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Rêve Noir [PV Le Lord]

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GRYFFONDOR7ème année
    GRYFFONDOR
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MessageSujet: Rêve Noir [PV Le Lord] Dim 13 Nov 2016 - 20:10

La lumière agressive s'adoucit au bout du tunnel. Il faisait chaud contrairement à la forêt qu'Harry venait de quitter, enroulé comme un sans abri dans une vieille couverture. Devant lui, une porte vitrée laissait deviner l'intérieur d'un café chic aux effluves délicieuses et aux étagères parsemées de viennoiseries. Un quinquagénaire, si droit qu'on aurait pu croire qu'il portait un corset lui tendit nonchalamment une pile de vêtements. Il lui désigna du menton une cabine, l'air sévère. Tout en se demandant ce qui arrivait, le Survivant accepta d'entrer, déviant de la porte de la cafétéria pour se rendre dans une salle de bains rose avec une baignoire aux pieds décorées de fleurs. Bref, une vieille décoration baroque qui le fit sourire doucement. Avec un peu de scrupules tout de même, le sorcier déposa ses habits boueux sur le rebord puis entra dans le bain moussant. Des mains mécaniques vinrent lui frotter le cuir chevelu, tandis qu'il s'occupait de savonner son corps maigre mais musclé avec une savonnette, observant les bulles s'envoler jusqu'au toit. Une immense serviette parfumée s'enroula autour des hanches de l'adolescent pour le sécher énergiquement.

Ses habits avaient disparu, faisant place à un jean serré mais correct d'un bleu très sombre, une chemise grise et une veste d'un azur si profond qu'il semblait noir. Même s'il flottait dedans, Harry paraissait réellement très chic dans ces vêtements. Mal à l'aise, il enfila les chaussures neuves qu'on lui proposait avant d'entrer, enfin, dans la cafétéria. Dans la poche gauche rebondi de sa veste, le sorcier y découvrit une bourse en cuir. Il l'ouvrit et en sortit une multitude de mornilles mêlées à des pièces en argent et en or. Harry se tourna vers la porte par automatisme, s'attendant à voir entrer ses deux meilleurs amis, avec l'intention de les inviter à manger. Cependant, le brun était seul, alors intimidé, il tendit au serveur, le même moustachu sévère, une bonne petite fortune puis désigna plusieurs pâtisseries ainsi qu'un grand café crémeux.

Alors qu'il trempait ses lèvres dans le breuvage chaud, Harry se demanda pourquoi les lieux étaient si calmes, les vitrines pleines, les gâteaux à peine ou pas du tout entamés. Il régnait une tranquillité absolue, telle en fait que le serveur disparaissait quand personne, c'est à dire le seul client, ne l'appelait pas.

La clochette sonna soudain, et une silhouette effilée apparue, le jeu des ombres lui donnant une allure crochue. Le calme éthéré des lieux se brisa lorsqu'Harry fit tomber sa tasse, surpris par une horrible douleur à sa cicatrice. Portant une main à son front, l'adolescent attendit que la souffrance passe, jusqu'à ce qu'elle devienne diffuse, gênante, persistante, mais supportable pour ouvrir les yeux. Face à lui, Voldemort.

Aussitôt l'ancien Gryffondor bondit sur ses pieds et fouilla sa poche pour prendre sa baguette, mais il ne la trouva pas... Aucune arme n'était disponible, et lorsqu'il prit une fourchette pour se défendre, cette dernière s'évapora, ne réapparaissant que quand le sorcier se montrait moins agressif. Sachant que c'était inutile, le brun se rassit, tendu au maximum. Quel était cet endroit curieux qu'il avait peut-être déjà observé sans jamais s'en approcher ? Ce type de cafétéria chicos n'était pas de son genre et probablement encore moins celui de sa Némésis. Tout comme cette tenue de dandy qu'il abordait, bien qu'avouons-le, elle lui donnait un certain cachet, faisant ressortir le charme hérité de son paternel. Même ses lunettes avaient changé, abordant une monture fine plus allongée aux teintes dorées discrètes et modernes.

Pourquoi s'apprêtait-il à prendre le café avec Voldemort en Personne ?

- Bonjour.

Après tout, pourquoi pas. S'ils étaient sensés vivre un nouvel acte de magie étrange, autant l'accepter et alimenter la bizarrerie. A voir où cela le mènerait. Son visage émacié par la fuite se porta vivement sur celui du Lord, ses yeux aussi verts qu'un Avada Kedavra reflétant la méfiance, la colère mais surtout le désemparement. Dans les volutes d'un nouveau café apparu comme par magie, des silhouettes diffuses s'échappaient puis disparaissaient autour de lui, même si leur présence demeurait "palpable". Comme en quatrième année, les fantômes des victimes du Lord étaient venues le soutenir moralement semblait-il.

- Ce piège raffiné, c'est pas de votre genre, n'est-ce pas ? Vous, vous préférez les cimetières bien pourris, plein de toiles d'araignée... Vous savez ce qui nous arrive ?

Demanda-t-il, craignant d'être sous l'entreprise d'un quelconque acte de magie. Dans ce monde si complexe, c'était suffisamment probable pour qu'on oublie la simplicité des rêves permettant ce genre de choses inopinées. D'ailleurs au fond, le Survivant ne savait même pas si c'était le vrai Voldemort en face de sa personne.

