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[5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid]

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MessageSujet: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Mar 1 Nov 2016 - 17:48

Les bois frissonnaient, victimes du vent de septembre et de la situation qui s'installaient. Harry ramena ses bras contre son corps pour essayer de trouver un brin de chaleur. Une chaleur humaine faible et isolée, presque qu'égarée aux abords de ce petit village moldu. En règle général, le fugitif évitait les lieux sans magie, car il ne voulait pas plonger ce monde qui ignorait tout du danger pesant sur eux, aujourd'hui cependant, l'adolescent s'était laissé guidé par sa fuite. Un Mangemort de bas échelle l'avait trouvé en effectuant une battue, et le sorcier ne souhaitant pas utiliser sa baguette pour éviter une éventuelle localisation avait simplement fuit, traversant la frontière magique. Il avait semé le gêneur mais n'en avait que plus faim désormais. En cavale depuis la rentrée, le Survivant et ses amis étaient forcés d'apprendre à vitesse grand V tous les subterfuges des criminels qui s'échappent de prison, copiant le parrain de Harry, Sirius. Songeant à lui présentement, le brun avait levé les yeux vers l'étoile brillante qui avait offert son nom au disparu. Il n'avait jamais été forcément croyant mais espérait que son parrain le voit d'en haut et lui vienne en aide. Le moindre faux pas comme celui esquissé avant lui valait une course-poursuite en règle. Ron, Hermione et lui s'étaient plusieurs fois fait repérés au début, si peu accoutumés qu'ils étaient à cette vie.

Pour autant, cela arrivait un peu moins depuis deux jours. Ils avaient commencé à acquérir un pas rapide et furtif d'indien parcourant inlassablement son territoire envahi par les cows-boys, utilisaient les étoiles à leur façon pour ne plus se perdre et apprenaient les heures de pointe. Et quelle chance, en regardant sa montre bon marché, Harry remarqua que les aiguilles indiquaient une heure où tenter de se nourrir tenait du moyennement suicidaire, un risque tout à fait acceptable. Le seul, du reste.

Il émergea donc prudemment du bois, se glissant dans une ruelle. Cette fois, le brun n'utilisa pas "Lumos", se guidant grâce à la lueur pâle de la lune et à quelques avares lampadaires. La maigre expérience qu'il possédait faisait grandement travailler ses capacités d'acclimatation mais il commençait enfin à y parvenir. Heureusement que parmi ses qualités, l'endurance et l'adaptation se taillaient la part du lion. La vie néanmoins demeurait difficile et marquait déjà le corps de l'adolescent. Déjà mince de nature, le sorcier n'avait pas tardé à laisser un ou deux kilos dans la bataille pendant ces quelques jours de fuite. Il était parvenu à se laver la tête grâce à un robinet d'eau clair mais gelé et devait désormais se retenir d'éternuer. Une ou deux griffures parcouraient aussi son visage alors que ses habits nettoyés dans un lac avec un pavé de savon semblable à ceux des années 30.

Le froid continuait de le martyriser, asséchant ses lèvres que le sorcier humecta avec la langue. D'un pas furtif, baguette en main malgré sa répugnance à s'en servir, le sorcier rôdait à la recherche de la nourriture; une maison abandonnée, une échoppe mal gardée ou voir les poubelles d'un restaurant généreux en déchets ? Il avait apprit à ranger sa fierté au fond de sa poche, tout comme le début de sa cavale lui avait enseigné à chercher les denrées rejetées-comme lui- encore dans leur emballage. Un luxe quand cela arrivait. Malheureusement, autre chose semblait l'avoir trouvé avant qu'il ne déniche quoique ce soit. Le pseudo-mangemort qui l'avait débusqué plus tôt ? Vif, le Survivant se retourna

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Mar 1 Nov 2016 - 20:51


- citrouille, citrouille, citrouille !

Le cri venait clairement du cœur. Elle s'abaissa suite à une détonation. Le sortilège passa au-dessus de sa tête. Ça m'apprendra à vouloir aider... D'un bond sur le côté, elle parvint à esquiver un second sortilège. Astrid courrait présentement dans une forêt, dans l'idée de distancer ses poursuiveurs. Une bande de Raffleurs, plutôt remontés. Pour cause, elle les avait empêché de s'amuser avec un sorcier d'origine moldu, dans cette même forêt. Quand elle pensait qu'elle était simplement sortie marcher un peu, sous ordre de son frère...

Elle secoua la tête. Ce n'était clairement pas le moment de penser à autre chose qu'à sa fuite. Le bon côté, c'était qu'ils ne savaient pas qui elle était. Le mauvais, c'était qu'ils risquaient fortement de la massacrer. En duel, elle était loin d'être médiocre. Même, elle pouvait rivaliser avec deux sorciers moyens en même temps, mais Astrid connaissait ses limites et, même si ce n'était qu'une bande de drogués complètement tarés, elle savait qu'elle risquait gros à cinq contre un.

Elle sauta pardessus un tronc d'arbre couché, puis se laissa glisser derrière. Elle reprit son souffle quelques secondes, pas plus ; elle n'y avait pas le droit, chaque seconde étant beaucoup trop précieuse. Elle se releva rapidement et reprit sa course. Les sortilèges fusaient de tous les côtés. Encore, elle parvenait à les esquiver, pour le moment. Elle s'aidait des voix qui hurlaient le nom des sortilèges. Au moins, aucun des sorciers n'utilisait d'informulé... Si cela avait été le cas, elle avait de sérieux doutes quand au fait d'être arrivée jusqu'ici en un seul morceau.


- Avada Kedavra !

Telle une belle danseuse, Astrid se retourna en pivotant sur un pied. Elle visa le premier qu'elle vit. Malheureusement pour lui, le sortilège l'atteignit en plein cœur. Un autre s'écroula sur son cadavre. Elle esquiva un doloris en plongeant derrière un buisson, puis se releva et sprinta à nouveau. Elle était parvenue à s'en débarrasser d'un, c'était toujours ça de gagner. Malheureusement, les quatre autres n'avaient pas l'air d'avoir apprécié... Et ils s'acharnaient de plus en plus.

Sans même qu'elle s'y attendît, la forêt déboucha sur une route mal éclairé par quelques lampadaires. Un village moldu, a priori. Astrid accéléra le rythme. C'était sa chance. Son souffle devenait de plus en plus erratique, son cœur cognant avec force dans sa poitrine. Elle devait se reposer, ne serait-ce que quelques minutes, mais les Raffleurs ne voulaient pas se faire distancer. Dans un grognement étouffé, la demoiselle se jeta derrière une voiture qui passait. Elle continua sa course jusqu'à arriver dans une ruelle sombre. Elle se laissa tomber derrière un conteneur, reprenant son souffle. Sa baguette était serrée dans sa main, prête à servir.


Teletubbies, la prochaine fois, je laisse faire et je passe mon chemin... Un bruit de cassure la fit sursauter. Elle se releva avec le plus de discrétion possible, passant la tête par-dessus la poubelle. Elle s'accroupie immédiatement. citrouille. Les sorciers se trouvaient toujours dans le village, visiblement à sa recherche. Ils ne se gênaient pas pour briser des vitres, détruire des voitures d'un coup de baguette... Personne ne se trouvait dans les rues, par miracle. Après plusieurs minutes, les bruits s'éloignèrent. Astrid soupira.

Prudente, la demoiselle longea le mur, baguette en main, pour vérifier la position des sorciers. Ils se trouvaient à quelques centaines de mètres, grognant et chahutant. Elle retourna dans la ruelle. Après quelques minutes de marche, l'étudiante se retrouva sur la place du village. Elle observa rapidement les environs, entendant les Raffleurs se rapprochaient. Elle les entendit, oui, mais surtout, elle vit autre chose, qui lui causa de belles sueurs froides. Harry James Potter, l'unique, le véritable, sortait de la forêt entourant le village et se dirigeait tranquillement vers la position même de ses poursuiveurs.

L'étudiante l'observa un moment entrer dans une ruelle, avant de se secouer.
Par ce Toutankhamon de Salasar Serpentard, il va se faire chopper... Réfléchie, vite, réfléchie... Elle se mit une belle gifle mentale, avant de sprinter dans sa direction. La discrétion n'était plus vraiment de mise et, visiblement, les Raffleurs l'entendirent. Elle distingua le bruit de leur course, arrivant droit par l'endroit où Potter se trouvait. La ruelle la força à tourner à droite et elle vit alors le garçon se retourner vers elle. Sans même réfléchir, la demoiselle lui sauta dessus, le plaquant au sol. Quatre sortilèges de différentes couleurs rasèrent Astrid. Elle se releva, faisant directement face aux quatre sorcier.

