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Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue]

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MessageSujet: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Ven 28 Oct 2016 - 2:04


Un mardi. Ce jour, ce souvenir, serait gravé à jamais dans la mémoire d'Astrid. Un simple mardi, comme tous les autres, pour la demoiselle qui venait de se réveiller. Un mardi fade, où le désespoir mêlée à l'amertume la consumait lentement. Elle était assise, encore en robe de chambre, dans le trop grand salon, trop luxueux et, à la fois, trop vide, du second étage du Manoir Shafiq... De son manoir. La demoiselle buvait un thé brûlant, pourtant, elle avait l'impression de se noyer, avec une lenteur morbide, dans une eau glacée. Malgré la présence de son frère à ses côtés, la métamorphomage avait encore beaucoup de mal à se faire à l'idée de la disparition de sa famille, preuve en était ses cheveux lisses, sombres, qu'elle ne parvenait pas, plus, à changer. Tous morts, massacrés par le même être qu'elle avait...

La pensée, bien qu'elle l'eût chassée, la figea sur place. La tasse qu'elle tenait lui échappa des mains, venant se briser à ses pieds. Les yeux vides, elle observa les morceaux coupants sans faire un geste. Puis, d'une voix monotone, elle prononça le nom de l’elfe de son père. Rien. Le silence lui répondit.
Idiote. Il n'y avait plus âme qui vécût encore dans la demeure. L'homme avait massacré tout le monde, sans aucune distinction. Les plus âgés, les adultes, les elfes et les animaux. Même les enfants. Plus rien. Seul Levine et elle avaient survécu au carnage. Par chance. Secouant légèrement la tête, la demoiselle sortit sa baguette de sa poche. Celle-ci ne la quittait plus. D'un sortilège informulé, elle fit disparaître les morceaux brisés et le liquide brûlant se rependant au sol. Elle se releva ensuite et se dirigea d'un pas traînant vers la sortie, dans l'idée de se rendre dans la salle de bain la plus proche. Ses yeux se posaient parfois sur un vase, un tableau, un lustre, mais elle ne voyait pas réellement le décor. La demoiselle était perdue dans ses sombres songes, bien loin de la réalité.

L'eau bouillante sur son corps eut l'effet bénéfique de chasser les dernières traces de sommeil de son visage, mais cela ne l'empêcha pas de laisser ses pensées vagabonder. Son esprit était devenu un véritable capharnaüm, les rêves, les pensées, les cauchemars se mélangeant les uns aux autres sans qu'elle n'y pût rien. Il n'y avait que quand la situation l'exigeait que l'entrainement quasi-militaire, qu'elle avait reçu depuis son enfance, reprenait le dessus, la forçant à se concentrer réellement. C'était bien loin d'être le cas, pour le moment, la demoiselle n'ayant même pas un cours de la journée. Sa main glissa le long du carrelage, sur le mur, pour venir stopper l'eau bouillante. Elle sortit de la baignoire, s'enveloppant dans une serviette. Elle prit bien soin de ne pas regarder son reflet dans le miroir en sortant de la pièce, l'évitant au possible depuis la mort de... l'autre.

La Shafiq traversa lentement le manoir, se dirigeant vers l'aile ouest, où se trouvait ses appartements. Elle y parvint relativement vite, malgré la grandeur impressionnante de sa demeure. Elle pénétra dans la pièce, ne faisant aucunement attention à ce qui s'y trouvait, se dirigeant vers le dressing. Elle ne remarqua pas la présence d'un volatile la suivant des yeux, avec une étrange patience. Ce ne fut qu'après s'être vêtue, plutôt à la va-vite, dans l'idée de fuir le manoir, qu'elle prit conscience de l'oiseau. Il s'agissait d'un hibou, un grand-duc si elle ne se trompait pas, posait sur le rebord de la fenêtre qu'elle avait laissée ouverte. L'oiseau lui tendit simplement sa patte droite, dévoilant une missive. La métamorphomage la prit, s'apprêtant à caresser l'oiseau, mais celui-ci ne lui en laissa pas le temps, s'envolant directement dès qu'il fut débarrassé de son fardeau.

La demoiselle ne s'intéressa pas directement à celui-ci, récupérant son manteau avant de prendre sa baguette et d'un tour complet, transplaner le plus loin possible de chez elle. Elle atterrit dans la petite cour, menant au chemin de traverse. Elle pénétra dans le Chaudron Baveur, saluant rapidement le gérant, avant de sortir, tête baissée, vers le monde des moldus. Devant la porte, enfin, la demoiselle observa la lettre. La couleur lui fit froncer les sourcils, avant qu'elle la retournât, observant le cachet de cire la scellant. Une exclamation de surprise lui échappa, alors qu'elle la retournait vivement pour lire l'inscription sur l'enveloppe.


Miss Shafiq Astrid,
Manoir de la Noble et Ancienne Maison des Shafiq,
Position inconnue.

Elle cligna des yeux, plusieurs fois, avant d'ouvrir la lettre, plus que tremblante. Pour être franche avec elle-même, Astrid devait bien s'avouer qu'elle ne s'était pas attendue à recevoir ne serait-ce qu'une réponse. De fait, celle-ci lui donnait de l'espoir. Un espoir fin, qu'elle qualifiait mentalement de médiocre, mais tout de même bien présent. Son regard s'était légèrement illuminé, alors qu'elle essayait d'ouvrir l'enveloppe. Rogue, ce sale traître, jugeait-il plus prudent de l'avoir dans son école, de manière à pouvoir la surveiller ? La réponse, peut-être, se trouvait entre ses mains. Elle espérait que ce fût le cas. Après tout, si elle pouvait faire ses stages là-bas, elle pourrait essayer d'aider les élèves. De plus, sans cela, elle était bonne pour redoubler son année, vu que ni Dumstrang, ni Beauxbâtons ne voulait d'elle. Elle ne connaissait pas les autres écoles du monde magique et, même, elle ne se voyait pas voyager en dehors de l'Europe. Ce fut avec une joie mêlée à une certaine crainte d'un refus catégorique qu'elle entreprit la lecture de la lettre.

COLLÈGE DE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE

Miss Shafiq,

Suite à votre demande d'intégrer notre prestigieuse école pour y effectuer vos stages, il vous est demandé de vous rendre dans mon bureau, à 14 heure, ce même jour. Aucun retard ne saurait être toléré.
Cordialement,
Severus Rogue,
Directeur de l'école.

Plus bref, tu meurs. La pensée fit sourire Astrid, qui se retint à grande peine de faire une danse de la joie. Bon, il n'acceptait pas clairement dans sa lettre, mais Astrid se doutait bien qu'il comptait la garder à Poudlard. Elle secoua légèrement la tête, faisant volte-face pour retourner dans le pub. Il était près de midi, la demoiselle s'étant levée relativement tard, après une nuit plus qu'agitée. Malgré tout, toute trace d'abomination avait quitté son esprit, ne laissant que l'espoir. C'était sa manière à elle de sortir de ses obscurs transes, de parvenir à se contrôler quand il le fallait. Elle commanda un repas au patron, lui payant, avant de l'emporter. Elle préférait le manger sur la route pour ne surtout pas arriver en retard. Rogue était un mangemort, un qui savait forcement ses allégeances et elle ne doutait pas qu'il la tuerait au moindre faux-pas...

Alors qu'elle s'apprêtait à transplaner avec son déjeuner, dans un sachet, à la main, elle se figea. Si c'était un piège... Elle courrait droit dedans. L'euphorie qui l'avait prise plusieurs minutes plus tôt s'estompa d'elle-même, laissant place aux doutes. Rogue était-il assez retord pour lui faire miroiter ce qu'elle voulait, l'attirant dans une pièce, pour l'assassiner et ramener sa tête à son cher maître, en brave toutou bien docile..? Avait-il seulement dit à Lord Taré-de-première qu'elle faisait partie de l'Ordre du Phœnix ?

Secouant la tête, la demoiselle transplana à Près-au-Lard. L'air glacé s'engouffra dans son manteau encore ouvert et la demoiselle le referma, espérant que le cuir d'agneau souple lui permettrait de gagner un peu de chaleur. Sortant son repas, tiède, composait simplement de quelques sandwichs qu'elle engloutit rapidement, la demoiselle reprit sa marche. Peut-être l'avait-il dit, ou peut-être pas. Elle n'avait aucun moyen de la savoir, à bien y réfléchir. Elle n'avait pas eu l'impression de faire l'objet d'une surveillance accrue par le ministère, la loyauté relativement connue de son frère pour La-Folie-Personnifiée, son nom et son sang, devant certainement y aider...

La demoiselle continua de se triturer les méninges durant tout le trajet, évitant le plus possible les détraqueurs qui erraient ci-et-là. Quand elle parvint jusqu'au portail de l'école, elle revint à la réalité. L'attendant avec un sourire à faire froid dans le dos, la nouvelle professeure d'étude des moldus était plantée comme un piqué, les bras croisés. Astrid frissonna en la voyant, le doute se ravivant malgré lui.
Les détraqueurs. C'est leur présence. Calme-toi. 

