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Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits]

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MessageSujet: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Jeu 17 Nov 2016 - 13:29


Observant le plafond magique dans la grande salle, la demoiselle était complètement perdue dans ses pensées. Le brouhaha qui régnait en ce début de mâtiné ne l'atteignait guère. Elle avait l'impression de se retrouver enfermée derrière une vitre, qui l'empêchait de réellement prendre conscience de la réalité. D'une certaine manière, seul un sens lui était autorisé ; la vue. Une vue qu'elle avait décidé de plonger dans le faux ciel gris, aux nuages menaçants, miroir de la réalité. Son anniversaire. Un sourire amusé joua sur ses lèvres. C'était son anniversaire.

Carrow, assis à sa droite, observait les élèves, sans un mot. Un sourire sadique était clairement dessiné, avec une belle perfection, sur son visage. Il savait, lui, à quoi consisterait le premier cours de la demoiselle. Elle était certaine qu'il avait placé ce premier cours ce jour-ci, dans l'espoir de lui faire plaisir. Après tout, maltraiter elle-même les élèves était, très certainement, le plus beau cadeau qu'il pouvait lui faire. Selon lui. Selon ses critères. Pour Astrid, elle aurait préféré ne pas avoir à faire ça. Pas aujourd'hui, plus exactement.  

Avec lenteur, elle baissa à nouveau la tête. Sa main vint se poser sur l'anse de sa tasse de thé. Tremblante. Elle était beaucoup trop tremblante. Le masque qu'elle portait à présent était presque parfait. Presque. Il lui restait des faiblesses. De mauvaises, qu'elle ne parvenait à contrôler, pour l'instant. Ses tremblements en était une preuve. Ce n'était pas le froid, même si le climat y était propice. Elle n'avait jamais été frileuse. Non. Elle avait peur. Peur de faire du mal aux élèves qu'elle s'était jurée de protéger. Peur d'aller trop loin et de ne pas leur permettre de se relever. Elle voulait leur apprendre à survivre, mais en était-elle réellement capable ? Elle lâcha un léger soupire, avant de boire une gorgée. Elle reposait sa tasse quand Carrow se tourna vers elle.


- Tu soupires, Shafiq.
- Effectivement, Professeur, répondit-elle du tac au tac. Le temps passe trop lentement. J'ai hâte de commencer.

Un mensonge. Un de plus. Un qu'elle rajoutait sur la longue liste qu'elle avait raconté à l'homme. Un mensonge, un masque, une protection. Un poison qu'elle insinuait lentement, en s'aidant des fils qu'il tirait. Marionnette n'aimant pas sa condition, elle ne se laissait contrôler qu'en apparence. Une chance, pour elle, que le marionnettiste en question était un piètre artiste.

- Il n'est pas encore huit heure. Ton cours commence à neuf heure. Profite-en pour prendre des forces, gamine.

Elle acquiesça, avec un sourire de façade, qui paraissait réel. Elle n'avait pas le choix. Avec des gestes lents, elle attrapa un toast et de la confiture de mures, commençant à préparer son repas. Elle prit le temps, réellement, pour le manger. La boule qu'elle avait au ventre ne l'aidait pas, mais elle se força. Elle se força à le déguster, malgré l'envie de le recracher. Il avait raison ; il lui fallait prendre des forces, réellement, pour ce qu'elle avait préparé. Son repas dura une bonne demi-heure, dans le silence relatif régnant en maître sur le lieu. Sa bulle était revenue d'elle-seule, n'écoutant plus les paroles du mangemort. Il parlait. Ses lèvres bougeaient, mais les sons n'atteignaient plus Astrid. Elle se contentait d'un acquiescement ci-et-là. Une tactique risquait, une écoute visible, un faux-semblant.

La cloche finit par sonner. Nombres d'élèves se levèrent comme un seul homme, pour se diriger vers le premier cours de la journée ; celui de huit heure. Astrid se releva également, pour d'autres raisons. Elle se devait de vérifier que la salle était toujours en état. L'ancienne salle, utilisé pour la Défense contre les forces du mal. Un cadeau de Carrow. Le claquement de ses bottes résonna dans la grande pièce quand elle la traversa. Elle n'accorda aucun regard, ses yeux braqués devant elle, le dos droit et la tête haute.

Les couloirs bondés l’accueillir avec plaisir, à son grand damne. Avec un nouveau soupire, elle dépassa plusieurs groupes d'élèves, ne prenant pas attention à eux. Certains ne se gênaient pas pour l'observer. D'autres, plus vieux, souvent des mâles en chaleur, ne se gênaient même pas pour la reluquer - et la Shafiq se retint de leur envoyer un sortilège de son cru leur faisant passer toutes envies de ce genre. Elle savait que son physique, appréciable, et paraissant plus jeune que ce qu'elle était, ne jouait pas en sa faveur. Elle ravala ses pulsions et garda sa précieuse amie dans son holster. Il n'était pas visible, caché par la manche de son manteau de cuir, habituel, à la coupe quasi-militaire.

Après avoir rapidement grimpé un escalier, la demoiselle longea l'un des couloirs du premier étage, avant d'arriver à la fameuse salle de cours. La sienne. Avec son propre bureau. Elle sortit les clefs que Carrow lui avait donné, s'en servant pour ouvrir la pièce.

Lugubre. C'était sans aucun doute le meilleur terme pour désigner, présentement, la salle qui avait pu paraître si chaleureuse à une époque. Particulièrement avec Remus Lupin. Elle referma la porte, sans un mot. Un patronus sortit de sa baguette, presque de lui-seul, allant se placer à un coin stratégique. Si elle avait remaniait la décoration, elle ne l'avait fait que très peu. Rogue avait clairement un don pour décorer ses salles de manière à dégoûter. Froide et sombre, seulement éclairée par quelques chandelles. Sur les murs, des tableaux étaient accrochés. Magiques, ils montraient diverses personnages souffrants, blessés. Il n'était pas rare d'entendre un grognement. Astrid n'en avait rajouté qu'un, par ailleurs, là où aurait du se trouver le tableau d'ardoise. Une oeuvre immense, où le personnage se rouler sur le sol, gémissant, une douleur sourde l'enveloppant, alors que sa peau s'asséchait lentement, avec une légère fumée le recouvrant. Et, enfin, la "pièce" maîtresse de la décoration. Carrow avait tellement apprécié l'idée, qu'il l'avait aidé à sa capture. Enfermé dans une cage de verre renforcé magiquement, à l'aide de runes de protections gravées, un détraqueur, immobile. Il était placé près des escaliers en spirales montant jusqu'au bureau.

Avec un soupire, fermant les yeux, elle le désactiva. Son patronus s'évapora dans une brume lumineuse. Le froid, mordant. Rien d'autre, la vitre magique était fait pour. Simplement le froid, caractéristique de leur présence, et le gèle, qui commença à recouvrir le lustre et la cage. Avec un frisson, Astrid se détourna de lui, essayant d'oublier sa présence néfaste. Elle avait elle-même testé la solidité de la cage, se faisant renvoyer son propre bombarda - d'où l'absence du tableau pour écrire, qui avait explosé quand elle avait esquivé son propre sortilège.

Elle se secoua. Il n'était plus temps d'y penser. D'un informulé, elle fit apparaître l'heure au bout de sa baguette. 8 heure 49. Les élèves et Carrow n'allait pas tarder à arriver. Elle se retourna, grimpa rapidement les marches en spirale, pour surplomber la salle. Le premier à pénétrer dans l'antre fut le mangemort, qui alla s'asseoir dans le fond, à gauche, sans un mot, ni un regard, après avoir refermé la porte derrière lui. Seul son sourire sinistre témoignait son impatience. Impatience qui commençait à gagner la métamorphomage. Malgré ce qu'elle devrait enseigner, donner des cours... Elle en avait rêvé. Et ce rêve devenait réalité. Pas de la manière dont elle l'espérait, certes, mais elle touchait du bout des doigts un délire qu'elle avait pensé irréalisable, en cette période. Un sourire satisfait orna ses lèvres, embellissant les traits de son visage. Ses yeux, billes lumineuses de différentes couleurs, se posèrent sur le battant. Elle se laissa aller contre la barrière, dans une position nonchalante, ses doigts la tapotant en rythme.

La première sonnerie résonna enfin. D'un geste nonchalant de la main, elle ouvrit la frontière en grand.
Pénétrez donc dans la demeure. Oubliez les merveilles. Découvrez vos propres cauchemars. Le sourire d'Astrid ne disparut pas quand le premier élève entra, signant son accord, pour sa propre souffrance. Dommage que je ne peux pas vous protéger de vous-même.


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SERPENTARD6ème année
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Lun 21 Nov 2016 - 17:49


Une semaine plus tôt,
Club de duel





Un sort. Deux sorts. Une lumière, suivit de plusieurs autres, volèrent au travers de la salle, relativement grande, se répercutant parfois contre les épais murs de pierre, pour venir frapper un mannequin d'entraînement disposé à quelques pas de là. Le dos droit, et la tête haute, Abigail traçait des cercles précis à l'aide de sa baguette, sous l’œil avisé d'Alexandre, qui s'était assit à quelques pas de la sortie. Il ne tenait pas à prendre l'un des sortilèges offensifs que la sixième année, s'était mise en tête de perfectionner. Depuis peu, elle sentait une boule au fond de son estomac. Une colère sourde, qui l'empêchait parfois de réfléchir, et qui lui vrombissait les tympans, à la moindre contrariété. Elle revoyait le visage froid, et la carrure massive de l'inspecteur, qui l'avait presque privé de l'usage de sa main dominante. Parfois, après un effort trop important, elle pouvait sentir une douleur vive, se répercuter dans ses doigts, partant de ses premières phalanges, pour se dissiper jusqu'à son poignet. Une souffrance supportable, mais qui n'en restait pas un rappel à l'ordre, qu'elle prenait la précaution de ne pas ignorer. Rowle fille, l'avait mise en garde. Les jours suivants, la réparation de ses os, allaient être douloureux, et elle devait faire preuve de prudence, pour ne pas les briser de nouveau. Je te hais. Je te hais. Je te hais. Une litanie qui ne cessait de résonner dans son esprit depuis plusieurs jours. Une haine insatiable, qui tendait ses muscles, et brouillait ses sens. Un nouvel éclair vola, et atteignit sa cible, qui manqua de s'enflammer, sous les yeux gris du septième année, qui ne cessait de fixer son amie, s'il pouvait l'appeler ainsi.

« Tu laisses ta colère te dominer Hook. Ça ne te ressemble pas, d'avoir un comportement aussi Gryffondor Tes mouvements sont prévisibles, et tu t'épuises bien trop, pour une dizaine de sortilèges. », lui dit-il, en se relevant, ses mains balayant la poussière sur son pantalon. Les dents serrées, l'orpheline regarder droit devant elle, contemplant les flammes, qui cessaient enfin de lécher le sol carrelé. Elle s'autorisa un soupir de soulagement, et un sourire suffisant qui déforma ses lèvres durant quelques secondes. « Hook. Tu en as trop fait. Encore. », de nouveau la voix de baryton de Korsakov s'éleva, et il s'approcha de la jeune fille à grandes enjambées, la voyant pâlir. D'un geste vague, elle essuya la sueur qui coulait le long de sa tempe. Elle la sentait maintenant. Cette fatigue, presque rassurante, qui alourdissait ses membres, et faisait trembler ses muscles. Une veste épaisse se posa sur ses épaules, couvrant ses bras nus, et couverts de cicatrices. Un bras s’enroula autour d'elle, lui offrant une chaleur réconfortante, à laquelle, elle s'abandonna, en posant son front contre la chemise impeccable du plus vieux, qui devant un tel geste, si peu habituel, ne pû s'empêcher d'être surpris. Et pas forcément, dans le bon sens du terme. « Abigail, écoutes... Je m'inquiète pour toi. Tu n'es plus la même. Et jeJe vais bien. », la voix de la Hook était lasse, comme si le moindre mot lui arrachait les cordes vocales. Une main sur la poitrine, pour calmer les pulsations infernales de son cœur, elle se détacha, pour ancrer ses émeraudes dans les prunelles sombres de son camarade. C'était la deuxième fois qu'il l'appelait par son prénom. La première fois, elle n'avait que treize ans, et était en haut de la tour d'astronomie, dans le but d'y chercher un peu de solitude. Elle en avait eu besoin. Et puis, il était arrivé. Lui avait parlé, durant de longues minutes. Des heures peut-être, elle ne savait plus trop. Mais, durant un instant, il avait réussi à lui faire oublier l'absence de Seth, l'homme qui lui avait offert un ours en peluche enchanté, qui l'avait accompagné pour ses achats, et qui plus tard, la sortirait de l'enfer dans lequel elle semblait prendre plaisir à sombrer. Un oubliator, qui la suivait comme une ombre. Ce soir-là, elle l'avait appelé par son prénom, et il en avait fait de même, leur offrant une trêve passagère, plus que bienvenue.

« Non. Tu ne vas pas bien. N'essaie pas de me le cacher. Je peux peut-être... », il s’interrompit, en la voyant s'éloigner un peu plus, pour se diriger vers son sac en cuir, qui traîner non loin, en compagnie de London. Un soupir de lassitude lui échappa, sans qu'il ne puisse le contrôler. Je vais bien. Doucement, les doigts d'Abigail passèrent dans la fourrure du félin, qui ronronna sous l'attention, avant de venir se blottir contre la main tremblante de la brune. Avec précision, elle détacha ses cheveux, qui cascadèrent dans son dos, pour se mêler aux plis de la veste noire, au demeurant bien trop grande pour elle. « Je vais bien. Alors, cesses de t’inquiéter pour moi. Je n'ai pas besoin d'un chaperon Korsakov. », lui répondit-elle, en pointant sa baguette sur sa main droite. « Ferula. », aussitôt, une atèle se posa sur ses doigts, dans le but de les immobiliser. Elle avait cette habitude dorénavant. « Je pensais que tu étais guérie, que Rowle avait fait son travail. », il s'approcha rapidement, dans le but de voir le bandage qui enserrait les extrémités du corbeau. Devant son manque de réaction, il se saisit de son poignet, pour examiner le bandage de plus près. « Tu m'as menti ? Tu as encore mal, c'est ça ? », son ton était grave, dangereux. D'un mouvement violent et rapide, la Hook se dégagea, pour mieux reculer, ses poings serrant. Fermes là. Et ne me touches pas. Devant sa réaction, le russe se pinça l'arête du nez, les yeux fermés. Par Merlin, qu'elle avait le don de l'énerver. « Bordel de.. », il prit une longue inspiration, avant de la regarder, un voile d'inquiétude assombrissant ses yeux. « J'ai compris. Je ne voulais pas … - il soupira, en la montrant d'un geste vague de la main – enfin, tu vois. Viens, on va se mettre au chaud dans la salle commune. », il lui offrit un sourire en coin, en la prenant par les épaules, leurs deux sacs sur son épaule libre.

Le silence se fit. Ils avaient l'habitude. En passant dans le hall d'entrée, ils aperçurent la silhouette reconnaissable des Carrow, en compagnie d'un élève, aux couleurs de la nouvelle maison. « Professeurs. », les salua le Serpentard, avec un sourire de façade, en encourageant Abigail a en faire de même, en serrant un peu son bras. Ce qu'elle ne fit pas, ses émeraudes s'étant fixés sur le Nuncabouc, qui tremblait de tout son sou. Il était mort de trouille. Elle le sentait. Qui n'aurait pas peur, face à ses deux tarés ? Toi, espèce d'idiote. Le jeune garçon, un troisième année, sûrement, lui lança un regard, en articulant un appel à l'aide, qu'elle fit semblant de ne pas entendre, en détournant son visage, pour le tourner vers le couloir qui les mènerait aux cachots. « Nous vous souhaitons une agréable soirée professeurs, au plaisir d'assister à l'un de vos cours. », sa voix était arrogante, d'une suffisance, qui donna presque la nausée à la verte et argent, qui ne broncha pas, quand il l'entraîna à sa suite, la plaquant contre son torse, pour l'empêcher de faire le moindre commentaire. Elle ne la supportait pas. Cette hypocrisie qui régnait en maître depuis la montée au pouvoir du seigneur des ténèbres. Dans leurs dos, elle entendit la réponse des deux adultes à leur intention, « Bonne soirée à vous également. », une voix doucereuse, suivit d'un gémissement de douleur, qui se transforma bien vite en cris. Bordel. « Tu veux survivre Abigail ? Alors, manges leur dans la main, et ils te laisseront en paix. Je ne tiens pas à ce que tu sois la prochaine personne, qui rejoindra les rangs de ces sangs-de-bourbes. », elle grimaça à l'insulte, les épaules tremblantes. Elle n'était pas une rouge. Elle n'avait pas le sens de la justice. De la paix. La survie, était la seule chose importante pour le moment. Mais, il en restait, qu'elle avait eu l'impression de recevoir un coup-de-poing dans la poitrine, quand elle avait rencontré le regard apeuré de ce gamin, dont elle ne connaissait pas le nom. Durant longtemps, elle avait eu le même. « Ouais. », murmura-t-elle en retour, en serrant les pans de la veste, pour contrôler les spasmes qui secouaient son corps frêle. citrouille. citrouille. Et re citrouille. Je vous hais. La colère remonta, alors qu'ils pénétraient dans la salle commune, déserte à cette heure de la journée. Tous étaient sûrement dans les dortoirs.

