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[28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème.

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MessageSujet: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Lun 26 Sep 2016 - 2:48

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Lun 26 Sep 2016 - 14:31

Un gémissement plaintif s'échappa des lèvres de l'adolescent qui sentit son souffle se couper. Alors qu'il s'était agglutiné dans un coin, la cape d'invisibilité sur les épaules pour espionner la rue principale, quelque chose avait butté contre sa jambe. Se mordant les lèvres, Harry avait conservé son calme au mieux, taisant ce petit bruit d'étonnement et de douleur précédemment émis. Malheureusement il n'avait pas remarqué que sa chaussure dépassait désormais du tissu de sa précieuse cape. Repéré, le brun laissa un grognement s'échapper de sa gorge, plus canin qu'humain par ailleurs. Les muscles bandés, le regard braqué sur l'individu, le fugitif le toisa de haut en bas.

En venant au Pré-Au-Lard, l'ancien Gryffondor était conscient du danger, surtout qu'il n'avait pas obtenu de polynectar cette fois. Malheureusement la faim l'avait poussé à descendre au village pour grappiller quelques vivres, achetés avec les maigres restes d'une fortune à laquelle il n'avait plus accès voir trouvés. Oui, trouvés. Après avoir vécu chez les Dursley, le brun ne s'était jamais douté qu'il tomberait dans un état d'avantage miséreux encore. Affamé, manquant des soins les plus élémentaires au même titre que ses deux amis, le sorcier vivait comme son défunt parrain lorsque ce dernier s'était échappé d'Azkaban.

Ce soir, avant de rencontrer le casse-pied -dans tous les sens du terme par ailleurs.- Harry était parvenu à prendre une douche bienvenue dans un gymnase au bord de la faillite avec sa chère cape. Qui avait besoin et l'envie de faire des pompes dans un monde où l'on passait son temps à fuir des Mages Noirs mégalomanes ?

Les cheveux encore trempés, le Survivant avait délaissé l'établissement presque en ruines, caché sous le tissu magique. Ce caprice de shampoing avait eu le mérite de le faire se sentir humain, d'oublier la cavale, le temps d'un jet brûlant sur sa peau. Malheureusement, l'aiguille de la grande horloge avait repris sa course. Harry s'était glissé discrètement par la sortie, évitant le regard déprimé du propriétaire en fermant à clé l'établissement désert.

Patiemment assis dans un recoin de rue, l'adolescent avait attendu que la grande avenue des commerces se vide d'avantage. Il ne savait pas encore si utiliser ses dernières pièces ou se résoudre à voler, lorsque l'inconnu lui était littéralement tombé dessus. Désormais ce dernier lui souriait, tenant entre ses mains le tissu invisible. Les yeux posés sur les doigts serrés de l'adulte, Harry resta un bref instant immobile, encore sous le choc, avant de réagir, offrant un regard d'animal sauvage à son potentiel adversaire.

- On dirait plutôt que c'est vous qui en avez envie.

Répondit-il au drôle d'oiseau assez sèchement. Sa main se crispa sur sa baguette magique bien qu'il choisisse de ne pas s'en servir immédiatement. Le comportement de l'inconnu maintenant prisonnière sa cape sans pourtant hurler à l'intrus poussait le Survivant à s'interroger. Sans compter qu'il voulait récupérer l'héritage de son père qui coulait entre les doigts du gêneur, faisant tantôt disparaître un ongle ou un morceau de phalange entre ses plis magiques. Contrairement à d'autres capes de ce genre qui devenaient opaques avec le temps, la sienne était demeurée parfaitement translucide et douce comme de la soie. C'était un objet précieux, tant pour ses souvenirs que pour sa survie.

- Rendez-moi ça.

Du bout du menton, Harry désigna la cape. Sous ses lunettes légèrement de travers, et derrière une crinière mi-longue encore un peu humide, le brun avait tout l'air d'un fugitif. Ses traits s'étaient rapidement émaciés, perdant les dernières rondeurs de l'enfance, s'il en avait réellement eu un jour, frêle depuis toujours. Aujourd'hui cependant, malgré un poids moindre, le sorcier ne donnait pas vraiment l'impression d'être fragile, ou tout du moins, pas seulement. Ses grands yeux verts reflétaient tant son endurcissement que ses interrogations. Il était sur le qui-vive, animal traqué ne souhaitant pas attaqué mais résolu à le faire en dernier recours.

Vaguement, le brun concentré sur sa cape remarqua les cheveux châtains de l'homme, un jeune adulte ayant probablement dépassé la trentaine depuis peu. Celui-ci portait un manteau gris discret, descendant jusqu'à ses genoux. Son regard était également vert, peut-être moins que celui de Harry, ou plus, le Survivant peu à même de le regarder directement en face ne saurait le dire. Contrairement à lui, évidemment, l'inconnu ne portait aucune coupure au visage, lesquelles étaient peu profondes pour certaines mais multiples le concernant. Une estafilade sur l'arcade sourcilière, deux griffures traversant sa joue gauche, le menton égratigné, et bien sûr son éternelle cicatrice en forme d'éclair côté droit. Le sorcier baissa la tête pour laisser tomber un rideaux de cheveux de jais ironiquement éclatant de santé dessus. Ah ses fameuses mèches indomptables qui se riaient des peignes n'avaient pas fini de jouer les contrastes, brillants joyeusement. Sa presque légendaire crinière demeurait soyeuse et épaisse à souhait, ne parvenant toutefois pas à cacher entièrement sa marque, mais lui donnant d'avantage l'air encore d'un animal traqué.

- J'ai rien en échange. A moins que vous ne vouliez un autographe ?

