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Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn]

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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire et Bicurieuse
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MessageSujet: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Jeu 17 Nov 2016 - 13:29


Observant le plafond magique dans la grande salle, la demoiselle était complètement perdue dans ses pensées. Le brouhaha qui régnait en ce début de mâtiné ne l'atteignait guère. Elle avait l'impression de se retrouver enfermée derrière une vitre, qui l'empêchait de réellement prendre conscience de la réalité. D'une certaine manière, seul un sens lui était autorisé ; la vue. Une vue qu'elle avait décidé de plonger dans le faux ciel gris, aux nuages menaçants, miroir de la réalité. Son anniversaire. Un sourire amusé joua sur ses lèvres. C'était son anniversaire.

Carrow, assis à sa droite, observait les élèves, sans un mot. Un sourire sadique était clairement dessiné, avec une belle perfection, sur son visage. Il savait, lui, à quoi consisterait le premier cours de la demoiselle. Elle était certaine qu'il avait placé ce premier cours ce jour-ci, dans l'espoir de lui faire plaisir. Après tout, maltraiter elle-même les élèves était, très certainement, le plus beau cadeau qu'il pouvait lui faire. Selon lui. Selon ses critères. Pour Astrid, elle aurait préféré ne pas avoir à faire ça. Pas aujourd'hui, plus exactement.  

Avec lenteur, elle baissa à nouveau la tête. Sa main vint se poser sur l'anse de sa tasse de thé. Tremblante. Elle était beaucoup trop tremblante. Le masque qu'elle portait à présent était presque parfait. Presque. Il lui restait des faiblesses. De mauvaises, qu'elle ne parvenait à contrôler, pour l'instant. Ses tremblements en était une preuve. Ce n'était pas le froid, même si le climat y était propice. Elle n'avait jamais été frileuse. Non. Elle avait peur. Peur de faire du mal aux élèves qu'elle s'était jurée de protéger. Peur d'aller trop loin et de ne pas leur permettre de se relever. Elle voulait leur apprendre à survivre, mais en était-elle réellement capable ? Elle lâcha un léger soupire, avant de boire une gorgée. Elle reposait sa tasse quand Carrow se tourna vers elle.


- Tu soupires, Shafiq.
- Effectivement, Professeur, répondit-elle du tac au tac. Le temps passe trop lentement. J'ai hâte de commencer.

Un mensonge. Un de plus. Un qu'elle rajoutait sur la longue liste qu'elle avait raconté à l'homme. Un mensonge, un masque, une protection. Un poison qu'elle insinuait lentement, en s'aidant des fils qu'il tirait. Marionnette n'aimant pas sa condition, elle ne se laissait contrôler qu'en apparence. Une chance, pour elle, que le marionnettiste en question était un piètre artiste.

- Il n'est pas encore huit heure. Ton cours commence à neuf heure. Profite-en pour prendre des forces, gamine.

Elle acquiesça, avec un sourire de façade, qui paraissait réel. Elle n'avait pas le choix. Avec des gestes lents, elle attrapa un toast et de la confiture de mures, commençant à préparer son repas. Elle prit le temps, réellement, pour le manger. La boule qu'elle avait au ventre ne l'aidait pas, mais elle se força. Elle se força à le déguster, malgré l'envie de le recracher. Il avait raison ; il lui fallait prendre des forces, réellement, pour ce qu'elle avait préparé. Son repas dura une bonne demi-heure, dans le silence relatif régnant en maître sur le lieu. Sa bulle était revenue d'elle-seule, n'écoutant plus les paroles du mangemort. Il parlait. Ses lèvres bougeaient, mais les sons n'atteignaient plus Astrid. Elle se contentait d'un acquiescement ci-et-là. Une tactique risquait, une écoute visible, un faux-semblant.

La cloche finit par sonner. Nombres d'élèves se levèrent comme un seul homme, pour se diriger vers le premier cours de la journée ; celui de huit heure. Astrid se releva également, pour d'autres raisons. Elle se devait de vérifier que la salle était toujours en état. L'ancienne salle, utilisé pour la Défense contre les forces du mal. Un cadeau de Carrow. Le claquement de ses bottes résonna dans la grande pièce quand elle la traversa. Elle n'accorda aucun regard, ses yeux braqués devant elle, le dos droit et la tête haute.

Les couloirs bondés l’accueillir avec plaisir, à son grand damne. Avec un nouveau soupire, elle dépassa plusieurs groupes d'élèves, ne prenant pas attention à eux. Certains ne se gênaient pas pour l'observer. D'autres, plus vieux, souvent des mâles en chaleur, ne se gênaient même pas pour la reluquer - et la Shafiq se retint de leur envoyer un sortilège de son cru leur faisant passer toutes envies de ce genre. Elle savait que son physique, appréciable, et paraissant plus jeune que ce qu'elle était, ne jouait pas en sa faveur. Elle ravala ses pulsions et garda sa précieuse amie dans son holster. Il n'était pas visible, caché par la manche de son manteau de cuir, habituel, à la coupe quasi-militaire.

Après avoir rapidement grimpé un escalier, la demoiselle longea l'un des couloirs du premier étage, avant d'arriver à la fameuse salle de cours. La sienne. Avec son propre bureau. Elle sortit les clefs que Carrow lui avait donné, s'en servant pour ouvrir la pièce.

Lugubre. C'était sans aucun doute le meilleur terme pour désigner, présentement, la salle qui avait pu paraître si chaleureuse à une époque. Particulièrement avec Remus Lupin. Elle referma la porte, sans un mot. Un patronus sortit de sa baguette, presque de lui-seul, allant se placer à un coin stratégique. Si elle avait remaniait la décoration, elle ne l'avait fait que très peu. Rogue avait clairement un don pour décorer ses salles de manière à dégoûter. Froide et sombre, seulement éclairée par quelques chandelles. Sur les murs, des tableaux étaient accrochés. Magiques, ils montraient diverses personnages souffrants, blessés. Il n'était pas rare d'entendre un grognement. Astrid n'en avait rajouté qu'un, par ailleurs, là où aurait du se trouver le tableau d'ardoise. Une oeuvre immense, où le personnage se rouler sur le sol, gémissant, une douleur sourde l'enveloppant, alors que sa peau s'asséchait lentement, avec une légère fumée le recouvrant. Et, enfin, la "pièce" maîtresse de la décoration. Carrow avait tellement apprécié l'idée, qu'il l'avait aidé à sa capture. Enfermé dans une cage de verre renforcé magiquement, à l'aide de runes de protections gravées, un détraqueur, immobile. Il était placé près des escaliers en spirales montant jusqu'au bureau.

Avec un soupire, fermant les yeux, elle le désactiva. Son patronus s'évapora dans une brume lumineuse. Le froid, mordant. Rien d'autre, la vitre magique était fait pour. Simplement le froid, caractéristique de leur présence, et le gèle, qui commença à recouvrir le lustre et la cage. Avec un frisson, Astrid se détourna de lui, essayant d'oublier sa présence néfaste. Elle avait elle-même testé la solidité de la cage, se faisant renvoyer son propre bombarda - d'où l'absence du tableau pour écrire, qui avait explosé quand elle avait esquivé son propre sortilège.

Elle se secoua. Il n'était plus temps d'y penser. D'un informulé, elle fit apparaître l'heure au bout de sa baguette. 8 heure 49. Les élèves et Carrow n'allait pas tarder à arriver. Elle se retourna, grimpa rapidement les marches en spirale, pour surplomber la salle. Le premier à pénétrer dans l'antre fut le mangemort, qui alla s'asseoir dans le fond, à gauche, sans un mot, ni un regard, après avoir refermé la porte derrière lui. Seul son sourire sinistre témoignait son impatience. Impatience qui commençait à gagner la métamorphomage. Malgré ce qu'elle devrait enseigner, donner des cours... Elle en avait rêvé. Et ce rêve devenait réalité. Pas de la manière dont elle l'espérait, certes, mais elle touchait du bout des doigts un délire qu'elle avait pensé irréalisable, en cette période. Un sourire satisfait orna ses lèvres, embellissant les traits de son visage. Ses yeux, billes lumineuses de différentes couleurs, se posèrent sur le battant. Elle se laissa aller contre la barrière, dans une position nonchalante, ses doigts la tapotant en rythme.

La première sonnerie résonna enfin. D'un geste nonchalant de la main, elle ouvrit la frontière en grand.
Pénétrez donc dans la demeure. Oubliez les merveilles. Découvrez vos propres cauchemars. Le sourire d'Astrid ne disparut pas quand le premier élève entra, signant son accord, pour sa propre souffrance. Dommage que je ne peux pas vous protéger de vous-même.


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HRP :
 
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Dernière édition par Astrid Shafiq le Mar 20 Juin 2017 - 12:05, édité 1 fois
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SERPENTARD6ème année
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire. Ne comprend pas les sentiments amoureux.
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Lun 21 Nov 2016 - 17:49


Une semaine plus tôt,
Club de duel





Un sort. Deux sorts. Une lumière, suivit de plusieurs autres, volèrent au travers de la salle, relativement grande, se répercutant parfois contre les épais murs de pierre, pour venir frapper un mannequin d'entraînement disposé à quelques pas de là. Le dos droit, et la tête haute, Abigail traçait des cercles précis à l'aide de sa baguette, sous l’œil avisé d'Alexandre, qui s'était assit à quelques pas de la sortie. Il ne tenait pas à prendre l'un des sortilèges offensifs que la sixième année, s'était mise en tête de perfectionner. Depuis peu, elle sentait une boule au fond de son estomac. Une colère sourde, qui l'empêchait parfois de réfléchir, et qui lui vrombissait les tympans, à la moindre contrariété. Elle revoyait le visage froid, et la carrure massive de l'inspecteur, qui l'avait presque privé de l'usage de sa main dominante. Parfois, après un effort trop important, elle pouvait sentir une douleur vive, se répercuter dans ses doigts, partant de ses premières phalanges, pour se dissiper jusqu'à son poignet. Une souffrance supportable, mais qui n'en restait pas un rappel à l'ordre, qu'elle prenait la précaution de ne pas ignorer. Rowle fille, l'avait mise en garde. Les jours suivants, la réparation de ses os, allaient être douloureux, et elle devait faire preuve de prudence, pour ne pas les briser de nouveau. Je te hais. Je te hais. Je te hais. Une litanie qui ne cessait de résonner dans son esprit depuis plusieurs jours. Une haine insatiable, qui tendait ses muscles, et brouillait ses sens. Un nouvel éclair vola, et atteignit sa cible, qui manqua de s'enflammer, sous les yeux gris du septième année, qui ne cessait de fixer son amie, s'il pouvait l'appeler ainsi.

« Tu laisses ta colère te dominer Hook. Ça ne te ressemble pas, d'avoir un comportement aussi Gryffondor Tes mouvements sont prévisibles, et tu t'épuises bien trop, pour une dizaine de sortilèges. », lui dit-il, en se relevant, ses mains balayant la poussière sur son pantalon. Les dents serrées, l'orpheline regarder droit devant elle, contemplant les flammes, qui cessaient enfin de lécher le sol carrelé. Elle s'autorisa un soupir de soulagement, et un sourire suffisant qui déforma ses lèvres durant quelques secondes. « Hook. Tu en as trop fait. Encore. », de nouveau la voix de baryton de Korsakov s'éleva, et il s'approcha de la jeune fille à grandes enjambées, la voyant pâlir. D'un geste vague, elle essuya la sueur qui coulait le long de sa tempe. Elle la sentait maintenant. Cette fatigue, presque rassurante, qui alourdissait ses membres, et faisait trembler ses muscles. Une veste épaisse se posa sur ses épaules, couvrant ses bras nus, et couverts de cicatrices. Un bras s’enroula autour d'elle, lui offrant une chaleur réconfortante, à laquelle, elle s'abandonna, en posant son front contre la chemise impeccable du plus vieux, qui devant un tel geste, si peu habituel, ne pû s'empêcher d'être surpris. Et pas forcément, dans le bon sens du terme. « Abigail, écoutes... Je m'inquiète pour toi. Tu n'es plus la même. Et jeJe vais bien. », la voix de la Hook était lasse, comme si le moindre mot lui arrachait les cordes vocales. Une main sur la poitrine, pour calmer les pulsations infernales de son cœur, elle se détacha, pour ancrer ses émeraudes dans les prunelles sombres de son camarade. C'était la deuxième fois qu'il l'appelait par son prénom. La première fois, elle n'avait que treize ans, et était en haut de la tour d'astronomie, dans le but d'y chercher un peu de solitude. Elle en avait eu besoin. Et puis, il était arrivé. Lui avait parlé, durant de longues minutes. Des heures peut-être, elle ne savait plus trop. Mais, durant un instant, il avait réussi à lui faire oublier l'absence de Seth, l'homme qui lui avait offert un ours en peluche enchanté, qui l'avait accompagné pour ses achats, et qui plus tard, la sortirait de l'enfer dans lequel elle semblait prendre plaisir à sombrer. Un oubliator, qui la suivait comme une ombre. Ce soir-là, elle l'avait appelé par son prénom, et il en avait fait de même, leur offrant une trêve passagère, plus que bienvenue.

« Non. Tu ne vas pas bien. N'essaie pas de me le cacher. Je peux peut-être... », il s’interrompit, en la voyant s'éloigner un peu plus, pour se diriger vers son sac en cuir, qui traîner non loin, en compagnie de London. Un soupir de lassitude lui échappa, sans qu'il ne puisse le contrôler. Je vais bien. Doucement, les doigts d'Abigail passèrent dans la fourrure du félin, qui ronronna sous l'attention, avant de venir se blottir contre la main tremblante de la brune. Avec précision, elle détacha ses cheveux, qui cascadèrent dans son dos, pour se mêler aux plis de la veste noire, au demeurant bien trop grande pour elle. « Je vais bien. Alors, cesses de t’inquiéter pour moi. Je n'ai pas besoin d'un chaperon Korsakov. », lui répondit-elle, en pointant sa baguette sur sa main droite. « Ferula. », aussitôt, une atèle se posa sur ses doigts, dans le but de les immobiliser. Elle avait cette habitude dorénavant. « Je pensais que tu étais guérie, que Rowle avait fait son travail. », il s'approcha rapidement, dans le but de voir le bandage qui enserrait les extrémités du corbeau. Devant son manque de réaction, il se saisit de son poignet, pour examiner le bandage de plus près. « Tu m'as menti ? Tu as encore mal, c'est ça ? », son ton était grave, dangereux. D'un mouvement violent et rapide, la Hook se dégagea, pour mieux reculer, ses poings serrant. Fermes là. Et ne me touches pas. Devant sa réaction, le russe se pinça l'arête du nez, les yeux fermés. Par Merlin, qu'elle avait le don de l'énerver. « Bordel de.. », il prit une longue inspiration, avant de la regarder, un voile d'inquiétude assombrissant ses yeux. « J'ai compris. Je ne voulais pas … - il soupira, en la montrant d'un geste vague de la main – enfin, tu vois. Viens, on va se mettre au chaud dans la salle commune. », il lui offrit un sourire en coin, en la prenant par les épaules, leurs deux sacs sur son épaule libre.

Le silence se fit. Ils avaient l'habitude. En passant dans le hall d'entrée, ils aperçurent la silhouette reconnaissable des Carrow, en compagnie d'un élève, aux couleurs de la nouvelle maison. « Professeurs. », les salua le Serpentard, avec un sourire de façade, en encourageant Abigail a en faire de même, en serrant un peu son bras. Ce qu'elle ne fit pas, ses émeraudes s'étant fixés sur le Nuncabouc, qui tremblait de tout son sou. Il était mort de trouille. Elle le sentait. Qui n'aurait pas peur, face à ses deux tarés ? Toi, espèce d'idiote. Le jeune garçon, un troisième année, sûrement, lui lança un regard, en articulant un appel à l'aide, qu'elle fit semblant de ne pas entendre, en détournant son visage, pour le tourner vers le couloir qui les mènerait aux cachots. « Nous vous souhaitons une agréable soirée professeurs, au plaisir d'assister à l'un de vos cours. », sa voix était arrogante, d'une suffisance, qui donna presque la nausée à la verte et argent, qui ne broncha pas, quand il l'entraîna à sa suite, la plaquant contre son torse, pour l'empêcher de faire le moindre commentaire. Elle ne la supportait pas. Cette hypocrisie qui régnait en maître depuis la montée au pouvoir du seigneur des ténèbres. Dans leurs dos, elle entendit la réponse des deux adultes à leur intention, « Bonne soirée à vous également. », une voix doucereuse, suivit d'un gémissement de douleur, qui se transforma bien vite en cris. Bordel. « Tu veux survivre Abigail ? Alors, manges leur dans la main, et ils te laisseront en paix. Je ne tiens pas à ce que tu sois la prochaine personne, qui rejoindra les rangs de ces sangs-de-bourbes. », elle grimaça à l'insulte, les épaules tremblantes. Elle n'était pas une rouge. Elle n'avait pas le sens de la justice. De la paix. La survie, était la seule chose importante pour le moment. Mais, il en restait, qu'elle avait eu l'impression de recevoir un coup-de-poing dans la poitrine, quand elle avait rencontré le regard apeuré de ce gamin, dont elle ne connaissait pas le nom. Durant longtemps, elle avait eu le même. « Ouais. », murmura-t-elle en retour, en serrant les pans de la veste, pour contrôler les spasmes qui secouaient son corps frêle. citrouille. citrouille. Et re citrouille. Je vous hais. La colère remonta, alors qu'ils pénétraient dans la salle commune, déserte à cette heure de la journée. Tous étaient sûrement dans les dortoirs.

Une fois à l'abri des regards indiscrets, Abigail se dégagea avec une violence que l'on lui connaissait peu, et la pointe de sa baguette, s'enfonça dans les côtes d'Alexandre, les pupilles dilatées sous la rage. Une rage qui ne cessait de parcourir ses veines depuis déjà plus d'une semaine. « Plus jamais tu me fais ce coup-là Korsakov. Je n'ai pas besoin que tu te la joue protecteur, ce rôle-là ne te va absolument pas. Tu lèches bien les bottes, ça, tu sais faire, t'as de l'entraînement avec ton père, hein ? », avant qu'il n'ait le temps de répondre, elle enchaîna d'une voix acide, « Tu mijotes ce que tu veux avec les Carrows, couche avec elle, si ça te fait plaisir, ça ne me regarde pas, mais ne m'y mêle pas, en me balançant tes leçons de morales à la con, sur la survie. Qu'est-ce que tu sais de la survie ? Tu ne sais pas ce que c'est. », elle se recula, pour s'avachir dans le canapé en cuir vert foncé, le souffle court, et les yeux fixés sur le plafond. « C'est bon, tu as vidé ton sac ? Tu te sens mieux ? Alors, on va pouvoir parler sérieusement. Tu vois l'affiche là-bas ? », il pointa le panneau, qui avait il y a peu, acceuillit l'annonce pour le tournoi de Bavboules. Drôle de souvenir. Avec un haussement d'épaule, elle l'encouragea à continuer, redevenu plus calme. « Shafiq, l'assistante de Carrow, organise un cours de soutien en magie noire. Tu devrais t'inscrire. C'est quatre ou cinq par maison, je ne sais plus. Mon père m'a parlé d'elle. Enfin.. -Il se gratta son début de barbe de trois jours, en venant s'installer aux côtés de son amie, les pieds posés sur la table basse- de sa famille plutôt. Me lance pas ce regard, tu veux, tous les sangs-purs se connaissent. », il lâcha un rire en apercevant l'air mi-figue, mi-raisin de sa camarade, qui arqua un sourcil.

- Viens en aux faits tu veux, lui murmura-t-elle, en croisant les bras, la nuque reposant contre le dossier.

- Pour faire simple, je pense qu'il ne serait pas idiot, que tu t'inscrives à son cours. Tu es douée en duel Abigail. Je connais un peu leurs méthodes, et elles pourraient te plaire, dit-il distinctement, en croisant les bras à son tour, ses chaussures d'uniformes tapant contre le vase, qu'avait installé une première année depuis quelques jours. Un hommage à leur seigneur adoré qu'ils disaient. Et puis, je suis sûr, que ça pourrait te faire du bien, de taper sur une cible vivante, comme au bon vieux temps. Il n'y aura pas d'argents à la clef, mais je t'offre un verre, ou deux, ou trois, enfin, autant que tu veux, si jamais tu ressors en un seul morceau de la salle, et qu'en plus, tu te sens mieux. Tu en dis quoi … On prend les paris ?, il lui tendit sa main, avec un regard entendu.

- T'es vraiment con. Mais, je ne dis jamais non à un pari. Surtout, quand je suis sûre de le remporter, elle serra sa main, avant de se diriger d'un pas un peu hésitant vers le parchemin, sur lequel se trouvait déjà quelques noms. Rowle. Encore, et toujours ce nom. Quelques jours auparavant, il avait trouvé judicieux de venir lui demander son aide pour un de ses devoirs. L'étude des runes. C'était sa spécialité. Plus qu'une matière, il s'agissait d'un art à ses yeux. Néanmoins, elle n'avait rien d'une Serdaigle, et ne l'aiderait sûrement pas gratuitement. Décidément, les Rowle me poursuivent ces derniers temps. Une blonde et sa brune. Le reflet dans un miroir. Le corbeau chassa les images de l'infirmerie de sa mémoire, en secouant vivement la tête de droite à gauche, avant de tendre sa main en arrière. Une plume s'y déposa, tandis que la silhouette plus imposante du sang-pur, qui appuya son coude contre le mur, pour mieux la dominer, collant son torse contre le dos, et l'arrière de la tête de la brune. « Tu veux que je te l'écrive, ou tu es assez grande pour le faire toute seule ? », il se fiche de moi ?, un coup de coude dans l'estomac lui répondit, ce qui le força à se reculer dans un éclat de rire, qui se répercuta dans le silence. Avec finesse, elle inscrivit son nom et son prénom, ainsi que son année, avant de se diriger vers son dortoir, lançant la plume couverte d'encre, ainsi que la veste de costume à son homologue, qui les rattrapa au vol. « Dors bien Hook, embrasse Stevenson pour moi. », sans dénier répondre, elles s'engouffra dans les quelques marches qui la mènerait à un semblant de calme, London la suivant de près.


01 Octobre 1997,




L'ombre. Elle était là, sur ses talons. Elle la poursuivait. Abigail courus en ligne droite, la tête baissée, dans le bus d'esquiver les branches crochues, qui semblaient pouvoir lui lacérer la peau, aussi aisément, que des griffes. Elle l'entendait dans son dos. Ce souffle rauque, ce murmure incessant, qui l'appeler à regarder en arrière. Mais, elle ne s'arrêta pas. L'adolescente sentait l'air frais de l'hiver piquer sa peau, la terre sous ses pieds, étaient sèches, recouvertes de bois, et de feuilles mortes, qui craquaient à chacun de ses pas. Un pas, qu'elle voulait aérien. Rapide. Sautant au-dessus d'un tronc d'arbre, elle continua sa course, pour dévaler un dénivelé, les rochers s'y trouvant, cognant ses genoux, et ses coudes, qu'elle levait pour protéger son visage. La pente descendue, elle s'élança sur la plaine désertique, et plongée dans l'obscurité, où seul le rayon de la Lune éclairait son chemin. Le cœur battant la chamade, elle s'arrêta, le temps de reprendre son souffle, qui avait disparu de ses poumons depuis de longues minutes. Lentement, elle tourna son visage en direction de la forêt, qu'elle venait tout juste de quitter, plier en deux, son bras passant sur son ventre, pour rejoindre ses côtes douloureuses. Il ne s'écoula pas une minute, qu'elle la vit. Une ombre, d’apparence humaine. Une silhouette fantomatique, qui flottait. Doucement, la créature descendit la grande pente, à cause de laquelle, la jeune fille, avait failli se briser les os, et s'avança en direction de la Hook, qui se redressa, les muscles tendus. Tu ne m'auras pas cette fois. S'attendant à une attaque, elle sortit sa baguette de sa manche de pull, et la tendit en direction de son adversaire.

« Bombarda ! », le sort fusa, et explosa la pierre qui se trouvait dans le dos de l'étrange chose, qui tendit une main crochue en direction de la Serpentard, qui eut le réflexe de reculer de plusieurs pas, tout en préparant sa prochaine attaque. « Confringo ! », l'arbre mort fut atteint, et éclata sous le sortilège. Tout en reculant, elle pointa l’artefact vers le sol, en ne quittant pas son agresseur des yeux. « Incendio ! », elle traça une ligne devant elle, formant ainsi une ligne de feu, qui la sépara temporairement de la chose. « Stupefix ! Immobilis ! Impedimenta ! », sa voix était forte, déterminée, alors qu'elle traçait effectuait rapidement les gestes nécessaires. Mais rien ne semblait marcher. citrouille. Baissant sa baguette, elle cessa de reculer, en voyant la forme traverser le feu, que la sorcière venait de créer. Essoufflée, tant par sa course, que par les sorts qu'elle venait de lancer, elle fonça sur l'ombre, dans le but de lui donner un coup de pied, derrière ce qui semblait être ses genoux, mais une poigne de fer l'enserra au cou, l'empêchant de respirer. Ses pieds ne touchèrent bientôt plus le sol. La douleur. Et le vide.


Abigail se réveilla en sursaut, avec un hoquet de stupeur, suivit d'un gémissement plaintif. Assise, les yeux regardant partout, la panique tendant encore ses muscles, qui se voyaient à travers sa peau couverte d'une pellicule de sueur, elle mit plusieurs minutes avant de réaliser qu'elle se trouvait dans son lit, et que le soleil n'était pas encore levé. Un sanglot s'échappa de ses lèvres, sur lesquelles, elle plaqua sa main, dans le but d'en étouffer tout bruit involontaire, et son corps frêle se convulsa violemment, la bile remontant le long de sa trachée. Elle la sentait encore. Cette étreinte froide, morbide autour de sa gorge. Les griffes, aussi tranchantes que des lames de rasoir, qui lui rentraient dans la poitrine, déchiquetant ses organes, et ses veines. Elle est là. Je le sais. Son poing se serra, tandis qu'elle tendait sa main vers sa table de chevet, dans le but d'y trouver sa baguette. Elle n'était pas là, ce qui ne fit qu'accentuer la terreur de la sixième année. Les ombres. Elle les entendait. Partout. Partout. Partout. Là. Là.

« Abby ? Ça va ? », souffla la voix ensommeillée de Ruth, à quelques lits de là. Un halètement lui répondit, ce qui fit émerger la blonde. Elle se dirigea à pas de loup en direction de la couchette de la brune, qui s'agitait dans tous les sens, ses doigts se crispant sur le briquet qui se trouvant sur le meuble. « Encore ce cauchemar hein ? Tu veux que je réveille Absynthe ? », sa voix s'était faite plus douce, tandis qu'elle posait sa main sur l'épaule nue, et gelée de sa camarade. Ressentant le contact, l'orpheline sursauta, et tourna enfin son visage dans la direction de Ruth, leurs regards se croisant. « Je ... », la voix de la Hook ressemblait à un son étranglé, rauque, sortant d'un autre monde. Un monde où elle s'était perdue, une fois de plus. « Je vais te chercher un verre d'eau, essaie de te détendre un peu. », Rosenbach se détacha, pour s’emparer de la carafe d'eau, que les trois filles gardaient toujours à porter de main. « S'il te plaît. Ne dis rien à Absynthe. », lui demanda Abby du bout des lèvres, en dégageant enfin sa bouche de sa main, ravalant la bile qu'elle avait manqué de recracher. Moins d'une minute plus tard, un verre d'eau fraîche se trouvait dans la main tremblante de la brune, qui persistait à regarder sa couverture. Une gorgée. Deux. Trois. L'eau l'apaisa, comme si elle engloutissait sa peur en même temps que le liquide. « Tu te sens mieux ? », une question, devenue naturelle. Elles n'étaient pas proches, et ne le seraient probablement jamais. Mais loyauté oblige, Ruth restait à ses côtés après l'un de ses cauchemars, quand la brune ne voulait pas inquiéter sa seule amie. Alors, elles faisaient des compromis. Une aide, contre une autre, si l'on peut dire. Même si elle ne l'appréciait pas outre mesure, elle reconnaissait en Ruth, quelqu'un de profondément dévouer à celles et ceux de sa maison. Alors, au fond d'elle, elle ne pouvait s'empêcher de lui en être reconnaissante. « Ouais. Ça va. Merci. », elle posa le verre sur sa table de chevet, en passant une main sur ses yeux. « Quelle heure il est ? », la blonde regarda sa montre, en luttant pour ne bâiller à s'en décrocher la mâchoire. « Il est cinq heures. On a encore deux heures de sommeil. On ferait mieux de se rendormir un peu. », sans un mot de plus, Ruth quitta le lit de sa camarade, pour rejoindre le siens, où elle se rendormit presque aussitôt.

Plus calmement cette fois-ci, Abigail tendit la main vers sa table de nuit, cognant son pouce contre sa lampe. Ses doigts touchèrent la surface lisse du dos de son zippo, et finalement, se posèrent sur le bois de sa baguette. Elle s'en saisit avec délicatesse, en la portant à quelques centimètres de son visage. « Lumos. », souffla-t-elle contre l’artefact. Un sourire étira ses lèvres, quand elle vit la lumière s'allumer. Douce. Chaleureuse. D'une blancheur qui se voulait tamiser, pour ne réveiller personne. C'est donc sur la pointe des pieds, avec un livre sous le bras, habillée de son short, et de son débardeur Nirvana, qu'elle se faufila jusqu'à la salle commune. À l'aide de son briquet, elle alluma l'une des bougies qui traînait sur la grande table. J'ai quelques heures à perdre. Enroulée dans sa veste à capuche, qu'elle avait volontairement laissé traîner sur le fauteuil, elle sortit une cigarette du paquet, qu'elle ne quittait jamais. La cigarette fumante, elle commença à tracer des runes sur une page vierge. À mesure qu'elle les dessinait, elle sentait les dernières tension de ses muscles s'apaiser, jusqu'à ce qu'elle soit complètement détendue. Le temps s'écoula sans que la sixième année ne s'en rende véritablement compte. Ce n'est que lorsqu'elle vit les plus matinaux pénétrer dans la pièce, qu'elle retourna dans le dortoir. Elle y trouva ses camarades encore endormis, ce qui lui arracha un sourire en coin, quand ses yeux se posèrent sur Absynthe, qui portait son pyjama dragon. Abby se dirigea vers le lit de son amie, et remonta la couverture qui avait glissé, pour qu'elle soit jusqu'au menton de la vipère. Voilà qui était mieux. Étouffant un bâillement, l'orpheline prit quelques affaires dans sa malle, avant de se diriger vers la salle de bains. Comme à son habitude, elle ne s'y attarda pas, préférant de loin la fraîcheur des couloirs, à la chaleur étouffante de la vapeur d'eau. Vêtue comme à son habitude, d'un jean troué, qui faisait passer ses jambes pour des baguettes, sa chemise blanche, trop grande pour sa stature, assortit de sa cravate verte et argent, qu'elle camoufla à l'aide de son sweat à capuche à l’effigie de Nirvana. Un groupe qu'elle appréciait tout particulièrement. Docs aux pieds, c'est d'un pas rapide, qu'elle sortit du dortoir, non sans oublier de saluer Absynthe et Ruth de la main, et de caresser London, qui dormait paisiblement sur son lit, avant de s’engouffrer dans les corridors sombres et froids des cachots.

Huit heures. Il n'était pas encore l'heure pour elle d'aller au cours de soutien. Pourquoi je me suis inscrite déjà ? Ah oui, Korsakov. L'allure soutenue, et les mains dans les poches, Abby entra dans la grande salle, presque vide de monde. Qu'elle trouvait cela agréable. Pas de bruits incessants. Ce n'était pas pour rien, qu'elle n'assistait à presque aucun des repas de la journée. S'installant à la table de sa maison, elle se servit un bol de porridge, et un verre de jus de pomme, qu'elle sirota, en lançant quelques coups d'œil au peu de personne présentes. Deux Serpentards. Un Poufsouffle. Aucun Gryffondor, voilà qui n'est pas étonnant, et quelques Serdaigles, qu'elle ne prit pas la peine de compter. Profitant du calme ambiant, elle sortit un livre de son sac. Alice au pays des merveilles. Voilà un ouvrage qu'elle ne se lassait pas de lire. La folie. Et l'étrange. Un monde qui lui convenait plus que ce qu'elle s'imaginait. Le nez dans les pages, mangeant à son rythme, elle ne vit une fois de plus, pas le temps passer. C'est à 8h40, qu'elle repoussa son bol, en saluant Alexandre qui était venu s'installer face à elle, sans dire un mot, si ce n'est un « Bonjour », poli, mais renfrogné. Il semblait de mauvaise humeur. Enfin, elle ne s'y attarda pas, lui rendant ses salutations aussi sèchement que d'habitude. Le laissant à sa morosité, Abigail regagna les couloirs, pour la deuxième fois de la journée, marchant en direction de l'ancienne salle de cours, servant à la Défense contre les forces du mal. Elle n'avait pas de mauvais souvenirs dans cette classe. Enfin, si l'on ne compte pas sa quatrième année, où un crapaud entièrement vêtu de rose, et ayant un drôle de penchant pour les chats et le thé, les avait forcé à ne pas utiliser leurs baguettes, et à étudier un livre, que la jeune fille, avait cru pour sorciers débutants. Enfin, c'est comme cela, qu'elle imaginait les livres initiatiques, des enfants grandissants dans des familles sorcières. Je les envie. Je les enviais plutôt. Neuf heures sonnèrent. Debout face à la porte depuis presque dix minutes, la sixième année ferma les yeux, avant de regarder aux alentours. Elle était en avance. Tant mieux. Levant la main gauche dans le but de frapper, quelle ne fut pas sa surprise de voir la lourde porte en bois, coulisser. Depuis quand j'ai ce genre de ... ? Ah oui.

- Je peux entrer ?