Une fois à l'abri des regards indiscrets, Abigail se dégagea avec une violence que l'on lui connaissait peu, et la pointe de sa baguette, s'enfonça dans les côtes d'Alexandre, les pupilles dilatées sous la rage. Une rage qui ne cessait de parcourir ses veines depuis déjà plus d'une semaine. « Plus jamais tu me fais ce coup-là Korsakov. Je n'ai pas besoin que tu te la joue protecteur, ce rôle-là ne te va absolument pas. Tu lèches bien les bottes, ça, tu sais faire, t'as de l'entraînement avec ton père, hein ? », avant qu'il n'ait le temps de répondre, elle enchaîna d'une voix acide, « Tu mijotes ce que tu veux avec les Carrows, couche avec elle, si ça te fait plaisir, ça ne me regarde pas, mais ne m'y mêle pas, en me balançant tes leçons de morales à la con, sur la survie. Qu'est-ce que tu sais de la survie ? Tu ne sais pas ce que c'est. », elle se recula, pour s'avachir dans le canapé en cuir vert foncé, le souffle court, et les yeux fixés sur le plafond. « C'est bon, tu as vidé ton sac ? Tu te sens mieux ? Alors, on va pouvoir parler sérieusement. Tu vois l'affiche là-bas ? », il pointa le panneau, qui avait il y a peu, acceuillit l'annonce pour le tournoi de Bavboules. Drôle de souvenir. Avec un haussement d'épaule, elle l'encouragea à continuer, redevenu plus calme. « Shafiq, l'assistante de Carrow, organise un cours de soutien en magie noire. Tu devrais t'inscrire. C'est quatre ou cinq par maison, je ne sais plus. Mon père m'a parlé d'elle. Enfin.. -Il se gratta son début de barbe de trois jours, en venant s'installer aux côtés de son amie, les pieds posés sur la table basse- de sa famille plutôt. Me lance pas ce regard, tu veux, tous les sangs-purs se connaissent. », il lâcha un rire en apercevant l'air mi-figue, mi-raisin de sa camarade, qui arqua un sourcil.

- Viens en aux faits tu veux, lui murmura-t-elle, en croisant les bras, la nuque reposant contre le dossier.

- Pour faire simple, je pense qu'il ne serait pas idiot, que tu t'inscrives à son cours. Tu es douée en duel Abigail. Je connais un peu leurs méthodes, et elles pourraient te plaire, dit-il distinctement, en croisant les bras à son tour, ses chaussures d'uniformes tapant contre le vase, qu'avait installé une première année depuis quelques jours. Un hommage à leur seigneur adoré qu'ils disaient. Et puis, je suis sûr, que ça pourrait te faire du bien, de taper sur une cible vivante, comme au bon vieux temps. Il n'y aura pas d'argents à la clef, mais je t'offre un verre, ou deux, ou trois, enfin, autant que tu veux, si jamais tu ressors en un seul morceau de la salle, et qu'en plus, tu te sens mieux. Tu en dis quoi … On prend les paris ?, il lui tendit sa main, avec un regard entendu.

- T'es vraiment con. Mais, je ne dis jamais non à un pari. Surtout, quand je suis sûre de le remporter, elle serra sa main, avant de se diriger d'un pas un peu hésitant vers le parchemin, sur lequel se trouvait déjà quelques noms. Rowle. Encore, et toujours ce nom. Quelques jours auparavant, il avait trouvé judicieux de venir lui demander son aide pour un de ses devoirs. L'étude des runes. C'était sa spécialité. Plus qu'une matière, il s'agissait d'un art à ses yeux. Néanmoins, elle n'avait rien d'une Serdaigle, et ne l'aiderait sûrement pas gratuitement. Décidément, les Rowle me poursuivent ces derniers temps. Une blonde et sa brune. Le reflet dans un miroir. Le corbeau chassa les images de l'infirmerie de sa mémoire, en secouant vivement la tête de droite à gauche, avant de tendre sa main en arrière. Une plume s'y déposa, tandis que la silhouette plus imposante du sang-pur, qui appuya son coude contre le mur, pour mieux la dominer, collant son torse contre le dos, et l'arrière de la tête de la brune. « Tu veux que je te l'écrive, ou tu es assez grande pour le faire toute seule ? », il se fiche de moi ?, un coup de coude dans l'estomac lui répondit, ce qui le força à se reculer dans un éclat de rire, qui se répercuta dans le silence. Avec finesse, elle inscrivit son nom et son prénom, ainsi que son année, avant de se diriger vers son dortoir, lançant la plume couverte d'encre, ainsi que la veste de costume à son homologue, qui les rattrapa au vol. « Dors bien Hook, embrasse Stevenson pour moi. », sans dénier répondre, elles s'engouffra dans les quelques marches qui la mènerait à un semblant de calme, London la suivant de près.


01 Octobre 1997,




L'ombre. Elle était là, sur ses talons. Elle la poursuivait. Abigail courus en ligne droite, la tête baissée, dans le bus d'esquiver les branches crochues, qui semblaient pouvoir lui lacérer la peau, aussi aisément, que des griffes. Elle l'entendait dans son dos. Ce souffle rauque, ce murmure incessant, qui l'appeler à regarder en arrière. Mais, elle ne s'arrêta pas. L'adolescente sentait l'air frais de l'hiver piquer sa peau, la terre sous ses pieds, étaient sèches, recouvertes de bois, et de feuilles mortes, qui craquaient à chacun de ses pas. Un pas, qu'elle voulait aérien. Rapide. Sautant au-dessus d'un tronc d'arbre, elle continua sa course, pour dévaler un dénivelé, les rochers s'y trouvant, cognant ses genoux, et ses coudes, qu'elle levait pour protéger son visage. La pente descendue, elle s'élança sur la plaine désertique, et plongée dans l'obscurité, où seul le rayon de la Lune éclairait son chemin. Le cœur battant la chamade, elle s'arrêta, le temps de reprendre son souffle, qui avait disparu de ses poumons depuis de longues minutes. Lentement, elle tourna son visage en direction de la forêt, qu'elle venait tout juste de quitter, plier en deux, son bras passant sur son ventre, pour rejoindre ses côtes douloureuses. Il ne s'écoula pas une minute, qu'elle la vit. Une ombre, d’apparence humaine. Une silhouette fantomatique, qui flottait. Doucement, la créature descendit la grande pente, à cause de laquelle, la jeune fille, avait failli se briser les os, et s'avança en direction de la Hook, qui se redressa, les muscles tendus. Tu ne m'auras pas cette fois. S'attendant à une attaque, elle sortit sa baguette de sa manche de pull, et la tendit en direction de son adversaire.

« Bombarda ! », le sort fusa, et explosa la pierre qui se trouvait dans le dos de l'étrange chose, qui tendit une main crochue en direction de la Serpentard, qui eut le réflexe de reculer de plusieurs pas, tout en préparant sa prochaine attaque. « Confringo ! », l'arbre mort fut atteint, et éclata sous le sortilège. Tout en reculant, elle pointa l’artefact vers le sol, en ne quittant pas son agresseur des yeux. « Incendio ! », elle traça une ligne devant elle, formant ainsi une ligne de feu, qui la sépara temporairement de la chose. « Stupefix ! Immobilis ! Impedimenta ! », sa voix était forte, déterminée, alors qu'elle traçait effectuait rapidement les gestes nécessaires. Mais rien ne semblait marcher. citrouille. Baissant sa baguette, elle cessa de reculer, en voyant la forme traverser le feu, que la sorcière venait de créer. Essoufflée, tant par sa course, que par les sorts qu'elle venait de lancer, elle fonça sur l'ombre, dans le but de lui donner un coup de pied, derrière ce qui semblait être ses genoux, mais une poigne de fer l'enserra au cou, l'empêchant de respirer. Ses pieds ne touchèrent bientôt plus le sol. La douleur. Et le vide.


Abigail se réveilla en sursaut, avec un hoquet de stupeur, suivit d'un gémissement plaintif. Assise, les yeux regardant partout, la panique tendant encore ses muscles, qui se voyaient à travers sa peau couverte d'une pellicule de sueur, elle mit plusieurs minutes avant de réaliser qu'elle se trouvait dans son lit, et que le soleil n'était pas encore levé. Un sanglot s'échappa de ses lèvres, sur lesquelles, elle plaqua sa main, dans le but d'en étouffer tout bruit involontaire, et son corps frêle se convulsa violemment, la bile remontant le long de sa trachée. Elle la sentait encore. Cette étreinte froide, morbide autour de sa gorge. Les griffes, aussi tranchantes que des lames de rasoir, qui lui rentraient dans la poitrine, déchiquetant ses organes, et ses veines. Elle est là. Je le sais. Son poing se serra, tandis qu'elle tendait sa main vers sa table de chevet, dans le but d'y trouver sa baguette. Elle n'était pas là, ce qui ne fit qu'accentuer la terreur de la sixième année. Les ombres. Elle les entendait. Partout. Partout. Partout. Là. Là.

« Abby ? Ça va ? », souffla la voix ensommeillée de Ruth, à quelques lits de là. Un halètement lui répondit, ce qui fit émerger la blonde. Elle se dirigea à pas de loup en direction de la couchette de la brune, qui s'agitait dans tous les sens, ses doigts se crispant sur le briquet qui se trouvant sur le meuble. « Encore ce cauchemar hein ? Tu veux que je réveille Absynthe ? », sa voix s'était faite plus douce, tandis qu'elle posait sa main sur l'épaule nue, et gelée de sa camarade. Ressentant le contact, l'orpheline sursauta, et tourna enfin son visage dans la direction de Ruth, leurs regards se croisant. « Je ... », la voix de la Hook ressemblait à un son étranglé, rauque, sortant d'un autre monde. Un monde où elle s'était perdue, une fois de plus. « Je vais te chercher un verre d'eau, essaie de te détendre un peu. », Rosenbach se détacha, pour s’emparer de la carafe d'eau, que les trois filles gardaient toujours à porter de main. « S'il te plaît. Ne dis rien à Absynthe. », lui demanda Abby du bout des lèvres, en dégageant enfin sa bouche de sa main, ravalant la bile qu'elle avait manqué de recracher. Moins d'une minute plus tard, un verre d'eau fraîche se trouvait dans la main tremblante de la brune, qui persistait à regarder sa couverture. Une gorgée. Deux. Trois. L'eau l'apaisa, comme si elle engloutissait sa peur en même temps que le liquide. « Tu te sens mieux ? », une question, devenue naturelle. Elles n'étaient pas proches, et ne le seraient probablement jamais. Mais loyauté oblige, Ruth restait à ses côtés après l'un de ses cauchemars, quand la brune ne voulait pas inquiéter sa seule amie. Alors, elles faisaient des compromis. Une aide, contre une autre, si l'on peut dire. Même si elle ne l'appréciait pas outre mesure, elle reconnaissait en Ruth, quelqu'un de profondément dévouer à celles et ceux de sa maison. Alors, au fond d'elle, elle ne pouvait s'empêcher de lui en être reconnaissante. « Ouais. Ça va. Merci. », elle posa le verre sur sa table de chevet, en passant une main sur ses yeux. « Quelle heure il est ? », la blonde regarda sa montre, en luttant pour ne bâiller à s'en décrocher la mâchoire. « Il est cinq heures. On a encore deux heures de sommeil. On ferait mieux de se rendormir un peu. », sans un mot de plus, Ruth quitta le lit de sa camarade, pour rejoindre le siens, où elle se rendormit presque aussitôt.

Plus calmement cette fois-ci, Abigail tendit la main vers sa table de nuit, cognant son pouce contre sa lampe. Ses doigts touchèrent la surface lisse du dos de son zippo, et finalement, se posèrent sur le bois de sa baguette. Elle s'en saisit avec délicatesse, en la portant à quelques centimètres de son visage. « Lumos. », souffla-t-elle contre l’artefact. Un sourire étira ses lèvres, quand elle vit la lumière s'allumer. Douce. Chaleureuse. D'une blancheur qui se voulait tamiser, pour ne réveiller personne. C'est donc sur la pointe des pieds, avec un livre sous le bras, habillée de son short, et de son débardeur Nirvana, qu'elle se faufila jusqu'à la salle commune. À l'aide de son briquet, elle alluma l'une des bougies qui traînait sur la grande table. J'ai quelques heures à perdre. Enroulée dans sa veste à capuche, qu'elle avait volontairement laissé traîner sur le fauteuil, elle sortit une cigarette du paquet, qu'elle ne quittait jamais. La cigarette fumante, elle commença à tracer des runes sur une page vierge. À mesure qu'elle les dessinait, elle sentait les dernières tension de ses muscles s'apaiser, jusqu'à ce qu'elle soit complètement détendue. Le temps s'écoula sans que la sixième année ne s'en rende véritablement compte. Ce n'est que lorsqu'elle vit les plus matinaux pénétrer dans la pièce, qu'elle retourna dans le dortoir. Elle y trouva ses camarades encore endormis, ce qui lui arracha un sourire en coin, quand ses yeux se posèrent sur Absynthe, qui portait son pyjama dragon. Abby se dirigea vers le lit de son amie, et remonta la couverture qui avait glissé, pour qu'elle soit jusqu'au menton de la vipère. Voilà qui était mieux. Étouffant un bâillement, l'orpheline prit quelques affaires dans sa malle, avant de se diriger vers la salle de bains. Comme à son habitude, elle ne s'y attarda pas, préférant de loin la fraîcheur des couloirs, à la chaleur étouffante de la vapeur d'eau. Vêtue comme à son habitude, d'un jean troué, qui faisait passer ses jambes pour des baguettes, sa chemise blanche, trop grande pour sa stature, assortit de sa cravate verte et argent, qu'elle camoufla à l'aide de son sweat à capuche à l’effigie de Nirvana. Un groupe qu'elle appréciait tout particulièrement. Docs aux pieds, c'est d'un pas rapide, qu'elle sortit du dortoir, non sans oublier de saluer Absynthe et Ruth de la main, et de caresser London, qui dormait paisiblement sur son lit, avant de s’engouffrer dans les corridors sombres et froids des cachots.