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MessageSujet: Re: Rêve Noir [PV Le Lord] Dim 13 Nov 2016 - 22:22

Ce nouveau sort n'avait guère eu l'effet escompté, malgré tout, il était intéressant... Il y avait tant d'autres moyens que la légilimancie pour pénétrer l'esprit des faibles et celui-ci en était des plus convaincants, qui pouvait lui aussi avoir des effets dévastateurs et dont le potentiel était d'une merveille absolue, bien qu'il y ait de très nombreux détails à revoir. Comme cette ambiance particulièrement ragoûtante, digne d'un très mauvais film. Le lord se trouvait vêtue d'une robe de sorcier très noire tout ce qu'il y a de plus convenable, d'une coupe plus chic qu'à l'accoutumée, comme pour se rendre à un important rendez-vous. Portant la main dans sa poche, le mage noir eut un éclat de fureur en réalisant qu'il n'avait guère sa baguette à portée de main, son regard déjà sombre s'emplissant encore de ténèbres. En effet, il y avait de bien nombreux détails à revoir... Même si ce n'était qu'un demi-songe, une vaste illusion où deux esprits venaient se rencontrer, de gré ou de force par ailleurs, il était frustrant de ne pouvoir y user de magie. Normal, sans aucun doute, mais frustrant. Face à lui, un café lui tendait presque les bras, seul bâtiment bien éclairé et ouvert de cette longue rue grise, froide et morne, dont l'horizon était flou, à la limite du sort. Très bien, découvrons maintenant si la cible de cette petite expérience était bel et bien présente. Voldemort avança d'un pas, baissant la tête en entendant un long sifflement caractéristique. Ah, sa fidèle Nagini était bel et bien là, bien qu'elle semble presque endormie et non sur le qui-vive, comme à son attitude. Qu'importe, au moins était-elle, si loyale.

L'ouverture de la porte déclencha un carillon plutôt joyeux, qui hérissa quelque peu les nerfs du Lord. Il entra avec une certaine majesté, lançant un long regard autour de lui pour observer les lieux créés par le sort. Hum, ce n'était plus des "détails" qu'il faudra corriger mais bien des pans entiers de la phase de création des lieux où les deux esprits venaient à se rencontrer. Nagini était également entrée, ses écailles brillant de plus belle sous la lueur diffuse de cet environnement très kitsch et tamisé, particulièrement ridicule. Un bruit brusque de verre brisé vint écarter le silence jusque là presque total, attirant l'attention du mage noir sur un jeune homme très maigre et brun, les cheveux noirs ébouriffés, les lunettes de travers et une cicatrice en forme d'éclair sur le front. Ce sortilège était décidément incroyable, même s'il ne permettait pas de faire directement du mal à la victime. Victime qui avait bondit sur ses pieds avec un air affolé en cherchant visiblement, lui aussi, sa baguette magique, et ne la trouvant pas, brandit une fourchette. Une... Fourchette. Sérieusement ? Voldemort haussa un sourcil, "l'are" disparaissant de la main de sa Némésis de toujours jusqu'à ce qu'il se calme et se rasseye. Une fourchette... Aurait-il au moins brandit les poings que Voldemort aurait trouvé cela beaucoup moins ridicule que de brandir une minable petite fourchette. Enfin. Le mage noir s'approcha à son tour, Nagini le suivant aussitôt sans un bruit ni sifflement. Cette illusion était étrange, cependant, Voldemort savait à quel point ce sort sera une arme puissante lorsqu'il la maîtrisera.

- Bonjour.

Tiens donc, mais ce que ce mioche était poli, on dirait. Oh peut-être juste trop ébahi pour croire à ce qu'il avait sous les yeux en ce moment même. A vrai dire, Voldemort lui-même avait du mal à croire que cela fonctionnait réellement. Il n'avait tout d'abord pas cru que cette communion d'esprit, par ce moyen particulier, fut possible, il s'était trompé. Le contact n'en avait été que d'autant plus facile grâce à la fois au lien étrange l'unissant à Potter et parce que ce morveux n'avait jamais étudié l'occlumancie. Il s'assit à son tour à table, comme sil était parfaitement normal et naturel de s'installer avec son meilleur ennemi pour échanger entre personnes civilisées. A ceci près que le gamin était aussi tendu qu'un ressort, perdu comme jamais et visiblement furieux également de se retrouver dans cette situation. A peine Voldemort fut-il assit qu'une tasse de thé se matérialisa sur la nappe blanche et rose recouvrant la table, juste devant lui. Quel mauvais goût.

- Ce piège raffiné, c'est pas de votre genre, n'est-ce pas ? Vous, vous préférez les cimetières bien pourris, plein de toiles d'araignée... Vous savez ce qui nous arrive ?

- Tu ignores encore bien des choses sur la magie, Potter. Mais à quoi peut-on s'attendre de plus de la part d'un gamin n'ayant jamais osé sortir le nez des livres de Poudlard. Dis-toi que ce n'est qu'un rêve.