- En avance, prononça la femme froidement, presque... cruellement.

La jeune femme la salua d'un signe de tête polit, ne prononçant pas un mot. Amycus Carrow ouvrit le portail, le refermant dès que la métamorphomage fût passée.


- Vous connaissez le chemin, Miss Shafiq, reprit la mage noire sur le même ton, sans se départager de son sourire. Je ne vous accompagne pas, j'ai un cours à donner dans quelques minutes.

Ah... C'était peut-être pour ça qu'elle paraissait si mauvaise, à la réflexion. D'après ce qu'avait entendu Astrid, au centre de formation, les cours d'études étaient plutôt devenus des cours de haine aux moldus... Et les élèves n'étaient pas vraiment bien logés avec une professeure pareille. Elle observa ladite professeure se diriger vers le château, avant de marcher dans ses pas. D'après ce que venait de lui dire la femme, Astrid en déduisait qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps avant que la cloche sonnât les 14 heures. Elle accéléra le pas, se forçant à oublier ses doutes. Au pire des cas, la Shafiq se savait loin d'être médiocre en duel et elle avait même, éventuellement, des armes que le mangemort ne connaissait pas, si elle devait se défendre suite à un piège.

Durant le trajet jusqu'au second étage, la demoiselle croisa plusieurs élèves qui l'observèrent d'un œil curieux. Rien d'étonnant. Ils devaient certainement se demander ce qu'elle faisait-là, s'ils la connaissaient, ou encore qui pouvait-elle être, si ce n'était pas le cas. Elle remarqua même un garçon de septième année la suivre des yeux presque en bavant, lui arrachant une grimace. Astrid savait qu'elle faisait bien plus jeune que son âge, mais de là à... Ni pense plus. Elle chassa l'adolescent de son esprit comme l'on chassât une mouche gênante.

Finalement, peut-être trop rapidement à son goût, Astrid arriva devant la gargouille protégeant l'accès au bureau directoriale. Celle-ci s'anima dès qu'elle remarqua la présence de l’étudiante, lui laissant libre accès aux escaliers en spirale. Astrid les grimpa quatre à quatre, s'arrêtant après son ascension. Elle plaça par réflexe sa baguette dans sa manche gauche, de manière à pouvoir la récupérer très rapidement si jamais le "rendez-vous" tournait mal. Enfin, elle frappa trois coups à l'aide du heurtoir, attendant l'autorisation de pénétrer dans la pièce. Autorisation qui arriva rapidement, de la voix froide caractéristique du traître. Extrêmement tendue, la demoiselle poussa le portail la menant peut-être en enfer. Astrid lissa son visage au mieux.


- Professeur Rogue, dit-elle d'une voix calme, où transpirait tout de même une pointe de dégoût.

Le visage inexpressif, elle inclina la tête avec raideur, se plaçant devant lui, droite, les mains dans le dos. Au moindre mouvement suspect de l'homme, la demoiselle était prête à lui envoyer un nombre impressionnant de maléfices, toutes magies confondues. Elle se les repassait en tête, ses yeux vairons braquaient sur le mangemort qui avait pris la place du grand Directeur qu'il avait lui-même assassiné lâchement.


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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Mer 2 Nov 2016 - 12:21

Difficile de suivre à la trace un homme habitué à disparaître aussi vite sans laisser la moindre preuve derrière lui... Rogue transplana de nouveau avec un profond sentiment de frustration, ayant de nouveau perdu la trace du Seigneur des Ténèbres, qui avait de nouveau quitté le pays pour l'une de ses mystérieuses affaires. Obtenir des informations sur ses déplacements, ses buts et objectifs était de plus en plus ardu et pénible, le directeur ne progressait qu'avec lenteur et ce qu'il parvenait à obtenir devait aussitôt être caché au plus profond de son esprit pour que personne ne sache ce qu'il poursuivait. Espionner le seigneur des Ténèbres, voilà bien la tâche la plus difficile de son quotidien, depuis bien des années, lui qui parvenait si bien à dissimuler toutes ses traces et ses passages... Dumbledore aussi avait toujours eu le plus grand mal à enquêter, récolter des informations, retrouver des personnes très spéciales et en savoir plus. Ce qu'ils savaient aujourd'hui était encore bien maigre et loin d'être suffisant. Le plus grand problème, actuellement, était de découvrir le prochain objectif du mage noir. Il avait conquis le Royaume-Uni, était au sommet de sa force, avait mis en sécurité chacun de ses Horcruxes et croyait encore, point très important, que tous étaient ignorés et en sécurité. Et maintenant ? A quoi bon tous ces voyages ? Cherchait-il encore de nouvelles cachettes plus sûres ? Etait-il à la recherche d'un pouvoir en particulier ? D'alliés à l'étranger ? D'une assise pour étendre sa conquête ? De rivaux à éliminer ? Que voulait-il ?

La matinée était déjà bien avancée lorsque Severus fut de retour à Poudlard, filant jusqu'à son bureau en empruntant les passages secrets afin d'aller plus vite et de ne croiser personne. Il était lassant de croiser les inspecteurs, Carrows ou autres dans les couloirs et de s'entendre toujours demander pourquoi il ne se présentait plus jamais dans la Grande Salle, reprocher insidieusement de ne pas s'occuper assez bien ou vite de la gestion administratives de l'école, de ne pas rencontrer assez régulièrement, même plus du tout, les différents directeurs de maison, et ainsi de suite. Oui, il délaissait beaucoup la gestion quotidienne de l'école et McGonagall s'occupait de bien plus de travail que d'ordinaire à cause de cela, il le savait très bien, et très honnêtement, s'en moquait à un point royal. Tant qu'elle s'occupait de l'école, elle s'occupera moins de fourrer son nez là où il ne le fallait pas, elle ne pouvait plus mener la guerre sur le front à son âge, alors tant mieux si la paperasse lui prenait beaucoup plus de temps que prévu, en plus de sa charge de professeur et directrice de maison. Chacun ses problèmes. Severus claqua un peu la porte du bureau en rentrant, faisant à moitié bondir Fumseck qui, pour une fois, était posé sur son perchoir et somnolait. Le phénix n'était plus souvent présent dans les parages depuis la mort de Dumbledore, même si Rogue était sûr qu'il comprenait très bien la situation, il pensait que cette bestiole avait pu saisir la teneur des conversations entre lui et le vieux barbu.

Jetant un regard aux papiers sur le bureau, son regard accrocha un instant la candidature d'une autre apprentie, la gamine de l'Ordre, attendant toujours d'être traitée. Bon, autant de se débarrasser de ça aussi, aujourd'hui, ce sera au moins fait. Severus fit voler un morceau de parchemin vierge jusqu'à lui puis rédigea une réponse très brève pour lui poser un entretien, en début d'après-midi, avant de l'envoyer. Voilà qui fera pas mal d'apprenties à traîner dans leurs pattes cette année, enfin soit, si Shafiq voulait revenir dans cette école jouer les défenseurs des nés-moldus en brave petite membre de l'Ordre très dévouée, libre à elle, elle ne sera pas la seule. McGonagall sera sûrement ravie de voir débarquer une alliée, comme les élèves, la lutte continue, vive la résistance ! Grimpant dans ses appartement après l'envoie, Severus mangea un peu, ou plutôt se força à manger, puis se passa de l'eau sur le visage, observant un bref instant son visage amaigri dans le miroir. A trente-sept ans, il avait le sentiment d'en avoir plus de quatre-vingt, tant cette vie lui pesait. Le temps passait à la fois trop vite et trop lentement, ce sentiment d'urgence ne le lâchait jamais, il n'en faisait pas assez. Il y avait sûrement plusieurs moyens d'être plus rapide et efficace... Si seulement au moins une autre personne était autant impliquée dans les plans de Dumbledore, il aurait pu compter sur elle, les tâches auraient pu être partagées ! Il aurait pu ne pas devoir tout mener seul.

Ceci dit, des alliés, il en avait... Il y avait des personnes sur cette terre sur qui il pourrait compter, moyennement quelques arrangements et précisions pour protéger le plan initial et ne pas tout faire échouer. Des personnes qui, comme lui, comprenaient très bien la nécessité de se salir les mains lorsqu'il le faut, qui acceptaient les tâches les plus ingrates, de perdre tout honneur ou sentiment de sécurité. Peut-être pouvait-il... Le souvenir de Dimitrov vint alors s'imposer de nouveau dans son esprit et il grimaça, revoyant le Russe étendu au sol, les yeux clos, aussi pâle que le givre l'entourant. Même s'il n'était pas mort à cause de lui, Severus ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir de ne pas l'avoir retenu alors qu'il courait vers sa propre mort. Il aurait dû le retenir... Son fils vivait, soit, aujourd'hui en sécurité chez sa tante, loin de la Russie, cela n'empêchait pas qu'il avait perdu ses deux parents. Rogue inspira profondément pour se calmer puis s'occupa d'autres affaires pour s'éclaircir l'esprit, jusqu'à l'arrivée de Shafiq, qu'il avait presque oublié avec toutes ces histoires. Bien, revenir au sujet de l'entretien, il pensera au reste plus tard... Le décollage était si important entre ces tracas obligatoires d'entretiens professionnels et ce qu'il devait faire pour cette guerre que s'en était très troublant. Ce jeu d'équilibriste permanent l'usait jusqu'à la corde.