Huit heures. Il n'était pas encore l'heure pour elle d'aller au cours de soutien. Pourquoi je me suis inscrite déjà ? Ah oui, Korsakov. L'allure soutenue, et les mains dans les poches, Abby entra dans la grande salle, presque vide de monde. Qu'elle trouvait cela agréable. Pas de bruits incessants. Ce n'était pas pour rien, qu'elle n'assistait à presque aucun des repas de la journée. S'installant à la table de sa maison, elle se servit un bol de porridge, et un verre de jus de pomme, qu'elle sirota, en lançant quelques coups d'œil au peu de personne présentes. Deux Serpentards. Un Poufsouffle. Aucun Gryffondor, voilà qui n'est pas étonnant, et quelques Serdaigles, qu'elle ne prit pas la peine de compter. Profitant du calme ambiant, elle sortit un livre de son sac. Alice au pays des merveilles. Voilà un ouvrage qu'elle ne se lassait pas de lire. La folie. Et l'étrange. Un monde qui lui convenait plus que ce qu'elle s'imaginait. Le nez dans les pages, mangeant à son rythme, elle ne vit une fois de plus, pas le temps passer. C'est à 8h40, qu'elle repoussa son bol, en saluant Alexandre qui était venu s'installer face à elle, sans dire un mot, si ce n'est un « Bonjour », poli, mais renfrogné. Il semblait de mauvaise humeur. Enfin, elle ne s'y attarda pas, lui rendant ses salutations aussi sèchement que d'habitude. Le laissant à sa morosité, Abigail regagna les couloirs, pour la deuxième fois de la journée, marchant en direction de l'ancienne salle de cours, servant à la Défense contre les forces du mal. Elle n'avait pas de mauvais souvenirs dans cette classe. Enfin, si l'on ne compte pas sa quatrième année, où un crapaud entièrement vêtu de rose, et ayant un drôle de penchant pour les chats et le thé, les avait forcé à ne pas utiliser leurs baguettes, et à étudier un livre, que la jeune fille, avait cru pour sorciers débutants. Enfin, c'est comme cela, qu'elle imaginait les livres initiatiques, des enfants grandissants dans des familles sorcières. Je les envie. Je les enviais plutôt. Neuf heures sonnèrent. Debout face à la porte depuis presque dix minutes, la sixième année ferma les yeux, avant de regarder aux alentours. Elle était en avance. Tant mieux. Levant la main gauche dans le but de frapper, quelle ne fut pas sa surprise de voir la lourde porte en bois, coulisser. Depuis quand j'ai ce genre de ... ? Ah oui.

- Je peux entrer ?

Sans attendre de réponse, elle pénétra dans la salle, ses yeux se posant instinctivement sur les runes en bas des escaliers. « Bonjour. », lança-t-elle à l'intention de l'assistante, qui s'était posée non loin de là, contre la barrière. Avec un signe de main, elle descendit les escaliers en colimaçon, traînant les pieds à chaque pas. Elle se faufila entre les tables, les frôlant du bout des doigts, elle salua Carrow de la tête. Si tu veux survivre, lèche leur les bottes. Ouais, ben je ne peux pas. La nostalgie l'envahit, mais l'adolescente la dissipa en secouant la tête. C'est du passé. La paume de sa main s'abattit sur la table couverte de poussière, et elle alla se poster vers l'un des coins de la salle, là où elle pourrait observer ses camarades en silence, cacher par l'ombre tant terrifiante, qu'utile. Pas question de se mêler à eux, sauf en cas de nécessité. Je ne suis pas là pour sociabiliser. D'un coup de baguette, elle remit une atèle à sa main, avant de croiser les bras, son pieds tapant le sol en rythme. Une musique. Come as you are. Il ne restait qu'à espérer, que les autres ne tarderaient pas. La présence de deux adultes aux allures de psychopathes, ne l'angoissaient pas plus que de raisons, mais, il n'en serait peut-être pas de même pour les autres. Ceux qu'elle ne connaissait pas forcément, et qu'elle ne souhaitait pas connaître non plus. Cela n'a aucune importance. Je vais ressortir de ce cours, gagner mon pari, et faire en sorte de me déchaîner. Survivre hein ? Qu'est-ce que tu en sais Korsakov ? Je vais survivre, tu vas voir.

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Je briserai mes pensées, pour torturer mon âme. Je me servirai, de ma haine comme une arme. Je ne veux pas qu’on m’aide, qu’on m’aime Je ne ressens rien moi même. Vous pouvez me laisser, j'ai déjà tout risqué j'n'ai plus rien à perdre. J’ai brisé celle que j'étais, pour faire saigner mes larmes. J'ai fait de ma peine une nouvelle arme.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Lun 28 Nov 2016 - 0:49

Lana avait cru à une blague de sa part lorsque le jeune homme l'avait informé de son heure de soutien. Au début, elle avait cru à une énième punition des Carrow et lui avaient demandé ce qu'il avait fait, ce qu'il n'avait pas fait, ce qu'il était censé avoir fait, bref, l'excuse trouvée pour garder un Nuncabouc dans une salle afin de passer ses nerfs sans raisons particulières.
Et puis elle l'avait simplement insulté de Taré. A quoi jouait-il en venant à un cours de soutien en magie noir ? C'était tendre la baguette pour se faire Doloriser, comme elle disait.
A quoi jouait-il...? Wayoth ne savait pas trop. Ce n'était pas l'espoir idiot de se faire bien voir ou encore la charmante idée de foutre un joyeux bordel dans un cours afin de destabiliser le système instauré par les Mages Noirs. Alors quoi ? La réponse était pourtant simple, quoique camouflée sous un blason mauve et gris. Ce n'était pas en lui interdisant l'accès au dortoir de sa maison qu'un Serdaigle perdait sa soif de connaissances et, aussi suicidaire que cela puisse paraître, le jeune homme espérait beaucoup de ces cours de soutien.
En soit, il s'était révélé plutôt bon dans les cours officiels -quand il ne servait pas de cobaye, bien entendu-, mais un Nuncabouc ne devait pas se faire remarquer, alors le décoiffé s'était appliqué à camoufler ses compétences pour n'obtenir qu'un Acceptable de justesse à un exercice de cours. Un né-moldu doué en magie, et magie noire de surcroit ? Quelle idée. Le sabotage de ses aptitudes semblait payer étant donné qu'il était de moins en moins choisi pour les démonstration par le Mangemort qui jouait le professeur. En revanche, la marque à son cœur était toujours aussi douloureuse et le jeune homme hésitait à rendre visite à Pomfresh : il avait entendu parler de la jeune Rowle qui la remplaçait de temps à autre et il ne tenait pas à se faire empoisonner accidentellement par une fille de Mangemort. C'était également la raison pour laquelle il n'avait pas osé se montrer en soutien pour les potion alors que, depuis une certaine expérience, il mourrait d'envie d'en savoir un peu plus sur les pratiques de cette discipline. Mais mourir d'envie n'était pas un argument suffisant face à la possibilité de mourir tout court, du coup il avait abandonné l'idée.

Tête à même le sol, le coyote battit des paupières pour dévoiler ses deux iris vert de gris et échappa un énorme bâillement finissant dans les aiguës tandis qu'il se redressait pour s'ébrouer. Oreilles aux aguets, l'animagus écoutait les plaintes du fantôme des toilettes des filles qui rabâchait une histoire au sujet d'une certaine Olive qui se moquait de ses lunettes. Roulant des yeux, l'animal soupira en balançant son train arrière en l'air, queue tendue, pour s'étirer en attendant de pouvoir sortir. Alors certes, il avait les jérémiades de Mimi, l'odeur des toilettes et le froid du carrelage, mais il fallait comparer aux combles glacées avec l'arrivée d'un octobre frigorifique, les discussions et plaintes des autres mauves et gris et l'odeur de transpiration allié à une imposante couche de poussière qui déclenchait un concert (en ré mineur) d'éternuement dans les dortoirs mixtes.
Aussi, les toilettes des filles du deuxième étage lui semblait un palace. De plus, avec la fourrure qui l'habillait, il ne craignait pas le froid. Il avait toujours sût s'endormir par terre lors de soirée -sans commentaires- et appréciait de plus en plus sa forme canine. Il commençait à mieux le comprendre et il lui était même arrivée de passer des nuits dehors : il y avait un vieux terrier dans la forêt -à l'odeur, il avait appartenu à un blaireau- assez spacieux pour y dormir sous forme animagus et, soit dit en passant, plutôt confortable. Le seul problème qu'il pouvait y avoir était que, à passer son temps en coyote, il oubliait qu'il était humain et, plus précisément, élève. La veille, il avait oublié la métamorphose pour courir après un lapin. Du grand n'importe quoi. En revanche, et ça c'était non négligeable, les Détraqueurs n'étaient pas un problème. Il s'était même étonné de pouvoir venir les observer d'aussi près sans qu'ils puissent le repérer et lui faire du mal. Grisé par cette découverte, il avait trottiné derrière d'un des manteaux noirs durant un bon quart d'heure avant de se lasser.
Et d'aller glapir après un chat sauvage.
On ne se refaisait pas.


Les yeux clos, l'animal inspira alors qu'une multitude d'aiguilles semblaient s'enfoncer dans tous les pores de sa peau. Ses os brûlaient agréablement et sa colonne vertébrale était si douloureuse que l'hybride montra les dents tandis que la métamorphose prenait fin. Accroupi dans sa cabine, Wayoth se redressa en faisant craquer ses genoux et poussa la porte verte pour gagner les lavabos sous lesquels reposaient ses vêtements. Pieds nus, il gagna le miroir qui lui faisait face et passa une main sur ses joues. On ne pouvait pas parler de barbe naissante, non, mais ci-et-là des poils bruns -et parfois blancs ou tirant sur le roux- fleurissaient, prouvant que la puberté était passée par là. Le regard vert de gris descendit sur le torse nu où un bandage cachait tant bien que mal une plaie infectée qui commençait à puer la mort à cause du sang coagulé. Il retira le linge pour dévoiler la blessure et la nettoya du mieux qu'il put : une fois le sang retiré, on pouvait clairement lire "Mudblood" au cœur. Fasciné par les lettres sanglantes, il se jura d'attendre que son état s'améliore avant de l'encrer, comme la marque de l'AD laissée par la plume d'Ombrage. En attendant, il sortit la baguette de 29cm de sa cachette -c'est à dire, un autre bandage qu'il avait en haut de la cuisse droite- et replaça son caleçon avant de pointer le bois de charme sur le bandage souillé qui redevint propre. Il l'enroula consciencieusement et revêtit sa chemise, son pantalon et son ancienne robe de Serdaigle dont la couleur avait changée : le bleu avait fait place au mauve. Et, après s'être appliqué à sa toilette et coiffé un minimum ses cheveux -vous y croyez ?-, Wayoth vérifia l'heure à sa montre moldue dans une poche et se hâta de rejoindre la salle de classe. Il n'avait pas faim : un peu plus tôt dans la nuit, il avait fait une étape "arrêt cuisine".

L'exercice quotidien d'un Nuncabouc consistait à baisser les yeux en présence de sorciers méritant d'être dans cette école, ne pas adresser la parole aux autres et se faire le plus discret possible. Rien de bien compliqué pour l'ex-Serdaigle qui avait tenu le rôle du snobe-coincé durant (presque) six ans : aux yeux d'un grand nombre d'élèves de l'école, il n'existait déjà pas. A vrai dire, porter cette insigne n'avait fait que le rendre plus visible.
Un froid saisissant lui coupa le souffle alors qu'il poussait la porte grinçante de la salle où le cours devait se dérouler. Un petit nuage blanchâtre s'échappa même de ses lèvres alors qu'il restait figé dans l'encadrement de la porte, regard bloqué sur une silhouette encapuchonnée, non loin de l'escalier réservé à l'accès du professeur.
'Tain. Ces profs étaient de plus en plus tarés. Poudlard avait déjà des airs d'Azkaban, pourquoi compléter le tableau avec la présence d'un de leur gardien ? En parlant de tableau, Wayoth croisa le regard d'un personnage soumis au sortilège de l'Imperium et c'est ce qui le fit bouger. Pénétrant dans la salle tout en regrettant sa forme animale, il ferma les poings et frotta ses doigts. Un simple hochement de tête, le regard sur le sol. Ne pas parler. Il n'en était pas digne, selon certains. Aussi silencieusement que son pas lui permettait, il s'approcha de l'apprentie de Carrow, sauf qu'en gardant le regard bas, il avait le nez sur la poitrine de la jeune femme. Redressant légèrement son mètre quatre-vingt dix tout en déviant le regard sur la gauche, l'adolescent fit de nouveau un salut de tête.

- Bon- saloperie de voix enrouée Bonjour, Miss. Ai-je le droit de bénéficier de ma...de la baguette qui m'a été prêtée pour l'exercice d'aujourd'hui ? Le professeur Flitwick devait vous la transmettre, je crois. Enfin, il avait émis cette possibilité, mais si ce n'est pas le cas, alors j'ai dû mal entendre.

Parce que tout était de sa faute, évidement.
Et mon c*l, c'est aussi de sa faute...
Le brun releva brièvement les yeux, assez pour avoir le temps de constater que les iris de son interlocutrice n'étaient pas identiques, puis il darda son regard sur ses mains croisées. Après la réponse de la jeune femme, il fit demi-tour pour rejoindre le fond de la classe -et ainsi s'éloigner du Détraqueur-, mais la présence de Carrow dans ce coin l'en dissuada. Clignement de cil, il s'arrêta en devinant une autre silhouette dans la pénombre. Comment avait dit Stevy ? Ab...Abby ? Mais comment ? Hood. Non. Hoop. N'importe quoi. Ah ! Hook. Voilà.
Nouveau hochement de tête et le Nuncabouc s'installa à quelques pupitres avant la brune. Ne pas se mélanger, ne pas approcher les sorciers.
Il avait été vachement con de s'inscrire à ce cours. Saloperie de Serdaigloirdise !



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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Lun 5 Déc 2016 - 23:20

[ 1 Octobre 1997 ] Cours de Magie Noire


Feat Astrid, Élèves inscrits

Flash Back

* Quelques jours plus tôt *

Une douce mélodie résonnait en pleine après-midi au sein de la salle réservée pour le club d'art. Il y avait très peu de membres la composant et Elyas se trouvait souvent être le seul à y passer du temps régulièrement. C'était un endroit parfait pour ce dernier, le silence était maître dans cette pièce et il pouvait y travailler en paix, solitaire. Autre avantage non négligeable pour le Rowle, il pouvait s'occuper d'autres affaires importantes en même temps sans que l'on ne le soupçonne de quoi que ce soit. Le jeune homme s'arrêta brusquement de jouer en terminant sur une note stridente lui arrachant un rictus contrarié. Il lança un regard exaspéré sur la lettre qui se trouvait à quelques pas de lui, dépliée et posée sur une des chaises composant la place. Un soupir traversa ses lèvres alors qu'il fermait les yeux et reposait lentement son violon sur le coussin à ses pieds. Levant la tête vers le plafond et tenant son nez entre les doigts de sa main droite, Elyas reposa à nouveau son regard sur le papier. Il croisa les bras sur sa poitrine et fit quelques aller-retour dans la pièce tout en réfléchissant à ce qu'il venait de lire ainsi que la promesse qu'il avait fait à Tim. Il sortit la baguette de son père et lança des sortilèges de protection avant de se détendre légèrement.  Il avait décidé de s'inscrire au cours de magie noire qui avait été proposé pour voir ce qui pouvait être intéressant à apprendre mais Elle semblait y être opposée dans une certaine mesure, sûrement inquiète qu'il ne revienne pas entier.

Il avait promis à Tim qu'il ne s'y enfoncerait pas trop, ce n'est pas pour autant qu'il n'assisterai pas à certains cours de cette matière qu'il affectionnait. Après tout, il avait été élevé entourer de cet art bien précis. Une bonne remise à niveau ne pouvait pas lui être néfaste en plus de pouvoir s'exercer à la pratique, chose qu'il ne pouvait pas toujours se permettre de faire dans l’enceinte de Poudlard. Il décida finalement de mettre dans un coin de son esprit ses pensées parasites et de reprendre l’entraînement qu'il avait commencé ayant fait une petite pose artistique entre deux. Il sentait que les prochaines nuits n'allaient pas être des plus reposantes. Quoi qu'Elle en dise, le sommeil était un frein problématique pour sa progression... Il prenait certains week-ends pour se reposer au maximum mais, en dehors de ça, il ne s'accordait que quatre à cinq heures de sommeil par nuit voir moins quand il butait sur un sujet. Il s'assit donc à même le sol, près du coussin et prit entre ses mains un livre qui était posé sur une des multiples piles qui l'entourai, bien revoir les bases des duels, de la magie noire et de la stratégie en rapport avec l’utilisation de son environnement ne serai pas de trop pour la leçon à venir. Concentré, l'adolescent repris sa lecture là où il l'avait abandonné un peu plus tôt.