Sans attendre de réponse, elle pénétra dans la salle, ses yeux se posant instinctivement sur les runes en bas des escaliers. « Bonjour. », lança-t-elle à l'intention de l'assistante, qui s'était posée non loin de là, contre la barrière. Avec un signe de main, elle descendit les escaliers en colimaçon, traînant les pieds à chaque pas. Elle se faufila entre les tables, les frôlant du bout des doigts, elle salua Carrow de la tête. Si tu veux survivre, lèche leur les bottes. Ouais, ben je ne peux pas. La nostalgie l'envahit, mais l'adolescente la dissipa en secouant la tête. C'est du passé. La paume de sa main s'abattit sur la table couverte de poussière, et elle alla se poster vers l'un des coins de la salle, là où elle pourrait observer ses camarades en silence, cacher par l'ombre tant terrifiante, qu'utile. Pas question de se mêler à eux, sauf en cas de nécessité. Je ne suis pas là pour sociabiliser. D'un coup de baguette, elle remit une atèle à sa main, avant de croiser les bras, son pieds tapant le sol en rythme. Une musique. Come as you are. Il ne restait qu'à espérer, que les autres ne tarderaient pas. La présence de deux adultes aux allures de psychopathes, ne l'angoissaient pas plus que de raisons, mais, il n'en serait peut-être pas de même pour les autres. Ceux qu'elle ne connaissait pas forcément, et qu'elle ne souhaitait pas connaître non plus. Cela n'a aucune importance. Je vais ressortir de ce cours, gagner mon pari, et faire en sorte de me déchaîner. Survivre hein ? Qu'est-ce que tu en sais Korsakov ? Je vais survivre, tu vas voir.

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Crédit : Octave.
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Lun 28 Nov 2016 - 0:49

Lana avait cru à une blague de sa part lorsque le jeune homme l'avait informé de son heure de soutien. Au début, elle avait cru à une énième punition des Carrow et lui avaient demandé ce qu'il avait fait, ce qu'il n'avait pas fait, ce qu'il était censé avoir fait, bref, l'excuse trouvée pour garder un Nuncabouc dans une salle afin de passer ses nerfs sans raisons particulières.
Et puis elle l'avait simplement insulté de Taré. A quoi jouait-il en venant à un cours de soutien en magie noir ? C'était tendre la baguette pour se faire Doloriser, comme elle disait.
A quoi jouait-il...? Wayoth ne savait pas trop. Ce n'était pas l'espoir idiot de se faire bien voir ou encore la charmante idée de foutre un joyeux bordel dans un cours afin de destabiliser le système instauré par les Mages Noirs. Alors quoi ? La réponse était pourtant simple, quoique camouflée sous un blason mauve et gris. Ce n'était pas en lui interdisant l'accès au dortoir de sa maison qu'un Serdaigle perdait sa soif de connaissances et, aussi suicidaire que cela puisse paraître, le jeune homme espérait beaucoup de ces cours de soutien.
En soit, il s'était révélé plutôt bon dans les cours officiels -quand il ne servait pas de cobaye, bien entendu-, mais un Nuncabouc ne devait pas se faire remarquer, alors le décoiffé s'était appliqué à camoufler ses compétences pour n'obtenir qu'un Acceptable de justesse à un exercice de cours. Un né-moldu doué en magie, et magie noire de surcroit ? Quelle idée. Le sabotage de ses aptitudes semblait payer étant donné qu'il était de moins en moins choisi pour les démonstration par le Mangemort qui jouait le professeur. En revanche, la marque à son cœur était toujours aussi douloureuse et le jeune homme hésitait à rendre visite à Pomfresh : il avait entendu parler de la jeune Rowle qui la remplaçait de temps à autre et il ne tenait pas à se faire empoisonner accidentellement par une fille de Mangemort. C'était également la raison pour laquelle il n'avait pas osé se montrer en soutien pour les potion alors que, depuis une certaine expérience, il mourrait d'envie d'en savoir un peu plus sur les pratiques de cette discipline. Mais mourir d'envie n'était pas un argument suffisant face à la possibilité de mourir tout court, du coup il avait abandonné l'idée.

Tête à même le sol, le coyote battit des paupières pour dévoiler ses deux iris vert de gris et échappa un énorme bâillement finissant dans les aiguës tandis qu'il se redressait pour s'ébrouer. Oreilles aux aguets, l'animagus écoutait les plaintes du fantôme des toilettes des filles qui rabâchait une histoire au sujet d'une certaine Olive qui se moquait de ses lunettes. Roulant des yeux, l'animal soupira en balançant son train arrière en l'air, queue tendue, pour s'étirer en attendant de pouvoir sortir. Alors certes, il avait les jérémiades de Mimi, l'odeur des toilettes et le froid du carrelage, mais il fallait comparer aux combles glacées avec l'arrivée d'un octobre frigorifique, les discussions et plaintes des autres mauves et gris et l'odeur de transpiration allié à une imposante couche de poussière qui déclenchait un concert (en ré mineur) d'éternuement dans les dortoirs mixtes.
Aussi, les toilettes des filles du deuxième étage lui semblait un palace. De plus, avec la fourrure qui l'habillait, il ne craignait pas le froid. Il avait toujours sût s'endormir par terre lors de soirée -sans commentaires- et appréciait de plus en plus sa forme canine. Il commençait à mieux le comprendre et il lui était même arrivée de passer des nuits dehors : il y avait un vieux terrier dans la forêt -à l'odeur, il avait appartenu à un blaireau- assez spacieux pour y dormir sous forme animagus et, soit dit en passant, plutôt confortable. Le seul problème qu'il pouvait y avoir était que, à passer son temps en coyote, il oubliait qu'il était humain et, plus précisément, élève. La veille, il avait oublié la métamorphose pour courir après un lapin. Du grand n'importe quoi. En revanche, et ça c'était non négligeable, les Détraqueurs n'étaient pas un problème. Il s'était même étonné de pouvoir venir les observer d'aussi près sans qu'ils puissent le repérer et lui faire du mal. Grisé par cette découverte, il avait trottiné derrière d'un des manteaux noirs durant un bon quart d'heure avant de se lasser.
Et d'aller glapir après un chat sauvage.
On ne se refaisait pas.


Les yeux clos, l'animal inspira alors qu'une multitude d'aiguilles semblaient s'enfoncer dans tous les pores de sa peau. Ses os brûlaient agréablement et sa colonne vertébrale était si douloureuse que l'hybride montra les dents tandis que la métamorphose prenait fin. Accroupi dans sa cabine, Wayoth se redressa en faisant craquer ses genoux et poussa la porte verte pour gagner les lavabos sous lesquels reposaient ses vêtements. Pieds nus, il gagna le miroir qui lui faisait face et passa une main sur ses joues. On ne pouvait pas parler de barbe naissante, non, mais ci-et-là des poils bruns -et parfois blancs ou tirant sur le roux- fleurissaient, prouvant que la puberté était passée par là. Le regard vert de gris descendit sur le torse nu où un bandage cachait tant bien que mal une plaie infectée qui commençait à puer la mort à cause du sang coagulé. Il retira le linge pour dévoiler la blessure et la nettoya du mieux qu'il put : une fois le sang retiré, on pouvait clairement lire "Mudblood" au cœur. Fasciné par les lettres sanglantes, il se jura d'attendre que son état s'améliore avant de l'encrer, comme la marque de l'AD laissée par la plume d'Ombrage. En attendant, il sortit la baguette de 29cm de sa cachette -c'est à dire, un autre bandage qu'il avait en haut de la cuisse droite- et replaça son caleçon avant de pointer le bois de charme sur le bandage souillé qui redevint propre. Il l'enroula consciencieusement et revêtit sa chemise, son pantalon et son ancienne robe de Serdaigle dont la couleur avait changée : le bleu avait fait place au mauve. Et, après s'être appliqué à sa toilette et coiffé un minimum ses cheveux -vous y croyez ?-, Wayoth vérifia l'heure à sa montre moldue dans une poche et se hâta de rejoindre la salle de classe. Il n'avait pas faim : un peu plus tôt dans la nuit, il avait fait une étape "arrêt cuisine".

L'exercice quotidien d'un Nuncabouc consistait à baisser les yeux en présence de sorciers méritant d'être dans cette école, ne pas adresser la parole aux autres et se faire le plus discret possible. Rien de bien compliqué pour l'ex-Serdaigle qui avait tenu le rôle du snobe-coincé durant (presque) six ans : aux yeux d'un grand nombre d'élèves de l'école, il n'existait déjà pas. A vrai dire, porter cette insigne n'avait fait que le rendre plus visible.
Un froid saisissant lui coupa le souffle alors qu'il poussait la porte grinçante de la salle où le cours devait se dérouler. Un petit nuage blanchâtre s'échappa même de ses lèvres alors qu'il restait figé dans l'encadrement de la porte, regard bloqué sur une silhouette encapuchonnée, non loin de l'escalier réservé à l'accès du professeur.
'Tain. Ces profs étaient de plus en plus tarés. Poudlard avait déjà des airs d'Azkaban, pourquoi compléter le tableau avec la présence d'un de leur gardien ? En parlant de tableau, Wayoth croisa le regard d'un personnage soumis au sortilège de l'Imperium et c'est ce qui le fit bouger. Pénétrant dans la salle tout en regrettant sa forme animale, il ferma les poings et frotta ses doigts. Un simple hochement de tête, le regard sur le sol. Ne pas parler. Il n'en était pas digne, selon certains. Aussi silencieusement que son pas lui permettait, il s'approcha de l'apprentie de Carrow, sauf qu'en gardant le regard bas, il avait le nez sur la poitrine de la jeune femme. Redressant légèrement son mètre quatre-vingt dix tout en déviant le regard sur la gauche, l'adolescent fit de nouveau un salut de tête.

- Bon- saloperie de voix enrouée Bonjour, Miss. Ai-je le droit de bénéficier de ma...de la baguette qui m'a été prêtée pour l'exercice d'aujourd'hui ? Le professeur Flitwick devait vous la transmettre, je crois. Enfin, il avait émis cette possibilité, mais si ce n'est pas le cas, alors j'ai dû mal entendre.

Parce que tout était de sa faute, évidement.
Et mon c*l, c'est aussi de sa faute...
Le brun releva brièvement les yeux, assez pour avoir le temps de constater que les iris de son interlocutrice n'étaient pas identiques, puis il darda son regard sur ses mains croisées. Après la réponse de la jeune femme, il fit demi-tour pour rejoindre le fond de la classe -et ainsi s'éloigner du Détraqueur-, mais la présence de Carrow dans ce coin l'en dissuada. Clignement de cil, il s'arrêta en devinant une autre silhouette dans la pénombre. Comment avait dit Stevy ? Ab...Abby ? Mais comment ? Hood. Non. Hoop. N'importe quoi. Ah ! Hook. Voilà.
Nouveau hochement de tête et le Nuncabouc s'installa à quelques pupitres avant la brune. Ne pas se mélanger, ne pas approcher les sorciers.
Il avait été vachement con de s'inscrire à ce cours. Saloperie de Serdaigloirdise !



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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Lun 5 Déc 2016 - 23:20

[ 1 Octobre 1997 ] Cours de Magie Noire


Feat Astrid, Élèves inscrits

Flash Back

* Quelques jours plus tôt *

Une douce mélodie résonnait en pleine après-midi au sein de la salle réservée pour le club d'art. Il y avait très peu de membres la composant et Elyas se trouvait souvent être le seul à y passer du temps régulièrement. C'était un endroit parfait pour ce dernier, le silence était maître dans cette pièce et il pouvait y travailler en paix, solitaire. Autre avantage non négligeable pour le Rowle, il pouvait s'occuper d'autres affaires importantes en même temps sans que l'on ne le soupçonne de quoi que ce soit. Le jeune homme s'arrêta brusquement de jouer en terminant sur une note stridente lui arrachant un rictus contrarié. Il lança un regard exaspéré sur la lettre qui se trouvait à quelques pas de lui, dépliée et posée sur une des chaises composant la place. Un soupir traversa ses lèvres alors qu'il fermait les yeux et reposait lentement son violon sur le coussin à ses pieds. Levant la tête vers le plafond et tenant son nez entre les doigts de sa main droite, Elyas reposa à nouveau son regard sur le papier. Il croisa les bras sur sa poitrine et fit quelques aller-retour dans la pièce tout en réfléchissant à ce qu'il venait de lire ainsi que la promesse qu'il avait fait à Tim. Il sortit la baguette de son père et lança des sortilèges de protection avant de se détendre légèrement.  Il avait décidé de s'inscrire au cours de magie noire qui avait été proposé pour voir ce qui pouvait être intéressant à apprendre mais Elle semblait y être opposée dans une certaine mesure, sûrement inquiète qu'il ne revienne pas entier.

Il avait promis à Tim qu'il ne s'y enfoncerait pas trop, ce n'est pas pour autant qu'il n'assisterai pas à certains cours de cette matière qu'il affectionnait. Après tout, il avait été élevé entourer de cet art bien précis. Une bonne remise à niveau ne pouvait pas lui être néfaste en plus de pouvoir s'exercer à la pratique, chose qu'il ne pouvait pas toujours se permettre de faire dans l’enceinte de Poudlard. Il décida finalement de mettre dans un coin de son esprit ses pensées parasites et de reprendre l’entraînement qu'il avait commencé ayant fait une petite pose artistique entre deux. Il sentait que les prochaines nuits n'allaient pas être des plus reposantes. Quoi qu'Elle en dise, le sommeil était un frein problématique pour sa progression... Il prenait certains week-ends pour se reposer au maximum mais, en dehors de ça, il ne s'accordait que quatre à cinq heures de sommeil par nuit voir moins quand il butait sur un sujet. Il s'assit donc à même le sol, près du coussin et prit entre ses mains un livre qui était posé sur une des multiples piles qui l'entourai, bien revoir les bases des duels, de la magie noire et de la stratégie en rapport avec l’utilisation de son environnement ne serai pas de trop pour la leçon à venir. Concentré, l'adolescent repris sa lecture là où il l'avait abandonné un peu plus tôt.

Fin Flash Back

Le jour J était enfin arrivé. Pour une fois, Elyas s'était accordé un sommeil presque complet pour être en pleine forme pour l'épreuve à venir. Il y avait peu de chance qu'il ne fasse que du théorique ou qu'il s'en sorte sans aucune blessure surtout avec un des Carrow comme surveillant. On ne pouvait pas vraiment reprocher à quiconque de ne pas aimer ces jumeaux, ils étaient parfois agaçants et surtout menaient la sécurité à leur manière. C'est donc un Rowle frais et reposé qui entra dans la grande salle ce matin-là. Il était parmi les premiers à être arrivé sur les lieux pour prendre son petit déjeuner. Comme d'habitude, il ne prit pas grand chose profitant avant tout du silence rare qu'offrait l'endroit à  une telle heure avant de finir en brouhaha infernal. D'ailleurs en y repensant, il faudrait qu'il parle avec Abigail Hook. Il avait bien vu ses capacités plus qu'étonnantes en rune même si elle avait un an de plus niveau pratique, il pouvait observer que cela dépassait largement ce stade. Seul soucis, il ne savait pas trop comment l'aborder à ce sujet et il n'était pas des plus doué pour faire ça d'ailleurs... Il l'accosterai une nuit où elle s’exercera comme lui et verra où la conversation une fois engagé le mènera. Il ne commençait qu'à neuf heures avec le cours de magie noire, il avait donc encore une bonne heure et demie devant lui. S’apercevant que de plus en plus de monde venait pour s'approvisionner, il sortit discrètement de la salle se dirigeant vers la cours intérieure. Une bonne marche à pied à l'air libre lui ferait le plus grand bien avant de réellement entamer la journée.

Il se balada tranquillement laissant son regard nostalgique et quelque peu vague défiler sur le paysage sous ses yeux, le début de froid dû à l'automne ne le gênant pas le moins du monde. Il prit le chemin du premier étage dix minutes avant le début du cours. Le château étant assez grand, il fallait un peu de temps pour y arriver et plus encore si les escaliers décidaient de jouer les teignes. Une fois arrivé devant la salle en question, il prit une grande inspiration silencieuse et, voyant la porte légèrement entrouverte, il y pénétra. Il replaça son sac sur son épaule droite et remit quelques cheveux en place. Il s'arrêta l'espace de quelques secondes pour bien détailler la pièce et Elyas retint un air étonné à la présence du détracteur dans la salle. Eh bien, tout cela promettait d'être très gaie... Il avait bien fait de se préparer aussi bien mentalement que physiquement pour aujourd'hui ces derniers jours... Les traits impassibles et le regard inexpressif, l'adolescent se dirigea jusqu'à la jeune femme qui présiderait le cours tout en saluant d'un signe de tête ses deux autres camarades déjà présent et le Carrow qui se trouvait calmement dans son coin, semblant attendre avec impatiente la suite des événements. Il se stoppa net une fois à quelques pas d'Astrid.

« Bonjour » la salua-t-il sobrement avant de se détourner et de rejoindre les tables de cours.

Son pas était souple et silencieux alors qu'il avait également décidé de se placer vers le fond de la salle et de s'asseoir du côté opposé des deux autres ainsi plongé dans les ténèbres, cela le détendait un minimum. Il avait ainsi un très bon poste d'observation en plus d'être sûr de n'avoir personne qui pourrait s'installer derrière lui. Oui, il était particulièrement méfiant et prudent. Il restait bien camouflé avec ses amis les ombres tout en laissant son regard scrutateur et attentif parcourir la pièce. Il posa son sac sur le dos de sa chaise et attendit patiemment le début du cours qui devait commencer sous peu.
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Ven 9 Déc 2016 - 13:43


Un ballon rebondissant sur du bitume. Des cris, des éclairs de lumières puis plus rien. Depuis qu'il avait revu son père, Ed ne parvenait plus à fermer l’œil de ses nuits. Chaque fois qu'il parvenait à s'endormir, il revivait en boucle l'arrestation de ses parents et le soir des retrouvailles avec son père. Sauf que dans son rêve, il laissait Astrid tuer son père. Il imaginais la lumière s'éteindre dans ses yeux au moment ou le sortilège l'atteignait, la jeune femme ranger tranquillement sa baguette et le raccompagnant au château...  ou bien elle ouvrait la grille et laissait Ed le rouer de coups, jusqu'à en avoir les poings en sang, sans que ça n'ait le moindre effet sur son paternel. Dans tout les cas, il finissait par se réveiller en sueur au beau milieu de la nuit, toujours avec le sentiment de trahison et de déception coincé dans la gorge. Ces sentiments ne le quittaient pas quand il se réveillait le matin, souvent à la dernière minute à cause de ses nuits agitées. En ce moment, il sautait même le petit-déjeuner, par manque de temps, ou d'envie de se mêler aux autres dans la grande salle, et  ne se contentait que du minimum aux autres repas. Ce matin, c'est à 8h35 qu'il avait commencé à ouvrir un œil. Il prit le temps de bien se réveiller avant de sortir de son lit, n'ayant pas cours avant 11h. Il se souvint soudain que c'etait aujourd'hui, précisément dans ce créneau libre de 9h à 11h, qu'avait lieu son premier cours de soutien en magie noire. Non pas qu'il appréciais cette matière - à vrai dire, il mettait un point d'honneur à se trouver le plus loin possible des Carrow - mais sur la fiche d'inscription, accrochée dans la salle commune depuis quelques jours, il avait vu que le soutien serait dispensé par la jeune stagiaire. Celle là même qui était présente le soir ou il avait revu son père, et qu'il savait affiliée à l'Ordre du Phénix. Il espérait donc que son soutien se rapproche plus de l'ancienne Défense contre les Forces du Mal que de la Magie Noire.

Il bondit de son lit, enfila son uniforme en quatrième vitesse, et courut hors de la salle commune. Hors de question de décevoir Astrid en arrivant en retard. Il jeta un coup d’œil à sa montre : 08h50. Il courait dans les couloirs, son sac ballottant dans son dos. Il se fraya un passage entre les élèves qui se rendaient eux mêmes à leurs cours,et arriva finalement aux portes de la salle de cours. Fermée. il était en retard. Sa montre affichait 09h03 quand il frappa à la porte, appréhendant ce qu'il trouverait derrière. Ed eut un frisson en pénétrant dans la salle. Comme d'habitude très sombre, la pièce était aujourd'hui glaciale, comme si toutes les fenêtres avaient été ouvertes pendant la nuit. Tout était fait ici pour donner un sentiment de malaise. On comprenait directement en entrant ici qu'on était pas là pour rigoler. Des tableaux morbides étaient accrochés aux mur, éclairés par quelques bougies. Dans un coin, un Carrow observait silencieusement la classe, certainement ici pour vérifier que le cours se déroulerait selon leurs « conventions ». Apparemment, ce sera pas aujourd'hui qu'on apprendra a se défendre des Mangemorts. Mais le « clou du spectacle » se tenait dans une cage, à coté de l'escalier menant au bureau du professeur : un détraqueur y était enfermé, n'attendant que d'en être libéré pour s'attaquer aux personnes présentes. Ceci expliquait la température dans la salle. Il jeta un regard vers Astrid, à l'autre bout de la pièce.

« Bonjour, excusez-moi pour le retard »

dit-il en s'avançant vers une table libre, le plus loin possible du détraqueur. Il ne connaissait aucun des trois autres élèves présents, tous d'années bien supérieures a la sienne. Pourtant, quand il s'était inscrit, Ed' était sûr d'avoir vu au moins une dizaine de nom sur la liste. Les autres se sont sûrement dégonflés... Ce qui l'inquiétait un peu. Il commençait a se demander si il avait bien fait de venir. Si la prof avait prévu des travaux en binôme, la différence d'age et d’expérience serait énorme. il ne serait qu'un poids pour son partenaire. peut-être que d'autres élèves arriveront en retard après lui. il avait vu le nom de Morgane, une Nuncabouc de son année, allait-elle venir ? Il se surprit même a espérer qu'Amanda se soit inscrite à la dernière minute, et qu'elle allait arriver dans la salle. Mais elle n'était pas du genre a vouloir du soutien dans ce genre de matière... il abandonna directement cette idée, prenant son mal pour acquis: il allait devoir traiter avec des élèves quasiment adultes. Il se raccrocha néanmoins au souvenir du phénix sur le bras d'Astrid, se disant que rien ne pourrait lui arriver de vraiment grave tant qu'elle sera là. Il sortit sa baguette et la posa sur son bureau, espérant ne pas avoir raté le début du cours.


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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Mar 13 Déc 2016 - 18:36


- Je peux entrer ?

Perchée devant la porte de son bureau, Astrid observa la première élève pénétrer son nid. Aucun son, ni aucun mouvement. Abigail Hook ne s'en formalisa visiblement pas, pénétrant dans l'antre du grand méchant loup, avec la désinvolture d'un serpent ne s'attendant pas au fait qu'un prédateur de son espèce se trouvât juste en face d'elle, surélevé par rapport à la pièce. La Shafiq se contenta de la suivre des yeux, l'observant. Elle avait toujours eu une assez bonne mémoire des visages, du moins de ceux se démarquant du reste du monde, par leurs actions, leurs réflexions, ou encore leurs activités. Une qualité autant qu'un défaut, dans son "métier". De fait, elle se souvenait du visage de chacun des élèves devant arriver pour le cours qu'elle allait dispenser.

- Bonjour.

La métamorphomage pencha légèrement la tête sur le côté, sans répondre. Hook ne devait pas parler souvent, le son de sa voix le trahissant plus qu'elle ne devait elle-même le penser. Se détournant finalement de l'élève, qui se faufilait d'un pas rapide entre les tables en les caressant d'un touché gracile, Astrid descendit de son perchoir d'une belle envolée. Quelques pas rapides, mais aussi souples que ceux d'une danseuse professionnelle ; une démarche féline presque dérangeante dans la désinvolture qui, en même temps, se dégageait de l'artiste. Elle parvint en bas des marches à la seconde même où la seconde proie pénétrait son univers. Wayoth Fawkes. L'oiseau déguisé en bouc s'avança rapidement vers elle, alors qu'elle s'immobilisait avec la précision d'une statue en bas des marches. Il se planta devant, permettant au phénix de le détailler dans son ensemble. Elle ne fit aucune remarque, que ce fût sur son apparence, ou encore sur l'odeur de chien mouillé qui se dégageait de l'ancien Serdaigle. Son visage resta complètement impassible.

- Bon-Bonjour, Miss. Ai-je le droit de bénéficier de ma...de la baguette qui m'a été prêtée pour l'exercice d'aujourd'hui ? Le professeur Flitwick devait vous la transmettre, je crois. Enfin, il avait émis cette possibilité, mais si ce n'est pas le cas, alors j'ai dû mal entendre.

D'un geste serein, la belle tira sa baguette de sa manche gauche, la tenant entre deux doigts, avec une délicatesse certaine.

- Tendez votre main.

L'ordre claqua dans la pièce comme un fouet embrasé, la froideur paradoxale de la voix du fauve ne laissant aucunement le loisir au garçon de choisir s'il voulait obéir ou non. Il n'était pas ici, aucun élève n'était ici pour rire ou s'amuser, et elle n'avait pas l'intention de perdre son temps avec des récalcitrants. Toutefois, il obéit ; certainement les alarmes de ce qui devait lui servir de cerveau se mettant en marche face au regard quelque peu fou de la femme face à lui, le prévenant d'un danger imminent s'il se rebellait. Quand l'homme tendit sa main, la demoiselle pointa son amie sur celle-ci. D'un informulé, elle fit apparaître la baguette du sorcier dans sa main, puis, d'un geste sec de la tête, lui fit signe d'aller prendre place, sans rien ajouter de plus.

Quand l'élève prit place, la demoiselle tourna son regard vers Carrow. Une conversation muette prit place entre les deux, les deux ne se lâchant pas des yeux, immobiles. L'un avec un sourire, l'autre avec son visage de glace. Ils patientaient, tous deux, que le reste des élèves arrivassent. Combien serait en retard ? Et combien ne viendrait tout simplement pas, par peur, après un élan dramatique de courage typiquement Gryffondorien qui, finalement, n'était que bêtise sur le moment ? Trop, certainement, d'après Astrid. Elle-même ne savait pas si, à leur place, elle serait venue, n'étant certes plus une élève de Poudlard, mais sachant par ses expériences que certains cours pouvaient devenir véritablement dangereux pour l'intégrité physique ou morale de jeunes étudiants. Des jeunes, qu'ils étaient tous. L'heure tournait, sereinement. Une petite minute avant le début du cours, la demoiselle brisa le contact visuel avec son maître de stage, se tournant vers la porte. Des pas réguliers avaient attiré son attention, la demoiselle, sur ses gardes, bien que ce ne fût pas visible, celle-ci parvenant à le cacher, exacerbait inconsciemment ses sens, comme elle l'aurait fait durant une mission.

Un nouvel élève pénétra dans la pièce, s'approchant d'elle avec l'assurance idiote que certains élèves, en cette période trouble, pouvaient avoir ; ou, dans ce cas précis, comme dans d'autres, essayait de le montrer, sans en comprendre réellement les rouages, étant véritablement aussi serein qu'une gazelle pourchassait par quelques lionnes affamées. Ce n'était bien évidemment pas perceptible pour tous, le jeune homme étant malgré tout un très bon acteur et, surtout, s'étant clairement préparé pour paraître le plus en forme possible, mais Astrid restait une mercenaire entraînée. Elle avait l'habitude de remarquer ce genre de détail. Deux visages inexpressifs, deux regards de glace s'affrontèrent quelques secondes, avant que l'élève brisât la magie, pouvant être destructrice, du moment, la saluant avec une certaine politesse. Il se détourna finalement, allant rejoindre l'une des tables, à l'opposer des deux autres, dans le fond. Elyas Rowle.

D'un geste souple et élégant, Astrid se retourna, sa baguette toujours en main. D'un geste désinvolte de sa main libre, elle ferma la porte dans un claquement. Le cours débutait. Les élèves allaient avoir la chance de découvrir véritablement le spectacle qui les attendait. Un pas. Un second. Elle fit volte-face avec la rapidité de la mercenaire, sa baguette pointée vers un endroit particulier. Ses mots foudroyèrent la pièce et, de sa tendre amie sortit une lueur aussi belle que dangereuse, le vert illuminant la pièce avec la fougue d'un démon s'apprêtant à posséder une victime trop faible pour se défendre.


- Avada Kedavra.

Un murmure, rien de plus, mais aussi audible qu'un hurlement d'hystérique, dans le silence de mort qui possédait la pièce. De mort, précisément. Les élèves n'avaient pas eu le temps de comprendre ce qui se passaient qu'un couinement se fit entendre, avant que le bruit d'un corps tombant au sol créât une cacophonie enchanteresse. C'était quelque peu cliché, Astrid le reconnaissait, mais l'impardonnable avait le mérite, paradoxalement à son effet immédiat, de réveiller les esprits. Un sortilège qui n'avait toucher rien d'autre qu'un animal. Un chien, beau labrador maintenant décédé, gardé prisonnier et silencieux par un sortilège de la belle, caché des yeux non aguerries par quelques subterfuges. Pourtant, ils étaient tous passés à côté, à moins d'un mètre, sans jamais le remarquer. Pathétique. Son regard voyagea rapidement sur les différents élèves présents. Ils n'étaient que trois, pour le moment, et peut-être le resteraient-ils, mais Astrid n'avait pas l'intention d'attendre les retardataires pour expliquer, par ses gestes et ses paroles, en quoi consistait ses cours. Sa baguette fut pointée avec tranquillité sur Abigail Hook. Un mot. Puis sur Wayoth Faykes. Un autre. Et enfin sur Elyas Rowles. Un dernier.

- Mort. Mort. Mort. Vous êtes tous morts. Bravo, finit-elle avec un sarcasme perceptible.

Elle se retourna enfin, un sourire désabusé savamment plaqué sur son visage. Elle se dirigea tranquillement vers son bureau, puis se retourna en s'appuyant sur celui-ci. D'un geste rapide de sa baguette, sans prononcer le moindre mot, elle fit disparaître le cadavre de la salle. Astrid croisa ensuite les bras sur sa poitrine, observant un à un les élèves, les jaugeant d'un regard froid et calculateur. Pourrait-elle en faire des survivants ? Des êtres capables de tout encaisser sans broncher, qui sortiraient les crocs une fois les tempêtes passaient pour démontrer qu'ils étaient les bergers, non les moutons ? Peut-être, malgré qu'elle en doutait. Un ou deux élèves sortiraient sans doute du lot, du moins, la fauve l'espérait.


- Vous êtes...

Ses paroles moururent dans sa gorge, ses yeux se braquant avec une certaine intensité sur la porte fermée. Une dizaine de seconde plus tard, un élève toqua à la porte. Le premier retardataire. Bien plus en avance qu'elle ne l'avait imaginé. D'une voix froide, elle lui ordonna d'entrer dans la salle et de refermer la porte derrière lui, s'il ne voulait pas la remplacer. Le regard quelque peu affolé de l'élève laissait présager que son retard était complètement involontaire, ses joues rougies par sa course, ses cheveux en bataille et ses vêtements légèrement débraillés allant dans ce sens.

- Bonjour, excusez-moi pour le retard.
- Ce sera bien la seule fois où j'accepterai un retard de votre part, Mister Selwyn, grogna Astrid, du tac au tac.

Elle avait un rôle à jouer, surtout face au Carrow. Encore que le retard du jeune homme était quelque peu bénéfique. Astrid n'avait, de fait, pas eu à s'inquiéter de la présence du premier année, qu'elle avait fini par prendre sous son aile enflammée, pour utiliser l'un des impardonnables comme un Anglais buvait son thé, sans aucune gêne, avec une habitude impressionnante. Une routine, rien de plus. La demoiselle, toujours appuyée nonchalamment contre son bureau, les bras croisés, lui fit signe de prendre place d'un geste sec de la tête, avant de s'apprêter à reprendre la parole. Elle se coupa malgré tout, serrant les mâchoires et foudroyant la porte. Si Astrid n'avait pas eu sa maturité et son contrôle, sur sa magie, la porte aurait sans aucun doute explosé face à l'intensité indomptable crachaient par ses yeux vairons. Avant même qu'on entendît toquer, la jeune femme prit la parole d'une voix doucereuse.


- Si vous ne voulez pas remplacer l'un de mes tableaux, je vous conseille vivement d'entrer, de refermer la porte derrière vous et d'aller vous asseoir avant que je m'énerve réellement.

Le message était visiblement passée, Morgane O'Reilly pénétrant dans la pièce, la tête basse. Elle salua d'une petite voix Astrid, s'excusant au passage de son retard, avant de prendre rapidement place dans la salle. Astrid l'observa un temps, remarquant que si l'apparence d'Edward laissait présager que son retard n'était pas de son fait, celui de la petite était bien calculée. Shafiq ne fit aucun commentaire pour autant, reprenant d'une voix bien plus calme la parole, en s'adressant à la classe entière.

- Comme je le disais avant de me faire interrompre de la pire manière qui soit par nos petits camarades, commença-t-elle froidement, vous êtes ici parce que vous l'avez voulu. Je n'accepterai donc ni la fainéantise, ni un comportement immature.

Elle s'interrompit quelques secondes, son regard passant sur le visage de chaque élève présent, le sien étant glacial.

- En accord avec le professeur Carrow ici présent, nous avons décidé d'un programme particulièrement poussé. Le cours de magie noire habituelle se passant en trop grand comité, vous aurez ici un suivie bien plus personnalisé. De plus, apprendre à lancer un sortilège est une chose, savoir quand, comment et pourquoi l'utiliser en est une autre et c'est précisément ce que nous allons travailler. Ce serait, effectivement, une perte de temps, pour vous comme pour moi, que je vous apprenne certains maléfices pour vous retrouver, ensuite, mort bêtement sous la baguette d'un des rebelles sévissant en ce moment contre L'empire du Seigneur Noir.