- Si tu tiens à la vie, Potter, fuis !

Protego. Son charme du bouclier informulé dévia un maléfice, puis elle se détourna, attrapant le poignet de Potter au passage. Elle n'allait certainement pas le laisser là à se faire massacrer ou, pire, capturer par les guignols remontés qui la pourchassaient. Le duo improbable parvint finalement jusqu'à la place du village. La demoiselle remarqua une porte s'ouvrant non loin de leur position, un moldu un peu trop curieux en sortant. Elle pointa directement sa baguette sur lui, observant au passage l'intérieur de son salon par dessus son épaule.

- Impero ! chuchota la sorcière.

Le moldu secoua légèrement la tête, haussant les épaules, puis rentra chez lui. Astrid regarda derrière elle, remarquant les quatre hommes arriver jusqu'à l’embranchement de la ruelle. Ils levèrent leurs baguettes comme un seul homme.


- Ça va secouer, Potter.

Sans même lui laisser le temps de répondre, la demoiselle tourna sur elle-même, emportant Potter avec elle. Le transplanage fut d'autant plus désagréable qu'à l'habitude par sa réalisation rapide. Les deux jeunes réapparurent dans le salon du moldu, Astrid lâchant le poignet du survivant. L'homme se trouvait en bas des escaliers, non de là et Astrid entendit clairement ses paroles.

- Ce n'est rien, chérie. Un chien et un chat qui s'amusent ensembles.

La demoiselle grimaça. Bon, au moins, son Imperium fonctionnait correctement. Elle délaissa Potter sans aucune gène, se dirigeant vers les escaliers. Une femme d'une trentaine d'année s’apprêta à crier quand elle la vit, mais Astrid ne lui en laissa pas le temps.

- Impero ! murmura-t-elle en pointant sa baguette sur elle.

Elle soupira, observant les deux moldus retournaient dans leur chambre comme si elle n'existait pas. Elle fit ensuite volte-face, retournant dans la cuisine. D'un coup de baguette, elle ferma les rideaux, s'approchant de la fenêtre pour observer dehors. Les Raffleurs n'étaient plus en vue, pour le moment.
Mais pour combien de temps ? pensa Astrid dans un soupire, alors qu'elle se laissait tomber sur une chaise.

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Mar 1 Nov 2016 - 23:33

Par réflexe, Harry se tourna vers la silhouette qui venait de l'inciter à fuir. Malgré la pénombre il avait été reconnu en un clin d'oeil. Erreur de condamné en fuite débutant, le brun n'avait pas remis la capuche de son sweat-shirt depuis sa dernière course-poursuite. Une main se saisit de son poignet, alors même que son corps s'apprêtait à donner l'inflexion nécessaire à ses jambes pour courir. Automatiquement le Survivant lâcha un grondement sourd plus animal qu'humain, faisant pivoter son bras pour s'échapper à l'étreinte. La brûlure légère mais désagréable, caractéristique de deux peaux qui s'affrontent ne furent que les prémices d'une sensation envahissante. Son corps perdit contact avec le sol y compris tout repère. Égaré, l'ancien Gryffondor reconnu toutefois les symptômes d'un transplanage, bref mais heureusement réussi et éphémèrement salvateur qui les fit atterrir dans un salon. Les paupières plissées, Harry aperçut la silhouette d'un homme adulte. Il esquissa un geste pour s'engoncer dans un coin mais n'en eut même pas le temps. L'un des trois sortilèges impardonnables jaillit d'une baguette de sorcier "Impero". Harry suivit le filament magique produit en sens inverse, tombant nez à nez avec un corps qui devait être féminin. Il grogna à nouveau, peinant à parler après de longues heures, voir jours à demeurer quasiment silencieux. L'inconnue entreprit ensuite de se diriger vers les escaliers et prononcer encore une fois "Impero". Le Survivant se releva, inutile de se cacher désormais. D'un pas souple et vif, il rejoignit l'illustre inconnue qui se révélait en fait ne pas être si anonyme que ça.

* Shafiq*

Son nom de famille avait mis du temps à revenir à sa mémoire, plus qu'il ne lui en avait fallut pour se souvenir de son aînée, une fille particulière de laquelle le brun n'avait jamais été proche. Bon, Harry n'était pas du genre à être "proche" facilement de qui que ce soit, aussi réservé que timide, néanmoins, Astrid l'avait toujours plus dérangé que les autres, un peu à l'image de Rogue. Il se dégageait d'elle une noirceur, bienfaisante certes, mais une noirceur quand même, et preuve en était, l'utilisation des impardonnables.

- Merci, mais on n'est pas encore sorti d'affaires. On est loin d'eux ? Il faut partir.

Signifia le brun d'un ton étonnamment calme. Il avait rechigné à remercier quelqu'un qui, au lieu d'utiliser des stratagèmes plus doux comme "Oubliettes" sur des gens innocents. Force lui était de reconnaître cependant que la femme l'avait aidé, il aurait pu éventuellement s'en sortir mais pas aussi bien, avec un pourcentage beaucoup plus affaibli. Restait désormais à se situer, à situer l'ennemi et à quitter les lieux pour ne pas mettre en danger cette famille dont Harry ignorait l'appartenance magique ou moldue. Un coup d'oeil à une prise électrique lui fit néanmoins comprendre leurs affinités. Peut-être maitrisaient-ils la sorcellerie, mais ils étaient probablement encore dans le monde non-magique, et sûrement dans le même petit village pas très loin des adversaires.

- Est-ce que vous savez combien ils sont et si on peut les combattre pour sortir ?

Interrogea Harry simplement, achevant de grimper les escaliers pour se rendre à l'étage et regarder discrètement par la fenêtre. Il aurait, fut un temps, critiqué vertement la membre de l'Ordre mais il n'était pour l'instant pas en position de le faire et cela aurait causé la perte de nombreuses minutes qu'ils n'avaient pas. Ainsi, le Survivant avait ravalé sa fierté couplée à cette douce naïveté qui lui faisait croire parfois, que les gens pouvaient comprendre la portée de leurs actes si on le leur expliquait. Au moins, elle avait utilisée Impero, et pas pour que les présumés moldus sortent les couvrir, voir se battre pour eux. Leur vie n'était pas immédiatement en danger.

Un rapide regard lui permit de saisir qu'Astrid était plus en forme que lui, mais ça ce n'était pas bien difficile vu ses derniers jours compliqués dans la forêt. Néanmoins, Harry avait encore des ressources et comptait bien le prouver. Baguette en main, il se glissa sous la fenêtre, demeurant alerte. Pour l'instant, rien d'autre que la fuite ne comptait.

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Jeu 3 Nov 2016 - 21:06


Astrid se laissa tomber sur la chaise, un soupire lui échappant. Elle observa rapidement la pièce, plutôt spacieuse, typiquement moldu, avant de reporter son attention sur Potter. Un lion en cage, pensa distraitement la métamorphomage en observant le jeune homme se rapprocher d'elle. Quand il prit la parole, elle eut l'impression qu'il grognait plus qu'il ne parlait. Sans doute un effet de sa fuite.

- Merci, mais on n'est pas encore sorti d'affaires. On est loin d'eux ? Il faut partir.

Astrid lâcha un second soupire, en se relevant. Elle suivit le garçon, sa baguette tournoyant distraitement dans sa main. Rien n'indiquait que la phénix était clairement alerte, en dehors de son regard vif qui se posait sur toutes les fenêtres et portes, prête à se défendre.

- Calme, Potter. Je ne sais pas si on te l'a déjà dit, mais la patience est une vertu.

Elle lui lança un sourire plutôt ironique, avant de reprendre du ton calme qu'elle continuait d'utiliser.

- Non, nous ne sommes pas sortis d'affaires, en effet. Loin d'eux ? Je ne suis pas voyante, je n'ai donc aucun moyen de le savoir. Et pour la dernière phrase, non, pas encore.