– Professeur Rogue, dit-elle d'une voix calme, où transpirait tout de même une pointe de dégoût.

Elle le salua avec la rigidité d'une porte de prison, placée de telle manière qu'il n'avait aucun doute sur le fait qu'elle était prête à se battre chèrement pour défendre sa vie au cas où il tenterait de l'assassiner. Soyons sérieux, une minute, il ne pensait tout de même pas à assassiner toutes les personnes qu'il croisait dans la journée et cette gamine ne pouvait pas savoir qu'elle était très loin d'être la première sur sa liste. Il avait un plus gros poisson en vue... Enfin peu importe. Severus lui rendit son salut d'un ton très neutre puis l'invita à venir s'asseoir, prenant lui-même place dans son fauteuil. Bien, bien, bien, revoir une tête de l'Ordre du Phénix était bien "agréable", ça le changeait un peu des mangemorts ou des idiots qu'il voyait bien souvent.

– Très bien, concernant votre demande de venir ici pour votre année d'apprentissage... Vous êtes consciente, au moins, que les cours de défense contre les forces du mal n'existent plus ? En tant que membre de l'Ordre, serez-vous capable de tenir le rythme et de faire ce qu'on vous demande ?

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Jeu 3 Nov 2016 - 22:42


Astrid avait toujours été fascinée par la froideur ou la neutralité que le Maître des Potions face à lui parvenait à utiliser. Elle en venait parfois à croire qu'il était fait pour ça, ce qui, elle devait bien l'avouer, en devenait presque dérangeant. Et il en fallait pour déranger l'étudiante. Pourtant, il y parvint, par sa simple salutations. Il proposa ensuite à la métamorphomage de s'asseoir, prenant lui-même place dans le fauteuil directorial.

La demoiselle resta complètement figée, pourtant. Elle en avait même fait tomber sa baguette au sol, cruche comme elle pouvait l'être. En même temps, le sursaut qui l'avait prise quand elle avait vu l'oiseau... Sa présence l'avait... surprise et, encore, c'était un euphémisme. Sa beauté céleste, son maintient si particulier. L'oiseau chantonna quelques notes, envoûtant plus qu'elle ne l'était déjà la demoiselle. Fumsec avait toujours eu un effet... particulier sur elle. Le phénix la regardait avec une sérénité qui la fit frissonner. Elle détourna le regard. Comment l'oiseau parvenait-il à rester dans la même pièce que le lâche qui avait osé assassiner son ancien maître ? Elle ne parvenait pas à comprendre.

Se giflant mentalement, la mercenaire se détourna de l'oiseau, ne supportant pas de le voir dans cette pièce. Il aurait dû partir, retrouvait sa liberté... Mais non, il restait là à les observait, Rogue et elle. Astrid jeta un regard au tableau représentant l'ancien illustre directeur de Poudlard. Il somnolait tranquillement, sans se soucier de ce qu'il se passait. C'en était presque étrange, alors que l'homme qui avait assassiné l'original se tenait sur le siège qui lui avait appartenu... Elle secoua la tête, essayant d'éclaircir ses pensées. Machinalement, elle vint prendre place en face du mangemort, après avoir ramassé sa baguette.


Très bien, concernant votre demande de venir ici pour votre année d'apprentissage... Vous êtes consciente, au moins, que les cours de défense contre les forces du mal n'existent plus ? En tant que membre de l'Ordre, serez-vous capable de tenir le rythme et de faire ce qu'on vous demande ?

Un sursaut, un nouveau. Rogue venait de la ramener à la réalité avec la brutalité d'un doloris. Elle s'était attendue à ce qu'il parlât de l'Ordre, à un moment où un autre, mais aussi vite ? Non, elle n'y était pas prête, pas encore. Ses muscles se crispèrent, son souffle se coupant dans sa gorge quelques secondes. Ses yeux vairons étaient légèrement écarquillés, observant le professeur. Puis, comme une seconde gifle, la première phrase du mage noir lui revint en mémoire. Vous êtes consciente, au moins, que les cours de défense contre les forces du mal n'existent plus ?

- Avez-vous au moins lu ma lettre ?! Vous sauriez que oui, je le sais, si c'était le cas.

La réplique était sortie toute seule, agressive. La demoiselle était clairement sur la défensive. Combattre un mage noir sur le terrain était une chose, se retrouver devant l'un d'eux, le traître, en prime, à parler d'avenir en était une autre. Une autre bien désagréable. Elle ne savait pas comment réagir, elle ne savait pas ce qu'elle devait dire, faire... Certes, elle voulait ce stage. Non pas qu'enseigner la magie noire allait forcement lui plaire, mais Astrid considérait qu'il fallait connaître les armes de son ennemi pour les retourner contre lui, de toute façon, donc elle ferait avec... Et puis, l'autre phrase, sur l'Ordre... Elle fronça les sourcils, avant de reprendre la parole, une autre question fusant avant même qu'elle eût le temps de la formuler clairement dans son esprit.

- Vous leur avez dit ? Ils ne savaient pas, pour moi, avant que vous...

Un regard vers Fumsec, malgré elle et sa phrase mourut dans sa gorge. Avant qu'il quoi ? Pourquoi ce foutu piaf se trouvait-il ici ?! Un grognement échappa à la métamorphomage, la faisant ressemblait à un animal sauvage acculé. Par ce Toutankhamon de Serpentard, elle ne parvenait même plus à réfléchir convenablement, alors que 36 000 questions venaient se bousculer dans sa tête, sans qu'aucune réponse ne parvint jusqu'à son esprit. Ce qu'elle détestait ce sentiment d'impuissance grandissant qui la prenait insidieusement. Elle s'était imaginée contrôler le rendez-vous, quelques heures plus tôt, et la voilà incapable de formuler une phrase complète. Ses yeux ne lâchèrent pas l'oiseau, alors que la demoiselle explosait.

- Pourquoi ? Pourquoi il est là, lui, alors que vous avez tué le Professeur Dumbledore ? Et pourquoi m'accepter, alors que vous savez très bien pour mes allégeances et que vous vous doutez que je n'ai pas l'intention de rester les bras croisés à attendre que ça passe ? Non pas que je sois suicidaire, même si vous pouvez très certainement vous poser la question, vu ce que je vous demande ; j'ai bien l'intention de "suivre le rythme". Enseigner la magie noire ne me gène pas. Ça ne veut pas dire que mes élèves seront des cobayes ou encore que je tolérerai tout ce que vous voulez que je tolère.

Puis, avec une certaine difficulté, elle parvint à articuler quelques mots, à la suite.

- Mais je ferai mon possible.

Un soupire lui échappa et elle se rassit. Elle n'avait même pas eu conscience s'être relevée pour faire les cent pas, tout en parlant, ses yeux toujours hypnotisés par le phénix qui l'observait en retour sans broncher. Elle se détacha enfin du spectacle que lui offrait Fumsec, trouvant les puits sans fond qui servaient d'yeux au sombre professeur. Elle serra les dents, attendant les réponses que lui donnerait l'homme. Un homme qu'elle avait eu l'audace d'admirer ouvertement quand ses camarades le haïssaient. Un homme qui avait trahi une cause en laquelle elle croyait. Elle avait l'impression, en le regardant, bien que ce fût une idiotie et qu'elle le savait pertinemment, qu'il l'avait trahi elle, personnellement. Et sa trahison en était que plus douloureuse, surtout maintenant qu'elle en prenait complètement conscience, assise face au nouveau directeur d'une école qui tournait de manière de plus en plus tordue. Serdaigle, Poufsouffle et Gryffondor se retourneraient dans leurs tombes si on leur disait... Une grimace déforma les traits d'Astrid et, malgré elle, elle détourna le regard, qui se posa naturellement sur le portrait d'Albus Dumbledore.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Ven 4 Nov 2016 - 18:59

Shafiq ne devait sans doute pas s’attendre à ce qu’il aborde aussitôt le sujet qui fâche, au petit sursaut qui vint la saisir et à la pâleur envahissant son teint déjà trop blanc pour qu’on puisse la croire en bonne santé. Allons, on se remet, elle devrait savoir mieux se tenir que cela, à la fois en tant que membre de l’Ordre et en tant qu’apprentie pour les cours de magie noire. Se comporter ainsi ne lui donnait que très peu de crédibilité, surtout pour une femme qui sera amenée à travailler en collaboration direct avec Carrow. Le mangemort s’attendait sans doute à recevoir un ou une apprentie à la tête dure et pro-Voldemort, une personne aussi sadique et malade que lui-même, pas une fillette à peine pubère et adulte laissant entrevoir gêne, peur, malaise ou colère dès le mot de trop. Il tapota légèrement les doigts sur le bois très sombre de son bureau, près de la lettre à laquelle il n’avait jeté qu’un bref regard et du dossier de la gamine. Pas besoin de ça pour la connaître, il avait déjà enquêté longuement sur chacun des membres de l’Ordre encore en vie, qu’ils soient dangereux ou non, ayant besoin de collecter le maximum d’informations pour mieux les suivre à la trace et savoir repérer en urgence ceux qu’il faudra, au cours de cette guerre. Dommage que ceux qui aideront le plus facilement Potter étaient aussi de ceux qui savaient le plus mal se protéger. Maugrey aurait pu être d’une telle aide s’il n’était pas mort.