La petite référence, clairement moldue, de la demoiselle passa inaperçu pour les sorciers venant de certaines familles et c'était précisément ce qu'elle voulait. Un message, subtile, pour prévenir que, non, elle n'était pas là pour leur apprendre à tuer, mais bel et bien, comme elle venait de le dire à sa manière, à survivre pendant cette guerre. Astrid se redressa finalement, commençant à faire les cent pas dans la pièce, en observant les élèves, ses mains se croisant derrière son dos, alors qu'elle faisait passer sa baguette entre ses doigts fins avec une certaine dextérité.

- Pour commencer, nous allons définir votre niveau. Pour ce faire, la partie pratique du jour consistera à un duel contre moi. Vous passerez chacun votre tour, pour que je puisse rapidement évaluer vos forces et vos faiblesses. Par ailleurs...

D'un geste rapide, Astrid pointa sa baguette vers Morgane, effectuant un mouvement complexe de celle-ci, avant de la pointer, en réalité, sur la table. La baguette de la Nuncabouc y apparut et Astrid reprit sa position précédente, ses mains dans le dos, jouant avec sa baguette qui tournait entre ses doigts, témoins de la précision que pouvait faire preuve la mercenaire sans même avoir à utiliser sa vue.

- Pour commencer aujourd'hui et comme à chaque cours que vous aurez dans cette pièce, nous débuterons toutefois par une partie théorique. Astrid balaya une nouvelle fois la pièce du regard, s'attardant sur les visages. Un fin sourire amusé apparut sur le sien. J'estime que vous êtes tous assez malins pour parvenir à répondre à ma question du jour. Une question très simple. Définissez ce qu'est la magie noire, la magie blanche et donnez un exemple des deux magies.

A nouveau, la belle dansa, sa partenaire crachant sa joie dans un sortilège bien exécuté. Du premier tiroir de gauche du bureau du phénix sortit une pile de parchemins. Un seul, d'une quarantaine de centimètres, vint se poser sur chacune des tables où se trouvait un élève. Plumes et encriers prirent places également. Pendant que les objets dansaient sous la direction artistique d'Astrid, celle-ci reprit la parole.

- Notez vos idées sur ce parchemin, puis, quand vous aurez terminé, venez le déposer sur mon bureau. Vous avez une demi-heure, pas une minute de plus. Quand le délais sera écoulé, si vous n'avez pas terminé avant, vous poserez vos plumes et m'amènerez vos écrits. Sauf si vous voulez vous retrouver en compagnie d'Alfred, ce brave détraqueur qui ne rêve que de vous embrasser avec tout son amour, commença la belle avec un amusement cynique, avant de reprendre plus sérieusement, sa voix claquant dans la pièce. Commencez.

La demoiselle observa un instant les élèves, avant d'aller s'asseoir à son bureau. Ses pieds se retrouvèrent rapidement sur celui-ci, alors qu'elle se balançait sereinement sur deux pieds de la chaise qu'elle utilisait. Elle rangea alors sa baguette dans son holster, sans le montrer, avant de tirer de sa bottine droite son poignard finement ouvragée, qui avait appartenu par le passé à la famille Sovrano, et commença à le lancer et le réceptionner, juste au-dessus de son visage. Un jeu dangereux, qu'elle appréciait particulièrement, lui permettant de se concentrer et de se recentrer, tout en faisant passer le temps bien plus rapidement que d'ordinaire.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Jeu 22 Déc 2016 - 23:56

C’était le premier jour d’octobre qui avait montré le bout de son nez. Les feuilles commençaient à tomber peu à peu du saule cogneur, lui laissant un aspect totalement assez piteux. Il était 9H35 et Aileen venait tout juste de quitter l’infirmerie, tenant fermement le parchemin que Madame Pomfresh venait de lui donner. Elle y avait passé la nuit et une bonne partie de la soirée de la veille. Son chaudron avait explosé en cours de potion, lui causant d’importantes brûlures sur le visage ainsi que les bras. Malgré ses réticences, Slughorn avait insisté pour qu’elle se rendre aussitôt à l’infirmerie. Si ça n’était tenu qu’à elle, elle serait encore couverte de brûlures : elle n’aimait vraiment pas qu’on s’occupe d’elle. Cela lui rappelait trop à quel point elle était faible dans ce monde de chaos. Elle était loin d'être un petit oisillon tombé de son nid. Elle aurait pu survivre. Bien entendu, comme la bonne élève qu’elle était, Aileen avait suivi les instructions de son professeur. Elle n’aimait pas se rendre là-bas -quoique cette femme avait l’habitude de voir cette élève arpenter son dortoir- c’était trop ... Cette femme était trop gentille avec elle. Elle ne méritait pas tant. Une vraie sainte. Un peu têtue comme un Lutin de Cornouaille mais fort sympathique. A peine Aileen avait eu le temps d’entrer dans la pièce, que Madame Pomfresh l’avait déjà clouée au lit, droguée à une certaine potion de guérison rapide. La jeune femme avait dormis comme jamais. Le matin venu, elle avait tentée de persuader l'infirmière de la laisser sortir lui soutenant qu'elle avait guérie. Tentée n'est-ce pas ... Enfin elle avait tout de même gagné 30 minutes ... Ce qui avait pris le plus de temps c'était de faire écrire ce stupide mot à Madame Pomfresh.

Citation :
"Moi, soussignée Miss Pompom Pomfresh, affirme et confirme que Miss Aileen Phillipson actuellement en cinquième année à Serpentard était à l'infirmerie du 31/09 au 1er/10 jusqu'à 9H30. Je devais soigner des blessures causées par des brûlures sur toute la partie supérieur de son torse ainsi que son visage.
Merci pour votre compréhension.

Magicalement.
Pompom Pomfresh"
 
En effet, la cinquième année s'était portée volontaire pour assister et participer à un cours de soutient par une apprentie du nom d'Astrid Shafiq. Et forcément, il avait fallu qu'elle se blesse la veille ... C'était pour cela qu'elle montait les escaliers comme si sa vie en dépendait : elle vivait à cet instant précis la chose qu’elle redoutait le plus depuis le début de sa scolarité. Le retard la faisait courir le long des couloirs de l’école comme une dinqe, croisant de temps en temps quelques élèves qui la dévisageaient. Le pire d’en tout cela c’était qu’elle n’avait pas vraiment eu le choix. Aileen avait pourtant prévenu la femme, la veille, qu’elle avait un cours optionnel à 9H le lendemain et qu'elle ne voulait pas le louper. Cependant, Pomfresh n’avait rien voulu savoir et avait bien pris le soin de vérifier chacun de ses nerfs sensoriels avant de la laisser partir. Quelle plaie ! C’était le premier cours en plus, quoi de mieux pour faire bonne impression. Elle serait tout de suite cataloguée. Elle imaginait très bien sa prochaine réputation auprès d’Astrid : « Ah! Aileen Phillipson, la retardataire compulsive ! ». Surtout que c’était la première fois depuis 3 ans à Poudlard qu’elle était en retard. Certes avec un mot d’excuse … Mais cela n’allait pas la sauver de débarquer au beau milieu d’un cours de Magie Noire et d’interrompre son enseignante. Elle se sentait vraiment mal.  

- Quelle imbécile ! Tu n’aurais pas pu doser tes ingrédients … Stupide

Elle se maudissait en remontant les escaliers qui la menait jusqu’à la salle de cours. Aileen voulait suivre ce cours pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle aimait profondément les Défenses Contre Les Forces Du Mal, en tant que matière, et pensait sincèrement qu’il était grand temps qu’ils aient, à Poudlard, des cours à la hauteur du climat politico-magique actuel. Et puis … Il fallait avouer qu’elle était incroyablement curieuse. L’affiche qui avait annoncé les inscriptions l’avait totalement perturbée, séduite même. Avide de savoir totalement assumée, elle voulait apprendre le plus de choses possibles.

Lorsqu’elle arriva devant la salle, la cinquième année repris doucement son souffle, cherchant à entendre les sons à travers la porte : le silence semblait être le seul habitant de cette pièce. Respires tout va bien, tu as un mot de Madame Pomfresh, c’est-à-dire rien à te reprocher. Enfin si, clairement, elle ne pouvait que s’en vouloir : c’était tout de même sa faute si la potion qu’elle préparait lui avait explosée à la figure. Pas celle de son voisin, ni celle de l'enseignant qui ne lui aurait pas bien expliqué la procédure. C’était bien elle qui avait mis trois feuilles de Mandragore et une larme de sirène en trop dans son chaudron la veille. Ce genre de faute d’inattention ne devait plus arriver aux cinquièmes années, c’était insensé ! Résultat des courses, elle avait dû rester toute une nuit à l’infirmerie à cause de ses stupides brûlures ! Quelle imbécile ! Aileen était totalement ailleurs depuis quelques jours et elle n'arrivait pas à savoir le pourquoi du comment. Etait-ce à cause des vacances qui approchaient à grand pas ? Elle n’en savait fichtrement rien. Calmes-toi. Elle était pourtant certaine qu’elle avait eu l’autorisation de rester à Poudlard pendant les fêtes. Ce dont elle était sûre à l’instant présent, c’était qu’elle était on ne peut plus contrariée par la situation : elle ne voulait clairement pas se mettre Astrid à dos dès le premier cours. Surtout qu’elle avait eu quelques écots à son propos, et pas des plus rassurants.

Une fois que la jeune femme eu reprit la majorité de ses esprits, elle toqua à la porte et pénétra dans la salle, après avoir entendu une voix inaudible à travers le bois teinté. A sa grande surprise, la première chose qu’elle remarqua était l’air pesant qui l’entoura rapidement, tel un brouillard imperceptible. Seul le bruit de plume des étudiants écrivant sur le parchemin brisait ce silence de plomb. Elle fut d’ailleurs surprise. C’était pourtant le premier cours, d’une nouvelle enseignante –enfin apprentie-, elle ne voyait pas vraiment quel genre de devoir on pouvait bien avoir à produire au bout d’à peine 40 minutes de classe. Cela l'agaçait : à cause d'une femme avec le syndrome de mère poule, elle avait loupé une bonne partie du cours, comme elle le pensait. Elle s’empressa alors de basculer son regard vers le bureau d’Astrid. La femme, qui visiblement n’était pas beaucoup plus âgée qu’elle, semblait porter autour d’elle un aura mystique. Elle était plutôt belle pour couronner tout ça, ce qui n'arrangeait rien à son cas. Une douce fumée blanche sortit de la bouche de l'élève, totalement inerte face à tant de prestance. Perturbée par une forme fantomatique flottante au fond de la salle, Aileen détourna quelques nanosecondes son regard. Elle en eu le souffle presque coupé : un détraqueur se trouvait enfermé dans une cage juste en dessous du grand escalier. Elle était on ne peut plus perplexe, mais cette salle, cette présence, ne semblait qu’accroître sa curiosité.
Aileen prit quelques secondes avant de se rendre compte que certains élèves la dévisageaient et qu’elle avait créé une sorte de malaise on ne peut plus perceptible. Sous les yeux insistant de Carrow, elle décida alors de commencer à parler, s’avançant vers le bureau d’Astrid, en baissant son regard vers sa main droite.

- Désolé pour le … Son regard bascula vers la salle, presque vide, contenant des élèves qu’on pourrait compter sur les doigts de la main. Retard, ajouta-t-elle d’une voix basse après une courte pause. Elle tendit le morceau de parchemin qu’elle tenait dans sa main droite, malencontreusement froissé. J’ai un papier que vous a écrite Madame Pomfresh et qui explique la raison de mon retard. Je m’excuse encore une fois cela ne se reproduira plus.

La jeune femme donna le fameux parchemin à l’apprenti et, sans vraiment attendre de réponse de sa part ni sans la regarder dans les yeux, se tourna vers les tables pour chercher une place où s’installer, espérant que cet incident reste sans conséquence. Les quelques élèves étaient répartis totalement aléatoirement dans la salle : seul Wayoth était dans son coin, quelques pupitres devant, éloignés des autres. En prenant soin d’éviter le moindre contact visuel avec un autre étudiant, Aileen décida alors de se placer de façon à ce qu’elle ne soit pas la première chose qu’Astrid puisse voir en levant les yeux : elle préférait se faire oublier pour le moment et n'aller la voir qu'à la fin du cours pour avoir le devoir sur lequel les autres planchaient. Une fois installée, elle déposa sa baguette magique sur sa table et resta totalement immobile. L’attente, la patience furent ses seules camarades pour un bon moment. De temps à autre, histoire de s'occuper, elle relevait la tête pour pouvoir observer l’apprentie. Avant d’arriver, Aileen pensait qu’elle n’allait pas passer inaperçue et avoir droit à quelques reproches, mais après avoir vraiment eu affaire à Astrid, lors de ce court instant, elle se doutait que la prochaine heure allait lui être fort désagréable. Elle était persuadée qu’elle allait servir de souffre-douleur ou alors de cible pour un exercice pratique. Elle priait intérieurement que ses cicatrices ne se rouvrent pas …

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Jeu 29 Déc 2016 - 10:52

La feuille vide trônait dans la salle commune des Nuncaboucs. On leur proposait quatre places pour un cours de soutien en Arts de la Magie Noire. Sérieusement ? Aux Nuncaboucs ? Plutôt que « cours de soutien », ça aurait du s’appeler « Torture gratuite »… Mais Ariane avait noté son nom sur la première ligne. Elle savait même pas pourquoi, en fait. Son esprit de rébellion et de contradiction sans doute. Même Jude lui avait dit qu’elle était folle. Et dans cet acte de folie, la petite Morgane l’avait suivi. Ariane avait tenté de la dissuader de participer, mais la petite fille semblait déterminer à aller au cours de « soutien ». Comme si les Nuncaboucs ne subissaient déjà pas assez…

Quelques jours plus tard, Ariane du se tirer du lit alors que ses camarades pouvaient dormir un peu plus. Bon, de toute façon, l’air était trop frais pour continuer à roupiller tranquillement. Enfin, tranquillement, c’était vite dit hein. Entre les planches qui craquaient, les lits grinçants, les élèves malades qui toussaient toute la nuit… Il fallait avoir un sommeil extrêmement lourd pour ne pas tomber de fatigue dans la journée. Si on ajoutait à ça le fait que les douches n’étaient accessibles qu’une fois la nuit tombée, on comprenait aisément pourquoi tous les Nuncaboucs arboraient d’énormes cernes noires. Ariane n’y faisait pas exception, elle qui était habituée à dormir au moins huit ou neuf heures par nuit. Par conséquent, se lever ce matin-là alors qu’elle aurait pu traîner au lit une heure de plus la mettait déjà de mauvaise humeur. Elle n’aurait jamais dû s’inscrire à ce fichu cours.

Le lit grinça quand elle se leva, et une Jude ensommeillée poussa un gémissement de protestation. « Désolée Judy ! » chuchota la brune à son amie. L’ancienne Gryffondor retira son pyjama en laine et enfila l’une de ses robes de sorciers. La présence d’autres personnes dans la même pièce ne la dérangeait pas, elle n’avait jamais été pudique. Ses parents se baladaient d’ailleurs souvent dans le plus simple appareil quand il faisait suffisamment chaud chez eux. Elle enfila ses chaussures quand elle se rendit compte de l’énorme trou sur sa chaussure gauche. Sûrement un rat, ou une souris. Ariane poussa un long soupir. Ça lui apprendra à ne pas suspendre ses chaussures à son lit… Il fallait qu’elle aille trouver un de ses vieux amis pour qu’il lui répare, vu qu’elle n’avait plus sa baguette.

Ariane prit tout son temps pour descendre jusqu’à ce qui leur servait de salle de bain. Avec un peu de chance, elle aurait encore un peu d’eau pour se laver le visage et les dents, vu qu’elle avait pris sa douche la nuit passée. Elle ne se pressait pas, ne souhaitant absolument pas arriver en avance. Au moins, si elle arrivait pile à l’heure de début du cours, elle n’aurait pas à parler à des gens. Parce qu’elle n’était pas d’humeur. Après avoir brossé ses dents et coiffé sa masse de cheveux bouclés en une haute queue de cheval, la Nuncabouc se décida finalement à prendre la direction de la salle de cours. Si elle n’y allait pas, ce serait encore pire.

« Aïe ! »

Ariane venait de percuter quelque chose. Ou non, quelqu’un. Un ancien camarade de maison, d’un an de moins qu’elle : Kenneth Coughlin. Les deux Lions s’étaient toujours bien entendus, et ils s’étaient souvent entraidés dans leurs coups. La septième année était presque sûre qu’elle pouvait lui faire confiance. « Hey Kendra, ça fait plaisir de te voir ! » Ariane semblait blasée, même si elle était sincèrement contente de le croiser. Elle lui adressa quand même un sourire pour lui montrer que ce n’était pas de sa faute si elle était de mauvaise humeur. « Désolée, je peux pas rester très longtemps, j’ai un cours de soutien. Tu t’es pas inscrit d’ailleurs ? Ça aurait été drôle de faire ça ensemble. On aurait pu mettre un joyeux bordel, comme au bon vieux temps… »

Les deux Lions continuèrent à discuter pendant quelques minutes. Maintenant, Ariane allait être vraiment en retard… Alors qu’elle s’apprêtait à quitter Kenneth, elle se rappela de son trou à la chaussure. « Hey attends Kendra, je peux te demander un service ? » L’ex-Gryffondor lui expliqua brièvement le problème, et un petit Reparo plus tard et sa chaussure était presque comme neuve. « Merciiiiiiii ! » Ariane donna une tape amicale à son ancien camarade de maison et fila en direction de l’ancienne salle de Défense contre les Forces du Mal. Elle jeta un coup d’œil à sa montre. Elle avait un peu plus de cinq minutes de retard. Sur la route, elle croisa Morgane, toute tremblante. « Coucou toi ! » La première année bafouilla une réponse, et Ariane comprit qu’elle regrettait finalement de s’être inscrite. « T’inquiète pas, tu vas rentrer avant moi, comme ça vu que je serai encore plus en retard, ça ira pour toi. »

Ariane la poussa vers la porte, et s’appuya contre le mur. D’ici, elle pouvait entendre la voix de l’apprenti-professeur Shafiq. Fainéantise, immature et blablabla, programme particulièrement poussé, blablabla, perte de temps, blablabla… « Ce serait, effectivement, une perte de temps, pour vous comme pour moi, que je vous apprenne certains maléfices pour vous retrouver, ensuite, mort bêtement sous la baguette d'un des rebelles sévissant en ce moment contre L'empire du Seigneur Noir. » Ariane avait la main sur la poignée de porte, quand cette phrase la fit tiquer. Ils allaient apprendre à se défendre ? C’était plutôt intéressant finalement, même si elle ne se défendrait pas des « rebelles » mais bien des Mages Noirs et autres partisans.

La professeure s’était éloignée et Ariane n’entendait plus sa voix. Elle se décida finalement à pousser la porte. Les quelques élèves déjà présents étaient silencieux, une plume dans la main et un parchemin vierge devant eux. Oups. La Nuncabouc aurait peut-être mieux fait d’arriver un poil plus tôt finalement. Miss Shafiq était installée à son bureau, et Carrow était dans un coin de la pièce. Ariane évita soigneusement son regard et se dirigea vers le bureau. « D’solée pour le r’tard, M’dame. » Pas de fausses excuses, de toute façon ce serait peine perdue de tenter de se justifier. « Y faut faire quoi ? » Miss Shafiq ne lui répondit pas et lui indiqua une place vide, au premier rang, avec un parchemin vierge dessus. Ariane s’installa, et une question s’inscrivit tout en haut de sa feuille : « Définissez ce qu'est la magie noire, la magie blanche et donnez un exemple des deux magies. » Aller, un devoir écrit, un ! Ariane se retint de soupirer et se convainquit qu’après tout, c’était mieux que de se faire torturer non ?  

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Mer 18 Jan 2017 - 15:57



Machinalement, l'index de la main droite vint rencontrer le pouce et, en un mouvement lent, les ongles se frottèrent l'un contre l'autre. Signe d'ennui et parfois de stress chez Wayoth, le garçon épluchait ses cuticules là où d'autres préféraient les monter à leurs dents pour les ronger. Le brun n'avait jamais eu cette habitude, contrairement à ses frères cadets : quand Jerry était angoissé, il pouvait se grignoter la peau du pouce, geste qui dégoutait vraiment son aîné. Peut-être était-ce dû au fait qu'il n'avait pas sucé son pouce étant petit étant donné qu'il préférait téter l'étiquette de Nin-Nin, son chien en peluche orange et aux oreilles extrêmement longues qui pendouillaient des deux côtés de son crâne tout doux. A y réfléchir aujourd'hui, c'était sûrement le jouet qui avait prédisposé l'enfant à une adoration certaine pour l’espèce canine, avant même que Diana ne le laisse caresser les Saarloos de ses parents. Il gardait un souvenir très flou de lui s'amusant à monter sur le flanc de Bones et, ne sachant que faire, le chien loup ne bougeait pas et se contentait de gémir, le regard vissé dans celui de sa maîtresse, en battant tranquillement de la queue face à l'assaut de tendresse du quadrupède qui n'avait rien d'un louveteau.
Le brun baissa le nez sur sa main droite pour considérer la longueur de ses ongles et inspira de frustration : celui du pouce venait de repousser à une vitesse fulgurante afin qu'il puisse concentrer son ennui dessus. Bien qu'habitué à voir son corps répondre magiquement à ses besoins, il arrivait encore à se surprendre : tout ce qui traitait de son inconscient le fascinait, et ce depuis qu'il n'était plus seul à l'intérieur de lui. Si sa magie se concentrait sur son apparence animagus -Wayoth se surprenait parfois à sentir un tiraillement le long de sa colonne vertébrale, comme si le coyote l'invitait à céder sa place en sentant son ras-le-bol quotidien-, elle s'était, la semaine dernière, manifesté d'une façon bien plus efficace. Ses jeunes années de né moldu lui avaient permis de se concentrer sur une pseudo télékinésie et il était capable de faire venir à lui de petits objets sur une courte distance, ce sans baguette et sans penser à un "Accio", puis, les entrainements avec Swann lui avaient appris à rejeter ce qui pouvait l'atteindre. Durant le dernier cours d'Étude des Moldus, Alecto Carrow lui avait lancé à trois reprises un Endoloris qui n'avait pas fonctionné les deux dernières fois. Le né moldu était ressorti de ce cours épuisé, comme après un entrainement de Quidditch...

Le regard dans le vague, l'esprit concentré sur sa chaleur corporelle pour oublier l'air glacé de la pièce, l'ex-Serdaigle sursauta lorsqu'un éclair vert illumina la salle. Le Maléfice de Mort... Les lèvres se rehaussèrent, dévoilant les canines du coyote : Peur et Colère. Wayoth monta derechef ses deux mains à son visage pour plonger dans ses paumes et malaxer ses tempes. Il lui fallait se concentrer sur quelque chose d'autre que cette tarée qui leur servait de prof particulière. Sans relever le regard, il tiqua lorsque Shafiq dirigea sa baguette sur lui.
Mort. Mort. Mort. Vous êtes tous morts. Bravo.
Pauvre folle... Le décoiffé regrettait son flair canin qui aurait pu l'informer sur la victime de l'Avada Kedavra, aussi il s'obligea à pivoter légèrement pour zieuter derrière lui. A quoi s'attendait-il ? Sûrement pas à voir la silhouette effondrée d'un chien.
La con.
Elle avait scindé son âme pour un clebs ? Parce que c'est ce qu'on lui avait appris dans le peu de livre qu'il avait ouvert dans la section Magie Noire de la Réserve lorsque Pince avait le dos tourné, c'était également une chose qu'avait suggéré le cours de Fol Oeil en quatrième année, et c'est ce que Swann lui avait confirmé cet été. Tuer par la baguette, par ce sort, demandait une haine puissante et les conséquence d'un tel acte vous faisait perdre, à chaque fois, un peu de votre humanité.
La théorie était donc confirmée : cette gonzesse était complètement pétée et c'était sûrement ce détail qui faisait que Rogue l'avait embauchée.

Les retardataires arrivaient, confirmant ainsi à Wayoth qu'il n'était pas le seul crétin à s'être dit que quelques heures de cours de Magie Noire en plus allait bien lui occuper son temps. La présence d'Aileen le fit se mordiller les lèvres tandis qu'il la visualisait dans la cour intérieure, se dandinant devant lui en ondulant des hanches. Tout ça lui paraissait bien loin...
L'adolescent vissa alors son regard clair sur la silhouette drapée du Détraqueur, réglant sa respiration pour la faire plus calme. Complètement absorbé par sa nouvelle tâche, il n'écoutait plus l'apprentie. Bonne initiative étant donné que, s'il l'avait fait, il aurait sûrement roulé des yeux en soupirant son exaspération par le nez. Cependant, un sourire sardonique naquit sur les lèvres du garçon lorsque, dans le blabla de la pseudo enseignante, une référence à Star Wars le rappela sur Terre. Un léger sifflement échappa au garçon : agacé, il avait simplement envie qu'elle la boucle. Cette sang pure ne savait même pas ce que son petit discours pouvait signifier pour certains élèves. Le regard de Carrow se posa sur lui mais, hormis sa voisine la plus proche, personne n'avait pu entendre la fuite de frustration, encore moins la Shafiq dont l'attention était absorbée par la petite de la tour d'Astronomie. Blanquette était donc belle et bien suicidaire. Le mage noir se contenta de l'observer -lui s'entêtait simplement à regarder la baguette sur son bureau- avec un sourire cruel : le gamin faisait bien moins le malin qu'il y avait trois mois et ce Nuncabouc-ci ne posait pas de problème à l'administration.
Notant mentalement qu'ils allaient devoir affronter la dingue qui tuait les chiens lors d'un duel, Fawkes se promit d'abandonner le soutien : s'il pouvait mourir vieux et dans son sommeil, il valait mieux e pas s'attarder en compagnie de cette énergumène. Du matériel scolaire apparut sur son bureau et le fait de se pencher sur sa copie évita une nouvelle fois au jeune homme de lever les yeux au ciel : mais c'est qu'elle se croyait drôle en plus !
Trente minutes...c'était peu pour formuler quelque chose de clair d'un point de vue de sous-sorciers. Il ignorait si Carrow allait lire leurs parchemins, alors autant ne pas trop étaler des connaissances en jouant l'ignare, quitte à faire honte à sa maison bleue et bronze.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Lun 30 Jan 2017 - 21:19

Un voile. Noir comme la nuit. Comme une étoile. Paradoxal ? Certainement. Une étoile qui se serait effondrée sur elle-même sous son propre poids et serait devenue si compacte qu'aucune forme de matière ne pouvait en sortir. Aucune rayonnement céleste. Presque invisible. Ce voile absorbait son regard, emplissant ses yeux d'une noirceur étouffante ; elle croyait que ses pupilles s'étaient dilatées au point de remplir le blanc de ses yeux, mais ce n'était qu'un effet de concentration, d'absorption. Le voile ondulait, l'hypnotisant dans sa contemplation passive. Les ondoiements étaient étranges, et cela captivait d'autant plus que les remous du tissu semblaient échapper à toute forme d'attraction terrestre. La chose serpentait, perdue dans le vide, noir comme s'il n'y avait jamais eu de soleil. Comment une telle chose pouvait exister... C'était contre nature, une telle absence de lumière, une telle soustraction à tout entendement physique. La chose ondulait, paisible. Seul son souffle se faisait entendre, rachitique, et on croyait que le cosmos lui-même respirait par ce trou sans bords. Une créature si surréaliste qu'elle devenait chimère. Bienheureux étaient les moldus de ne pas pouvoir les contempler, seulement les ressentir. Sentir la brise fraîche, de l'haleine de l'au-delà. La mort. La faucheuse. Elle avait déjà eu l'occasion, durant son enfance, de visiter l'église évangéliste, située dans la rue adjacente, au détour de la ruelle, qui bordait l'orphelinat San Gregorio. Abigail se souvenait de ce prêtre, qui ne cessait de les saluer chaleureusement à chacune de leurs visites. Miss Bridges, les sermonnait toujours, pour que chacun d'eux, se rende en ce lieu saint, tant pour se ressourcer, que pour implorer l'aide de Dieu. « Le seigneur est miséricordieux. Il vous pardonnera tous vos péchés. », répétait le père, à chacune de leurs brèves entrevues. Si les autres enfants, l'écoutaient, ou dormaient contre les bancs inconfortables, la jeune fille, serpentait entre les cierges allumés, retraçant le parcourt du fer forgé du bout de ses ongles rongés. Il était là. Cet ouvrage grand ouvert, sur l'autel de marbre gris. Elle se souvenait du contact rugueux du parchemin vieilli, des boucles des lettres, tracées à la plume, et l'ornement doré des roses colorées, grimpant sur le lierre dans la marge. Plus d'une fois, elle avait pu observer cette silhouette drapée de sombre, tenant entre une main osseuse une faux à l'horizontale, à la manière d'une balance.

Si, au cours de sa croissance, la religion avait eu une place, somme tout importante, elle avait découvert dans le monde des sorciers, la chose, qui se rapprochait le plus, de ce que la tenancière craignait le plus. La conductrice de cette barque, perdue au milieu du fleuve Léthé, provoquant un oubli salvateur, à quiconque payait le droit de passage. Les Détraqueurs. Elle n'avait jamais été friande de la théorie. L'inutilité, associée à un soupçon d'intelligence feinte. Longtemps, elle avait guetté les sorties d'écoles, dans l'un des quartiers les plus riches de Londres. Elle revoyait les trottoirs pavés, où se bousculaient traders, patrons d'une entreprise locale, ou bien, les vendeuses de grandes enseignes de lingeries. « J'ai eu une bonne note. », disait l'un des enfants, qui devait avoir son âge. Les notes. Rien que pour ce système, Abigail, s'était estimée chanceuse, dans son malheur, de ne pas avoir foulé avant l'heure, les bancs des institutions, qui lui donnaient la nausée. Jamais en bas de l'échelle, jamais au sommet. Elle s'était cantonnée au juste-milieu, offrant à ses professeurs, des copies moyennes, des prestations justes, sans être éclatantes. Un choix, qui s'était imposé à elle, au début de la première année. Son regard glissa le long des plis de la cape de la Peur, pour venir embrasser le symbole doré, trônant comme une amulette. Une rune. L'emprisonnement. Un « Hum. », appréciateur franchit ses lèvres, avant qu'elle ne recule d'un pas, détaillant le travail, que dis-je, l’œuvre d'art, que représentait un tel sortilège. Avec de telles précautions, elle était certaine, qu'il n'y avait aucun risque, que la créature de l'ombre, ne s'échappe, pour venir se nourrir de leur joie. « Fascinant. », s'autorisa-t-elle à murmurer, en enfonçant un peu plus, les mains dans les poches de son pull.

« Avada... », entendit-elle distinctement, au bout de quelques minutes de silence, ne lui indiquant pas la présence de ses camarades. Les cheveux sur sa nuque diaphane se hérissèrent, à l'entente de la première syllabe, d'un sort qui n'augurait rien de bon. Une alarme. Un son strident, retentit à l'intérieur de sa boîte crânienne, au moment, où plusieurs lumières rouges, clignotèrent à un rythme effréné. La peur. Une émotion primaire, que la sixième année, avait passé des années à apprivoiser. Elle en avait fait une arme. « Kedavra. ». Elle fit un bond rapide, qui l'éclipsa à l'ombre de la créature emprisonnée, l'éclair vert éclairant soudainement l'espace ; ses mains retrouvant l'air frais de la salle de classe, tenant fermement entre des doigts maigres, une baguette, faîte d'un bois clair. « Protego. », murmura la sorcière, en maintenant l'artefact le long de sa jambe, laissant le halo blanc l'entourer. Un bouclier, qu'elle savait bien dérisoire au vu de l'attaque. Mais, il n'était pas question, qu'elle laisse sa terreur, la clouer au sol, comme un lampadaire. Je ne mourrai pas sans combattre. La mort. Elle était là. Déguisée sous la forme d'une nymphe longiligne. D'une femme, sans âge, au regard changeant. Le cœur battant la chamade, sous l'effet d'une adrénaline, tant fulgurante, que salvatrice, elle jeta un œil à ses camarades, émergeant partiellement de sa cachette, son arme, fermement tenue, prête à être utilisée une nouvelle fois. Les émeraudes se posèrent en premier lieu, sur le chien, qui venait de trépasser. Sa première impression, avait donc, une fois de plus, était la bonne. La jeune apprentie, qu'elle avait saluée il y a un instant, se drapait gracieusement dans la même aura que l'enseignant. Deux psychopathes. Les regards se rencontrèrent, au moment, où elle l'admira relever sa baguette, dans leur direction. Instinctivement, elle pivota, retrouvant le réconfort de l'ombre, le bras droit tendu vers la Shafiq, le bois de sapin, laissant échapper des étincelles rougeoyantes.

