vague derrière des lunettes qui semblaient s’opacifier. Se couvrir de brume. Elle semblait se refermer sur elle-même, comme une étoile qui s’effondre… Gare à l’explosion. Il avait pertinemment conscience de l’urgence de la situation, tout comme de sa propre incapacité à l’améliorer : il n’était déjà pas très doué avec les autres en temps normal, mais s’il fallait les consoler en plus c’était peine perdue. Il n’était pas du genre à jouer s’il n’était pas sûr de gagner, il ne relèverait pas le défi, pas avec Lina pour pallier à ses faiblesses. Ce n’était pas une affaire de gonosomes, simplement d’habitude. C’était en tout cas ce qu’il pensait très fort en focalisant son attention sur le bout de ses doigts, recouverts d’une substance noire et grasse à laquelle il paraissait accorder toute son attention.
Si la jaune et noir était legilimens, elle comprendrait son message télépathique, sinon au moins l’intention serait claire : débrouille-toi. Après presque deux ans en compagnie de Lana et Wayoth, il était devenu très fort au petit jeu de « je ne suis pas là ». Esquiver les conflits, ne pas prendre parti, laisser les gens se débrouiller entre eux. Tant que ce n’était pas trop contraignant pour lui il préférait que les autres décident de ce qui les arrange, qu’ils ne puissent s’en prendre qu’à eux-mêmes. C’était un principe tiré d’un livre moldu qu’il appliquait avec zèle : ne te mêle pas des affaires des autres, ou tu aboutiras à des ennuis plus gros que toi. Et si une preuve était nécessaire, il n’y avait pas à regarder bien loin : intervenir ce soir avait complètement chamboulé ses plans et il marchait désormais sur des œufs. Et non, il n’avait pas cet esprit de corps qui faisait croire que n’importe quelle galère était surmontable tant que l’on était accompagné d’un allié. Bien que, dans ce cas, cela s’avérait bien pratique. Si tu voulais bien t’en occuper…
Le jeune homme craint un instant qu’elle le laissa ici, seul, décidant qu’il valait mieux tenter une sortie plutôt que de rester à la merci de la dépressive. Dans un sens, il la comprenait, dans un autre il espérait vivement qu’elle n’en ferait rien.

Il ne pouvait pas rester ainsi à contempler ses doigts indéfiniment, il se retourna donc, laissant les filles à leurs affaires, et entreprit de les débarrasser de la substance indéterminée. Lys n’était pas du genre à laisser trainer quoi que ce soit dans ses poches, et s’interrogeait donc sur la provenance de ce mélange collant, qui visiblement semblait y être depuis la dernière lessive au moins. Il serra les lèvres en doublant la quantité de savon : les cas « d’accident de lessive » étaient loin d’être isolés depuis la réforme de Poudlard, car nombre d’amis des elfes de maison – quel était le nom de l’association de Granger déjà ? CRADE ? MOCHE ? SALE ? – avaient fini sous les combles. Il avait lui-même passé plusieurs heures dans les cuisines en leur compagnie et ressentait un petit pincement au cœur de voir que cela comptait si peu. Le serpentard secoua la tête tout seul : inutile de se monter la tête avec cela, ce pouvait tout aussi bien être un oubli de sa part ou une farce d’un nouveau qui n’avait pas encore entendu parler du Ben-sandwich et voulait impressionner ses amis en s’en prenant à plus vieux que lui.
Accomplir cette tâche simple le détendait, et il sentait les muscles de ses épaules se dénouer. Focalisé sur cet objectif banal, il laissait ses neurones tourner librement pour se défaire de la tension. En fait, ce n’était pas vraiment Lina qu’il fallait blâmer, ce qu’elle avait fait était maladroit et inutile – dès la sortie du bureau les Carrows auraient vu et effacé le message, non sans avoir relevé la trace magique que laissait chaque lanceur – mais en fin de compte il s’était emporté. Préoccupé sans cesse par la situation depuis la rentrée, sans nouvelles de son beau-père qui devait mettre en place la protection de la famille paternelle, titillé malgré lui par la culpabilité et l’inquiétude naissantes envers ce petit qui s’était fait attraper peu avant le couvre-feu – alors que, pour s’être lui-même fait prendre à sortir des cuisines, il n’aurait pas récolté plus qu’un retrait de point et une petite retenue à la bibliothèque ou à ranger le bazar de Flitwick. Lysander n’était pas du genre à prendre les armes, mais ces injustices l’irritaient d’autant plus qu’il se sentait indirectement visé, comme si chaque professeur pouvait se retourner pour s’adresser ensuite à lui. La blairelle n’avait pas mérité qu’il explose à son encontre, surtout de manière aussi décousue, se lançant puis se rétractant. Lui expliquer aurait été plus constructif, et en temps normal c’est sans doute ce qu’il aurait fait.

