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Are you a dementor? ‘Cause you take my breath away. [01/10/97]

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GRYFFONDOR6ème année
    GRYFFONDOR
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: ça se mange ?
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 30 mars 1981 à Glasgow
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Are you a dementor? ‘Cause you take my breath away. [01/10/97] Jeu 24 Nov 2016 - 13:27

Shawn & Cassidy




La musique a toujours joué un rôle prépondérant dans la vie de Shawn Inoue. Des premières berceuses chantées par sa maman jusqu’au rock moldu qu’il chérissait tant. Toutes ces mélodies avaient marqué les étapes de sa vie et chacune correspondait à une phase bien spécifique. La musique est belle, la musique est pure, sincère et elle transcende les âges pour continuer à faire rêver les générations futures. Il aimait tout ce que la musique avait à lui offrir : les notes tourbillonnantes et glaçantes, le chant de la guitare qui transforme le présent en rêve et le désespoir en bonheur et la fièvre des glissandos. La musique, la vraie, celle qui métamorphose notre âme en paire d’ailes prête à s’envoler vers les cieux. Pour se sentir en vie, il n’y a pas trente-six mille remèdes : la musique et rien d’autre. La musique, et les autres langages deviennent des mensonges. Langage à part entière. Langue des émotions, des pleurs et des rires, des joies et des tristesses, des « je t’aime » et des « je te hais ».

La musique était présente de partout dans son univers. Quand il se sentait seul et isolé, dans le battement d’une aile, le grincement d’une porte, le rire d’un inconnu ou même le grattement des plumes sur le parchemin. La musique lui avait beaucoup apporté, elle l’avait écouté et comme une mère l’avait bordé, vu grandir, échouer, se redresser, pleurer, et puis sourire. Elle l’avait accompagné sur le chemin de sa vie, telles la plus fidèle des amantes, la plus douce des amies et la plus tendre des mères. Sans la musique, son cœur n’aurait plus aucune raison de battre et son âme de continuer à danser.  Danser tant qu’il entendra la musique, sans jamais s’arrêter.

Ce que les mots avaient été incapables d’exprimer, mais également toutes les souffrances avaient pu être transmises à travers la musique qu’il créait.  Shawn , comme tous les êtres humains, avait connu les désolations de l’âme et apprit à vivre avec. La souffrance devient ainsi ponctuelle, elle pénètre le quotidien. Devient le quotidien, et finalement nous oublions où se trouve la blessure d’origine. Les blessures que nous pouvons montrer du doigt ne sont pas celles qui nous font véritablement souffrir. Et c’est là qu’intervient la musique, pour panser nos blessures invisibles. Leur père les avait forcés très jeunes à baigner dans le domaine musical, parce que lui-même, enfant, n’avait pas eu d’autres choix que d’apprendre le solfège. Son père jugeait le bagage artistique et plus précisément musical, indispensable dans le perfectionnement de l’éducation. Une sorte de cerise sur le gâteau. Le père des jumeaux reproduisit donc le schéma de son propre père, bien qu’il n’ait jamais aimé jouer d’un instrument.

On avait forcé Shawn à jouer du piano, mais au fil des années les goûts musicaux du jeune homme s’éloignèrent grandement du terreau familial pour s’orienter vers le rock’n’roll moldu et la guitare. Le Gryffondor croyait fermement qu’il suffit d’écouter les musiques préférées des gens pour en apprendre plus sur eux. Elle était plus sincère que n’importe quel discours. La musique lui donnait le sentiment d’être libre, vivant. C’est une amie sincère et fidèle, la caresse du vent dans les cheveux et ce qu’il recherchait ardemment : une porte de sortie laissant derrière lui les tracas de sa vie. Et pour le coup, cela avait bien réussi. Shawn avait littéralement tourné le dos à son passé et ses cicatrices d’antan.  Enfin, c’est ce qu’il pensait, mais la vie lui apprendrait un jour, comme elle aime le faire lorsqu’on s’y attend le moins, que rien n’est vraiment du passé. Qu’il est plus vivant que ce que l’on peut imaginer. Le réveil serait alors brutal et irréversible.

