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Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits]

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AVATAR : Kaya Scodelario
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MessageSujet: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Jeu 17 Nov 2016 - 13:29


Observant le plafond magique dans la grande salle, la demoiselle était complètement perdue dans ses pensées. Le brouhaha qui régnait en ce début de mâtiné ne l'atteignait guère. Elle avait l'impression de se retrouver enfermée derrière une vitre, qui l'empêchait de réellement prendre conscience de la réalité. D'une certaine manière, seul un sens lui était autorisé ; la vue. Une vue qu'elle avait décidé de plonger dans le faux ciel gris, aux nuages menaçants, miroir de la réalité. Son anniversaire. Un sourire amusé joua sur ses lèvres. C'était son anniversaire.

Carrow, assis à sa droite, observait les élèves, sans un mot. Un sourire sadique était clairement dessiné, avec une belle perfection, sur son visage. Il savait, lui, à quoi consisterait le premier cours de la demoiselle. Elle était certaine qu'il avait placé ce premier cours ce jour-ci, dans l'espoir de lui faire plaisir. Après tout, maltraiter elle-même les élèves était, très certainement, le plus beau cadeau qu'il pouvait lui faire. Selon lui. Selon ses critères. Pour Astrid, elle aurait préféré ne pas avoir à faire ça. Pas aujourd'hui, plus exactement.  

Avec lenteur, elle baissa à nouveau la tête. Sa main vint se poser sur l'anse de sa tasse de thé. Tremblante. Elle était beaucoup trop tremblante. Le masque qu'elle portait à présent était presque parfait. Presque. Il lui restait des faiblesses. De mauvaises, qu'elle ne parvenait à contrôler, pour l'instant. Ses tremblements en était une preuve. Ce n'était pas le froid, même si le climat y était propice. Elle n'avait jamais été frileuse. Non. Elle avait peur. Peur de faire du mal aux élèves qu'elle s'était jurée de protéger. Peur d'aller trop loin et de ne pas leur permettre de se relever. Elle voulait leur apprendre à survivre, mais en était-elle réellement capable ? Elle lâcha un léger soupire, avant de boire une gorgée. Elle reposait sa tasse quand Carrow se tourna vers elle.


- Tu soupires, Shafiq.
- Effectivement, Professeur, répondit-elle du tac au tac. Le temps passe trop lentement. J'ai hâte de commencer.

Un mensonge. Un de plus. Un qu'elle rajoutait sur la longue liste qu'elle avait raconté à l'homme. Un mensonge, un masque, une protection. Un poison qu'elle insinuait lentement, en s'aidant des fils qu'il tirait. Marionnette n'aimant pas sa condition, elle ne se laissait contrôler qu'en apparence. Une chance, pour elle, que le marionnettiste en question était un piètre artiste.

- Il n'est pas encore huit heure. Ton cours commence à neuf heure. Profite-en pour prendre des forces, gamine.

Elle acquiesça, avec un sourire de façade, qui paraissait réel. Elle n'avait pas le choix. Avec des gestes lents, elle attrapa un toast et de la confiture de mures, commençant à préparer son repas. Elle prit le temps, réellement, pour le manger. La boule qu'elle avait au ventre ne l'aidait pas, mais elle se força. Elle se força à le déguster, malgré l'envie de le recracher. Il avait raison ; il lui fallait prendre des forces, réellement, pour ce qu'elle avait préparé. Son repas dura une bonne demi-heure, dans le silence relatif régnant en maître sur le lieu. Sa bulle était revenue d'elle-seule, n'écoutant plus les paroles du mangemort. Il parlait. Ses lèvres bougeaient, mais les sons n'atteignaient plus Astrid. Elle se contentait d'un acquiescement ci-et-là. Une tactique risquait, une écoute visible, un faux-semblant.

La cloche finit par sonner. Nombres d'élèves se levèrent comme un seul homme, pour se diriger vers le premier cours de la journée ; celui de huit heure. Astrid se releva également, pour d'autres raisons. Elle se devait de vérifier que la salle était toujours en état. L'ancienne salle, utilisé pour la Défense contre les forces du mal. Un cadeau de Carrow. Le claquement de ses bottes résonna dans la grande pièce quand elle la traversa. Elle n'accorda aucun regard, ses yeux braqués devant elle, le dos droit et la tête haute.

Les couloirs bondés l’accueillir avec plaisir, à son grand damne. Avec un nouveau soupire, elle dépassa plusieurs groupes d'élèves, ne prenant pas attention à eux. Certains ne se gênaient pas pour l'observer. D'autres, plus vieux, souvent des mâles en chaleur, ne se gênaient même pas pour la reluquer - et la Shafiq se retint de leur envoyer un sortilège de son cru leur faisant passer toutes envies de ce genre. Elle savait que son physique, appréciable, et paraissant plus jeune que ce qu'elle était, ne jouait pas en sa faveur. Elle ravala ses pulsions et garda sa précieuse amie dans son holster. Il n'était pas visible, caché par la manche de son manteau de cuir, habituel, à la coupe quasi-militaire.

Après avoir rapidement grimpé un escalier, la demoiselle longea l'un des couloirs du premier étage, avant d'arriver à la fameuse salle de cours. La sienne. Avec son propre bureau. Elle sortit les clefs que Carrow lui avait donné, s'en servant pour ouvrir la pièce.

Lugubre. C'était sans aucun doute le meilleur terme pour désigner, présentement, la salle qui avait pu paraître si chaleureuse à une époque. Particulièrement avec Remus Lupin. Elle referma la porte, sans un mot. Un patronus sortit de sa baguette, presque de lui-seul, allant se placer à un coin stratégique. Si elle avait remaniait la décoration, elle ne l'avait fait que très peu. Rogue avait clairement un don pour décorer ses salles de manière à dégoûter. Froide et sombre, seulement éclairée par quelques chandelles. Sur les murs, des tableaux étaient accrochés. Magiques, ils montraient diverses personnages souffrants, blessés. Il n'était pas rare d'entendre un grognement. Astrid n'en avait rajouté qu'un, par ailleurs, là où aurait du se trouver le tableau d'ardoise. Une oeuvre immense, où le personnage se rouler sur le sol, gémissant, une douleur sourde l'enveloppant, alors que sa peau s'asséchait lentement, avec une légère fumée le recouvrant. Et, enfin, la "pièce" maîtresse de la décoration. Carrow avait tellement apprécié l'idée, qu'il l'avait aidé à sa capture. Enfermé dans une cage de verre renforcé magiquement, à l'aide de runes de protections gravées, un détraqueur, immobile. Il était placé près des escaliers en spirales montant jusqu'au bureau.