Si Voldemort connaissait la formule à murmurer pour mettre fin à l'illusion et à la communion d'esprit, il ignorait en revanche durant combien de temps le "rêve" pouvait s'éterniser de lui-même tant que l'on n'y mettait pas fin, jusqu'à quel point l'environnement pouvait être modifié et contrôlé, comme il était possible d’interagir avec la victime et s'il était vraiment impossible de lui causer du mal physique. Nagini se redressa un peu puis vint se lover sur le fauteuil voisin, déposant sa tête triangulaire sur la nappe près de la tasse de thé. Voldemort leva une main effilée et très pâle aux ongles acérés et la posa sur la tête de la bête, la caressant un peu avec une certaine douceur. Ah, Nagini, elle non plus n'avait pas la moindre intention agressive envers leur invité, c'était bien étrange de la voir si calme.

- Comment peux-tu espérer fuir éternellement, Potter ? Tôt ou tard, tu devras te confronter à moi... Retarder ce moment ne fait qu'exposer chaque jour, un peu plus, tes précieux amis à la mort. Le monde se bat pendant que tu te caches. N'as-tu plus le courage de faire face à ton destin ?

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MessageSujet: Re: Rêve Noir [PV Le Lord] Lun 14 Nov 2016 - 0:46

Oui, une fourchette. Les chiens ont des dents et mordent. Les fourchettes ont des dents et... Sont une arme à ne pas sous-estimer. De toutes façons, celle de Harry s'était évaporée en un "pof" éthérée avant de sagement revenir aux côtés de son assiette blanche aux bordures dorées. Même face à un Lord plutôt mince de nature, le brun n'avait que peu de chances de lui faire mal avec ses poings, la puissance brute étant l'apanage de Dudley. Après avoir considéré l'idée, le jeune sorcier émit un grognement léger, néanmoins plus animal qu'humain. Il se rassit faute de mieux, écoutant les propos de son adversaire qui, comme d'habitude, présumait de son savoir.

- Peut-être n'ai-je pas eu l'occasion de sortir autant que je ne le voulais à cause d'un mégalomane décidé à me tuer pour gouverner le monde ?

Suggéra-t-il, ses yeux jetant des éclairs par-dessus ses fines lunettes grimées à la mode. Ah, le coup de l'accusation, le faire passer pour un lâche afin de l'énerver... Oui, ce dernier, vu et revu fonctionnait, Harry se sentait frustré de voir des gens tomber par sa faute. Néanmoins, l'expérience lui avait enseigné, par la force des choses, à être patient. S'il sortait de sa cachette pour combattre le Lord, il gâcherait tout... Et c'était probablement ce qu'avaient compris les gens qui continuaient à se battre, parfois à le cacher lorsque le Survivant se trouvait sur leur chemin.

- Hum et qui vous dit que je ne me bats pas de mon côté ? Peut-être ai-je décidé d'approcher mon destin par la droite.

Ses yeux se posèrent sur l'imposante Nagini. Il avait les fantômes du passé, Voldemort son serpent comme appui. C'était juste.

- Mais faut-il s'attendre à ce qu'un lâche qui veut tuer un bébé parce qu'il en a peur puis qui balance une armée de Mangemorts pour assassiner des innocents avec ou sans baguette comprenne ce qu'est le courage ? C'était quoi votre destin à vous au juste ? Brûler celui des autres ? Faire mumuse avec leurs pages parce que les siennes sont tristement vides. C'est une histoire un peu clichée et déjà vue, désolé de vous décevoir, mais ces chers moldus que vous détestez ont une longueur d'avance avec Hitler... Faudrait trouver un autre scénario, le public se fatigue.

Pas vraiment philosophe et encore moins poète, Harry était cependant bien inspiré aujourd'hui semblait-il. Comme pour appuyer le côté ironique de ses paroles, l'adolescent prit sa tasse pour boire un peu de café. Il avait hésité, se demandant s'il y avait du poison dedans, mais vu que les armes ne semblaient admises ni pour lui, ni pour Voldemort, ce ne devait pas être le cas.

- Étant donné votre première phrase, je commence donc à penser que ce traquenard rosé est de votre création. J'ignorais que vous aviez ce goût pour la décoration si particulier mon cher. C'est Ombrage qui vous a séduit ou quoi ?

Ou alors Voldemort n'était attiré par aucune femme vraisemblablement parce qu'il était gay. Oui oui, avec les petites manières et tout, frustré de ne pas pouvoir sortir du placard, pour se venger de l'injustice de sa condition, il avait décidé de tuer tout le monde. Mais non, ce serait méchant pour les homosexuels innocents de ranger le serpent dans cette case. C'était juste probablement une ironie de la part du Lord... Ou un espèce de rêve que lui-même ne contrôlait pas, bien qu'il souhaite faire croire le contraire. Une troisième unité aurait-elle pu créer ce que Harry décidément, peinait à considérer comme un simple songe ? D'ailleurs, preuve de plus, l'adolescent sentit son estomac commencer à se remplir lorsqu'il avala un bout de cookie. Qu'était-ce donc ce tour ?

Fatigué par avance, le brun se releva finalement mais la porte avait disparu. Pris au piège, il tâcha de rester digne et se rassit à nouveau, un autre morceau de cookie entre les doigts.