Assis sur la chaise avec sa fidèle guitare sèche Sober sur ses genoux, Shawn modifiait certaines notes  sur ses partitions. Il ratura rageusement une ligne et fixa le papier  en mordant l’arrière de son crayon. Dans la salle faisant office de studio de taille médiocre, pas une note de musique ne virevoltait dans l’atmosphère. Les monstres à cordes et à percussions semblaient dormir paisiblement dans l’attente de leur heure de gloire. Le groupe Cor Leonis était au grand complet, mais depuis plusieurs minutes pas un son ne venait faire vibrer les murs, les meubles et les âmes.

-Non ça va pas les gars ! Il passa une main dans ses cheveux. Y a un truc qui coince.

Connor, Sian et Gavin s’étaient arrêtés de jouer depuis plusieurs minutes et le dévisageaient. Le Gryffondor plongea sa main dans le sachet de fondus au chaudron et en jeta plusieurs dans sa bouche. Quelque chose ne lui plaisait pas dans l’enchaînement des notes  et le tempo de leur nouvelle chanson, il manquait une chose primordiale pour donner vie au morceau au-delà du papier. Trois fois rien, le jeune homme avait le sentiment de pouvoir l’atteindre s’il tendait la main, mais lorsqu’il refermait ses doigts l’inspiration disparaissait. La petite lueur s’éloignait et cela était atrocement rageant et frustrant. Il s’exclama en mastiquant :

-Pt ‘être en changeant…mhm, le jeune homme se pencha au-dessus de sa feuille et griffonna le papier à plusieurs reprises. Il enchaînait les moments où il jouait quelques notes sur sa guitare et ceux  où il modifiait le squelette de la chanson. Ses camarades ne disaient pas un mot, ils savaient parfaitement que lorsque Shawn était dans un tel état, cela ne rimait à rien de lui adresser la parole si ce n’est s’attirer son courroux et le mettre de mauvais poil. Enfin si le lionceau les remarquait ce qui n’était pas forcément gagné. Connor et Gavin s’étaient rapprochés de Sian, assise à sa batterie et se mirent à chuchoter et ricaner dans leur coin.

- J’ai une blague : comment appelle-t-on un Croup qui n’a pas de patte ?

-Oui, si je change le tempo à partir du «  ce soir, nous vivrons et mourrons, vivrons et mourrons comme si c’était un rêve », continua à marmonner le Gryffondor le nez collé à sa feuille. Et quand je chante la partie : « s’il vous plaît que quelqu’un prenne ma main ! », la Bass, mhm, non la batterie… Shawn se frotta la tête et partit dans un bougonnement inintelligible, à l’image d’un vieux sorcier de 105 ans complètement sénile.

Connor hésita, tâtant la curiosité de son auditoire : on ne l’appelle pas, on va le chercher !  Il explosa de rire en se tordant en deux. Gavin et Sian lui lancèrent un regard lourd de sens, pas l’ombre d’un sourire sur leurs lèvres.


Shawn se redressa d’un coup et joua le passage arrangé à la guitare tout en fredonnant la chanson à demi-mot. Il disséquait le morceau créé et l’émotion qui enflait et vibrait en lui. Jusqu’à quel point, la musique secouait son âme. Était-ce suffisant ? Était-ce les émotions qu’il souhaite transmettre ?

-Vous avez aucun humour, c’est dingue.

Sian le dévisagea en arquant  un sourcil, les lèvres étroitement closes : - C’est surtout que vous, les Serdaigles, avez un humour, ma foi, moisi.

Au même moment, Shawn reprit lentement conscience de la réalité et de la présence de ses camarades. Il les apostropha : ho !, Connor sursauta, venez voir, je crois que j’ai trouvé le petit truc qui fera la différence.