Avec un soupire, fermant les yeux, elle le désactiva. Son patronus s'évapora dans une brume lumineuse. Le froid, mordant. Rien d'autre, la vitre magique était fait pour. Simplement le froid, caractéristique de leur présence, et le gèle, qui commença à recouvrir le lustre et la cage. Avec un frisson, Astrid se détourna de lui, essayant d'oublier sa présence néfaste. Elle avait elle-même testé la solidité de la cage, se faisant renvoyer son propre bombarda - d'où l'absence du tableau pour écrire, qui avait explosé quand elle avait esquivé son propre sortilège.

Elle se secoua. Il n'était plus temps d'y penser. D'un informulé, elle fit apparaître l'heure au bout de sa baguette. 8 heure 49. Les élèves et Carrow n'allait pas tarder à arriver. Elle se retourna, grimpa rapidement les marches en spirale, pour surplomber la salle. Le premier à pénétrer dans l'antre fut le mangemort, qui alla s'asseoir dans le fond, à gauche, sans un mot, ni un regard, après avoir refermé la porte derrière lui. Seul son sourire sinistre témoignait son impatience. Impatience qui commençait à gagner la métamorphomage. Malgré ce qu'elle devrait enseigner, donner des cours... Elle en avait rêvé. Et ce rêve devenait réalité. Pas de la manière dont elle l'espérait, certes, mais elle touchait du bout des doigts un délire qu'elle avait pensé irréalisable, en cette période. Un sourire satisfait orna ses lèvres, embellissant les traits de son visage. Ses yeux, billes lumineuses de différentes couleurs, se posèrent sur le battant. Elle se laissa aller contre la barrière, dans une position nonchalante, ses doigts la tapotant en rythme.

La première sonnerie résonna enfin. D'un geste nonchalant de la main, elle ouvrit la frontière en grand.
Pénétrez donc dans la demeure. Oubliez les merveilles. Découvrez vos propres cauchemars. Le sourire d'Astrid ne disparut pas quand le premier élève entra, signant son accord, pour sa propre souffrance. Dommage que je ne peux pas vous protéger de vous-même.


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SERPENTARD6ème année
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Lun 21 Nov 2016 - 17:49


Une semaine plus tôt,
Club de duel





Un sort. Deux sorts. Une lumière, suivit de plusieurs autres, volèrent au travers de la salle, relativement grande, se répercutant parfois contre les épais murs de pierre, pour venir frapper un mannequin d'entraînement disposé à quelques pas de là. Le dos droit, et la tête haute, Abigail traçait des cercles précis à l'aide de sa baguette, sous l’œil avisé d'Alexandre, qui s'était assit à quelques pas de la sortie. Il ne tenait pas à prendre l'un des sortilèges offensifs que la sixième année, s'était mise en tête de perfectionner. Depuis peu, elle sentait une boule au fond de son estomac. Une colère sourde, qui l'empêchait parfois de réfléchir, et qui lui vrombissait les tympans, à la moindre contrariété. Elle revoyait le visage froid, et la carrure massive de l'inspecteur, qui l'avait presque privé de l'usage de sa main dominante. Parfois, après un effort trop important, elle pouvait sentir une douleur vive, se répercuter dans ses doigts, partant de ses premières phalanges, pour se dissiper jusqu'à son poignet. Une souffrance supportable, mais qui n'en restait pas un rappel à l'ordre, qu'elle prenait la précaution de ne pas ignorer. Rowle fille, l'avait mise en garde. Les jours suivants, la réparation de ses os, allaient être douloureux, et elle devait faire preuve de prudence, pour ne pas les briser de nouveau. Je te hais. Je te hais. Je te hais. Une litanie qui ne cessait de résonner dans son esprit depuis plusieurs jours. Une haine insatiable, qui tendait ses muscles, et brouillait ses sens. Un nouvel éclair vola, et atteignit sa cible, qui manqua de s'enflammer, sous les yeux gris du septième année, qui ne cessait de fixer son amie, s'il pouvait l'appeler ainsi.

« Tu laisses ta colère te dominer Hook. Ça ne te ressemble pas, d'avoir un comportement aussi Gryffondor Tes mouvements sont prévisibles, et tu t'épuises bien trop, pour une dizaine de sortilèges. », lui dit-il, en se relevant, ses mains balayant la poussière sur son pantalon. Les dents serrées, l'orpheline regarder droit devant elle, contemplant les flammes, qui cessaient enfin de lécher le sol carrelé. Elle s'autorisa un soupir de soulagement, et un sourire suffisant qui déforma ses lèvres durant quelques secondes. « Hook. Tu en as trop fait. Encore. », de nouveau la voix de baryton de Korsakov s'éleva, et il s'approcha de la jeune fille à grandes enjambées, la voyant pâlir. D'un geste vague, elle essuya la sueur qui coulait le long de sa tempe. Elle la sentait maintenant. Cette fatigue, presque rassurante, qui alourdissait ses membres, et faisait trembler ses muscles. Une veste épaisse se posa sur ses épaules, couvrant ses bras nus, et couverts de cicatrices. Un bras s’enroula autour d'elle, lui offrant une chaleur réconfortante, à laquelle, elle s'abandonna, en posant son front contre la chemise impeccable du plus vieux, qui devant un tel geste, si peu habituel, ne pû s'empêcher d'être surpris. Et pas forcément, dans le bon sens du terme. « Abigail, écoutes... Je m'inquiète pour toi. Tu n'es plus la même. Et jeJe vais bien. », la voix de la Hook était lasse, comme si le moindre mot lui arrachait les cordes vocales. Une main sur la poitrine, pour calmer les pulsations infernales de son cœur, elle se détacha, pour ancrer ses émeraudes dans les prunelles sombres de son camarade. C'était la deuxième fois qu'il l'appelait par son prénom. La première fois, elle n'avait que treize ans, et était en haut de la tour d'astronomie, dans le but d'y chercher un peu de solitude. Elle en avait eu besoin. Et puis, il était arrivé. Lui avait parlé, durant de longues minutes. Des heures peut-être, elle ne savait plus trop. Mais, durant un instant, il avait réussi à lui faire oublier l'absence de Seth, l'homme qui lui avait offert un ours en peluche enchanté, qui l'avait accompagné pour ses achats, et qui plus tard, la sortirait de l'enfer dans lequel elle semblait prendre plaisir à sombrer. Un oubliator, qui la suivait comme une ombre. Ce soir-là, elle l'avait appelé par son prénom, et il en avait fait de même, leur offrant une trêve passagère, plus que bienvenue.