- Vous devriez goûter, les pâtisseries sont délicieuses.

Ajouta-t-il d'un ton parfaitement anodin, soudainement calme. Pourquoi pas après tout, n'était-ce pas le moment idéal pour connaître son adversaire ? Bien sûr, il prenait le risque de se faire aussi découvrir, mais qu'importe, s'il était condamné à jouer, il jouerait. Harry n'était pas du genre à se cacher comme le suggérait son ennemi.

- Est-ce que c'est excitant de passer son temps à courir derrière trois gamins pour les tuer et d'ordonner des centaines d'assassinats par jour ? Non vraiment, ça m'intéresse de savoir comment quelqu'un peut en arriver là.

Sur le ton d'un psychologue écoutant un patient particulièrement atteint, le jeune homme s'enfonça dans son siège, dégustant le reste de son cookie. Il n'était au fond, pas du tout rassuré, d'autant plus que les sensations étaient si réelles. Voldemort se servirait-il de ce sort pour le localiser ? La bande n'était pas prête encore malgré le désir de Harry se sauter devant lui pour le combattre.

- Le problème c'est que vous n'avez pas de parole. Si j'étais sûr que vous laisseriez tranquilles ces gens, ce pays pourvu que j'apparaisse et combattre, nous pourrions régler ça comme des hommes. Mais... L'un de nous a la fâcheuse tendance à mentir.

Comme lorsque le Lord lui avait promis de faire revenir ses parents, avait séduit la pauvre Ginny par exemple. Malgré son impulsivité naturelle, l'ancien Gryffondor essayait de se rappeler des paroles sages d'Hermione. Il ne devait pas se sentir coupable lorsqu'un personnage comme Voldemort l'insultait. Au contraire, selon les valeurs de ce tordu, être considéré tel un traître ou un lâche devait être un compliment.

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MessageSujet: Re: Rêve Noir [PV Le Lord] Lun 14 Nov 2016 - 19:04

- Peut-être n'ai-je pas eu l'occasion de sortir autant que je ne le voulais à cause d'un mégalomane décidé à me tuer pour gouverner le monde ?

Ah, mais c’est qu’il savait avoir un minimum de répondant, aujourd’hui, ce gamin, voilà qui le changeait agréablement de la fois où Voldemort avait dû se donner bien du mal pour lui arracher ne serait-ce que cinq mots d’affilée dans le cimetière où avait eu lieu sa résurrection. Et même de la fois au Ministère où le vieux barbu avait accouru pour le défendre et où, une fois entre ses griffes, il n’avait pas non plus su le repousser de son esprit et s’était contenté de se laisser torturer sur place. Peut-être avait-il également appris à ne plus foncer tête la première dans des pièges particulièrement grossiers, hum ? La bataille de l’esprit, voilà ce qui était le plus ardu pour ce mioche. Il ne savait pas comment fermer son esprit, c’est bien pour cela qu’il s’était fait avoir à ses quinze ans et pour cela qu’il se retrouvait dans ce demi-songe aujourd’hui. Uniquement car, encore et toujours, il ne savait pas fermer son esprit, si piètre occlumens que ça en devenait risible. Une part importante de la guerre se trouvait là, dans un jeu mental dont seules de rares personnes connaissaient les règles. Cela dit, Voldemort était tout prêt à croire ce gosse lorsqu’il affirmait continuer à se battre de son côté. Le brave toutou de Dumbledore, conditionné pour défendre la veuve et l’orphelin, face au plus grand mage noir de sa génération… Un duel cliché et éternel, il y aura toujours ce genre d’affrontements et toujours des centaines de personnes à périr en chemin face à ce duel.

- Mais faut-il s'attendre à ce qu'un lâche qui veut tuer un bébé parce qu'il en a peur puis qui balance une armée de Mangemorts pour assassiner des innocents avec ou sans baguette comprenne ce qu'est le courage ? C'était quoi votre destin à vous au juste ? Brûler celui des autres ? Faire mumuse avec leurs pages parce que les siennes sont tristement vides. C'est une histoire un peu clichée et déjà vue, désolé de vous décevoir, mais ces chers moldus que vous détestez ont une longueur d'avance avec Hitler... Faudrait trouver un autre scénario, le public se fatigue.

- Hitler n’était pas un sorcier et je sais éviter les mêmes erreurs. Une époque où tu n’étais même pas à l’état de projet, Potter, que peux-tu y connaître ?

Il n’attendait guère de réponse à cette question, effleurant la tasse de thé brûlante sans y toucher, pendant que Potter buvait une gorgée de son propre café. Une personne ne les connaissant pas, l’un ou l’autre, et ne pouvant entendre non plus la teneur de la discussion pourrait croire là à un échange tout à fait anodin et classique, voir ennuyeux. Potter oubliait son âge, Voldemort était déjà de ce monde lors de l’époque de la seconde grande guerre des moldus, il avait vu Londres être bombardé en été, il avait pu observer la folie et la haine des humains, qu’ils soient sorciers ou non. Adolescent détaché, ne se sentant pas concerné par ces batailles d’un autre monde qui ne le concernait pas, il avait passé une bonne partie de ses étés, à l’époque, dans l’Allée des Embrumes ou à parcourir le monde, seul, pour mener ses recherches sur ses origines. L’orphelinat et ses dirigeants étaient bien trop contents de le voir aussi débarrasser le plancher durant les vacances estivales pour accepter sans broncher les histoire qu’il leur servait avant de partir, pour être en paix. Quatorze ans, quinze ans, seize ans… Des années importantes, où il avait alors commis ses tous premiers meurtres. Les premières années où il avait véritablement commencé à gagner en puissance, loin des murs de Poudlard et des cours inutiles.