Fin Flash Back

Le jour J était enfin arrivé. Pour une fois, Elyas s'était accordé un sommeil presque complet pour être en pleine forme pour l'épreuve à venir. Il y avait peu de chance qu'il ne fasse que du théorique ou qu'il s'en sorte sans aucune blessure surtout avec un des Carrow comme surveillant. On ne pouvait pas vraiment reprocher à quiconque de ne pas aimer ces jumeaux, ils étaient parfois agaçants et surtout menaient la sécurité à leur manière. C'est donc un Rowle frais et reposé qui entra dans la grande salle ce matin-là. Il était parmi les premiers à être arrivé sur les lieux pour prendre son petit déjeuner. Comme d'habitude, il ne prit pas grand chose profitant avant tout du silence rare qu'offrait l'endroit à  une telle heure avant de finir en brouhaha infernal. D'ailleurs en y repensant, il faudrait qu'il parle avec Abigail Hook. Il avait bien vu ses capacités plus qu'étonnantes en rune même si elle avait un an de plus niveau pratique, il pouvait observer que cela dépassait largement ce stade. Seul soucis, il ne savait pas trop comment l'aborder à ce sujet et il n'était pas des plus doué pour faire ça d'ailleurs... Il l'accosterai une nuit où elle s’exercera comme lui et verra où la conversation une fois engagé le mènera. Il ne commençait qu'à neuf heures avec le cours de magie noire, il avait donc encore une bonne heure et demie devant lui. S’apercevant que de plus en plus de monde venait pour s'approvisionner, il sortit discrètement de la salle se dirigeant vers la cours intérieure. Une bonne marche à pied à l'air libre lui ferait le plus grand bien avant de réellement entamer la journée.

Il se balada tranquillement laissant son regard nostalgique et quelque peu vague défiler sur le paysage sous ses yeux, le début de froid dû à l'automne ne le gênant pas le moins du monde. Il prit le chemin du premier étage dix minutes avant le début du cours. Le château étant assez grand, il fallait un peu de temps pour y arriver et plus encore si les escaliers décidaient de jouer les teignes. Une fois arrivé devant la salle en question, il prit une grande inspiration silencieuse et, voyant la porte légèrement entrouverte, il y pénétra. Il replaça son sac sur son épaule droite et remit quelques cheveux en place. Il s'arrêta l'espace de quelques secondes pour bien détailler la pièce et Elyas retint un air étonné à la présence du détracteur dans la salle. Eh bien, tout cela promettait d'être très gaie... Il avait bien fait de se préparer aussi bien mentalement que physiquement pour aujourd'hui ces derniers jours... Les traits impassibles et le regard inexpressif, l'adolescent se dirigea jusqu'à la jeune femme qui présiderait le cours tout en saluant d'un signe de tête ses deux autres camarades déjà présent et le Carrow qui se trouvait calmement dans son coin, semblant attendre avec impatiente la suite des événements. Il se stoppa net une fois à quelques pas d'Astrid.

« Bonjour » la salua-t-il sobrement avant de se détourner et de rejoindre les tables de cours.

Son pas était souple et silencieux alors qu'il avait également décidé de se placer vers le fond de la salle et de s'asseoir du côté opposé des deux autres ainsi plongé dans les ténèbres, cela le détendait un minimum. Il avait ainsi un très bon poste d'observation en plus d'être sûr de n'avoir personne qui pourrait s'installer derrière lui. Oui, il était particulièrement méfiant et prudent. Il restait bien camouflé avec ses amis les ombres tout en laissant son regard scrutateur et attentif parcourir la pièce. Il posa son sac sur le dos de sa chaise et attendit patiemment le début du cours qui devait commencer sous peu.
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Ven 9 Déc 2016 - 13:43


Un ballon rebondissant sur du bitume. Des cris, des éclairs de lumières puis plus rien. Depuis qu'il avait revu son père, Ed ne parvenait plus à fermer l’œil de ses nuits. Chaque fois qu'il parvenait à s'endormir, il revivait en boucle l'arrestation de ses parents et le soir des retrouvailles avec son père. Sauf que dans son rêve, il laissait Astrid tuer son père. Il imaginais la lumière s'éteindre dans ses yeux au moment ou le sortilège l'atteignait, la jeune femme ranger tranquillement sa baguette et le raccompagnant au château...  ou bien elle ouvrait la grille et laissait Ed le rouer de coups, jusqu'à en avoir les poings en sang, sans que ça n'ait le moindre effet sur son paternel. Dans tout les cas, il finissait par se réveiller en sueur au beau milieu de la nuit, toujours avec le sentiment de trahison et de déception coincé dans la gorge. Ces sentiments ne le quittaient pas quand il se réveillait le matin, souvent à la dernière minute à cause de ses nuits agitées. En ce moment, il sautait même le petit-déjeuner, par manque de temps, ou d'envie de se mêler aux autres dans la grande salle, et  ne se contentait que du minimum aux autres repas. Ce matin, c'est à 8h35 qu'il avait commencé à ouvrir un œil. Il prit le temps de bien se réveiller avant de sortir de son lit, n'ayant pas cours avant 11h. Il se souvint soudain que c'etait aujourd'hui, précisément dans ce créneau libre de 9h à 11h, qu'avait lieu son premier cours de soutien en magie noire. Non pas qu'il appréciais cette matière - à vrai dire, il mettait un point d'honneur à se trouver le plus loin possible des Carrow - mais sur la fiche d'inscription, accrochée dans la salle commune depuis quelques jours, il avait vu que le soutien serait dispensé par la jeune stagiaire. Celle là même qui était présente le soir ou il avait revu son père, et qu'il savait affiliée à l'Ordre du Phénix. Il espérait donc que son soutien se rapproche plus de l'ancienne Défense contre les Forces du Mal que de la Magie Noire.

Il bondit de son lit, enfila son uniforme en quatrième vitesse, et courut hors de la salle commune. Hors de question de décevoir Astrid en arrivant en retard. Il jeta un coup d’œil à sa montre : 08h50. Il courait dans les couloirs, son sac ballottant dans son dos. Il se fraya un passage entre les élèves qui se rendaient eux mêmes à leurs cours,et arriva finalement aux portes de la salle de cours. Fermée. il était en retard. Sa montre affichait 09h03 quand il frappa à la porte, appréhendant ce qu'il trouverait derrière. Ed eut un frisson en pénétrant dans la salle. Comme d'habitude très sombre, la pièce était aujourd'hui glaciale, comme si toutes les fenêtres avaient été ouvertes pendant la nuit. Tout était fait ici pour donner un sentiment de malaise. On comprenait directement en entrant ici qu'on était pas là pour rigoler. Des tableaux morbides étaient accrochés aux mur, éclairés par quelques bougies. Dans un coin, un Carrow observait silencieusement la classe, certainement ici pour vérifier que le cours se déroulerait selon leurs « conventions ». Apparemment, ce sera pas aujourd'hui qu'on apprendra a se défendre des Mangemorts. Mais le « clou du spectacle » se tenait dans une cage, à coté de l'escalier menant au bureau du professeur : un détraqueur y était enfermé, n'attendant que d'en être libéré pour s'attaquer aux personnes présentes. Ceci expliquait la température dans la salle. Il jeta un regard vers Astrid, à l'autre bout de la pièce.

« Bonjour, excusez-moi pour le retard »

dit-il en s'avançant vers une table libre, le plus loin possible du détraqueur. Il ne connaissait aucun des trois autres élèves présents, tous d'années bien supérieures a la sienne. Pourtant, quand il s'était inscrit, Ed' était sûr d'avoir vu au moins une dizaine de nom sur la liste. Les autres se sont sûrement dégonflés... Ce qui l'inquiétait un peu. Il commençait a se demander si il avait bien fait de venir. Si la prof avait prévu des travaux en binôme, la différence d'age et d’expérience serait énorme. il ne serait qu'un poids pour son partenaire. peut-être que d'autres élèves arriveront en retard après lui. il avait vu le nom de Morgane, une Nuncabouc de son année, allait-elle venir ? Il se surprit même a espérer qu'Amanda se soit inscrite à la dernière minute, et qu'elle allait arriver dans la salle. Mais elle n'était pas du genre a vouloir du soutien dans ce genre de matière... il abandonna directement cette idée, prenant son mal pour acquis: il allait devoir traiter avec des élèves quasiment adultes. Il se raccrocha néanmoins au souvenir du phénix sur le bras d'Astrid, se disant que rien ne pourrait lui arriver de vraiment grave tant qu'elle sera là. Il sortit sa baguette et la posa sur son bureau, espérant ne pas avoir raté le début du cours.


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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Mar 13 Déc 2016 - 18:36


- Je peux entrer ?

Perchée devant la porte de son bureau, Astrid observa la première élève pénétrer son nid. Aucun son, ni aucun mouvement. Abigail Hook ne s'en formalisa visiblement pas, pénétrant dans l'antre du grand méchant loup, avec la désinvolture d'un serpent ne s'attendant pas au fait qu'un prédateur de son espèce se trouvât juste en face d'elle, surélevé par rapport à la pièce. La Shafiq se contenta de la suivre des yeux, l'observant. Elle avait toujours eu une assez bonne mémoire des visages, du moins de ceux se démarquant du reste du monde, par leurs actions, leurs réflexions, ou encore leurs activités. Une qualité autant qu'un défaut, dans son "métier". De fait, elle se souvenait du visage de chacun des élèves devant arriver pour le cours qu'elle allait dispenser.

- Bonjour.

La métamorphomage pencha légèrement la tête sur le côté, sans répondre. Hook ne devait pas parler souvent, le son de sa voix le trahissant plus qu'elle ne devait elle-même le penser. Se détournant finalement de l'élève, qui se faufilait d'un pas rapide entre les tables en les caressant d'un touché gracile, Astrid descendit de son perchoir d'une belle envolée. Quelques pas rapides, mais aussi souples que ceux d'une danseuse professionnelle ; une démarche féline presque dérangeante dans la désinvolture qui, en même temps, se dégageait de l'artiste. Elle parvint en bas des marches à la seconde même où la seconde proie pénétrait son univers. Wayoth Fawkes. L'oiseau déguisé en bouc s'avança rapidement vers elle, alors qu'elle s'immobilisait avec la précision d'une statue en bas des marches. Il se planta devant, permettant au phénix de le détailler dans son ensemble. Elle ne fit aucune remarque, que ce fût sur son apparence, ou encore sur l'odeur de chien mouillé qui se dégageait de l'ancien Serdaigle. Son visage resta complètement impassible.

- Bon-Bonjour, Miss. Ai-je le droit de bénéficier de ma...de la baguette qui m'a été prêtée pour l'exercice d'aujourd'hui ? Le professeur Flitwick devait vous la transmettre, je crois. Enfin, il avait émis cette possibilité, mais si ce n'est pas le cas, alors j'ai dû mal entendre.

D'un geste serein, la belle tira sa baguette de sa manche gauche, la tenant entre deux doigts, avec une délicatesse certaine.

- Tendez votre main.

L'ordre claqua dans la pièce comme un fouet embrasé, la froideur paradoxale de la voix du fauve ne laissant aucunement le loisir au garçon de choisir s'il voulait obéir ou non. Il n'était pas ici, aucun élève n'était ici pour rire ou s'amuser, et elle n'avait pas l'intention de perdre son temps avec des récalcitrants. Toutefois, il obéit ; certainement les alarmes de ce qui devait lui servir de cerveau se mettant en marche face au regard quelque peu fou de la femme face à lui, le prévenant d'un danger imminent s'il se rebellait. Quand l'homme tendit sa main, la demoiselle pointa son amie sur celle-ci. D'un informulé, elle fit apparaître la baguette du sorcier dans sa main, puis, d'un geste sec de la tête, lui fit signe d'aller prendre place, sans rien ajouter de plus.

Quand l'élève prit place, la demoiselle tourna son regard vers Carrow. Une conversation muette prit place entre les deux, les deux ne se lâchant pas des yeux, immobiles. L'un avec un sourire, l'autre avec son visage de glace. Ils patientaient, tous deux, que le reste des élèves arrivassent. Combien serait en retard ? Et combien ne viendrait tout simplement pas, par peur, après un élan dramatique de courage typiquement Gryffondorien qui, finalement, n'était que bêtise sur le moment ? Trop, certainement, d'après Astrid. Elle-même ne savait pas si, à leur place, elle serait venue, n'étant certes plus une élève de Poudlard, mais sachant par ses expériences que certains cours pouvaient devenir véritablement dangereux pour l'intégrité physique ou morale de jeunes étudiants. Des jeunes, qu'ils étaient tous. L'heure tournait, sereinement. Une petite minute avant le début du cours, la demoiselle brisa le contact visuel avec son maître de stage, se tournant vers la porte. Des pas réguliers avaient attiré son attention, la demoiselle, sur ses gardes, bien que ce ne fût pas visible, celle-ci parvenant à le cacher, exacerbait inconsciemment ses sens, comme elle l'aurait fait durant une mission.

Un nouvel élève pénétra dans la pièce, s'approchant d'elle avec l'assurance idiote que certains élèves, en cette période trouble, pouvaient avoir ; ou, dans ce cas précis, comme dans d'autres, essayait de le montrer, sans en comprendre réellement les rouages, étant véritablement aussi serein qu'une gazelle pourchassait par quelques lionnes affamées. Ce n'était bien évidemment pas perceptible pour tous, le jeune homme étant malgré tout un très bon acteur et, surtout, s'étant clairement préparé pour paraître le plus en forme possible, mais Astrid restait une mercenaire entraînée. Elle avait l'habitude de remarquer ce genre de détail. Deux visages inexpressifs, deux regards de glace s'affrontèrent quelques secondes, avant que l'élève brisât la magie, pouvant être destructrice, du moment, la saluant avec une certaine politesse. Il se détourna finalement, allant rejoindre l'une des tables, à l'opposer des deux autres, dans le fond. Elyas Rowle.

D'un geste souple et élégant, Astrid se retourna, sa baguette toujours en main. D'un geste désinvolte de sa main libre, elle ferma la porte dans un claquement. Le cours débutait. Les élèves allaient avoir la chance de découvrir véritablement le spectacle qui les attendait. Un pas. Un second. Elle fit volte-face avec la rapidité de la mercenaire, sa baguette pointée vers un endroit particulier. Ses mots foudroyèrent la pièce et, de sa tendre amie sortit une lueur aussi belle que dangereuse, le vert illuminant la pièce avec la fougue d'un démon s'apprêtant à posséder une victime trop faible pour se défendre.


- Avada Kedavra.

Un murmure, rien de plus, mais aussi audible qu'un hurlement d'hystérique, dans le silence de mort qui possédait la pièce. De mort, précisément. Les élèves n'avaient pas eu le temps de comprendre ce qui se passaient qu'un couinement se fit entendre, avant que le bruit d'un corps tombant au sol créât une cacophonie enchanteresse. C'était quelque peu cliché, Astrid le reconnaissait, mais l'impardonnable avait le mérite, paradoxalement à son effet immédiat, de réveiller les esprits. Un sortilège qui n'avait toucher rien d'autre qu'un animal. Un chien, beau labrador maintenant décédé, gardé prisonnier et silencieux par un sortilège de la belle, caché des yeux non aguerries par quelques subterfuges. Pourtant, ils étaient tous passés à côté, à moins d'un mètre, sans jamais le remarquer. Pathétique. Son regard voyagea rapidement sur les différents élèves présents. Ils n'étaient que trois, pour le moment, et peut-être le resteraient-ils, mais Astrid n'avait pas l'intention d'attendre les retardataires pour expliquer, par ses gestes et ses paroles, en quoi consistait ses cours. Sa baguette fut pointée avec tranquillité sur Abigail Hook. Un mot. Puis sur Wayoth Faykes. Un autre. Et enfin sur Elyas Rowles. Un dernier.

- Mort. Mort. Mort. Vous êtes tous morts. Bravo, finit-elle avec un sarcasme perceptible.

Elle se retourna enfin, un sourire désabusé savamment plaqué sur son visage. Elle se dirigea tranquillement vers son bureau, puis se retourna en s'appuyant sur celui-ci. D'un geste rapide de sa baguette, sans prononcer le moindre mot, elle fit disparaître le cadavre de la salle. Astrid croisa ensuite les bras sur sa poitrine, observant un à un les élèves, les jaugeant d'un regard froid et calculateur. Pourrait-elle en faire des survivants ? Des êtres capables de tout encaisser sans broncher, qui sortiraient les crocs une fois les tempêtes passaient pour démontrer qu'ils étaient les bergers, non les moutons ? Peut-être, malgré qu'elle en doutait. Un ou deux élèves sortiraient sans doute du lot, du moins, la fauve l'espérait.