– Avez-vous au moins lu ma lettre ?! Vous sauriez que oui, je le sais, si c'était le cas.

Non, il ne l’avait pas lu, ou du moins, pas après la première ligne, déclarant son objet. Et au-delà de cette demande, Rogue souhaitait surtout savoir si cette fille avait bel et bien les tripes pour enseigner ici et supporter la pression ou si elle sera un simple boulet qui s’évanouira à la moindre émotion un peu forte. Ou pire, qu’elle se révèle être une apprentie naïve, fonçant dans le tas à la première occasion avec de très fortes tendances suicidaires. Il y avait des limites à ce que Severus pouvait faire pour protéger les personnes vivant dans ce château, si certaines d’entre elles ne cessaient de se mettre bêtement en danger et toujours foncer sans jamais penser à s’entourer de la moindre précaution, comment pouvait-il lutter contre la mort qui les attendait ? Navré, Dumbledore, on pouvait exercer la magie sans être capable de miracle.

– Vous leur avez dit ? Ils ne savaient pas, pour moi, avant que vous…

Quelle perturbation incroyable dans ce jeune esprit, tout cela pour une simple question. L’oiseau de Dumbledore également semblait fortement la troubler étant donné le regard qu’elle lui lança. Fumseck, de son côté, n’était lui pas plus perturbé que cela, agrippé à son perchoir doré sans montrer le moindre signe qu’il s’intéressait à autre chose que les graines et l’eau près de lui. Rogue la regarda se lever d’un bond, dans un geste sans doute inconscient vu son état, toujours le regard braqué sur l’oiseau rouge et or. Dans son dos, Rogue perçut le petit souffle caractéristique du vieillard cinglé lorsqu’il s’efforçait de retenir un petit rire. Oh bien sûr, lui pouvait se permettre de trouver ça drôle, ce n’était plus lui qui avait la charge de cette école. Facile de se moquer une fois qu’on avait passé la main. Cela dit, Severus trouvait assez étonnant le contraste entre cette toute jeune femme et Cassidy, dans la gestion des émotions et du sang-froid. Il n’y pas à dire, les mangemorts restent définitivement plus doués pour apprendre à leurs gosses et aux nouveaux adeptes du mouvement à étouffer leurs émotions et surtout, à ne plus jamais les laisser échapper de leur vie entière, quoi qu’il arrive. Peu importe qu’il y ait des guerres, des massacres, qu’ils perdent tout, les émotions étaient des armes contre vous et devaient rester sous clé.

– Pourquoi ? Pourquoi il est là, lui, alors que vous avez tué le Professeur Dumbledore ? Et pourquoi m'accepter, alors que vous savez très bien pour mes allégeances et que vous vous doutez que je n'ai pas l'intention de rester les bras croisés à attendre que ça passe ? Non pas que je sois suicidaire, même si vous pouvez très certainement vous poser la question, vu ce que je vous demande ; j'ai bien l'intention de "suivre le rythme". Enseigner la magie noire ne me gène pas. Ça ne veut pas dire que mes élèves seront des cobayes ou encore que je tolérerai tout ce que vous voulez que je tolère.

Hum, pas suicidaire, vraiment ? Le directeur attendait des preuves concrètes avant de la classer définitivement hors de cette catégorie. Une catégorie où il avait d’ores et déjà fourré le petit bibliothécaire du château. Encore que… Holbrey n’était pas réellement un suicidaire, c’était plutôt un joueur. Un joueur compulsif qui mettait absolument tout sur le tapis et qui ignorait quelles étaient les limites à ne pas franchir. Il jouait avec tout sans pouvoir s’arrêter, restait au destin de décider s’il aura la chance de ne pas se brûler les ailes avant d’être assez vieux pour comprendre que c’était un moyen de fuite comme un autre.

– Mais je ferai mon possible.

C’est cela… Si elle faisait son possible, il ne restait qu’à espérer que ce sera d’une façon plus subtile que ne pouvait le faire McGonagall ou le petit groupe d’élèves résistants qui se cachait au septième étage dans la Salle sur Demande. Un groupe ne cessant de s’agrandir à mesure que les jours s’écoulaient, toutes maisons confondues. Elle finit enfin par se laisser lourdement tomber sur le fauteuil, soutenant son regard un bref instant avant de le reporter sur Dumbledore, sommeillant dans son tableau.

– Je n’ai pas révélé votre allégeance envers l’Ordre du Phénix, dit-il d’un ton très tranquille. Si vous êtes assez idiote pour laisser échapper cette information au grand jour, ce sera votre problème. Vous laissez éclater vos émotions si facilement. Votre crédibilité en tant qu’apprentie de magie noire passera par le contrôle que vous serez capable d’exercer sur vous-même. Du moins, si vous êtes vraiment apte à « faire de votre mieux ».

Tendant la main, il laissa devant elle le programme officiel des cours de magie noire, à la fois pensé par Carrow et le Ministère de la Magie, pour cette si charmante nouvelle année, tout en soulignant d’une voix froide qu’elle sera sous la responsabilité du professeur Carrow durant cette année scolaire. Qualifier cet homme de professeur était une véritable insulte envers cette école, enfin, chacun devait bien composer avec, il n’y avait pas le choix. Il lui laissa un petit instant pour consulter, ou non, peu importe, la feuille où était inscrite le programme.

– Quelles sont vos capacités réelles pour ce poste ? Au-delà de l’entraînement familial ou de celui reçu avec l’Ordre, qu’êtes-vous capables de faire ? Qu’êtes-vous capable d’apprendre aux élèves ?

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Dim 6 Nov 2016 - 14:09


- Je n’ai pas révélé votre allégeance envers l’Ordre du Phénix, répondit Rogue d'un ton calme. Si vous êtes assez idiote pour laisser échapper cette information au grand jour, ce sera votre problème. Vous laissez éclater vos émotions si facilement. Votre crédibilité en tant qu’apprentie de magie noire passera par le contrôle que vous serez capable d’exercer sur vous-même. Du moins, si vous êtes vraiment apte à « faire de votre mieux ».

Il avait quand même le don de taper là où ça faisait mal. Astrid souffla un bon coup, fermant les yeux une demi-seconde pour reprendre un semblant de contrôle. Il avait entièrement raison. Un geste de travers et elle savait qu'ici, elle passerait l'arme à gauche. Il allait lui falloir jouer finement, de manière à ne pas attirer l'attention sur elle plus que nécessaire, tout en se montrant réellement apte à donner des cours sans s'émouvoir. Un soupire lui échappa et un sourire barra son visage quand son regard retrouva celui, sombre, de l'homme.

- Je ne vous ai jamais remercié, commença-t-elle, complètement hors-sujet, ce qui était voulu. Même si ce n'est certainement pas le moment, merci de m'avoir permise de réussir mes BUSEs et ASPICs de Potion. Sans vos interventions, je n'y serais jamais parvenu. Je tenais à vous le dire. Non pas que j'apprécie ce que vous êtes réellement, mais je ne peux pas vous enlever le fait que vous êtes un excellent professeur. Je ne serai pas ici sans vous, je vous dois donc d'être à la hauteur de vos attentes, si vous m'acceptez.

Il n'avait pas répondu à ses questions, en dehors de celle sur l'Ordre. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Elle restait malgré tout rassurée par le fait qu'il n'eût rien dit sur ses allégeances et, contrairement à ce qu'il pouvait peut-être penser... Non, elle n'était pas aussi idiote qu'on pouvait le penser et elle n'avait pas l'intention de se faire griller avant l'heure. Jouer finement, réfléchir réellement - même si elle devait s'avouer à elle-même que ce n'était pas toujours son fort - et dévoiler ses cartes qu'au moment propice, pas avant. Un personnage, voilà ce qu'elle allait devoir être et, si elle voulait ne serait-ce qu'avoir une chance d'y parvenir, il fallait qu'elle arrivât à le devenir dès maintenant. L'homme, à la suite, embraya froidement sur la personne qui serait son maître de stage. Carrow. Elle acquiesça simplement, si étant attendue. Travailler en collaboration avec un mangemort n'allait clairement pas lui plaire, mais elle n'avait pas le choix. La nécessité passait avant le reste en ces temps troublés.