- Étant donné votre première phrase, je commence donc à penser que ce traquenard rosé est de votre création. J'ignorais que vous aviez ce goût pour la décoration si particulier mon cher. C'est Ombrage qui vous a séduit ou quoi ?

Qui cela ? Voldemort eut un regard dédaigneux, sans comprendre de qui il parlait, enfin, ça n’avait pas la moindre importance. Le décor, il ne l’avait guère choisi, il s’agissait là de l’un des paramètres de l‘illusion qu’il ignorait encore modifier, cela viendra avec de l’entraînement et la pratique. Autant laisser le gamin déblatérer des âneries puisqu’il ne savait faire que cela, sans doute un stupide réflexe d’adolescent apeuré, comme les enfants qui se pelotonnaient au fond de leur lit en croyant que cela éloignera les monstres venus les effrayer la nuit. Il n’écouta pas non plus ce que rajouta le mioche ensuite, trop occupé à caresser la tête de Nagini, qui somnolait, indifférente à la tension régnant en maître ou même à la présence du gamin. Pas d’agression physique ou d’attaque magique possibles… Décidément, c’était là le point le plus gênant. Tant qu’il aura été possible de faire ça, tout le reste importerait peu, peu importe qu’ils se retrouvent dans un petit salon de thé rose ou au milieu du cimetière le plus effroyable du monde. Donc pourquoi ? Avait-il mal prononcé la formule ? Était-ce car ils étaient doux trop éloignés physiquement ? Ou bien le sort qu’il avait récupéré n’était pas complet ? Voldemort se repassa la liste de ses prisonniers actuels et en définit deux pour faire un nouveau test de cette communion mentale, afin d’améliorer ce qu’il pouvait pour en faire une véritable arme.

- Est-ce que c'est excitant de passer son temps à courir derrière trois gamins pour les tuer et d'ordonner des centaines d'assassinats par jour ? Non vraiment, ça m'intéresse de savoir comment quelqu'un peut en arriver là.

Encore faudrait-il qu’il soit capable de comprendre la sensation grisante d’obtenir un pouvoir dépassant l’imagination, l’envie de toujours aller vers l’avant, progresser, s’améliorer, le besoin de contrôle et de puissance, la volonté de s’enfoncer toujours plus loin dans les arcanes les plus sombres et inexplorés de la magie, de voyager pour récupérer des grimoires ou artefacts, découvrir toujours plus. Potter n’avait pas l’ambition démesurée caractérisant tous les plus grands sorciers, cette soif d’apprendre incontrôlable qui vous poussait à réaliser l’impossible.

- Le problème c'est que vous n'avez pas de parole. Si j'étais sûr que vous laisseriez tranquilles ces gens, ce pays pourvu que j'apparaisse et combattre, nous pourrions régler ça comme des hommes. Mais... L'un de nous a la fâcheuse tendance à mentir.

- Une idée bien digne du brave petit héros que ce pays attend que tu sois, répondit Voldemort avec dédain, ses lèvres minces s’étirant en un sourire ironique. Tu ne peux m’affronter en combat singulier dès maintenant et tu le sais. Sais-tu pourquoi ce « rêve » s’est créé si aisément ? Nous sommes liés, toi et moi, tu es mon antithèse, l’autre face d’une même pièce. Et comme tu ignores comment fermer ton esprit, y accéder devient ridiculement aisé.

Voldemort porta enfin la tasse de thé, encore bien chaude curieusement, à ses lèvres, buvant un peu du liquide avec un léger goût de citron. Il ne ressentait pas réellement la sensation de boire ou avaler, ses sens basiques étaient comme étouffés, depuis qu’il avait déchiré son âme en plusieurs morceaux. Moins humain aujourd’hui qu’il ne l’avait jamais été, il empruntait très sûrement la même route que celle qu’avait prise le vieux Hachcok il y a bien longtemps de cela. Une voie de noirceur et de ténèbres, de folie, de mort et de course éperdue vers un pouvoir dont le commun des mortels ne pouvait que rêver, un chemin rongeant l’âme, ou plutôt ce qui lui restait. Et pourtant… Obtenir et tester ces nouveaux sorts avait quelque chose de si grisant ! Ce n’était qu’avec cela qu’il se sentait véritablement vivre, avec ce pouvoir faisant battre son cœur bien plus sûrement que jamais. Le but de toute une vie, de toute une existence passée à la recherche de la puissance.

- Toi qui as tant vénéré ton protecteur barbu, comprends-tu aujourd’hui que lui aussi a tant fait pour cette quête de pouvoir absolu ? C’est parce que tu ignores ses effets que tu ne peux comprendre les décisions et pensées des plus grands sorciers, Potter. Tu ignores ce qu’est la puissance et tu es trop faible pour la rechercher. Dumbledore n’a pas su te l’expliquer. Il a échoué à se créer la petite arme parfaite dont il rêvait contre moi.