- Vous êtes...

Ses paroles moururent dans sa gorge, ses yeux se braquant avec une certaine intensité sur la porte fermée. Une dizaine de seconde plus tard, un élève toqua à la porte. Le premier retardataire. Bien plus en avance qu'elle ne l'avait imaginé. D'une voix froide, elle lui ordonna d'entrer dans la salle et de refermer la porte derrière lui, s'il ne voulait pas la remplacer. Le regard quelque peu affolé de l'élève laissait présager que son retard était complètement involontaire, ses joues rougies par sa course, ses cheveux en bataille et ses vêtements légèrement débraillés allant dans ce sens.

- Bonjour, excusez-moi pour le retard.
- Ce sera bien la seule fois où j'accepterai un retard de votre part, Mister Selwyn, grogna Astrid, du tac au tac.

Elle avait un rôle à jouer, surtout face au Carrow. Encore que le retard du jeune homme était quelque peu bénéfique. Astrid n'avait, de fait, pas eu à s'inquiéter de la présence du premier année, qu'elle avait fini par prendre sous son aile enflammée, pour utiliser l'un des impardonnables comme un Anglais buvait son thé, sans aucune gêne, avec une habitude impressionnante. Une routine, rien de plus. La demoiselle, toujours appuyée nonchalamment contre son bureau, les bras croisés, lui fit signe de prendre place d'un geste sec de la tête, avant de s'apprêter à reprendre la parole. Elle se coupa malgré tout, serrant les mâchoires et foudroyant la porte. Si Astrid n'avait pas eu sa maturité et son contrôle, sur sa magie, la porte aurait sans aucun doute explosé face à l'intensité indomptable crachaient par ses yeux vairons. Avant même qu'on entendît toquer, la jeune femme prit la parole d'une voix doucereuse.


- Si vous ne voulez pas remplacer l'un de mes tableaux, je vous conseille vivement d'entrer, de refermer la porte derrière vous et d'aller vous asseoir avant que je m'énerve réellement.

Le message était visiblement passée, Morgane O'Reilly pénétrant dans la pièce, la tête basse. Elle salua d'une petite voix Astrid, s'excusant au passage de son retard, avant de prendre rapidement place dans la salle. Astrid l'observa un temps, remarquant que si l'apparence d'Edward laissait présager que son retard n'était pas de son fait, celui de la petite était bien calculée. Shafiq ne fit aucun commentaire pour autant, reprenant d'une voix bien plus calme la parole, en s'adressant à la classe entière.

- Comme je le disais avant de me faire interrompre de la pire manière qui soit par nos petits camarades, commença-t-elle froidement, vous êtes ici parce que vous l'avez voulu. Je n'accepterai donc ni la fainéantise, ni un comportement immature.

Elle s'interrompit quelques secondes, son regard passant sur le visage de chaque élève présent, le sien étant glacial.

- En accord avec le professeur Carrow ici présent, nous avons décidé d'un programme particulièrement poussé. Le cours de magie noire habituelle se passant en trop grand comité, vous aurez ici un suivie bien plus personnalisé. De plus, apprendre à lancer un sortilège est une chose, savoir quand, comment et pourquoi l'utiliser en est une autre et c'est précisément ce que nous allons travailler. Ce serait, effectivement, une perte de temps, pour vous comme pour moi, que je vous apprenne certains maléfices pour vous retrouver, ensuite, mort bêtement sous la baguette d'un des rebelles sévissant en ce moment contre L'empire du Seigneur Noir.

La petite référence, clairement moldue, de la demoiselle passa inaperçu pour les sorciers venant de certaines familles et c'était précisément ce qu'elle voulait. Un message, subtile, pour prévenir que, non, elle n'était pas là pour leur apprendre à tuer, mais bel et bien, comme elle venait de le dire à sa manière, à survivre pendant cette guerre. Astrid se redressa finalement, commençant à faire les cent pas dans la pièce, en observant les élèves, ses mains se croisant derrière son dos, alors qu'elle faisait passer sa baguette entre ses doigts fins avec une certaine dextérité.

- Pour commencer, nous allons définir votre niveau. Pour ce faire, la partie pratique du jour consistera à un duel contre moi. Vous passerez chacun votre tour, pour que je puisse rapidement évaluer vos forces et vos faiblesses. Par ailleurs...

D'un geste rapide, Astrid pointa sa baguette vers Morgane, effectuant un mouvement complexe de celle-ci, avant de la pointer, en réalité, sur la table. La baguette de la Nuncabouc y apparut et Astrid reprit sa position précédente, ses mains dans le dos, jouant avec sa baguette qui tournait entre ses doigts, témoins de la précision que pouvait faire preuve la mercenaire sans même avoir à utiliser sa vue.

- Pour commencer aujourd'hui et comme à chaque cours que vous aurez dans cette pièce, nous débuterons toutefois par une partie théorique. Astrid balaya une nouvelle fois la pièce du regard, s'attardant sur les visages. Un fin sourire amusé apparut sur le sien. J'estime que vous êtes tous assez malins pour parvenir à répondre à ma question du jour. Une question très simple. Définissez ce qu'est la magie noire, la magie blanche et donnez un exemple des deux magies.

A nouveau, la belle dansa, sa partenaire crachant sa joie dans un sortilège bien exécuté. Du premier tiroir de gauche du bureau du phénix sortit une pile de parchemins. Un seul, d'une quarantaine de centimètres, vint se poser sur chacune des tables où se trouvait un élève. Plumes et encriers prirent places également. Pendant que les objets dansaient sous la direction artistique d'Astrid, celle-ci reprit la parole.

- Notez vos idées sur ce parchemin, puis, quand vous aurez terminé, venez le déposer sur mon bureau. Vous avez une demi-heure, pas une minute de plus. Quand le délais sera écoulé, si vous n'avez pas terminé avant, vous poserez vos plumes et m'amènerez vos écrits. Sauf si vous voulez vous retrouver en compagnie d'Alfred, ce brave détraqueur qui ne rêve que de vous embrasser avec tout son amour, commença la belle avec un amusement cynique, avant de reprendre plus sérieusement, sa voix claquant dans la pièce. Commencez.

La demoiselle observa un instant les élèves, avant d'aller s'asseoir à son bureau. Ses pieds se retrouvèrent rapidement sur celui-ci, alors qu'elle se balançait sereinement sur deux pieds de la chaise qu'elle utilisait. Elle rangea alors sa baguette dans son holster, sans le montrer, avant de tirer de sa bottine droite son poignard finement ouvragée, qui avait appartenu par le passé à la famille Sovrano, et commença à le lancer et le réceptionner, juste au-dessus de son visage. Un jeu dangereux, qu'elle appréciait particulièrement, lui permettant de se concentrer et de se recentrer, tout en faisant passer le temps bien plus rapidement que d'ordinaire.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Jeu 22 Déc 2016 - 23:56

C’était le premier jour d’octobre qui avait montré le bout de son nez. Les feuilles commençaient à tomber peu à peu du saule cogneur, lui laissant un aspect totalement assez piteux. Il était 9H35 et Aileen venait tout juste de quitter l’infirmerie, tenant fermement le parchemin que Madame Pomfresh venait de lui donner. Elle y avait passé la nuit et une bonne partie de la soirée de la veille. Son chaudron avait explosé en cours de potion, lui causant d’importantes brûlures sur le visage ainsi que les bras. Malgré ses réticences, Slughorn avait insisté pour qu’elle se rendre aussitôt à l’infirmerie. Si ça n’était tenu qu’à elle, elle serait encore couverte de brûlures : elle n’aimait vraiment pas qu’on s’occupe d’elle. Cela lui rappelait trop à quel point elle était faible dans ce monde de chaos. Elle était loin d'être un petit oisillon tombé de son nid. Elle aurait pu survivre. Bien entendu, comme la bonne élève qu’elle était, Aileen avait suivi les instructions de son professeur. Elle n’aimait pas se rendre là-bas -quoique cette femme avait l’habitude de voir cette élève arpenter son dortoir- c’était trop ... Cette femme était trop gentille avec elle. Elle ne méritait pas tant. Une vraie sainte. Un peu têtue comme un Lutin de Cornouaille mais fort sympathique. A peine Aileen avait eu le temps d’entrer dans la pièce, que Madame Pomfresh l’avait déjà clouée au lit, droguée à une certaine potion de guérison rapide. La jeune femme avait dormis comme jamais. Le matin venu, elle avait tentée de persuader l'infirmière de la laisser sortir lui soutenant qu'elle avait guérie. Tentée n'est-ce pas ... Enfin elle avait tout de même gagné 30 minutes ... Ce qui avait pris le plus de temps c'était de faire écrire ce stupide mot à Madame Pomfresh.

Citation :
"Moi, soussignée Miss Pompom Pomfresh, affirme et confirme que Miss Aileen Phillipson actuellement en cinquième année à Serpentard était à l'infirmerie du 31/09 au 1er/10 jusqu'à 9H30. Je devais soigner des blessures causées par des brûlures sur toute la partie supérieur de son torse ainsi que son visage.
Merci pour votre compréhension.

Magicalement.
Pompom Pomfresh"
 
En effet, la cinquième année s'était portée volontaire pour assister et participer à un cours de soutient par une apprentie du nom d'Astrid Shafiq. Et forcément, il avait fallu qu'elle se blesse la veille ... C'était pour cela qu'elle montait les escaliers comme si sa vie en dépendait : elle vivait à cet instant précis la chose qu’elle redoutait le plus depuis le début de sa scolarité. Le retard la faisait courir le long des couloirs de l’école comme une dinqe, croisant de temps en temps quelques élèves qui la dévisageaient. Le pire d’en tout cela c’était qu’elle n’avait pas vraiment eu le choix. Aileen avait pourtant prévenu la femme, la veille, qu’elle avait un cours optionnel à 9H le lendemain et qu'elle ne voulait pas le louper. Cependant, Pomfresh n’avait rien voulu savoir et avait bien pris le soin de vérifier chacun de ses nerfs sensoriels avant de la laisser partir. Quelle plaie ! C’était le premier cours en plus, quoi de mieux pour faire bonne impression. Elle serait tout de suite cataloguée. Elle imaginait très bien sa prochaine réputation auprès d’Astrid : « Ah! Aileen Phillipson, la retardataire compulsive ! ». Surtout que c’était la première fois depuis 3 ans à Poudlard qu’elle était en retard. Certes avec un mot d’excuse … Mais cela n’allait pas la sauver de débarquer au beau milieu d’un cours de Magie Noire et d’interrompre son enseignante. Elle se sentait vraiment mal.  

- Quelle imbécile ! Tu n’aurais pas pu doser tes ingrédients … Stupide

Elle se maudissait en remontant les escaliers qui la menait jusqu’à la salle de cours. Aileen voulait suivre ce cours pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle aimait profondément les Défenses Contre Les Forces Du Mal, en tant que matière, et pensait sincèrement qu’il était grand temps qu’ils aient, à Poudlard, des cours à la hauteur du climat politico-magique actuel. Et puis … Il fallait avouer qu’elle était incroyablement curieuse. L’affiche qui avait annoncé les inscriptions l’avait totalement perturbée, séduite même. Avide de savoir totalement assumée, elle voulait apprendre le plus de choses possibles.

Lorsqu’elle arriva devant la salle, la cinquième année repris doucement son souffle, cherchant à entendre les sons à travers la porte : le silence semblait être le seul habitant de cette pièce. Respires tout va bien, tu as un mot de Madame Pomfresh, c’est-à-dire rien à te reprocher. Enfin si, clairement, elle ne pouvait que s’en vouloir : c’était tout de même sa faute si la potion qu’elle préparait lui avait explosée à la figure. Pas celle de son voisin, ni celle de l'enseignant qui ne lui aurait pas bien expliqué la procédure. C’était bien elle qui avait mis trois feuilles de Mandragore et une larme de sirène en trop dans son chaudron la veille. Ce genre de faute d’inattention ne devait plus arriver aux cinquièmes années, c’était insensé ! Résultat des courses, elle avait dû rester toute une nuit à l’infirmerie à cause de ses stupides brûlures ! Quelle imbécile ! Aileen était totalement ailleurs depuis quelques jours et elle n'arrivait pas à savoir le pourquoi du comment. Etait-ce à cause des vacances qui approchaient à grand pas ? Elle n’en savait fichtrement rien. Calmes-toi. Elle était pourtant certaine qu’elle avait eu l’autorisation de rester à Poudlard pendant les fêtes. Ce dont elle était sûre à l’instant présent, c’était qu’elle était on ne peut plus contrariée par la situation : elle ne voulait clairement pas se mettre Astrid à dos dès le premier cours. Surtout qu’elle avait eu quelques écots à son propos, et pas des plus rassurants.

Une fois que la jeune femme eu reprit la majorité de ses esprits, elle toqua à la porte et pénétra dans la salle, après avoir entendu une voix inaudible à travers le bois teinté. A sa grande surprise, la première chose qu’elle remarqua était l’air pesant qui l’entoura rapidement, tel un brouillard imperceptible. Seul le bruit de plume des étudiants écrivant sur le parchemin brisait ce silence de plomb. Elle fut d’ailleurs surprise. C’était pourtant le premier cours, d’une nouvelle enseignante –enfin apprentie-, elle ne voyait pas vraiment quel genre de devoir on pouvait bien avoir à produire au bout d’à peine 40 minutes de classe. Cela l'agaçait : à cause d'une femme avec le syndrome de mère poule, elle avait loupé une bonne partie du cours, comme elle le pensait. Elle s’empressa alors de basculer son regard vers le bureau d’Astrid. La femme, qui visiblement n’était pas beaucoup plus âgée qu’elle, semblait porter autour d’elle un aura mystique. Elle était plutôt belle pour couronner tout ça, ce qui n'arrangeait rien à son cas. Une douce fumée blanche sortit de la bouche de l'élève, totalement inerte face à tant de prestance. Perturbée par une forme fantomatique flottante au fond de la salle, Aileen détourna quelques nanosecondes son regard. Elle en eu le souffle presque coupé : un détraqueur se trouvait enfermé dans une cage juste en dessous du grand escalier. Elle était on ne peut plus perplexe, mais cette salle, cette présence, ne semblait qu’accroître sa curiosité.
Aileen prit quelques secondes avant de se rendre compte que certains élèves la dévisageaient et qu’elle avait créé une sorte de malaise on ne peut plus perceptible. Sous les yeux insistant de Carrow, elle décida alors de commencer à parler, s’avançant vers le bureau d’Astrid, en baissant son regard vers sa main droite.

- Désolé pour le … Son regard bascula vers la salle, presque vide, contenant des élèves qu’on pourrait compter sur les doigts de la main. Retard, ajouta-t-elle d’une voix basse après une courte pause. Elle tendit le morceau de parchemin qu’elle tenait dans sa main droite, malencontreusement froissé. J’ai un papier que vous a écrite Madame Pomfresh et qui explique la raison de mon retard. Je m’excuse encore une fois cela ne se reproduira plus.