« Mort. Mort. Mort. Vous êtes tous mort. Bravo. », lança l'enseignante du jour, avec un sarcasme, qu'elle ne manqua de remarquer, en baissant sa baguette, pour jauger la réaction de ses élèves. Mort ? Le corbeau arqua un sourcil, ses prunelles fixées sur l'adulte. Les muscles contractaient, elle avança d'un pas, les bras le long du corps, faisant taire d'un mouvement de poignet, aussi fluide, que le permettait son atèle, les paillettes brûlantes, qui ne cessaient de sortir de l'embout du bout de bois sculpté. La respiration lente, contrôlée, la verte et argent, serra les mâchoires, en appréhendant les prochaines paroles de l'apprentie. « Vous êtes... », interruption. Pour la première fois depuis le début, Abigail se concentra sur l'entrée remarquée d'un gamin. Parce que, c'était bien ce qu'il était. Quel inconscient, aurait l'idée, à cet âge, de venir s'enterrer, au milieu d'une caverne, contenant deux loups enragés ? Ben alors petit, tu t'es perdu ? Retenant de justesse d'exprimer sa pensée, devant l'air affolé du premier année, mais surtout, du jaune et noir, sur sa cravate, elle tourna son visage, devenu fermé, vers la suite du cours. La deuxième entrée, d'une autre enfant, fut sans grand intérêt pour la Serpentard, qui avait croisé les bras, ses doigts caressant le bois lisse, tandis que son regard suivait avec une attention non dissimulée, les mouvements de la jeteuse de sort. Tendue, elle écouta d'une oreille mitigée, la suite du discours, dont la référence à Star Wars, lui fit arquer à nouveau un sourcil. Madame la sang-pure, connaissait-elle la culture moldue ? L'image du plus grand mage noir, armé d'un sabre laser, de couleur rouge, s'imposa à son esprit. Elle le voyait, perché sur son trône métallique, sa silhouette cachée par une épaisse cape, dont la capuche large, recouvrait entièrement son visage. Dans son dos, elle distinguait les Darth, hauts membres du conseil noir, siégeant habituellement à la grande table, aux côtés de leur souverain. Même si, d'après des rumeurs, le grand empereur, avait revêtu la couleur du sage Yoda, qu'elle comparait le plus souvent à un gobelin de Donjon et Dragons. La force est puissante en toi, padawan. Il te faudra choisir ton camp. Que seras-tu ? Jedi, défenseur du côté lumineux, gardien d'une paix utopique, ou bien, Sith, adorateur de Bogan, recherchant sans relâche la liberté, trop tôt arrachée ? Son regard passa sur ses camarades, dont le nombre avait légèrement augmenté. Si la partie théorique promettait un ennui, auquel, la Hook, s'était habituée, la pratique, s'annoncer non seulement ardue, mais également intéressante.

C'est d'un regard, brillant, d'une nouvelle lueur, qu'elle regarda le matériel scolaire se poser sur les tables. Avec un sourire sarcastique, elle s'avança vers l'une d'elles, non sans souffler un « Que la force soit avec toi le mal coiffé. », en passant aux côtés du Nuncabouc, pour s’asseoir non loin de lui, quelques tables en avant. Sa baguette, qu'elle n'avait jusque-là pas rangée, rejoint l'intérieur de sa poche, la sorcière troquant son arme, contre une autre. Une plume. Trente minutes. Pas une minute de plus. Peut-être, que pour une fois, dans sa scolarité, l'orpheline, essaierait de rendre un devoir digne de ce nom. Et non, un parchemin, rempli de moitié.

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Crédit : Octave.
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Lun 30 Jan 2017 - 23:01

Quand Morgane avait vu le feuille placardée dans ce qui leur servait de dortoir, elle avait de suite pensée y mettre son nom. Pure folie me diriez vous et même Ariane avait essayé de l'en dissuader, mais le demoiselle était déterminée à le suivre. Après tout quoi de mieux qu'un cours de soutient pour en apprendre plus sur l'art qu'utilisait leurs adversaires. Et puis elle était curieuse d'ens avoir plus sur la magie noire. Pas pour l'utiliser, ça jamais, mais pour savoir mieux se défendre contre ses utilisateurs.

Et non, la demoiselle n'était pas sucidaire loin de là, mais sa curiosité l'emportait toujours. Le jour du cours de soutien arriva bien vite et comme d'habitude, la petite nuncabouc avait mal dormit la veille. Après des ablutions rapide à l'eau froide, la demoiselle sortie de l'endroit qui leur servait de dortoir. Autant dire qu'elle était heureuse de quitter ce taudis. Elle regarda dans son sac de cours et vit que son inhalateur était presque vide. Il allait encore falloir qu'elle retourne voir madame Pomfresh à l'infirmerie. Enfin...si on l'autorisait à le faire. Ce fut donc d'un pas nonchalant et fatiguée que la demoiselle se rendit dans la salle de classe.

La fillette avait appris des plus grands que la salle où ils allaient avoir cours était celle où on donnait les cours de défense contre les forces du mal avant l'arrivée de Vous Savez Qui au sein du ministère de la magie. Une fois arrivée devant la porte, Morgane se figea sur place. Finalement, elle se demandait si c'était une bonne idée de participer à ce cours de soutient. En plus elle était en retard. Elle avait voulu éviter Elisabeth de Hasting. Autant dire que la 5eme année se servait de l'ex- serdaigle pour obtenir tout ce qu'elle voulait. C'est alors qu'Ariane arriva derrière elle et la salua. La demoiselle bafouilla une réponse. Déjà elle n'aimait pas ne pas être à l'heure et en plus, la fillette savait ce qu'elle risquait à être en retard.

Son ainée la rassura et lui proposa d'entrer avant elle. Ainsi elle ne serait pas la dernière et ne serait pas punit. Savoir qu'Ariane était présente rassura et sa détermination revint. La première année rentra dans la pièce et s'excusa d'une petite voix en baissant la tête. Morgane regagna sa place en silence alors que l'apprentie professeur reprennais la parole afin d'expliquer le cours. La référence à Star Wars fit relever la tête de la fillette. Elle compris alors qu'elle allait leur enseigner à se défendre et non à tuer. Cela rassura la demoiselle.

Sa baguette apparu alors subitement devant elle alors que mademoiselle Shafiq venait d'expliquer la partie pratique du cours. La première année n'avait jamais fait de duel à la baguette et n'avait pas vraiment l'occasion de pratiquer la magie. Par chance, elle possédait une excellente mémoire et connaissait ses sorts par coeur. Puis l'apprentie professeur parla de la partie théorique du cours. Décrire la magie noire et la magie blanche.

Morgane se mit à réfléchir quelques minute en essayant de se souvenir de ce qu'elle avait pu lire à la bibliothèque du collège, puis elle prit la plume et commença à remplir son parchemin avec la plus grande attention. Au moins là, elle pourrait gagner des points même si les nuncaboucs n'avaient pas de sablier. Savoir si Carrow allait lire son parchemin lui importait peu. Elle répondrait sincèrement à la question, mais sans montrer qu'elle privilégiait un côté de la magie plus qu'un autre. On leur demandait juste une description et quelques exemples. Elle s'en tiendrait donc à la consigne.


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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Mar 31 Jan 2017 - 12:13

Après l'arrivée de quelques retardataires, le cours débuta. Bien que connaissant la véritable allégeance de la professeur, Edward savait très bien qu'elle ne pouvait pas la montrer ouvertement, encore moins devant le Carrow, solidement posté au fond de la classe, surveillant les faits et gestes de chaque personne présente. Après une brève présentation de ce que seraient ses cours, Astrid annonça le programme du jour. Une partie théorique, suivie d'une session pratique, durant laquelle ils devraient à tour de rôle faire un duel contre elle. L'image de son père gisant immobile aux pieds d'Astrid revint dans l'esprit du petit. Espérons qu'elle retienne ses coups, sinon il ne donnerait pas cher de la peau des élèves.

« Commencez. »

Edward attrapa la plume ayant volé vers lui et inscrivit son nom en haut du parchemin posé sur sa table. Qu'est-ce que la magie blanche et la magie noire ? La question paraissait simple aux premiers abords, mais était en fait incroyablement complexe pour son jeune esprit. Dans l'idée, il savait faire la différence, mais il n'avait pas la moindre idée de comment la définir. Il balaya la salle du regard. Astrid, assise à son bureau, surveillais les élèves en train de gratter le papier. Derrière elle, Alfred le détraqueur s'agitait dans sa cage, cherchant un moyen de sortir se nourrir des jeunes âmes ici présentes. Il n'était pas le seul première année à avoir eu le courage de venir assister au cours. Morgane O'Reilly avait en effet fait une entrée plutôt remarquée, peu de temps après lui. Qu'est-ce qui avait bien pu motiver la jeune Nuncabouc à se jeter ainsi dans la gueule du loup ? Le jeune poufsouffle était cependant soulagé de ne pas être le seul jeune présent, il ne serait ainsi pas trop désavantagé en cas de travaux pratiques en groupe.

Il reposa les yeux sur son parchemin et commença finalement à écrire. L'inspiration lui était enfin venue. Vingt minutes plus tard, peu de temps avant la fin du délai imparti, Edward posa enfin sa plume. Son parchemin en main, il s'approcha finalement du bureau professoral afin d'y déposer son devoir. La traversée de la salle lui parut durer une éternité. À mesure qu'il en approchait, il sentait l'aura du détraqueur l'affecter. La température chutait à mesure qu'il progressait et il senti son esprit se vider de toute pensée heureuse. Dans une moindre mesure que s'il avait été directement confronté à la créature cependant, la cage semblait en atténuer les effets. Il n'avait jamais fait face à des détraqueur, il s'empressa de déposer le parchemin sur le bureau et se hâta ensuite de retourner à son pupitre, essayant de ne pas paraître trop intimidé par la situation. Il n'avait jamais été mis en présence de détraqueur d'aussi près et souhaitait de tout cœur de ne pas avoir à en affronter durant cette année. Aussitôt assis, il attrapa sa baguette et joua machinalement avec, sans produire quoi que ce soit. Il avait beau ne pas connaître beaucoup de sort, l'avoir en main lui procurait un sentiment de sécurité dont il avait bien besoin dans le moment présent. *allez ressaisit toi, elle ne laissera jamais rien arriver de grave dans son cours !* il se donna une baffe mentale et releva dignement la tête, attendant la suite du cours d'un air qu'il espérait serein.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Jeu 2 Fév 2017 - 19:41


Si Astrid s'était attendue à voir des élèves amorphes, elle devait avouer que pour le coup, certaines d'entre eux battaient des records. Deux élèves, en particulier, parvinrent à la surprendre complètement. L'un du bon côté, l'autre... L'autre, s'il osait se repointer dans son cours après ça, elle en faisait de la pâté pour hippogriffe. Trois élèves avaient eu la chance - ou plutôt la malchance - de voir Astrid utilisait l'Avada Kedavra. Elle s'était attendue à plus de... retenue de la part d'un fils de mangemort, qui plus est de Thorffinn Rowles. L'éducation des sang-pur se perdait, franchement... Et Astrid cligna des yeux pendant une bonne dizaine de seconde quand elle le vit passer par plusieurs teintes passant par un blanc crème des plus efficace à un verdâtre le faisant ressemblait à une créature de l'univers du Seigneur des Anneaux. Puis elle avait fait son petit jeu, ayant clairement un sourire en coin en remarquant la réaction, certes disproportionné, mais bien plus efficace que de rester sans bouger, comme un poisson se retrouvant entouré de requin, comme le fit Fawkes, de Abigail Hook. Elle avait ensuite pointé sa baguette en dernier sur le sang-pur, espérant qu'il avait eu le temps de reprendre son Ô Grand Masque de Froideur. Ah.. Visiblement non. Astrid resta bien interdite quand elle vit le gosse tourner de l’œil et s'effondrer sur sa table. Elle alla même jusqu'à lancer un regard à Carrow pour être certaine de ne pas avoir rêvé et vu l'expression - qui aurait été hilarante dans d'autre circonstance - plaquée sur le visage du mangemort... Elle ne rêvait pas.

Par le string en dentelle de Rowena Serdaigle ! Ce gosse était un sang-pur ou une petite fiotte à la Malfoy ?! Bordel. citrouille. Mangemort - qui pour elle était un synonyme du second mot. Détra... Non, Alfred n'aurait pas aimé. Bref. Qu'est-ce qu'elle devait faire ?! Ne pas paniquer, ne pas paniquer, ne pas paniquer... Bon, d'accord, elle paniquait complètement mentalement. Physiquement, elle restait complètement amorphe, la baguette toujours pointé vers le jeune homme. Un toussotement de la part de Carrow, qui avait réussi à reprendre ses esprits plus vite qu'elle, la ramena à la réalité. Elle cligna des yeux, une fois, deux fois.


- Et après il ose me regarder dans les yeux en rentrant dans la classe, lâcha-t-elle froidement.

En deux en trois mouvements, la porte s'ouvrit avec fracas et un Elyas Rowles se retrouva propulsé en dehors de la pièce avec la violence - dans toute sa splendeur - de la Shafiq. Le gamin se retrouva au milieu du couloir, inconscient et Astrid ferma la porte d'un geste sec de la main, utilisant inconsciemment la magie sans baguette. Un soupir plus tard, la demoiselle retrouvant son self contrôle à l'aide des années d'entraînement sous la tutelle de son père, le cours reprit ses droits.

Elle expliqua aux présents - après s'être fait interrompre par de pauvres petits agneaux se jetant dans la gueule du loup - ce qui allait se passer dans le cours, à commencer par la pratique qui n'arriverait que plus tard. Enfin, elle expliqua la partie théorique, distribuant ensuite les parchemins d'un coup de baguette bien placé, avec la précision et l'art que se devait d'avoir une Shafiq.

Assise à son bureau, la belle n'eut le temps de lancer son poignard dans les airs qu'une unique fois avant qu'une élève frappât à la porte de la pièce. Carrow prit les devants et lui grogna d'entrer avec toute la délicatesse d'un dragon ravageant un village moldu. La demoiselle en question pénétra de fait dans la pièce et s'avança vers le bureau où Astrid avait pris place. Une Astrid qui ne regarda même pas qui venait de pénétrer dans la pièce, bien plus concentrée à faire voltiger son jouet mortel, et ne voulant en aucun cas s'importuner elle-même à regarder le visage sans doute boutonneux d'une pauvre gamine se retrouvant avec deux psychopathes et quelque inconscients. Comment Astrid devina que c'était une gamine - certes, d'une quinzaine d'années, mais une gamine tout de même - ? Elle l'entendit parler.


- Désolé pour le…

Astrid réceptionna son poignard et enleva enfin ses bottes du bureau, de manière à pouvoir se redresser. L'adolescente resta figée devant le bureau de l'apprentie telle une statue de l'antique Rome, avant de se réveiller à nouveau et de terminer sa phrase, avec une certaine latence.

- ... retard.

Phillipson tendit un parchemin à Astrid et celle-ci le prit sans même le consulter, observant toujours la demoiselle face à elle comme le ferait un rapace s'apprêtant à effectuer une descente vertigineuse pour attraper sa future proie.

- J’ai un papier que vous a écrit Madame Pomfresh et qui explique la raison de mon retard. Je m’excuse encore une fois, cela ne se reproduira plus.
- La prochaine fois que cela se reproduit, je vous envoie moi-même chez Madame Pomfresh, j'espère que c'est bien clair dans votre petite tête, répondit du tac au tac la sorcière.

Le parchemin, qu'elle tenait du bout de l'index et du pouce de sa main droite, prit alors feu d'un seul coup, et elle lâcha le peu qu'il en restait qui vint se poser avec une délicatesse paradoxale sur son bureau, avant de s'éteindre. Il n'en restait que des cendres. D'un geste sec de la tête, elle intima à l'élève de prendre silencieusement place, avec un regard aussi expressif que meurtrier. Alors que la Shafiq s'apprêtait à retourner à son nouveau jeu dangereux, elle se fit
encore interrompre. Mais... Les élèves étaient tous suicidaires pour la plupart dans ce château ou ils étaient juste trop stupides pour comprendre qu'on n'arrivait pas en retard à un cours de magie noire, surtout quand Carrow se trouvait dans la pièce ?!

- D’solée pour le r’tard, M’dame, dit la nouvelle venue, une Nuncabouc qui avait visiblement un gros problème de locution, qui parvint littéralement à réveiller toute la rage et la frustration d'Astrid, venues à cause de ses foutues inconscients qui lui servaient d'élèves. Y faut faire quoi ?
- La fermer, grogna Astrid en se relevant avec la rapidité dû à son entraînement de mercenaire.

Elle chopa la dernière arrivante par le col et sa main partit d'elle seule se fracasser contre la joue de la pauvre née-moldue. Un regard mi-figue, mi-raisin de Carrow plus tard et Astrid relâcha la pauvre septième année avec brutalité, la repoussant par la même occasion.

- Vous avez déjà de la chance que je ne me serve pas de vous comme cobaye pour expérimenter certains sortilèges trouvaient dans mes grimoires, Miss. Un mot de plus jusqu'à nouvel ordre et je vous arrache les boyaux avec un sortilège de mon cru. ET CECI VAUT POUR TOUS LES ÉLÈVES EN RETARD, J’ESPÈRE QUE C'EST BIEN COMPRIS ?

Respirer calmement. Expiration, inspiration, expiration, inspiration. Penser a quelque chose d'agréable. Ses duels amicaux avec Samuel, de l'Ordre du Phénix, lui revinrent en mémoire et la demoiselle parvint à retrouver une teinte plus pâle que la mort elle-même, après le rouge volcanique qui avait habité ses joues. Toutefois, ses cheveux, qui avaient pris une teinte d'un rouge plus que pétant durant sa crise de rage intense, restèrent ainsi.

- Bien, maintenant que c'est dit, au boulot. Le premier qui parle, j'accroche sa tête sur une pique devant les grilles du château.

Elle lâcha un grand sourire tordu aux élèves, puis se rassit et récupéra son poignard. Un air commença à faire son apparition dans son esprit et la demoiselle, écoutant le bruit reposant des plumes grattant des parchemins, se mit à chantonner sans même véritablement s'en rendre compte. Son poignard faisait toujours des aller-retour dans les airs, alors que mentalement, la demoiselle se mettait à chanter tranquillement une musique aussi sombre que la représentant désespérément. Ce faisant, la belle ne vit pas le temps passer et plus rapidement qu'elle ne s'y était attendu, l'heure de ramasser les copies arriva. Grand bien lui fît que Carrow était là pour la seconder, l'homme se relevant à sa place pour s'approcher des élèves et leur arracher les copies sans même leur demander leur avis, avec un sourire carnassier. Le pas bruyant de l'homme lui fit relever les yeux après une énième voltige de son attraction. Elle pencha la tête sur le côté, tel l'animal curieux qu'elle pouvait être, en l'observant poser les copies sur son bureau, puis repartir avec son même pas lourd vers sa propre place. C'était fou ce qu'il pouvait lui faire penser à un ours. Un ours malade, boiteux et en fin de vie, mais un ours quand même. Clignant des yeux devant sa propre bêtise et sa tendance un peu trop prononcées à se dissiper facilement, Astrid secoua la tête avant de se relever et de frapper dans ses mains, dans l'espoir de réveiller les élèves un minimum. Après tout... C'était l'heure de l'action, la partie préférée de la mercenaire.

- Bien ! Maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves que vous êtes sur vos copies, je vais me faire un plaisir sadique de vous réveiller à ma façon.

Le sarcasme... Ce qu'elle adorait ça. Avec un sourire paraissant psychotique - mais peut-être l'était-il après tout... - Astrid commença à faire les cents pas devant son bureau, après l'avoir contourné. Elle observa les élèves un à un, s'attardant sur chacun d'eux. Son regard pouvait très facilement faire penser à celui d'un tueur en série se demandant qui serait sa prochaine victime.

- Toi, dit-elle, en pointant du doigt le pauvre premier année de Poufsouffle. Tu vas servir d'exemple. Levez-vous, ordonna-t-elle ensuite à tous les élèves... ET PLUS VITE QUE ÇA !

Quand tous les élèves furent debout, la Shafiq déplaça tables et chaises contre les murs, laissant ainsi un large espace dans la pièce. Elle intima aux élèves de s'agglutiner sur les côtés d'un regard, puis commença à tracer deux lignes perpendiculaires d'un bout à l'autre de la salle, de la porte à son bureau. Le couloir qu'elle venait de créer n'était bien évidemment pas là pour rien, mais la demoiselle avait encore trop à faire, pour l'expliquer aux curieux qui devaient sans doute déjà se demander ce qu'elle avait en tête. Elle se plaça ensuite dans le couloir lumineux et bouscula d'un geste de sa baguette Edward à l'intérieur également, avant de parler à toute la classe.

- Je choisirai le passage des élèves un à un. Vous allez tous devoir m'affronter. Les règles sont simples : interdiction de mourir face à moi. Utilisez toute vos ressources. La magie noire est fortement conseillée si vous ne voulez pas finir avec des membres en moins. Abandon ou inconscience, c'est se mettra fin à votre calvaire, mais le premier qui abandonne sans avoir essayé de m'abattre, je lui réserve deux semaines de retenus, tous les soirs, avec le professeur Carrow, qui est parfaitement pour. Enfin... Je vais essayer de ne pas tous vous envoyer à l'infirmerie, c'est promis. Ce serait dommage pour un premier cours.

Avec un sourire, Astrid s'inclina devant Edward, comme le voulaient les traditions sorcières. Elle ne fit aucun geste pour amorcer une attaque, mais prit une dernière fois la parole en attendant que le Poufsouffle se décidât à l'attaquer.

- Le premier qui essaie d'aider un camarade en difficulté face à moi dira bonjour à Alfred. Il rêve de vous faire la bise.

La main tenant sa baguette le long de son corps, Astrid releva la seconde devant sa bouche et bailla, se courbant légèrement vers l'arrière. Elle n'avait visiblement aucune considération pour son adversaire du moment.

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Jeu 16 Mar 2017 - 22:44

« Bien ! Maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves que vous êtes sur vos copies, je vais me faire un plaisir sadique de vous réveiller à ma façon. »

Autrement dit, la partie théorique était terminée. Restait à savoir ce qu'elle avait prévu pour la partie pratique, et la présence du détraqueur au fond de la salle n'annonçait rien de bon. Edward se fit tout petit lorsque Astrid passait entre les rang. Son regard glaçant le sang parcourait les élèves, semblant étudier chacune de leurs réactions. « Toi, » avait elle dit en le pointant du doigt. « Tu vas servir d'exemple. » Le petit déglutit. Qu'entendait elle par « servir d'exemple ? » allait-il faire face a la créature ?  Impossible qu'il s'en sorte indemne si c'était ça. Lorsqu'elle en intima l'ordre, Ed se leva et suivit le groupe d'élèves, alors que leur professeur du moment alignait les tables contre le mur, formant un couloir au milieu de la pièce qu'elle délimita par deux lignes tracées à la baguette. Alors qu'elle se plaçait a l'intérieur, Edward sentit une force l'y pousser également. Il se trouvait ainsi, face à Astrid, attendant de savoir à quelle sauce il allait être mangé sous les yeux du reste de la classe.

Après les explications, Ed empoigna sa baguette, d'un geste qu'il voulait sûr de lui. Il n'avait jamais fait ni même vu de duel de sorciers, mais il imita presque inconsciemment le mouvement d'Astrid lorsqu'elle le salua selon la coutume. Le Poufsouffle savait qu'il n'avait aucune chance , mais il n'avait pas le droit d'abandonner, et encore moins l'envie. Mais comment faire lorsqu'on ne connaissait pas de sortilèges offensifs ? Oh il en connaissait des sorts, mais mis à part faire rire l'assemblée, il ne voyait pas trop l'utilité de faire apparaître un bouquet de fleurs. Il y avait toujours le petrificus totalus, mais aucune chance de la toucher, vu comme elle avait terrassé son père peu de temps avant. Étant donné son manque de technique, il devrait user de ses propres forces : La ruse, et l'agilité.. En face de lui, Astrid avait totalement baissé sa garde et baillait ouvertement devant lui, lui laissant une grosse ouverture.

Elle se fichait de lui. C’était le moment de tenter quelque chose, mais il ne fallait pas se précipiter. Une fois qu'il aurait attaqué, il pouvait être sur de recevoir une riposte dans la foulée. Il fallait qu'il trouve une solution de repli. Les tables ayant été écartée, Il n'y avait aucun obstacle derrière lequel se cacher et il ne connaissait aucun sort de protection. Un bref coup d’œil sur le coté lui donna un petit espoir. Les élèves formaient une masse sur le coté, idéale pour attaquer sans être touchable. Sans prendre le temps de réfléchir plus, Edward pointa sa baguette sur Astrid et s'écria « Petrificus Totalus ! » et sans attendre, il plongea sur le coté, essayant de se dissimuler derrière ses camarades. L’atterrissage fut cependant plus brutal qu'il ne pensait. Les lignes lumineuses étaient en fait des barrières magiques l'enfermant dans ce couloir avec son adversaire.

Il massa son crâne endolori sous les pouffements de rires des autres élèves. Visiblement, il devrait changer sa stratégie. Mais comment ? Il voulait briller, montrer qu'il ne se laissait pas faire malgré qu'il ne soit qu'un première année, mais ce défi semblait impossible. Voyons voir... hormis les tables, n'y avait-il vraiment rien dans ce couloir lui permettant de lui procurer une ouverture ? Quelques instants plus tard, un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Il l'avait, sa victoire ! Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il se releva et revint face à Astrid, qui n'avait bougé que d'un pas sur le coté pour éviter le sortilège. Pour jauger ses réactions, Edward envoya un « Expulso ! » droit sur elle, et recula de quelques pas.  Comme il s'y attendait, Elle avait simplement dévié le sortilège d'un mouvement exagérément ample, comme pour dire au petit « vas-y, essayes de m'attaquer ». Le regard du Poufsouffle se teinta d'une lueur de détermination. Il était persuadé que son plan marcherait. Pour en être certain, il envoya encore quelques sortilèges a la suite, toujours en reculant vers le mur derrière lui. Astrid avait bien sur dévié tout ses sorts. Il ne savait pas si c'était volontaire ou non, mais elle avait avancé d'un pas a chaque mouvement, gardant la même distance entre eux. Ce petit détail, Edward, l'avait bien remarqué, il avait même compté la dessus pour la réussite de son plan. Il avait l’œil, le blaireau.

Il leva brièvement les yeux, et pointa sa baguette sur le lustre accroché au plafond, juste au dessus de l'enseignante. « DIFFINDO !» la chaîne supportant le luminaire se cassa, le laissant tomber droit sur Astrid. Tout ce qui se passa après avait duré une fraction de seconde. Edward avait repointé sa baguette sur son adversaire, dans l'attente qu'elle se protège du plafonnier chutant sur elle pour lui lancer un sort de pétrification et ainsi gagner son duel. Mais elle eut une autre réaction. Elle avait levé la tête, fait un pas en arrière, et propulsé l'objet en direction du garçon. Il n'eut pas eu le temps de réagir et fut violemment percuté par l'objet, qui l'avait projeté contre la porte derrière lui.

Edward ouvrit difficilement les yeux. La tête lui tournait. Il sentait un liquide chaud glisser le long de son œil gauche. Sa tête lui faisait horriblement mal. Passant sa main sur son œil, il sentit une plaie ouverte au niveau de son sourcil. Il attendit quelques secondes que ses esprits reviennent. La voix d'Astrid mettant fin au duel résonna dans ses oreilles « C'est bon, tu peux retourner vers les autres. Au suivant »

Le petit se dégagea de sous le lustre, et rejoignit lentement ses camarades en se tenant l'oeil. Il avait mal partout, chaque mouvement était douloureux, mais il était fier de ce qu'il avait fait. Il se demandait cependant comment il allait expliquer sa blessure à Amanda...[/b][/color]

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Lun 3 Avr 2017 - 19:33


Aileen ne quittait pas sa table des yeux, à la fois honteuse et agacée. Agacée par sa maladresse, honteuse de cette si glorieuse entrée en matière. Shafiq avait fait flamber son mot d’une façon si froide qu’elle se demandait si elle ne l’avait que lu. Tandis que les autres étudiants grattaient sans fin leur parchemin, une seconde élève était aussi arrivée en retard : une septième année chez Nuncabouc, qui n’avait clairement pas eu l’intelligence de prendre des pincettes avec l’apprentie. Cette dernière l’avait prise par le col et la violence de sa gifle avait glacé la salle toute entière. Aileen s’était secrètement félicité d’être arrivé cinq minutes plutôt. Mieux valait que ce soit cette biquette qui se fasse torturer. Dès qu’Astrid l'avait relâché au sol, elle semblait à la limite de faire un feu tout autour d’elle en un simple regard. Un instant suspendu dans le temps pendant lequel sa voix criante et glaçante résonnait en rebondissant entre les murs. On devait l’entendre depuis la Tour d’astronomie.
Elle sentait qu’Astrid tentait de se calmer du mieux qu’elle le pouvait. La tension toujours aussi palpable stagnait dans toute la salle silencieuse comme la mort. Le détraqueur flottait tranquillement dans sa cage, patient de sa prochaine victime. Sans vraiment la regarder directement, Aileen remarqua sa rapidité incroyable à se calmer, passant du rouge griffondor à son teint naturel, c’est-à-dire assez incolore. La jeune femme faisait cela de temps en temps lorsque la rage la submergeait, mais il lui fallait bien plus de temps pour reprendre le contrôle.

- Bien, maintenant que c’est dit, au boulot, s’exprima Shafiq d’une voix glaciale au bout de quelques minutes de silence. Le premier qui parle, j’accroche sa tête sur une pique devant les grilles du château.

Aileen releva brusquement la tête vers elle, son regard observant le sourire un brin sadique arborer son visage. Le silence se fit à nouveau sentir dans la salle, rompu par les fortes respirations des élèves qui expiraient à l’unisson. Astrid se saisit de son poignard, ce qui créa une vague de frisson le long du dos d’Aileen, figée. Elle osait à peine bouger mais les battements incessants de son cœur ne faisaient que la déséquilibrer. Passant une main dans ses cheveux pour faire autre chose que de regarder cette femme, elle regarda autour d’elle pour regarder qui respirait aussi fort. Il semblait au bord de l’évanouissement. Alors que son regard parcourrait la salle, un son la stoppa sur place. Une voix féminine chantonnait tranquillement un air sordide. Aileen n’osait pas se tourner pour identifier son origine, elle savait pertinemment qu’elle n’apprécierait pas ce qu’elle verrait. Mais lorsque sa voix se fit plus forte, elle se sentit « obligée » de la retrouver. Un souvenir désagréable lui revint en mémoire en voyant Shafiq s’amuser avec son couteau à la lancer dans les airs comme si tout était normal : le visage de son père ivre, entre fou rire et crise de larmes, accoudé au bar du pub en face de chez eux, apparut soudain dans sa mémoire. Elle s’en souvenait comme si c’était hier. C’était un jeudi pendant les vacances de Noël alors qu’elle n’avait 13 ans. Il s’était battu avec un autre ivrogne à cause qu’une queue de billard. Aileen avait pris une énorme claque ce jour-là, devant une telle détresse psychologique.
Astrid la faisait réellement penser à lui sur le coup, même si elle était sûrement plus sadique que désespérée ... En ne remarquant qu’aucun élève ne semblaient avoir de problèmes respiratoires, Aileen réalisa que la respiration qu’elle entendait depuis plusieurs minutes : et bien, c’était la sienne. Cela ne la surprenait pas tant que cela. Elle prit sa tête dans ses mains et plongea son regard entre deux striures de sa table, cherchant à se calmer et se rassurer du mieux qu’elle le pouvait. Un point de concentration. Elle pensait à des choses le plus positives possibles, pour s'évader et éviter de rester dans ce climat glacial, mais l’air ambiant l’en empêchait. Elle se releva alors et accepta la situation. Astrid prenait un malin plaisir à jouer avec eux en jetant son couteau et en chantonnant une musique de caractère morbide, et elle devait l’accepter et y faire face. Ne pas se laisser avoir. Ne pas être faible. Faire honneur à sa famille, à sa mère, à ses amis. Elle n’aimait pas la violence, elle en avait peur à vrai dire. Certes, elle faisait depuis peu de la boxe anglaise mais c'était de la défense. Elle avait peur de la violence gratuite. Celle qui sort de nulle part, sans qu’on ne puisse la voir venir. Et c’était exactement ce qu’elle ressentait à ce moment-là. C'était un réel sentiment d'insécurité.

Les yeux fixés à sa table, elle se concentrait sur sa respiration, les crissements des plumes sur le parchemin. Les nombres résonnaient dans son esprit entre chaque mouvement d’air. Grâce à cette méthode de relaxation dont elle était maîtresse, sa respiration se calma au fur et à mesure des secondes ce qui rassura beaucoup Aileen. Soudain, au bout de plusieurs minutes, Carrow s’avança vers les élèves et leur arracha leur copie des mains. Qu’ils aient terminé ou pas, il devait s’en ficher. Ce rappel à l’ordre fit sortir Astrid de ses rêves.

- Bon maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves que vous êtes sur vos copies, je vais me faire un plaisir sadique de vous réveiller à ma façon.

Aileen observait la femme faire des allers retours devant son bureau tel un lion en cage, sous le regard rieur de Carrow. Son regard rencontrait chaque élève avec la même intensité, semblant chercher une réponse, à une question inconnue, dans leurs yeux perplexes. Quand il croisa celui d’Aileen, la jeune femme ne put s’empêcher de sentir un frisson parcourir son échine. Elle ne baissa cependant pas la tête, trop fière.

- Toi ! s’écria-t-elle brusquement en pointant du doigt vers les élèves. Aileen suivit son index du regard : elle montrait un jeune élève de première année à Poufsouffle. Une cible facile. Tu vas servir d’exemple. Levez-vous. ET PLUS VITE QUE ÇA !

La jeune femme, comme les autres, se pressa de répondre à ses ordres, incapable de savoir ce que cette femme pourrait faire s’ils se trouvaient être trop lents pour elle. Une fois que tous les élèves furent sur leurs deux jambes, Shafiq, d’un geste de la main, poussa tables et chaises contre les murs. Les lignes qu’elle traçait sur le sol de la salle la laissèrent perplexe. Allaient-ils se battre en duel ? Ou jouer à la balle au prisonnier peut-être ? Elle était moins sûre de cette seconde possibilité. Astrid, après avoir bousculé le gamin pour se placer au centre du couloir qu’elle venait de dessiner, elle commença à expliquer ses projets.

- Je choisirai le passage des élèves un à un. Vous allez tous devoir m’affronter. Les règles sont simples : interdiction de mourir face à moi.

Le sang d’Aileen se glaça.

« Pardon ? Comment ça "interdiction de mourir face à moi" ? »


- Utilisez toute vos ressources. La magie noire est fortement conseillée si vous ne voulez pas finir avec des membres en moins. Abandon ou inconscience, c’est ce qui mettra fin à votre calvaire, mais le premier qui abandonne sans avoir essayé de m’abattre, je lui réserve deux semaines de retenus, tous les soirs, avec le professeur Carrow, qui est parfaitement pour. Enfin … Elle marqua une pause. Je vais essayer de ne pas tous vous envoyer à l’infirmerie, c’est promis. Ce serait dommage pour un premier cours.