Rogue plaça ensuite face à elle le programme de magie noire, qu'elle connaissait déjà pour avoir commencé à l'étudier à l'avance au centre de formation. Comme lui avait fait remarquer Remus durant sa première année, il fallait toujours prendre de l'avance pour éviter de se retrouver submergé. C'était une leçon qu'il lui avait enseignée en l'aidant à réviser alors qu'elle risquait de décrocher de ses études à cause de la fatigue, ne parvenant pas à associer son rôle de phénix et d'étudiante. Une erreur stupide qu'elle s'était jurée de ne plus commettre et la preuve en était là, alors qu'elle relisait le programme, le visage de marbre. Si certains passages restaient flous, elle se rappelait la plupart du programme, surtout pour certains sortilèges qui l'avaient marqué.

Après un petit instant pour qu'elle pût le consulter, le directeur de l'école reprit la parole. Il capta facilement l'attention de la métamorphomage.


- Quelles sont vos capacités réelles pour ce poste ? Au-delà de l’entraînement familial ou de celui reçu avec l’Ordre, qu’êtes-vous capables de faire ? Qu’êtes-vous capable d’apprendre aux élèves ?

C'était une bonne question. Comme souvent quand la demoiselle réfléchissait intensément en se forçant à ne pas adopter la position qu'elle prenait habituellement, son corps réagit de lui-seul. Des mèches cendrées apparurent dans sa chevelure, le châtain se mélangeant avec la nouvelle teinte harmonieusement. Elle s'appuya contre le dossier de sa chaise avant de prendre la parole, déjà plus décontractée.

- Ce que je suis capable de faire... Beaucoup de choses, mais de là à pouvoir l'expliquer avec des mots, non. Je n'y parviendrai pas.

Ce n'était sans aucun doute pas ce que Rogue attendait comme réponse, mais il s'en contenterait. Astrid n'était pas du genre à vanter ses propres mérites. Modeste, dirait certain, mais ce n'était pas toujours le cas. Simplement... Elle ne pouvait pas se permettre de développer réellement, ses connaissances étant souvent des secrets de famille. Les Shafiq n'avaient jamais été connus pour être très loquasses sur leur savoir.

- Et pour ce qui est des élèves... Un sourire amusé se dessina sur ses traits gracieux. J'ai bien l'intention à leur apprendre à survivre.

Non, pas à se défendre, pas à attaquer, mais bel et bien à survivre. C'était, selon elle, clairement ce qu'il fallait leur apprendre, à cette période. Leur apprendre à marcher dans les rangs, à fermer leur grande gueule d'adolescent et à se faire discret, tout en sachant se défendre, de manière brutale, s'il le fallait. Elle avait l'intention de leur enseigner à utiliser le feu, le pire de tous, pour le retourner contre leurs ennemies, quel qu'il fût, si le besoin se faisait sentir. Leur allégeance n'avait aucune importance pour elle.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Lun 7 Nov 2016 - 20:57

Cette fille perdait décidément tout contrôle de ses pensées, réflexes et émotions lorsqu’elle était soumise à un moment de stress ou lorsqu’elle était prise de court, une caractéristique plutôt ennuyeuse pour une personne qui allait être sous la tutelle d’un mangemort pur et dur en plus de devoir donner des cours de soutien en magie noire, du moins pour quelques mois. Rogue était resté parfaitement impassible lorsqu’elle l’avait tout à coup remercié pour ses examens, bien qu’il ne se souvienne pas d’avoir fait quoi que ce soit de particulier pour être ce qu’on pouvait décemment appeler un « bon » professeur. Ce n’était pas sa vocation et n’enseignait que parce qu’il n’avait pas le choix. Du moins, cela avait été ainsi durant des années… Pour cette année, enfin, il pouvait se permettre de choisir réellement s’il voulait ou non enseigner quelque chose à quelqu’un. Si l’élève en question était motivé, s’il en valait la peine, s’il réfléchissait de lui-même et si cela pouvait avoir le moindre intérêt ou utilité pour l’année à venir, pourquoi pas ? Rowle pourra se vanter d’avoir été la première à qui il avait accepté volontairement de donner cours sur le long terme et de vraiment réfléchir à ce qu’il fallait faire pour qu’elle progresse.

Cela dit, les Rowle, de façon générale, avaient au moins le mérite de ne pas avoir peur et de ne pas s’arrêter aux apparences. Surtout lorsqu’ils désiraient obtenir quelque chose. Enseigner à une personne à la fois sur des sujets très ciblés et précis était définitivement plus intéressant que de voir chaque jours des classes entières remplis de jeunes idiots dont la moitié ne savaient déjà pas tenir leur baguette correctement, alors à quoi bon leur demander d’être capable de préparer une potion, lancer un sort de protection ou attaquer à leur tour au cours d’un duel ? Severus pinça très légèrement les lèvres à cette pensée avant de retrouver son ai habituel, son regard glissant sur Shafiq alors qu’elle se redressait finalement. En plus de ses émotions, elle devrait également prendre garde à son apparence, si elle souhaitait survivre ici… Comme cette « très chère » Tonks, son don réagissait de lui-même sans qu’elle ne le contrôle, si elle n’y prenait pas garde. Garde. Enfin, tant que ce n’était que face aux Carrow, elle pourra sans doute s’en tirer, le frère et la sœur étaient aussi cruels qu’ils étaient profondément stupides, pas le genre à parvenir à analyser le comportement de leurs interlocuteurs. C’était suffisant pour le moment, Rogue ne demandait pas à cette gamine de venir tenir son jeu devant Voldemort. Ou de tenir tout court face à lui.

– Ce que je suis capable de faire... Beaucoup de choses, mais de là à pouvoir l'expliquer avec des mots, non. Je n'y parviendrai pas.

Severus haussa légèrement un sourcil, retenant une remarque acide. Si elle n’était pas stupide, autant laisser un minimum le bénéfice du doute, il la pensait en revanche bien naïve de croire que cette réponse conviendra à tous les mangemorts qu’elle croisera sur son chemin. Une fois de plus, le directeur trouvait particulièrement assommant d’avoir face à lui une personne ne pouvant exposer ses capacités, même en quelques mots simples, sans entrer dans les détails. Il ne lui demandait pas le détail des sorts qu’elle connaissait ni des démonstrations. Enfin… Peu importe. Il devra de toute façon l’observer durant un premier temps, comme il le faisait avec tout le monde, afin de juger ses capacités et son comportement. De prime abord, il ne songeait pas qu’elle sera un grand problème. En parfaite petite membre de l’Ordre, elle fera tout pour aider les élèves, rejoignant la clique de McGonagall, Hagrid et tant d’autres, tout en s’assurant de ne pas se faire torturer ou assassiner par Carrow, dans un de ses sursauts d’humeur. Il était plus facile de garder un œil sur les personnes de ce genre plutôt que sur celles ayant le pied dans le monde plus trouble des doubles-jeux et faut-semblants, comme Rowle. Il serait déçu qu’elle meure, alors qu’elle avait du potentiel.

– Et pour ce qui est des élèves… J'ai bien l'intention à leur apprendre à survivre.

Fort bien. McGonagall allait être plus que ravie de voir arriver cette alliée de l’Ordre, ce dernier manquait singulièrement d’effectifs ces derniers temps, particulièrement car ils continuaient à user des mêmes méthodes qu’autrefois, bien que ces dernières aient déjà prouvé leur totale inefficacité. Un léger reniflement sarcastique se fit entendre. Phineas Black, le seul qui ne faisait que très rarement semblant de dormir de tous les tableaux dans cette pièce, affichait un sourire ironique, assis nonchalamment dans son fauteuil en grignotant un de ses ongles. Severus ne lui accorda qu’un bref regard, sachant déjà ce qu’il brûlait sans doute d’envie de lancer et qu’il ne fera qu’une fois la nouvelle apprentie hors de cette pièce, voire de cette tour. Il avait pu observer tous les membres de l’Ordre grâce à son tableau, Square Grimmaud, se baladant dans la maison de ses descendants avec discrétion et jaugeant chacune des personnes y passant, même de façon très brève. Black avait sûrement bon nombre de commentaires, la plupart sans aucun doute particulièrement désobligeants, sur cette fille et son allégeance à l’Ordre du Phénix. Ce vieux grincheux n’épargnait jamais personne, se moquer des autres était un de ses passes-temps favoris.

– Votre tuteur se chargera de vous observer dans un premier temps et jugera ensuite si vous faites l’affaire, pour rester en apprentissage dans ce château, reprit Rogue d’un ton neutre en prenant le dossier. Il devra également vous aider pour votre thèse ou mémoire, en principe.

