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Astrid Shafiq. [Terminée !]

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APPRENTI(E)Filière enseignement
    APPRENTI(E)
    Filière enseignement
AVATAR : Kaya Scodelario
MESSAGES : 90
MessageSujet: Astrid Shafiq. [Terminée !] Sam 24 Sep 2016 - 18:32


Astrid Shafiq
FICHE DE PRÉSENTATION



IDENTITÉ DU PERSONNAGE


PRÉNOM(s) & NOM :Astrid Shafiq
DATE DE NAISSANCE & ÂGE :Elle a 20 automnes, presque 21, ayant vu le jour pour la première fois le 1 octobre 1976.
ANNÉE :Astrid était à la base apprentie professeur de défense contre les forces du mal... avant de devenir, donc, apprentie de professeur de Magie Noire, sans pouvoir y faire grand chose.
ORIGINE * : Sang-pur.
METIER: Mercenaire.

Ce n'est pas réellement un métier à proprement parlé, plus la voie que suit sa famille et qu'elle suit également. Il ne faut toutefois pas penser qu'ils offrent leurs services au plus offrant, même s'il faut toujours les payer. Ils décident qui les mérite et qui ne les mérite pas. L'argent n'est que secondaire.
AUTRE : L'Ordre du Phœnix.

Astrid s'est fait approcher par un membre de l'Ordre, pour ses talents en défense contre les forces du mal, mais également son don particulier, à la fin de sa scolarité à Poudlard. N'ayant aucun préjugé sur les moldus, elle décida d'accepter la requête après en avoir longuement discuté avec son père. Ce n'est toutefois pas une membre connue de l'Ordre, même si Severus Rogue (à voir avec lui) doit certainement connaitre ses allégeances.

BAGUETTE : Une belle baguette en prunellier, avec une plume de phœnix pour cœur. Elle mesure 29,9 centimètres, d'une certaine souplesse.
PATRONUS : Puma.

HORS JEU


COMMENT AVEZ-VOUS CONNU CE FORUM ?
Google !
ÂGE IRL : 22 ans.
PERSONNALITÉ ÉVENTUELLE SUR L'AVATAR : Kaya Scodelario.
EST-QUE VOTRE PERSONNAGE POSSÈDE(RA) UN POUVOIR SPÉCIAL ? Métamorphomage.
DÉSIREZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ(E) ? Non.
AVEZ-VOUS LU LE RÈGLEMENT ? :
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TEXTE PERSONNEL (1500 mots)

Je veux être différente !
Tu es différente, Astrid.

Une petite fille, qui ne devait pas avoir plus de cinq années, aux cheveux d'un bleu électrique, courant dans le parc, était pourchassée par un garçon brun légèrement plus grand et plus âgé. Bien que ses cheveux étranges dénotaient avec le reste, cette petite fille paraissait tout ce qu'il y avait de plus normale. C'était une enfant qui s'amusait avec son grand-frère, en réalité, et les deux petits riaient tout en se pourchassant. Leur jeu était connu dans nombres de régions du monde, parfois surnommé "loup", parfois "le policier et le voleur" ou encore "le chat"...

Pourtant, malgré ce jeu tout ce qu'il y avait de plus banal, les deux enfants étaient loin d'être normaux. Pour preuve, comme mut d'une soudaine volonté, les cheveux de la petite fille passèrent du bleu électrique à un rouge pétant, alors que la gamine se relevait après une chute. Elle pleurait et, en même temps, son visage trahissait sa colère. Elle envoya son pied contre quelque chose au sol, qui n'était rien d'autre qu'une racine d'un des arbres fruitiers du parc ; racine qui ressortait légèrement du sol. Le garçon, s'approchant, leva les sourcils dans une expression perplexe, avant de se mettre à rire.


- Ça te va à merveille, le rouge, Astrid !

Astrid, la fameuse petite fille, releva les yeux vers son front, tout en prenant dans ses mains une mèche de sa chevelure. Elle grimaça en voyant la couleur. Elle ferma alors les yeux, une grimace de concentration parfaitement ridicule venant enlaidir ses traits quelques secondes, avant que ses cheveux devinssent d'un blond cendré des plus magnifiques.