Alors qu’Astrid s’inclinait devant le garçon, Aileen, dorénavant en total contrôle d’elle-même, parcourut la salle des yeux cherchant si elle était la seule à trouver ce cours malaisant au possible. Ils allaient avoir du mal à survivre ce soir. Aileen chercha Wayoth du regard. « Ça va saigner. » chuchota-t-elle, articulant des mots insonores plus qu’en parlant, en faisant attention à ce que la femme ne la remarque pas.

- Le premier qui essaie d’aider un camarade en difficulté face à moi dira bonjour à Alfred. Il rêve de vous faire la bise.

Astrid ne prit même pas la peine de se mettre en garde devant son élève, visiblement très certaine du futur déroulement de ce duel. En même temps, avec ce garçon de première année, elle ne risquait pas grand-chose. Aileen aurait probablement agi de la même façon, même si elle n’était pas la plus à l’aise avec l’exercice.
Aileen suivait le duel avec la plus grande des attentions, cherchant du mieux qu’elle le pouvait les faiblesses de sa future adversaire. Clairement, elle n'en voyait aucune ... Le garçon se frappait contre les barrières lumineuses, tombait à terre, envoyait des sortilèges du mieux qu’il le pouvait … Il se battait du mieux qu’il le pouvait, on ne pouvait pas le lui retirer. Il était à fond. Astrid, quant à elle, semblait vivre une réelle balade de santé. On aurait dit qu’elle aurait pu lire la Gazette du Sorcier tranquillement couchée au fond de son fauteuil en même temps.

- C’est bon, s’exclama-t-elle. Tu peux retourner voir les autres. Leur duel avait été relativement rapide. Au suivant.

Une seconde élève de première année, du nom de Morgane, s'avança sur le champ de bataille : ce n'avait guère été moins violent. Astrid n'avait pas été tendre avec elle et cette petite avait eu du mal à suivre le rythme. Elle était en première année après tout, c'était normal.

C’était maintenant à son tour. Elle allait devoir se mesurer à cette femme et elle ne savait pas si elle était prête à cela. Se saisissant de sa baguette, Aileen s’avança à pas lents vers le centre du couloir sous le regard d’Astrid, pour repousser le moment du duel et surtout pour réfléchir à une certaine stratégie pour la vaincre. A dire vrai, la jeune femme n’était pas réellement douée pour les duels et elle en était tout à fait consciente. La plupart du temps, elle comptait sur ses talents de stratège pour éviter l'affrontement mais là, elle n'avait pas le choix. En plus, la tenue totalement statique et imposante d’Astrid ne la laissait pas de marbre. Une fois arrivée au point central, elle s’arrêtait et se mit en garde, ce que ne fit pas son adversaire. Plongeant son regard vert dans celui lointain de son adversaire.

- Stupéfix, lança-t-elle sans vraiment y croire.

La jeune femme dévia simplement son attaque sans avoir l’air d’avoir été réellement perturbée.

- Ce n’est pas avec de telles attaques que vous allez réussir à me toucher, Miss. S’exclama-t-elle en se replaçant. J’attends plus que cela d’une jeune demoiselle étant d’une année supérieure. Elle prit une posture de duel, attendant les prochaines attaques. J’attends.

Agacée par ce commentaire qu'elle pensait inutile, la jeune vipère se remit également en garde. C’était ce genre de choses qui mettait Aileen hors d’elle-même, détestant se faire traiter comme une moins que rien. Par ailleurs, elle savait que ce genre de parole pouvait agir comme une réel carburant pour elle.

- Bombardia, lança-t-elle alors en visant un point sur le sol à un mètre à côté d’Astrid pour la déstabiliser. Astrid esquiva le sort en pivotant simplement le haut de son corps, le laissant ainsi la frôler. Stupéfix !

Ce sort avait été lancé avec une plus grande franchise mais cela ne semblait pas réellement suffisant. Une explosion bruyante fit voler quelques dalles qui ornaient le sol, se plantant contre les barrières lumineuses, protégeant ainsi les élèves. Pendant ce temps-là, Astrid dévia le sortilège de stupéfaction d’un simple moulinet de sa baguette, de manière à le renvoyer vers son adversaire. Aileen vit l’onde lumineuse arriver vers elle à toute allure.

- Protego ! se protégea-t-elle en passant sa baguette devant elle dans le but de bloquer l’attaque d’Astrid.

Il avait été tellement fort que la jeune femme se sentait légèrement déséquilibrée, obligée d’aller poser un pied derrière elle pour retrouver son équilibre. Cette femme commençait de plus en plus à l’agacer. Enfin, c’était surtout le fait qu’elle sentait qu’elle n’allait pas sortir vainqueur de ce duel. Et elle détestait cela, son côté compétitrice qui reprenait le dessus. En levant les yeux au-dessus de son adversaire, elle remarqua un objet avec un certain potentiel de destruction. S’il lui tombait dessus, il pouvait faire de réels dégâts physiques. Pour tenter de lui rendre la monnaie de sa pièce, Aileen se déplaça de quelques pas vers la droite en pointant sa baguette vers Astrid.

- Déprimo ! lança-t-elle en visant le tableau derrière son adversaire. Incendio !

Ce n’était pas qu’elle voulait la voir brûler cette femme, mais elle voulait juste gagner et -ci possible- la voir être ne serait-ce qu’un instant en difficulté au cours de ce duel. Mais son espoir ne fut pas récompensé. A la place, Astrid s’était retourné au moment du premier sortilège et s’était servie directement du tableau en le faisant léviter vers Aileen. Cette dernière voyait le projectile arriver vers elle à la vitesse d'un éclair, totalement enflammé avec une précision défiant toute logique. Prise d’une panique non cachée, Aileen se déplaça sur la droite, manquant de tomber contre les barrières, et lança un Aquamentis vers le tableau volant. Alors que l’eau qui sortait de la baguette de la vipère éteignait les flammes, un coin du tableau percuta l’avant-bras déjà endoloris. Cependant, la jeune femme ne sentit que la pression de l’impact à cause de l’adrénaline causé par le duel, son épaule poussée vers l'arrière.

- Expelliarmus, lança-t-elle ensuite en tournant sur elle-même pour tenter de désarmer Astrid.

Son adversaire se mit alors à courir très rapidement vers elle, alors que le sortilège arrivait vers elle avec fureur. Celui-ci la toucha sur la main droite ce qui fit voler sa baguette dans les airs. Aileen ne comprenait pas vraiment la situation mais baissa de quelques centimètres sa garde pour commencer à reculer à pas lents. Pendant que sa baguette volait toujours dans les airs, Astrid arriva alors vers la jeune vipère, et une fois arrivée à sa hauteur, lui envoya un crochet du droit contre sa mâchoire. Cela fit déséquilibrer Aileen, qui ne put pas anticiper l’action. Astrid se saisit alors des deux baguettes, arrachant celle de son élève avec force, avant de reculer très rapidement. Elle croisa alors les bras, les deux baguettes en main, en attendant une réaction de la part de son adversaire.
Aileen était abasourdie, sentant la rage devenir maîtresse de son être. En massant sa mâchoire endolorie par le coup, elle planta son regard, le plus noir possible, dans celui de son bourreau, sans même chercher à récupérer sa baguette. A dire vrai, elle se fichait royalement de la retrouver parce que sur le moment, elle avait juste envie de se jeter sur Astrid pour lui faire vivre le pire quart d’heure de sa vie. Il fallait qu’elle se contrôle. Il fallait qu’elle se contrôle… C’était déloyal ce genre de coup bas -sans jeux de mots- et surtout très peu pédagogue.

« Quel genre de prof frappe ses élèves de la sorte ?! »


- Un sorcier sans baguette n’est pas un sorcier désarmé, dit la vainqueur présumée d’une voix glaçante. Attendez-vous donc la mort, ou comptez-vous survivre ?

Après cette phrase oh combien philosophique, qui aurait incroyablement plu à la jeune vipère si elle n’était pas si énervée contre elle, Astrid jeta alors la baguette d’Aileen au milieu de la piste et lança un sortilège de découpe. Grace à ses réflexes tout de même loin d’être mauvais, Aileen se jeta en avant pour récupérer sa baguette à deux mains en serrant les dents sous le coup de l’agacement. En voyant le sortilège lui arriver en pleine face, elle se baissa au sol afin de l’esquiver. Son souffle fit voler ses cheveux tout autour d’elle.

- Réducto, lança-t-elle en se relavant.

Astrid esquiva juste le sortilège, comme s'il s'agissait d'un simple souffle de Quidditch. Le souffle du Réducto la frôla simplement. Un sourire sadique se dessina ensuite sur ses lèvres. On aurait dit celui d'un homme sorti tout droit d'Azkaban qui aurait vu de la chaire fraîche pour la première fois depuis des années. C'était ... Déstabilisant.

- On passe aux choses sérieuses, maintenant, gamine ?

Elle attendit la prochaine attaque d'Aileen avec ce petit sourire désagréable. La jeune femme ne répondit pas à ses attaques verbales : elle n'avait pas envie de montrer à quel point cela la touchait. Elle ne l'aurait pas sur ce terrain là. A la place, elle toisa Astrid de haut en bas, en utilisant une humeur proche de celle dont l'apprentie faisait preuve depuis le début de leur duel. Elle voulait qu'elle pense qu'elle se fichait de ses attaques mais en réalité elle cherchait sa prochaine stratégie pour la blesser. Enfin l'avoir. Elle avait deux options. Soit, elle tentait une attaque directe et franche soit, ce qu'elle préférait, c'était utiliser un moyen détourné pour l'atteindre. Elle voulait la bloquer, montrer aux autres que c'était possible. Qu'elle n'était pas aussi intouchable qu'elle le semblait l'être.

- Confindo, lança-t-elle en sa direction, avant de lancer un second sortilège en se baissant pour viser ses jambes. Incarcérem.

A sa grande surprise, Astrid dévia totalement ses deux sortilèges et comme si elle avait prévu cette attaque depuis une demie-heure. Pour se faire, elle prit le lustre qu'Ed avait fait tomber au sol lors de son duel pour s'en servir comme d'un bouclier. Elle l'envoya ensuite vers Aileen et d'un même mouvement, lança un fort sortilège de désarmement, en se baissant au sol derrière le lustre. Les deux attaques lui arrivaient en même temps dessus et la jeune femme ne savait pas quoi faire. Elle les avait lancés de sorte à ce que la jeune femme se prenne au moins l'un des deux. C'était malin. Cruel mais malin. Incapable de mesurer et calculer les marges d'erreurs, les angles et différences de forces des deux attaques, Aileen tenta d'éviter le lustre, sachant que cela se finirait bien plus mal que de se prendre un sort de désarmement. Ses chances de survies seraient bien plus supérieures de la sorte. Le souffle du sortilège la frappa de plein fouet au ventre, la projetant à plusieurs mètres en arrière. Aileen s'empala contre la barrière magique protégeant les autres élèves. Une énorme douleur se fit sentir sur son épaule déjà endolorie par le coup du tableau.

- J'ai vraiment craqué ... Par Merlin ...

Une goutte de sang perla le long de son front, laissant une trace sur ses joues rougies par l'effort. Son avant-bras la faisait souffrir le martyr. Elle commençait à regretter de s'être inscrite à ce cours : si elle avait voulue se faire torturer par quelqu'un, elle serait restée chez elle auprès de son père. Certes, elle pouvait ainsi montrer sa persévérance mais elle n'appréciait guère de se faire envoyer contre des murs en permanence. Son bras lui faisait réellement mal et en le touchant, elle sentait qu'il y avait de grandes chances pour qu'il soit déboîté. Ce n'était pas la première, ce ne sera pas la dernière mais elle était agacée. Elle voulait ne serait-ce que de la toucher. Elle voulait ne serait-ce que la voir une seule et unique fois en difficulté. Son regard chercha quelque chose au sol, quelque chose qu'elle pourrait lui lancer dessus. En parcourant le sol, elle découvrit une dalle mal imbriquée parmi les autres. Celle-ci commençait à prendre son indépendance de ses jumelles et Aileen pensait qu'elle pourrait faire un très bon projectile.

- Elle va se souvenir de mon nom celle-là, murmura-t-elle pour qu'Astrid ne l'entende pas.

Sur ces dernières paroles, elle se leva brusquement en se jetant vers l'avant pour essayer de récupérer sa baguette. Cependant, le dénouement de cette attaque fut bien différente : Astrid arrêta Aileen dans sa course au bout d'un millième de seconde. Des chaînes sortirent de sa baguette et vinrent s'entourer autour des jambes de la jeune femme, l'immobilisant au sol. Elle vinrent ensuite enrouler ses bras, obligeant la vipère à ne plus bouger d'un poil. C'était horrible. Plus Aileen se débattait pour se défaire de ses chaînes et plus elles se serraient. Elle sentait les battements de son cœur marteler ses veines avec de plus en plus de force. C'était invivable. La jeune femme parvint à se débattre pendant au maximum trente seconde mais la pression devenait tellement forte qu'elle ne fut pas capable de maintenir l'effort. Sa vision se brouilla. C'est à ce moment précis qu'elle décida d'abandonner.
Les chaînes se délièrent rapidement par la suite, la laissant libre de ses mouvements. Cependant, elle n'eut pas le temps de se réjouir de la situation : Astrid la propulsa hors de la zone de duel sans aucun commentaire, d'un mépris à peine audible. Toujours au sol, Aileen reçut sa baguette contre la jambe. En se relevant, elle observa le prochain élève à subir ce duel se diriger vers le champ de bataille. Elle avait honte de ce dénouement. Se retrouver enchaînée au sol comme une mal propre était tout sauf quelque chose dont elle pouvait être fière. Elle aurait voulu la blesser un minimum mais cela n'avait pas été possible.

HJ ::
 

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Ven 12 Mai 2017 - 20:36



Clac. Clac. Clac.

Les doigts de la main dominante d'Abigail tapaient à un rythme régulier sur le coin de sa table. Place qu'elle avait rejoint presque naturellement une fois qu'ils y furent invité. Ses émeraudes se posèrent une fois de plus sur l'intitulé du sujet, qui l'avait au premier abord laissé dubitative, avant qu'elle ne se rende à l'évidence. La partie la plus ennuyante était commencée depuis quelques minutes déjà. La théorie n'avait jamais été son fort et au fil des années, elle s'était laissée sombrer dans cette mauvaise habitude dont elle n'avait pas récolté que des fruits mûrs. Son « Acceptable » en potions l'année précédente, en était certainement la preuve la plus flagrante. Pourquoi devait-elle se forcer à être au-dessus de tous, dans une matière qui ne l'avait jamais autant passionné qu'une mouche volant au-dessus de son lit ? Être moyenne dans bien des domaines se révéler utile pour certaines situations. Cela offrait la capacité rarissime de se rendre invisible durant un laps de temps. Après tout, quand vous ne brillez pas, l'on ne vous remarque pas. Un credo que la brune s'était efforcée de respecter, jusqu'à ce que l'annonce de la partie pratique ne pique réellement sa curiosité. Le combat. Quel enseignant pouvait se targuer de mettre en avant l'esprit hargneux d'un étudiant, rien qu'en énonçant l'exercice à suivre ? Aucun, à sa connaissance. Si Flitwick avait sa sympathie, la plus sincère, ainsi que son respect éternel, il n'en était pas de même pour bien des professeurs. Trop laxistes pour certains, qui n'avaient finalement pas vu la guerre avant qu'elle ne débarque devant la porte et ne sonne, avant de la défoncer d'un énorme coup de pied. Ceux-ci, n'avaient eu de cesse que de s'attirer l'indifférence de la jeune fille. La gentillesse et la bienveillance pouvaient s'avérer fatales et cela ne datait pas d'hier. C'était le cas de Chourave, qu'Hook ne détestait peut-être pas, mais qui avait le don de la mettre particulièrement mal à l'aise. Les bons sentiments, la guimauve dégoulinant de chaque paroles sortant de la bouche de cette rondouillarde, lui envoyaient une bouffée d'angoisse, accompagnée de leurs alliées les plus fidèles : Les sueurs froides. À sa façon, l'enseignante l'effrayait plus que l'apprentie face à eux, qui semblait s'être prise d'une passion pour le jonglage. Enfin, il ne s'agissait sûrement là que d'un moyen comme un autre de faire taire l'envie meurtrière qui menacer de prendre le contrôle. Une gifle était tout de même un acte de violence – certes relatif aux yeux de la sixième année, mais violent quand même – et l'utiliser au milieu d'un cours n'était pas commun.

Un maigre sourire étira les lèvres de l'élève, qui dans un mouvement lent s'empara de sa plume. On est en guerre, ça va devenir monnaie courante ça.Deux secondes s'écoulèrent, où elle caressa les filins blancs. Bon, va falloir que je mette au boulot. Il reste quoi… 25 minutes ? Son regard fut irrémédiablement attiré par son parchemin, qui était rester vierge depuis cinq bonnes minutes. Il ne le resta pas longtemps. Bientôt, il fut souillé par de l'encre noire, qui s'étalait tout au long de la feuille. Les connaissances affluaient, ressortant des méandres des souvenirs qu'elle pensait avoir oubliés. Un bruit sec de mains que l'on claque retentit dans la pièce, brisant le silence de mort qui s'était installé. La faute peut-être à la menace implicite de Shafiq ? Certainement. Qui avait réellement envie de voir sa tête être séparée de son corps ? Personne ? Dommage, puisqu'il semblait qu'elle s'en serait donné à cœur joie. Les copies ramassées, Abigail entreprit de se remettre sur ses pieds, impatiente que les choses sérieuses commencent. Un peu d'action n'avait jamais fait de mal à personne.

- Bien ! Maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves que vous êtes sur vos copies, je vais me faire un plaisir sadique de vous réveiller à ma façon.

Endormis ? Certains plus que d'autres vraisemblablement. Un coup d’œil pour ses camarades, permit à la Serpentard de se rendre compte qu'ils n'étaient pas tous aussi enthousiastes qu'elle pouvait l'être, à l'idée de combattre dans une arène improvisée. La main droite – toujours recouverte de son atèle- s'appuya contre le coin de la table, alors qu'elle admirait la démarche presque animale de leur aînée. Elle lui faisait penser à un lion. Non, un puma serait plus exact. Un animal d'une extrême agilité, se révélant mortel pour quiconque osant le défier sur son territoire. Chasseur sans égal. Si elle se rappelait bien les inscriptions sur l’écriteau qu'elle avait vu en allant au zoo, quand elle était encore une enfant. Hook ne manqua d'ailleurs pas le regard de Carrow, qui faisait partie de la catégorie des : Ils sont cons. Mais pas dans le sens idiot, mais dans le sens méchant. À éviter si possible. Le regard lancé, manqua de la faire changer d'opinion concernant la combattante. Devait-elle la ranger avec son maître de stage ?

- Toi !, Abigail sursauta légèrement à la suite du cri. Ses doigts se serrèrent, tandis qu'elle suivait à l'instar de ses camarades, la trajectoire pointée par l'index. Une petite tête blonde, qui sans la couleur de l'uniforme ne lui aurait rien dit. Un adversaire qui allait certainement se révéler ennuyeux à souhait, pour cause de son jeune âge. Tu vas servir d'exemple.

Sans demander son reste, le varan suivit le groupe un peu plus loin. Les tables lévitèrent un instant, avant de rejoindre les murs, suivit des chaises, formant ainsi un couloir les menant tout droit dans la gueule du loup. Les mains dans les poches, les doigts posés sur le bois lisse de sa baguette, elle admira les lignes invisibles qui venaient d'être tracées. Une barrière ? Curieuse, la brune sortit sa main gauche, qu'elle tendit devant elle, dans l'unique but de tester sa théorie. Rien. Sa paume fendit l'air, comme à son habitude. Étrange. Ça ne marche peut-être que si elle le veut bien ?

- Je choisirai le passage des élèves un à un. Vous allez tous devoir m'affronter. Les règles sont simples : interdiction de mourir face à moi. Utilisez toute vos ressources. La magie noire est fortement conseillée si vous ne voulez pas finir avec des membres en moins. Abandon ou inconscience, c'est se mettra fin à votre calvaire, mais le premier qui abandonne sans avoir essayé de m'abattre, je lui réserve deux semaines de retenus, tous les soirs, avec le professeur Carrow, qui est parfaitement pour. Enfin... Je vais essayer de ne pas tous vous envoyer à l'infirmerie, c'est promis. Ce serait dommage pour un premier cour.

Comment ça... Interdiction de mourir ? À cette pensée, Abigail se figea, avant d'esquisser un rictus. Voilà qui promettait d'être… Divertissant. Elle recula de deux pas, de sorte à se placer contre le mur, face à ce tendre Alfred qui de là où il était, semblait regarder la chair fraîche à sa gauche. Les runes qu'elle avait observées un peu avant servaient à l'emprisonner. C'était une certitude. Toute à sa contemplation, c'est l'exclamation d'Edward, qui la força à tourner ses yeux en direction du combat. Les sortilèges s'enchaînèrent d'un côté, alors que de l'autre, ils ne furent que renvoyés évitant de ce fait de perdre de l'énergie inutilement. Chaque mouvement était millimétrés, calculé, les efforts mesurés … La sixième année s'accroupit d'elle-même, se concentrant plus sur les mouvements de jambes de l'adulte, que sur les actions de son cadet. Ça semble si ... Nouveau sort dévié. Facile. Pourtant, quand bien même il semblait miser au dessus de ses capacités, se dépassant totalement, le gamin ne put rien faire, récoltant une blessure superficiel au front. Tout ceci n'avait duré que .. Les aiguilles de l'horloge n'avaient presque pas avancé, une minute. Une seule minute. Bordel.

- C’est bon, tu peux retourner voir les autres. Au suivant.

La seconde première année s'avança, aussi timide qu'à son arrivée. Quarante secondes supplémentaires s'écoulèrent, faisant froncer les sourcils de la jeune fille. Les deux premiers duels ne lui avaient rien appris. Rageusement, elle donna un coup contre son genou, avant de se redresser prestement. Les bras croisés, elle regarda Aileen, son homologue de Serpentard. Les bras croisés, elle suivit scrupuleusement le combat. Du premier sortilège envoyé, au coup au visage reçu par la cinquième année, jusqu'aux chaînes qui achevèrent le tout. Une cerise pourrit pour un gâteau déjà bien immangeable. Elle s'était bien battue. Il fallait reconnaître à Philipson, qu'elle ne manquait pas de rage quand il s'agissait de sauver sa propre vie, quand bien même elle n'était pas nécessairement la plus douée dans cette matière. Cela se sentait. Cependant, il était l'un des plus beaux duels qu'elle avait eut l'occasion d'admirer. Perdre face à un adversaire de haute voltige, en donnant son maximum pour ne pas finir briser en deux était une défaite honorable. Une fois qu'elle revient auprès d'eux, Abigail la gratifia d'un signe de tête suivi d'un sourire en coin, que l'on pouvait traduire par un : bien joué.

- Hook, l'interpella Shafiq, en reprenant sa place initiale, baguette le long du corps.

Abigail hocha la tête, en s’avançant dans l'arène, sa baguette rejoignant sa main gauche le temps qu'elle fasse disparaître le bandage retenant ses doigts. Ses longs cheveux d'ébène furent emprisonnés par un élastique de la même couleur. Ce n'était plus le moment de reculer. Après tout, avait-elle simplement le choix ? La jeune sorcière s'inclina comme il était coutume avant un duel, et opta pour sa posture habituelle. De trois quart, baguette devant le visage, alors que son bras gauche avait rejoint son dos. Une seconde passa. Suivit d'une autre, sans qu'aucune des deux combattantes ne bougent d'un centimètre, se contentant de s'observer, se jauger. La respiration sereine, le varan fit face au cobra. Protego. L'éclair la frappa de pleins fouet, avant qu'elle ne se décide à bouger. D'un mouvement vif, son bras se leva, l'embout de l’artefact laissant échapper un nouvel éclat, qui fonça en direction de son adversaire. Impedimenta. D'un mouvement de poignet, le rayon rouge frappa le siens, le stoppant dans sa course. Ne se laissant pas abattre, la verte et argent avança d'un pas, en faisant de nouveau tourner sa baguette, ses yeux restant braqués sur la silhouette de leur enseignante. Confundo. Immobilis. Conjonctivus. Obscuro. Des sortilèges utiles, non-offensifs à proprement parlé qui lui semblait, sur l'instant, pertinent. La ralentir plutôt que d'essayer de la blesser. Les sourcils froncés de concentration pour emmener à leur terme ses informulés. Après tout, les sixièmes années les étudiaient depuis peu. Une perle de sueur roula le long de sa tempe, tandis qu'elle voyait ses attaques être déviées les unes après les autres ou bien tout simplement arrêté comme ce fut le cas pour l'Obscuro, qui percuta un objet qui n'était pas censé de trouver là.

- Fait chier, laissa-t-elle échapper avant d'essuyer la goutte salée d'un mouvement d'épaule. La manière « calme » ne donnait rien, elle allait donc devoir employer une autre méthode. La jeune fille s'humecta les lèvres, en lâchant un soupir, évacuant la pression qui s'était accumulée dans sa cage thoracique. « Expelliarmus ! », prononça-t-elle vivement. En un pas de côté, Shafiq l'esquiva comme elle l'avait fait pour le duel précédent. Alors qu'elle s’apprêtait à récidiver dans la foulée, elle fut percutée par l'éclair qu'avait envoyé la plus âgée, qu'elle n'avait pas vu venir à cause de sa concentration du moment. Son souffle se bloqua, quand elle vit sa main gonfler dangereusement, devinant le « maléfice » utilisé. Bordel, un Gonflus. Sa deuxième main subit le même effet, suivit du reste de son corps, qui prit soudain des proportions anormales pour une personne de sa taille. Un pied décolla du sol, sa baguette s'échappant de ses doigts boudinés, finissant par s'échouer au sol. En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, elle retrouva sa maigreur, ses Docs retrouvant la surface rassurante des dalles.

- Vous ne devriez pas oublier qu'un duel se danse à deux Miss, ni que votre adversaire, même celui qui a l'air de ne jamais attaquer, peu à tout moment voir une ouverture et s'en servir contre vous, lui conseilla calmement la duelliste. Abigail admettait volontiers avoir eu tort de ne pas faire suffisamment attention. Je ne ferais pas deux fois la même connerie. Rapidement, elle récupéra sa baguette, qu'elle ne pointa pas sur Astrid. Mais sur le lustre en fer forgé se trouvant non loin d'elle. « Wingardium Leviosa. », il s'éleva de plusieurs centimètres avant de passer au dessus de sa tête. « Tournitati. », il commença alors à se mouvoir, tournant sur lui-même doucement. Un demi-sourire fendit le visage de la brune. Waddiwasi. Le fer fendit l'air, tel un frisbee que l'on aurait boosté aux hormones. Il lui fut renvoyé d'un simple mouvement. À son tour, se prenant à ce petit jeu, l'élève suivit l'exemple de son professeur, l'alimentant d'un nouveau sort, accélérant sa course. Si jamais l'idée que les échanges anodins reprennent une fois de plus, lui avait traversait l'esprit, cela fut annulé par l'apparition d'un nouveau lustre, identique au premier. Les yeux ronds, elle le vit imiter son jumeau, pour venir à sa rencontre. Bordel de... L'analyse rapide de la situation l'informa que si elle se prenait le choc, elle ne s'en sortirait pas avec de simples contusions, comme ce fut le cas pour Aileen. Sans réellement réfléchir, Abigail laissa son instinct de survie parler pour elle. « Immobilis ! », le premier projectile s'immobilisa instantanément. «Flaccido ! », enchaîna la jeune fille en pointant le deuxième, de sorte à lui donner la consistance d'une gelée. Vivement, elle sauta sur le côté droit, restant tout de même sur ses pieds, son bras gauche migrant près de sa tête au niveau de sa tempe dans le but de se protéger d'un choc éventuel. Un Spouic retentit dans son dos, avant que les deux jouets ne disparaissent d'un coup de baguette. J'ai eu chaud.

L'orpheline cligna des yeux à de multiples reprises, le souffle court, accusant le coup d'une montée d'adrénaline trop importante. Amorçant un geste impulsif, les muscles tendus à l'extrême, elle laissa tomber son bras, retenant de justesse le sortilège de lance-flèches. Calme-toi. Les poings serrés, Abigail essaya de faire taire la colère vibrante qui montait de ses entrailles. La rage de ne pas arriver à toucher son adversaire, d'avoir frôlé une décapitation en bonne et dû forme et surtout : de n'avoir aucune idée pour mettre fin à l'humiliation qu'elle était en train de subir. La jeune fille prit quelques secondes pour faire taire le varan qui était en elle et qui demandait le sang de l'apprentie, pour repartir sur un terrain plat, sans montagnes de hargne. Fuck, j'vais foncer, on va bien voir. Une décision qu'elle avait prise après avoir ressassé ses actions et les réponses qui en avaient découlé, couplé à ses observations. Alors, sur un coup de tête, Abigail fonça droit devant, sprintant sur Shafiq. « Bombardia ! », fut le premier sort. Son préféré et de loin, celui qu'elle maîtrisait le plus dans sa destruction, sa carte maîtresse. Diffindo., une pensée qui suivit son premier lancé. Les éclairs se confondirent presque. Tel Moïse avec la Mer Rouge, Astrid ouvrit le Bombardia, dont le feu alla ricocher contre les barrières. « Incend-.. », essaya l'élève, avant que son poignet droit ne soit empoigner avec force. En une torsion sèche, elle lâcha sa baguette quand son avant-bras rencontra son dos. Son bras gauche se redressa, prête à donner un coup de coude dans l'abdomen de son bourreau. La pointe d'une baguette frôla sa nuque.

- Abandonne gamine, lui demanda l'enseignante. Résistant à l'envie de lui dire en des termes grossiers d'aller voir ailleurs si elle l'était, la brune pinça les lèvres, ses paupières s'abaissant pour y cacher les larmes de rage qui étaient en train de s'accumuler. Son coude se baissa, laissant sa main heurter sa cuisse. citrouille. C'est rageant.

- Lâchez-moi. J'abandonne, murmura Abigail, la tête basse. L'étreinte se dissipa, si bien qu'elle put se retourner pour faire face à la vainqueur. Son regard se posa en premier sur le bois de sapin, tendu en sa direction. « Mer.. », commença-t-elle en levant son regard vert en direction du visage de Shafiq. Sa bouche s'ouvrit légèrement sous la surprise. Une entaille superficielle barrait la pommette de son ancien adversaire. Le choc d'avoir réussi à la toucher laissa sa place à une fierté qu'elle ne parvient pas à dissimuler. Un sourire sincère étira ses lèvres, avant qu'elle ne se saisisse de son arme. « Merci. », termina-t-elle avant de rejoindre ses camarades d'un pas rapide, sa queue de cheval volant dans son dos. Merci pour ? Pour la baguette ? Pour le combat, qui l'avait apeuré et dont la finalité lui avait arraché un sourire ? J'ai tout donné, j'ai rien à regretter. Une fois la ligne passée, elle jeta un dernier regard à Astrid, dont l'estafilade disparaissait au passage de l'artefact. Après un haussement d'épaule contrit, Abigail se dirigea vers une des chaises, sur laquelle, elle se laissa littéralement tombé, la nausée remontant le long de sa trachée, alors qu'elle sentait enfin les effets de la fatigue sur son organisme.J'en ai trop fait. Soulevant sa manche, elle regarda les ecchymoses qui se formaient à vue d’œil.

- Fawkes.

Et que le match commence.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Jeu 18 Mai 2017 - 23:03


- Que la force soit avec toi le mal coiffé.

La voix feutrée de Hook ne fit pas lever les yeux dudit mal coiffé qui se contenta de grogner assez fort un "Hook, je suis ton père" que seuls les élèves à deux places de lui pouvaient entendre. Penché sur sa copie, Wayoth faisait courir sa plume sur le parchemin tout en cherchant à saboter ses connaissances. Pas question de se faire remarquer, de sortir du lot. Il avait déjà assez donné en juin dernier avec sa connerie naturelle et les Carrow avaient tous deux bien retenu son visage.
Il en avait bavé, la couleur de son blason et la brûlure sur son torse n'étaient que les parties visibles de la punition. Au fond de lui, le coyote se tassait, cachant son museau sous la queue touffue pour se calmer, la boule au ventre. Après la colère venait souvent la peur. Ces sentiments lui étaient devenus bien trop familier.

- Bien ! Maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves sur v...
C'toi qui m'endort... rumina mentalement le garçon en appuyant son menton sur son poing fermé en une posture faussement attentive. Il n'écoutait que d'une oreille, plaçant plutôt son intérêt dans les frémissements de sa voix, comme avant sa première transformation. Les sens... Ses narines le piquaient et ses oreilles bourdonnèrent un instant avant d'entendre des boum-boum réguliers parasités par les petits cœurs de ses camarades. Son index claqua sur le pupitre, le tirant de son exercice de métamorphose : sans qu'il ne s'en rende compte, la mutation avait cherché à commencer et, durant une demie seconde, son doigt s'était recroquevillé avec la grande envie de devenir un petit coussinet dodu. Mais tout était redevenu normal. Sauf son odeur, il le savait, mais seuls les animaux le sentiraient.
Docilement, il se leva pour aller se placer à côté de ses camarades d'infortunes. Un murmure à peine audible lui fit baisser les yeux et il découvrit, surpris, la frimousse de Philly. La demoiselle avait été sa partenaire lors du tournoi de bavboules, quelques jours plus tôt, mais il ne s'était pas attendu une seule seconde à ce qu'elle vienne auprès de lui pour faire un brin de causette. Perplexe, il la détailla de bas en haut et s'attarda encore sur les lèvres charnues et puis le front blanc. Muet, il hocha simplement la tête. Pas de toute que ça allait saigner, mais il espérait que, comme lui avait fait remarquer Matchinsen-le-botruc cet été, verser son sang serait inutile. Ben quoi, pas envie de souiller le sol de la boue qui coulait dans ses veines.