Sous-entendu, elle devra se débrouiller complètement seule car il était bien inutile d’espérer la moindre aide de la part de Carrow. Ce type n’était là que pour se défouler sur les enfants nés-moldus et tous ceux dont la tête ne lui revenait pas, rien de plus, il n’était pas compétent pour être un pédagogue véritable. Les apprentis de cette année jouaient définitivement de malchance… Entre cette fille qui devait supporter Carrow et Rowle qui devait composer avec un Slughorn la fuyant comme la peste, l’ambiance était particulièrement belle et entraînante, parfaite pour étudier. Il avait également oublié de mentionner les « escaliers » bien brutaux, cette année, comme on les avait jamais vu à Poudlard. Severus prit le contrat d’apprentissage de la fille, y jetant un rapide regard en biais avant de le lui donner pour qu’elle le signe. Paperasse administrative faite, la vieille chouette sera satisfaite de ne pas devoir s’en charger.

– Des questions sur votre apprentissage ?

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Ven 11 Nov 2016 - 22:11


Un reniflement sarcastique. Astrid détourna le regard de sa contemplation vers le tableau d'où provenait le bruit. Phineas Black. Son sourire ironique fit lever un sourcil amusé à la demoiselle. Elle n'avait jamais réellement apprécié le tableau, et il lui rendait bien, malgré les rares conversations civilisés et, pire encore, intéressantes que le mort et la vive avaient pus avoir. Sur la magie, principalement, ou encore les efforts de guerre. Enfin, ce n'était que du passé et, à l'époque, elle était clairement en contradiction avec certains détails pour l'Ordre - pas qu'elle fût présentement en accord avec tous leurs admirables principes... En même temps, élevée dans une famille de mercenaires, pour devenir une machine de guerre dès sa plus tendre enfance... C'était plus que logique.

- Bonsoir, Professeur.

Une simple parole, cordiale. Elle n'avait jamais été amicale avec ne serait-ce qu'un Black, le clébard compris. Ça n'allait pas commencer aujourd'hui parce qu'elle se trouvait face à un autre directeur de Poudlard. Toutefois, être polie était quelque chose qu'elle appréciait particulièrement, surtout avec des personnages qui, comme celui du tableau, ne l'étaient quasiment jamais. Après un sourire de façade pour le Black, elle reporta son attention sur le directeur, oubliant la présence néfaste de Phineas, qui l'observait, à présent, froidement.

- Votre tuteur se chargera de vous observer dans un premier temps et jugera ensuite si vous faites l’affaire, pour rester en apprentissage dans ce château.

Neutre. Le visage inexpressif. Le sombre professeur attrapa son dossier. Astrid avait clairement l'impression qu'il faisait cela dans l'unique but de... faire quelque chose de ses mains, de ne pas avoir à rester complètement stoïque devant elle, figé comme une statue ne pouvant ni parler, ni bouger, ni simplement vivre. Ses gestes avaient l'air complètement machinaux. Un automate. Il lui faisait penser à ces choses étranges du monde moldu qui n'existaient que dans un unique but. Ses yeux vairons brillèrent d'une intensité rare, l'observant d'une manière incompréhensible, l'expression de son visage étant elle-même illisible.

- Il devra également vous aider pour votre thèse ou mémoire, en principe.

En principe. Le message était bien passé. Elle allait se débrouiller seule. Elle n'avait, de toute façon, visiblement pas le choix. C'était du moins ce qu'elle pensait, vu les paroles de Rogue. Elle acquiesça lentement, une mèche de cheveux se déplaçant pour venir se déposer sur son visage, de manière à la gêner. Elle la plaça derrière son oreille sans un mot. Severus récupéra son contrat d'apprentissage dans le dossier, puis, après y avoir jeté un rapide regard, vint placer la feuille devant elle. Elle l'observa un instant, sans réellement le lire. C'était assez étrange de voir Rogue faire de la... paperasse. Corriger des devoirs, c'était une chose, mais elle avait toujours pensé que le nouveau directeur était plutôt du genre à être beaucoup trop occupé avec ses petites affaires de lèche-sans-nez pour penser ne serait-ce qu'à ce genre de futilités. Elle attrapa malgré tout une plume avec des gestes lents et signa le parchemin. Elle le retourna ensuite, le faisant glisser sur le bureau en direction de l'homme, sans se poser plus de questions.

- Des questions sur votre apprentissage ? demanda le Maître des Potions en le récupérant, toujours de son ton caractéristique.

Calme. Froid. C'était une constante, d'un "monde à l'autre". Rogue n'avait jamais été aimable, qu'il fût visiblement du côté de l'Ordre ou non. Au moins, ça ne changeait pas. C'était presque... réconfortant, d'une certaine manière, de voir que certaines réalités ne pouvaient pas être atteintes par l'arrivée d'un être complètement fou. Elle en aurait presque sourit. Presque. Son visage resta stoïque, malgré la légère contraction de sa mâchoire. Un rôle. Elle devait jouer son rôle. C'était précisément ce qui la poussa à répondre ainsi.

- Une seule. J'imagine qu'il me faudra m'entretenir avec le Professeur Carrow pour voir s'il a déjà une idée des cours que je pourrai donner ou s'il me laisse gérer moi-même, tout en vérifiant le "programme" que je préparerai ?

Enfin, ça, c'était dans l'optique qu'elle parvînt véritablement à garder sa façade, qu'elle savait pour le moment trop fragile. Dans l'optique qu'elle parvînt à se contrôler assez pour éviter d'assassiner le mangemort dès qu'elle le verrait, de parvenir à mettre sous clef ses pulsions meurtrières à l'égard d'un sadique qui, d'après ce qu'elle savait, prenait un réel plaisir à s'acharner sur des enfants qui n'avaient plus l'opportunité de se défendre. Un lâche, qui préférait s'en prendre à plus faible que soi pour éviter les retombés. Son visage avait beau gardait son expression glacée, il ronflait en elle une flamme brûlante qui ne rêvait que d'exploser, bien visible à présent dans son regard, rien qu'à l'idée de devoir jouer la docile devant un esclave. Bien que ne sachant pas comment, elle parvint à ne pas laisser filtrer ses émotions bouillantes sur son physique, même si ses yeux pouvaient la trahir, devenant deux phares aussi lumineux que deux soleils apparaissant dans un univers de ténèbres.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Jeu 17 Nov 2016 - 20:55

– Une seule. J'imagine qu'il me faudra m'entretenir avec le Professeur Carrow pour voir s'il a déjà une idée des cours que je pourrai donner ou s'il me laisse gérer moi-même, tout en vérifiant le "programme" que je préparerai ?

– S’il parvient à considérer ne serait-ce que votre existence, considérez déjà cela comme une victoire, grinça Rogue d’un ton pincé en se levant.

Détournant un instant son regard de la gamine, il alla ouvrir un placard placé en retrait dans le bureau, non loin du portrait de Black, puis fouilla dans les livres et documents qu’il contenait. L’ancien directeur de Serpentard et de Poudlard, à moitié avachi dans son tableau, glissa une petite remarqué désobligeante sur la manie des apprentis à « toujours se fixer sur un but inutile ou une thèse sans valeur au lieu de chercher à accomplir de grandes choses ». Voilà qui était oublier un peu vite que le but des apprentis était précisément de réussir ces fameuses thèses pour obtenir leurs examens et passer dans la vie active sans se poser trop de questions. De toute manière, la gamine ne se limitera pas à sa simple thèse, il suffisait de la regarder pour être convaincue qu’elle cherchera tous les moyens à sa disposition pour agir. Cela ne fera aucun mal à Carrow d’avoir de la résistance face à lui, histoire de le changer des mômes apeurés qu’il voyait tous les jours. Severus dénicha enfin le petit ouvrage qu’il cherchait, un livre assez abîmé et vieux, dont il s’était lui-même servi pour apprendre certaines méthodes de recherches pour la défense contre les forces du mal. Un manuel servant aux jeunes diplômés, désirant poursuivre dans le domaine, à gagner un peu plus de rigueur. Aujourd’hui, il n’avait plus besoin de ça, c’est pour cela qu’il le laissa tomber sur le coin du bureau, près de la nouvelle apprentie.

– Ça pourra toujours vous servir pour la préparation de votre thèse en fin d’année ou juste pour améliorer vos méthodes de travail. Gardez-le.

Au fond, même s’il refusait catégoriquement de l’avouer à haute voix, y compris sous la torture, Rogue aimait bien enseigner ses deux matières de prédilection, les potions et la défense contre les forces du mal. Il se sentait à l’aise avec l’une comme avec l’autre, comme il serait à l’aise à enseigner l’occlumancie, par exemple. Mais cela restait une des choses qu’il n’avouait pas et ne laissait pas non plus paraître lorsqu’il était en classe devant une trentaine d’élèves. Cela ne pouvait se deviner que lors de cours particuliers, où il se révélait plus patient que de coutume. Retournant derrière son bureau, il rangea assez vite le contrat signé à sa place initiale, sans même y jeter un autre regard.