La demoiselle continua de suivre le garçon. Ses paroles avaient été de simples murmures, la demoiselle ne pouvant pas se permettre de hausser la voix. Les lumières étaient éteintes, une chance et Astrid avait bien l'intention de se servir de cet endroit comme planque, pour le moment. Enfin, ça, c'était si Potter arrêtait de geindre.

- Est-ce que vous savez combien ils sont et si on peut les combattre pour sortir ?
- Oui, enfin, peut-être, répondit Astrid du tac-au-tac. Ils sont cinq. Enfin, étaient cinq. Ils sont quatre, sauf si d'autres sont arrivés entre-temps, ce qui n'est pas à exclure.

L'étudiante observa le fugitif pendant quelques secondes ensuite, réfléchissant sur la marche à suivre. Un sourire sans joie se dessina sur son visage.

- Les combattre serait une possibilité. Enfin, si tu veux mettre en danger la vie de ses deux personnes. Ce qui n'est pas mon intention. Ensuite, tu es beaucoup trop reconnaissable et on sait tous les deux qu'on ne peut pas prendre le risque d'une capture. J'aime trop ton portrait partout où je passe comme ennemi numéro un pour les voir disparaître, dit-elle avec sarcasme, avant de reprendre, plus sérieusement. On ne peut pas se permettre que tu sois capturé, donc un affrontement de front est à exclure.

Elle se plaça contre le mur, ses yeux braqués sur la fenêtre. Par moment, un éclair zébrait une rue. Les Raffleurs les cherchaient et, visiblement, ils étaient prêts à retourner tout et n'importe quoi pour leur mettre la main dessus. Une grimace de concentration vint prendre place sur le visage d'Astrid et ses épaules se voûtèrent légèrement, alors qu'elle venait mordiller l'ongle de son pouce. Cette position, c'était une position que la demoiselle adoptait inconsciemment quand elle réfléchissait. Et qu'elle réfléchissait vite, surtout. Elle se redressa après quelques secondes, un éclair traversant son regard.

- Mais on ne peut pas se permettre de rester ici n'ont plus. Ils nous trouveraient à un moment où un autre. Il va nous falloir réfléchir sur une stratégie à adopter et les affronter ensemble, en duo, de manière efficace. Il ne faudra pas que ça s'éternise. Nous sommes dans un village moldu, les autorités magiques en entendront parler trop rapidement si ça venait à arriver. Pour faire simple, le timing va être serré et il va nous falloir les prendre par surprise.

D'un pas souple et silencieux, la demoiselle commença à faire les cent pas, tel un félin en cage, pour trouver une issue. Elle n'en trouvait aucune qui ne les mettrait pas complètement à découvert à un moment ou un autre. En y pensant, la plupart de ses idées étaient trop risquées, elle le savait, mais sa nature même la poussait à penser en premier aux possibilités les plus dangereuses, avant d'arriver à trouver quelque chose de plus sûr. Elle espérait qu'elle trouverait relativement vite. Comme elle l'avait dit à Potter, leur temps était compté.

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Dim 13 Nov 2016 - 21:20

De la patience ?

Il en avait pour que les Dursley daignent enfin le nourrir, ou pour attendre que son cousin trouve autre chose à faire que le frapper, planqué dans son placard. De la patience envers ses amis, un enfant égaré qui réclame sa maman dans la gare de de King'Cross. Mais face à des Mangemorts, en plein traquenard, sans informations convenables, non, Harry n'avait pas vraiment de patience, encore moins si c'était pour se retrouver bloquer avec une femme envers qui sa confiance était limitée. Serrant les dents, le jeune sorcier se contenta de hocher vaguement la tête. Il ne voulait perdre ni énergie, ni salive, se contentant d'écouter attentivement les propos de son aînée.

- Est-ce qu'il y a moyen de transplaner comme on l'a fait ? Vous connaissez un endroit près d'ici ?

Malheureusement, le Survivant était encore bien jeune, il maîtrisait le transplanage depuis moins d'un an et avait donc nécessairement besoin de savoir où il allait pour s'y rendre sans perdre une partie de son corps. Ici, dans ce village néanmoins, le brun ignorait tout du voisinage, sans compter qu'il craignait que sa magie soit décelable. Tous avaient une empreinte particulière, comme pour l'ADN. Donc, si il transplanait lui-même, Voldemort pourrait le trouver. Ce n'était qu'une théorie, mais l'adolescent ne souhaitait pas prendre ce risque, précisément pour les deux personnes présentement victimes de l'Imperio d'Astrid.

- Si on part dans deux positions opposées, en ayant à peu près la même tenue, on pourrait les faire douter, les diviser et les distraire... Chacun d'entre nous peut se retourner pour les affronter, ou alors on peut se retrouver dans un endroit convenu par avance. Je ne connais pas l'endroit mais je trouverai bien.

Loin d'être un professionnel en géographie, le brun avait toutefois assez le sens de l'orientation pour fouille chaque recoin du village après une course poursuite et retrouver sa camarade. A moins qu'ils n'aient recours au même système des pièces de l'Ad, ou à un Patronus, mais là encore, c'était risqué.

- Dernière option, le déguisement, tout ce qu'il y a de plus moldu... La mère au foyer qui descend la poubelle... En espérant qu'ils n'aient pas de temps à perdre pour s'arrêter et torturer monsieur et madame tout le monde.

Tant qu'à faire, autant dérober des habits à la femme et à son mari pour avoir l'air de promeneurs normaux ou de propriétaires souhaitant seulement sortir le chien... Si seulement ils en avaient un de chiens d'ailleurs. Honnêtement, Harry n'était pas pour ce genre de subterfuge, direct et droit devant l'adversité. Pour autant Astrid avait raison. Çà le dégoûtait de le penser, mais sa vie valait actuellement plus que n'importe quelle autre ici, car c'était lui qui devait se confronter à Voldemort, pourvu qu'il ne meure pas avant. Son portrait sur les affichettes de recherche était la seule bonne nouvelle du moment... Pour l'instant, il fallait être filou, voyou, tout ce que le sorcier rejetait en bloc pour avoir une chance d'opposer sa baguette à celle de sa Némésis le moment venu. Toutefois conscient de l'expérience plus grande de sa comparse de l'instant, le sorcier tourna ses yeux d'émeraude vers elle, l'interrogeant silencieusement à propos de ses diverses idées. Rivé sur la silhouette fine de la demoiselle, il l'observait sans mot dire faire les cent pas, d'une démarche ironiquement élégante et agréable à suivre du regard. L'air sérieux, lui s'était cantonné dans un coin, économisant le plus d'énergie disponible. La première chose qu'il avait apprit lors de sa cavale, faire attention à ne pas gaspiller ses forces.

Harry ne l'avouerait jamais, néanmoins, malgré l'Imperio qui continuait de le dégoûter, il était en ce moment, content d'avoir une membre de l'Ordre à ses côtés. Être courageux ne signifiait pas être immunisé à la peur sinon se confronter à ce sentiment qui l'envahissait présentement. Si pour des innocents, le brun serait prêt à perdre la vie, il aimerait quand même retarde cet instant fatidique, d'autant plus que s'il mourrait maintenant par cette bête nuit froide en cherchant de quoi manger, Ron, Hermione et les membres de l'Ordre du Phénix le tueraient.

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Jeu 17 Nov 2016 - 18:35


- Est-ce qu'il y a moyen de transplaner comme on l'a fait ? Vous connaissez un endroit près d'ici ?

Astrid s'arrêta de faire les cents pas. Elle observa Potter, sans mot dire, réfléchissant à la question. Transplaner. C'était une idée, en effet. Restait à voir si s'en était une bonne ou, à contrario, une très mauvaise. Malheureusement, que ce fût pour elle ou le lionceau, s'en était une mauvaise. Très mauvaise. Pour le Survivant.

- Non, nous ne pouvons pas transplaner. Oui, je connais un endroit. Mais non, nous n'irons pas.

Avec un soupire, la demoiselle se retourna vers la fenêtre. Seul porte permettant de découvrir l'univers sombre de l'extérieur. Elle savait qu'il ne serait pas satisfait de sa réponse. Pouvait-elle lui dire ? Un nouveau soupire. Le choix ne lui appartenait pas réellement. Il n'était pas temps de se disputer et, cacher des informations, seraient clairement une ouverture vers ce désastre.