- Levine, Astrid, je vous ai déjà dit de ne pas le faire ici !

La voix, forte et colérique, fit se dresser les cheveux des deux enfants sur leurs nuques. Elle appartenait à leur père, un grand homme au visage marqué par les années, avec des yeux dures.

- Il y a des moldus, ici ! continua-t-il sèchement. Combien de fois devrais-je te rappeler, Astrid, de ne pas utiliser ton don à tout va et certainement pas devant des moldus ?!

La jeune fille baissa piteusement la tête, ses joues se colorant de rouge. Ce fut bientôt au tour de ses cheveux de prendre une autre teinte, sans qu'elle pût rien y faire, sous le regard colérique de son géniteur. La seule consolation, c'était que la couleur orange, aussi doux que celui d'un coucher de soleil, lui allait à merveille, quand elle rougissait...

Cette petite ce nommait Astrid Shafiq et c'était une sorcière.


Flou... Netteté.

La jeune fille déglutît, alors qu'elle ressentait pour la première fois de sa vie du stress et de l'appréhension. C'était à son tour : elle en avait l'âge. Suite à la cérémonie qui allait commencer dans quelques minutes, elle deviendrait une apprentie et le conseil lui attribuerait ce que les Shafiq appelait "un Enseignant".

Astrid se rappelait très bien de la cérémonie de Levine. Son grand-frère, âgé d'un an de plus qu'elle, était déjà passé par cette étape, seulement une année avant. Elle se souvenait qu'il était blême, alors qu'il attendait devant les six membres les plus importants de la famille Shafiq, que ceux-ci lui attribuassent son futur mentor.

L'Enseignant en question avait été rapidement choisi : il s'agissait de sa tante, Néandra. Une experte en infiltration. Levine suivait maintenant ses traces. Ses premières leçons, d'après ce qu'il lui avait raconté, avait été éprouvante, alors qu'il était lâché seul dans le monde moldu, avec pour seule tâche de ne pas se faire remarquer. Quelque chose de bien plus difficile à faire qu'à dire, alors qu'il était un enfant seul, errant dans les rues, sans même savoir ce qu'était un penny.

Elle savait également qu'elle n'assisterait pas au gros de la cérémonie. Celle-ci commençait toujours par des danses, un chant, un banquet... Mais le futur apprenti n'y était pas convier : seul le reste de la famille y avait droit. Pendant ce temps, elle avait été habillée, coiffée, maquillée... Il fallait que, pour sa courte apparition, elle fût parfaite. Ils avaient d'ailleurs fait fort, demandant à Astrid de se raccourcir les cheveux en dehors d'une longue mèche qu'elle devait colorer de blond, le reste gardant sa teinte naturelle - et elle y avait passé des heures pour y parvenir... Les coiffeuses lui avaient alors ébouriffé les cheveux sur l'arrière, gardant le devant bien lisse pour donner un style bien particulier à la petite sorcière. Elle était vêtue d'une robe noire à dentelles. C'était étrange d'être habillée ainsi pour la petite fille, mais elle devait bien avouer apprécier.

Elle chassa ses pensées en secouant la tête et ce fut au bon moment qu'elle choisit de le faire.


- Entrez, Novice.

Soufflant un bon coup pour se donner du courage, la jeune fille prit la poignée de la porte devant laquelle elle attendait depuis maintenant un bon quart d'heure. Ça ne durera que quelques minutes... Elle se répétait cette phrase telle une litanie pour se calmer. Pénétrant finalement dans la pièce, elle se retrouva devant une bonne vingtaine de personnes, tous différents et pourtant liés par le même nom.

- Astrid Shafiq...

La susnommée se concentra sur les six personnes les plus proches, assis dans des fauteuils confortables. Il y avait quatre hommes, tous d'un âge avancé et deux femmes, qui se trouvaient à peu près dans la même tranche.

- Vous êtes ici pour recevoir votre titre d'Apprentie. Comme vous le savez déjà, avant cela, vous devrez jurer.

Astrid acquiesça. Elle savait que ce n'était pas une simple promesse. Non, cela la lierait à vie, lui enlèverait certains droits. Elle était prête à le faire, pour faire plaisir à sa famille. Elle ne comprenait pas encore, bien sûr, tout ce que ça voulait dire, mais elle n'avait, de toute façon, pas le choix.