« Non. Tu ne vas pas bien. N'essaie pas de me le cacher. Je peux peut-être... », il s’interrompit, en la voyant s'éloigner un peu plus, pour se diriger vers son sac en cuir, qui traîner non loin, en compagnie de London. Un soupir de lassitude lui échappa, sans qu'il ne puisse le contrôler. Je vais bien. Doucement, les doigts d'Abigail passèrent dans la fourrure du félin, qui ronronna sous l'attention, avant de venir se blottir contre la main tremblante de la brune. Avec précision, elle détacha ses cheveux, qui cascadèrent dans son dos, pour se mêler aux plis de la veste noire, au demeurant bien trop grande pour elle. « Je vais bien. Alors, cesses de t’inquiéter pour moi. Je n'ai pas besoin d'un chaperon Korsakov. », lui répondit-elle, en pointant sa baguette sur sa main droite. « Ferula. », aussitôt, une atèle se posa sur ses doigts, dans le but de les immobiliser. Elle avait cette habitude dorénavant. « Je pensais que tu étais guérie, que Rowle avait fait son travail. », il s'approcha rapidement, dans le but de voir le bandage qui enserrait les extrémités du corbeau. Devant son manque de réaction, il se saisit de son poignet, pour examiner le bandage de plus près. « Tu m'as menti ? Tu as encore mal, c'est ça ? », son ton était grave, dangereux. D'un mouvement violent et rapide, la Hook se dégagea, pour mieux reculer, ses poings serrant. Fermes là. Et ne me touches pas. Devant sa réaction, le russe se pinça l'arête du nez, les yeux fermés. Par Merlin, qu'elle avait le don de l'énerver. « Bordel de.. », il prit une longue inspiration, avant de la regarder, un voile d'inquiétude assombrissant ses yeux. « J'ai compris. Je ne voulais pas … - il soupira, en la montrant d'un geste vague de la main – enfin, tu vois. Viens, on va se mettre au chaud dans la salle commune. », il lui offrit un sourire en coin, en la prenant par les épaules, leurs deux sacs sur son épaule libre.

Le silence se fit. Ils avaient l'habitude. En passant dans le hall d'entrée, ils aperçurent la silhouette reconnaissable des Carrow, en compagnie d'un élève, aux couleurs de la nouvelle maison. « Professeurs. », les salua le Serpentard, avec un sourire de façade, en encourageant Abigail a en faire de même, en serrant un peu son bras. Ce qu'elle ne fit pas, ses émeraudes s'étant fixés sur le Nuncabouc, qui tremblait de tout son sou. Il était mort de trouille. Elle le sentait. Qui n'aurait pas peur, face à ses deux tarés ? Toi, espèce d'idiote. Le jeune garçon, un troisième année, sûrement, lui lança un regard, en articulant un appel à l'aide, qu'elle fit semblant de ne pas entendre, en détournant son visage, pour le tourner vers le couloir qui les mènerait aux cachots. « Nous vous souhaitons une agréable soirée professeurs, au plaisir d'assister à l'un de vos cours. », sa voix était arrogante, d'une suffisance, qui donna presque la nausée à la verte et argent, qui ne broncha pas, quand il l'entraîna à sa suite, la plaquant contre son torse, pour l'empêcher de faire le moindre commentaire. Elle ne la supportait pas. Cette hypocrisie qui régnait en maître depuis la montée au pouvoir du seigneur des ténèbres. Dans leurs dos, elle entendit la réponse des deux adultes à leur intention, « Bonne soirée à vous également. », une voix doucereuse, suivit d'un gémissement de douleur, qui se transforma bien vite en cris. Bordel. « Tu veux survivre Abigail ? Alors, manges leur dans la main, et ils te laisseront en paix. Je ne tiens pas à ce que tu sois la prochaine personne, qui rejoindra les rangs de ces sangs-de-bourbes. », elle grimaça à l'insulte, les épaules tremblantes. Elle n'était pas une rouge. Elle n'avait pas le sens de la justice. De la paix. La survie, était la seule chose importante pour le moment. Mais, il en restait, qu'elle avait eu l'impression de recevoir un coup-de-poing dans la poitrine, quand elle avait rencontré le regard apeuré de ce gamin, dont elle ne connaissait pas le nom. Durant longtemps, elle avait eu le même. « Ouais. », murmura-t-elle en retour, en serrant les pans de la veste, pour contrôler les spasmes qui secouaient son corps frêle. citrouille. citrouille. Et re citrouille. Je vous hais. La colère remonta, alors qu'ils pénétraient dans la salle commune, déserte à cette heure de la journée. Tous étaient sûrement dans les dortoirs.

Une fois à l'abri des regards indiscrets, Abigail se dégagea avec une violence que l'on lui connaissait peu, et la pointe de sa baguette, s'enfonça dans les côtes d'Alexandre, les pupilles dilatées sous la rage. Une rage qui ne cessait de parcourir ses veines depuis déjà plus d'une semaine. « Plus jamais tu me fais ce coup-là Korsakov. Je n'ai pas besoin que tu te la joue protecteur, ce rôle-là ne te va absolument pas. Tu lèches bien les bottes, ça, tu sais faire, t'as de l'entraînement avec ton père, hein ? », avant qu'il n'ait le temps de répondre, elle enchaîna d'une voix acide, « Tu mijotes ce que tu veux avec les Carrows, couche avec elle, si ça te fait plaisir, ça ne me regarde pas, mais ne m'y mêle pas, en me balançant tes leçons de morales à la con, sur la survie. Qu'est-ce que tu sais de la survie ? Tu ne sais pas ce que c'est. », elle se recula, pour s'avachir dans le canapé en cuir vert foncé, le souffle court, et les yeux fixés sur le plafond. « C'est bon, tu as vidé ton sac ? Tu te sens mieux ? Alors, on va pouvoir parler sérieusement. Tu vois l'affiche là-bas ? », il pointa le panneau, qui avait il y a peu, acceuillit l'annonce pour le tournoi de Bavboules. Drôle de souvenir. Avec un haussement d'épaule, elle l'encouragea à continuer, redevenu plus calme. « Shafiq, l'assistante de Carrow, organise un cours de soutien en magie noire. Tu devrais t'inscrire. C'est quatre ou cinq par maison, je ne sais plus. Mon père m'a parlé d'elle. Enfin.. -Il se gratta son début de barbe de trois jours, en venant s'installer aux côtés de son amie, les pieds posés sur la table basse- de sa famille plutôt. Me lance pas ce regard, tu veux, tous les sangs-purs se connaissent. », il lâcha un rire en apercevant l'air mi-figue, mi-raisin de sa camarade, qui arqua un sourcil.