- Le Manoir Shafiq se trouve près d'ici, mais tu n'es pas enregistré dans les protections de la demeure. Pour faire très simple, Potter, tu ressemblerais à une marionnette désarticulée à l'arrivé.

Avec un sourire, elle observa les lueurs des sortilèges des Raffleurs passaient et repassaient. Ci-et-là, il n'était pas rare d'entendre une explosion, d'une voiture, d'un lampadaire. Ils s'impatientaient. A croire que, en cette soirée, soupirer devenait une passion.

- Si on part dans deux positions opposées, en ayant à peu près la même tenue, on pourrait les faire douter, les diviser et les distraire... Chacun d'entre nous peut se retourner pour les affronter, ou alors on peut se retrouver dans un endroit convenu par avance. Je ne connais pas l'endroit mais je trouverai bien.

Elle leva les yeux. Seulement. Avant de répondre, avec une froideur digne du Professeur Rogue.

- Et mon marshmallow, c'est du Phénix.

Une nouvelle note, un nouveau soupire. Potter réfléchissait, c'était un fait... Mais, il fallait croire qu'il lui ressemblait un peu trop. Il réfléchissait pour les affronter. Ce qui, pour la demoiselle, était à présent hors de question. Pas avec Potter dans les pattes. Le gamin était beaucoup trop précieux pour l'Ordre et l'Angleterre pour se permettre de le perdre stupidement.

- Dernière option, le déguisement, tout ce qu'il y a de plus moldu... La mère au foyer qui descend la poubelle... En espérant qu'ils n'aient pas de temps à perdre pour s'arrêter et torturer monsieur et madame tout le monde.

La métamorphomage haussa un sourcil. C'était éventuellement une idée... Une idée très dangereuse. Mais, ça pouvait marcher. Surtout avec son don. Bien sur, elle savait que c'était complètement suicidaire. Et Potter allait très certainement refuser. Du moins, dans un premier temps, en espérant qu'il comprît l'action de la mercenaire.

- C'est une idée. Une très bonne idée. Tu as ta cape d'invisibilité ?

Oui, c'était connu et, franchement, Astrid s'en foutait pas mal, de sa provenance. Tout ce qu'elle voyait, présentement, c'était l’opportunité qu'une telle relique pouvait permettre. Elle, en diversion, pour lui permettre de fuir et la cape, une sûreté. En espérant que le plan, germant dans son crâne, marcherait. L’adrénaline commençait déjà à ré-affluer dans son organisme. La demoiselle se tendit à nouveau, avec une lenteur improbable.

Une guerrière, clairement. C'était à ça qu'elle ressemblait, présentement. Une guerrière, prête à se sacrifier pour la cause. Prête à trépasser, durant une bataille, pour permettre la victoire finale. Une victime, également, comme il y en avait dans chaque camp, mais qui acceptait son destin avec le sourire.


- Si tu ne l'as pas, je te désillusionne. Je vais faire diversion. Pars vers le Nord et attend-moi à la clairière du chêne mort. Tu la reconnaîtras forcement en la voyant, si tu as un minimum de jugeote.

Se doutant qu'il allait ouvrir la grande gueule qui lui servait de bouche, en preux chevalier qu'il était. En preux Gryffondor, qu'il était... Elle coupa court à ses protestations, sans même les attendre.

- Ne discute pas, s'il te plait, Potter. Je n'ai pas l'intention de les affronter, juste d'attirer leur attention. Je suis une Métamorphomage, j'ai des atouts qu'ils ne connaissent pas.

Elle croisa les bras, son regard perçant, vairon, se posant sur l'adolescent. Un garçon, devenu adulte trop tôt. Un homme beaucoup trop précieux pour qu'il fût perdu bêtement. Elle haïssait penser cela, connaissant beaucoup trop le dégoût procuré. Mais, elle devait se l'avouer, ce n'était autre que la réalité. Une vérité dure à digérer. Pour lui. Pour elle. Pour n'importe qui connaissant un peu le sentiment que devait avoir l'Élu, quand on lui rappelait.

- Et, Potter... Harry. Tu es quelqu'un de bien. Ne l'oublie pas, dans ta fuite.

C'était tout ce qu'elle pouvait faire. Pas une parole de plus, en espérant qu'il comprît que la conversation était close et qu'il n'avait plus le choix. Ce n'était pas par amitié, ou amour, pour lui. C'était pour la liberté. Pour permettre aux autres de redécouvrir cette belle sensation. Un adieu, au cas où elle n'y survivait pas. C'était sa manière, à elle, de lui dire au revoir et, d'une manière étrange, de l'encourager à poursuivre la quête qu'il devait certainement mener.

- N'abandonne pas tes convictions.


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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Dim 4 Déc 2016 - 14:10

* Pourquoi tu proposes si c'est une mauvaise idée ?*

Ronchonna intérieurement Harry, dans un éclair d'injustes accusations, il pensa qu'Astid avait cherché le moyen de mentionner à tout prix qu'elle possédait un manoir. Habituellement, ce genre de pensées ne traversait pas l'esprit du Survivant, mais avec cette fille, c'était différents. Malgré un manque de talent psychologique assez flagrant, le brun avait remarqué qu'Astrid semblait en compétition avec lui. Pourquoi ? Son cerveau n'arrivait pas jusque là. Bien vite, d'un revers de main mental pourtant, il oublia son élan d'agacement. Le stress le rendait plus nerveux visiblement, moins diplomatique qu'il ne l'était déjà et la faim n'aidait pas ses songeries à suivre une ligne logique. Son esprit divaguait, dérivait, légèrement encore, certes, mais la fatigue avançait à grand pas. Combien de temps survivrait le Survivant traqué ?

- Non, je ne l'ai pas.

Souffla l'ancien Gryffondor, surpris qu'Astrid valide une de ses idées, et encore plus étonné d'en être heureux. Comme s'il venait d'obtenir l'appui d'une aînée réputée douée. On disait de Shafiq qu'elle possédait un entraînement spécial, une discipline hors norme. Le brun ne savait pas si c'était héréditaire où si elle s'y astreignait seule, volontairement mais au fond il l'admirait. De loin, sans la connaître, les yeux rivés sur le peu de choses qu'il pouvait entrevoir de cette mystérieuse membre de l'Ordre du Phénix. Quel était son rôle réel dans cette société par ailleurs ? Etudiante, employée ? Harry ne connaissait finalement pas ceux qui l'entouraient, de la même manière que ces derniers ignoraient presque tout de ce garçon à peine majeur pour qui ils semblaient pourtant prêts à donner aveuglément leur vie. Loin de le griser, cette idée lui avait toujours fait froid dans le dos. Le Survivant était de nature à attraper toutes les responsabilités du monde comme on attrape un rhume, cependant les gérer était plus compliqué. Son impulsivité et sa tendance à toujours se culpabiliser entraient en contradiction avec la place de leader que lui avaient toujours concédé une partie de la population. Harry n'était pas fait pour être le trésor précieux que l'on cache, que l'on chérit ou que l'on rudoie pour son propre bien. Une arme magique dont on attend qu'elle déclenche enfin son pouvoir salvateur. Il n'était qu'une légende, et les légendes décevaient toujours car elles étaient nées d'une histoire vraie beaucoup trop embellie.

- Non je ne va...

Coupé. Soufflé. Astrid n'était pas un de ses amis à qui l'adolescent pouvait imposer sa loi de protection. Elle était si décidée qu'Harry resta avec sa protestation dans la bouche. Il ferma ses lèvres et hocha de la tête, comme soumis à un Impérium. Tous ses idéaux se rebellaient dans son estomac, lui hurlant le mot "lâche", mais son coeur l'obligeait à obéir. Il savait dans le fond que rester n'aiderait pas Astrid, au contraire. Au contraire, étant l'enjeu, il devait déguerpir au plus vite.

La sensation du sort de désillusion-un oeuf qui dégouline sur les cheveux.- lui confirma que la magie avait fonctionné et qu'il était temps de partir. Dans un dernier élan chevaleresque, le sorcier pensa à "tromper" Astrid en faisant du bruit au-dehors afin d'attirer les Mangemorts. Il sut pourtant qu'il n'en ferait rien. Dans les escaliers il se retourna pour apostropher la jeune femme.

- Arrête tes bêtises, Astrid. T'as encore beaucoup trop de choses à m'expliquer pour t'en sortir avec un "adieu" à l'eau de rose.