– Si vous n’avez pas d’autres questions, sortez d’ici.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Dim 20 Nov 2016 - 13:47


- S’il parvient à considérer ne serait-ce que votre existence, considérez déjà cela comme une victoire, grinça Rogue d’un ton pincé en se levant.

Le message était bien passé. Elle allait devoir de débrouiller seule. Une habitude, depuis longtemps, endormie. Elle allait de nouveau devoir cultiver la solitude, et peut-être rabaisser certaines barrières. Elle ne voulait pas survivre, mais, il le fallait. Au moins un temps. Protéger les élèves, et, pour ce faire, ce protéger elle-même. Elle n'en avait plus réellement l'habitude. Après tout, avec le temps, les plaies s'étaient refermées, ne laissant que des cicatrices, qu'elle cachait du mieux qu'elle pouvait. Un léger soupire lui échappa, dans sa réalisation. Elle allait devoir se scarifier. Rouvrir ses plaies. Pour survivre, pour paraître ce qu'elle n'était pas. Ce qu'elle n'était plus. Ou, peut-être, redécouvrir celle qu'elle avait été, pendant un temps. La peur la submergea, bien que son visage, et son corps, ne réagissent pas. Elle ne voulait pas redevenir la gamine étrange. Elle ne le voulait pas, mais elle savait, à présent. C'était trop tard. Faire machine arrière, maintenant, ne lui était plus permis.

Suivant des yeux le professeur, elle l'observa sans un mot fouiller une armoire. L'observer lui permettait de ne pas sombrer. Pas maintenant. Elle ne se le permettrait, que plus tard, seule. Elle n'avait pas le droit de le faire ici, pas en sa présence. Après tout, il lui avait dit lui-même, à sa manière, qu'elle allait devoir jouer finement. Un échiquier géant, où elle devenait l'une des pièces maîtresses, dans sa propre partie. Une pièce blanche, peinte de noire, pour surprendre dans les dernières minutes. Pas avant. Il se rapprocha à nouveau d'elle, toujours avec ses gestes calculés, paraissant monotones. Il déposa un petit livre, vieux et abîmé, sur le rebord du bureau, près de la demoiselle.

- Ça pourra toujours vous servir pour la préparation de votre thèse en fin d’année ou juste pour améliorer vos méthodes de travail. Gardez-le.

Elle cligna des yeux. Une fois, puis deux. Son visage resta de marbre, belle statue figée. La stupeur, non visible. Une question fusa dans son esprit. Pourquoi ? Elle n'en avait pas la réponse. Elle se doutait, même, qu'elle ne l'aurait jamais. Mais, elle voulait savoir. Elle voulait connaître la pensée de l'homme, face à elle, pour une fois. Une seule fois. Elle entre-ouvrit la bouche, réfléchissant rapidement à la meilleure manière de formuler sa demande. Il ne lui laissa pas le temps d’émettre le moindre son.

- Si vous n’avez pas d’autres questions, sortez d’ici.
- J'en ai une.

Aucune réflexion. Juste la réalisation que, oui, elle en avait une et qu'elle refusait de partir, sans connaître la réponse. Elle voulait savoir. Pourquoi ? Elle n'en avait aucune idée, ne préférant même pas y songer. Mais, l'homme, le mangemort, le professeur face à elle la détenait. Alors, par pure curiosité, elle osa. Pour une fois, elle osa réellement, de son plein gré.

- Pourquoi me donner ceci, en premier lieu ?

Ce n'était pas exactement la question qu'elle voulait lui poser. Aussi, elle se reprit. Elle avala sa salive, et ferma les yeux quelques secondes, pour remettre ses idées en place. Ose. Ose. Ose. Ses yeux se rouvrirent, et se braquèrent dans ceux, sombres, de son vis-à-vis. Les mots fusèrent comme des sortilèges lancés à la volé.

- Pourquoi avoir tué le Professeur Dumbledore, Monsieur le Directeur ?

Sa voix, pourtant monotone, atone, résonna dans le bureau. Elle ne détourna pas le regard, mais se releva lentement. Elle voulait juste la réponse. Cette réponse. En espérant, réellement, que l'homme serait sincère. Elle se foutait d'être blessée. Elle se foutait de ne pas le supporter. La connaissance, seulement la connaissance. Et la compréhension. Elle voulait entrevoir, ce qui avait pu pousser un homme, comme lui, à trahir l'un de ses paires. L'un de ceux faisant partie de cette caste, si étrange. Une caste qu'elle n'atteignait pas, n’atteindrait jamais. Même ses doigts ne pouvaient effleurer leur réalité. Debout, la marionnette devint complètement immobile. Ses bras pendait le long de son corps mince. La patience, douce amie, vint l'envelopper de ses draps fins. Elle voulait la réponse, et elle l'attendait. Elle l'attendait, elle l'attendrait le temps qu'il faudrait à l'homme, au mangemort, pour répondre. Une vraie réponse. L'unique, celle qui, elle s'en doutait, ne viendrait pas directement. Ou, peut-être, ne viendrait jamais.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Mar 22 Nov 2016 - 13:24

– J'en ai une.

Si elle souhaitait savoir pourquoi Carrow ne profitera pas de la présence d’une apprentie à ses côtés pour renforcer la terreur sur les élèves en cours, c’était inutile. Le mangemort ne se souciait que de lui-même et de sa très chère sœur, en plus du pouvoir qu’il pouvait facilement obtenir. La présence de cette fille sera invisible à ses yeux que celle des collègues des autres matières. Mais ce n’était pas cela, elle demanda pourquoi il lui avait donné le petit livre puis s’interrompit une fois de plus, avec l’air de celui qui n’est pas sûr de vouloir se lancer. Que voulait-elle encore savoir ? Rogue ne répondit pas à la question sur le livre, le sujet était d’un désintérêt sans nom pour lui. Il se moquait qu’elle réussisse ou rate ses études ou qu’elle se sente à l’aise dans cette école pour l’année à venir, ce n’était pas son problème. Il ne lui donnait cela que pour agir, faire quelque chose, continuer à alimenter la façade somme toute, alimenter l’apparence « Je suis toujours en vie et j’agis au quotidien ». Une façade autant pour les autres que pour lui-même, sa vie n’était plus qu’un perpétuel jeu d’apparences et de faux-semblants. Refermant le placard dans un petit claquement, il revint près du bureau, croisant le regard de la jeune apprentie. Qu’elle se décide enfin, une bonne fois pour toutes. Qu’elle fasse preuve du fameux « courage » des membres de l’ordre pour oser poser toutes les questions les plus tordues qu’on puisse imaginer.

– Pourquoi avoir tué le Professeur Dumbledore, Monsieur le Directeur ?

Une question dont elle savait déjà la réponse officielle… Rogue lui rendit son regard, tandis qu’elle se levait, se demandant pourquoi tant de personnes trouvaient cette interrogation si importante. Ne leur suffisait-il pas de savoir qu’il était un mangemort ? Cette femme le savait, tous les membres de l’Ordre le savaient, Potter avait largement répandu chez eux ce à quoi il avait assisté et les professeurs de Poudlard avaient également eu vent de l’histoire. Même Slughorn, d’habitude si maître de lui, en avait été indigné et dégoûté, affirmant qu’il avait pourtant cru le connaître. En effet, il l’avait seulement « cru », rien n’aurait pu être plus faux de tout ce qu’il savait. Severus retint un soupir puis releva sa manche avec lenteur, laissant apparaître sur son bras la Marque des Ténèbres, aussi vivace et parfaitement visible qu’au premier jour où il l’avait reçue sur le bras. Une Marque affreuse et dégoûtante, un signe de ralliement, que l’on n’avait plus vu aussi bien durant des années, lorsque le mage noir était encore dans l’ombre. Il la portait depuis maintenant une bonne vingtaine d’années, l’ayant reçu alors qu’il avait quitté les bancs de Poudlard depuis à peine un jour ou deux, comme il y avait été destiné dès ses quatorze ou quinze ans. Une vie déjà toute tracée, dont il n’aurait jamais pu croire qu’elle prendrait un tel tournant.

– Voilà pourquoi. Je suis un mangemort.