Lança le sorcier, un demi sourire moqueur aux lèvres. S'il n'avait jamais été du genre à abuser de l'ironie, il apprenait petit à petit à s'en servir, amer. Nul ne l'aiderait gratuitement ici. L'homme conservait sa cape par pur intérêt personnel, la question restait de savoir pourquoi il n'avait pas encore hurlé son nom pour ameuter les petits copains de Voldemort. Quel genre de récompense attendait-il ? Dans quel but lui servait-il cet humour déplacé concernant les romains ? Dans un autre cadre, Harry aurait été amusé par ce caractère pétulant qui contrastait avec les habits discrets, presque banals quoiqu'élégants de l'inconnu. Mais aujourd'hui, il n'avait pas le coeur à rire, ni l'estomac à perdre du temps.
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Mar 27 Sep 2016 - 17:58

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Mer 28 Sep 2016 - 0:37

Un sourire chatouilla les lèvres d'Harry, tel un petit animal qui gratte à la porte. Malgré lui, il trouvait les références de l'homme amusantes, d'ailleurs sa méfiance refluait légèrement. Après tout, si la volonté y était réellement, ce dernier l'aurait déjà attaqué. Toutefois, par principe, Harry maintient son air sévère et désabusé, le regard obstinément posé sur sa cape d'invisibilité. Néanmoins, comme un clin d'oeil inconscient pour saluer les efforts de son interlocuteur, le brun remis ses lunettes bien en place sur son nez, agitant les héroïnes d'un instant

A ce propos, la situation dura relativement peu à sa grande surprise, les doigts de son potentiel adversaire s'ouvrirent dans le vide semblait-il, s'avançant vers Harry. Celui-ci ne tarda pas à sentir la douceur caractéristique de son précieux objet envelopper ses phalanges. Reculant d'avantage si c'était possible, le brun serra la cape contre lui, un peu plus à même de discuter avec le bavard. Il ne pensait plus réellement à un piège éventuel mais continuait de s'étonner du comportement de son interlocuteur. Pourquoi se perdre en badinage ? N'évaluait-il pas les risques à rester en pleine rue avec l'intrus numéro un de l'Angleterre Magique ? Visiblement non, ou alors il s'ennuyait ferme de sa propre vie, puisqu'il alla jusqu'à inviter Harry. Où ? Probablement chez lui, à moins qu'il ne dispose d'une planque et fasse de la résistance ? Ce serait possible quoiqu'étonnant car l'Ordre du Phoenix était sensément en relation avec ces "poches d'oxygène" où les pourchassés se réfugiaient parfois. Alors pourquoi agir de la sorte, et surtout avec autant de flegme pour son propre compte ? Le Survivant fut tenté de refuser simplement pour fuir. Malheureusement l'aventure lui avait fait perdre un temps précieux et les rues ne semblaient pas vouloir totalement se vider ce soir. C'était bien sa veine tiens, que des promeneurs se soient décidés pour un message de résistance au gouvernement passive en continuant de déambuler dans les tristes rues du Pré-Au-Lard.

La perspective d'un bon repas couplé à sa curiosité naturelle le firent hésiter un long instant. Ses proches avaient toujours réussi à éveiller sa confiance et endormir sa tendance solitaire via sa curiosité. Ils étaient habitués à le faire dévoiler ses sentiments en attisant son désir naturel de savoir, et c'était justement ce qu'était parvenu à déclencher l'inconnu. Sans compter que même s'il n'était pas seul dans la forêt, le Survivant voyait justement toujours les mêmes personnes. Or, il n'était pas si solitaire qu'on pourrait le croire, même tourné vers autrui, seulement assez maladroit dans ses tentatives pour s'ouvrir. C'était bien simple, pour que cela fonctionne avec Harry, il fallait se laisser choyer, protéger, sans poser de questions. Bref, une relation pas vraiment équilibrée mais démentant sa réputation solitaire. Il avait donc besoin d'être entouré, même par des inconnus en cet instant précis ou plus que jamais, la chape noire de l'abandon le menaçait. Toutefois loin d'être naïf, l'adolescent s'était retenu de sauter sur la proposition du bibliothécaire avec l'enthousiasme qu'elle méritait.

- Une conversation ? Je ne suis pas aussi cultivé que vous, vous risqueriez de vous ennuyer.

Nota le jeune garçon qui avait remarqué les nombreuses références de l'homme aux livres ou encore à l'histoire, chose plutôt normale pour un bibliothécaire me direz-vous. Harry n'était pas stupide, mais victime des carences de son enfance, tant affectives que matériels, il avait eu du mal à se mettre à jour côté culture. Aujourd'hui non plus le climat ne permettait pas ce genre d'apprentissage raffiné d'ailleurs. Fonceur, courageux mais impulsif, l'ancien Gryffondor était un peu brute à ses heures. Il ne dédaignait pas les grands savants, mais rester assis sur une chaise des heures, à tourner des pages n'était pas son type. Lui avait déjà les mains salies de boue, et même de sang, le visage marqué par l'expérience et les muscles travaillés. C'était un homme de terrain malgré lui. Au fond, sans doute que la voie choisie par son interlocuteur le fascinait. Il ne comprenait pas tous les propos de ces êtres délicats mais les admiraient et aimeraient qu'il y en ait plus dans le monde. Peut-être que cela aurait évité des guerres.

- De toutes façons nous ne pouvons pas rester ici.

Conclut le brun en guise de solution intermédiaire. D'un geste de la main, Harry étendit la cape pour se couvrir. Il se cacha à nouveau dessus, se taisant suffisamment longtemps pour qu'Octave pense peut-être qu'il ait disparu définitivement. Pourtant, l'adolescent finit par parler.

- Où allons-nous ? Marchez d'un air naturel.