Dur ? La fuite l'avait rendu effectivement prompt à l'ironie, cependant douce envers Shafiq a qui il offrit un petit sourire avant de filer. Quelque de bien ? Pour laisser une demoiselle aussi forte soit-elle, en détresse ? Certainement pas, cependant il se sentait quand même inexplicablement soulagé. L'aval de cette femme inconnue en compétition avec lui l'avait surpris. Il était d'autant plus motivé à l'idée de la retrouver dans la clairière pour connaître la suite des événements. Sans doute se reprendrait-elle, moins en danger, elle retrouverait son étrange masque de froideur envers sa personne... Mais qu'importe, Harry pourrait la charrier en retour car il avait vu son vrai visage, celui d'une femme bien.

Discret au possible, le sorcier traversa la cour puis sauta par-dessus une haie. Il s'affala sur le sol le plus silencieusement possible, souffrant sans rien dire de ses mains égratignées par la chute précipitée. La forêt bientôt l'entoura, après avoir traversé les rues. C'était sa nouvelle maison qu'il apprenait à connaître. Désormais le bruit des chouettes ne l'impressionnait guère, il réussissait même à les différencier sans pour autant connaître le nom des espèces. Pareil pour les plantes, comme cette feuille plate, un peu amère mais juteuse capable de calmer légèrement la faim. Sa voisine en revanche lui avait piqué la gorge une semaine. Un vrai ermite. Souriant tristement à l'idée qu'il allait probablement avoir le temps de s'adapter d'avantage encore à cette vie de reclus, le sorcier avança jusqu'à la clairière. Il s'assit près d'un arbre la bordant en tailleur, sans retirer le sort de désillusion. On ne savait jamais et encore une fois, il voulait éviter d'user de la magie.

Un bruit se fit entendre plus tard, Harry jeta la feuille qu'il mâchonnait comme un chwin-gum et se leva silencieusement. Bientôt il reconnu une silhouette humaine et féminine.

- Je suis là. ça va ?

Souffla-t-il, tout proche de Shafiq. Aussitôt, l'invisible garçon se mit à scruter son corps à la recherche de la moindre éraflure. Il s'en voulait terriblement de l'avoir laissé ainsi, même si c'était la chose à faire.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Bien qu'Harry ignore comment réellement réagir face à Astrid, il ne se voyait pas simplement l'abandonner et que chacun parte de leur côté. Sans doute avaient-ils des choses à régler, même si le sorcier ignorait quoi.

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Ven 16 Déc 2016 - 22:13


Visiblement, le jeune homme acceptait ses ordres. Ce n'était pas comme si elle lui laissait véritablement le choix, de toute façon. D'un informulé, le jeune homme le prévenant qu'il ne possédait pas sa cape d'invisibilité, elle lui lança le sortilège de désillusion. Ce n'était certes pas aussi discret que la cape, Harry étant encore visible, du moins pour des yeux avisés et observateurs, comme pouvait l'être la jeune femme. Elle se doutait toutefois que le groupe d'ivrognes qui les attendait au-dehors, sur le pied de guerre, n'avait pas ses capacités et, surtout, même s'il s'avérait qu'elle se fourvoyait, était dans un état trop second, sans doute, pour ne serait-ce qu'imaginer une telle ruse venant d'eux. Astrid et Harry étaient, après tout, deux anciens Gryffondors. Un avantage certain, connu, qui les plaçait forcement dans la société, relativement souvent, dans une case peu reluisante. Les Gryffondors étaient souvent dépeints comme des idiots fonçant tête baissée sans jamais se poser de question, bien que ce ne fût qu'une idiotie pensée. C'était comme croire que tous les Poufsouffles avaient un cœur en or et étaient loyaux jusqu'à la mort, ou que tous les Serpentard étaient forcément mauvais, et les Serdaigle tous intelligents. De la bêtise, rien de plus, quand on savait que chaque sorcier pouvait avoir, si l'on voulait, de chacune des maisons, autant en défaut qu'en qualité. Souplement, suivant le Gryffondor silencieusement, la belle se mit en marche. Ils sortirent de la pièce où ils se trouvaient, abandonnant leur point d'observation, pour s'apprêter à, pour elle tout du moins, se jeter dans la gueule du grand méchant loup. L'adrénaline reprit le dessus très rapidement, pour la Shafiq, la sensation de danger, grisante, qu'elle appréciait tant, revenant la happer d'une caresse attendue. Elle se stoppa malgré tout dans l'escalier, quand le survivant se retourna vers elle, une dernière fois.

- Arrête tes bêtises, Astrid. T'as encore beaucoup trop de choses à m'expliquer pour t'en sortir avec un "adieu" à l'eau de rose.
- Je note que mes adieux sont vraiment pourris, répondit-elle, avec un sourire légèrement amusé. Une façade, pour ne pas montrer qu'elle se retrouvait, en réalité, inquiète pour le jeune homme, comme pour sa propre vie. Mais je note, je vais tâcher de survivre, pour que l'on puisse avoir une conversation tranquille ensuite.

D'un geste de la tête, elle lui fit signe de poursuivre sa route. Ils arrivèrent bientôt à la porte d'entrée de la maison. Astrid passa rapidement devant, l'ouvrant, et jetant rapidement un regard vers l'extérieur. Elle ferma les yeux un instant, se collant contre le mur. Expiration. Inspiration. Les battements de son coeur s'affolèrent, puis ses membres reprirent l'habitude de ses missions, son cerveau analysant la situation de lui-seul pour donner un nom sur celle-ci. Objet de la mission : assassinat. Objectif : discrétion et rapidité. Elle ferma les yeux quelques secondes, une grimace venant prendre place sur ses traits fins. Ses cheveux devinrent de jais et ses yeux changèrent de couleur, devenant de billes obscur. La mercenaire était de retour et elle avait bien l'intention de réussir son travail. D'un geste sec de la tête vers Potter, Astrid ayant reprit un visage glacial, elle lui fit signe de déguerpir, avant d'elle-même se lancer. Quelques pas rapide dans la rue, couplé d'une observation minutieuse du terrain. Quatre. Ils n'étaient que quatre. Un jeu d'enfant, pour la professionnelle qu'elle était, n'est-ce pas ?  

Quand la tueuse fut certaine que Harry se fût éloigné suffisamment, la partie commença véritablement. D'un geste précis de sa baguette, elle fit apparaître une corde de piano, qu'elle enroula autour de son bras droit. La chasse pouvait maintenant commencer. Un sifflement, quelques pas, une roulade, elle se retrouva caché derrière une des voitures retournées par l'un des sorciers. Patience. Le bruit des pas qui se rapprochât, elle se dirigea vers lui, accroupie, le plus silencieusement possible. Il passa à côté d'elle, sans la remarquer. Une erreur qui coûtât la vie. Avec une belle rapidité, elle se plaça derrière lui, déroulant d'un geste précis la corde à son bras, qui fouetta l'air pour se retrouver autour de son cou. L'autre extrémité fut attrapée par sa main libre, la belle ayant placée sa baguette entre ses dents. Elle tira sur la corde, forçant l'homme à reculer, tout en l'étranglant. Il changea rapidement de couleur, plusieurs fois, avant que son corps ne lui répondît plus. Elle vérifia ensuite son poux. Vivant. Un sortilège, l'homme ne l'était plus.


Plus que trois, vint la pensée de la femme. Laissant le défunt où il se trouvait sans plus s'en soucier, celui-ci n'étant pas visible pour ses futurs victimes, la belle se releva souplement, après avoir tiré, de sa bottine droite, son arme fétiche ; le poignard qu'elle appréciait tant. Elle joua avec quelques secondes, cachée dans une obscurité relative, ses yeux suivant les trois autres chahuter et discuter bêtement, dans l'attente d'un retour qui, l'homme étant maintenant cadavre, n'arriverait jamais. Un sourire sauvage prit possession du fauve. Vu l'imbécillité chronique des personnes, elle se demanda si la discrétion était véritablement de mise, vu l'attente qu'elle aurait. Finalement, elle décida que ce n'était, après tout, pas nécessaire. D'un geste amusé, elle envoya l'arme tourbillonner dans les airs, avant de réceptionner la lame entre deux doigts. Elle n'attendit pas, sachant précisément comme l'envoyer, pour toucher sa cible.

- Hé !