La jeune femme donna le fameux parchemin à l’apprenti et, sans vraiment attendre de réponse de sa part ni sans la regarder dans les yeux, se tourna vers les tables pour chercher une place où s’installer, espérant que cet incident reste sans conséquence. Les quelques élèves étaient répartis totalement aléatoirement dans la salle : seul Wayoth était dans son coin, quelques pupitres devant, éloignés des autres. En prenant soin d’éviter le moindre contact visuel avec un autre étudiant, Aileen décida alors de se placer de façon à ce qu’elle ne soit pas la première chose qu’Astrid puisse voir en levant les yeux : elle préférait se faire oublier pour le moment et n'aller la voir qu'à la fin du cours pour avoir le devoir sur lequel les autres planchaient. Une fois installée, elle déposa sa baguette magique sur sa table et resta totalement immobile. L’attente, la patience furent ses seules camarades pour un bon moment. De temps à autre, histoire de s'occuper, elle relevait la tête pour pouvoir observer l’apprentie. Avant d’arriver, Aileen pensait qu’elle n’allait pas passer inaperçue et avoir droit à quelques reproches, mais après avoir vraiment eu affaire à Astrid, lors de ce court instant, elle se doutait que la prochaine heure allait lui être fort désagréable. Elle était persuadée qu’elle allait servir de souffre-douleur ou alors de cible pour un exercice pratique. Elle priait intérieurement que ses cicatrices ne se rouvrent pas …

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Jeu 29 Déc 2016 - 10:52

La feuille vide trônait dans la salle commune des Nuncaboucs. On leur proposait quatre places pour un cours de soutien en Arts de la Magie Noire. Sérieusement ? Aux Nuncaboucs ? Plutôt que « cours de soutien », ça aurait du s’appeler « Torture gratuite »… Mais Ariane avait noté son nom sur la première ligne. Elle savait même pas pourquoi, en fait. Son esprit de rébellion et de contradiction sans doute. Même Jude lui avait dit qu’elle était folle. Et dans cet acte de folie, la petite Morgane l’avait suivi. Ariane avait tenté de la dissuader de participer, mais la petite fille semblait déterminer à aller au cours de « soutien ». Comme si les Nuncaboucs ne subissaient déjà pas assez…

Quelques jours plus tard, Ariane du se tirer du lit alors que ses camarades pouvaient dormir un peu plus. Bon, de toute façon, l’air était trop frais pour continuer à roupiller tranquillement. Enfin, tranquillement, c’était vite dit hein. Entre les planches qui craquaient, les lits grinçants, les élèves malades qui toussaient toute la nuit… Il fallait avoir un sommeil extrêmement lourd pour ne pas tomber de fatigue dans la journée. Si on ajoutait à ça le fait que les douches n’étaient accessibles qu’une fois la nuit tombée, on comprenait aisément pourquoi tous les Nuncaboucs arboraient d’énormes cernes noires. Ariane n’y faisait pas exception, elle qui était habituée à dormir au moins huit ou neuf heures par nuit. Par conséquent, se lever ce matin-là alors qu’elle aurait pu traîner au lit une heure de plus la mettait déjà de mauvaise humeur. Elle n’aurait jamais dû s’inscrire à ce fichu cours.

Le lit grinça quand elle se leva, et une Jude ensommeillée poussa un gémissement de protestation. « Désolée Judy ! » chuchota la brune à son amie. L’ancienne Gryffondor retira son pyjama en laine et enfila l’une de ses robes de sorciers. La présence d’autres personnes dans la même pièce ne la dérangeait pas, elle n’avait jamais été pudique. Ses parents se baladaient d’ailleurs souvent dans le plus simple appareil quand il faisait suffisamment chaud chez eux. Elle enfila ses chaussures quand elle se rendit compte de l’énorme trou sur sa chaussure gauche. Sûrement un rat, ou une souris. Ariane poussa un long soupir. Ça lui apprendra à ne pas suspendre ses chaussures à son lit… Il fallait qu’elle aille trouver un de ses vieux amis pour qu’il lui répare, vu qu’elle n’avait plus sa baguette.

Ariane prit tout son temps pour descendre jusqu’à ce qui leur servait de salle de bain. Avec un peu de chance, elle aurait encore un peu d’eau pour se laver le visage et les dents, vu qu’elle avait pris sa douche la nuit passée. Elle ne se pressait pas, ne souhaitant absolument pas arriver en avance. Au moins, si elle arrivait pile à l’heure de début du cours, elle n’aurait pas à parler à des gens. Parce qu’elle n’était pas d’humeur. Après avoir brossé ses dents et coiffé sa masse de cheveux bouclés en une haute queue de cheval, la Nuncabouc se décida finalement à prendre la direction de la salle de cours. Si elle n’y allait pas, ce serait encore pire.

« Aïe ! »

Ariane venait de percuter quelque chose. Ou non, quelqu’un. Un ancien camarade de maison, d’un an de moins qu’elle : Kenneth Coughlin. Les deux Lions s’étaient toujours bien entendus, et ils s’étaient souvent entraidés dans leurs coups. La septième année était presque sûre qu’elle pouvait lui faire confiance. « Hey Kendra, ça fait plaisir de te voir ! » Ariane semblait blasée, même si elle était sincèrement contente de le croiser. Elle lui adressa quand même un sourire pour lui montrer que ce n’était pas de sa faute si elle était de mauvaise humeur. « Désolée, je peux pas rester très longtemps, j’ai un cours de soutien. Tu t’es pas inscrit d’ailleurs ? Ça aurait été drôle de faire ça ensemble. On aurait pu mettre un joyeux bordel, comme au bon vieux temps… »

Les deux Lions continuèrent à discuter pendant quelques minutes. Maintenant, Ariane allait être vraiment en retard… Alors qu’elle s’apprêtait à quitter Kenneth, elle se rappela de son trou à la chaussure. « Hey attends Kendra, je peux te demander un service ? » L’ex-Gryffondor lui expliqua brièvement le problème, et un petit Reparo plus tard et sa chaussure était presque comme neuve. « Merciiiiiiii ! » Ariane donna une tape amicale à son ancien camarade de maison et fila en direction de l’ancienne salle de Défense contre les Forces du Mal. Elle jeta un coup d’œil à sa montre. Elle avait un peu plus de cinq minutes de retard. Sur la route, elle croisa Morgane, toute tremblante. « Coucou toi ! » La première année bafouilla une réponse, et Ariane comprit qu’elle regrettait finalement de s’être inscrite. « T’inquiète pas, tu vas rentrer avant moi, comme ça vu que je serai encore plus en retard, ça ira pour toi. »

Ariane la poussa vers la porte, et s’appuya contre le mur. D’ici, elle pouvait entendre la voix de l’apprenti-professeur Shafiq. Fainéantise, immature et blablabla, programme particulièrement poussé, blablabla, perte de temps, blablabla… « Ce serait, effectivement, une perte de temps, pour vous comme pour moi, que je vous apprenne certains maléfices pour vous retrouver, ensuite, mort bêtement sous la baguette d'un des rebelles sévissant en ce moment contre L'empire du Seigneur Noir. » Ariane avait la main sur la poignée de porte, quand cette phrase la fit tiquer. Ils allaient apprendre à se défendre ? C’était plutôt intéressant finalement, même si elle ne se défendrait pas des « rebelles » mais bien des Mages Noirs et autres partisans.

La professeure s’était éloignée et Ariane n’entendait plus sa voix. Elle se décida finalement à pousser la porte. Les quelques élèves déjà présents étaient silencieux, une plume dans la main et un parchemin vierge devant eux. Oups. La Nuncabouc aurait peut-être mieux fait d’arriver un poil plus tôt finalement. Miss Shafiq était installée à son bureau, et Carrow était dans un coin de la pièce. Ariane évita soigneusement son regard et se dirigea vers le bureau. « D’solée pour le r’tard, M’dame. » Pas de fausses excuses, de toute façon ce serait peine perdue de tenter de se justifier. « Y faut faire quoi ? » Miss Shafiq ne lui répondit pas et lui indiqua une place vide, au premier rang, avec un parchemin vierge dessus. Ariane s’installa, et une question s’inscrivit tout en haut de sa feuille : « Définissez ce qu'est la magie noire, la magie blanche et donnez un exemple des deux magies. » Aller, un devoir écrit, un ! Ariane se retint de soupirer et se convainquit qu’après tout, c’était mieux que de se faire torturer non ?  

HRP:
 

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NUNCABOUC7ème année
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Mer 18 Jan 2017 - 15:57



Machinalement, l'index de la main droite vint rencontrer le pouce et, en un mouvement lent, les ongles se frottèrent l'un contre l'autre. Signe d'ennui et parfois de stress chez Wayoth, le garçon épluchait ses cuticules là où d'autres préféraient les monter à leurs dents pour les ronger. Le brun n'avait jamais eu cette habitude, contrairement à ses frères cadets : quand Jerry était angoissé, il pouvait se grignoter la peau du pouce, geste qui dégoutait vraiment son aîné. Peut-être était-ce dû au fait qu'il n'avait pas sucé son pouce étant petit étant donné qu'il préférait téter l'étiquette de Nin-Nin, son chien en peluche orange et aux oreilles extrêmement longues qui pendouillaient des deux côtés de son crâne tout doux. A y réfléchir aujourd'hui, c'était sûrement le jouet qui avait prédisposé l'enfant à une adoration certaine pour l’espèce canine, avant même que Diana ne le laisse caresser les Saarloos de ses parents. Il gardait un souvenir très flou de lui s'amusant à monter sur le flanc de Bones et, ne sachant que faire, le chien loup ne bougeait pas et se contentait de gémir, le regard vissé dans celui de sa maîtresse, en battant tranquillement de la queue face à l'assaut de tendresse du quadrupède qui n'avait rien d'un louveteau.
Le brun baissa le nez sur sa main droite pour considérer la longueur de ses ongles et inspira de frustration : celui du pouce venait de repousser à une vitesse fulgurante afin qu'il puisse concentrer son ennui dessus. Bien qu'habitué à voir son corps répondre magiquement à ses besoins, il arrivait encore à se surprendre : tout ce qui traitait de son inconscient le fascinait, et ce depuis qu'il n'était plus seul à l'intérieur de lui. Si sa magie se concentrait sur son apparence animagus -Wayoth se surprenait parfois à sentir un tiraillement le long de sa colonne vertébrale, comme si le coyote l'invitait à céder sa place en sentant son ras-le-bol quotidien-, elle s'était, la semaine dernière, manifesté d'une façon bien plus efficace. Ses jeunes années de né moldu lui avaient permis de se concentrer sur une pseudo télékinésie et il était capable de faire venir à lui de petits objets sur une courte distance, ce sans baguette et sans penser à un "Accio", puis, les entrainements avec Swann lui avaient appris à rejeter ce qui pouvait l'atteindre. Durant le dernier cours d'Étude des Moldus, Alecto Carrow lui avait lancé à trois reprises un Endoloris qui n'avait pas fonctionné les deux dernières fois. Le né moldu était ressorti de ce cours épuisé, comme après un entrainement de Quidditch...

Le regard dans le vague, l'esprit concentré sur sa chaleur corporelle pour oublier l'air glacé de la pièce, l'ex-Serdaigle sursauta lorsqu'un éclair vert illumina la salle. Le Maléfice de Mort... Les lèvres se rehaussèrent, dévoilant les canines du coyote : Peur et Colère. Wayoth monta derechef ses deux mains à son visage pour plonger dans ses paumes et malaxer ses tempes. Il lui fallait se concentrer sur quelque chose d'autre que cette tarée qui leur servait de prof particulière. Sans relever le regard, il tiqua lorsque Shafiq dirigea sa baguette sur lui.
Mort. Mort. Mort. Vous êtes tous morts. Bravo.
Pauvre folle... Le décoiffé regrettait son flair canin qui aurait pu l'informer sur la victime de l'Avada Kedavra, aussi il s'obligea à pivoter légèrement pour zieuter derrière lui. A quoi s'attendait-il ? Sûrement pas à voir la silhouette effondrée d'un chien.
La con.
Elle avait scindé son âme pour un clebs ? Parce que c'est ce qu'on lui avait appris dans le peu de livre qu'il avait ouvert dans la section Magie Noire de la Réserve lorsque Pince avait le dos tourné, c'était également une chose qu'avait suggéré le cours de Fol Oeil en quatrième année, et c'est ce que Swann lui avait confirmé cet été. Tuer par la baguette, par ce sort, demandait une haine puissante et les conséquence d'un tel acte vous faisait perdre, à chaque fois, un peu de votre humanité.
La théorie était donc confirmée : cette gonzesse était complètement pétée et c'était sûrement ce détail qui faisait que Rogue l'avait embauchée.

Les retardataires arrivaient, confirmant ainsi à Wayoth qu'il n'était pas le seul crétin à s'être dit que quelques heures de cours de Magie Noire en plus allait bien lui occuper son temps. La présence d'Aileen le fit se mordiller les lèvres tandis qu'il la visualisait dans la cour intérieure, se dandinant devant lui en ondulant des hanches. Tout ça lui paraissait bien loin...
L'adolescent vissa alors son regard clair sur la silhouette drapée du Détraqueur, réglant sa respiration pour la faire plus calme. Complètement absorbé par sa nouvelle tâche, il n'écoutait plus l'apprentie. Bonne initiative étant donné que, s'il l'avait fait, il aurait sûrement roulé des yeux en soupirant son exaspération par le nez. Cependant, un sourire sardonique naquit sur les lèvres du garçon lorsque, dans le blabla de la pseudo enseignante, une référence à Star Wars le rappela sur Terre. Un léger sifflement échappa au garçon : agacé, il avait simplement envie qu'elle la boucle. Cette sang pure ne savait même pas ce que son petit discours pouvait signifier pour certains élèves. Le regard de Carrow se posa sur lui mais, hormis sa voisine la plus proche, personne n'avait pu entendre la fuite de frustration, encore moins la Shafiq dont l'attention était absorbée par la petite de la tour d'Astronomie. Blanquette était donc belle et bien suicidaire. Le mage noir se contenta de l'observer -lui s'entêtait simplement à regarder la baguette sur son bureau- avec un sourire cruel : le gamin faisait bien moins le malin qu'il y avait trois mois et ce Nuncabouc-ci ne posait pas de problème à l'administration.
Notant mentalement qu'ils allaient devoir affronter la dingue qui tuait les chiens lors d'un duel, Fawkes se promit d'abandonner le soutien : s'il pouvait mourir vieux et dans son sommeil, il valait mieux e pas s'attarder en compagnie de cette énergumène. Du matériel scolaire apparut sur son bureau et le fait de se pencher sur sa copie évita une nouvelle fois au jeune homme de lever les yeux au ciel : mais c'est qu'elle se croyait drôle en plus !
Trente minutes...c'était peu pour formuler quelque chose de clair d'un point de vue de sous-sorciers. Il ignorait si Carrow allait lire leurs parchemins, alors autant ne pas trop étaler des connaissances en jouant l'ignare, quitte à faire honte à sa maison bleue et bronze.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Lun 30 Jan 2017 - 21:19

Un voile. Noir comme la nuit. Comme une étoile. Paradoxal ? Certainement. Une étoile qui se serait effondrée sur elle-même sous son propre poids et serait devenue si compacte qu'aucune forme de matière ne pouvait en sortir. Aucune rayonnement céleste. Presque invisible. Ce voile absorbait son regard, emplissant ses yeux d'une noirceur étouffante ; elle croyait que ses pupilles s'étaient dilatées au point de remplir le blanc de ses yeux, mais ce n'était qu'un effet de concentration, d'absorption. Le voile ondulait, l'hypnotisant dans sa contemplation passive. Les ondoiements étaient étranges, et cela captivait d'autant plus que les remous du tissu semblaient échapper à toute forme d'attraction terrestre. La chose serpentait, perdue dans le vide, noir comme s'il n'y avait jamais eu de soleil. Comment une telle chose pouvait exister... C'était contre nature, une telle absence de lumière, une telle soustraction à tout entendement physique. La chose ondulait, paisible. Seul son souffle se faisait entendre, rachitique, et on croyait que le cosmos lui-même respirait par ce trou sans bords. Une créature si surréaliste qu'elle devenait chimère. Bienheureux étaient les moldus de ne pas pouvoir les contempler, seulement les ressentir. Sentir la brise fraîche, de l'haleine de l'au-delà. La mort. La faucheuse. Elle avait déjà eu l'occasion, durant son enfance, de visiter l'église évangéliste, située dans la rue adjacente, au détour de la ruelle, qui bordait l'orphelinat San Gregorio. Abigail se souvenait de ce prêtre, qui ne cessait de les saluer chaleureusement à chacune de leurs visites. Miss Bridges, les sermonnait toujours, pour que chacun d'eux, se rende en ce lieu saint, tant pour se ressourcer, que pour implorer l'aide de Dieu. « Le seigneur est miséricordieux. Il vous pardonnera tous vos péchés. », répétait le père, à chacune de leurs brèves entrevues. Si les autres enfants, l'écoutaient, ou dormaient contre les bancs inconfortables, la jeune fille, serpentait entre les cierges allumés, retraçant le parcourt du fer forgé du bout de ses ongles rongés. Il était là. Cet ouvrage grand ouvert, sur l'autel de marbre gris. Elle se souvenait du contact rugueux du parchemin vieilli, des boucles des lettres, tracées à la plume, et l'ornement doré des roses colorées, grimpant sur le lierre dans la marge. Plus d'une fois, elle avait pu observer cette silhouette drapée de sombre, tenant entre une main osseuse une faux à l'horizontale, à la manière d'une balance.