- Viens en aux faits tu veux, lui murmura-t-elle, en croisant les bras, la nuque reposant contre le dossier.

- Pour faire simple, je pense qu'il ne serait pas idiot, que tu t'inscrives à son cours. Tu es douée en duel Abigail. Je connais un peu leurs méthodes, et elles pourraient te plaire, dit-il distinctement, en croisant les bras à son tour, ses chaussures d'uniformes tapant contre le vase, qu'avait installé une première année depuis quelques jours. Un hommage à leur seigneur adoré qu'ils disaient. Et puis, je suis sûr, que ça pourrait te faire du bien, de taper sur une cible vivante, comme au bon vieux temps. Il n'y aura pas d'argents à la clef, mais je t'offre un verre, ou deux, ou trois, enfin, autant que tu veux, si jamais tu ressors en un seul morceau de la salle, et qu'en plus, tu te sens mieux. Tu en dis quoi … On prend les paris ?, il lui tendit sa main, avec un regard entendu.

- T'es vraiment con. Mais, je ne dis jamais non à un pari. Surtout, quand je suis sûre de le remporter, elle serra sa main, avant de se diriger d'un pas un peu hésitant vers le parchemin, sur lequel se trouvait déjà quelques noms. Rowle. Encore, et toujours ce nom. Quelques jours auparavant, il avait trouvé judicieux de venir lui demander son aide pour un de ses devoirs. L'étude des runes. C'était sa spécialité. Plus qu'une matière, il s'agissait d'un art à ses yeux. Néanmoins, elle n'avait rien d'une Serdaigle, et ne l'aiderait sûrement pas gratuitement. Décidément, les Rowle me poursuivent ces derniers temps. Une blonde et sa brune. Le reflet dans un miroir. Le corbeau chassa les images de l'infirmerie de sa mémoire, en secouant vivement la tête de droite à gauche, avant de tendre sa main en arrière. Une plume s'y déposa, tandis que la silhouette plus imposante du sang-pur, qui appuya son coude contre le mur, pour mieux la dominer, collant son torse contre le dos, et l'arrière de la tête de la brune. « Tu veux que je te l'écrive, ou tu es assez grande pour le faire toute seule ? », il se fiche de moi ?, un coup de coude dans l'estomac lui répondit, ce qui le força à se reculer dans un éclat de rire, qui se répercuta dans le silence. Avec finesse, elle inscrivit son nom et son prénom, ainsi que son année, avant de se diriger vers son dortoir, lançant la plume couverte d'encre, ainsi que la veste de costume à son homologue, qui les rattrapa au vol. « Dors bien Hook, embrasse Stevenson pour moi. », sans dénier répondre, elles s'engouffra dans les quelques marches qui la mènerait à un semblant de calme, London la suivant de près.


01 Octobre 1997,




L'ombre. Elle était là, sur ses talons. Elle la poursuivait. Abigail courus en ligne droite, la tête baissée, dans le bus d'esquiver les branches crochues, qui semblaient pouvoir lui lacérer la peau, aussi aisément, que des griffes. Elle l'entendait dans son dos. Ce souffle rauque, ce murmure incessant, qui l'appeler à regarder en arrière. Mais, elle ne s'arrêta pas. L'adolescente sentait l'air frais de l'hiver piquer sa peau, la terre sous ses pieds, étaient sèches, recouvertes de bois, et de feuilles mortes, qui craquaient à chacun de ses pas. Un pas, qu'elle voulait aérien. Rapide. Sautant au-dessus d'un tronc d'arbre, elle continua sa course, pour dévaler un dénivelé, les rochers s'y trouvant, cognant ses genoux, et ses coudes, qu'elle levait pour protéger son visage. La pente descendue, elle s'élança sur la plaine désertique, et plongée dans l'obscurité, où seul le rayon de la Lune éclairait son chemin. Le cœur battant la chamade, elle s'arrêta, le temps de reprendre son souffle, qui avait disparu de ses poumons depuis de longues minutes. Lentement, elle tourna son visage en direction de la forêt, qu'elle venait tout juste de quitter, plier en deux, son bras passant sur son ventre, pour rejoindre ses côtes douloureuses. Il ne s'écoula pas une minute, qu'elle la vit. Une ombre, d’apparence humaine. Une silhouette fantomatique, qui flottait. Doucement, la créature descendit la grande pente, à cause de laquelle, la jeune fille, avait failli se briser les os, et s'avança en direction de la Hook, qui se redressa, les muscles tendus. Tu ne m'auras pas cette fois. S'attendant à une attaque, elle sortit sa baguette de sa manche de pull, et la tendit en direction de son adversaire.

« Bombarda ! », le sort fusa, et explosa la pierre qui se trouvait dans le dos de l'étrange chose, qui tendit une main crochue en direction de la Serpentard, qui eut le réflexe de reculer de plusieurs pas, tout en préparant sa prochaine attaque. « Confringo ! », l'arbre mort fut atteint, et éclata sous le sortilège. Tout en reculant, elle pointa l’artefact vers le sol, en ne quittant pas son agresseur des yeux. « Incendio ! », elle traça une ligne devant elle, formant ainsi une ligne de feu, qui la sépara temporairement de la chose. « Stupefix ! Immobilis ! Impedimenta ! », sa voix était forte, déterminée, alors qu'elle traçait effectuait rapidement les gestes nécessaires. Mais rien ne semblait marcher. citrouille. Baissant sa baguette, elle cessa de reculer, en voyant la forme traverser le feu, que la sorcière venait de créer. Essoufflée, tant par sa course, que par les sorts qu'elle venait de lancer, elle fonça sur l'ombre, dans le but de lui donner un coup de pied, derrière ce qui semblait être ses genoux, mais une poigne de fer l'enserra au cou, l'empêchant de respirer. Ses pieds ne touchèrent bientôt plus le sol. La douleur. Et le vide.


Abigail se réveilla en sursaut, avec un hoquet de stupeur, suivit d'un gémissement plaintif. Assise, les yeux regardant partout, la panique tendant encore ses muscles, qui se voyaient à travers sa peau couverte d'une pellicule de sueur, elle mit plusieurs minutes avant de réaliser qu'elle se trouvait dans son lit, et que le soleil n'était pas encore levé. Un sanglot s'échappa de ses lèvres, sur lesquelles, elle plaqua sa main, dans le but d'en étouffer tout bruit involontaire, et son corps frêle se convulsa violemment, la bile remontant le long de sa trachée. Elle la sentait encore. Cette étreinte froide, morbide autour de sa gorge. Les griffes, aussi tranchantes que des lames de rasoir, qui lui rentraient dans la poitrine, déchiquetant ses organes, et ses veines. Elle est là. Je le sais. Son poing se serra, tandis qu'elle tendait sa main vers sa table de chevet, dans le but d'y trouver sa baguette. Elle n'était pas là, ce qui ne fit qu'accentuer la terreur de la sixième année. Les ombres. Elle les entendait. Partout. Partout. Partout. Là. Là.