Sans se sentir honteux de donner un "ordre" à un adulte, Harry était direct, une tendance déjà inscrite dans son caractère, d'autant plus exacerbée par la situation. En effet, il demeurait tendu, d'avantage encore suite à sa décision de suivre l'inconnu. Jouait-il bien ses cartes ou risquait-il de les déchirer proprement et nettement ? Tout ça car il avait envie d'en savoir plus sur Poudlard, même si les révélations ne lui plairaient guère. Néanmoins pragmatique, il savait ne pas pouvoir se cacher éternellement la face. D'ailleurs, le bibliothécaire ne lui apprendrait rien côté "déprime", car le brun pouvait s'imaginer un peu l'ambiance régnant au château, mais au moins il pourrait peut-être obtenir des détails intéressants. L'homme semblait prêt à parler en tout cas, lui ayant même proposé cette option de questions en guise d'appât... Et ça marchait. Présentement, Harry considérait le risque moindre vu les possibles informations que pourrait lui transmettre le trentenaire. Bien sûr, il ne faisait pas du tout ça par envie de manger ni d'avoir une relation autre que celle comprenant ses deux amis que la promiscuité rendait parfois insupportables.

- Et comment est-ce que je suis sensé vous appeler ?

Demanda le brun, insufflant une légère nuance dans sa phrase pour ne pas forcer l'homme à lui donner son vrai nom. Bien sûr, il avait également pris garde de ne pas commencer à marcher. Mieux valait éviter pour le bibliothécaire de donner l'impression à parler dans le vide. Ce serait somme tout encore plus suspect que si on le découvrait en train de discuter avec un adolescent à l'hygiène acceptable -en ce moment précisément après sa douche, le reste du temps c'était discutable- mais pas brillante non plus, flottant dans son sweet-shirt moldu et son jean.

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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Mer 28 Sep 2016 - 18:37

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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Lun 3 Oct 2016 - 0:16

Nerveux, Harry avait hésité à fuir en voyant le bibliothécaire pénétrer dans une échoppe. L'évidence l'avait d'ailleurs frappé à ce propos. Appartenant au personnel de Poudlard, Octave ne vivait probablement pas ici. Où voulait-il donc l'emmener ? Concentré sur les pas de ce dernier, plus grands que les siens, le Survivant eut à peine le temps de stresser lors de l'échange entre son nouvel allié potentiel et un Mangemort. Malgré sa méfiance toujours présente, il se dit que l'homme avait raté une fois de plus l'occasion de le dénoncer.

Pendant qu'Octave faisait les emplettes, le brun attendit dans un coin, totalement silencieux. Le temps lui parut long mais Harry savait se contenir, de toutes façons fuir en galopant comme une brebis affolée serait désormais plus dangereux que suivre les pas de l'étrange et joyeux bibliothécaire qui profitait d'une certaine réputation ici. Probablement celle d'un excentrique inoffensif de laquelle il joua à la perfection, menant l'ancien Gryffondor dans une maison. Le garçon que la demeure appartenait à la famille d'Octave, cependant, il était évident que l'endroit était déserté depuis un moment.

La réponse vint rapidement et Harry se sentit comme un délinquant à l'idée de violer d'avantage encore l'intimité de ces gens dépouillés. Toujours silencieux sous sa cape, le Survivant baissa la tête, attristé par la situation. Ce ne fut qu'une fois que la porte fut fermée qu'il repoussa le tissu, donnant la preuve à Octave que non, il n'avait pas parlé au mur. Le sac des courses sentait le poisson et le brun ne put s'empêcher de saliver bien que ce dernier soit cru. Un sourire inattendu naquit sur ses lèvres lorsque très bon chic bon genre, son interlocuteur lui demanda confirmation de ses goûts. Octave croyait sincèrement qu'Harry allait faire son difficile ? Quant bien même il n'aurait pas aimé le poisson accompagné d'oignons, cela lui aurait paru un repas de roi ! Juste un peu trop long à cuisiner, avec une forte odeur et de la fumée, certes, mais il n'était pas le dirigeant ici.

- Ne vous en faites pas pour ça, je peux même vous aider.

Proposa-t-il en enfournant la cape dans le sac en bandoulière qu'il portait. Ses cheveux avaient séché et fleuraient bon la vanille désormais. Malgré ses habits flottants et effilochés, le brun ne présentait pas si mal pour un repas aux chandelles, n'est-ce pas ? Au moins, il était propre et surtout un cuisinier honorable. En effet, vu le palais exigeant de son cousin, toujours accompagné de la main facile de sa tante, Harry avait rapidement dû apprendre à se servir d'une poêle ou d'un balai. Sans être un chef étoilé, il savait se débrouiller avec les tâches ménagères, cela l'aidait d'ailleurs dans sa cavale. Merci les Dursley.

Après quelques fouilles, le Survivant découvrit des assiettes poussiéreuses, heureusement les habitants avaient laissé ouvert l'eau en quittant leur logis de manière précipitée. C'est donc à la mode moldue que le brun commença, imperturbable en apparence, à laver la vaisselle. Il préférait user le moins possible sa baguette magique -ce qui expliquait ses habits rapiécés- pour ne pas risquer d'être localisé. Voldemort connaissait à coup sûr le signalement de sa baguette, et qui sait si, possédant sa soeur jumelle, il n'avait pas retrouvé un vieux sort permettant à l'une de trouver l'autre. Né dans un monde sans magie, le brun avait ironiquement encore bien des lacunes dans le domaine, ignorant si la police pouvait aussi par exemple, retracer un crime via la baguette coupable, autrement qu'avec le révélateur du dernier sort, un peu comme avec les téléphones portables. Ayant peur de paraître stupide et par pure précaution, émettant l'idée que même une réponse négative ne signifiait pas que sa Némésis n'avait pas inventé un traceur du type, Harry n'avait jamais rien demandé à personne. Il était comme programmé pour survivre, physiquement avec petite silhouette menue couplée à une certaine endurance et mentalement, anticipant les dangers. Pour cela encore une fois, l'adolescent pouvait remercier ses bourreaux de tuteurs. Il avait développé ce "don" chez eux de base, que ce soit pour chiper un biscuit après ne pas avoir mangé de la journée, ou parfois regarder la télévision avec eux depuis l'escalier en colimaçon. Dans cette même maison, il avait parfois réussi à se faire oublier quelques heures en évitant d'aller aux toilettes, demeurant immobile le plus possible jusqu'à ce que son nom soit hurlé pour qu'il fasse le ménage, prépare à manger ou serve à Vernon pour passer ses nerfs après la découverte de mauvais chiffres pour son entreprise d’agrafeuses.