Son cri eut l'effet escompté, les trois hommes se retournèrent vers elle, baguette aux poings. Trop tard pour l'un d'eux, une lame venant se loger juste au-dessous sa gorge. Il bascula en arrière. Au moment même où le corps atterrît au sol, Astrid et ses deux adversaires dansèrent. Sortilèges de morts, de douleurs, d'autres tous plus dangereux les uns que les autres illuminèrent la rue pendant quelques minutes. Astrid en profita pour s'avancer durant la chorégraphie, le plus proche qui lui était possible, avant d'utiliser l'un de ses sortilèges, depuis qu'elle l'avait découvert, préférés. La lueur rose caractéristique du maléfice de la momie déploya ses ailes, jusqu'à transpercer au coeur l'un des deux idiots. Il s'écroula sur le sol, lâchant sa baguette par la même occasion, commençant à hurler de douleur alors que de la fumée commençait lentement à s'échapper des ports de sa peau, ainsi que de ses orifices.  

Le problème, quand on essayait de nouvelles techniques, c'était la tendance, complètement stupide fallait-il reconnaître, que l'humain avait à ce moment précis, se caractérisant par une observation, qui le déconcentrait. Une erreur, pouvant être minime. Une demi-seconde, pas plus. Astrid ne remarqua pas à temps que le collègue se foutait pas mal du sort de ses acolytes, envoyant sur elle un sortilège qu'elle ne reconnaissait en rien et ce, malgré la formule prononcée. Elle parvint à éviter de se le prendre de plein fouet d'une roulade sur le côté, mais elle ne parvint pas à l'esquiver complètement, se retrouvant incapable de se relever. Toute la partie gauche de son corps se retrouva engourdie sur le moment, Astrid grogna comme un animal entravé, sans savoir que faire. Elle avait, toutefois, une chance monstrueuse, ce soir-là, fallait-il croire, l'homme étant complètement défoncé à l'alcool, il ne pensa pas à l'achever directement, préférant utiliser un sortilège simple de découpe sur son torse. Astrid serra les dents, fermant les yeux. C'était les risques du métier, après tout, et il fallait faire avec. Malgré sa résignation, les alarmes se mirent en marche, criant à la demoiselle de se relever et de se battre, de ne pas se laisser torturer de la sorte, alors qu'elle avait les capacités de faire face à ce genre de situation.

Dans un autre grognement, la demoiselle se força à bouger, roulant sur elle-même jusqu'à se remettre sur le dos. Le sortilège de découpa avait beau avoir fait son office, tranchant la chair avec une belle précision, la Shafiq se débrouilla pour se relever. L'homme parut clairement surpris, ne s'attendant certainement pas à ce qu'elle pût le faire en étant touchée par son maléfice. Une erreur de sa part, qui lui coûta, ni plus, ni moins, sa propre vie, la demoiselle ayant les nerfs plutôt à fleur de peau, elle ne chercha pas à faire vraiment dans la dentelle. Un sortilège d'explosion lui atterrit dessus, haine meurtrière crachée en plein visage. Le résultat la fit sourire sadiquement, les morceaux de la personne recouvrant le sol dans un ensemble peu artistique. Après cela, l'assassin se retourna sans un autre regard, s'apprêtant à partir retrouver Potter. Elle parvint, bien que lentement, ses membres ne lui répondant pas complètement, à pénétrer la forêt où elle savait se trouver le garçon. Elle y parvint, oui, mais la fatigue et la douleur eurent finalement raison d'elle et Astrid s'écroula sur le sol, tremblante et gémissante.

Combien de temps resta-t-elle ainsi ? Une vingtaine de minutes, pas plus, mais qui parurent au phénix une éternité. Embrasé, en cendre, il se retrouvait dans l'incapacité de renaître aussi rapidement que l'habitude le voudrait. Astrid resta alors allongée là, dans une demi-conscience, s'efforçant à se concentrer sur la douleur émit par son torse et son dos, l'hémorragie ne s'étant pas encore arrêtée, à moitié nue, sans même le comprendre. Elle attendit ainsi que ses membres lui répondissent à nouveau complètement, avant de se secouer mentalement.
Bouge. Bouge. Bouge. Un geste de son pied gauche, puis de ses doigts. Lente et tremblante, elle parvint finalement à se relever, s'appuyant sur un arbre. La respiration rapide, comme si elle venait de courir un marathon, la demoiselle commença à faire un pas, rapidement suivi d'un autre. Elle se stoppa malgré tout à l'arbre suivant, s'appuyant dessus comme si sa vie en dépendait, un vertige venant l'attraper de ses griffes acérés.  

citrouille... Bordel de citrouille. Une larme, puis une seconde, toujours tremblante, Astrid se laissa aller contre l'arbre, s'écorchant le dos. Elle resta assise là pendant quelques secondes, la tête appuyée contre ses genoux. Elle se trouva complètement pathétique sur le moment, à pleurer comme une enfant perdue qui rêvait de bras solides venant la réconforter, mais, comme d'habitude, elle était seule. Elle avait appris à faire avec, alors pourquoi ne parvenait-elle pas à passer outre ses émotions stupides et à se relever ? Elle devait continuer la mission, retrouver Potter et lui permettre de souffler quelques minutes en sa compagnie, d'oublier sa fuite le temps d'une soirée, peut-être même lui offrirait-elle le couvert, s'il avait faim... Un sourire amer prit place sur son visage, son corps reprenant son apparence naturelle, quand une baffe mentale frappa la belle, sa propre conscience. Si elle ne se relevait pas, maintenant et qu'elle ne cherchait pas à rejoindre Potter, elle allait forcement y passer, dans son état. Du moins, c'était précisément ce qu'elle croyait, la douleur ne lui permettant plus de raisonner correctement. Elle ne se voyait certes pas survivre à la guerre, mais elle ne voulait pas mourir, pas maintenant, pas ainsi. C'était idiot, complètement, mais Astrid rêvait d'une mort héroïque, typiquement Gryffondorienne, face à une armée à affronter pour cette belle dame qu'était Liberté. Une idiotie, sans aucun doute, mais qui lui donna la force de se relever, malgré les tremblements de ses membres et les vertiges. Un pas. Un autre. Un suivant. Petit à petit, elle parvint à retrouver un équilibre, précaire, lui permettant d'avancer. La clairière n'était pas très éloignée, du moins de son souvenir ; elle pouvait y arriver.

Le trajet fut aussi court que long. Court pour la réalité commune, extrêmement long pour la réalité d'Astrid. Elle eut l'impression de marcher pendant des heures et des heures, sans jamais s'arrêter, sans prendre de pause, qui, elle le savait, lui coûterait bien plus cher que d'avancer. Elle pourrait en venir à sombrer complètement et à s'oublier. Elle se le refusait, chassant, avec une rage naissante, les points noirs dansant devant ses yeux. Finalement, elle parvint finalement jusqu'à l'arbre mort, telle un cadavre revenu à la vie et marchant avec une lenteur improbable dans l'unique but de se nourrir. Quand elle y parvint, elle ne remarqua même pas la présence de Potter, allant même jusqu'à sursauter, quand il prit la parole, suivi d'un trébuchement incontrôlable. Elle se réceptionna comme elle put contre l'arbre, regardant le garçon les yeux mi-clos, entre deux mondes, réalité et songe.


- Je suis là. Ça va ?

Astrid tourna et retourna les paroles du jeune homme comme elle le ferait avec une pièce d'or pour l'observer et comprendre les détails de sa fabrication. Il était là, bien, c'était une bonne chose, le plan avait marché. Est-ce qu'elle allait bien ? Parfaitement bien, oui, riante et dansante la salsa, même. Elle eut la force de lever les yeux au ciel, face à sa question quelque peu idiote, mais ne fit aucun commentaire dessus. Elle n'en avait pas la force, de toute façon et le peu de paroles, qui allaient lui être autorisées jusqu'à ce qu'elle fût de nouveau en état de fonctionner complètement, n'allaient pas être gaspillées aussi bêtement. Elle ouvrit la bouche, s'apprêtant à ordonner, mais seul un murmure, bien loin de sa voix assurée habituelle, sortit d'entre ses lèvres.

- S...Si tu... Une toux grasse lui échappa, qu'elle parvint finalement à calmer, la douleur aidant plus qu'elle ne le pensait. Si tu connais un s... sort p-pour désin... désinfecter... Elle prit une bonne respiration, grimaçante sous la douleur, avant de lâcher d'un bloc avec le peu de force qui lui restait : te gène pas.