« Abby ? Ça va ? », souffla la voix ensommeillée de Ruth, à quelques lits de là. Un halètement lui répondit, ce qui fit émerger la blonde. Elle se dirigea à pas de loup en direction de la couchette de la brune, qui s'agitait dans tous les sens, ses doigts se crispant sur le briquet qui se trouvant sur le meuble. « Encore ce cauchemar hein ? Tu veux que je réveille Absynthe ? », sa voix s'était faite plus douce, tandis qu'elle posait sa main sur l'épaule nue, et gelée de sa camarade. Ressentant le contact, l'orpheline sursauta, et tourna enfin son visage dans la direction de Ruth, leurs regards se croisant. « Je ... », la voix de la Hook ressemblait à un son étranglé, rauque, sortant d'un autre monde. Un monde où elle s'était perdue, une fois de plus. « Je vais te chercher un verre d'eau, essaie de te détendre un peu. », Rosenbach se détacha, pour s’emparer de la carafe d'eau, que les trois filles gardaient toujours à porter de main. « S'il te plaît. Ne dis rien à Absynthe. », lui demanda Abby du bout des lèvres, en dégageant enfin sa bouche de sa main, ravalant la bile qu'elle avait manqué de recracher. Moins d'une minute plus tard, un verre d'eau fraîche se trouvait dans la main tremblante de la brune, qui persistait à regarder sa couverture. Une gorgée. Deux. Trois. L'eau l'apaisa, comme si elle engloutissait sa peur en même temps que le liquide. « Tu te sens mieux ? », une question, devenue naturelle. Elles n'étaient pas proches, et ne le seraient probablement jamais. Mais loyauté oblige, Ruth restait à ses côtés après l'un de ses cauchemars, quand la brune ne voulait pas inquiéter sa seule amie. Alors, elles faisaient des compromis. Une aide, contre une autre, si l'on peut dire. Même si elle ne l'appréciait pas outre mesure, elle reconnaissait en Ruth, quelqu'un de profondément dévouer à celles et ceux de sa maison. Alors, au fond d'elle, elle ne pouvait s'empêcher de lui en être reconnaissante. « Ouais. Ça va. Merci. », elle posa le verre sur sa table de chevet, en passant une main sur ses yeux. « Quelle heure il est ? », la blonde regarda sa montre, en luttant pour ne bâiller à s'en décrocher la mâchoire. « Il est cinq heures. On a encore deux heures de sommeil. On ferait mieux de se rendormir un peu. », sans un mot de plus, Ruth quitta le lit de sa camarade, pour rejoindre le siens, où elle se rendormit presque aussitôt.

Plus calmement cette fois-ci, Abigail tendit la main vers sa table de nuit, cognant son pouce contre sa lampe. Ses doigts touchèrent la surface lisse du dos de son zippo, et finalement, se posèrent sur le bois de sa baguette. Elle s'en saisit avec délicatesse, en la portant à quelques centimètres de son visage. « Lumos. », souffla-t-elle contre l’artefact. Un sourire étira ses lèvres, quand elle vit la lumière s'allumer. Douce. Chaleureuse. D'une blancheur qui se voulait tamiser, pour ne réveiller personne. C'est donc sur la pointe des pieds, avec un livre sous le bras, habillée de son short, et de son débardeur Nirvana, qu'elle se faufila jusqu'à la salle commune. À l'aide de son briquet, elle alluma l'une des bougies qui traînait sur la grande table. J'ai quelques heures à perdre. Enroulée dans sa veste à capuche, qu'elle avait volontairement laissé traîner sur le fauteuil, elle sortit une cigarette du paquet, qu'elle ne quittait jamais. La cigarette fumante, elle commença à tracer des runes sur une page vierge. À mesure qu'elle les dessinait, elle sentait les dernières tension de ses muscles s'apaiser, jusqu'à ce qu'elle soit complètement détendue. Le temps s'écoula sans que la sixième année ne s'en rende véritablement compte. Ce n'est que lorsqu'elle vit les plus matinaux pénétrer dans la pièce, qu'elle retourna dans le dortoir. Elle y trouva ses camarades encore endormis, ce qui lui arracha un sourire en coin, quand ses yeux se posèrent sur Absynthe, qui portait son pyjama dragon. Abby se dirigea vers le lit de son amie, et remonta la couverture qui avait glissé, pour qu'elle soit jusqu'au menton de la vipère. Voilà qui était mieux. Étouffant un bâillement, l'orpheline prit quelques affaires dans sa malle, avant de se diriger vers la salle de bains. Comme à son habitude, elle ne s'y attarda pas, préférant de loin la fraîcheur des couloirs, à la chaleur étouffante de la vapeur d'eau. Vêtue comme à son habitude, d'un jean troué, qui faisait passer ses jambes pour des baguettes, sa chemise blanche, trop grande pour sa stature, assortit de sa cravate verte et argent, qu'elle camoufla à l'aide de son sweat à capuche à l’effigie de Nirvana. Un groupe qu'elle appréciait tout particulièrement. Docs aux pieds, c'est d'un pas rapide, qu'elle sortit du dortoir, non sans oublier de saluer Absynthe et Ruth de la main, et de caresser London, qui dormait paisiblement sur son lit, avant de s’engouffrer dans les corridors sombres et froids des cachots.