Sian bailla à s’en décrocher la mâchoire, ses baguettes tournoyaient entre ses doigts agiles : -Shawn, ça fait deux heures qu’on s’entraîne et qu’on  … TU modifies la piste. J’te le dis franchement, c’est tout pour moi pour aujourd’hui, je suis stupefixiée . Elle déposa les baguettes sur la table à côté de Shawn et renfila sa cape de sorcier. Armée de sa baguette magique, elle murmura un sort qui transforma son immense batterie en modèle miniature qu’elle déposa dans sa poche. Gavin s’empressa d’ajouter : faut que je finisse mon devoir de sortilège pour demain en plus. J’y vais aussi. Shawn et lui ne s'entendaient pas particulièrement très bien et n'avaient rien à se dire, aussi il prenait la fuite avant de se retrouver seul avec son aîné.

Shawn leva les yeux au plafond : bande de lâcheurs !

Connor rangea sa Bass dans sa housse de transport qui rétrécit aussitôt : - t’avais pas ton rancard potion toi ?

-Il est quelle heure ? Shawn sauta sur ses jambes et chercha du regard une horloge pour connaître son degré de retard.

Sian fit claquer sa langue contre son palais : la meuf là… Rowle, l’espèce de blondasse ? Elle est mignonne... Shawn  hocha la tête un immense sourire aux lèvres : t’es sérieux ? Cette meuf a l’air aussi joviale qu’une porte d’Azkaban ! Pas faux...

-C’est justement ça qui est amusant ! On doit pas avoir la même notion de ce qui est « amusant ». Il plaça sa guitare dans sa housse et la déposa sur son épaule : bon faut que j’y aille, faudrait pas que je fasse attendre la belle. Il haussa ses sourcils et sortit en trombe du studio… pour y revenir à toute vitesse en renversant une chaise : - au fait, oubliez pas de ranger le bordel ! Il y avait des emballages de bonbons éventrés un peu partout, des papiers roulés en boule dans les quatre coins de la pièce et plusieurs verres vides. Il agrippa un paquet qu’il déposa sous son bras et sortit sans que ses amis n’aient eu le temps de se plaindre.

Shawn se dirigeait d’un pas léger en direction des cachots pour se rendre à son rancard, comme il l’aimait l’appeler auprès de ses amis. Sa housse de transport sautillait au rythme de ses pas, il n'avait pas acheté une housse magique comme ses amis, mais moldue, car il trouvait l'effet je-porte-ma-guitare-sur-l'épaule plus cool. Le cours de soutien en potion avec la belle Cassidy, poigne de fer dans gants de velours. Bien évidemment, le cours n’avait rien d’un rancard et Cassidy vivait probablement une longue et douloureuse heure de torture en sa présence. Enfin le Gryffondor préférait penser qu’elle cachait son jeu et qu’elle appréciait ces cours. Shawn aimait relativement bien les cours de potion, mais il n’avait jamais eu de bonnes notes. Un manque de précision et de rigueur était ses principaux défauts et dans l’art des potions, cela peut-être fatals.

Il avait menti sur son année et son âge dans le seul but d’obtenir un tête-à-tête avec l’apprentie potionniste. Ses amis avaient eu du mal à imaginer que Shawn, de son plein gré, ait décidé de suivre des cours de potions jusqu’à ce qu’il découvre le visage du prétendu « bourreau ». 1 m 67 en talons, petit minois d’ange, yeux clairs plus froids que l’acier, blonde comme les blés et longiligne. Ses nombreux attributs féminins n’étaient certainement pas étrangers à cette nouvelle passion pour l’art de la potion. D’autant plus que Shawn s’était récolté un « Piètre »  à ses BUSES, mettant un terme à sa prometteuse carrière de potionniste. Quel dommage !

Lors de leur dernier cours, il y avait de cela deux semaines, Shawn avait malencontreusement fait exploser son philtre de paix, envoyant valser Cassidy sur lui et lui contre le mur le plus proche. Plus de peur que de mal, Shawn s’en était sorti avec juste quelques contusions et la demoiselle quelques brûlures légères. C’est ce qu’on appelle un ange tombé du ciel. Inutile de préciser que Shawn avait particulièrement apprécié ce petit « rentre dedans » et qu’il espérait faire exploser ses chaudrons plus souvent. Ce n’est pas tous les jours qu’une demoiselle se jette sauvagement sur vous et puis le contact n’avait pas été sans intérêt. En effet, même si Cassidy avait tenté de le protéger, Shawn avait également fait écran protecteur avec ses bras et son flanc droit. Il était plus corpulent et large qu’elle, même du haut de ses 16 ans. Et puis ne le cachons pas, il en avait un peu profité.