La respiration lente, Astrid ferma les yeux, se concentrant sur ses objectifs, se donnant une certaine force qu'elle ne savait pas posséder, de manière à pouvoir parler à nouveau, plus... sereinement, d'une certaine manière. Elle parvenait petit à petit à replacer ses masques, la belle s'enfermant à nouveau dans son royaume, sans pour autant cacher toutes ses faiblesses du moment, en étant complètement incapable.

- Cau.. Cautérise la plaie ensuite... Un incendio...T'inquiète pas p-pour la douleur...

Si Potter parla à nouveau, la demoiselle ne l'entendit pas. Elle sombra à demi dans un songe bienvenu, salvateur, ne laissant que des automatismes pour diriger son corps. Telle une marionnette, les gestes saccadés, le phénix releva ce qui restait de sa tenue, dévoilant son corps mince, presque maigre, à son compagnon d'infortune, sans se soucier de la pudeur que pouvait peut-être avoir le garçon, ni à la sienne. Ce n'était clairement pas le moment, de toute façon. Juste au-dessous de sa poitrine, on pouvait remarquer une entaille relativement profonde, passant ensuite sur ses bras, avant de revenir sur son dos, pour ensuite effectuer un cercle presque parfait et fermé. Les dents serrées, les yeux fermés, la demoiselle attendit avec une certaine impatience la nouvelle douleur, qu'elle allait ressentir sous peu. Elle se pensa prête à affronter ce démon. Après tout, elle était une femme et, surtout, une guerrière. Sa tolérance était, de fait, forcement bien au-dessus de la moyenne. Non ?

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Mar 10 Jan 2017 - 21:16

[HJ: J'ai essayé de jouer avec logique sans non plus trop m'avancer, donc dis-moi si ça te vas... Y compris lorsque je sous-entend qu'Harry utilise ta baguette -pour éviter de se faire repérer car la sienne est sûrement tracée.- Je n'avance pas beaucoup désolée, mais je ne voulais pas te faire jouer vu qu'Astrid est à demi-évanouie. Bref, j'espère que ça te plairas quand même et désolée pour le retard. ]

- Astrid !

Le mot lui avait échappé, galopant plus vite que ses lèvres qui se refermèrent trop tard. Le prénom, libéré, enroula sa porteuse de toute l'inquiétude qui habitait Harry. Familière, sincère. Ils venaient de se rapprocher d'un coup, d'un seul. Plus efficace qu'un romantique dîner aux chandelles. D'ailleurs, comme un mauvais clin d'oeil à ce qui s'ensuivait parfois dans ce type de cas, l'Auror s'était dénudée. Harry cueillit le corps mince entre ses bras, sans se préoccuper de ce qui l'aurait fait rougir jusqu'à la racine de ses cheveux en temps normal. Il fouilla rapidement la sorcière avec une petite mimique d'excuse pour se saisir de sa baguette et formuler un sort de soins. C'était léger, beaucoup trop léger pour la correction qu'avait reçu la jeune femme, mais cela devrait au moins leur donner du temps.

- Episkey

Par chance, le sortilège sembla fonctionner, enfin de prime abord car le Survivant n'eut guère le temps d'observer les résultats. Ses sourcils semblèrent sauter en l'air sur son visage, comme s'ils voulaient quitter ce dernier. Incendio ? Astrid devait délirer à cause de la fièvre, à n'en pas douter. Tandis qu'il retirait sa veste tant bien que mal d'une main, l'autre soutenant la blessée, le sorcier s'était arrêté à mi-chemin. Cette fois, les mots restèrent bloqués dans sa gorge, intimidés par la demande d'Astrid. La demande farfelue gargouilla dans l'estomac du garçon qui alla jusqu'à songer à une tentative de suicide. Se sentait-elle coupable d'avoir "échoué"et souhaitait-elle se punir à l'instar de Dobby ? Le brun allait lui assurer qu'elle avait été au-delà des espérances, mais il se tu. Au lieu de ça, il planta ses yeux verts dans ceux, fatigués, de son aînée. Elle était sérieuse.

Le regard de la femme se voila, décidant Harry qui se défit de sa veste pour la poser par terre, prête à servir de garrot, mais il prit conscience qu'arrêter l'hémorragie de manière conventionnelle serait inutile. Tremblant, mais concentré, il leva sa baguette pour lancer le fameux "incendio". A défaut de stopper le sang, son vêtement servirait, si besoin, à arrêter les flammes.

- Incendio.

Le brun dû s'y reprendre à deux fois pour lancer ce maléfice pourtant simple, tant il stressait à l'idée de mettre le feu au corps de la jeune femme. Ravalant ses inquiétudes, l'ancien Gryffondor raffermit pourtant sa prise sur son corps et formula bravement le sort pour la troisième fois. Cela fonctionna, enveloppant la plaie d'une lueur orange à la fois douce et inquiétante. Après quelques secondes, Harry se précipita sur sa veste pour la presser contre la blessure, étouffant les braises, promesse d'un feu bien nourri à la chair humaine. Encore tremblant, envahi de sueurs froides, le Survivant essaya de retrouver son sang froid, il souffla un bon coup puis se mit en pilote automatique. Face à Voldemort ce mode de survie avait toujours fonctionné. Il mit la veste, légèrement calcinée, certes, à Astrid, puis se redressa, la portant dans ses bras en essayant de la bouger le moins possible. Des flashs d'intervention aux premiers soins lui revenaient, datant de l'école, quand il avait onze ans. Le cours de sécurité routière indiquait d'éviter de déplacer un blessé, et si cela devait être fait, d'être le plus doux possible en cas d'os brisés. Avisant un abri, le brun la coucha sur le côté, puis il jeta un autre Incendio sur des branchettes ramassées à la va-vite. Il lui jeta un sort d'invisibilité, espérant ne pas éteindre les flammes ou provoquer une espèce de réaction chimique dû à l'accumulation des sorts. C'était une première, à voir si son idée fonctionnait.

Le temps passa, Harry était à l'affût, le corps douloureusement tendu. Par chance, aucun bruit dans la forêt ne se faisait entendre et apparemment, l'usage de la baguette ne les avait pas trahis. Jusque là ils avaient de la chance dans leur malheur. Le brun se sentait vraiment coupable d'avoir généré ce problème, il aurait aimé emmener Astrid à l'hôpital mais pour le moment, il préférait voir son état lorsqu'elle se réveillerait, sans compter que sa tête légèrement trop célèbre posait problème. Si seulement il pouvait joindre l'Ordre sans risque mais il n'osait pas, de peur que la communication soit interceptée. Alors il veillait, soufflant sur ses doigts, fixant les alentours puis Astrid. Pour l'instant, ses réflexes ne semblaient pas avoir été mauvais. Enfouis derrière une roche, cachés par un monceau de feuilles mortes et des arbres, les deux sorciers n'étaient entourés que par des hiboux curieux et le crépitement du petit feu que le brun contrôlait de son mieux, se brûlant parfois les doigts à cause des étincelles invisibles.

La seule option viable pour le moment était d'attendre pour voir si Astrid pouvait être portée ou non. Occultant son stress derrière de multiples tâches (comme entretenir le feu ou vérifier les alentours.) Harry paraissait calme. Ses gestes étaient économiques, ramassés, efficaces. Il fouilla les alentours immédiats pour trouver des herbes comestibles, à vrai dire très peu car dès qu'il avait un doute, il laissait la plante sur place, et la botanique n'avait jamais été son truc.-. Dans sa tête, le brun se récitait les propos de Neville qui les avait tant de fois "fatigué" en énumérant des tas de choses sur les feuilles nourrissantes en cas de perdition dans une forêt, ou encore celles qui soignaient, à la moldue. Même si la plaie était cautérisée, par sécurité, Harry mâchonna quelques unes pour appliquer la pâte sur la blessure d'Astrid, remerciant son compagnon joufflu de Gryffondor au rythme d'une fois la demi-seconde. Un faible sourire apparu sur ses lèvres lorsqu'il croisa le petit tas d'herbes disposé dans une grande feuille, juste à côté du feu, chauffant doucement. Que demander d'autre pour cette petite nuit de camping improvisée ? Ils avaient même le dîner et la chandelle, invisible, certes.  