D'un autre côté, complétant son savoir pour se faire discret, le brun avait développé certaines capacités dans le domaine de l'observation. Pour anticiper une gifle, il avait apprit à reconnaître les signes avant-coureur. Une mâchoire qui se crispe lentement, la racine des cheveux qui semble se tirer d'avantage qu'elles ne l'étaient déjà par le chignon ou les veines palpitantes du poing serré de Dudley. De la même façon, l'adolescent posa ses yeux vers sur les mains de son interlocuteur, les suivant patiemment jusqu'à remonter à une source aussi gênante qu'intéressante. Au seuil de la manche étonnamment élégante de Monsieur Holbrey, plusieurs cicatrices blanches sillonnaient sa peau. Elles disparaissaient furtivement pour revenir à la charge ensuite selon les mouvements de l'homme affairé. A l'instar de la marque d'Harry, ses cicatrices étaient fines et résorbées-bien que la sienne ressemble plus à une égratignure et ne semble pas toujours si "refermée" que ça, tout en restant indélébiles. L'ancien Gryffondor éprouva une vive curiosité pour leur histoire mais il se mordit discrètement les lèvres. Lui qui détestait qu'on lui pose des questions, ou qu'on pose son regard sur sa cicatrice tout court n'avait pas envie d'agir pareillement. Octave, plutôt bavard dans son genre par ailleurs puisqu'il lui avait révélé son nom, son prénom et son travail-apparemment vrais.- lui le dirait s'il le voulait.

Le regard émeraude du garçon quitta les lignes blanchâtres qui jonchaient les bras de son hôte-qui en était aussi un, vu que ce n'était pas sa demeure au passage.- pour s'affairer à mettre le couvert, puis à sortir une planche pour vider le poisson. Il s'arrêta un instant, demandant furtivement son autorisation à Octave pour s'en occuper, signe discret de son respect envers lui, plus sincère et sans doute utile que n'importe quel merci déjà évident. Ses yeux se perdirent dans les fines rayures du costume bleu marine de celui qui apparaissait comme un de ces typiques gentlemans anglais de l'époque. A la fois ridicules et admirables, décalés mais détenteurs de vérités intéressantes.  

- Les professeurs et le personnel est autorisé à sortir, c'est déjà ça. Pour le reste, comment est-ce que cela se passe ?

Les sourcils légèrement froncés, l'air concentré, Harry attendit la réponse. Il espérait en apprendre un peu plus sur le système mis en place par les mangemorts et surtout savoir s'il y avait une faille sur leur main mise. En réalité, le brun préférerait qu'on l'informe sur l'état de Ginny, Neville et les autres demeurés au château, mais il ne souhaitait pas montrer son affection pour un groupe d'élèves en particulier qui devait déjà avoir bien des soucis. Il n'avait pas quitté la soeur de son meilleur ami pour la mettre en danger avec une demande sentimentaliste.

- Est-ce que ça va, vous ? Vous... Ont-ils fait du mal ?

ne put toutefois s'empêcher de demander le brun, empathique malgré lui. Sans vouloir y faire référence et bien que les cicatrices semblent anciennes, le Survivant espérait réellement que les Mangemorts n'étaient pas ceux qui lui avaient infligé ça. Il avait encore le maigre espoir que la maltraitance évidente dont étaient victimes les habitants du château soit seulement psychologique; non pas que celle-ci soit à prendre à la légère -et lui le savait mieux que personne après des années d’oppression et de famine chez les Dursley.- mais dans ce cas, il pouvait espérer que les élèves et les profs survivent un peu plus longtemps, jusqu'à ce que la résistance, faible espoir pourtant vaillant, se mette en place.  
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Mar 4 Oct 2016 - 20:23

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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Lun 24 Oct 2016 - 1:02

Cru,

Harry l'aurait mangé cru, ce poisson qui sentait meilleur au fur et à mesure qu'Octave le préparait. Pareil pour les spaghettis qu'il venait de lâcher dans l'eau bouillante. De temps à autre, l'adolescent jetait des coups d'oeil furtifs vers la fenêtre même si l'obscurité et la saleté l'empêchaient de voir autre chose qu'un vague disque d'argent lointain.

- Les Nuncaboucs.

Répéta-t-il pour lui-même, ses yeux verts mi-clos restant fixés sur la marmite où les pâtes mollissaient doucement. Une grande cuillère en main, du gros sel dans l'autre, le sorcier paraissait impassible, pour ne pas dire vide de sentiments. Pourtant, derrière ses lunettes rondes, son regard brillait avec une intensité certaine, offrant la preuve qu'il était réellement affecté par les nouvelles que lui donnaient le bibliothécaire. Aucun euphémisme de ce dernier, et encore moins ton de conteur ne sauraient le tranquilliser. Harry se sentait aussi impuissant que coupable. Il aurait aimé faire quelque chose, se serait y compris livré s'il avait eu la garantie que cette folie se termine, seulement il savait que sa mort signifierait le paroxysme de l'horreur. Pour l'instant, Voldemort était occupé à le chercher, peut-être était-ce pour ça qu'il n'y avait que des doigts cassés.

- Je ne crois pas que ce soit encore une école, et encore moins que ce soit une chance.