En temps normal… C’est à moi de me comporter comme si tout était normal, de gérer le stress. Je ne peux pas laisser tomber au bout d’un mois. Le regard qu’il lança au miroir était franc, bien que cet échange ne dure qu’une poignée de secondes. Il ne s’était pas rendu compte que le silence était tombé sur la petite pièce, à peine troublé par le bruit de l’eau puis le couinement du robinet. Des bruits qui, soudain, lui parurent résonner avec fracas.

C’est complètement stupide ce que tu fais.

A travers le miroir Mimi le regardait, un brin interloquée, amusée comme si elle reprenait un enfant de maternelle. Parce qu’il n’ava it pas plus réfléchi qu’un gamin. Oui, c’était complètement stupide. Un réflexe malheureux. C’est pour ça qu’il détestait ce genre de situation : les bulles d’habitude, de normalité, y étaient des pièges aux dents acérées. Dans lesquels, grand anxieux devant Merlin, il tombait comme un nouveau-né. Sur ses traits se lisait la confusion et il cherchait le regard de Lina, débordant d’excuses.
Comme si cela allait suffire, répondit ironiquement le destin.
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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Lun 13 Mar 2017 - 17:40

...:
 


Elle l'entendit soupirer, et ne put retenir un sourire en coin. C'était de bonne guerre. Au moins lui avait – il épargné un regard assassin. La jeune femme n'aurait su dire si sa gêne manifeste était simulée ou pas, mais vraiment, tout cela tombait à pique. Et une salve d'applaudissement pour Lysander, une ! Mimi de son côté, ne se sentait plus de joie. Pendant quelques secondes, Lina fut prise de regrets. Son estomac se resserra un peu. Elle aurait pu trouver autre chose... La pauvre Mimi. Elle avait su à la fin de sa deuxième année, comme beaucoup de gens, comment l'ancienne Serdaigle était morte. Par extension, elle avait donc appris que Mimi, ou plutôt Myrtle Warren avait plus ou moins servie de bouc émissaire durant sa courte vie.

« Avec moi les fleurs meurent en un battement de paupières alors que je ne suis pas sûr que ce soit plus appréciable… »

Pour de vrai ? Était – il seulement possible d'être aussi maladroit avec quelqu'un ? Il aurait pu prétendre vouloir l'impressionner et suivre la ligne qu'elle avait lancé. Les fleurs, c'est banal, un patronus, il y a quelque chose de poétique. Pourquoi fallait – il qu'il la joue pauvre garçon torturé ? Était – il est malheureux ? Encore, une fois, la jeune femme détailla l'adolescent dans son uniforme vert et argent et son regard s'adoucit considérablement. Elle avait dû mal à lui en vouloir pour de vrai, c'était une bonne nature, et puis dans le fond, il ne faisait rien de grave. Mais la situation était tendue, Lina voulait s'en sortir le plus vite possible.

« De toute façon il est raté ton patronus, il ressemble à rien. On dirait un chiffon troué qui gigote ».

La jaune et noire haussa ses sourcils. Le fantôme avait un côté agressif qui ne plaisait pas du tout à Lina. Pour une fois que quelqu'un l'appréciait, même pour de faux... Elle grimaça. Elle aurait voulu rattraper ses pensées, ce qu'elle venait de se dire était parfaitement horrible, même si c'était aussi un peu vrai, hélas. Ceci dit, la culpabilité de Lina fut de courte durée quand Mimi décida d'enfoncer le clou en commentant la durée d'apparition du patronus de Lysander. Plus le temps passait et moins Lina appréciait la compagnie du fantôme. C'était un personnage compliqué, trop susceptible. Discuter avec l'ancienne Serdaigle demandait trop d'énergie, il fallait peser chaque mots, chaque tonalité. Même là, alors qu'elle venait de se montrer plus que désagréable avec Lysander, aucun dialogue n'était possible : il fallait encore et toujours ménager Mimi Geignarde.  Évidemment, le jeune homme joua son jeu. Il connaissait les règles.