Huit heures. Il n'était pas encore l'heure pour elle d'aller au cours de soutien. Pourquoi je me suis inscrite déjà ? Ah oui, Korsakov. L'allure soutenue, et les mains dans les poches, Abby entra dans la grande salle, presque vide de monde. Qu'elle trouvait cela agréable. Pas de bruits incessants. Ce n'était pas pour rien, qu'elle n'assistait à presque aucun des repas de la journée. S'installant à la table de sa maison, elle se servit un bol de porridge, et un verre de jus de pomme, qu'elle sirota, en lançant quelques coups d'œil au peu de personne présentes. Deux Serpentards. Un Poufsouffle. Aucun Gryffondor, voilà qui n'est pas étonnant, et quelques Serdaigles, qu'elle ne prit pas la peine de compter. Profitant du calme ambiant, elle sortit un livre de son sac. Alice au pays des merveilles. Voilà un ouvrage qu'elle ne se lassait pas de lire. La folie. Et l'étrange. Un monde qui lui convenait plus que ce qu'elle s'imaginait. Le nez dans les pages, mangeant à son rythme, elle ne vit une fois de plus, pas le temps passer. C'est à 8h40, qu'elle repoussa son bol, en saluant Alexandre qui était venu s'installer face à elle, sans dire un mot, si ce n'est un « Bonjour », poli, mais renfrogné. Il semblait de mauvaise humeur. Enfin, elle ne s'y attarda pas, lui rendant ses salutations aussi sèchement que d'habitude. Le laissant à sa morosité, Abigail regagna les couloirs, pour la deuxième fois de la journée, marchant en direction de l'ancienne salle de cours, servant à la Défense contre les forces du mal. Elle n'avait pas de mauvais souvenirs dans cette classe. Enfin, si l'on ne compte pas sa quatrième année, où un crapaud entièrement vêtu de rose, et ayant un drôle de penchant pour les chats et le thé, les avait forcé à ne pas utiliser leurs baguettes, et à étudier un livre, que la jeune fille, avait cru pour sorciers débutants. Enfin, c'est comme cela, qu'elle imaginait les livres initiatiques, des enfants grandissants dans des familles sorcières. Je les envie. Je les enviais plutôt. Neuf heures sonnèrent. Debout face à la porte depuis presque dix minutes, la sixième année ferma les yeux, avant de regarder aux alentours. Elle était en avance. Tant mieux. Levant la main gauche dans le but de frapper, quelle ne fut pas sa surprise de voir la lourde porte en bois, coulisser. Depuis quand j'ai ce genre de ... ? Ah oui.

- Je peux entrer ?

Sans attendre de réponse, elle pénétra dans la salle, ses yeux se posant instinctivement sur les runes en bas des escaliers. « Bonjour. », lança-t-elle à l'intention de l'assistante, qui s'était posée non loin de là, contre la barrière. Avec un signe de main, elle descendit les escaliers en colimaçon, traînant les pieds à chaque pas. Elle se faufila entre les tables, les frôlant du bout des doigts, elle salua Carrow de la tête. Si tu veux survivre, lèche leur les bottes. Ouais, ben je ne peux pas. La nostalgie l'envahit, mais l'adolescente la dissipa en secouant la tête. C'est du passé. La paume de sa main s'abattit sur la table couverte de poussière, et elle alla se poster vers l'un des coins de la salle, là où elle pourrait observer ses camarades en silence, cacher par l'ombre tant terrifiante, qu'utile. Pas question de se mêler à eux, sauf en cas de nécessité. Je ne suis pas là pour sociabiliser. D'un coup de baguette, elle remit une atèle à sa main, avant de croiser les bras, son pieds tapant le sol en rythme. Une musique. Come as you are. Il ne restait qu'à espérer, que les autres ne tarderaient pas. La présence de deux adultes aux allures de psychopathes, ne l'angoissaient pas plus que de raisons, mais, il n'en serait peut-être pas de même pour les autres. Ceux qu'elle ne connaissait pas forcément, et qu'elle ne souhaitait pas connaître non plus. Cela n'a aucune importance. Je vais ressortir de ce cours, gagner mon pari, et faire en sorte de me déchaîner. Survivre hein ? Qu'est-ce que tu en sais Korsakov ? Je vais survivre, tu vas voir.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits] Lun 28 Nov 2016 - 0:49

Lana avait cru à une blague de sa part lorsque le jeune homme l'avait informé de son heure de soutien. Au début, elle avait cru à une énième punition des Carrow et lui avaient demandé ce qu'il avait fait, ce qu'il n'avait pas fait, ce qu'il était censé avoir fait, bref, l'excuse trouvée pour garder un Nuncabouc dans une salle afin de passer ses nerfs sans raisons particulières.
Et puis elle l'avait simplement insulté de Taré. A quoi jouait-il en venant à un cours de soutien en magie noir ? C'était tendre la baguette pour se faire Doloriser, comme elle disait.
A quoi jouait-il...? Wayoth ne savait pas trop. Ce n'était pas l'espoir idiot de se faire bien voir ou encore la charmante idée de foutre un joyeux bordel dans un cours afin de destabiliser le système instauré par les Mages Noirs. Alors quoi ? La réponse était pourtant simple, quoique camouflée sous un blason mauve et gris. Ce n'était pas en lui interdisant l'accès au dortoir de sa maison qu'un Serdaigle perdait sa soif de connaissances et, aussi suicidaire que cela puisse paraître, le jeune homme espérait beaucoup de ces cours de soutien.
En soit, il s'était révélé plutôt bon dans les cours officiels -quand il ne servait pas de cobaye, bien entendu-, mais un Nuncabouc ne devait pas se faire remarquer, alors le décoiffé s'était appliqué à camoufler ses compétences pour n'obtenir qu'un Acceptable de justesse à un exercice de cours. Un né-moldu doué en magie, et magie noire de surcroit ? Quelle idée. Le sabotage de ses aptitudes semblait payer étant donné qu'il était de moins en moins choisi pour les démonstration par le Mangemort qui jouait le professeur. En revanche, la marque à son cœur était toujours aussi douloureuse et le jeune homme hésitait à rendre visite à Pomfresh : il avait entendu parler de la jeune Rowle qui la remplaçait de temps à autre et il ne tenait pas à se faire empoisonner accidentellement par une fille de Mangemort. C'était également la raison pour laquelle il n'avait pas osé se montrer en soutien pour les potion alors que, depuis une certaine expérience, il mourrait d'envie d'en savoir un peu plus sur les pratiques de cette discipline. Mais mourir d'envie n'était pas un argument suffisant face à la possibilité de mourir tout court, du coup il avait abandonné l'idée.