- Avant cela, nous devons définir vers quelle section vous irez. Pour ce faire, buvez ceci.

C'était une potion. Elle n'avait aucune odeur, aucune couleur... Elle ressemblait à de l'eau, rien de plus. Astrid pencha la tête en arrière, ouvrant la bouche, alors qu'un de ses cousins s'approchait. Une seule goutte vint s'écraser sur sa langue légèrement tirée. Immédiatement, la jeune fille se détendit à l'extrême. Elle avait l'impression de se retrouver dans un coton moelleux, ses - maigres, à son âge - soucis s'envolant d'un seul coup. On lui posa quelques questions, qu'elle aurait été bien en peine de se rappeler, entendant ses propres réponses lointaines, tel le souvenir trouble d'un rêve.

En réalité, la seule chose qu'elle se rappela clairement, suite à cette étrange expérience, fut la dernière phrase que prononça Liamson Shafiq, le Patriarche de la famille et son propre grand-père.


- Une audacieuse enfant, à n'en point douter. Votre mentor ne sera nul autre que le meilleur dans votre domaine : Lancelot, votre propre père, mon enfant. Vous pouvez sortir.

Astrid acquiesça lentement, encore à moitié dans son rêve éveillé, avant de sortir de la pièce dans un tourbillon de tissus sombres.  

Flou... Netteté.

La petite fille devait maintenant avoir près de sept ou huit ans. Ses yeux étaient posés sur un étrange objet que son père manipulait avec un soin tout particulier. On pouvait lire une étrange fascination dans son regard, pour une enfant de son âge.

- Ceci, Astrid, est un retourneur de temps. Un objet très rare, très précieux, mais également d'une dangerosité peu commune.

La jeune fille l'écoutait attentivement - et venant d'elle, c'était à marquer d'une pierre blanche... -, sans un mot, sans lâcher des yeux le minuscule sablier. Elle ne savait pas pourquoi son père lui racontait ça, il n'en avait normalement pas le droit. Mais il était vrai que Lancelot Shafiq n'était pas réellement du genre à suivre les règles sans broncher. Sur ce point, sa fille lui ressemblait énormément : attirée par le danger et contournant les règles allègrement. C'était la première leçon que son père lui avait donnée ; les règles n'étaient faites que pour passer outre.

- Un retourneur de temps, entre de bonnes mains, peut être très utile. Mais il y a des règles stricts, dont une, en particulier, que je qualifie de principale : ne jamais se faire voir, surtout de son double ou de ses proches amis.

La petite fille fronça les sourcils, en pleine réflexion. Elle ne comprenait pas pourquoi, mais il n'y avait rien d'étonnant à cela : c'était une enfant.

- Pourquoi ?

Sa voix n'était qu'un doux murmure, mais son père l'entendit très clairement, alors qu'un sourire en coin apparaissait sur son visage. Visiblement, elle posait les bonnes questions.

- Parce que le double du "temps normal" pensera que tu es un imposteur et pourra t'attaquer.

La jeune fille acquiesça, alors qu'elle se replongeait dans sa réflexion. Astrid avait un tic étrange, quand cela la prenait : elle abaissait ses épaules, penchant la tête vers l'avant et laissant ainsi à ses cheveux - qu'elle gardait généralement longs - le soin de cacher son visage, avant de venir mordiller l'ongle de son pouce gauche. Lancelot avait vite appris à ne pas déranger la jeune Shafiq dans ses - très rares - moments de réflexion intense, sachant pertinemment que la colère noire qui prenait alors l'enfant, telle une possédée, pouvait être réellement dangereuse.

- Ils pensent qu'ils se changent en eux... Comme les métamorphomages peuvent le faire, comme je pourrai le faire plus tard ?

Lancelot sourit de nouveau, secouant toutefois légèrement la tête. Aucune façon de savoir ce qu'il pensait, ses yeux brillant d'une émotion que la jeune fille ne parvenait pas à déchiffrer.