« Bha de toute façon c'était stupide comme idée... Je ne suis pas à ta hauteur.
- La dure réalité des espoirs brisés. J'ai connu ça, je sais ce que c'est
».

Lina soupçonna le fantôme de vouloir compatir. Était – il possible que Mimi devienne soudainement plus sympathique, pour attirer l'attention de Lysander ? La jaune et noire soupira, Miss Myrtle était à peu près aussi adroite que son camarade vert et argent. À ce rythme là, ils ne s'en sortiraient jamais, mais c'était probablement le but ultime de Mimi.
Sa silhouette grise glissa avec grâce vers un des lavabo. Elle fit semblant de s'asseoir dessus, les coudes posés sur ses genoux. Lina commençait légèrement à s'agacer de cette situation, il était intolérable qu'une morte se joue d'eux ainsi, d'autant plus que Lysander semblait finalement vouloir abandonner la partie. La jeune femme s'attarda un peu sur lui. Il était obnubilé par ses doigts, et effectivement la sorcière vit qu'ils étaient couvert de quelque chose de noir. Elle fronça les sourcils en se demandant vaguement d'où cela pouvait venir. Il aurait été tellement facile pour elle de s'en sortir : elle aurait pu redresser les épaules et dire en souriant qu'elle préférait partir plutôt que de tenir la chandelle. Par exemple. Le couloir était silencieux, la ronde s'était terminée il y a déjà plusieurs minutes, il y avait donc une possibilité pour qu'elle ne croise personne sur le chemin pour redescendre à sa salle commune.Elle pourrait aussi utiliser un sortilège de désillusion pour garantir un peu plus sa sécurité. Mais voilà, abandonner Lysander aurait été contraire à ses principes. Elle le regarda lui tourner le dos. Puis dirigea son regard vers Mimi qui haussa les épaules. Lina savait que cette dernière avait conscience du danger qui pesait sur eux. Bien sûr, l'inscription de la sorcière avait été effacée, et donc au pire leur escapade nocturne ressemblerait plus à un rendez – vous qu'à autre chose, mais quand même.

« Écoute Mimi je... »

Lina se stoppa net. Elle et Mimi dirigèrent leur regard vers Lysander qui venait d'ouvrir un robinet. La jeune femme fit un pas vers le Serpentard en tendant la main. Il coupa l'eau. Le couinement du robinet fut horrible, mais il était quand même moins angoissant que le bruit de l'eau et des canalisations.

« C'est complètement stupide ce que tu fais »

Merci Mimi pour se commentaire particulièrement pertinent. Elle avait vraiment l'art d'enfoncer des portes ouvertes celle – là. Lysander chercha son regard. Il avait l'air désolé. La sorcière se dirigea vers la porte et colla son oreille contre le bois. Elle n'entendait rien à l'extérieur. Pas de bruit de pas précipités, pas de cri. Ça voulait dire que les personnes chargées d'inspecter les couloirs étaient loin au – dessus (ou au – dessous) d'eux. Il fallait sortir de la pièce, et vite. C'était sa seule ambition désormais. S'échapper. Lina se retourna vers Lysander et hocha la tête pour lui signifier que tout allait bien. Pour l'instant.

« Mimi je sais que tu aimerais que Lysander reste plus longtemps. Il apprécierait probablement aussi d'être encore un peu en ta compagnie... Mais s'il se fait attraper ici, il ne pourra plus revenir ».

Que se passerait – il si jamais elle et Lysander partaient, maintenant ? Une inondation ? Encore ? Qui s'en soucierait, Mimi en provoquait une presque une fois par semaine. Elle était agressive avec les trois quarts des élèves. Même si elle s'amusait à les dénoncer, qui la prendrait au sérieux ? Sa main droite trembla un peu. Son corps la trahissait, elle avait tellement envie d'appuyer sur la poignée de la porte pour partir. Ses yeux couleur émeraude se posèrent encore une fois sur Lysander, puis vers Mimi : son expression était indéchiffrable. Lina avait été un peu brusque et elle craignait que le fantôme éclate. Si c'était le cas, tant pis, elle partirait quand même, ils n'allaient quand même pas camper ici.

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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Dim 26 Mar 2017 - 14:29

[c'est un peu court, désolée...]