Tête à même le sol, le coyote battit des paupières pour dévoiler ses deux iris vert de gris et échappa un énorme bâillement finissant dans les aiguës tandis qu'il se redressait pour s'ébrouer. Oreilles aux aguets, l'animagus écoutait les plaintes du fantôme des toilettes des filles qui rabâchait une histoire au sujet d'une certaine Olive qui se moquait de ses lunettes. Roulant des yeux, l'animal soupira en balançant son train arrière en l'air, queue tendue, pour s'étirer en attendant de pouvoir sortir. Alors certes, il avait les jérémiades de Mimi, l'odeur des toilettes et le froid du carrelage, mais il fallait comparer aux combles glacées avec l'arrivée d'un octobre frigorifique, les discussions et plaintes des autres mauves et gris et l'odeur de transpiration allié à une imposante couche de poussière qui déclenchait un concert (en ré mineur) d'éternuement dans les dortoirs mixtes.
Aussi, les toilettes des filles du deuxième étage lui semblait un palace. De plus, avec la fourrure qui l'habillait, il ne craignait pas le froid. Il avait toujours sût s'endormir par terre lors de soirée -sans commentaires- et appréciait de plus en plus sa forme canine. Il commençait à mieux le comprendre et il lui était même arrivée de passer des nuits dehors : il y avait un vieux terrier dans la forêt -à l'odeur, il avait appartenu à un blaireau- assez spacieux pour y dormir sous forme animagus et, soit dit en passant, plutôt confortable. Le seul problème qu'il pouvait y avoir était que, à passer son temps en coyote, il oubliait qu'il était humain et, plus précisément, élève. La veille, il avait oublié la métamorphose pour courir après un lapin. Du grand n'importe quoi. En revanche, et ça c'était non négligeable, les Détraqueurs n'étaient pas un problème. Il s'était même étonné de pouvoir venir les observer d'aussi près sans qu'ils puissent le repérer et lui faire du mal. Grisé par cette découverte, il avait trottiné derrière d'un des manteaux noirs durant un bon quart d'heure avant de se lasser.
Et d'aller glapir après un chat sauvage.
On ne se refaisait pas.


Les yeux clos, l'animal inspira alors qu'une multitude d'aiguilles semblaient s'enfoncer dans tous les pores de sa peau. Ses os brûlaient agréablement et sa colonne vertébrale était si douloureuse que l'hybride montra les dents tandis que la métamorphose prenait fin. Accroupi dans sa cabine, Wayoth se redressa en faisant craquer ses genoux et poussa la porte verte pour gagner les lavabos sous lesquels reposaient ses vêtements. Pieds nus, il gagna le miroir qui lui faisait face et passa une main sur ses joues. On ne pouvait pas parler de barbe naissante, non, mais ci-et-là des poils bruns -et parfois blancs ou tirant sur le roux- fleurissaient, prouvant que la puberté était passée par là. Le regard vert de gris descendit sur le torse nu où un bandage cachait tant bien que mal une plaie infectée qui commençait à puer la mort à cause du sang coagulé. Il retira le linge pour dévoiler la blessure et la nettoya du mieux qu'il put : une fois le sang retiré, on pouvait clairement lire "Mudblood" au cœur. Fasciné par les lettres sanglantes, il se jura d'attendre que son état s'améliore avant de l'encrer, comme la marque de l'AD laissée par la plume d'Ombrage. En attendant, il sortit la baguette de 29cm de sa cachette -c'est à dire, un autre bandage qu'il avait en haut de la cuisse droite- et replaça son caleçon avant de pointer le bois de charme sur le bandage souillé qui redevint propre. Il l'enroula consciencieusement et revêtit sa chemise, son pantalon et son ancienne robe de Serdaigle dont la couleur avait changée : le bleu avait fait place au mauve. Et, après s'être appliqué à sa toilette et coiffé un minimum ses cheveux -vous y croyez ?-, Wayoth vérifia l'heure à sa montre moldue dans une poche et se hâta de rejoindre la salle de classe. Il n'avait pas faim : un peu plus tôt dans la nuit, il avait fait une étape "arrêt cuisine".

L'exercice quotidien d'un Nuncabouc consistait à baisser les yeux en présence de sorciers méritant d'être dans cette école, ne pas adresser la parole aux autres et se faire le plus discret possible. Rien de bien compliqué pour l'ex-Serdaigle qui avait tenu le rôle du snobe-coincé durant (presque) six ans : aux yeux d'un grand nombre d'élèves de l'école, il n'existait déjà pas. A vrai dire, porter cette insigne n'avait fait que le rendre plus visible.
Un froid saisissant lui coupa le souffle alors qu'il poussait la porte grinçante de la salle où le cours devait se dérouler. Un petit nuage blanchâtre s'échappa même de ses lèvres alors qu'il restait figé dans l'encadrement de la porte, regard bloqué sur une silhouette encapuchonnée, non loin de l'escalier réservé à l'accès du professeur.
'Tain. Ces profs étaient de plus en plus tarés. Poudlard avait déjà des airs d'Azkaban, pourquoi compléter le tableau avec la présence d'un de leur gardien ? En parlant de tableau, Wayoth croisa le regard d'un personnage soumis au sortilège de l'Imperium et c'est ce qui le fit bouger. Pénétrant dans la salle tout en regrettant sa forme animale, il ferma les poings et frotta ses doigts. Un simple hochement de tête, le regard sur le sol. Ne pas parler. Il n'en était pas digne, selon certains. Aussi silencieusement que son pas lui permettait, il s'approcha de l'apprentie de Carrow, sauf qu'en gardant le regard bas, il avait le nez sur la poitrine de la jeune femme. Redressant légèrement son mètre quatre-vingt dix tout en déviant le regard sur la gauche, l'adolescent fit de nouveau un salut de tête.

- Bon- saloperie de voix enrouée Bonjour, Miss. Ai-je le droit de bénéficier de ma...de la baguette qui m'a été prêtée pour l'exercice d'aujourd'hui ? Le professeur Flitwick devait vous la transmettre, je crois. Enfin, il avait émis cette possibilité, mais si ce n'est pas le cas, alors j'ai dû mal entendre.

Parce que tout était de sa faute, évidement.
Et mon c*l, c'est aussi de sa faute...
Le brun releva brièvement les yeux, assez pour avoir le temps de constater que les iris de son interlocutrice n'étaient pas identiques, puis il darda son regard sur ses mains croisées. Après la réponse de la jeune femme, il fit demi-tour pour rejoindre le fond de la classe -et ainsi s'éloigner du Détraqueur-, mais la présence de Carrow dans ce coin l'en dissuada. Clignement de cil, il s'arrêta en devinant une autre silhouette dans la pénombre. Comment avait dit Stevy ? Ab...Abby ? Mais comment ? Hood. Non. Hoop. N'importe quoi. Ah ! Hook. Voilà.
Nouveau hochement de tête et le Nuncabouc s'installa à quelques pupitres avant la brune. Ne pas se mélanger, ne pas approcher les sorciers.
Il avait été vachement con de s'inscrire à ce cours. Saloperie de Serdaigloirdise !