Souffla le Survivant en remuant les spaghettis. Mieux placé qu'on ne pourrait le croire, il ne sous-estimait pas la douleur psychologique, pire certainement qu'un bon gros coup de poing dans la figure. Ceux de son cousin lui explosait les lunettes, mais il préférait ça à l'époque que le regard rempli de reproches de son oncle ou de sa tante, de leur indifférence alternant avec les insultes. Les nouvelles du château ne le rassuraient pas. Ses yeux se redressèrent pour croiser ceux du bibliothécaire qui lui faisait face, bras croisés. Non sans une certaine pudeur, le plus jeune retira définitivement ses prunelles de cicatrices de son aîné. Il n'aimait pas que la sienne, si célèbre, attire la curiosité, pas question d'imposer la désagréable sensation à autrui. Néanmoins, il savait aussi que le Doloris était un sort qui faisait souffrir sans laisser de blessures visibles en général. Les marques ne venaient donc peut-être pas de cette punition "partiellement justifiée" mais ça ne le regardait pas.

- Certains élèves sont ravis de la situation, et d'autres plus victimes encore, n'est-ce pas ?

Demanda doucement Harry, presque sûr de la réponse. Il ne se sentait pas encore de donner des noms ou même une maison, cependant avec un peu de jugeote, il n'était pas trop difficile de deviner que le coeur du brun s'inquiétait pour les Gryffondors, maison réputée très "Dumbledoresque". Dans un monde idéal, les Serpentards, des enfants avant tout seraient demeurés des enfants, seulement le sorcier soupçonnait déjà des sales gamins de Mangemorts comme Malefoy de profiter pleinement de leur statut de sang-pur. Harry ne comprenait vraiment pas comment ces jeunes pouvaient se glorifier de la souffrance de leur pair, et encore, il n'imaginait pas jusqu'où allait ce contentement. Pauvre adolescente, encore naïf malgré son caractère forgé, sans doute n'était-il pas suffisamment dégoûté de l'homme et de son engeance, capables de tout.

- Quoiqu'il en soit, je vous remercie de prendre ce risque de m'aider. Sachez que je n'ai pas l'intention de laisser tomber.

Avoua-t-il d'un ton ferme malgré l'émotion qui le prenait. Toujours impassible ou presque en apparence, le jeune sorcier avait pourtant le coeur au bord des lèvres. Il ne se confierait pas totalement à Octave parce que ce n'était pas dans son caractère et sans doute conserverait-il ses propres secrets. Néanmoins, sa reconnaissance était sincère. Malgré sa faim d'ailleurs, son appétit avait diminué à l'entente des nouvelles. Il aurait dû s'y attendre.

- J'imagine que beaucoup d'enfants ont quitté le château. Les suppôts de Vous-Savez-Qui les laissent encore faire ?

Sur la pointe des pieds, Harry sortit deux assiettes d'une commode après avoir un peu tâtonné. Même s'il était habitué à ne rien révéler, aujourd'hui, il devait se contrôler et se retenir pour ne pas montrer sa peine ou ne serait-ce qu'un affaiblissement passager.
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Lun 31 Oct 2016 - 21:04

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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Dim 13 Nov 2016 - 20:52

- Je n'ai juste... Pas le choix, probablement.

Severus Rogue lui avait demandé, deux ans avant, pourquoi il s'acharnait à continuer ce combat auquel personne ne le forçait. Harry avait alors répondu se sentir obligé, pour ses amis, pour les innocentes victimes et ceux qui croyaient en lui. Sans aimer sa célébrité, l'ancien Gryffondor était conscient de l'espoir que l'Angleterre avait déposé entre ses mains. Souvent, cela le faisait enrager, il avait envie de prendre un micro et de leur hurler de se débrouiller, de résister eux-même au lieu de tout projeter sur un adolescent sans envie de combattre. Pour autant, il s'était tu, continuant d'avancer, l'échine courbée. Le sorcier ne se pensait donc pas si courageux, avançant au bâton plus qu'à la carotte, parce qu'il ne pouvait simplement pas reculer, coincé dans la herse qui le poursuivait, s'enfonçant profondément dans la terre. Restait à savoir ce qu'il récolterait, lui ou ses proches s'il mourrait en chemin, une fois que les fruits plantés auraient grandi. Harry craignait le dénouement de cette histoire tragique, digne d'un grand roman fantastique... Si seulement ça en avait été un d'ailleurs, de roman. Ces récits parlant de gamin comme lui, sans destin héroïque, sans apparence spécialement brave, étaient tournés de telle façon que le protagoniste finissait par inverser la tendance, au-delà des statistiques jouant en sa faveur. Mais dans la vraie vie, rien ne semblait pouvoir renverser Voldemort, et surtout pas lui. Il continuait donc sa lutte malgré tout, au nom des siens, pour regretter le moins possible sur son lit de mort, parce que c'était dans sa nature simplement. Y avait-il un quelconque mérite à suivre sa nature ? Harry en doutait, mais il ne souhaitait pas discuter d'héroïsme ou de force de caractère maintenant à vrai dire.

Silencieusement reconnaissant envers le bibliothécaire qui croyait en sa personne; le Survivant esquissa un maigre sourire. Il se sentait un peu coupable que tous l'affublent de compliments, se sentant beaucoup moins courageux qu'on pouvait le croire. Si ses ennemis abusaient en grossissant ses défauts, ses alliés ou "admirateurs" eux, se fourvoyaient sur son âme peut-être pas si chevaleresque que ça. Néanmoins, en ces temps obscurs, trouver une personne favorable à ses idées ou à son dit caractère faisait du bien.

-Au moins, ceux d'origine moldue vous ont, vous.

Souffla doucement le sorcier, reconnaissant. Octave n'avait pas dit aider les faibles, mais vu son comportement avec lui, Harry pariait sur un sourire dans les couloirs au moins. Lui qui avait été haï à certaines époques de son existence savait combien ce geste anodin pouvait aider un coeur gelé à repartir.

- La famille Weasley, comment vont-ils ?