Le gamin de Poufsouffle fut le premier cavalier de Shafiq et celle-ci l'envoya valser avec un lustre. Le deuxième duel lui fit froncer les sourcils et il concentra son attention sur l'apprentie. Elle ne bougeait pas, ou très peu, amorçait des pas sans pour autant franchir le mètre carré. Et puis, elle s'entêtait à dévier les attaques ou à les retourner contre ses adversaires. Bon, peut-être parce qu'ils avaient onze ans et que c'étaient des mômes.
Trop absorbé par son observation de l'apprentie mage noire, il ne remarqua la présence d'Aileen sur le ring que lorsque sa voix se fit entendre pour la seconde fois. Et Shafiq lui démontra qu'il l'avait bien observé en retournant un stupéfix contre son agresseur. Et une fois encore, les tentatives d'Aileen se retournèrent contre elle. La mâchoire contractée, le jeune homme observa la verte et argent éteindre le tableau en feu. Et Wayoth eut une pensée pour son ancien occupant, pensée très vite chassée par un bruit sourd qui provoqua un frisson désagréable dans l'échine de l'animagus. Cette dingue venait de lui coller une patate ? Il avait pas rêvé ? Et c'était légitime, ça, comme agression en Magie Noire ? On pouvait s'abaisser à la méthode moldue, maintenant ? Le regard vert de gris du brun voyagea des autres Nuncabouc au tuteur de Shafiq. Si ce dernier avait les bras croisés et un air contrarié peint sur son visage tordu, il ne broncha pas et le duel se continua : les deux jeunes femmes se toisaient. L'une souriait avec un air d'échappé d'Azkaban en un remake moins flippant de Lestrange, l'autre restait impassible. Vas-y, Philly ! Mais malgré ses essaies, la Serpentard ne parvint pas à réellement toucher son adversaire qui, sûrement lassée de son petit jouet, l'envoya percuter la protection magique qui séparait les duellistes des autres étudiants. Un craquement sonore. Et avant que Fawkes ne se remette d'un nouveau frisson de dégoût, la demoiselle était enchainée au sol.
Shafiq n'attaquait pas, ou alors retournait simplement à son avantage. Elle déviait, oui, et les immobilisaient. Mais elle n'attaquait pas.
Le visage de marbre de l'ex Serdaigle tomba sur la vision d'Aileen qui cherchait à se débattre dans ses chaînes. Le filet du diable en version sado-maso. Les iris clairs du brun remontèrent sur l'apprentie, neutre. Le duel suivant lui permettrait encore d'analyser les habitudes de duelliste de sa future adversaire. Elle semblait avoir un bon équilibre et de bons réflexes, mais il put constater -Ô joie !- qu'elle commençait à s'épuiser. Les joues s'étaient légèrement teintées de rouge, les gestes, quoique toujours précis, devenaient plus agressifs et il la sentait plus tendue au fur et à mesure que le combat contre Hook avançait. Ignorant complètement la Serpentard, l'ex-Serdaigle commença à énumérer les points faibles du corps humain. Le visage ? Certes, mais prévisible et elle ne baissait pas sa garde. Le plexus, il devait frapper le plexus. Après tout, si les rumeurs étaient vraies, l'apprentie avait un faible pour la boisson et son foie ne pouvait en être que fragilisé. Soufflant un rire par le nez, Wayoth se surprit à se dire qu'il aurait dû apporter Stevy avec lui : après tout, son prénom, c'était Absynthe. Bordel, ce qu'il était drôle. Les genoux. Il devait absolument lui dégommer l'articulation pour lui faire perdre l'équilibre, puis attaquer à la gorge et planter ses crocs dans la trachée et la lui arracher. Si elle se débattait, il pouvait toujours lui lacérer la poitrine de ses griffes. Ou mieux encore, s'il lui sautait sur le dos et mordait dans les cervicales, elle ne pouvait que se jeter à terre pour se débarrasser de lui. Une fois au sol, il s'attaquerait au visage.

- Fawkes.

Le septième année cligna des yeux.
Que venait-il de se passer, au juste ? Sur ses avants bras, ses poils s'étaient hérissés sous l'effet de l'excitation et des frissons lui parcourait l'échine en imaginant la jeune femme baignant dans son sang. Phok alors, depuis quand était-il devenu un psychopathe ? Cherchant à calmer l'animal qui voulait surgir comme un bourrin pour sauter sur son adversaire, Wayoth plongea sa main droite dans sa poche de pantalon, poche qui était trouée par les mites et lui donnait un accès direct contre sa cuisse. Tirant sa baguette, il s'avança dans la zone de duel en continuant de fixer la jeune adulte aux yeux bichromes. Sur la joue, une égratignure. Finalement, elle l'avait baissé, sa garde.

Après avoir incliné le buste en signe de salutation -Alecto aurait sûrement dit qu'une vermine tel que lui aurait dû ramper à terre pour lui prouver sa soumission, mais elle n'était heureusement pas là-, l'adolescent se contenta de rester droit comme un I, ses grands yeux alors inexpressifs toujours planté dans le regard de l'apprentie. Dans ses doigts, le bois de charme tournait comme s'il jouait avec son stylo bic. Puis, d'un mouvement vif du poignet, il dirigea sa première attaque vers le visage de l'adversaire qui dévia aussitôt de Diffindo muet. Sans surprise. Il laissa passer un petit temps avant de se mettre à marcher de gauche à droite, comme un lion en cage, le regard suivant toujours les mouvements de l'apprentie qui n'attaquait pas.

- Je pensais avoir été claire au sujet des abandons, Fawkes.
- Très claire, Miss.

Il perdait du temps, il en avait conscience, mais il espérait bien se rattraper de suite. L'ex-Serdaigle pensait avoir trouvé une façon de fatiguer son adversaire sans avoir à trop se fatiguer lui-même. Pointant sa propre baguette sur sa tempe, Wayoth n'eut qu'une pensée avant de disparaître. Le sortilège de Désillusion lui glaça le corps, mais le né moldu  ne put s'y attarder trop longtemps : Shafiq venait de lui balancer il ne savait quel sort qu'il dévia de justesse, indiquant ainsi sa position. Aussi, il se dépêcha de bouger à sa gauche et s'accroupit à la seconde prêt où un nouveau maléfice fonçait dans sa direction. Quoique, peut-être cherchait-elle seulement à le rendre de nouveau visible. Sa technique pouvait sembler lâche, mais c'est tout ce qu'il avait trouvé pour le moment afin de se laisser un peu de répit. Comme face au Basilic de juin, le garçon lança sa diversion en lançant trois Oppugno d'affilé -deux séries d'oiseaux connurent une fin morbide et la troisième ne dura pas plus longtemps-, voulut changer la couleur des chaussures d'Astrid pour voir si cette dernière se souciait aussi de ses appuis -mais elle dévia le sort et un tableau se colora de rose Barbie pétasse-, chercha à la faire bouger en modifiant le décors et en lui lançant divers sortilèges loin d'être dangereux pour simplement la fatiguer en l'obligeant à le chercher et le trouver. Ce qui finit par arriver d'une façon plus brusque que le garçon ne l'avait pensé : un cris où se mêlait douleur et surprise lui fut arraché et l'adolescent redevint visible dans la seconde qui suivit. A force de pointer sa baguette dans les directions d'où lui parvenait les attaques du septième année, Astrid avait anticipée sa position à venir et, après un maléfice bien dosé, elle avait annulé le sortilège de Désillusion. A quatre pattes sur les dalles froides, le Nuncabouc eut la brève idée d'aller lui donner un coup de boule dans le bide à la façon d'un bélier, mais l'éventualité de se recevoir une connerie avant d'avoir atteint son but le retint. De plus, elle semblait avoir eu la même idée puisque la sorcière chargeait pour, sans doute, lui balancer un coup de pied au visage. Wayoth ne chercha pas à savoir quelles étaient ses véritables intentions et tapota les pierres froides du bout de sa baguette. Aussitôt, le sol devint glissant -encore un bon souvenir du Basilic-, et avec un Flaccido, la course de Shafiq fut momentanément interrompue à cause du sol qui n'était pas palpable (>.>). Cherchant à fuir un nouveau sort, Fawkes fit un roulé-boulé peu élégant et il se stoppa sur le flanc avant de stopper le feu qui prenait sa cape.

- 'Tain... jura-t-il entre ses dents en se rendant compte que des chaines similaires à celle d'Aileen venait de surgir pour lui emprisonner les jambes. Lashlabask et puis, pour Shafiq : Protego - Xeneros Maxima ! Aussitôt, un vent chaud et violent heurta la silhouette de la jeune femme. Ce n'était sans-doute pas de la magie noire, mais il avait découvert aux dépends de Kiarah Garner que ce sort qu'il utilisait pour sécher ses cheveux pouvait, à forte dose, assécher la peau et déshydrater. Après s'être défendu trois fois sous les assauts de la sorcière -et le c*l toujours à terre-, il tenta le tout pour le tout en sifflant à haute voix : Dolo... Hésitation de deux secondes durant laquelle il tenta de visualiser la réaction de deux sang-purs face à un sang de bourbe utilisant un impardonnable sur eux. Il avait commencé sans réfléchir à ce qu'il faisait. Les règles ne pouvaient être les mêmes pour tout le monde. Wayoth le savait, l'avait compris à force de côtoyer Alecto Carrow.

Il n'était rien, alors le brun baissa simplement sa garde et sa baguette avant que le sortilège adverse ne le frappe de plein fouet, l'envoyant contre la paroi de protection. L'odeur et le goût du sang le firent suffoquer de dégoût. Certain de s'être mordu la langue, il commença à cracher et tousser en même temps sans qu'aucune nuance de rouge ne vienne perturber sa vision : tout était ocre, brouillé. Le cœur battant follement, il crut comprendre qu'on lui demandait de se relever. Au lieu de quoi, il ferma les yeux et inspira, s’imprégnant de peur pour chasser la colère. Enfouissant sa baguette dans la poche trouée de son pantalon, le jeune homme tenta de se remettre à quatre pattes, mais une tension au niveau de son sein gauche lui arracha un grognement et Fawkes se laissa retomber face contre terre, les cicatrices rouvertes par l'impact.

- Dommage, j'aurai aimé savoir si un être de ton espèce est capable de lancer un Doloris ou non.

De son espèce.
Mudblood. Il devinait son bandage souillé contre sa chemise terne et ravala un gémissement lorsqu'une poigne se fit sentir sur son menton. Avec un haut-le-cœur, il s'obligea à lever les yeux pour fixer son adversaire.

- Un...Sang de Bourbe torturant une -il haletait en soufflant le plus bas possible, les lèvres retroussées en une ultime provocation- Sang Pure. C'est impossible, Miss. La pression sur sa mâchoire se fit plus forte alors qu'il cherchait à baisser la tête et qu'elle le lui interdisait. Impossible. trancha-t-il en essayant de ne pas se débiner et de darder ses yeux clairs dans ceux de la jeune adulte. A croire que les Carrow lui avaient bien lavé le cerveau : sa phrase semblait être un résumé des litanies pro-sang purs que leurs faisait Alecto. Pourtant, ce n'était qu'un ignoble constat son son sentiment d'injustice. Ce sort, il n'y avait pas droit.

- Ta baguette, Fawkes. Le tutoiement le fit grimacer, mais le garçon obtempéra et tira de sa cape le bois qu'on lui avait confié en début de cours. La baguette confisquée, il s'attendait à ce que l'apprentie s'éloigne, au lieu de quoi, le murmure à son oreille le glaça. Crois bien que ce n'est pas par plaisir que je te l'arrache, mais je n'ai pas le choix. Si tu as besoin de soin, va à mes appartements. S'il avait un peu plus courageux -pour ne pas dire "inconscient"-, il se serait permis de demander si ce n'était pas une invitation indécente. Et s'il avait juste été un peu plus fier qu'il ne l'était déjà, il lui aurait sûrement craché au visage qu'il n'avait pas besoin de sa pseudo compassion. Déjà, elle se relevait pour réclamer la baguette de Morgane, laissant Wayoth dans son dos. Hepburn, qui allait combattre dès lors qu'il serait sorti de l'arène, pouvait la garder jusqu'à la fin de son duel.
Douloureusement, l'adolescent se redressa sous le sourire cruel de Carrow dans son dos. Mains à plat sur son torse, le Nuncabouc tentait d'ignorer le parfum répugnant du sang qui pointait déjà à travers sa robe de sorcier grise. Au cœur, une tâche rougeâtre laissait deviner un "M" suivit d'un gribouillis où deux "O" apparaissaient. Rejoignant ses camarades dans le rang des amochés, Wayoth chercha à se faufiler entre les deux Serpentard, mais...

- Episkey. Ce n'était qu'un murmure, mais le jeune homme se stoppa en sentant une vague de froid, puis une chaleur étouffante enlacer son torse blessé. Coude à coude avec Hook, il baissa le regard sans incliner la tête et siffla entre ses dents :
- J'demande pas la charité Hook. La réponse ne se fit pas attendre :
- C'est pas par charité. Ton apparence de canard boiteux m'empêche de me concentrer.

Un sourire sardonique étira les lèvres du garçon qui grimaça presque aussitôt quand il souffla un rire par le nez. La saloperie...

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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Mar 20 Juin 2017 - 11:36

Sa joue était encore brûlante de la baffe qu’elle avait reçu de la part de leur pseudo-professeure de Magie Noire. Elle avait vu la satisfaction dans ses yeux, et le petit rictus amusé de Carrow. La haine bouillonnait en elle. D’ailleurs, cela se remarqua sur la copie qu’elle rendit, ponctuée de tâches d’encre dues à l’appui excessif de la plume sur le papier. Shafiq continuait avec ses images de tortures, et Ariane ne pouvait s’empêcher de la voir elle-même accrochée sur les grilles du château par les orbites.

« Bien ! Maintenant que vous vous êtes tous endormis comme les larves que vous êtes sur vos copies, je vais me faire un plaisir sadique de vous réveiller à ma façon. » Sympathique, les festivités allaient enfin commencer. Ariane jeta un regard angoissé aux plus jeunes présents dans la salle. Bon. Tous étaient là de leur plein gré, non ? Et évidemment, c’était un petit Poufsouffle qu’elle avait choisi en premier. Elle avait si peu confiance en elle pour affronter le plus faible en premier ? Ariane ne pouvait s’empêcher de la foudroyer du regard, tout en espérant au fond d’elle que leur apprentie-professeur ne pose pas ses yeux pour elle. Le détraqueur les observait également. Génial. 

Les duels s’enchaînaient. Ce n’était pas vraiment la chose la plus facile à regarder… Entre le petit Poufsouffle écrasé par le lustre qu’il avait tenté de jeter sur la Shafiq, le combat à main nu avec Philipson, le Gonflus d’Abigail… Ariane serrait de plus en plus les dents. L’attitude triomphante et méprisante d’Astrid était révoltante. Pourquoi s’était-elle inscrite à ce cours, hein ? Et puis bientôt ce serait son tour. Ce serait rageant, extrêmement rageant, parce qu’elle savait très bien qu’elle allait perdre. Et elle avait sa fierté de lionne. 

- Hepburn.

Ariane tournait la baguette qu’on venait de lui prêter entre ses doigts. Elle n’était pas mauvaise en duel, mais l’alchimie allait-elle être la même avec une baguette différente de la sienne ? Enfin, ce serait toujours plus facile de rejeter la faute sur sa baguette que sur elle-même, non ? 

La Nuncabouc n’avait pas vraiment de tactique. Dans un duel, plus on réfléchissait à ses actions, plus on était lent, et plus on était prévisible. Sans plan, pas de risque d’être percé à jour, n’est-ce pas ? A peine en position, Ariane lança un Stupefix. Elle enchaîna avec un simple mouvement de baguette qui envoya des étincelles. Aucun but, aucun dégât, juste de la diversion. Elle en profita pour lancer un Mobilicorpus informulé. Le sortilège s’écrase contre le mur derrière. En moins de quinze secondes, elle avait déjà lancé trois sortilèges. Aucun n’avait vraiment atteint Astrid, et cette derrière ne s’était pas non plus laissée attaquer sans réagir. Les sortilèges fusaient de tous les côtés, mais l’apprentie restait plutôt sur la défensive, se contentant de dévier les sortilèges qu’elle recevait. L’ex-Gryffondor n’avait pas la prétention de croire qu’elle puisse vaincre Astrid, mais elle espérait au minimum pouvoir l’atteindre. Mais elle semblait inatteignable, intouchable, invincible. 

« Opugno ! Reducto ! » Quelques étincelles plus tard, et toujours rien. La défense d’Astrid était beaucoup trop forte. Mmh. Ariane pouvait peut-être tenter de disparaître ? Elle essaya de s’auto-lancer un sortilège de Désillusion, mais c’est ce moment-là qu’Astrid choisit pour attaquer. Un Stupefix, simple, efficace. La Septième Année s’était laissée distraire une seconde, une seconde de trop. Le sortilège la frappa en plein dans le flanc gauche. La décharge fut intense, et se répercuta dans tout son corps. Elle se mordit la joue, et un goût de fer se répandit dans sa bouche. D’accord. C’était peut-être sa chance. Si Astrid pensait qu’elle était en train d’abandonner, alors elle pourrait peut-être l’atteindre. C’était le moment où elle regrettait de ne pas s’être inscrite au club de théâtre, pour jouer la détresse à la perfection. Elle toussota, cracha un peu de sang au sol, mima une difficulté à respirer. Mais dans sa tête, la colère montait, l’envie de vaincre aussi. Et quelque chose d’autre, qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. L’envie de faire mal, de se venger, de faire payer. Ses ongles s’enfonçaient dans la chair de sa main. 

Endoloris. Le sortilège lui avait effleuré l’esprit. Elle avait toujours eu cette curiosité malsaine pour les Impardonnables. L’Imperium était une option qu’elle pouvait envisager si la situation l’exigeait, mais elle avait toujours été persuadée qu’elle ne prononcerait jamais les mots Avada Kedavra ou Endoloris. Jusqu’à maintenant. Mais non, elle ne pouvait pas le faire. Elle ne pouvait pas s’abaisser à ça, et elle ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer les conséquences si jamais, par le plus grand des hasards et la plus grande des chances, elle arrivait à toucher l’Assistante. Pas de Doloris. Mais un Stupefix, ça paraissait trop gentil. Elle avait déjà testé tous les sortilèges qu’elle connaissait, et qu’elle maîtrisait. Le moment était peut-être venu de tester quelque chose d’autre, quelque chose qu’elle n’avait jamais essayé ? Celera Decompo ? Non, elle devait être en contact physique avec Astrid pour que ce sortilège marche. Et si… Elle se rappelait d’un sortilège dont elle avait rapidement entendu parler l’année dernière. Qui en avait parlé ? Harry, Ron ? No, c’était certainement Hermione, puisqu’elle se rappelait du ton accusateur de l’histoire racontée. Ariane avait beaucoup aimé cette anecdote, et elle avait gardé le sortilège dans un coin de la tête. Facile à retenir, la formule ressemblait à Rictusempra[/size], l’un de ses sorts préférés. [/size]

Ariane avait réfléchi à toute allure, tout en continuant d’exagérer sa douleur. Elle se concentra très fort. Elle n’avait qu’une seule chance, et c’était celle-là. Astrid devait se penser vainqueur, mais ce n’était pas fini. Sectusempra. Informulé, comme tous les sortilèges plus ou moins puissants qu’elle lançait depuis le début. L’éclair jaillit de sa baguette, ce qui sembla surprendre l’Assistante. Cette dernière n’eut que le temps de dévier le sortilège, mais celui-ci ricocha quand même sur son épaule. Elle avait l’air d’avoir mal, et Ariane ne put s’empêcher d’avoir un sourire de satisfaction. Ce rictus ne manqua pas à Astrid, qui s’empressa de riposter. La Nuncabouc se sentit décoller, très vite, et ré-atterrir encore plus vite. Le choc fut violent, et Ariane sentit ses os cogner violemment le sol. Son genou droit s’était déplacé, et elle avait protégé son visage avec l’un de ses poignets, qui s’était certainement brisé sous l’impact. 

Elle ne pouvait plus combattre, c’était clair. Elle avait perdu, puisqu’elle pouvait à peine se relever. Mais au fond d’elle, elle était fière. Une douloureuse défaite, mais une toute petite victoire qui valait toutes les peines. Elle l’avait touchée.

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Hey brother, there's an endless road to rediscover. Hey sister, know the water's sweet but blood is thicker. Oh, if the sky comes falling down, for you there's nothing in this world I wouldn't do.


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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Mar 20 Juin 2017 - 12:04


La folie. Sombrer lentement et inexorablement. Sa vision commençait à se troubler et la manche qu'elle avait déchirée à la hâte, pour se faire un garrot sur son épaule gauche, avait beau ralentir l'hémorragie, la flaque de sang sur le sol, sous son bras qui pendait lâchement, continuait de s'agrandir lentement. Elle sentait son souffle se faire plus vif, sa respiration saccadée faisant mouvoir sa poitrine à vive allure. Elle sentait les griffes de la faucheuse se poser sur ses épaules. Elle avait l'impression de se retrouver une nouvelle fois face à Harry, près de l'Arbre des Rois, comme sa famille l'appelait, demandant dans de faibles paroles au jeune homme de lui sauver la vie, bien que non dans ces termes. Il n'y avait pas Harry, pour ce premier cours. Dire que c'était son anniversaire.

Que dit-on à la mort, Astrid ?
Pas aujourd'hui, Père.
Exactement.


Le cours allait véritablement débuter. Elle se foutait pas mal de ce que les élèves pouvaient penser sur la magie dite blanche ou noire, bien qu'un peu de théorie ne leur faisait pas de mal. Elle était une femme qui prônait l'action. Durant un duel, il n'était plus temps de réfléchir à quel sort il fallait lancer. Quel mouvement il fallait faire. Non. Seul l'instinct de préservation pouvait nous sauver la vie et les sortilèges employés pour cela n'avaient aucune importance. Il fallait être rapide, réactif ; ne pas penser, mais agir vite et bien. Elle avait choisi Edward en premier, pour montrer aux autres ce qui allait arriver, mais surtout parce qu'elle savait que face à un premier année, elle ne se fatiguerait pas. L'ordre qu'elle avait choisi avait pour but de lui permettre de tenir jusqu'à la fin des nombreux duels. Elle savait qu'ils ne dureraient généralement guère de temps, même si elle n'avait pas l'intention de se donner à fond. Les duellistes qui allaient défiler devant elle restaient des élèves qui, pour certain, n'avaient encore jamais tenu une baguette dans un véritable duel. Elle ne parlait pas de ce présentés dans le club, mais des combats de rue, où la moindre erreur pouvait être fatale et si Astrid avait eu l'espoir qu'ils ne fussent pas impliqués, la guerre se trouvait maintenant partout, même entre les élèves. La Shafiq se foutait de savoir le camp qu'ils choisiraient, son rôle restait de leur apprendre à se défendre, à survivre et cours de magie noire ou non, elle avait l'intention de réussir.

- Petrificus Totalus ! lança Selwyn avec, sans doute, l'espoir de toucher la demoiselle.  

Astrid se contenta d'esquiver son attaque avec flegme, sans réellement se placer en position de duel. La réflexion était terminée. Il attaquait, elle allait se défendre le temps de voir ce qu'il valait. Les manières d'Astrid étaient trompeuses, car elle laissait de grandes ouvertures pour le premiers années : elle faisait simplement exprès, attendant de voir ses attaques, voulant réellement le jauger. Edward s'était pris le mur magique et Astrid leva un sourcil moqueur face à cette idiotie. Les protections étaient faites pour ne laisser aucuns sortilèges passer sans la permission de la demoiselle, mais également pour que les duellistes ne pussent s'en échapper. C'était un test bien plus complexe que l'on pouvait juger comme idiot ou inutile, mais qui était loin de l'être. Que faire dans un couloir face à quelqu'un de beaucoup plus entraîné et fort que sa propre petite personne ? Combien de fois avait-elle subi les humiliations de cet entraînement particulier ? Beaucoup trop de fois pour le compter, mais c'était précisément ce qu'il fallait pour permettre aux jeunes de se surpasser et d'apprendre de leurs erreurs souvent idiotes, comme elle-même y avait eu droit. Il se reprit assez rapidement, avant de lancer un autre sortilège. Un simple expulso que la mercenaire dévia et laissa se détruire sur les murs transparents. Edward se mit ensuite à reculer, lançant de nombreux autres maléfices. Avec un soupir, l'apprentie les dévia, s'amusant à faire un pas en avant à chaque sort qu'elle déviait. Il reculait, sans même se rendre compte qu'il ne pourrait plus le faire d'ici quelques secondes. Il allait se retrouver acculé contre un mur et elle frapperait à ce moment-là, précisément, uniquement pour lui faire comprendre son erreur. Une erreur, réellement ? Non. La demoiselle avait beau être douée en duel, il fallait lui avouer un manque d'imagination que certains jeunes sorciers pouvaient posséder. Dommage, pensa-t-elle, qu'il regarde vers le plafond. Quand Ed' lança son maléfice sur le lustre, elle s'y était déjà préparée et recula rapidement. Le lustre tomba juste devant elle, mais elle ne lui laissa pas le temps de toucher le sol. Il aimait les expulso ? Elle allait lui faire haïr. Le lustre parti à vive allure et le Poufsouffle ne put l'esquiver ni l'arrêter, se le prenant de plein fouet. Oui, dommage que tes yeux aient crié ton idée, Edward, dans le cas contraire, tu m'aurais touché. Avec un micro-sourire, elle attendit que le Poufsouffle se relevât, ce qu'il fit après avoir repris ses esprits. Elle ne l'aida pas, sachant pertinemment que Carrow l'observait.

- C'est bon, tu peux retourner vers les autres. Au suivant, termina Astrid, faisant un mouvement de baguette vers la barrière pour qu'elle laissât passer le Poufsouffle.

La suivante, car c'était une fille, était Morgane O'Reilly, une petite Nuncabouc. Comprenant rapidement qu'elle n'aurait pas la force d'Edward pour son duel, Astrid décida d'y mettre fin beaucoup plus rapidement. Elle laissa l'élève lui lancer quelques sortilèges peu puissants, s'y protégeant avec flegme, mais rapidité, de manière à faire penser qu'elle s'ennuyait. Elle mit fin à cet ennui avec un geste sec et rapide. La demoiselle s'envola dans les airs, son dos frappant le plafond et la première année y resta collé, jusqu'à ce qu'elle décidât d'abandonner d'une petite voix, la tête basse. Le mouvement de la petite avait dû paraître bien rapide pour les autres et l’atterrissage douloureux, mais il n'en était en réalité rien, Astrid prenant soin à ce que l'impact ne fut pas réellement violent. Après son abandon, elle l'envoya avec ses camarades, prenant bien soin à ce qu'elle se posa avec douceur derrière les plus grands, de manière à ce que Carrow ne s'en rendit pas compte. L'heure du troisième duel avait sonné.

- Philipson.

Un simple nom, ordonnant ainsi indirectement à la Serpentard se venir sur la scène. Elle prit soin à ouvrir les barrières pour la cinquième année et l'observa se placer face à elle. Aileen était plus vieille que les premiers années et son duel seraient, de fait, déjà plus éprouvant. Elle espérait trouver certaines perles chez les plus âgés. Ferait-elle partie de cela ? Astrid allait bien vite le savoir. Les bras le long du corps et le regard faussement ennuyé, elle attendit une action de son adversaire, qui arriva bien vite.

- Stupefix, fit la vert et argent, avec la conviction d'un membre de l'Ordre du Phénix se retrouvant en duel face à Lord Voldemort en personne.

Elle s'attendait déjà à perdre, ça se voyait dans son regard et Astrid laissa échapper un soupir bien audible. Certes, elle allait perdre, mais ce n'était pas une raison pour se laisser aller à pareille démotivation. Ce genre de comportement, face à un Mangemort ou même certains membres de l'Ordre, était synonyme d'une seule chose : la mort, rapide ou lente, selon qui était le duelliste.

- Ce n'est pas avec de telles attaques que vous allez réussir à me toucher, Miss. Il fallait la motiver, allumer la flamme d'une envie irréalisable : celle de la victoire. J'attends plus que cela d'une jeune demoiselle étant d'une année supérieure.

Astrid se plaça réellement en posture de duel et son regard parlait maintenant pour elle : à la moindre erreur, elle serait intransigeante. C'était faux, mais s'il n'y avait que cela pour motiver la jeunette, alors elle userait de ce genre de couardise.

- J'attends.

Bien, la flamme qu'elle voulait voir dans les yeux du serpent commençait à apparaître. Elle commença à réellement attaquer, sans résultat et c'était précisément ce que voulait Astrid, observant son adversaire avec une expression indéchiffrable. Elle analysait son comportement, voulant savoir si une idée lumineuse allait traverser son esprit pour tenter de lui arracher une victoire. Elle lui renvoya même son propre stupefix, voulant lui montrer sa supériorité pour la forcer à se surpasser. Ça marcha bien mieux qu'elle ne s'y était attendue, la Serpentard arrêtant son attaque d'un protego parfaitement réalisé, avant de se déplacer sur la droite. L'idée était bonne, mais ses yeux hurlèrent son action, tout comme les pas qu'elle réalisa, avant même que les sortilèges quittassent le bois qu'elle tenait entre ses mains. Réactive, Shafiq laissa son cerveau en suspens quelques secondes, décidant qu'il était temps de réellement lui faire comprendre qu'elle ne pouvait rien faire contre elle. Parfois, c'était la meilleure manière de faire s'éveiller un esprit pour qu'il montrât ses réelles capacités. Le tableau, enflammé, fut envoyé vers la pyromane improvisée, qui eut le bon réflexe de l'éteindre et tenta de l'esquiver, sans y parvenir complètement. Combien de fois avait-elle fait la même erreur à la place de la cinquième année ? Trop de fois pour réellement s'en souvenir, mais elle avait lancé un sortilège de désarmement à la seconde même où elle l'avait pu et tel Lancelot à son époque, Astrid s'élança vers l'élève. Sa baguette s'envola de sa main à la seconde où le sortilège la toucha, mais la mercenaire ne ralentit pas l'allure. Elle arriva bien vite jusqu'à la jeune femme et d'un coup-de-poing, elle la déstabilisa assez de temps pour récupérer sa baguette, mais également arracher celle de son adversaire, avant de se reculer. La Serpentard paraissait surprise d'un tel geste et elle n'était pas la seule. Du coin de l’œil, Carrow avait froncé les sourcils et plisser les yeux. L'ancienne Gryffondor s'en désintéressa bien vite, lançant un regard à Philipson, au sol. Comptait-elle donc se relever ou préférait-elle attendre son heure ? C'était le problème avec les sorciers. Ils perdaient leurs baguettes et pour eux, c'était la fin. Avec un peu de chance, si cela lui revenait en mémoire un jour où elle se ferait désarmer, elle se souviendrait des paroles qu'Astrid lui lança.

- Un sorcier sans baguette n'est pas un sorcier désarmé. Ces paroles valaient pour tous les élèves présents dans cette salle, mais elle regardait Aileen, comme si elle était la seule visée. Attendez-vous donc la mort ou comptez-vous survivre ?

D'un geste sec, Astrid renvoya la baguette de l'élève sur le sol, se remettant ensuite en posture de duel et, pour être certaine de la motiver un peu plus, lança un simple sortilège de découpe dans sa direction. Cela eut l'effet escompté, la verte se jetant sur sa baguette en esquivant son maléfice et en lança un. Astrid l'esquiva d'un mouvement de tête, puis se releva, son expression changeant lentement. Elle en avait marre. Aileen était loin d'être totalement nulle, mais elle restait peut-être un peu trop jeune, pour l'instant, aussi la Shafiq décida de mettre fin au duel. Pour faire plaisir à Carrow, elle se força à imiter le sourire de l'homme, sans compter qu'il fallait que ces jeunes fussent préparés à ce genre de regard, à ce genre de sourire, qu'ils parvinssent à ne pas être atteints ou, si c'était le cas, faire semblant que non. La disciple de Salazar lui faisait par ailleurs honneur, ne laissant pas les joutes de la phénix l'atteindre. Après un flottement, elle attaqua, suite aux quelques paroles de la sang-pure. Femme qui, d'un geste rapide et précis, sans même réfléchir, lança le lustre défait à la rencontre des maléfices, qui les arrêta, comme elle l'avait prévu. Elle l'envoya ensuite à la rencontre d'Aileen, comme elle l'avait fait avec Edward, mais comprenant que la Serpentard était plus vielle et sans doute mieux entraînée, l'apprentie se baissa juste après et lança un sort de désarmement. Elle ne voulait pas laisser le temps à la Serpentard d'anticiper et réagir assez rapidement pour pouvoir esquiver les deux. Son action marcha parfaitement et la baguette de Philipson s'échappa de ses mains à nouveau, bien que de manière bien différente. Elle alla ensuite se perdre contre le mur transparent, le souffle du maléfice d'Astrid étant peut-être un peu trop puissant. L'étudiante ne chercha pas à prendre la baguette de la vipère et la laissa tomber à ses pieds avant de la pousser légèrement. Elle roula, s'arrêtant non loin de sa propriétaire, qui tenta tant bien que mal de la récupérer en bondissant vers elle. Malheureusement, Astrid avait fini de jouer et si elle continuait inlassablement à laisser des chances à la gamine, elle finirait bien vite par se fatiguer. Il lui restait trois duels après le sien, aussi préféra-t-elle l'arrêter dans son mouvement à l'aide d'une chaîne qu'elle conjura. Celle-ci s'enroula autour de l'élève, qui tenta de se débattre face à son nouvel ennemi de métal. Elle finit malgré tout par comprendre qu'elle ne pouvait gagner et décida d'abandonner. Sage décision, pensa Astrid, avant de la libérer. Elle la poussa ensuite d'un mouvement ample du bras jusqu'à ses camarades, la laissant glisser sur le sol comme s'il s'agissait du toboggan que les garçons voulant surprendre les filles de la tour de Gryffondor connaissaient tous. D'un accio, elle fit venir la baguette de la jeune femme, puis lui envoya. Elle fit venir jusqu'à elle sa bouteille d'eau, buvant quelques gorgées rapidement. Elle commençait à se fatiguer et c'était mauvais signe.