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MessageSujet: Re: [5 Septembre 1997] Une histoire sans début. [PV Astrid] Mar 7 Fév 2017 - 14:55


Une douleur salvatrice... Ce fut la dernière sensation d'Astrid, avant de sombrer dans une inconscience bienfaitrice. Des ténèbres attendues, venant caresser son esprit dans une étreinte passionnée. Seuls quelques gémissements permettaient à Potter de savoir que la belle avait survécu à son cauchemar, et qu'elle pourrait sans doute se réveiller. Combien de temps après ? Personne ne pouvait le prédire. Elle avait l'étrange sensation d'être enveloppée d'un cocon protecteur, lui permettant de supporter ses douleurs et ses peines. Malgré cela, deux émotions primaires se réveillaient en elle. Insidieusement, haine et désespoir venaient s'engouffrer par tous les ports de sa peau, serpentant aux travers de ses membres pour atteindre son cœur. Était-elle donc si faible pour se retrouver en pareille position de faiblesse ? Ou peut-être était-elle simplement idiote à se croire assez forte pour protéger quelqu'un, qu'importe au final qui pouvait être cette personne ?

Si seulement Astrid parvenait à comprendre qu'elle n'était qu'une humaine et qu'elle avait ses forces comme ses faiblesses. Elle avait beau avoir été surentraînée durant toute son enfance, faisant partie de la célèbre famille Shafiq, dont l'organisation quasi-militaire avait payé plus d'une fois en leur faveur, elle ne restait pas moins qu'une femme se perdant trop souvent dans ses songes, pour être autre chose qu'une survivante espérant retrouver une quiétude perdue. Son inconscience n'allait malgré tout pas dans ce sens, alors que certains souvenirs lui revenaient en mémoire et réapparaissaient sous la forme de rêves qu'elle tentait d'attraper à la volée, mais n'y parvenait pas. Les scènes se déroulaient à nouveau, avec une rapidité surprenante, ne lui permettant de revoir que certains passages clefs. Les combats avec son frère. L'ignorance à son égard qu'avait fait preuve sa mère. La déception lisible sur de nombreux visages appartenant à sa famille, à son passé. Dans un autre plan de la réalité, sans même en avoir conscience, Astrid gémissait et se tordait de douleur, toujours inconsciente, des larmes cascadant ses joues devenues diaphanes, tant la pâleur de sa peau s'était accentuée.

Son cauchemar s'arrêta sur un souvenir particulier ; un des pires de la demoiselle, qui avait marqué une tournure dans son existence.


Dix ans. Astrid n'avait que dix ans et elle tentait de faire de son mieux pour satisfaire les désirs de son géniteur, Lancelot Shafiq, son propre enseignant. L'homme était dur, sévère, implacable avec sa fille. Elle avait l'impression de n'arrivait qu'à la cheville de la fille qu'il avait attendue, à partir du moment où il avait deviné que sa fille possédait un certain pouvoir, d'une grande rareté. Elle n'arrivait à décrocher que des regards déçus ou neutres, pas un sourire, pas une remarque gentils d'encouragement. Rien de tout ce qu'une enfant de dix ans avait besoin venant d'un parent. C'était précisément pour cela qu'elle se retrouvait seule, empêchant quelques larmes de couler sur ses joues, assise sur le sol même d'un des couloirs du manoir, les genoux repliés contre son torse et les bras enroulés autour d'eux. Des pas presque inaudible lui avait fait relever la tête, révélant alors à sa vue la haute stature d'une femme à la souplesse ne pouvant être égalé que par la souplesse de ses gestes. D'un geste paraissant presque fascinant pour l'enfant, elle avait fait voltiger, d'une main, une mèche corbeau obstruant sa vue, avant de poser un regard d'une froideur polaire sur celle-ci. Sa mère s'était alors arrêtée à sa hauteur, une grimace venant enlaidir la beauté de ses traits.

- Comptes-tu te lamenter sur ton sort encore longtemps, Astrid ?

La question avait fusé avec la même force qu'un coup-de-poing dans l'abdomen et la fillette s'était recroquevillé sur elle-même. Peur et colère étaient venues s'emparer d'elle, alors qu'elle se retrouvait devant une femme qu'elle ne voyait que comme la légende qu'elle s'évertuait à être pour sa famille et leurs relations. Une mère, si t'en était que l'on pouvait l'appeler véritablement ainsi.

- Faible. C'est tout ce que je vois quand je te regarde, une faible fillette qui préfère pleurnicher sur son sort plutôt que de s'entraîner. Tu fais honte à notre famille, Astrid et j'ai honte de t'avoir mis au monde.

Les mâchoires serrées tant par la colère que par le désespoir, Astrid tenta de se relever d'un bond pour asséner un coup-de-poing à la femme la regardant comme si elle n'était rien d'autre qu'un misérable insecte. Un geste qui fut coupé dans son élan par la rapidité impressionnante que pouvait faire preuve la tueuse se trouvant face à elle. Sans même vraiment comprendre comme s'était possible, Astrid se retrouva plaquer contre le mur, toujours en position assise, la botte à talon de sa génitrice au niveau de son cou, empêchant le moindre mouvement. Avec lenteur, sa mère retira son pied du coup de sa fille, et celle-ci remarqua alors que la femme devant elle n'avait même pas pris la peine d'enlever les mains des poches du long manteau de cuir qu'elle portait. Faible, avait dit sa mère. Astrid ne pouvait qu'être d'accord avec elle, malgré l'envie bien présente de lui prouver le contraire, lui prouver qu'elle était tout aussi digne d'être une Shafiq que les autres membres de la Maison.

- Le jour où tu parviendras à me surprendre, je raviserai mon jugement sur toi.

Sans attendre de réponse, la femme avait repris sa route et Astrid avait sécher ses larmes d'un revers de main rageur, se redressant de toute sa hauteur. Alors que la femme s'apprêtait à tourner dans un couloir, l'apprentie mercenaire hurla sa réponse.

- Vous verrez Mère !

La femme ne prit même pas la peine de se retourner et la colère d'Astrid grimpa en flèche, alors qu'elle se mettait à courir vers elle.

- MÈRE !

Se redressant avec une certaine brutalité, le cri de rage mêlé de désespoir de la mercenaire lui arracha la gorge. Astrid commença à se débattre dans le vide, s'évertuant à chasser les images de son cauchemar, qui restait gravé dans son esprit. La disparition de toute sa famille restait douloureuse encore à ce jour, et même si de nombreux membres avaient été d'une dureté peu commune avec elle, leur présence lui manquait horriblement. C'était un autre rappel direct à sa faiblesse, alors qu'elle avait écouté son père et fuit quand le Manoir avait été attaqué par les mangemorts. Elle le regrettait amèrement depuis, s'évertuant à croire stupidement que sa présence aurait pu faire la différence, que son père continuerait alors de l’entraîner et de la pousser dans ses derniers retranchements, que sa mère attendait encore et toujours que sa fille parvînt à la surprendre, fait que la demoiselle n'était jamais parvenue à réaliser.

Fatiguée de se battre contre elle-même et ses démons, Astrid se laissa retomber en arrière après coup et la douleur de son dos se réveilla dans la foulée, lui arrachant un hurlement de douleur atroce, qui se transforma rapidement en une complainte de gémissements. Ravalant les larmes qui s'apprêtaient à couler à nouveau, l'apprentie professeur tourna son regard vers Potter, qui n'avait eu de cesse de la surveiller pendant son sommeil tourmenté. Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, ni de l'endroit dans lequel ils se trouvaient et l'état dans lequel elle était ne lui permettait pas de véritablement y penser. Se tournant avec le peu de force qu'elle avait sur le côté, elle se recroquevilla sur elle-même dans l'espoir d’atténuer un minimum la douleur la lançant dans son dos.


- P.. Potter...

Une toux grasse vint l'interrompre et Astrid ferma les yeux avec force quand elle eut la sensation que ses poumons se consumaient, ainsi que sa gorge était simplement et purement arrachée. Elle ne pipa plus mot, espérant que le garçon viendrait jusqu'à elle pour pouvoir lui parler d'une voix bien plus basse, tout en espérant que son état le lui permettrait, bien qu'elle en doutât pour le moment...

Faible...

Sa mère avait eu raison, ce jour-là. Astrid était faible et elle le redécouvrait de la pire des manières.


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