Finit par demander le Survivant qui porta enfin une bouchée du merveilleux plats à ses lèvres, se retenant de ne pas se précipiter pour enchaîner les coups de fourchettes. Au contraire, comme intimidé par l'allure de Monsieur Holbrey, il déployait tous ses trésors d'éducation, celle qu'il avait obtenu par lui-même à force d'observation ou celle qu'avait pu lui transmettre la mère de Ron. Ses manières étaient loin de le faire ressembler à un Gentleman, il avait cruellement manqué de références et de temps pour ce genre de futilités élégantes, mais une part de lui jugeait que remercier Octave passait par ces actions, de plus Harry avait toujours été poli de nature. C'était en lui, comme le désir de justice, il respectait les autres malgré un parler parfois trop franc qui mettait mal à l'aise ou des réactions légèrement décalées. Le brun était un simple enfant qui n'avait pas eu de repères, sinon ceux que ses yeux percevaient deci delà et interprétaient de leur mieux. Il s'était éduqué seul, sans père pour lui expliquer les choses de la vie, les filles ou maman pour lui apprendre les bonnes manières ou lui prodiguer des câlins. Vaillamment donc, le brun copiait Octave, mangeant très lentement -même si le premier lui, semblait décider à ne pas du tout se nourrir- en redisposant bien sa fourchette sur le côté une fois terminée sa bouchée. C'était difficile de se maîtriser, son corps lui hurlait de se jeter sur le poisson avant qu'il ne disparaisse ou qu'un Mangemort ne les interrompe, mais Harry avait ce don de se contrôler, lorsqu'on ne touchait pas à ses proches, il n'était pas si impulsif qu'on pourrait le croire.

- Et vous, vous n'avez aucune question ?

Demanda le brun qui avait hésité avant de mettre entre les mains d'Octave ce pouvoir. Néanmoins, comme l'avait dit celui-ci, ce serait pêché de ne pas en profiter. Le bibliothécaire avait le droit de savoir certains détails, bien sûr spécialement classés par Harry, distribués au compte-goutte. Si cela pouvait toutefois lui faire reprendre espoir -ou l'achever vu que les nouvelles n'étaient pas bonnes.- le sorcier estimait que la conversation serait positive. Il y avait si peu de résistants, même passifs. Tout le monde semblait avoir oublié la noirceur du premier règne de Voldemort et se rendre à lui.

- Il y a d'autres professeurs, comme vous ? Je veux dire... Pas à la botte du ministère ou de Vous-Savez-Qui ?

Harry aurait pu envoyer des serpents espionner comme lui l'avait partiellement enseigné Severus fut un temps, mais il ne faisait pas confiance à ces êtres. Si Voldemort attrapait l'un d'eux, il aurait vite fait de le retourner contre Harry, et d'obliger le reptile à le mordre où à lui montrer l'endroit où vivait la bande. Il n'était pas assez bon fourchelang pour jouer dans la cour de Voldemort. Son seul point fort pour l'instant était que le peu de gens souhaitant l'aider le faisait de tout coeur, non parce qu'ils étaient forcés. Ainsi, le Survivant ignorait si Octave était réellement engagé dans la cause de la résistance, mais le fait qu'il l'aide et le nourrisse lui suffisait pour offrir à cet homme un brin de sa confiance. Pour l'instant plus détendu le brun avait cessé de regarder furtivement par la fenêtre sale toutes les dix secondes. Il but une grande lampée d'eau profitant de sa transparence et de sa pureté. Une nouvelle bouchée de spaghettis enroulées autour de sa fourchette, après avoir essuyé ses lèvres délicatement et avoir reposé la serviette, le brun plongea son regard dans celui de l'étrange Octave Holbrey, au moins ouvert à une tentative de questions.

Sa seule impatience était du à sa propre demande concernant la famille Weasley. Il voulait savoir comment ces derniers allaient, vu leur position délicate de sangs-purs traîtres à leurs rangs. Pour avertir Ron bien sûr, mais aussi pour se rassurer en ce qui concernait Ginny. Au moins, les paroles précédentes d'Octave laissaient entendre que la jeune fille n'avait pas quitté le château et qu'elle n'était pas mortellement blessée. Cela dit, avoir un corps en parfait état ne voulait pas dire être mentalement en bonne condition. Il ne le savait que trop bien après être passé par la case Dursley, où d'ailleurs son propre corps n'avait pas eu le luxe d'être en forme. Cela dit, plus que la famine, tout comme maintenant dans les bois, c'était l'aspect psychologique le plus difficile à gérer. Harry supportait les privations, le froid, la maladie, il était solide, mais les mots, les regards, la perte de ses proches ou les trahisons pouvaient lui couper le souffle, le faire tomber à genoux jusqu'à ce qu'il cesse définitivement de lutter. Il fallait espérer que le caractère enflammé de Ginny la maintienne forte, alors, elle pourrait supporter et lui trouverait une nouvelle force pour continuer ce combat. Il fallait bien écrire son propre roman lorsqu'aucun auteur daignait le faire pour vous.
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Dim 20 Nov 2016 - 1:09

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Mar 6 Déc 2016 - 21:29

Un léger sourire triste illumina vaguement les traits de Harry, tandis que son regard brillait d'une tendresse remplie de pudeur, hésitante, laquelle lui rendait un peu de ce charme Potterien hérité de ses parents. Juste un moment, le temps de songer à Ginny, la forte, la fidèle. L'inquiétude effaça son sourire, il le savait, l'avait toujours su. A son instar, la rousse ne cesserait de se mettre en danger au nom de la justice, et cela lui plaisait autant que ça lui déplaisait. Lui aurait aimé l'avoir en sûreté, dans une pot de verre incassable, sachant pourtant que l'enfermer ne la rendrait pas heureuse. Comment faire pour conserver ses proches lorsqu'on flirtait soit-même, intimement avec la mort depuis ses 1 an ?