- Hook, appela-t-elle malgré tout, ne laissant rien paraître.

Il fallait qu'elle continuât les duels, jusqu'à la fin. C'était ce qui était prévu et c'était ce qu'elle allait faire. Elle commença par saluer sa nouvelle ennemie. Elle se positionna ensuite, se plaçant directement cette fois-ci. Hook était en sixième année, elle devait de fait avoir déjà plus d'entraînement que les précédents élèves. Elle ne bougea pas, observant la jeune femme face à elle, la jaugeant d'un regard froid. Elle n'avait pas l'intention de bouger le petit doigt tant que son adversaire ne ferait pas le premier pas. Les yeux plongeaient dans ceux de son élève, Shafiq l'observait et quand elle la vit lancer son premier sortilège, de protection, avec des mouvements qu'elle avait déjà vu, elle ne put s'empêcher de légèrement froncer les sourcils. Samuel avait eu exactement les mêmes gestes quand ils s'étaient défiés pour s'entraîner, il possédait exactement le même regard et elle lança son premier maléfice exactement comme il l'avait fait. Connaissant déjà la stratégie adoptée, Astrid parvint à esquiver, dévier ou simplement arrêter les différentes attaques avec facilité — parfois en faisant apparaître quelques objets à l'aide de la métamorphose —, mais elle n'en restait pas moins surprise. Hook avait-elle conscience qu'elle avait des gestes d'Auror ? Certes, ils étaient plus lents et moins précis, mais elle en avait vu assez combattre pour reconnaître le style particulier de certains défenseurs de la justice, tel que Samuel. Quand la Serpentard reprit l'attaque, de manière plus frontale, Astrid arrêta de réfléchir et penser à l'ancien Gryffondor qui lui avait sauvé la vie à plus d'une reprise. Elle esquiva l'attaque d'un mouvement instinctif et elle envoya un informulé de côté, qui toucha le varan de plein fouet.

Le gonflus n'était pas un maléfice à proprement parlé et ne servait normalement pas dans un duel, mais il fallait savoir surprendre et ce genre d'enchantement pouvait servir. Quand Hook commença réellement à décoller, la Shafiq lança le contre-sort et la laissa tomber au sol, ainsi que récupérer sa baguette. Après les paroles qu'elle exposa calmement, la mercenaire reprit sa posture. Abigail se montrait déjà maligne sur certains points. Elle était douée, mais elle devait comprendre qu'elle trouverait toujours plus forte et toujours plus maligne qu'elle. Et maligne, Abigail l'était et lui prouva à sa manière. Avec différents sortilèges, elle fit venir jusqu'à elle le lustre qu'Edward s'était pris en pleine figure. Elle le fit tourner sur lui-même pour lui donner de l'élan, avant de l'envoyer directement sur Astrid, qui n'avait jusqu'alors pas fait le moindre geste pour l'en empêcher. L'idée était bonne, mais pour que cela marchât, il fallait penser à toutes les possibilités. Astrid lui renvoya quand il arriva trop près d'elle, observant la Serpentard faire de même. Elle sourit. Elle était réactive, c'était une bonne chose, mais elle ne pensait pas à certaines possibilités d'action. Il fallait lui apprendre. Elle renvoya le lustre, mais prit soin également de le dupliquer pour qu'il n'y ait pas un, mais deux projectiles à éviter. Aileen y avait eu droit aussi, bien que ce fût le lustre et un sortilège. La différence, ici, était que les deux projectiles seraient plus encore difficiles à esquiver, vu que plus larges, mais l'élève n'avait pas idée de perdre le duel aussi bêtement. L'un des projectiles fut stoppé net et elle esquiva le second après avoir pris soin de le rendre inoffensif pour elle-même au cas où il la toucherait. Elle était bien meilleure que les précédents concurrents et, elle l'espérait, bien moins bon que les suivants.

Elle se replaça et commença un geste pour envoyer un nouvel informulé, mais elle s'arrêta dans son mouvement. Abigail hésitait et Astrid leva un sourcil, sans attaquer. Elle pourrait, elle devrait, mais elle ne fit rien. Astrid se pensait invulnérable face à des gamins et c'était bien une erreur, entraînée comme elle l'avait été ou non. Elle fut surprise quand Hook reprit le duel, s'élançant vers elle à vive allure comme elle-même l'avait fait face à Philipson. Plus encore quand elle lança, quasiment à bout portant un bombardia formulé. Astrid coupa littéralement le sortilège en deux sous la surprise à l'aide d'une protection qu'elle connaissait, laissant les deux éclairs formés lécher ses joues, sans réellement la toucher. Elle s'apprêta à devoir arrêter un coup au corps-à-corps, sa vision ne lui laissant plus réellement le bénéfice du doute et se fut une erreur supplémentaire. Elle ne vit l'éclair du second sortilège qu'à la seconde où elle attrapa le poignet droit de la miss. Elle avait déjà amorcé son mouvement pour arrêter la verte et argent et elle ne pouvait plus réellement faire machine arrière, aussi se contenta-t-elle de se pencher le plus rapidement possible sur le côté, tout en continuant de tourner autour de la sixième année. Elle ne comprit qu'elle avait quand même été touchée que quand elle put à nouveau réellement voir. La sixième année était devant elle, la pointe de la baguette de l'aînée contre son cou et son poignet droit totalement immobilisé. Un poignet fragile, comprit rapidement Astrid, ce qui la poussa à laisser échapper les mots qui décidèrent la verte d'abandonner ; des mots que Shafiq avait prononcés d'une voix tremblante, suppliante, sans même s'en rendre compte. Elle ne voulait pas qu'un élève devînt un infirme à cause d'elle. Hook l’enjoint de la lâcher et Astrid s’exécuta, faisant dans un même mouvement venir le sapin jusqu'à sa main libre pour le tendre à la Serpentard, qui parut surprise en voyant la coupure sur la joue de son vis-à-vis. Elle sourit à son professeur, bien différente à la colère montante qu'avait senti l'apprentie juste avant. Elle partit ensuite rejoindre ses camarades, quand Astrid ouvrit une nouvelle brèche dans les protections magiques, tout en soignant sa légère blessure d'une caresse du bois qu'elle tenait.

- Fawkes.

Astrid observa l'élève entrer dans le couloir où se déroulait les duels. Elle s'inclina face à ce nouveau duelliste et il fit de même, ne laissant aucune émotion transpercer son regard. Il faisait bien. Une première attaque arriva plus vite qu'avec Hook et Shafiq dévia son maléfice informulé d'un geste rapide. Elle se trouvait face à un septième année, mais surtout, un septième année blessé dans son orgueil. Il lui faisait presque pitié. En réalité, Fawkes et Hepburn lui faisaient tous deux pitier. Ils puaient, paraissaient fatigués et dégoûtaient. L'élève commença à faire les cent pas, tel un prédateur en cage qui attendait le bon moment pour bondir sur sa proie et la mettre en pièces. Nombreux étaient les Nuncaboucs qui paraissaient être des animaux blessés. Ils se comportaient pour certains comme tels et Astrid ne pouvait que compatir à leurs souffrances. Elle avait subi certaines choses, dans sa vie, mais rien d'aussi humiliant que d'être traité comme une vermine, comme un paria d'une société qui vous voyait comme des animaux à massacrer. Elle aurait aimé, à l'aide de son regard, lui faire comprendre qu'elle ne lui voulait aucun mal, qu'elle aurait aimé pouvoir les aider, tous, mais elle n'en fit rien. Elle ne pouvait pas, enchaînée à son statut social et sa position actuelle, sans compter le surveillant qui ne la quittait pas du regard. À la place de tout ce qu'elle aurait aimé pouvoir dire, faire, montrer, elle plaça une expression illisible sur son visage, comme Carrow attendait d'elle face à une « raclure » comme Fawkes.

- Je pensais avoir été claire au sujet des abandons, Fawkes, commenta Astrid avec un mépris feint.
- Très claire, Miss, répondit l'élève aussitôt.

Il continuait de tourner comme le ferait un lion dans une cage. La mercenaire l'observait sans faire le moindre geste, toujours en position. Elle attendait de voir ce qu'il allait donner, mais elle se doutait, maintenant qu'elle l'avait face à lui, qu'il ne pourrait jamais être totalement à fond. Son état émotionnel ne lui permettrait sans doute pas, bien qu'il allât être réellement dangereux. Lui et la suivante le seraient bien plus que les autres élèves. Wayoth pointa sa baguette sur lui-même et parvint à surprendre la sang-pure. Elle s'était attendue à ce qu'il se lançât un protego ou éventuellement, un sortilège lui permettant de protéger son corps des éventuelles attaques de son adversaire, mais à la place, il devint quasiment invisible, sans compter le peu de luminosité dans la pièce. Elle lui lança le premier maléfice qui lui vint à l'esprit, que l'ancien Serdaigle dévia, permettant ainsi au puma de découvrir sa position. Elle voulut lancer un autre maléfice, mais elle se ravisa : elle l'entendait bouger sans pour autant parvenir à découvrir sa position exacte. Intelligent, réellement futé. Rowena aurait sans doute été fière si elle n'était pas dans la tombe depuis des décennies. Un mouvement de trop l'avertit de l'endroit où devait se trouver approximativement Fawkes et elle ne réfléchit pas avant de lancer le premier sortilège qui lui vint à l'esprit. Il l'esquiva — et il fit bien — avant de lancer à son tour l'assaut. Trois séries d'oiseaux apparurent et voulurent attaquer la Shafiq. La première série termina sa course en explosant, la seconde en se faisant couper en deux et la dernière prit simplement et purement feu avant de se perdre contre les barrières magiques qui eurent le bon esprit d'éteindre les flammes naissantes. Oui, il était définitivement dangereux, plus qu'Astrid aurait pu le croire. Non parce que ses attaques étaient destinées à la blesser réellement, mais bien à la fatiguer et si elle ne laissait rien paraître, ça marchait. Philipson avait commençait, Hook avait continuait et maintenant Fawkes en profitait sans même s'en rendre compte. Elle allait devoir mettre fin à ce duel plus vite qu'elle ne s'y était attendu, car si elle pouvait facilement se défendre d'attaque aussi sordide — mais diablement efficaces ! — elle ne pouvait pas le faire éternellement. Son cerveau se mit automatiquement en mode « off » quand la demoiselle comprit que réfléchir présentement face à un adversaire comme celui-ci ne servait à rien. Exhaustaqua. L'informulé fendit l'air jusqu'à frapper l'aigle de plein fouet. Elle savait précisément où il se trouvait, maintenant et d'un mouvement de baguette, elle annula l'enchantement rendant invisible, puis son propre maléfice. Elle n'avait pas l'intention de tuer le Nuncabouc, mais il fallait l'arrêter et parfois, un bon coup sur le museau permettait de leur faire comprendre qu'il était finalement temps d'arrêter de jouer. Malheureusement pour elle, Fawkes réagit rapidement et Astrid se retrouva à faire du patin à glace de manière totalement improvisée, avant de voir ses pieds s'enfoncer dans le sol à la manière des sables mouvants. Avec un grognement légèrement contrarié, elle annula les différents sortilèges avant de lancer un expulso sur le garçon, qui l'évita avec la grâce d'une accromentula dans le magasin des jumeaux Weasley. Élégant ou non, il restait un bon combattant et Astrid ne pouvait le lui enlever. Il lui envoya une bourrasque de vent brûlant qu'Astrid se prit de plein fouet sur son bras gauche, qu'elle avait utilisé pour se protéger. Elle commençait sérieusement à se fatiguer, ne parvenant même plus à réagir avec la même rapidité qu'aux débuts des duels. Elle ne pouvait plus se permettre ce genre d'erreur et mieux valait ne pas laisser le temps au jeune homme de se relever. Les maléfices qu'elle lui envoya, alors qu'il se trouvait toujours à terre, furent tous arrêtés et Astrid s'apprêta à lancer un nouveau quand elle se figea sur place sans réellement le pouvoir.

- Dolo...

Il s'était arrêté, à temps. Comment aurait réagi Carrow s'il l'avait fait ? Il l'aurait sans doute tué ou torturé jusqu'à la folie. Légèrement tremblante, en sueur, les pupilles d'Astrid dilatées et ses yeux écarquillés, elle regarda l’aiglon comme s'il était complètement fou, avant qu'un mouvement de Carrow à sa gauche, qu'elle perçut, la convint de mettre fin au duel rapidement. Un expulso atterrit directement sur l'oiseau qui s'envola, avant d'atterrir douloureusement sur la barrière magique. Il fallait qu'elle donnât le change et elle s'approcha du Nuncabouc. Carrow lui avait ordonné de se relever, mais Astrid ne lui laissa pas le temps de s’exécuter, prenant la parole. Il est dans la pièce, je n'ai pas tellement le choix...

- Dommage, j'aurais aimé savoir si un être de ton espèce est capable de lancer un Doloris ou non.

Un sourire vicieux apparut sur les lèvres de la femme et elle s'abaissa au niveau du garçon, qui lui répondit en bredouillant quelques mots qu'elle n'écouta qu'à moitié. Elle se foutait royalement de ce que pouvait penser les mangemorts sur les nés-moldus, ils étaient des sorciers et les traiter de la sorte était répugnant. D'une poigne sévère, ne pouvant se permettre des gestes doux en présence d'un des mages noirs, elle releva le menton du « sang-de-bourbe ».

- Ta baguette, Fawkes, commença-t-elle.

Il s’exécuta, lui offrant sa précieuse amie. Elle s'approcha à nouveau et d'un murmure, reprit la parole sans laisser la possibilité aux présents de comprendre ce qu'elle disait.

- Crois bien que ce n'est pas par plaisir que je te l'arrache, mais je n'ai pas le choix. Si tu as besoin de soin, vas à mes appartements.

De soin, il en avait besoin. Elle ne pouvait tout de même pas lui ordonner d'y aller, il aurait couru à l'autre bout du château et se serait barricadé dans la première pièce venue en espérant qu'elle ne le retrouverait jamais. Elle était une sang-pure, il fallait qu'elle tentât donc de gagner la confiance des élèves et si elle pouvait aider ce garçon qui puait le sang et la sueur, elle le ferait, même si la demoiselle ne le pouvait que s'il acceptait son offre. Elle doutait qu'il le fît, mais qu'importe, au moins essayait-elle un minimum. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, se redressant et envoyant sa baguette, ainsi que celle de Morgane, qu'elle récupéra également, jusqu'à Carrow. Il parvint à rattraper les deux sans difficultés, démontrant qu'il avait de bien meilleurs réflexes que son apprentie n'aurait crus possible.

- Hepburn, appela ensuite la sang-pure, tout en faisant venir à elle sa bouteille.

Elle n'avait plus la force de jouer aussi longtemps avec les élèves. Dommage qu'elle n'ait pas de potion revigorante à la place de l'eau, mais elle allait devoir faire avec sa fatigue. Ce serait un bon entraînement pour elle également. Astrid s'inclina face à sa nouvelle adversaire, puis se plaça en posture de duel, tout en se promettant de ne pas faire durer « le plaisir ». Hepburn serait sans doute aussi dangereuse que Fawkes et lui permettre de la fatiguer également ne serait pas une bonne idée. Astrid ne devait pas se retrouver à moitié morte sur son bureau avant la fin de l'heure. Le duel commença bien plus rapidement que certains autres, la femme face à elle faisant partie de la maison du lion, elle devait réfléchir d'une manière presque identique que l'apprentie face à elle. Ne pas réfléchir, mais surtout ne pas être prévisible devait sans doute être sa façon de faire, pourtant, bien qu'usant d'informulées, les sortilèges étaient simples à dévier, esquiver ou renvoyer. Astrid se trouvait beaucoup plus lente qu'au début et elle le ressentait clairement. Elle suait comme ce n'était plus le cas depuis bien longtemps, mais elle fit avec. Elle ne voulait pas laisser d'ouverture à l'ancienne Gryffondor, car elle se doutait qu'elle ne se gènerait pas pour foncer et l'avoir. Les sortilèges continuèrent de s’enchaîner pendant un temps, jusqu'à ce que la Gryffondor commît une erreur. Elle voulait utiliser la même tactique que Fawkes, mais Shafiq ne lui en laissa pas le temps, envoyant un stupefix pour l'arrêter dans son élan. Elle n'eut pas le temps de l'esquiver et se prit l'éclair rouge de plein fouet, se retrouvant propulsé légèrement plus loin de sa position et toujours bien visible. Astrid n'avait pas eu conscience que ce sortilège avait été si faible qu'il n'aurait pas fait le moindre dégât contre un élève réellement en forme, mais Hepburn ne l'était pas et cela la sauva un temps. Bien visible, Ariane jouait la comédie, crachotant, toussant, restant à quatre pattes pour donner l'impression qu'elle ne pouvait plus combattre. Astrid, bien trop fatiguée pour le remarquer, crut à une victoire et elle commença à s'approcher pour récupérer la baguette que l'ancienne Gryffondor tenait toujours dans sa main. Une main qui se tendit dans sa direction avec beaucoup de trop de vivacité pour ne serait-ce que laissait le temps à la mercenaire de réagir. Le maléfice de magie noire l'atteint au niveau de l'épaule, Astrid voulant l'esquiver d'un pas sur le côté, mais elle n'y parvint qu'à moitié.

La décharge de douleur, qui emprisonna son bras de son épaule à sa main, lui arracha un hurlement de douleur et Shafiq... Douce folie. Shafiq attaqua comme le ferait une lionne en danger. Le maléfice partit presque tout seul, instantanément, alors qu'elle avait son bras blessé, qui tenait toujours sa baguette, pointait en direction de la jeune femme qui avait commis l'erreur de blesser réellement la sang-pure. Un sortilège qui n'était pas à proprement parlé de la magie noire, mais clairement inventé dans l'idée de faire souffrir dans un duel. Ariane s'envola et se retrouva bloquée dans les airs dans une position pouvant faire penser aux crucifix. La baguette de la Nuncabouc quitta sa main et atterrit dans celle, tendue, du Professeur de Magie Noire. Il lançait des éclairs avec ses yeux et s'était relevé, mais avant que quiconque pût faire un mouvement, Hepburn se retrouva projeter vers le sol avec une violence inouïe. Un, peut-être deux sinistres craquements se firent entendre à l'impact, mais Astrid n'y prêtait déjà plus attention, se foutant bien, présentement, du sort des élèves ou du monde magique. Elle savait quel sortilège avait été utilisé pour en connaître les effets. Fred — ou était-ce George ? — avait été touché par ce même maléfice à l'oreille et l'avait perdu... Elle avait de la chance que le maléfice se fut propagé et ne lui ait pas simplement arraché un morceau. Une chance, oui, si elle survivait, mais elle savait qu'il fallait agir vite, très vite. Elle laissa tomber sa baguette à ses pieds et ploya le genou au sol, une grimace de douleur déformant ses traits et rendant l'habituelle belle femme hideuse. Une hideuse petite créature devenant présentement meurtrière, au regard froid et sauvage, qui arracha la manche du bras blessé, le laissant ainsi à la vue de tous. Rapidement, elle se fit un garrot pour tenter de ralentir la venue du sang vers les blessures et si cela marcha en partie, elle sentait malgré tout que ce n'était pas suffisant. Elle perdait beaucoup trop de sang, la flaque carmin grossissant à vue d’œil.

- Hook, avec Carrow, Pomfresh.

Le professeur ne réagit pas et si l'élève se releva, ce ne fut pas assez rapide au goût de la mercenaire.

- Tout de suite ou je vous arrache la gorge avec les dents !

Son sifflement parut motiver les deux personnes qui s'empressèrent à quitter la pièce au pas de course. Elle tenta de faire bouger son bras blessé, mais n'y parvint pas, aussi récupéra-t-elle sa baguette de son autre main. Elle tenta de lancer un sortilège pour se soigner, mais celui-ci n'eut aucun autre effet que d'agrandir légèrement la plaie visée. Foutue Teletubbies de sortilège de citrouille. Je croise Rogue, je lui fais bouffer sa baguette. Comment une Nuncabouc était-elle parvenue à connaître ce maléfice inventé par le directeur ? Il les entraînait lui-même pour apprendre comment massacrer eux-mêmes les moldus ?! La respiration saccadée, la vision de la Shafiq commençait à se troubler lentement et elle sentait la seule véritable croyance à avoir s'approcher d'elle avec un sourire froid. Elle ferma les yeux et elle put presque la voir.

Que dit-on à la mort, Astrid ?
Pas aujourd'hui, Père.
Exactement.


Elle n'en avait pas la force, pas aujourd'hui, mais elle éviterait aux élèves cette vue. Avec le peu de force qui lui restait, elle se redressa légèrement, des larmes perlant sur ses joues.

- Dehors, siffla-t-elle d'une voix faible. Tous, dehors.

Le second ordre se fit plus violent, plus puissant. Les élèves commencèrent à bouger et Astrid serra sa baguette dans sa main avec la ferme intention de massacrer le premier élève qui avait la mauvaise idée de la regarder souffrir de la sorte.

- Dehors, répéta-t-elle une dernière fois, pour les derniers.

Hepburn ne pouvait pas bouger, pour sa part et si Shafiq n'aurait rien pu faire pour l'empêcher de quitter la pièce, elle fit bien attention à ce qu'aucun élève n'ait la mauvaise idée de vouloir l'aider à partir. Astrid ne pouvait peut-être pas lui sauver la vie, plus maintenant, mais mieux valait pour elle rester dans la salle et se faire massacrer par Carrow une bonne fois pour toute plutôt que fuir et se retrouver avec pire châtiment quand il la retrouverait.

Combien de temps attendit-elle que la mort se décidât enfin à l'arracher de la vie ? Elle ne le sut jamais, mais elle commença à se laisser tomber sur le sol quand la porte s'ouvrit à la volée et qu'un sortilège l'atteignit de plein fouet. Astrid se réveilla d'un seul coup et se retrouva bien trop en forme à son goût. La douleur dans son bras ne s'en fit que plus vive et la potion qu'elle se retrouva à avaler presque de force n'en fut que plus dégoûtante. Elle se retrouva ensuite avec une baguette sur son bras et elle sentit le sang s'arrêtaient de couler, petit à petit, puis les blessures se refermer partiellement. Quand enfin, elle comprit réellement ce qu'il se passait, elle était allongée sur le sol et Pomfresh lui faisait boire deux autres potions, avant de lui ordonner un séjour à l'infirmerie. Elle lui prévint qu'elle était sortie d'affaire, mais qu'elle garderait les cicatrices et que des mouvements trop amples ou rapides rouvriraient les plaies. Après lui avoir bandé le bras, elle se tourna vers Carrow qui s'apprêtait à lancer un Doloris sur Ariane, mais Astrid cracha un « non » violent.

- Elle est à moi.

Madame Pomfresh se retourna vers elle en lui lançant un regard outré, avant de l'enjoindre de la suivre et qu'elle n'avait pas le temps pour ce genre d'idiotie.

- Non, répéta Astrid. Je m'occupe d'elle et après je viens.

Elle se sentait tellement en forme qu'elle se pensait capable de sauter sur place pendant des heures. Ce n'était évidemment pas le cas, mais les potions agissaient et bien. Avec un soupir, Pomfresh, connaissant peut-être trop l'imprudence et la détermination de l'ancienne Gryffondor, prit par les épaules Hook, qui était restée dans la pièce et commença à marmonner des insanités sur les Shafiq et leur manie à toujours trop vouloir en faire, ainsi que sur les élèves qui passaient leur temps à se fatiguer et se blesser pour des broutilles. Astrid n'y prêta pas attention et Carrow l'aida à se relever avant qu'il ne se fît pousser par la main saine de l'apprentie, son expression trahissant autant sa colère que sa douleur.

- Professeur, je veux être seule avec elle.

Carrow accepta en levant les yeux au ciel, puis sortit de la pièce et ferma la porte derrière lui après avoir lancé un regard haineux et un sourire sadique vers la Nuncabouc qui allait, du moins le croyait-il, se faire torturer par une Shafiq particulièrement énervée. Shafiq qui s'approcha de la Nuncabouc avec lenteur, avant de se laisser tomber à genoux près d'elle.

- Pauvre idiote, siffla Astrid. Lancer un sortilège de magie noire sur l'apprentie du professeur vous apprenant cette matière, en sa présence, durant un cours ? Êtes-vous donc suicidaire ? Ou peut-être pensiez-vous bien faire en vous sacrifiant honorablement ? Vous avez de la chance que je ne sois pas aussi folle que Bellatrix Lestrange ou les Carrow, sinon vous seriez soit morte, soit aussi folle que les parents d'un certain Gryffondor que vous connaissez sans doute. Je suis certaine que vous connaissiez les effets du maléfice, miss, n'est-ce pas ?

Tout en parlant, elle se rapprochait d'Ariane et quand elle arriva jusqu'à elle, elle empoigna la jambe de l'ancienne Gryffondor.

- Vous allez crier, ne vous gênez pas, sinon le professeur Carrow viendra lui-même vous « torturer » et vous ne voulez sans doute pas cela.

Ses paroles étaient semblables à des sifflements et quand elle termina son petit monologue, elle remit en place la jambe de la jeune femme sans la prévenir. Carrow allait être content, au moins l'entendrait-il hurler, même si ce n'était pas du tout pour la « bonne raison ».

- Je vous sauve la mise pour cette fois, Hepburn, mais je ne serai pas toujours-là pour ça. Quand vous lancez un maléfice, sachez avant ce qu'il fait. Lancer un maléfice que l'on ne connait pas durant un duel peut autant tuer votre adversaire que vous. La magie noire demande toujours un sacrifice de la part du lanceur. Je connais un sortilège qui vous fera pourrir en même temps que l'adversaire... Par exemple.

Astrid toussa et tourna la tête pour cracher une gerbe de sang sur le sol. Elle se redressa autant qu'elle pouvait, avant de prononcer bien fort, de manière à ce que le professeur de magie noire l'entendit.

- Endoloris ! Elle s'approcha ensuite de l'oreille d'Ariane. Criez, faite semblant comme vous savez si bien le faire, sauf si vous désirez recevoir l'impardonnable réellement et de la part de Carrow.

Elle se laissa ensuite tomber en arrière, sa respiration se faisant saccadée. Les cris parurent satisfaire l'homme, qui finit par partir de derrière la porte, son pas lourd se faisant facilement entendre. Astrid s'allongea.

- Hèros.

Son elfe de maison apparut directement à ses côtés, l'enjoignant de maîtresse, paniquant à moitié à cause de son état. Astrid le calma d'un sifflement, puis l'envoya chercher les potions se trouvant dans ses appartements, qu'il ramena aussi vite qu'il était apparu. Elle fit un mouvement vers Ariane et lui marmonna de la soigner complètement, avant de fermer les yeux, forçant sa respiration à se faire plus calme. Elle espérait qu'Hepburn comprenait que son erreur n'avait été d'usé un sortilège de magie noire, mais de l'avoir fait pour blesser Astrid réellement et surtout devant un Mangemort qui voulait faire d'elle l'une des leurs. Plus translucide qu'un fantôme, elle restait là, attendant qu'Hèros fît ce qu'elle lui avait demandé, sans se rendre compte que l'elfe hésitait entre aider sa maîtresse ou l'autre. Finalement, l'ordre lui revint en tête et la créature s'approcha de la plus jeune avec tout son attirail, dans l'idée de la soigner au mieux, à l'aide des breuvages, comme le voulait la mercenaire.

Hors-jeu : le cours est terminé. Abigail peut répondre après moi vu qu'elle va chercher l'infirmière, ensuite Ariane... Puis ça devient un RP privé entre Ariane et moi. Je vous remercie à tous pour vos participations et j'espère que je vous reverrais dans un autre cours !

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SERPENTARD6ème année
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Jeu 22 Juin 2017 - 17:39

La nausée. Ce fût la première chose que ressentie Abigail, une fois qu'elle put s'asseoir sur l'une des chaises non loin de la barrière. Les jambes flageolantes, elle eut bien du mal à s'installer à l'écart du groupe s'étant formé pour admirer les différents affrontements. À quand remontait son dernier vrai combat ? Devait-elle compter les duels plus ou moins amicaux l'ayant confronté à Korsakov au cœur de la salle du club déserté ? Ou bien, devait-elle plutôt se pencher sur les luttes se déroulant dans les ruelles malfamées de Londres ? Fallait-il nécessairement que son sang et sa sueur soient versés, pour que cela soit considéré comme une véritable joute mémorable ? Depuis combien de temps, n'avait-elle pas pu ressentir l'excitation salvatrice parcourant son être, quand l'adrénaline coulait à flot dans ses veines ? Longtemps. Une réponse qui fusa dans son esprit. Elle se rappelait encore comme si c'était hier, de la sensation de l’asphalte sous ses talons, du contact frais d'une barre en métal aux creux de sa paume. Mais surtout, d'une attaque s'étant déroulée il y a peu, s'étant soldée par le décès de l'un des plus grands sorciers de son temps. S'était-elle battue ? Oui, mais certainement pas au nom d'une idéologie pour laquelle la moitié du château avait décidé de prendre les armes cette année. La liberté, la justice, qu'ils appelaient ça, dans les couloirs qu'ils pensaient déserts. Mais, avaient-ils seulement compris que ces valeurs ô combien vertueuses, ne pouvaient plus avoir leur place dans une dictature comme celle qu'ils vivaient tous ? Étaient-ils tous pressés de rejoindre leurs ancêtres disparus ? Ou bien, les prisonniers hurlants de souffrances quand le froid mordant de la peur venait frôler leurs corps amaigris ? Non, Hook avait combattu. Elle s'était toujours acharné à se battre. Pour survivre. Et à ses yeux, ceux ne le faisant qu'au son du cor des héros morts pour la gloire ou pour une paix qui n'était qu'illusoire, étaient tout bonnement des idiots, en plus d'être des utopistes. Pourquoi est-ce qu'ils veulent tous se rebeller ? Ils n'ont pas compris, qu'un jour, ce n'est pas eux qui en payeront les conséquences, mais leurs amis, leur famille.. P*tain, ils sont vraiment tous cons.
Son teint se fit un peu plus pâle, tandis qu'elle ravalait la bile qui remontait le long de sa trachée, lui brûlant la gorge au point de la faire tousser bruyamment, couvrant à ses oreilles le bruit du combat. Son cœur battait la chamade, et semblait sur le point de s'extraire de sa poitrine à la manière d'un ressort que l'on relâche brutalement. Le bruit des tambours résonna douloureusement dans son crâne, l'assourdissant d'un sifflement strident peut agréable. Pourquoi y avait-il autant de bruits ? Ses émeraudes se posèrent un instant sur la silhouette de Shafiq, dont la respiration haletante faisait écho à la sienne. Maladroitement, elle porta l'une de ses mains à ses lèvres, et les essuya les doigts tremblants de fatigue. Sa langue y passa, pour essayer d'y répandre une salive appréciable. En cet instant, elle aurait certainement tué pour un verre d'eau. Les paupières lourdes, la brune étendit ses jambes devant elle, cognant ses chaussures l'une contre l'autre. Sa tête fut rejetée en arrière, rependant ainsi ses longues mèches noires contre le dossier en bois. Un cri la fit arquer un sourcil, avant que d'un mouvement lent et nonchalant, elle ne plie ses genoux pour se redresser. Ses iris se plaquèrent implacablement sur le corps maigre se trouvant face à elle. Fawkes. Au sol, le nuncabouc était affaibli. Tant par la fatigue, que par la faim. À quand remontait sa dernière douche chaude ? Et son dernier repas consistant ? Une semaine ? Deux peut-être à mieux observer les cheveux gras et décoiffés collant à sa nuque. Les blessures qu'il devait cacher sous ses vêtements, ne devaient pas être étrangères à son état. Il était pitoyable. Avachi sur le parquet, il lui fit penser à un animal agonisant que l'on voit dans le caniveau, et pour lequel, l'on a finalement qu'un regard avant de continuer sa route. Il n'était pas le chat qui envoie dans notre poitrine une bouffée de pitié. Mais plutôt ce hérisson ayant perdu ses défenses, qui se vide de son sang sur le béton après qu'une voiture ait coupé le fil de sa misérable vie. Un soupir échappa à la verte et argent, avant qu'elle ne se laisse de nouveau tomber contre son appui. Il avait perdu. Comme eux tous. Mais avait-il eu ne serait-ce que la moindre chance ? Les dés étaient pipés depuis le départ, en particulier pour les nés-moldus de l'école. Eux, ne possédaient aucune solution pour échapper au calvaire qui les attendait. Faites ce qu'ils vous disent, et peut-être qu'ils vous laisseront respirer sans vous regarder de travers.

- Dommage, j'aurais aimé savoir si un être de ton espèce est capable de lancer un Doloris ou non, lança l'apprentie, en s'abaissant pour relever le menton de son adversaire.