Le mage noir laissa la tasse sur la table et donna une nouvelle caresse à Nagini qui avait remué en sifflant un peu.

- J’espérais que tu sois toi aussi un adversaire digne de ce nom, je commence à m’impatienter…

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MessageSujet: Re: Rêve Noir [PV Le Lord] Lun 21 Nov 2016 - 14:56

- J'ai lu mes bouquins d'histoire, j'étais pas mauvais à l'école en plus.

Annonça le sorcier avec un sourire sans joie. Ce dernier s'étira d'avantage, nuancé de dégoût lorsqu'il continua se comparaison. Les souvenirs de Tom Jedusor galopaient dans son esprit.

- Mouais, ne pas répéter les mêmes erreurs, c'est à voir. ça se répète encore une fois, Hitler voulait des blonds aux yeux bleus et il était petit et brun avec du sang juif. Vous, vous voulez des sorciers parfaits purs en étant sang-mêlé. En suivant votre idée jusuq'au bout, vous devriez vous éliminer.

Comme rassuré par ce rêve qui leur permettait de se rencontrer sans se battre, ou tout simplement parce qu'il en avait l'occasion pour une fois, le brun se lâchait sans pitié. Au fond de lui, la crainte continuait de gronder, surtout que ce n'était pas lui qui maîtrisait cet acte de magie. Voldemort avait raison, il s'était servi de ses faiblesses pour l'atteindre dans ce café rosâtre aux allures d'ironie vivace. Quoi de plus paradoxal à la haine que les deux ennemis se portaient ?

- Vu la tête que cette "puissance" vous donne, non merci. Mais enfin, vous êtes totalement détruit, consumé de l'intérieur. La Magie Noire vous détruira sans que personne n'ait besoin de le faire sur le long terme. Elle ne veut que des disciples qu'elle aime torturer et refuse que leur élève dépasse le maître.

Les yeux rivés sur Nagini qui sifflait légèrement, le sorcier se souvint de la question qu'il avait posé un jour à Rogue. Qu'était vraiment cet animal ? Aujourd'hui relativement paisible, la femelle reptile ressemblaient aux silhouettes à peine perceptibles des anciennes victimes de Voldemort. Palpitantes, elles demeuraient calmes, flottant dans la fumée de la tasse de café du Survivant ou autour de ses épaules. Le jeune sorcier puisa des forces dans le regard translucide de sa mère, dont il avait deviné avec peine les courbes pour continuer à défier son ennemi.

- Pourquoi tant d'impatience ? Tant d'énergie à me retrouver. Vous avez peur qu'on atteigne votre niveau et qu'on gagne ?

Cette envie pressante d'en finir en effet, ne coïncidait pas avec le désir énoncé par Voldemort. Le Mage ne voulait pas un adversaire digne, sinon un facile à canaliser, sinon il lui aurait laissé du temps pour s'entraîner, comme dans un vrai duel. Bien sûr, cela risquait de prendre du temps car bien que puissamment investi par la magie, Harry était encore jeune, bien inexpérimenté et oui, en effet, limité par son utilisation exclusive de la sorcellerie blanche. La noirceur donnait toujours plus de pouvoirs, c'était du connu, du reconnu, du mâché, remâché, exploité et re-exploité dans l'industrie du cinéma. Le brun se souvenait de Star Wars, un film que son cousin adorait, s'imaginant être du bon côté alors qu'il penchait clairement de part son caractère de l'autre. Les méchants étaient plus forts mais consumé, plus ou moins lentement par leurs dons obscurs. Malheureusement, ce processus semblait prendre un temps indéfini sur Voldemort que l'âge ne semblait même pas toucher, comme Dumbledore auparavant, si puissant, inébranlable semblait-il.

- Albus Dumbledore ne voulait pas faire de moi une arme. Nous ne sommes pas comme vous, toujours occupés à servir nos propres intérêts en sacrifiant tout le monde autour de nous.

Oui, il en était persuadé, ou aimerait l'être du moins. Le vieillard l'avait aimé comme le grand-père qu'il n'avait jamais eu, tandis que Sirius avait fait office de père jusqu'à ce que les sbires de Voldemort lui le retirent. Encore et toujours. Néanmoins, Harry demeura ferme, l'once de tristesse dans son regard se transforma en fierté. Lui n'était pas seul, il avait l'amour de ses proches, son pouvoir résidait dans son désir de ne pas les décevoir.

- Et vous ne vous êtes jamais senti seul ? Entouré de ces avides de pouvoirs prêts à vous tourner le dos à la moindre faiblesse ? Ce doit être fatiguant de ne jamais vraiment vivre finalement. Tant d'années, mais en fait vous ne connaissez rien à elle, à cette vie que vous vous acharnez à détruire.