C’est donc un Shawn sifflotant, les mains dans les poches, qui pénétra dans la salle de potion.
-Bonjour Cassiiisss… Elle détestait ce surnom, et il le savait. Armé d’un sourire à la Lockhart, il s’empressa de se reprendre, pardon Miss Rowle. Elle était vêtue toujours avec goût, des collants en laine, des talons qui n’empêchaient pas Shawn de la dominer d’une bonne demi-tête, un pull en laine charmant et une ravissante jupe trop longue de son point de vue. Wouha, il recula comme ébloui par la vision sous ses yeux, vous êtes ravissantes ! Plus que d’habitude s’entend. Vous avez fait quelque chose avec vos cheveux ?

Le jeune homme déposa sa guitare contre le mur et s’avança vers la paillasse où étaient déjà entreposés tous les ingrédients nécessaires à la réalisation d’une potion de babillage et peut-être même des mauvais ingrédients, Cassidy était fort capable de le tester. Il souleva un des ingrédients une moue sceptique sur le visage : - Je sais bien que c’est moi qui ai choisi cette potion, mais je continue à penser qu’un philtre d’amour aurait été bien plus motivant. Il laissa retomber mollement l’ingrédient dont il ignorait le nom et la propriété et continua : surtout si vous m’aviez fait cadeau de la potion réussie à la fin du cours. Enfin c’est toujours mieux qu’un philtre de paix ! Il se redressa et plongea dans les yeux verts d'eau de la jeune femme : -si je réussis cette potion, j’aurais droit à un échantillon ?

La potion de babillage faisait dire des propos insensés à celui qui la boit, ça pouvait être intéressant de la faire avaler à certaines personnes à Poudlard… Voyons, qu’allez-vous imaginer, Shawn ne l’utiliserait jamais sur un enseignant, son frère ou sur un certain concierge briseur d’ambiance et de fun depuis la nuit des temps à en juger par sa décrépitude avancée.

Il sortit sa baguette ivoire en tremble et la déposa non loin du chaudron vide et pivota vers la jeune femme montée sur talons : vous allez être contente… j’ai révisé ma leçon avant de venir (il avait surtout regardé le magazine de balais de course et de minettes à demi dépoilées : « Balais Plus » et joué de la guitare). Alors qu’il tournait nonchalamment les pages du grimoire à la recherche de la bonne potion, il s’immobilisa.

-Cassi..Miss Rowle, en fait… Il compta jusqu’à trois pour donner plus d’ampleur à ses propos et se retourna vers elle qu’une fois le décompte fini.

-J’aimerais avoir un retourneur de temps, il laissa planer un silence avant de terminer sa phrase, histoire que ses propos s’imprègnent bien dans son esprit, pour revivre notre rencontre à l’infini.

Il lui offrit un immense sourire et tenta de s'accouder sur le rebord de la table en mode "beau gosse", mais il se loupa et faillit se rétamer sur les fesses. Par une prouesse d'agilité et des excellents réflexes, il se redressa évitant de peu la catastrophe.

-AH ! avant même qu’elle ne puisse faire ou dire quoi que ce soit, il déposa le paquet qu’il avait emporté sur la table : - C’est pour m’excuser de la dernière fois, l’explosion et tout… C’est pas prudent, enfin voilà… C’est pas grand-chose, mais c’est pour vous remercier.

Il poussa le paquet vers elle en le faisant glisser sur la table : mais vous l’ouvrirez quand je serai parti ! C’est une surprise !

Il refit face à son chaudron, les choses sérieuses allaient commencer à présent.

_________________
It never troubles the wolf how many the sheep may be.

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