- Ton don, commença celui-ci lentement, est très utile dans l'art de l'illusion, Astrid, si bien utilisé et bien maîtrisé. Mais il n'est pas le seul à permettre ce genre de... changement. Il existe bien des moyens de prendre l'apparence d'autrui ; des moyens autant moldus que sorciers. La chirurgie esthétique peut le permettre, chez les moldus ou encore le polynectar chez les sorciers. Chaque moyen à ses avantages et ses inconvénients.

Astrid hocha la tête, prenant soin de noter tout cela dans son esprit. Il était fascinant de voir comment Lancelot pouvait tourner toutes actions à la réflexion et à l'apprentissage pour le futur de sa disciple. Malheureusement, il ne pouvait pas deviner qu'Astrid n'était pas si réceptive à son enseignement qu'il l'espérait.

Flou... Netteté.
 
- Encore !

Grognant d'une certaine frustration, Astrid se jeta une nouvelle fois sur son adversaire. Elle tenta de le cogner avec son poing gauche. Il parvint à la maîtriser avec une seule main, en lui faisant une clef de bras. Elle grogna de nouveau.

La jeune fille avait beau n'avoir qu'onze ans, il était devenu rapidement limpide que la patience n'était pas son fort. C'était une gamine faite pour l'action, pas pour la réflexion.


- Toute action doit être réfléchie, Astrid !

Il la sermonnait toujours pour la même chose. Elle ne réfléchissait pas assez avant d'agir, fonçant tête baissée. Ce coup de poing de fillette mal placé en était la preuve. Mais Astrid, les nerfs à fleur de peau à cause du nombre impressionnant d'échecs qu'elle avait essuyé ce jour-là, n'en resta pas là. Non. Elle envoya un coup de talon à l'aveugle. Elle toucha l'homme, qui la relâcha dans un grognement étouffé. Bien. Elle l'entendit reculer de quelques pas sur le tatami. Parfait. La pré-adolescente ne prit même pas la peine de prendre réellement de l'élan. Elle se retourna tout en se dirigeant vers son père et lui asséna un coup de pied retourné dans le ventre. Elle avait l'avantage d'être souple.

Mais c'était bien là son seul avantage. L'homme commença à se plier sur lui-même, oui, mais s'arrêta d'un seul coup. Sa main droite attrapa la cheville de sa fille. Il déplaça sa jambe avec une rapidité surprenante, avant de tirer d'un coup sec dessus. Astrid fit un vol-plané dans sa direction, avant qu'une paume dans le ventre ne l'arrêtât brutalement. Elle s'effondra comme une poupée de chiffons, des larmes roulant sur ses joues.

Des larmes à cause de la douleur, mais aussi de frustration. Elle avait commencé l'entrainement à l'âge de six ans ! Et elle ne parvenait toujours pas à le toucher sérieusement ! Elle ne lui arrivait pas à la cheville et ça l'agaçait prodigieusement. Astrid était loin d'être patiente, en règle générale et ça se ressentait. Son apprentissage était bien trop long. Elle devenait très rapidement distraite et Lancelot l'houspillait quasiment tous les jours à cause de ça, plaçant généralement un commentaire sarcastique en comparant ses progrès à ceux de Levine...

Son frère, qui venait de rentrer à Poudlard, excellait dans son domaine. Il était bien meilleur qu'elle et elle le jalousait férocement à cause de ça. Bien sûr, ce n'était certainement pas le but de Lancelot, mais Astrid restait une enfant. Une enfant qui, malgré ses talents et son don, passait pour une quelconque fille médiocre devant nombres de Shafiq.
 

Flou... Netteté.

C'était impressionnant. La vue était splendide. Assise dans une barque en compagnie d'une autre fille et deux garçons qu'elle ne connaissait pas, Astrid regardait, ses yeux écarquillaient et la bouche légèrement entre-ouverte de stupéfaction, l'immense forteresse qui lui faisait face. Elle tremblait de la tête au pied, autant d'appréhension que d'excitation. Elle faisait enfin sa rentrée à Poudlard !

- Attention la tête ! cria l'immense Hagrid, qui était le garde-chasse de Poudlard.