Abigail détourna le regard, laissant ainsi à l'ancien Serdaigle le peu de dignité qui lui restait. Si, elle n'était pas autorisée - et n'en avait pas l'envie - à aider ne serait-ce que l'un d'eux, elle pouvait par égard du genre humain lui donnant de l’urticaire, épargner l'ego de ceux s'étant battus avec le peu de force dont ils disposaient. La guerre faisait des victimes, et ils se leurraient tous s'ils pensaient qu'il n'y en aurait pas dans leur camp. Baguette toujours entre les doigts, elle observa la démarche peu assurée de son camarade, tandis qu'il se dirigeait en leur direction. Après l'animal sauvage donnant son dernier souffle, l’allégorie du canard boiteux s'imposa à elle. Les combles et l'insalubrité faisaient des ravages, elle en avait parfaitement conscience, pour elle-même vivre dans un grenier froid et humide. Le terme pitoyable s'ajouta, avant qu'il ne passe la barrière invisible délimitant la zone de combat. Souffres seul., pensa-t-elle en détournant la tête pour le laisser passer à sa gauche. Mais le souvenir d'un coton froid sur sa lève entaillée par un coup-de-poing, et les bandages déposés sur ses blessures, l'en empêchèrent. Tu fais chier, Seth.

- Episkey, murmura la sixième année en pointant discrètement sa baguette dans le bas de son dos. À la sensation de chaleur sur ses coupures, il s'arrêta.
- J'demande pas la charité Hook, siffla-t-il entre ses dents.
- C'est pas par charité. Ton apparence de canard boiteux m'empêche de me concentrer, rétorqua Hook, en relevant ses émeraudes pour le fixer dans les yeux.

Elle avait dit la stricte vérité. Il n'était jamais appréciable de voir son champ de vision être obscurci par la misère. Comment avait-elle pu être dans celui de nombreuses personnes au fil des années, sans recevoir une remarque acerbe comme elle venait de gratifier le jeune homme ? Un sourire ironique étira ses lèvres, avant qu'elle ne reporte son attention sur la nouvelle appelée. Hepburn. Un nom qui lui était presque inconnu, à ceci près, que la jeune femme était une rouge, et or, et que par conséquent, elle faisait partie d'une liste noire déjà bien établie. Pourquoi sur celle-ci ne figurait que des Poufousouffles et des Gryffondors ? Tous, regroupaient des traits communs qui lui faisaient cruellement défaut, mais qu'elle ne leur enviait pas. La gentillesse, était une véritable faiblesse. Et si l'un d'eux se retrouvait face à une personne en voulant à leur tête, que feraient-ils ? Leur donneraient-ils un bouquet de roses, pour ainsi espérer provoquer un effet de surprise suffisamment efficace ? Quant à la témérité, puisque selon son humble avis, cela n'était en aucun cas du courage que de s'élançait tête baissée dans un combat déjà perdu d'avance, leurs détenteurs seraient fauchés prématurément par la Mort ? Plus par curiosité que par réel intérêt, elle croisa les bras et admira les premiers éclairs fusant dans le couloir improvisé. Rouge. Violet. Des couleurs communes de sortilèges offensifs. Aucun ne touchèrent la cible, que la Serpentard savait possiblement atteignable. L'épuisement se lu sur les traits juvéniles de l'enseignante du jour, qui immobilisa son adversaire quand celui-ci tenta d'employer une technique utilisée quelques minutes auparavant. Voyant déjà la défaite arriver, la jeune femme se remit sur ses pieds non sans un soupir d'ennui, prête à franchir la barrière pour rejoindre sa salle commune. C'est les yeux écarquillés de surprise, qu'elle suivit la trajectoire de l'informulé qui frappa la Shafiq à l'épaule.

- Bordel, murmura Abigail, en esquissant un pas, la bouche entrouverte de stupéfaction.

Ses iris s'attardèrent sur le sang venant tâcher le haut de la brune, qui de rage pointa son arme sur son adversaire encore allongé. En un mouvement de poignet inconnu, elle la fit se relever à une vitesse vertigineuse, pour finalement la suspendre dans les airs, les bras en croix à la manière de Jésus au moment de sa mort. Elle n'y resta cependant que quelques secondes, avant de tomber en chute libre, comme si un aimant l'attirait sur le parquet. Un craquement sinistre fit grincer les dents de Hook. Deux. C'était le nombre que le varan devinait. Deux os venaient d'être brisés en plusieurs morceaux. Les blessures étaient devenues son quotidien quand la rue faisait d'elle l'une de ses précieuses adeptes. Il était des bruits auxquels nos tympans s'étaient accoutumés pour les reconnaître entre milles. Celui-ci en faisait indéniablement partie. Quand ce n'était pas elle qui l'infligeait, elle le recevait. Là, à cet instant précis, elle eut la désagréable impression d'être retournée dans l'un de ses combats clandestins, opposants des enfants à des hommes adultes provenant du même environnement qu'eux. La verte et argent cligna des yeux, chassant le décor sombre d'un entrepôt désaffecté, pour retrouver celui de la salle de classe. La barrière se dissipa, laissant la jeune fille avancer jusqu'à la violette d'un pas rapide, ressemblant presque à un bond.

- Incarcerem, prononça-t-elle d'une voix neutre, en la pointant de sa baguette. Des cordes enlacèrent aussitôt le corps meurtri d'Ariane, dont les gémissements l'agacèrent plus qu'ils ne réussirent à la rendre compatissante. C'est de ta faute. Alors, si tu penses que je vais avoir pitié.. Si, elle ne pouvait plus bouger à cause de la souffrance tétanisante provenant de ses membres cassés, Abigail avait préféré s'assurer que ce ne soit effectivement plus le cas. Rien n'était pire qu'une personne agonisante en matière d'actions irréfléchies et dangereuses, tant pour sa survie, que pour celle des autres. Satisfaite de l'effet de son sortilège, elle pivota pour faire face à Astrid, dont le liquide carmin s'écoulait le long de son bras maintenant dénudé pour mieux endiguer l'hémorragie des multiples plaies. La née-moldue avait commit une erreur. Une terrible erreur. Que lui était-il passé par la tête pour qu'elle blesse grièvement un membre du corps enseignant, et ce, devant l'un des plus terribles d'entre eux ? Si pour un acte moindre, l'on recevait un Doloris, que risquait-elle pour cela ? Une exécution pure et simple, au milieu de la grande salle pendant un repas, pour donner l'exemple aux autres élèves ? Et ainsi, dissuader ses compères parias de tenter une rébellion comme celle qui venait d'être commise ? Vous, les Gryffondors, vous ne pensez vraiment à rien.

- Je savais les sang-de-bourbes complètement cons, Hepburn. Mais toi, tu atteins des sommets, lui lança-t-elle avec mépris, faisant écho à ses pensées rageuses. Elle ne souhaitait en aucun cas, être sanctionnée pour une personne incapable de raisonner avec le peu de neurones épargnés par l'isolement et la privation. Elle leva de nouveau le sapin en direction de la silhouette tremblante de douleur, qui n'eut pas le loisir de répondre à son injonction, puisque l'enseignante reprit la parole, d'une voix peu assurée et menaçante.

- Hook, avec Carrow, Pomfresh.

Un frisson parcourut l'échine de la sixième année, qui serra un peu plus fort le bout de bois entre ses doigts. Le deuxième concerné, sembla rester interdit un instant, alternant son regard haineux sur la née-moldue étendue, son apprentie agonisante et enfin, sur la jeune fille avec laquelle, il allait devoir courir jusqu'à l'infirmerie. Une seconde passa. Suivit d'une vingtaine d'autres, sans qu'aucun ne bougent le petit doigt. Ce fut Hook, qui se ressaisit le plus rapidement, en sentant le danger envahir son être quand les prunelles bicolores se posèrent sur elle. L'alarme interne de l'orpheline se déclencha et les lumières rouges tournoyèrent devant ses yeux. Elle déglutit, faisant ainsi se dissiper la boule s'étant formée dans sa gorge. Après un hochement de tête vif, elle s'élança vers la sortie en courant, sautant au-dessus de la Nuncabouc se trouvant au milieu du passage, et claqua la porte contre le mur au moment où une nouvelle menace était prononcée, faisant cette fois-ci bouger Carrow, dont le son des pas parvient vaguement à Abigail. L'adrénaline qui l'avait quitté, afflua à nouveau, lui offrant un second souffle désiré. Ses foulées se firent plus rapides encore, ses chaussures martelant le sol à un rythme régulier. Ses bras se balancèrent contre son corps, tout comme la queue-de-cheval regroupant ses longues mèches corbeaux. Le souffle saccadé, elle longea le couloir menant à la cage d'escalier. Les marches furent gravies quatre à quatre, le varan sautant plus qu'elle ne les gravissait avec vigueur. La voix grave d'Amycus Carrow fut bien lointaine quand elle passa le deuxième étage, semant ainsi l'enseignant qui commençait à peine son ascension. Plus vite. Encore. Ses genoux fléchirent, lui offrant ainsi un élan plus profitable, qui la força à pousser un peu plus sur ses articulations pour agrandir ses bonds à cinq marches. "Abigail, ralentis, tu vas trop vite !" La voix timide de Tommy la fit sursauter, si bien qu'elle ratât la marche. Usant de ses réflexes, la brune se rattrapa à la rembarre, le souffle court et les poumons en feu. Elle avait toujours été la plus rapide de la bande de quatre enfants, qui traînaient souvent ensemble en dehors de l'orphelinat. Elle avait toujours su les distancer sans mal, et ainsi, chaparder les aliments les plus difficiles à attraper sur les étales du marché. Une quinte de toux l'emprisonna, avant qu'elle ne se relève difficilement. La cause de son mal n'était en soit, pas difficile à deviner. Le tabac encrassant ses bronches. Elle n'avait rien perdu de sa rapidité, mais son endurance n'était plus la même qu’autrefois, et ses dix ans étaient bien loin derrière elle. Aller, debout ! Bouge-toi, par Merlin ! Ses encouragements mentaux, la firent se remettre en marche. Elle augmenta l'allure au fur et à mesure, pour ainsi atteindre la vitesse qu'elle avait su maintenir auparavant. Ses efforts la menèrent jusqu'au couloir, adjacent à sa destination. Le lièvre, comme elle était surnommé dans son enfance, parcourut les derniers mètres la séparant de l'infirmerie. C'est sans s'annoncer qu'elle déboula dans la pièce de repos, sous le regard consterné de l'occupante.

- Miss Hook, mais enfin ...
- Pas le temps. Shafiq blessée. Cours mal terminé. Entaille sur tout le bras droit. Venez vite, résuma brièvement Abigail, en déglutissant pour reprendre sa respiration.
- Mais qu'est-ce.., essaya à nouveau Pomfresh, en faisant un pas en direction de l'élève épuisée, qui venait de s'appuyer sur l'un des lits pour ne pas s'écrouler.
- Dépêchez-vous !, cria presque la jeune fille devant l'urgence de la situation, faisant ainsi s'activer la vieille femme, qui courut vers l'armoire pour en sortir différents flacons.
- Le bras entaillé, les entailles se referment-elles magiquement ?, l’interrogea l'infirmière en remplissant son sac en cuir de fioles remplies de liquides plus ou moins colorées.
- Non, la réponse était catégorique, puisque la jeune fille avait aperçu l'éclair rebondir sur les plaies.

La femme poussa un juron imagé, avant de venir aux côtés de la messagère, pour prendre son bras et l'entraîner à sa suite en direction des étages inférieurs, en ajoutant d'une voix pressée : Nous n'avons pas de temps à perdre. Le varan calqua sa course sur celle moins rapide de la plus âgée, pouvant ainsi restaurer ses forces perdues. Dans le couloir, elles croisèrent Carrow, qui venait tout juste de terminer de gravir les escaliers. Les voyant arriver à sa rencontre, il lâcha un soupir, avant de faire demi tour. Le retour fut étonnamment moins long que l'allée, comme lorsque l'on fait un voyage sur plusieurs milliers de kilomètres, et que les heures s'enchaînent. Tandis que le retour passe aussi vite, qu'il semble n'avoir duré que quelques minutes à peine. Une fois dans le corridor menant à la salle de classe, Pomfresh pointa sa baguette sur la porte, et la fit exploser sous l'impulsion d'un Confringo informulé. À peine purent-ils entrevoir l'intérieur de la pièce, qu'un Revigor fut envoyé sur la jeune apprentie qui était sur le point de tomber dans l'inconscience. Le bras d'Abigail fut lâché, si bien que les trois purent pénétrer dans la salle, où l'on ne pouvait que dénombré deux personnes. Ariane, toujours enchaînée au sol, et Shafiq se vidant progressivement de son sang sur le parquet, au travers d'un garrot fait à la va-vite. La sixième année se plaça à l'écart, étouffant la quinte de toux qui secoua ses poumons de l'intérieur. Bras croisés, adossée contre le mur, elle pu admirer la scène dans son ensemble. Une première potion fut avalée de force, puis une seconde. Des sortilèges émirent des éclairs vifs et enfin, les coupures se refermèrent, pour ne laisser qu'une peau translucide couverte de sang, à la manière d'un maquillage de mauvais film d'épouvante. Les messes basses des trois adultes lui arrachèrent un soupir, avant qu'elle ne ferme finalement les yeux, laissant ses muscles endoloris par la fatigue se détendre progressivement. Elle voulait retrouver son lit, et dormir le restant de la journée. Boire aussi. Et manger. Oui, elle avait terriblement faim, et son estomac ne manqua pas de le lui rappeler. Un gargouillement douloureux tordit ses entrailles, la faisant grimacer.

- Non. Elle est à moi.

La phrase dite d'un ton autoritaire, bien que faible, fit entrouvrir les paupières de la brune, qui posa son regard sur la blessée, puis sur Carrow, baguette sortie. Je vois. Il souhaitait sûrement accomplir une punition à la mesure de la gravité de l'état de son apprentie. Par quoi allait-il commencer ? Un Doloris peut-être, puisqu'il s'agissait de l'impardonnable de prédilection des Mangemorts, en dehors de celui utilisé au début du cours. L'homme abaissa son arme, avant que la voix outrée de l'infirmière ne retentisse.

- Miss Shafiq, vous devez impérativement venir à l'infirmerie, vous n'avez pas d'énergie à perdre dans ce genre d'idiotie, pour mieux se faire comprendre, elle pointa le membre blessé d'un coup de baguette, avant de chercher l'appui dans le regard d'Abigail, qui se contenta de hausser les épaules. Que pouvait-elle y faire ? Elle n'était qu'une élève, une enfant, qui n'était là que parce qu'elle était la moins atteinte au terme des duels. Parce qu'elle avait été la seule, à être en état de sprinter dans les couloirs et ainsi, quérir l'aide d'une personne compétente. Elle n'était rien de plus.

- Non, répéta Shafiq. Je m'occupe d'elle et après je viens.

Non sans avoir soupiré une énième fois, la vieille femme s'approcha de la verte et argent pour la saisir par les épaules. Elle lui affirma qu'elle était bien pâle, et qu'elle avait également besoin de repos, mais surtout, d'un bon repas. Hook ne chercha pas à protester, se laissant guider par la solidité de la femme, qui l'emmena jusqu'à son antre, tout en maudissant les Shafiq au complet, les élèves ce blessants pour des cours. La formule "Que Lancelot, Balin, Lévine, Arthur et tous les autres dont je ne me souviens plus les prénoms soient maudits ! Où qu'ils soient maintenant." fut évoqué, récoltant un regard interrogatif de la part de la plus jeune. Elle n'eut pas le cœur encore une fois, de la contredire, ne sachant tout de même pas de qui elle parlait. Le trajet fut court, bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé, pourtant les bavardages incessants lui paraissaient interminables, au point qu'elle hésita à lui demander de se taire. Mais elle n'en fit rien.

- Allongez-vous. Et vous ne bougez plus d'ici avant ce soir. Pas de sortie, et surtout, pas de cigarettes. Le varan se positionna à côté de l'un des matelas une fois arrivé, et s'apprêta à répondre, mais fut arrêtée par le regard bienveillant et sévère de l'infirmière. Je sais tout. Maintenant, dormez.
- Merci, elle esquissa un sourire, avant de s'allonger, ses yeux se fermant d'eux-mêmes quand sa tête heurta le confort de l'oreiller.

D'un cours de soutien, c'était devenu une véritable bataille. Et quelque chose lui disait, que ce n'était certainement pas la dernière.

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Crédit : Octave.
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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Mer 28 Juin 2017 - 14:51

Elle avait mal. La douleur pulsait dans son genou, dans son poignet, dans sa tête. Elle n’arrivait plus à penser à autre chose que la douleur, le choc, le combat. Mais elle ne pouvait pas crier, elle ne pouvait pas pleurer. Elle n’avait pas le droit, ce serait encore pire. Elle mordait sa langue avec tant de force qu’elle sentit le sang se répandre dans sa bouche. Sa respiration était irrégulière, chaque entrée d’air dans ses poumons la faisait souffrir. Tout s’enchaîna trop vite, Ariane n’arrivait plus à comprendre ce qui se passait. Il y avait le sang de l’apprentie, qui gouttait de son bras. Qui lui avait fait ça ? Elle ? Quelqu’un s’approcha d’elle, et elle sentit quelque chose l’entourer et la serrer fortement. La petite brune ne put s’empêcher de gémir. « Je savais les sang-de-bourbes complètement cons, Hepburn. Mais toi, tu atteins des sommets. » Qui lui parlait ? La Nuncabouc ne pouvait pas voir son visage tant sa vision était brouillée, mais elle remarqua quand même la robe verte et argent. Forcément. Elle aurait voulu répondre, mais elle arrivait à peine à aligner deux pensées alors parler était inimaginable. Elle se contenta de cracher un peu de sang par terre, plus comme réponse à la Serpentard que pour désencombrer ses voies respiratoires.

Il y avait du mouvement, des gens passaient devant elle. Ils avaient l’air pressés. Personne ne venait l’aider, personne ne venait la voir ? Évidemment, elle était une paria. C’était normal, et le pire était à venir. Qu’avait-elle fait, déjà ? Elle savait que c’était quelque chose de satisfaisant, mais est-ce que cela justifiait ces douleurs ?

Elle resta longtemps ainsi, allongée sur le sol. La douleur n’était pas plus supportable qu’avant, mais elle parvenait à reprendre lentement ses esprits. Le cours de soutien, la gifle, le duel, la Shafiq… Elle comprenait maintenant. Il n’y avait plus aucun bruit dans la salle, plus aucun mouvement. Ariane tenta de se redresser mais les cordes l’enserraient et l’empêchaient de bouger. Elle n’entendait rien, elle était sûrement seule dans la salle. Non, en fait, quelqu’un était allongé au sol, à quelques mètres d’elle. Où était Carrow ? Maintenant, elle appréhendait. Sur le moment, elle n’avait pas réfléchi à son acte. Elle était une Gryffondor, elle était dans l’action avant la réflexion, bien sûr. Elle risquait gros, maintenant. Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à sa famille. A Freya, sa petite sœur.  Son père, sa mère. Il n’y avait qu’à eux qu’on pouvait faire du mal, ce serait la seule chose qui pourrait vraiment l’atteindre. Si ça se trouve, Carrow était parti les chercher. Les torturer, les tuer.

La porte s’ouvrit avec fracas. Des personnes entrèrent, se bousculèrent, s’agitèrent. Ariane n’arrivait pas à comprendre ni à voir ce qu’il se passait. Elle savait juste qu’elle allait être fixée sur son sort, maintenant. Elle entendit des gémissements de douleur, puis un soupir de soulagement. Des pas se rapprochèrent d’elle, puis la voix de l’apprentie s’éleva dans la salle. « Elle est à moi. » Évidemment, c’était elle qui allait la faire souffrir, maintenant. Etait-ce mieux, était-ce pire qu’être avec Carrow ? Ariane allait bientôt le savoir. « Professeur, je veux être seule avec elle. » Ça ne prédisait rien de bon. La Shafiq allait peut-être la torturer d’une manière si inimaginable qu’elle ne voulait pas que Carrow soit présent ? Allait-elle… La tuer ? Toujours était que Carrow était sorti de la pièce, laissant l’apprentie seule avec Ariane.

« Pauvre idiote. Lancer un sortilège de magie noire sur l'apprentie du professeur vous apprenant cette matière, en sa présence, durant un cours ? Êtes-vous donc suicidaire ? Ou peut-être pensiez-vous bien faire en vous sacrifiant honorablement ? Vous avez de la chance que je ne sois pas aussi folle que Bellatrix Lestrange ou les Carrow, sinon vous seriez soit morte, soit aussi folle que les parents d'un certain Gryffondor que vous connaissez sans doute. Je suis certaine que vous connaissiez les effets du maléfice, miss, n'est-ce pas ? »

Le sortilège, qu’est-ce qu’elle avait utilisé déjà ? Ah oui, Sectusempra. Presque comme Rictusempra, et c’était un sortilège de Magie Noire ? Effectivement, elle était plutôt dans une situation très complexe. Elle n’aurait jamais pensé, un jour, utiliser de la Magie Noire. Mais c’était moins grave si elle n’avait pas voulu l’utiliser, non ? Alors oui, elle avait eu envie de la blesser, de la toucher plus exactement, mais pas de la tuer ou de la faire souffrir à ce point… Ou peut-être. Elle ne savait pas. « Je… » Elle tenta de tousser pour parler plus facilement. « Je ne savais pas. J’en ai seulement entendu parler… L’année dernière. » L’apprentie se rapprochait. Doucement, comme un Serpent. Puis, sans prévenir, elle agrippa son genou. Ariane eut un hoquet de surprise. « Vous allez crier, ne vous gênez pas, sinon le professeur Carrow viendra lui-même vous « torturer » et vous ne voulez sans doute pas cela. » Ariane ne devait pas comprendre. Qu’est-ce qu’Astrid essayait de sous-entendre ? « Que.. Qu-AAAAAAAAH ! » La douleur atteint un point culminant, et la Nuncabouc ne put s’empêcher de hurler. Elle avait l’impression qu’on lui arrachait le genou et qu’on le frappait avec un énorme marteau. Cela dura quelques instants, des secondes qui parurent une éternité. Et bizarrement, ça allait mieux après. La douleur dans son genou était beaucoup moins intense, maintenant.

« Je vous sauve la mise pour cette fois, Hepburn, mais je ne serai pas toujours-là pour ça. » Sauver la mise ? Que voulait-elle dire ? C’était tout ? « Quand vous lancez un maléfice, sachez avant ce qu'il fait. Lancer un maléfice que l'on ne connait pas durant un duel peut autant tuer votre adversaire que vous. La magie noire demande toujours un sacrifice de la part du lanceur. Je connais un sortilège qui vous fera pourrir en même temps que l'adversaire... Par exemple. » Ariane hocha la tête. Leçon retenue, comprise et appliquée par la suite, bien sûr. « Endoloris » C’était trop beau pour être vrai, bien sûr. La Nuncabouc attendit la douleur terrible, si caractéristique du sortilège qu’elle connaissait plutôt bien depuis le début de l’année. Mais rien ne vint. Rien, à part cette douleur diffuse au poignet. Puis elle entendit la voix de l’apprentie à son oreille « Criez, faite semblant comme vous savez si bien le faire, sauf si vous désirez recevoir l'impardonnable réellement et de la part de Carrow. » Alors c’était vraiment ça, Astrid lui évitait réellement la torture. Elle ne se fit pas prier pour crier, tentant d’être la plus convaincante possible. Elle aurait dû faire du théâtre, pour sûr.

Astrid paru satisfaite, puisqu’elle s’éloigna de la Nuncabouc et sembla appeler quelqu’un. La petite brune était toujours étendue au sol, ligotée par le sortilège que lui avait lancé la Serpentard tout à l’heure. Elle eut l’impression que quelqu’un venait d’arriver, et de repartir. Astrid revint vers elle et la libéra de ses cordes. Ariane parvint à s’asseoir, péniblement, mais c’était toujours plus confortable que d’être ligotée au sol. Elle fit rapidement le bilan de ses blessures. Son genou allait un peu mieux, il était juste un peu contusionné. De toute évidence, son poignet était fracturé, et peut-être que c’était remonté jusque dans l’avant-bras. Sa tête ayant frappé le sol, elle sentait une énorme bosse du côté droit. A part ça, son corps était douloureux mais pas blessé.

Quelques secondes plus tard, un elfe de maison apparu dans la salle, armé de tout un attirail de potions. Il sembla hésiter un instant, avant de se diriger vers Ariane. Il lui tendit plusieurs potions différentes, et la força à les boire. Le goût était horrible, mais la Nuncabouc sentit tout de suite qu’elle allait mieux. Sa respiration était plus facile, les plaies dans sa bouche se refermèrent, la douleur dans sa tête se dissipa. Elle ne comprenait toujours pas ce qui se passait. « M… Mer…Ci. Merci. » Les mots lui arrachaient la bouche. Évidemment, elle avait des raisons tout à fait normales de remercier l’apprentie. Malgré la gifle, malgré l’humiliation, malgré les blessures… Astrid lui avait sûrement sauvé la vie. Mais c’était quand même compliqué, de remercier une sang-pure quand on est né-moldu. Ariane se sentirait redevable toute sa vie, pour ça. Ariane se sentait mieux, alors elle se leva prudemment. Elle remarqua la baguette qu’on lui avait prêté pour le duel à quelques mètres de là, au sol. Elle la ramassa, et la tendit à Astrid. « Mais… Pourquoi ? » Pourquoi l’aider, pourquoi la sauver, pourquoi tout ça, hein ?

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Hey brother, there's an endless road to rediscover. Hey sister, know the water's sweet but blood is thicker. Oh, if the sky comes falling down, for you there's nothing in this world I wouldn't do.


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MessageSujet: Re: Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn] Dim 2 Juil 2017 - 16:44


Hèros regarda sa maîtresse, puis la sang-de-bourbe. Ses grands yeux globuleux passèrent d'une à l'autre avec une belle rapidité. Devait-il réellement aider la sang-de-bourbe ? Si Maître Lévine apprenait qu'il avait obéi à cet ordre, il savait qu'il serait bon pour se punir jusqu'à la fin de l'année, mais d'un autre côté, Maîtresse Astrid lui demandait clairement d'aider la sang-de-bourbe... Elle savait forcément ce qu'elle faisait, non ? Maître Lévine ne saurait pas, oui, forcément, il ne saurait pas. Après un long temps de réflexion, l'elfe de maison, vêtu d'un petit costume noir à sa taille — qu'il prenait pour un torchon, c'était les maîtres qui lui avaient dit ce que c'était — se rapprocha de Hepburn. Tremblant, il aida la femme qui puait à avaler les potions de Maîtresse Astrid, jusqu'à ce qu'elle fût à peu près en état. Il se déplaça alors jusqu'à la Shafiq et vérifia qu'elle était toujours bien vivante. La peur lui tiraillait les entrailles comme jamais, mais il soupira de soulagement quand il remarqua que sa maîtresse était en réalité toujours réveillée. Fatiguée, mais elle paraissait saine et sauve et c'était tout ce qui lui comptait.

- Hèros, murmura Astrid, je t'interdis de parler de ça à quiconque. C'est un ordre.

La jeune femme grogna après son ordre, son bras lui faisant toujours atrocement mal. La douleur était supportable, mais elle savait que plus elle passerait de temps dans la pièce, plus la fatigue et la douleur s’accentuerait. D'un point de vue logique, la Shafiq savait qu'elle devrait laisser Ariane maintenant que Carrow était parti, mais elle n'en avait pas réellement la force. Elle n'avait pas réellement d'alliés dans ce château et elle n'avait pas l'intention d'en avoir ; cela ne l'empêchait pas de pouvoir confier à une élève le fait qu'elle voulait les aider, si ? Il lui fallait réfléchir et rapidement, essayer de voir toutes les possibilités.

- M… Mer…Ci. Merci.
- Ne me remerciez pas, marmonna Astrid, toujours allongée sur le dos.

Après un moment de silence, la mercenaire décida de se relever. Elle se plaça sur le côté en premier lieu, sachant ne pas pouvoir utiliser son bras blessé, mais pouvant s'appuyer sur celui qui était resté sain. Elle parvint finalement à se remettre debout après quelques efforts, renvoyant Hèros après l'avoir remercié. Elle savait que l'elfe s'inquiéterait de la voir dans cet état et ce fut précisément pour cela qu'elle tenu bon. À son départ, elle ploya le genou, ne parvenant pas, en réalité, à rester debout. Ses forces la quittaient. Non qu'elle fût réellement en danger, tant que les plaies sur son bras ne se rouvraient pas, mais la cicatrisation allait être longue et Astrid allait devoir faire avec. Une bonne journée de repos n'allait pas lui faire de mal, c'était certain.

Ariane, qui allait bien mieux, se releva également et parvint, pour sa part, à rester debout. Elle en profita pour récupérer la baguette qu'Astrid ne lui avait pas encore confisqué et la sang-pure ne put s'empêcher de plisser légèrement les yeux. Elle ne faisait absolument pas confiance aux élèves, pour la plupart. Ce n'était pas faute d'essayer, mais son rang et la composition de son sang n'aidaient pas. La confiance devait aller dans les deux sens, ce qui ne serait absolument pas le cas si Astrid commençait à se montrer trop sentimentale avec les élèves. Combien la poignarderait dans le dos ? Beaucoup, c'était prévisible. En y réfléchissant bien, elle ne faisait totalement confiance qu'en un seul élève, dans tout Poudlard et celui-ci préférait de loin s'attirer des ennuis qu'essayer de marcher au pas. Ariane s'approcha de la femme agenouillée et lui tendit finalement la baguette qu'elle venait de récupérer. Lentement, toujours méfiante, Astrid la récupéra, avant de la placer dans une poche de sa veste. Elle n'avait pas la force de l'envoyer dans le bureau d'Amycus d'un coup de baguette, pas cette fois.

- Mais… Pourquoi ? demanda la demoiselle dans un même temps.

Au début, la métamorphomage ne comprit la réelle signification de la question. Elle ouvrit la bouche, bien décidée à répondre, mais aucun son n'en sortit. Elle se figea en comprenant ce que demandait réellement Ariane. Son pourquoi n'avait aucun rapport avec sa méfiance, mais bien par rapport à son aide. La bouche de l'apprentie s'était close et elle ne bougea pas avant un moment. Un dilemme, voilà ce qui se passait. Elle pouvait tenter le diable et donnait la réponse à Ariane ou ne rien dire, prétextant un mensonge ou un autre... Après un soupir, Astrid décida de commencer par quelque chose de prudent.

- Parce que, commença-t-elle d'une voix fatiguée, je n'ai pas l'intention de laisser mourir les élèves dans ma classe, qu'importe le nom. Si je n'étais pas intervenu pour vous sauver la mise, vous seriez morte ou complètement folle, à l'heure qu'il est.

Le regard bichrome de la belle se posa sur les vêtements de l'élève. Elle ne put s'empêcher de lâcher un soupir. Les catacombes faisaient des ravages sur les Nuncaboucs et Astrid ne pouvait rien faire pour eux. Toutefois, elle devait reconnaître deux choses. Premièrement, l'idée était bonne. Rassemblait "la vermine" ensemble et la dénigrer complètement... C'était un coup de maître, car si certains élèves résistaient encore, nombreux étaient ceux qui commençaient à s'allier pour combattre une seule et même maison. Qu'importait maintenant la couleur de votre blason, qu'il fut vert, rouge, bleu ou jaune. Tant qu'il n'était pas violet, vous ne risquiez plus grand chose et de nombreuses alliances se formaient pour faire vivre un enfer aux nés-moldus. Bien sûr, elle ne doutait pas que certains essayaient de les aider de temps à autre, mais quand on savait ce que l'on risquait — perdre ses privilèges de "maison officielle" pour rejoindre la "maison poubelle" — il était normal de voir la plupart les attaquer plutôt que les aider. On leur offrait des victimes, ni plus, ni moins et, d'une certaine manière, les conditions des boucs risquaient fortement de les dégoûter du monde magique, sans compter Azkaban pour les plus âgés. Finalement, les plans des mages noirs étaient bien construits, sachant que d'une certaine manière, ils se montraient "magnanimes" envers les sang-de-bourbe : ils avaient de droit de vivre. Dans des conditions déplorables, oui, mais de vivre quand même...

Combien de personnes s'en étaient déjà prises à elle ? À Ariane, uniquement parce qu'elle ne portait pas le rouge des Gryffondor, comme cela avait été le cas pendant 6 ans ? De nombreuses fois, sans aucun doute et elle ne put que s'imaginer les scènes. Elle fut toutefois surprise d'associer automatiquement un autre visage qu'à celui d'Ariane, quand c'était le cas pour Astrid et certaines de ses amies. Elle chassa le souvenir de sa sixième année et revint à la réalité, observant à nouveau Ariane. Peut-être son absence avait-elle été remarqué, elle n'en avait aucune idée, mais elle ne dit rien là-dessus. Non, quand elle reprit la parole, c'était pour poser une question, tout en s'aidant d'une table pour se relever. Une table sur laquelle Astrid s'assit, avec difficulté.

- Dites-moi, miss, est-ce que vous comprenez réellement dans quelle condition vous êtes, présentement, dans ce château ?

C'était une question qu'elle se posait. Certes, la plupart des Nuncaboucs faisaient profil bas, rasaient les murs en priant pour ne pas recevoir un sortilège de la part d'un camarade d'une autre maison, mais elle se demandait pour d'autre. Elle avait un message à faire passer à cette maison et, d'une certaine façon, Ariane pouvait peut-être jouer les messagères, sans même s'en rendre compte. Oui, elle allait devoir se servir d'elle, même si elle n'avait jamais aimé manipuler les autres. Elle n'était pas son frère. Sa simple idée de procéder comme lui la répugnait, mais elle n'avait pas le choix. Sans compter qu'elle se mentait à elle-même : depuis le début de l'année, elle manipulait le plus de monde pour que son appartenance à l'Ordre ne fût pas connue. Ce n'était pas aussi bien joué que les manipulations des plus puissants, mais à son échelle, elle apprenait à le faire. Elle faisait encore tellement d'erreurs que c'était un miracle que personne n'eût remarqué ses jeux d'actrice, mais Astrid avait de la chance. Simplement et purement de la chance. Une chance insolente. La marionnette pouvait être facilement comparée au Felix Felicis, quand on y réfléchissait... En dehors du fait que, ce jour-là, elle avait oublié de prendre sa dose.

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Cours de soutien ; à la découverte des élèves. [1 octobre 1997 ; PV Ariane Hepburn]

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