Presque tristement, sans plus aucune ironie, le sorcier avait prononcé ses mots, envahi par une certaine pitié à l'égard de l'homme qui ne comptait que sur ce grand serpent. Severus lui avait expliqué que c'était sa seule amie, si tentée qu'elle en fut une même si le mage noir paraissait réellement l'apprécier. L'adolescent s'estimait moins seul, entouré de ses amis ou des fantômes du passé qui le soutenaient. Les très vagues souvenirs de ses parents, l'histoire de leur terrible mais superbe sacrifice le poussaient en avant.

Il but une nouvelle gorgée de son café, admirant d'un air morne la tasse se remplir de nouveau dès qu'il ne restait plus qu'un seul tiers. Pareil pour les cookies qui réapparaissaient dès qu'il en finissait un. La conversation l'intéressait d'un côté mais commençait aussi à l'ennuyer. D'un coup, le sorcier n'avait plus vraiment envie de comprendre, c'était plus simple, presque trop facile de considérer simplement Voldemort comme le monstre que tout le monde voyait. Sans doute que sa propre vision dépendrait des réponses de l'intéressé. Au fond bien sûr, Harry n'oubliait pas qui était le maître du rêve, il pensait déjà à comment essayer de fuir mais quelque chose le retenait dans ses tentatives, malgré son ennui apparent et son inquiétude profonde. Comme toujours, il croyait en l'âme... Ce corps reptilien ne pouvait pas être totalement vide...

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Merci à Léandre Camus pour la modification de l'Avatar.
Merci aussi à Olivia et Geny qui ont fait des merveilles également.
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SEIGNEUR DES TENEBRES
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MessageSujet: Re: Rêve Noir [PV Le Lord] Lun 28 Nov 2016 - 16:34

Tant d’efforts pour se montrer agaçant ou pousser à la colère, c’était presque artistique. Il aura décidément fallu bien des années à ce gamin avant d’oser sortir un peu de son esprit étriqué pour attaquer à son tour, même si ce n’était que verbalement ! Cependant, oserait-il agir de la même façon s’ils se trouvaient véritablement face à face et n’était pas « protégé » par cette illusion fascinante ?S’il avait encore le frein de la réalité, s’il pouvait encore être touché physiquement… Le vieux barbu, s‘il était de ce monde, trouverait sûrement le moyen d’expliquer à quel point le pouvoir des rêves était puissant et merveilleux pour l’âme humaine, qu’il permettait de se dépasser, etc. Si Voldemort concédait qu’il y avait un réel pouvoir à rêver de certaines choses, cela ne devait alors que nourrir la volonté et non pas nourrir la simple imagination. Le gamin décoiffé prenait son thé comme s’ils étaient vraiment assis dans un véritable restaurant à discuter très posément de la façon dont chacun pensait exterminer l’autre. En un sens, c’était une telle perte de temps… Au fond, Voldemort n’attendait pas à ce que Potter soit vraiment capable de comprendre cette quête éternelle de pouvoir. Son âge n’était même un problème, cela venait de son caractère trop naïf pour voir au-delà de ce que sa magie actuelle lui offrait. Toujours viser plus loin, plus haut, toujours filer au-delà de ce qu’on nous montrait, voilà ce qu’était la véritable ambition. Cette ambition brûlante que si peu pouvaient se vanter de posséder. Dumbledore l’avait eu, lui aussi… Rogue aussi, il y a des années, cependant, Voldemort songeait qu’il l’avait perdue, en acceptant de le servir.

- Vu la tête que cette "puissance" vous donne, non merci. Mais enfin, vous êtes totalement détruit, consumé de l'intérieur. La Magie Noire vous détruira sans que personne n'ait besoin de le faire sur le long terme. Elle ne veut que des disciples qu'elle aime torturer et refuse que leur élève dépasse le maître.

- Détruire pour recréer est un principe de base, Potter. La destruction irréversible n’arrive qu’à ceux qui ignorent comment se servir de leur pouvoir.

Tel ce vieux mage… Oh oui, il s‘était laissé anéantir par ses propres recherches, car il n’avait pas été capable de contrôler cet ultime pouvoir, ce don absolu qu’il avait obtenu à la toute fin de existence… Voldemort aurait vraiment adoré le rencontrer en vrai et s’il en avait eu la possibilité, se confronter à lui et gagner en expérience. Peut-être même lui demander de lui enseigner cette voie. Las, s’il était venu en Russie pour voler le grimoire et rencontrer son auteur, il n’avait guère mis longtemps à apprendre que cet auteur était mort depuis déjà des années, la région fêtait toujours cet événement. Si Liza avait pu poursuivre l’étude des arcanes de son grand-père et continuer ses propres recherches, elle aurait elle aussi pu atteindre un niveau exceptionnel, un niveau que de si rares personnes pouvaient prétendre effleurer. Les Russes pouvaient le remercier, il les avait débarrés d’une sorcière très puissante et dangereuse en devenir. La clairière où ils s’étaient affrontés avaient été tellement infestée de magie noire qu’elle était encore fuie aujourd’hui comme la peste par les hommes et les animaux. Le mage noir n’écouta guère la question suivante du gamin, sachant que, de toute manière, il ne pourra être l’adversaire attendu, même avec des années entières d’entraînement. Il n’avait rien en commun avec elle. Voldemort n’avait encore retrouvé personne qui ait assez en commun avec la Russe. Leur combat l’avait rendu si ivre de puissance et de joie ! La traque dans ce pays glacial, la brutalité des sorts, la violence de l’affrontement et des paroles échangées, le pouvoir brute, la magie noire cruelle, aucun pleurs, cris ou supplications, la fierté incarnée, en chacun d’eux deux. Elle avait manqué de le tuer plus d’une fois, il avait répliqué. Et l’avait emporté. Le souvenir de son corps blessé et glacé sur cette neige scintillante le rendait encore heureux et nostalgique.