Mimi les regardait d’un air morose, et lui avec reproches. Mais que voulait-elle à la fin ? Comment aurait-elle voulu qu’il réagisse ? Qu’il défende son œuvre, qu’il loue la pureté de ses sentiments ? Désolé Mimi mais… NON. Et puis si tu veux quelque chose dis-le CLAIREMENT. Il tâchait de ne pas laisser transparaître ses pensées par son regard et coula plutôt un œil en direction de la blairelle, qui le regardait comme s’il était le dernier des crétins. En même temps, ce n’était peut-être pas faux. Mais bon, elle n’avait pas l’air trop en colère… Plutôt agacée contre la Geignarde…
S’il te plait ne me laisse pas seul avec elle.
Une prière qu’il lui adressa en pensées alors qu’elle s’approchait de la porte pour coller son oreille contre le bois. Il retint son souffle, jouant avec sa baguette dans sa poche, fixant son regard sur la jeune femme pour ne pas le tourner vers la silhouette translucide à sa gauche. Qui le regardait, lui. Il le sentait. Le regardait avec attention. Il lâcha précipitamment le bois d’aubépine, craignant que l’agitation qui montait en lui ne se transforme une nouvelle fois en événement aléatoire. Le tissu de sa tunique en fit les frais. Puis Lina se retourna enfin, et lui renvoya un regard clair accompagné d’un petit hochement de tête.

Il allait devoir s’excuser. Cette fille avait plus de ressources qu’il ne le pensait. Elle n’était peut-être pas très futée mais elle au moins ne paniquait pas comme un imbécile.Se laisser porter par l’angoisse était la dernière chose à faire. Il fallait qu’il retrouve les idées claires – et la maitrise de la situation.
Maitrise illusoire.
Le verdict tomba depuis le fin fond de ses pensées, sans appel. Terriblement juste : une fuite ce n’est jamais qu’un enchainement de problèmes. Comme une chute contrôlée – plus ou moins contrôlée… Avant tout une chute. Ses mains devinrent moites mais il se força à écarter la sensation de vertige qui montait en lui pour se concentrer sur l’échange entre elle et Mimi. Premier saut.
Mimi se balançait, visiblement indécise, sondant la jaune et noire du regard. Sa silhouette fantomatique ondoyait d’une façon qui fascinait Lysander. Elle la regarda une longue minute, une cascade d’émotions se succédant sur ses traits et dans sa posture, faisant danser la matière ectoplasmique. Etait-ce une forme de communication féminine ? Il n’osait pas tourner la tête vers Lina pour voir sa réaction. Bien lui en pris car il eut une demi-seconde de préparation psychologique en voyant la tête de l’ancienne Serdaigle se tourner vers lui. Ses grandes lunettes rondes lui paraissaient une protection mise entre lui et son regard perçant. La sentence tomba.

Reviens demain.

Non. Pitié. Tout mais pas ça. Pas un tête à tête avec elle, gémit-il intérieurement.
DU CALME.
Il s’était exhorté au calme il n’y avait même pas cinq minutes, serait-il un poisson rouge pour l’avoir oublié ? L’important du calme. Comment maitriser la situation s’il ne se maitrisait même pas lui-même ? Il fallait voir le côté positif : que Mimi fasse un esclandre en journée n’avait rien d’inhabituel, il ne serait qu’une victime de plus et personne ne songerait à creuser plus loin. Se faire moquer pendant quelques jours – jusqu’au prochain à se faire avoir – était un bien faible prix comparer à se faire prendre maintenant. Le sourire qui étira fugitivement ses lèvres paraissait presque sincère.

D’accord. Ça tombe bien j’aurai du temps.
 
C’était à moitié vrai : c’était peut-être le week-end mais il avait tout de même des choses à faire. Un petit devoir de potions, comme ça juste en passant… Et la limace qui leur servait de professeur ne se montrerait certainement pas plus conciliant s'il lui expliquait qu'il avait sacrifié son devoir dans ses négociations pour sa survie. Quoique, s'il arrivait à récolter des heures de travaux pratiques supplémentaires en dehors des horaires de classe ce serait finalement un mal pour un bien... Après tout, peut lui importait que Slughorn l'apprécie ou pas. Les calculs de ses futurs potentiels commençaient à prendre le pas sur ses perceptions de la réalité, aussi se secoua-t-il et reporta-t-il son attention sur Mimi.
La moue qu’elle lui rendit était un indescriptible mélange de satisfaction, de méfiance et de… fierté ? Il ne saurait le dire, il était juste content qu’ils n’aient pas à affronter une Mimi en pleurs ce soir. Et il avait fait une croix sur sa fierté personnelle.