Octave se laissa aller un peu plus sur son siège puis lui fit un sourire intrigant. Harry, curieux de savoir ce qui se cachait derrière cet air énigmatique fronça légèrement les sourcils. Malgré lui, le sorcier laissa tomber sa fourchette dans son assiette, laquelle émit un bruit presque obscène vu le silence qui s'était installé. Le brun laissa le choc du métal contre la porcelaine s'éteindre doucement, profitant de ces quelques secondes avant de répondre. Il aurait voulu demander à Octave pourquoi ce dernier voulait avoir des informations à propos de son ex-enseignant. Cependant, il était également conscient que c'était lui qui était en dette de réponses. D'autant qu'il était le premier à avoir proposé son "savoir" en monnaie d'échange, ou plutôt de remerciement.

- Rogue a tué Dumbledore. Je l'ai vu.

Commença le brun avant de continuer, rassemblant ses pensées à propos du traître.

- Le directeur avait confiance en lui, c'était un ancien Mangemort, j'ai vu sa marque... Enfin ça ce n'était pas un vrai secret, beaucoup étaient au courant finalement. En cours, il était sadique, néanmoins, son histoire de repentance semblait être crédible, d'où le fait qu'il ait pu tromper Dumbledore certainement. Son enfance n'a pas été joyeuse, il a été maltraité, ce qui l'a certainement rendu amer. Entre nous, ce n'est pas une excuse...

Harry ne se considérait pas lui-même comme maltraité, même si c'était évidemment le cas. A ses yeux, un gamin frappé ou affamé l'était, et bien que les Dursley aient parfois oublié de lui apporter sa pitance, il ne voulait pas se permettre de pleurnicher avec l'excuse de la maltraitance. Désireux de s'en sortir, d'éviter de reproduire le passé qui l'avait accablé, le brun luttait férocement contre son mal-être, son manque affectif voir éducatif parfois sans en avoir conscience. A ses yeux, plus on souffrait, plus on devait se battre pour éviter que d'autres aient à vivre la même chose, pas l'infliger, justement.

- Je l'ai vu lors d'une séance d'Occlumantie, vu qu'il me donnait cours, mais je n'en sais guère plus. C'est un excellent légilimens et un bon duelliste, il a toujours voulu être prof de Défenses contre les Forces du Mal. J'ignore pourquoi il me hait autant en fait, mais c'est vrai qu'il ne pouvait pas me voir, ça sautait à la figure dès le premier cours, donc ce n'est pas quelque chose que j'ai fait. Si vous avez des questions plus précises, ça m'aiderait à me rappeler de détails, sans doute.

Le manque de nourriture, la tristesse, tout cela avait un peu mêlé ces détails. Devant son regard devenu absent, l'assassinat de Dumbledore se déroulait une fois après une autre. Il était douloureux de se souvenir de cette traîtrise.

- Je ne pensais pas qu'il aurait trahi celui qui lui avait donné une nouvelle chance.

Sa voix se brisa malgré ses tentatives pour demeurer neutre. Dumbledore était peut-être étrange ces derniers temps avec sa main, il ne saisissait pas que Rogue ait pu choisir d'accélérer la fin à laquelle le vieux sorcier semblait promis. Il lui manquait de nombreux éléments, mais sachant que l'une de ses principales qualités était la loyauté, l'ex-Gryffondor ne comprenait pas comment Severus avait pu revenir vers son ancien Maître, ni comment ce dernier lui avait pardonné, connu pour son intolérance.

- Je ne sais pas s'il a été un jour réellement sincère avec Dumbledore...

* Et l'Ordre. *

Songeait l'adolescent en se rappelant avec écoeurement avoir demandé au sorcier des cours. Pourquoi d'ailleurs ce dernier l'avait réellement aidé ? Car oui; les classes particulières dispensées par le maître des potions lui avaient été utiles-sauf celles d'Occlumentie mais ça c'était parce qu'il était nul dans cette matière.- Juste pour donner le change ? Pourquoi ne l'avait-il pas tué à ce moment, au QG quand tout était vide ? Parce que Voldemort voulait encore faire un rituel sur lui, comme en quatrième ? Prendre son sang, ou juste par fierté, le tué de sa propre baguette ? Les morceaux ne collaient pas, ou avec difficulté, en obligeant les pièces du puzzle à s'encastrer, créant des fissures dans le tableau artificiel crée de force. Harry mangea un bouchée, plus pour remplir le vide de son expression, l'inutilité soudaine de ses mains, la perdition de son corps et de son esprit qu'autre chose. Perdu. Il était perdu et la simple question d'Octave venait de le mettre en évidence. Malgré les propos du bibliothécaire à propos des professeurs loyaux, il était anéanti. Cet enseignant, il ne l'avait jamais aimé, mais avait appris à le respecter, le considérant comme un des siens. La trahison blessait plus que tout.

- Vous le connaissez personnellement ? Pourquoi vous intéresse-t-il ?

Demanda le sorcier, malgré lui un brin méfiant. Octave voulait-il rejoindre l'homme ou essayer de le ramener au contraire ? Pour Harry ce n'était plus possible. Rogue ne serait jamais apte à la rédemption, il avait commis l'irréparable.
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Lun 12 Déc 2016 - 0:52

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Sam 28 Jan 2017 - 3:36

[HJ: Pardonnnnn... Gros rush de boulot.]

- Pensez-vous que les gens naissent ainsi ? ... Prédisposés au mal ?