Si, au cours de sa croissance, la religion avait eu une place, somme tout importante, elle avait découvert dans le monde des sorciers, la chose, qui se rapprochait le plus, de ce que la tenancière craignait le plus. La conductrice de cette barque, perdue au milieu du fleuve Léthé, provoquant un oubli salvateur, à quiconque payait le droit de passage. Les Détraqueurs. Elle n'avait jamais été friande de la théorie. L'inutilité, associée à un soupçon d'intelligence feinte. Longtemps, elle avait guetté les sorties d'écoles, dans l'un des quartiers les plus riches de Londres. Elle revoyait les trottoirs pavés, où se bousculaient traders, patrons d'une entreprise locale, ou bien, les vendeuses de grandes enseignes de lingeries. « J'ai eu une bonne note. », disait l'un des enfants, qui devait avoir son âge. Les notes. Rien que pour ce système, Abigail, s'était estimée chanceuse, dans son malheur, de ne pas avoir foulé avant l'heure, les bancs des institutions, qui lui donnaient la nausée. Jamais en bas de l'échelle, jamais au sommet. Elle s'était cantonnée au juste-milieu, offrant à ses professeurs, des copies moyennes, des prestations justes, sans être éclatantes. Un choix, qui s'était imposé à elle, au début de la première année. Son regard glissa le long des plis de la cape de la Peur, pour venir embrasser le symbole doré, trônant comme une amulette. Une rune. L'emprisonnement. Un « Hum. », appréciateur franchit ses lèvres, avant qu'elle ne recule d'un pas, détaillant le travail, que dis-je, l’œuvre d'art, que représentait un tel sortilège. Avec de telles précautions, elle était certaine, qu'il n'y avait aucun risque, que la créature de l'ombre, ne s'échappe, pour venir se nourrir de leur joie. « Fascinant. », s'autorisa-t-elle à murmurer, en enfonçant un peu plus, les mains dans les poches de son pull.

« Avada... », entendit-elle distinctement, au bout de quelques minutes de silence, ne lui indiquant pas la présence de ses camarades. Les cheveux sur sa nuque diaphane se hérissèrent, à l'entente de la première syllabe, d'un sort qui n'augurait rien de bon. Une alarme. Un son strident, retentit à l'intérieur de sa boîte crânienne, au moment, où plusieurs lumières rouges, clignotèrent à un rythme effréné. La peur. Une émotion primaire, que la sixième année, avait passé des années à apprivoiser. Elle en avait fait une arme. « Kedavra. ». Elle fit un bond rapide, qui l'éclipsa à l'ombre de la créature emprisonnée, l'éclair vert éclairant soudainement l'espace ; ses mains retrouvant l'air frais de la salle de classe, tenant fermement entre des doigts maigres, une baguette, faîte d'un bois clair. « Protego. », murmura la sorcière, en maintenant l'artefact le long de sa jambe, laissant le halo blanc l'entourer. Un bouclier, qu'elle savait bien dérisoire au vu de l'attaque. Mais, il n'était pas question, qu'elle laisse sa terreur, la clouer au sol, comme un lampadaire. Je ne mourrai pas sans combattre. La mort. Elle était là. Déguisée sous la forme d'une nymphe longiligne. D'une femme, sans âge, au regard changeant. Le cœur battant la chamade, sous l'effet d'une adrénaline, tant fulgurante, que salvatrice, elle jeta un œil à ses camarades, émergeant partiellement de sa cachette, son arme, fermement tenue, prête à être utilisée une nouvelle fois. Les émeraudes se posèrent en premier lieu, sur le chien, qui venait de trépasser. Sa première impression, avait donc, une fois de plus, était la bonne. La jeune apprentie, qu'elle avait saluée il y a un instant, se drapait gracieusement dans la même aura que l'enseignant. Deux psychopathes. Les regards se rencontrèrent, au moment, où elle l'admira relever sa baguette, dans leur direction. Instinctivement, elle pivota, retrouvant le réconfort de l'ombre, le bras droit tendu vers la Shafiq, le bois de sapin, laissant échapper des étincelles rougeoyantes.

« Mort. Mort. Mort. Vous êtes tous mort. Bravo. », lança l'enseignante du jour, avec un sarcasme, qu'elle ne manqua de remarquer, en baissant sa baguette, pour jauger la réaction de ses élèves. Mort ? Le corbeau arqua un sourcil, ses prunelles fixées sur l'adulte. Les muscles contractaient, elle avança d'un pas, les bras le long du corps, faisant taire d'un mouvement de poignet, aussi fluide, que le permettait son atèle, les paillettes brûlantes, qui ne cessaient de sortir de l'embout du bout de bois sculpté. La respiration lente, contrôlée, la verte et argent, serra les mâchoires, en appréhendant les prochaines paroles de l'apprentie. « Vous êtes... », interruption. Pour la première fois depuis le début, Abigail se concentra sur l'entrée remarquée d'un gamin. Parce que, c'était bien ce qu'il était. Quel inconscient, aurait l'idée, à cet âge, de venir s'enterrer, au milieu d'une caverne, contenant deux loups enragés ? Ben alors petit, tu t'es perdu ? Retenant de justesse d'exprimer sa pensée, devant l'air affolé du premier année, mais surtout, du jaune et noir, sur sa cravate, elle tourna son visage, devenu fermé, vers la suite du cours. La deuxième entrée, d'une autre enfant, fut sans grand intérêt pour la Serpentard, qui avait croisé les bras, ses doigts caressant le bois lisse, tandis que son regard suivait avec une attention non dissimulée, les mouvements de la jeteuse de sort. Tendue, elle écouta d'une oreille mitigée, la suite du discours, dont la référence à Star Wars, lui fit arquer à nouveau un sourcil. Madame la sang-pure, connaissait-elle la culture moldue ? L'image du plus grand mage noir, armé d'un sabre laser, de couleur rouge, s'imposa à son esprit. Elle le voyait, perché sur son trône métallique, sa silhouette cachée par une épaisse cape, dont la capuche large, recouvrait entièrement son visage. Dans son dos, elle distinguait les Darth, hauts membres du conseil noir, siégeant habituellement à la grande table, aux côtés de leur souverain. Même si, d'après des rumeurs, le grand empereur, avait revêtu la couleur du sage Yoda, qu'elle comparait le plus souvent à un gobelin de Donjon et Dragons. La force est puissante en toi, padawan. Il te faudra choisir ton camp. Que seras-tu ? Jedi, défenseur du côté lumineux, gardien d'une paix utopique, ou bien, Sith, adorateur de Bogan, recherchant sans relâche la liberté, trop tôt arrachée ? Son regard passa sur ses camarades, dont le nombre avait légèrement augmenté. Si la partie théorique promettait un ennui, auquel, la Hook, s'était habituée, la pratique, s'annoncer non seulement ardue, mais également intéressante.

C'est d'un regard, brillant, d'une nouvelle lueur, qu'elle regarda le matériel scolaire se poser sur les tables. Avec un sourire sarcastique, elle s'avança vers l'une d'elles, non sans souffler un « Que la force soit avec toi le mal coiffé. », en passant aux côtés du Nuncabouc, pour s’asseoir non loin de lui, quelques tables en avant. Sa baguette, qu'elle n'avait jusque-là pas rangée, rejoint l'intérieur de sa poche, la sorcière troquant son arme, contre une autre. Une plume. Trente minutes. Pas une minute de plus. Peut-être, que pour une fois, dans sa scolarité, l'orpheline, essaierait de rendre un devoir digne de ce nom. Et non, un parchemin, rempli de moitié.

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Je briserai mes pensées, pour torturer mon âme. Je me servirai, de ma haine comme une arme. Je ne veux pas qu’on m’aide, qu’on m’aime Je ne ressens rien moi même. Vous pouvez me laisser, j'ai déjà tout risqué j'n'ai plus rien à perdre. J’ai brisé celle que j'étais, pour faire saigner mes larmes. J'ai fait de ma peine une nouvelle arme.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Lun 30 Jan 2017 - 23:01

Quand Morgane avait vu le feuille placardée dans ce qui leur servait de dortoir, elle avait de suite pensée y mettre son nom. Pure folie me diriez vous et même Ariane avait essayé de l'en dissuader, mais le demoiselle était déterminée à le suivre. Après tout quoi de mieux qu'un cours de soutient pour en apprendre plus sur l'art qu'utilisait leurs adversaires. Et puis elle était curieuse d'ens avoir plus sur la magie noire. Pas pour l'utiliser, ça jamais, mais pour savoir mieux se défendre contre ses utilisateurs.

Et non, la demoiselle n'était pas sucidaire loin de là, mais sa curiosité l'emportait toujours. Le jour du cours de soutien arriva bien vite et comme d'habitude, la petite nuncabouc avait mal dormit la veille. Après des ablutions rapide à l'eau froide, la demoiselle sortie de l'endroit qui leur servait de dortoir. Autant dire qu'elle était heureuse de quitter ce taudis. Elle regarda dans son sac de cours et vit que son inhalateur était presque vide. Il allait encore falloir qu'elle retourne voir madame Pomfresh à l'infirmerie. Enfin...si on l'autorisait à le faire. Ce fut donc d'un pas nonchalant et fatiguée que la demoiselle se rendit dans la salle de classe.

La fillette avait appris des plus grands que la salle où ils allaient avoir cours était celle où on donnait les cours de défense contre les forces du mal avant l'arrivée de Vous Savez Qui au sein du ministère de la magie. Une fois arrivée devant la porte, Morgane se figea sur place. Finalement, elle se demandait si c'était une bonne idée de participer à ce cours de soutient. En plus elle était en retard. Elle avait voulu éviter Elisabeth de Hasting. Autant dire que la 5eme année se servait de l'ex- serdaigle pour obtenir tout ce qu'elle voulait. C'est alors qu'Ariane arriva derrière elle et la salua. La demoiselle bafouilla une réponse. Déjà elle n'aimait pas ne pas être à l'heure et en plus, la fillette savait ce qu'elle risquait à être en retard.

Son ainée la rassura et lui proposa d'entrer avant elle. Ainsi elle ne serait pas la dernière et ne serait pas punit. Savoir qu'Ariane était présente rassura et sa détermination revint. La première année rentra dans la pièce et s'excusa d'une petite voix en baissant la tête. Morgane regagna sa place en silence alors que l'apprentie professeur reprennais la parole afin d'expliquer le cours. La référence à Star Wars fit relever la tête de la fillette. Elle compris alors qu'elle allait leur enseigner à se défendre et non à tuer. Cela rassura la demoiselle.

Sa baguette apparu alors subitement devant elle alors que mademoiselle Shafiq venait d'expliquer la partie pratique du cours. La première année n'avait jamais fait de duel à la baguette et n'avait pas vraiment l'occasion de pratiquer la magie. Par chance, elle possédait une excellente mémoire et connaissait ses sorts par coeur. Puis l'apprentie professeur parla de la partie théorique du cours. Décrire la magie noire et la magie blanche.

Morgane se mit à réfléchir quelques minute en essayant de se souvenir de ce qu'elle avait pu lire à la bibliothèque du collège, puis elle prit la plume et commença à remplir son parchemin avec la plus grande attention. Au moins là, elle pourrait gagner des points même si les nuncaboucs n'avaient pas de sablier. Savoir si Carrow allait lire son parchemin lui importait peu. Elle répondrait sincèrement à la question, mais sans montrer qu'elle privilégiait un côté de la magie plus qu'un autre. On leur demandait juste une description et quelques exemples. Elle s'en tiendrait donc à la consigne.


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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Mar 31 Jan 2017 - 12:13

Après l'arrivée de quelques retardataires, le cours débuta. Bien que connaissant la véritable allégeance de la professeur, Edward savait très bien qu'elle ne pouvait pas la montrer ouvertement, encore moins devant le Carrow, solidement posté au fond de la classe, surveillant les faits et gestes de chaque personne présente. Après une brève présentation de ce que seraient ses cours, Astrid annonça le programme du jour. Une partie théorique, suivie d'une session pratique, durant laquelle ils devraient à tour de rôle faire un duel contre elle. L'image de son père gisant immobile aux pieds d'Astrid revint dans l'esprit du petit. Espérons qu'elle retienne ses coups, sinon il ne donnerait pas cher de la peau des élèves.

« Commencez. »

Edward attrapa la plume ayant volé vers lui et inscrivit son nom en haut du parchemin posé sur sa table. Qu'est-ce que la magie blanche et la magie noire ? La question paraissait simple aux premiers abords, mais était en fait incroyablement complexe pour son jeune esprit. Dans l'idée, il savait faire la différence, mais il n'avait pas la moindre idée de comment la définir. Il balaya la salle du regard. Astrid, assise à son bureau, surveillais les élèves en train de gratter le papier. Derrière elle, Alfred le détraqueur s'agitait dans sa cage, cherchant un moyen de sortir se nourrir des jeunes âmes ici présentes. Il n'était pas le seul première année à avoir eu le courage de venir assister au cours. Morgane O'Reilly avait en effet fait une entrée plutôt remarquée, peu de temps après lui. Qu'est-ce qui avait bien pu motiver la jeune Nuncabouc à se jeter ainsi dans la gueule du loup ? Le jeune poufsouffle était cependant soulagé de ne pas être le seul jeune présent, il ne serait ainsi pas trop désavantagé en cas de travaux pratiques en groupe.

Il reposa les yeux sur son parchemin et commença finalement à écrire. L'inspiration lui était enfin venue. Vingt minutes plus tard, peu de temps avant la fin du délai imparti, Edward posa enfin sa plume. Son parchemin en main, il s'approcha finalement du bureau professoral afin d'y déposer son devoir. La traversée de la salle lui parut durer une éternité. À mesure qu'il en approchait, il sentait l'aura du détraqueur l'affecter. La température chutait à mesure qu'il progressait et il senti son esprit se vider de toute pensée heureuse. Dans une moindre mesure que s'il avait été directement confronté à la créature cependant, la cage semblait en atténuer les effets. Il n'avait jamais fait face à des détraqueur, il s'empressa de déposer le parchemin sur le bureau et se hâta ensuite de retourner à son pupitre, essayant de ne pas paraître trop intimidé par la situation. Il n'avait jamais été mis en présence de détraqueur d'aussi près et souhaitait de tout cœur de ne pas avoir à en affronter durant cette année. Aussitôt assis, il attrapa sa baguette et joua machinalement avec, sans produire quoi que ce soit. Il avait beau ne pas connaître beaucoup de sort, l'avoir en main lui procurait un sentiment de sécurité dont il avait bien besoin dans le moment présent. *allez ressaisit toi, elle ne laissera jamais rien arriver de grave dans son cours !* il se donna une baffe mentale et releva dignement la tête, attendant la suite du cours d'un air qu'il espérait serein.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Jeu 2 Fév 2017 - 19:41


Si Astrid s'était attendue à voir des élèves amorphes, elle devait avouer que pour le coup, certaines d'entre eux battaient des records. Deux élèves, en particulier, parvinrent à la surprendre complètement. L'un du bon côté, l'autre... L'autre, s'il osait se repointer dans son cours après ça, elle en faisait de la pâté pour hippogriffe. Trois élèves avaient eu la chance - ou plutôt la malchance - de voir Astrid utilisait l'Avada Kedavra. Elle s'était attendue à plus de... retenue de la part d'un fils de mangemort, qui plus est de Thorffinn Rowles. L'éducation des sang-pur se perdait, franchement... Et Astrid cligna des yeux pendant une bonne dizaine de seconde quand elle le vit passer par plusieurs teintes passant par un blanc crème des plus efficace à un verdâtre le faisant ressemblait à une créature de l'univers du Seigneur des Anneaux. Puis elle avait fait son petit jeu, ayant clairement un sourire en coin en remarquant la réaction, certes disproportionné, mais bien plus efficace que de rester sans bouger, comme un poisson se retrouvant entouré de requin, comme le fit Fawkes, de Abigail Hook. Elle avait ensuite pointé sa baguette en dernier sur le sang-pur, espérant qu'il avait eu le temps de reprendre son Ô Grand Masque de Froideur. Ah.. Visiblement non. Astrid resta bien interdite quand elle vit le gosse tourner de l’œil et s'effondrer sur sa table. Elle alla même jusqu'à lancer un regard à Carrow pour être certaine de ne pas avoir rêvé et vu l'expression - qui aurait été hilarante dans d'autre circonstance - plaquée sur le visage du mangemort... Elle ne rêvait pas.