Lina se mit en mouvement sans qu’il n’eut rien à dire et lança sur eux un sort de Désillusion plus que bienvenue. Il se retint de tout commentaire et lui adressa un hochement de tête reconnaissant avant de sortir sa propre baguette pour compléter le sortilège : face aux Carrows deux précautions valaient mieux qu’une. Il prêta un bras secourable lorsque la jeune femme fut déséquilibrée et lui montra le dessous de sa propre chaussure, dont la semelle avait été en partie remplacée, en partie recouverte par ce qui ressemblait à s’y méprendre aux coussinets d’un chat. La perturbation de l’équilibre n’était que très mineure, quelques pas suffiraient à prendre l’habitude et cela leur éviterait d’être trop bruyants.
Si elle savait que les expériences qu'ils réalisaient sur elle servaient une telle cause, Lana se montrerait sans doute plus enthousiasmée. A la réflexion, mieux valait ne pas lui dire.
Il les montra à Mimi, curieuse, avant de lui adresser un signe de la main tout en se fondant dans le couloir à la suite de la blairelle. Une boule se formait lentement dans sa gorge mais il se forçait à de longues inspirations pour la faire passer. Heureusement pour eux, leurs salles communes étaient dans la même direction. Ca lui évitait de se demander s'il attirerait l'attention sur elle pour sauver sa propre peau. Il ne se voyait pas capable de cette lâcheté, mais savait aussi que son instinct de survie était puissant. Presqu'autant que sa peur.
Tous les sens aux aguets, il marchait dans les pas de Lina, dans un accord tacite qui le plaçait en arrière-garde et elle en éclaireuse. Malgré lui, le souvenir de ses escapades nocturnes vers les cuisines lui revint, et un petit sourire un peu nostalgique s’épanouit sur ses lèvres. Le bon temps où arpenter les couloirs de Poudlard la nuit relevait plus de l'aventure que du traquenard.
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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Dim 30 Juil 2017 - 15:09

Le suspense était pénible. Elle commençait à avoir mal au ventre, un peu, pendant que Mimi Geignarde était là, entrain de tergiverser. La sorcière pinça ses lèvres roses pâles.  Le fantôme l'observait, attentivement. D'abord, Lina perçut sa colère : elle n'avait pas aimait les propos de la Poufsouffle et c'était normal : Mimi  n'aimait pas qu'on la contredise, surtout si son adversaire était vivant. Elle était tout simplement incapable de gérer la moindre contrariété et d'accepter sa mort, c'était donc tout naturellement qu'elle en faisait payer les frais au reste du monde. Mais ce n'était pas le moment, pas ce soir. Lina inclina très légèrement sa tête sur la droite en fronçant ses sourcils. L'ancienne Serdaigle devait bien savoir que sa camarade avait raison, qu'elle devait céder. Même si elle ne faisait plus partie des vivants, elle était au courant de la situation actuelle, elle savait que le Seigneur des Ténèbres avait repris ses pouvoirs et le château, elle avait dû voir les Mangemorts, elle était au fait de la mort de Dumbledore. Elle pouvait donc deviner qu'ils étaient seuls face à tous ces montres. Mimi pouvait elle se résoudre à les condamner malgré tout ?

Le regard de Lina se fit plus suppliant. La situation était pressante. À tout instant, Rusard pouvait décider de faire sa ronde dans ce couloir, lui ou sa maudite chatte, d'ailleurs. L'expression que Mimi devina dû lui plaire. La Poufsouffle cru voir un rictus se dessiner sur le visage translucide du fantôme qui, lentement, se retourna vers sa nouvelle victime.

« Reviens demain ».

Que d'autorité ! Un profond soupir de soulagement s'échappa de la bouche de Lina pour se répandre dans la pièce. Enfin, ils étaient libres. Elle eut un regard désolé pour Lysander. Le pauvre garçon se retrouvait prisonnier, coincé dans la toile d'araignée de Mimi la Geignarde. Pourtant, il géra la situation avec flegme, lui garantissant que ce rendez – vous l'arrangeait.  Elle enfonça ses incisives dans sa lèvre inférieure. Elle se sentait coupable de la situation dans laquelle le jeune homme se retrouvait. C'était elle qui, pour tenter de réparer les dégâts du patronus, avait fait de Lysander un séducteur. D'ailleurs, maintenant qu'elle repensait à ce patronus... Était – il vraiment possible que la baguette du Serpentard ait pu agir de son propre chef ? À quel point serait – il indiscret de lui poser directement la question ?