- Albus Dumbledore ne voulait pas faire de moi une arme. Nous ne sommes pas comme vous, toujours occupés à servir nos propres intérêts en sacrifiant tout le monde autour de nous.

- Crois-le donc...

Si Potter n’était effectivement pas comme eux, Dumbledore, en revanche, ressemblait plus au mage noir que quiconque ne voulait bien l’admettre. Ils avaient été semblables au moins sur la quête déraisonnable et avide d’un pouvoir toujours plus grand. Et sur d’autres points… Peu importe que le gamin et les trois-quarts de ce monde ne puissent pas le comprendre.

- Et vous ne vous êtes jamais senti seul ? Entouré de ces avides de pouvoirs prêts à vous tourner le dos à la moindre faiblesse ? Ce doit être fatiguant de ne jamais vraiment vivre finalement. Tant d'années, mais en fait vous ne connaissez rien à elle, à cette vie que vous vous acharnez à détruire.

Voldemort eut un léger rire ironique, prenant en main la tasse qui s’était muée pour fournir, en contenu, un thé ancien qu’il buvait autrefois à Pré-au-Lard lorsqu’il quittait le château le samedi avec des « amis », pour discuter de leurs prochains plans ou pour préparer la sortie de Poudlard, l’embrigadement d’autres élèves ou les méfaits prévus pour le courant de l’année.

- J’ai bel et bien connu la « vie » dans le sens où tu l’entends. Puisque nous sommes dans cette illusion, je peux bien te le dire, j’ai moi aussi été humain. Cette apparence n’est venue qu’à ma renaissance. Si Dumbledore t’a vraiment montré les souvenirs auquel je songe, lorsqu’il s’est amusé à traquer de vieilles connaissances, tu devrais savoir à quoi je ressemblais. J’ai moi aussi connu certains des sentiments dont tu te fais une fierté.

S’il était très aisé de déceler le désir de possession et la jalousie, Voldemort n’était pas certain, en revanche, d’avoir un jour aimé sincèrement. Il se posait encore la question, aujourd’hui, de ce qu’il avait éprouvé pour Liza, tant tout s’était à l’époque confondu en un mélange qui l’avait rendu aussi brûlant de haine et que fou du désir de jouer et de remporter la lutte. S’interrompant un bref instant, il but une longue gorgée du thé noir qui avait exactement la même odeur que celle senti dans ce pub d’autrefois. Avait-il aimé un jour, oui ou non ? Il l’avait désirée, jalousie, haïe, séduite, manipulée, il s’était servi d’elle et l’avait amené avec une très grande patience dans son filet. Il l’avait autant détestée qu’admirée, autant jalousée que désirée. Aucune autre personne dans ce monde ne pouvait se targuer d’avoir eu une telle influence dans toute son existence. Un tel pouvoir ! Une telle personnalité. Ils s’étaient accordées, de par leurs lignées, leurs dons magiques, leur maîtrise des arcanes obscurs. Durant un instant, Voldemort se laissa aller à sourire très sincèrement en songeant à ce jour où Liza l’avait enfin conduit à la pièce secrète où était le grimoire de son grand-père. Ce jour-là, ils étaient deux passionnés, deux personnes dévorées avec ferveur par le pouvoir devant eux, par le potentiel dont ils disposaient.

- Tu n’obtiendras jamais ce genre de niveau car tu n’as jamais cherché dès l’enfance à l’obtenir et tu n’as jamais non plus mis les moyens pour, continua-t-il en perdant son sourire. La majorité de mes mangemorts sont également des abrutis incapables de comprendre ce pouvoir. Il n’y a… Disons, que deux d’entre eux qui peuvent comprendre. Et que sais-tu de la vie ? Si j’avais laissé l’amour faire, effectivement, je ne serai pas un mage noir isolé, nous serions un couple avec le double de pouvoirs. Réfléchis donc avant de dire que l’amour sauve. Il ne fait pas que lier les petits naïfs comme toi à d’autres naïfs, il peut aussi lier l’une à l’autre des personnes de même niveau. Las, elle est morte. Hum, dommage, en un sens, il aurait été plaisant de continuer notre association.

Durant un temps, pour qu’il puisse tirer encore le maximum d’elle et s’en servir comme d’une arme avant de s’en débarrasser. Il était le seul à pouvoir vivre éternellement.

- Les sentiments vous attache et la solitude vous libère. Lorsqu’on a de comptes à rendre à personne, la liberté est à vous, vous pouvez prendre le chemin que vous voulez. Pas de devoirs, pas d’attachement, pas de nuisance. Tu devrais au moins comprendre ça, étant donné ton talent pour foncer dans tous les pièges grossiers dès que cela touche un de tes chers amis.

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Rêve Noir [PV Le Lord]

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