Harry avait déjà entendu parlé d'enfants qui s'isolaient naturellement, il se rappelait même d'une fiction visionnée entre les barreaux de l'escalier. Un petit garçon de 9 ans tuait accidentellement son frère de 3 ans et les parents déguisaient l'événement en prétextant d'un assassin en série était entré dans la chambre. Finalement, la police découvrait la vérité, une vérité allant au-delà de l'accident, puisqu'en réalité, le jeune sociopathe, issu d'une famille aimante, avait décidé d'en finir avec son cadet qui le dérangeait alors qu'il construisait une maquette. L'autopsie avait d'ailleurs révélé une pièce de légo coincé au fin fond de la gorge de la victime, décédée par asphyxie. Comment un gamin pouvait en venir à ce genre de comportement ? Le brun avait appris qu'un parent maltraitant créait souvent un futur maltraitant -connaissance qui inconsciemment, l'affectait car il craignait d'être cruel envers ses potentiels enfants suite aux souffrances endurées avec les Dursley.- mais, un "méchant" pouvait-il réellement naître de rien ?

A ses yeux, Voldemort n'avait pas non plus tant que ça été abîmé par la vie. Pas plus que d'autres en tout cas. Difficile en effet d'effrayer Harry avec des histoires de gamin affamé ou maltraité psychologiquement. La maladie et le viol étaient ce qui lui inspiraient le plus de peur, car il ne les avaient pas connu. Cependant, la guerre, le gouffre crée par la faim, et bien d'autres maux ne lui faisaient que hausser légèrement les sourcils. L'ex Gryffondor avait de l'empathie bien sûr, il était même plus sensible qu'on pourrait le croire, mais rien ou presque n'excusait la cruauté.

- Rogue ? Étrange ? Son nom est un synonyme de ce mot... Je n'ai même pas besoin d'être subjectif... Si vous êtes réellement intéressé par lui, comme vous le dites, votre motivation froide risque rapidement de surchauffer. C'était un professeur plutôt méchant, je n'ai d'ailleurs jamais compris que Dumbledore le garde, car on aurait pu l'accuser de maltraitance. Quand je pense à ce qu'il a infligé à ce pauvre Neville.

Moins "impressionnante" mais toute aussi sincère que son tombé de fourchette, la réaction du sorcier était illustrative de ce que signifiait l'évocation de Nez-Crochu. Son visage s'était fermé, ses sourcils ceignit à ses yeux verts, lesquels brillaient d'une légère fièvre colérique. Oui, le professeur l'avait trahi, sans qu'il ne parvienne à comprendre pourquoi. Pourtant, il s'était acharné à lui apprendre l'Occlumantie, sans compter qu'il fallait reconnaître que les sorts généralement conseillés étaient bons. Oui, Harry avait progressé grandement grâce à lui. Est-ce que Voldemort avait quémandé à son cher Mangemort de lui préparer un adversaire à sa taille pour éviter l'ennui ? D'un côté, ce serait crédible vu l'orgueil de ce dernier.

- Tout dans son attitude, même après le meurtre d'Albus Dumbledore laisse à croire qu'il est du bon côté. Je veux dire, il m'a donné des cours malgré le fait qu'il me détestait, d'ailleurs je n'ai jamais su pourquoi, même si je pense maintenant que c'est par pure extension de son maître... Or, les dits conseils étaient bons... Sinon, dans le genre étrange, c'était un peu le cliché du marginal. Hygiène douteuse, air froid, yeux sans vie, il passait sa vie éloignée de tout et de tous, paraissait en plus détester son rôle d'enseignant même s'il briguait activement le poste de défense contre les Forces du mal. Pour quelque chose d'encore plus étrange, je ne le connaissais pas assez. Désolé.

Harry se retint d'ajouter un "est-ce suffisamment bizarre pour vous ?" et repris sa fourchette pour enrouler des pâtes autour. Au fur et à mesure, il devenait moins difficile de se jeter sur la nourriture. Son estomac semblait s'être réduit à force de ne pas se nourrir correctement, et il était presque plein. Sans aucun doute, le processus inverse de celui des obèses. Harry avait déjà expérimenté cela étant gamin, il savait que c'était assez dangereux car se laissant aller, il s'était de moins en moins nourri chez les Dursley et avait fini affaibli au point que ceux-ci se résolvent à l'emmener à l'hôpital. A l'époque, ils avaient pu expliquer le manque du brun en vitamines et à peu près tout composant nutritif par une déprime dû au harcèlement scolaire. Dans la forêt, aujourd'hui, le Survivant n'aurait pas cette "chance" dans sa malchance, il n'aurait aucune infirmière bienveillante pour faire remonte son taux de fer. Du coup, il se força à manger un peu plus, ne serait-ce que par politesse envers son hôte, bien qu'il ne comptait pas non plus laisser une miette de son plat. Cette cuisine avait bien des tupperwares, n'est-ce pas ?

- Ah, les cours d'Occlumantie.

Harry s'était réservé un temps de réflexion avant de parler. Il avait eu l'autorisation de se taire, chose qui paradoxalement l'appelait à répondre. Ne se sentant pas acculé, le garçon ne pensait pas que son secret était en danger. Du coup, il choisit non pas un mensonge, sinon une vérité allégée.

- Pour combattre Vold... Vous-savez-qui, un puissant légilimens. Je ne peux pas vous en dire plus.

Sans compter que son interlocuteur risquait de le prendre pour un fou, le brun se doutait que ce n'était pas une bonne idée de révéler à Octave son lien avec le Seigneur Noir. Le bibliothécaire séjournait à Poudlard, il pourrait parler sans le souhaiter ou y être forcé. Voldemort en personne était au courant de ce lien, mais lui donner un seul indice serait suicidaire. Ne sachant pas faire le tri, Le Rouge et Or préférait éviter de faire une bêtise.

Le regard planté dans celui de son vis-à-vis, assis tout près de lui.

- J'ai la sensation que vous n'êtes pas qu'un bibliothécaire... Ou du moins que vous aspirez à plus. Et... Je préfère le silence à un mensonge.

Précisa le sorcier, une petite lueur de malice brillant dans ses yeux clairs. Être fugitif était compatible avec l'humour apparemment.
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MessageSujet: Re: [28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème. Mer 1 Fév 2017 - 3:17

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[28 Septembre 1997] - Escapade et blasphème.

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