Elle fronça les sourcils  et secoua la tête. Non, ce n'était pas vraiment le moment de réfléchir à ça. Elle leva baguette qui brilla un peu sous l'éclairage lunaire de la pièce et jeta un premier sortilège de Désillusion sur son camarade, puis un deuxième sur elle – même. Ce sortilège était clairement un des sorts les plus utiles qu'elle connaisse. Lina vérifia l'efficacité de son enchantement quand elle eut l'impression de perdre l'équilibre. Lysander la rattrapa de justesse. Devant son regard surpris, il lui indiqua du doigt ses chaussures. Elle haussa un regard, étonnée. Sa semelle était transformée, elle était plus épaisse, et un peu molle, ce qui atténuait clairement le bruit de ses pas. La blairelle remercia le jeune homme d'un sourire et leva son pouce en l'air. C'était une très bonne idée qu'il avait eut. Désormais, ils étaient presque indétectables.

Le Serpentard se retourna un bref instant, sûrement pour dire au revoir au fantôme. Lina, elle, ne lui adressa qu'un signe de tête, plutôt formel.  Elle abaissa la poignée de la porte, le plus silencieusement possible, elle quitta la pièce, regarda à gauche, puis à droite, avant de se lancer dans le couloir. La voie était dégagée, c'était parfait. Presque inespéré. La sorcière se retourna pour s'assurer que Lysander la suivait. Il marchait à environ un mètre derrière elle. À chaque angle de couloir, Lina prenait le temps de s'assurer qu'ils ne risquaient rien avant de s'y engager. Précautionneusement, elle descendit les marches des escaliers. Grâce au sort de Lysander, ils ne faisaient quasiment aucun bruit, il aurait vraiment fallut être juste à côté pour les entendre.

Enfin, il atteignirent le rez – de – chaussée. Lina était tellement soulagée. Elle tourna son regard vers le vert et argent. Ils étaient devant la porte qui menait au cachot. C'était là que leur chemin se séparaient, puisqu'elle – même devait se rendre à côté de la Cuisine de Poudlard. Curieuse, elle jeta un dernier regard à la baguette de Lysander, elle balaya ensuite le Hall de ses yeux verts...

« Je suis désolée des proportions que ça a pris... Les choses n'auraient pas dû aller aussi loin. Elle se retint d'ajouter quand même temps, il aurait pu se contenter de faire demi tour au lieu d'intervenir ; l'heure n'était pas aux critiques. Ils s'étaient mis dans de sales draps, et ils s'en étaient sortis ensemble. C'était tout ce qu'il fallait retenir. Rentre bien surtout ».

Elle accompagna sa recommandation d'un sourire charmant et désolé à la fois. Après un court instant, elle se retourna et se dirigea vers sa Salle Commune : elle n'avait qu'une envie, retourner dans son lit bien chaud, sous son épaisse couverture pour dormir d'un sommeil sans rêve. Sa soirée l'avait littéralement épuisée. Lysander devait très certainement être dans le même état qu'elle, voire pire... Après tout, c'était lui qui avait un rendez – vous galant avec le pire fantôme de Poudlard après Peeves.    

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MessageSujet: Re: Méfait inaccompli [10 octobre 1997]. Mar 1 Aoû 2017 - 19:35