Il abaissa à nouveau sa manche, le visage, comme à son habitude, vide de toute expression. Il était moins difficile de ne rien laisser paraître ces derniers mois, tant il avait terminé de brûler à jamais la plupart de ses émotions. Maintenant, si mademoiselle était satisfaite d’avoir obtenu un semblant de réponse à une question dont elle n’aura probablement jamais la véritable réponse, il était temps pour elle de partir et de tâcher de faire son trou dans ce château, sans se faire tuer les quinze premiers jours. Il lui fit signe de s’en aller, désignant la porte et lui lançant d’une voix froide de sortir de là. Poser ce genre de questions n’avait aucun intérêt, il était désormais assez clair qu’il était un mangemort et qu’il avait assassiné le professeur Dumbledore sur ordre. Personne n’avait besoin de savoir sur ordre de qui. Retournant derrière son bureau, il croisa brièvement le regard de Black, puis de l’oiseau de Dumbledore sur son perchoir doré. Deux tableaux et un phénix, seuls témoins fiables de ce qui était arrivé dans ce bureau. La vie n’en avait pas encore terminée d’être particulièrement ironique.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Mar 29 Nov 2016 - 9:19


Un soupire sarcastique s'échappa des lèvres du puma. Elle observa Rogue relever la manche de sa robe, dévoilant ainsi la si belle, et si terrible, marque des ténèbres. L'appartenance aux troupes de Voldemort, une marque de ralliement ? Non. Une marque de bétail, d'après elle, rien de plus, dont le Seigneur des Ténèbres étaient le berger fou. Rogue se rendait-il compte qu'il était prévisible ? Tellement prévisible, que s'en devenait presque comique. Ses paroles, qui plus était, confirmèrent la pensée d'Astrid.

- Voilà pourquoi. Je suis un mangemort, dit-il, d'une voix neutre, en affrontant son regard sans ciller.

Après le soupire, ce fut au tour d'un sourire, toujours ampli d'un sarcasme mordant, d'apparaître dans la réalité de la belle.
Pathétique, fut sa première pensée. Étrangement, elle n'y croyait pas une seconde. Elle ne parvenait pas à se faire à l'idée, que Rogue avait tué Dumbledore, seulement parce qu'il était mangemort. Il y avait forcement autre chose, des raisons bien plus profondes, et bien plus terribles. Des raisons qui, si elle les savait, lui permettrait de réellement comprendre l'acte innommable. Elle en était convaincue. Une enfant, qui refusait de voir la réalité. Comme avec son frère, mage noir également, qu'elle pensait sincèrement de son côté.

- Je le sais déjà, ça. J'attendais une réponse qui avait plus de sens.

De sens, comme si elle n'en avait pas. Tu te voiles la face, ma pauvre fille, lui aurait certainement dit son père. Une réponse si logique qu'Astrid la refusait en bloc. Une réponse qu'elle refusait de laisser l'atteindre. Non, Rogue n'avait pas assassiné Dumbledore pour Voldemort. Il y avait autre chose, c'était obligé. Quoi, elle ne parvenait pas à mettre la main dessus. S'en devenait rageant. Elle commença à se retourner avec une lenteur impressionnante, mais s'arrêta en offrant son profil au professeur. Elle se stoppa, tournant son regard vers l'homme. Seulement son regard.

- Si un jour vous vous décidez, à raconter l'histoire véritable... Je serai heureuse de l'entendre. J'imagine que c'est logique que vous ne le vouliez pas. Vous devez certainement faire confiance à personne, ce que je comprends parfaitement. Après tout, on est jamais mieux servi que par soi-même. Et c'est plutôt connu que les murs ont des oreilles, dans ce château.

Neutre. Une voix monotone, sortit des profondeurs d'une âme tourmentée, qui espérait peut-être un peu de réconfort. Du réconfort venant de son ennemi. Une belle histoire, terrible, et sans le moindre sens. Pourquoi lui demander, après tout ? Elle s'était doutée, elle avait même prédit sa réponse. Une réponse toute faite, qu'il devait certainement servir à tous ceux qui osaient lui poser la question. Était-elle la première ? Elle ne le pensait pas, bien qu'elle n'eût aucun moyen de vérifier sa pensée. Elle inclina la tête en guise de salut, avant de se retourner complètement. Des gestes lents. Elle devait ressembler à une marionnette, à marcher ainsi. Son visage se ferma complètement. Ses doigts fins glissèrent sur la poignée de la porte du bureau, qui s'actionna à sa caresse.

- Je vous plains, quand même, Professeur. Elle ouvrit la porte en grand, s'en pour autant la franchir. Devoir jouer les enfoirés de servir à longueur de temps ne doit pas être facile tous les jours. Elle ne se retourna pas pour parler. Son murmure était clairement audible dans la pièce. Vous avez tout mon respect, rien que pour ça. Il raisonnait, frappant les murs qui le renvoyaient vers son interlocuteur, assis derrière son bureau. Le bureau directorial. Merci de me permettre d'avoir ma chance. Passez une agréable journée.

Astrid n'attendit aucune réponse. Elle disparut d'un mouvement derrière la porte qui se referma derrière elle. Un soupire lui échappa. La pression redescendit d'un seul coup. Elle n'avait pas eu conscience de la tension qui avait régné d'une main de fer chez elle, pendant l'entre-vue. Elle s'adossa contre le mur, secouant la tête. Elle resta plantée là quelques minutes, le temps de remettre ses idées en place. Elle resta plantée là, comme si, à la sortie, les fils de la marionnette avaient été sectionnés.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Ven 2 Déc 2016 - 13:42

– Je le sais déjà, ça. J'attendais une réponse qui avait plus de sens.

Et oui, comme beaucoup de monde dans ce château et au sein de l’Ordre du Phénix. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, cette question avait été primordiale, puis remplacée par une autre, plus essentielle aux yeux des gens alors qu’elle était complètement vide de sens. Commenta avait-il pu tromper Dumbledore, considéré comme le plus puissant sorcier de son époque ? Comment le vieux barbu avait-il pu se tromper à ce point sur son compte, même s’il était réputé pour toujours accorder une grande foi aux personnes venant le voir, une grande confiance ? Pourquoi n’avait-il rien vu, qu’avait raconté Rogue pour le convaincre qu’il avait changé ? Oui, répondre par « Je suis un mangemort » n’avait aucun sen, c’est vrai. Dommage, c’était là la seule réponse que tout un chacun pourra obtenir au cours de cette guerre. Il était un mangemort et avait assassiné Dumbledore sur ordre du seigneur des ténèbres. Tss… Même cela était ridicule. L’ordre avait été pour Drago, pas pour lui. En tuant Dumbledore, il avait à la fois suivi les plans du vieux fou et suivi la promesse faite à Narcissa, une promesse nouée par un Serment Inviolable. Rogue reposa son regard noir et vide sur la gamine lorsqu’elle s’arrêta encore pour se retourner à moitié, debout dans le bureau. Ce n’était guère la peine d’attendre, personne d’autre que Dumbledore lui-même n’avait jamais vu la véritable motivation de Rogue, le pourquoi véritable, ce qui le poussait à aller si loin. Même si c’était pourtant bien simple, tout cela n’était qu’une histoire de vengeance.

– Si un jour vous vous décidez, à raconter l'histoire véritable... Je serai heureuse de l'entendre. J'imagine que c'est logique que vous ne le vouliez pas. Vous ne devez certainement faire confiance à personne, ce que je comprends parfaitement. Après tout, on est jamais mieux servi que par soi-même. Et c'est plutôt connu que les murs ont des oreilles, dans ce château.

Amusant comme la plupart des gens n’arrivaient pas à accepter les évidences se présentant sous leurs yeux, ne pouvant s’empêcher de chercher toujours une autre explication, quelque chose de « plus profond », refusant les simples apparences. Parfois, cela payait, oui, et parfois, la personne se contentait de foncer dans un grand mur en perdant jusqu’au fil de sa propre vie. A elle de voir si elle comptait ou non gâcher sa vie à tenter de résoudre un mystère dont la clé restera de toute façon dissimulée, Rogue comptant bien l’emporter avec lui dans la tombe, après toute une vie à la conserver secrète au fond de son âme ou du moins, ce qu’il en restait. Il secoua légèrement la tête en la voyant avancer jusqu’à la porte puis l’ouvrir, sans la franchir tout de suite. Ça ne servait à rien. Elle allait perdre du temps et de l’énergie, alors qu’elle avait besoin de toutes ses ressources et capacités possibles pour survivre au sein de ce château durant l’année. Peu importe, après tout, c’était son problème, pas le sien, il avait déjà assez à penser pour se soucier de ça en plus.

– Je vous plains, quand même, Professeur. Devoir jouer les enfoirés de service à longueur de temps ne doit pas être facile tous les jours. Vous avez tout mon respect, rien que pour ça. Merci de me permettre d'avoir ma chance. Passez une agréable journée.

Elle fila puis referma la porte derrière elle aussitôt son dernier mot prononcé, le silence retombant dans la pièce. Voilà qui était fait… Rogue soupira un peu puis retourna à ce qu’il avait laissé en plan le temps de ce court entretien. Cette fille avait raison, il ne faisait effectivement confiance à personne, véritablement, il n’avait jamais accordé sa confiance facilement, d’autant plus ces dernières années. Même s’il pouvait créer certains liens avec d’autres, la confiance, c’était encore un autre sujet plus délicat…

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous improbable. [Sept. 1997 ; Severus Rogue] Aujourd'hui à 21:39

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