Par le string en dentelle de Rowena Serdaigle ! Ce gosse était un sang-pur ou une petite fiotte à la Malfoy ?! Bordel. citrouille. Mangemort - qui pour elle était un synonyme du second mot. Détra... Non, Alfred n'aurait pas aimé. Bref. Qu'est-ce qu'elle devait faire ?! Ne pas paniquer, ne pas paniquer, ne pas paniquer... Bon, d'accord, elle paniquait complètement mentalement. Physiquement, elle restait complètement amorphe, la baguette toujours pointé vers le jeune homme. Un toussotement de la part de Carrow, qui avait réussi à reprendre ses esprits plus vite qu'elle, la ramena à la réalité. Elle cligna des yeux, une fois, deux fois.


- Et après il ose me regarder dans les yeux en rentrant dans la classe, lâcha-t-elle froidement.

En deux en trois mouvements, la porte s'ouvrit avec fracas et un Elyas Rowles se retrouva propulsé en dehors de la pièce avec la violence - dans toute sa splendeur - de la Shafiq. Le gamin se retrouva au milieu du couloir, inconscient et Astrid ferma la porte d'un geste sec de la main, utilisant inconsciemment la magie sans baguette. Un soupir plus tard, la demoiselle retrouvant son self contrôle à l'aide des années d'entraînement sous la tutelle de son père, le cours reprit ses droits.

Elle expliqua aux présents - après s'être fait interrompre par de pauvres petits agneaux se jetant dans la gueule du loup - ce qui allait se passer dans le cours, à commencer par la pratique qui n'arriverait que plus tard. Enfin, elle expliqua la partie théorique, distribuant ensuite les parchemins d'un coup de baguette bien placé, avec la précision et l'art que se devait d'avoir une Shafiq.

Assise à son bureau, la belle n'eut le temps de lancer son poignard dans les airs qu'une unique fois avant qu'une élève frappât à la porte de la pièce. Carrow prit les devants et lui grogna d'entrer avec toute la délicatesse d'un dragon ravageant un village moldu. La demoiselle en question pénétra de fait dans la pièce et s'avança vers le bureau où Astrid avait pris place. Une Astrid qui ne regarda même pas qui venait de pénétrer dans la pièce, bien plus concentrée à faire voltiger son jouet mortel, et ne voulant en aucun cas s'importuner elle-même à regarder le visage sans doute boutonneux d'une pauvre gamine se retrouvant avec deux psychopathes et quelque inconscients. Comment Astrid devina que c'était une gamine - certes, d'une quinzaine d'années, mais une gamine tout de même - ? Elle l'entendit parler.


- Désolé pour le…

Astrid réceptionna son poignard et enleva enfin ses bottes du bureau, de manière à pouvoir se redresser. L'adolescente resta figée devant le bureau de l'apprentie telle une statue de l'antique Rome, avant de se réveiller à nouveau et de terminer sa phrase, avec une certaine latence.

- ... retard.

Phillipson tendit un parchemin à Astrid et celle-ci le prit sans même le consulter, observant toujours la demoiselle face à elle comme le ferait un rapace s'apprêtant à effectuer une descente vertigineuse pour attraper sa future proie.

- J’ai un papier que vous a écrit Madame Pomfresh et qui explique la raison de mon retard. Je m’excuse encore une fois, cela ne se reproduira plus.
- La prochaine fois que cela se reproduit, je vous envoie moi-même chez Madame Pomfresh, j'espère que c'est bien clair dans votre petite tête, répondit du tac au tac la sorcière.

Le parchemin, qu'elle tenait du bout de l'index et du pouce de sa main droite, prit alors feu d'un seul coup, et elle lâcha le peu qu'il en restait qui vint se poser avec une délicatesse paradoxale sur son bureau, avant de s'éteindre. Il n'en restait que des cendres. D'un geste sec de la tête, elle intima à l'élève de prendre silencieusement place, avec un regard aussi expressif que meurtrier. Alors que la Shafiq s'apprêtait à retourner à son nouveau jeu dangereux, elle se fit
encore interrompre. Mais... Les élèves étaient tous suicidaires pour la plupart dans ce château ou ils étaient juste trop stupides pour comprendre qu'on n'arrivait pas en retard à un cours de magie noire, surtout quand Carrow se trouvait dans la pièce ?!

- D’solée pour le r’tard, M’dame, dit la nouvelle venue, une Nuncabouc qui avait visiblement un gros problème de locution, qui parvint littéralement à réveiller toute la rage et la frustration d'Astrid, venues à cause de ses foutues inconscients qui lui servaient d'élèves. Y faut faire quoi ?
- La fermer, grogna Astrid en se relevant avec la rapidité dû à son entraînement de mercenaire.

Elle chopa la dernière arrivante par le col et sa main partit d'elle seule se fracasser contre la joue de la pauvre née-moldue. Un regard mi-figue, mi-raisin de Carrow plus tard et Astrid relâcha la pauvre septième année avec brutalité, la repoussant par la même occasion.

- Vous avez déjà de la chance que je ne me serve pas de vous comme cobaye pour expérimenter certains sortilèges trouvaient dans mes grimoires, Miss. Un mot de plus jusqu'à nouvel ordre et je vous arrache les boyaux avec un sortilège de mon cru. ET CECI VAUT POUR TOUS LES ÉLÈVES EN RETARD, J’ESPÈRE QUE C'EST BIEN COMPRIS ?

Respirer calmement. Expiration, inspiration, expiration, inspiration. Penser a quelque chose d'agréable. Ses duels amicaux avec Samuel, de l'Ordre du Phénix, lui revinrent en mémoire et la demoiselle parvint à retrouver une teinte plus pâle que la mort elle-même, après le rouge volcanique qui avait habité ses joues. Toutefois, ses cheveux, qui avaient pris une teinte d'un rouge plus que pétant durant sa crise de rage intense, restèrent ainsi.

- Bien, maintenant que c'est dit, au boulot. Le premier qui parle, j'accroche sa tête sur une pique devant les grilles du château.

Elle lâcha un grand sourire tordu aux élèves, puis se rassit et récupéra son poignard. Un air commença à faire son apparition dans son esprit et la demoiselle, écoutant le bruit reposant des plumes grattant des parchemins, se mit à chantonner sans même véritablement s'en rendre compte. Son poignard faisait toujours des aller-retour dans les airs, alors que mentalement, la demoiselle se mettait à chanter tranquillement une musique aussi sombre que la représentant désespérément. Ce faisant, la belle ne vit pas le temps passer et plus rapidement qu'elle ne s'y était attendu, l'heure de ramasser les copies arriva. Grand bien lui fît que Carrow était là pour la seconder, l'homme se relevant à sa place pour s'approcher des élèves et leur arracher les copies sans même leur demander leur avis, avec un sourire carnassier. Le pas bruyant de l'homme lui fit relever les yeux après une énième voltige de son attraction. Elle pencha la tête sur le côté, tel l'animal curieux qu'elle pouvait être, en l'observant poser les copies sur son bureau, puis repartir avec son même pas lourd vers sa propre place. C'était fou ce qu'il pouvait lui faire penser à un ours. Un ours malade, boiteux et en fin de vie, mais un ours quand même. Clignant des yeux devant sa propre bêtise et sa tendance un peu trop prononcées à se dissiper facilement, Astrid secoua la tête avant de se relever et de frapper dans ses mains, dans l'espoir de réveiller les élèves un minimum. Après tout... C'était l'heure de l'action, la partie préférée de la mercenaire.

- Bien ! Maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves que vous êtes sur vos copies, je vais me faire un plaisir sadique de vous réveiller à ma façon.

Le sarcasme... Ce qu'elle adorait ça. Avec un sourire paraissant psychotique - mais peut-être l'était-il après tout... - Astrid commença à faire les cents pas devant son bureau, après l'avoir contourné. Elle observa les élèves un à un, s'attardant sur chacun d'eux. Son regard pouvait très facilement faire penser à celui d'un tueur en série se demandant qui serait sa prochaine victime.

- Toi, dit-elle, en pointant du doigt le pauvre premier année de Poufsouffle. Tu vas servir d'exemple. Levez-vous, ordonna-t-elle ensuite à tous les élèves... ET PLUS VITE QUE ÇA !

Quand tous les élèves furent debout, la Shafiq déplaça tables et chaises contre les murs, laissant ainsi un large espace dans la pièce. Elle intima aux élèves de s'agglutiner sur les côtés d'un regard, puis commença à tracer deux lignes perpendiculaires d'un bout à l'autre de la salle, de la porte à son bureau. Le couloir qu'elle venait de créer n'était bien évidemment pas là pour rien, mais la demoiselle avait encore trop à faire, pour l'expliquer aux curieux qui devaient sans doute déjà se demander ce qu'elle avait en tête. Elle se plaça ensuite dans le couloir lumineux et bouscula d'un geste de sa baguette Edward à l'intérieur également, avant de parler à toute la classe.

- Je choisirai le passage des élèves un à un. Vous allez tous devoir m'affronter. Les règles sont simples : interdiction de mourir face à moi. Utilisez toute vos ressources. La magie noire est fortement conseillée si vous ne voulez pas finir avec des membres en moins. Abandon ou inconscience, c'est se mettra fin à votre calvaire, mais le premier qui abandonne sans avoir essayé de m'abattre, je lui réserve deux semaines de retenus, tous les soirs, avec le professeur Carrow, qui est parfaitement pour. Enfin... Je vais essayer de ne pas tous vous envoyer à l'infirmerie, c'est promis. Ce serait dommage pour un premier cours.

Avec un sourire, Astrid s'inclina devant Edward, comme le voulaient les traditions sorcières. Elle ne fit aucun geste pour amorcer une attaque, mais prit une dernière fois la parole en attendant que le Poufsouffle se décidât à l'attaquer.

- Le premier qui essaie d'aider un camarade en difficulté face à moi dira bonjour à Alfred. Il rêve de vous faire la bise.

La main tenant sa baguette le long de son corps, Astrid releva la seconde devant sa bouche et bailla, se courbant légèrement vers l'arrière. Elle n'avait visiblement aucune considération pour son adversaire du moment.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Jeu 16 Mar 2017 - 22:44

« Bien ! Maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves que vous êtes sur vos copies, je vais me faire un plaisir sadique de vous réveiller à ma façon. »

Autrement dit, la partie théorique était terminée. Restait à savoir ce qu'elle avait prévu pour la partie pratique, et la présence du détraqueur au fond de la salle n'annonçait rien de bon. Edward se fit tout petit lorsque Astrid passait entre les rang. Son regard glaçant le sang parcourait les élèves, semblant étudier chacune de leurs réactions. « Toi, » avait elle dit en le pointant du doigt. « Tu vas servir d'exemple. » Le petit déglutit. Qu'entendait elle par « servir d'exemple ? » allait-il faire face a la créature ?  Impossible qu'il s'en sorte indemne si c'était ça. Lorsqu'elle en intima l'ordre, Ed se leva et suivit le groupe d'élèves, alors que leur professeur du moment alignait les tables contre le mur, formant un couloir au milieu de la pièce qu'elle délimita par deux lignes tracées à la baguette. Alors qu'elle se plaçait a l'intérieur, Edward sentit une force l'y pousser également. Il se trouvait ainsi, face à Astrid, attendant de savoir à quelle sauce il allait être mangé sous les yeux du reste de la classe.

Après les explications, Ed empoigna sa baguette, d'un geste qu'il voulait sûr de lui. Il n'avait jamais fait ni même vu de duel de sorciers, mais il imita presque inconsciemment le mouvement d'Astrid lorsqu'elle le salua selon la coutume. Le Poufsouffle savait qu'il n'avait aucune chance , mais il n'avait pas le droit d'abandonner, et encore moins l'envie. Mais comment faire lorsqu'on ne connaissait pas de sortilèges offensifs ? Oh il en connaissait des sorts, mais mis à part faire rire l'assemblée, il ne voyait pas trop l'utilité de faire apparaître un bouquet de fleurs. Il y avait toujours le petrificus totalus, mais aucune chance de la toucher, vu comme elle avait terrassé son père peu de temps avant. Étant donné son manque de technique, il devrait user de ses propres forces : La ruse, et l'agilité.. En face de lui, Astrid avait totalement baissé sa garde et baillait ouvertement devant lui, lui laissant une grosse ouverture.

Elle se fichait de lui. C’était le moment de tenter quelque chose, mais il ne fallait pas se précipiter. Une fois qu'il aurait attaqué, il pouvait être sur de recevoir une riposte dans la foulée. Il fallait qu'il trouve une solution de repli. Les tables ayant été écartée, Il n'y avait aucun obstacle derrière lequel se cacher et il ne connaissait aucun sort de protection. Un bref coup d’œil sur le coté lui donna un petit espoir. Les élèves formaient une masse sur le coté, idéale pour attaquer sans être touchable. Sans prendre le temps de réfléchir plus, Edward pointa sa baguette sur Astrid et s'écria « Petrificus Totalus ! » et sans attendre, il plongea sur le coté, essayant de se dissimuler derrière ses camarades. L’atterrissage fut cependant plus brutal qu'il ne pensait. Les lignes lumineuses étaient en fait des barrières magiques l'enfermant dans ce couloir avec son adversaire.

Il massa son crâne endolori sous les pouffements de rires des autres élèves. Visiblement, il devrait changer sa stratégie. Mais comment ? Il voulait briller, montrer qu'il ne se laissait pas faire malgré qu'il ne soit qu'un première année, mais ce défi semblait impossible. Voyons voir... hormis les tables, n'y avait-il vraiment rien dans ce couloir lui permettant de lui procurer une ouverture ? Quelques instants plus tard, un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Il l'avait, sa victoire ! Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il se releva et revint face à Astrid, qui n'avait bougé que d'un pas sur le coté pour éviter le sortilège. Pour jauger ses réactions, Edward envoya un « Expulso ! » droit sur elle, et recula de quelques pas.  Comme il s'y attendait, Elle avait simplement dévié le sortilège d'un mouvement exagérément ample, comme pour dire au petit « vas-y, essayes de m'attaquer ». Le regard du Poufsouffle se teinta d'une lueur de détermination. Il était persuadé que son plan marcherait. Pour en être certain, il envoya encore quelques sortilèges a la suite, toujours en reculant vers le mur derrière lui. Astrid avait bien sur dévié tout ses sorts. Il ne savait pas si c'était volontaire ou non, mais elle avait avancé d'un pas a chaque mouvement, gardant la même distance entre eux. Ce petit détail, Edward, l'avait bien remarqué, il avait même compté la dessus pour la réussite de son plan. Il avait l’œil, le blaireau.

Il leva brièvement les yeux, et pointa sa baguette sur le lustre accroché au plafond, juste au dessus de l'enseignante. « DIFFINDO !» la chaîne supportant le luminaire se cassa, le laissant tomber droit sur Astrid. Tout ce qui se passa après avait duré une fraction de seconde. Edward avait repointé sa baguette sur son adversaire, dans l'attente qu'elle se protège du plafonnier chutant sur elle pour lui lancer un sort de pétrification et ainsi gagner son duel. Mais elle eut une autre réaction. Elle avait levé la tête, fait un pas en arrière, et propulsé l'objet en direction du garçon. Il n'eut pas eu le temps de réagir et fut violemment percuté par l'objet, qui l'avait projeté contre la porte derrière lui.

Edward ouvrit difficilement les yeux. La tête lui tournait. Il sentait un liquide chaud glisser le long de son œil gauche. Sa tête lui faisait horriblement mal. Passant sa main sur son œil, il sentit une plaie ouverte au niveau de son sourcil. Il attendit quelques secondes que ses esprits reviennent. La voix d'Astrid mettant fin au duel résonna dans ses oreilles « C'est bon, tu peux retourner vers les autres. Au suivant »

Le petit se dégagea de sous le lustre, et rejoignit lentement ses camarades en se tenant l'oeil. Il avait mal partout, chaque mouvement était douloureux, mais il était fier de ce qu'il avait fait. Il se demandait cependant comment il allait expliquer sa blessure à Amanda...[/b][/color]

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Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits]

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