Lina semblait préoccupée et, pour ainsi elle avait bien raison. Lui-même sentait un désagréable filet de sueur glisser le long de sa colonne vertébrale, alors même qu’il était sûr que c’était le poids du regard de Mimi qui voutait ses épaules : le cauchemar ne manquerait pas de continuer le lendemain, elle venait de le lui faire promettre ! Il retint un soupir qu’il fit clairement passer par son regard à Lina : oui, il la tenait pour responsable même s’il n’y avait qu’un lien ténu entre ses ridicules volontés de rébellion et le piège dans lequel il était tombé. Bon, il fallait admettre que l’idée de la romance venait d’elle. Ses soupçons de culpabilité commencèrent à s’estomper : la mauvaise fois n’était peut-être pas du côté qu’on le croyait.
Même s’il était plus que certain que Way’ lui aurait fait remarquer qu’en prenant un peu plus les choses en main il aurait pu orienter les événements d’une autre façon. Mais faire le pitre et s’en sortir malgré tout avait toujours été sa spécialité – jusqu’à il n’y a pas si longtemps.
Ils portèrent l’un sur l’autre leurs baguettes, faisant profiter à leur camarade des brides de leur savoir qu’ils avaient accumulées entre ces murs, unis pour quelques minutes dans un but commun. Comme quoi, les Carrows ne faisait pas que détruire les liens ou forcer les amis à se voir en secret : fac à l’urgence le serpent et le blaireau avait retrouvé une certaine forme de complémentarité où l’on pouvait sentir leur passé commun au club de duel refaire surface. Lysander avait une grande confiance dans l’intuition et l’acuité des sens de la jeune femme pour en avoir fait les frais et elle-même savait sans doute que si un détail laisserait entendre que leurs traces n’avaient pas le temps de refroidir il n’y aurait que le cobra pour s’en apercevoir.
Tout comme elle était sans doute aussi consciente qu’il n’oserait jamais l’admettre qu’Alissson tressautait légèrement entre ses doigts rendus gourds par le stress.  A elle de porter le fardeau de la première ligne car le septième année n’était pas un homme d’action.

Elle s’en sortait, il fallait le dire – mais pas maintenant ! , remarquablement bien. Evitant avec soin les escaliers traitres en leur préférant un colimaçon solidement fixé, elle leur fit faire un détour qui s’avéra salvateur quand quelques minutes plus tard ils purent passer à croupi derrière un mur le barrage de deux inspecteurs qui commentaient la nourriture qu’on leur avait servie ce soir. N’eurent-ils pas mangés que leurs estomacs auraient été suffisamment liés par l’anxiété pour ne pas avoir l’occasion de les trahir alors que les hommes du ministère faisaient l’éloge de la dinde et des pâtisseries à la crème dont ils avaient, sembleraient-ils, un peu trop abusé.
Mais bon, ce genre de sursaut du corps était tout ce qu’il fallait pour que leur propre fuite se fasse plus discrète encore et ils filèrent comme des ombres jusqu’au rez-de-chaussée.
Il put clairement voir les pointes de ses omoplates se fondre à nouveau dans sa chaire au fur et à mesure que ses épaules se détendaient en un soupir qui lui fit se dresser les cheveux sur la tête et regarder nerveusement derrière lui : il était heureux de savoir que la tanière des blaireaux était non loin mais redoutait de croiser quelque chien de la direction en s’aventurant dans les cachots. Il n’était cependant pas nécessaire de le faire signaler à une jeune femme qui perdait les marques anxieuses de la vieillesse et se permit même un commentaire murmuré du bout des lèvres.

- Je suis désolée des proportions que ça a pris... Les choses n'auraient pas dû aller aussi loin. Elle ne manquait pas de balayer le hall d’un regard attentif, ce qui le rasséréna quelque peu : il fallait relativiser sur les performances de l’étourdie car elle s’en était au final très bien sortie – ils s’en étaient sortis. Plus ou moins. Rentre bien surtout.
- Toi de même
, murmura-t-il du bout des lèvres, un peu plus qu'une marque de politesse cependant.

Elle lui fit la délicatesse de ne pas mentionner son rencard du lendemain mais il sentit dans son sourire qu’elle y pensait. A ça, et sans doute aux facéties d’Alisson mais ce n’était pas le moment de disserter sur ses incompétences et il avait rapidement fit disparaître l’instrument de bois au fond de la poche de sa cape. Il lui adressa malgré tout un hochement de tête, moitié remerciement moitié félicitations, alors qu’elle s’en retournait vers le fond du couloir et avant de disparaître à son tour dans les tréfonds du château.
Le tic nerveux qui agitait sa joue était peut-être un peu plus que cela. Non, il n’y aurait eu que Lana pour s’aventurer à suggérer qu’il avait été content de refaire un petit bout de chemin auprès de la jaune et noir qui, toute irréfléchie qu’elle puisse être, lui avait tout de même laissé quelques bons souvenirs avant qu’il ne s’en éloigne… Pourquoi déjà ?
Sans doute pour une raison stupide…
Il grimaça en hésitant sur la question de l’évolution de cet état de fait.


[eh bien, voilà la situation un peu plus ouverte pour eux deux.
Au plaisir de te retrouver sous de meilleurs hospices ! Ou pas  ]
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Méfait inaccompli [10 octobre 1997].

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