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[ 1 Octobre 1997 ] Cours de Magie Noire


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Flash Back

* Quelques jours plus tôt *

Une douce mélodie résonnait en pleine après-midi au sein de la salle réservée pour le club d'art. Il y avait très peu de membres la composant et Elyas se trouvait souvent être le seul à y passer du temps régulièrement. C'était un endroit parfait pour ce dernier, le silence était maître dans cette pièce et il pouvait y travailler en paix, solitaire. Autre avantage non négligeable pour le Rowle, il pouvait s'occuper d'autres affaires importantes en même temps sans que l'on ne le soupçonne de quoi que ce soit. Le jeune homme s'arrêta brusquement de jouer en terminant sur une note stridente lui arrachant un rictus contrarié. Il lança un regard exaspéré sur la lettre qui se trouvait à quelques pas de lui, dépliée et posée sur une des chaises composant la place. Un soupir traversa ses lèvres alors qu'il fermait les yeux et reposait lentement son violon sur le coussin à ses pieds. Levant la tête vers le plafond et tenant son nez entre les doigts de sa main droite, Elyas reposa à nouveau son regard sur le papier. Il croisa les bras sur sa poitrine et fit quelques aller-retour dans la pièce tout en réfléchissant à ce qu'il venait de lire ainsi que la promesse qu'il avait fait à Tim. Il sortit la baguette de son père et lança des sortilèges de protection avant de se détendre légèrement.  Il avait décidé de s'inscrire au cours de magie noire qui avait été proposé pour voir ce qui pouvait être intéressant à apprendre mais Elle semblait y être opposée dans une certaine mesure, sûrement inquiète qu'il ne revienne pas entier.

Il avait promis à Tim qu'il ne s'y enfoncerait pas trop, ce n'est pas pour autant qu'il n'assisterai pas à certains cours de cette matière qu'il affectionnait. Après tout, il avait été élevé entourer de cet art bien précis. Une bonne remise à niveau ne pouvait pas lui être néfaste en plus de pouvoir s'exercer à la pratique, chose qu'il ne pouvait pas toujours se permettre de faire dans l’enceinte de Poudlard. Il décida finalement de mettre dans un coin de son esprit ses pensées parasites et de reprendre l’entraînement qu'il avait commencé ayant fait une petite pose artistique entre deux. Il sentait que les prochaines nuits n'allaient pas être des plus reposantes. Quoi qu'Elle en dise, le sommeil était un frein problématique pour sa progression... Il prenait certains week-ends pour se reposer au maximum mais, en dehors de ça, il ne s'accordait que quatre à cinq heures de sommeil par nuit voir moins quand il butait sur un sujet. Il s'assit donc à même le sol, près du coussin et prit entre ses mains un livre qui était posé sur une des multiples piles qui l'entourai, bien revoir les bases des duels, de la magie noire et de la stratégie en rapport avec l’utilisation de son environnement ne serai pas de trop pour la leçon à venir. Concentré, l'adolescent repris sa lecture là où il l'avait abandonné un peu plus tôt.

Fin Flash Back

Le jour J était enfin arrivé. Pour une fois, Elyas s'était accordé un sommeil presque complet pour être en pleine forme pour l'épreuve à venir. Il y avait peu de chance qu'il ne fasse que du théorique ou qu'il s'en sorte sans aucune blessure surtout avec un des Carrow comme surveillant. On ne pouvait pas vraiment reprocher à quiconque de ne pas aimer ces jumeaux, ils étaient parfois agaçants et surtout menaient la sécurité à leur manière. C'est donc un Rowle frais et reposé qui entra dans la grande salle ce matin-là. Il était parmi les premiers à être arrivé sur les lieux pour prendre son petit déjeuner. Comme d'habitude, il ne prit pas grande chose profitant avant tout du silence rare qu'offrait l'endroit à  une telle heure avant de finir en brouhaha infernal. D'ailleurs en y repensant, il faudrait qu'il parle avec Abigail Hook. Il avait bien vu ses capacités plus qu'étonnante en rune même si elle avait un an de plus niveau pratique, il pouvait observer que cela dépassait largement ce stade. Seul soucis, il ne savait pas trop comment l'aborder à ce sujet et il n'était pas des plus doué pour faire ça d'ailleurs... Il l'accosterai une nuit où elle s’exercera comme lui et verra où la conversation une fois engagé le mènera. Il ne commençait qu'à neuf heures avec le cours de magie noire, il avait donc encore une bonne heure et demie devant lui. S’apercevant que de plus en plus de monde venait pour s'approvisionner, il sortit discrètement de la salle se dirigeant vers la cours intérieure. Une bonne marche à pied à l'air libre lui ferait le plus grand bien avant de réellement entamer la journée.

Il se balada tranquillement laissant son regard nostalgique et quelque peu vague défiler sur le paysage sous ses yeux, le début de froid dû à l'automne ne le gênant pas le moins du monde. Il prit le chemin du premier étage dix minutes avant le début du cours. Le château étant assez grand, il fallait un peu de temps pour y arriver et plus encore si les escaliers décidaient de jouer les teignes. Une fois arrivé devant la salle en question, il prit une grande inspiration silencieuse et, voyant la porte légèrement entrouverte, il y pénétra. Il replaça son sac sur son épaule droite et remit quelques cheveux en place. Il s'arrêta l'espace de quelques secondes pour bien détailler la pièce et Elyas retint un air étonné à la présence du détracteur dans la salle. Eh bien, tout cela promettait d'être très gaie... Il avait bien fait de se préparer aussi bien mentalement que physiquement pour aujourd'hui ces derniers jours... Les traits impassibles et le regard inexpressif, l'adolescent se dirigea jusqu'à la jeune femme qui présiderait le cours tout en saluant d'un signe de tête ses deux autres camarades déjà présent et le Carrow qui se trouvait calmement dans son coin, semblant attendre avec impatiente la suite des événements. Il se stoppa net une fois à quelques pas d'Astrid.

« Bonjour » la salua-t-il sobrement avant de se détourner et de rejoindre les tables de cours.

Son pas était souple et silencieux alors qu'il avait également décidé de se placer vers le fond de la salle et de s'asseoir du côté opposé des deux autres ainsi plongé dans les ténèbres, cela le détendait un minimum. Il avait ainsi un très bon poste d'observation en plus d'être sûr de n'avoir personne qui pourrait s'installer derrière lui. Oui, il était particulièrement méfiant et prudent. Il restait bien camouflé avec ses amis les ombres tout en laissant son regard scrutateur et attentif parcourir la pièce. Il posa son sac sur le dos de sa chaise et attendit patiemment le début du cours qui devait commencer sous peu.
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Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV élèves inscrits]

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