Par réflexe, elle baissa la sienne, comme les autres enfants - en étant légèrement plus rapide que la majorité - pour la relever et voir qu'ils se retrouvaient présentement dans ce qui ressemblait à une sorte de crypte. Hagrid les fit rapidement descendre des barques, puis les mena sur un chemin de terre, après avoir contourné un mur de pierres. Avant même qu'ils s'en rendissent compte, les enfants se retrouvèrent devant la grande porte d'entrée du château. Le garde-chasse frappa trois coups sur celle-ci et une vieille dame, un air strict et sévère, avec son chignon parfaitement serré et ses robes vertes, vint l'ouvrir.

Elle ne dit pas un mot, se déplaçant simplement sur le côté pour permettre au géant de passer. Il disparut rapidement de leurs champs de vision, quand Minerva McGonagall se présenta en se replaçant devant la foule de première année. Elle les fit ensuite entrer dans le hall, qu'Astrid trouva simplement... somptueux, avant de les mener dans une petite pièce à l'écart. Ils durent se serrer les uns aux autres, pour écouter le discours de celle qui n'était autre que la directrice adjointe de l'école.

Astrid ne s'en intéressa que moyennement, préférant de loin observer ses futurs camarades. Elle n'en connaissait pas un seul. Ils avaient tous l'air terrifié. La jeunette, elle s'en doutait, devait certainement faire pale figure également... Du moins, plus qu'elle ne l'était déjà, si c'était ne serait-ce que possible.


Flou... Netteté.

- Shafiq, Astrid !

La voix de la professeur de Métamorphose claqua comme un fouet à ses propres oreilles. La jeune fille rougit et dut faire un effort surhumain pour que ses cheveux ne décidassent pas de changer subitement de teinte. À chaque pas qu'elle fit, Astrid eut l'impression qu'elle allait s'évanouir, ayant l'étrange sensation que ses jambes se transformaient lentement, mais surement, en coton. Elle parvint finalement jusqu'au tabouret, où elle s'assit, avant que le Choixpeau vînt prendre place sur son crane, cachant immédiatement la vue de la petite. Elle sursauta quand elle entendit une petite voix dans sa tête...

- Intéressant. Tu es courageuse, pour ne pas dire téméraire... - C'était une sensation étrange que d'entendre une voix ricaner dans sa tête... - c'est un fait, mais tu as également une loyauté impressionnante pour ta famille... Hm... Poufsouffle ou Gryffondor ? Hm... Oui, finalement, mon choix se portera sur... GRYFFONDOR !

La table aux couleurs Rouge et Or explosa dans un torrent d'applaudissements et de cris et la sorcière se surprit à sourire à l'idée de passer plusieurs années avec ses malades.

Flou... Netteté.

Astrid s'ennuyait ferme. Cela faisait presque un an qu'elle était à Poudlard et la jeune adolescente s'ennuyait à mourir. Les cours n'étaient pas spécialement passionnants, même si elle essayait (sans forcement y parvenir réellement) de s'appliquer et de ne pas commettre de catastrophe... Encore qu'elle se souvenait parfaitement de la retenue magistrale que ce foutu Rogue lui avait attribué quand elle avait fait fondre son chaudron... Pour la cinquième fois de l'année. Les potions et elle, ce n'était pas le grand amour, même si elle progressait lentement ; Severus Rogue y veillait, voulant éviter que sa classe se transformât en bombe rasant le château...

Mais encore, un petit aller-retour à l'infirmerie ou récurer des chaudrons jusqu'à quatre heures du matin, ce n'était rien comparé aux devoirs que le Maître des Potions parvenait à exiger à ses élèves, de l'avis de la Rouge et Or. Justement, assise contre un vieux chêne en bordure de la forêt, à l'ombre du soleil, Astrid essayait de lire son livre de potion pour y trouver les réponses de son devoir. Elle essayait, oui, sans pour autant y parvenir, ses pensées vagabondant sur l'année scolaire écoulée.

Elle n'avait que très rarement vu son frère, qui, lui, avait atterri droit à Serpentard. En fait, elle avait même l'impression qu'il l'avait évité au possible. Levine ne lui avait parlé qu'une seule fois dans l'année et elle se souvenait encore de la conversation comme si elle venait d'en sortir, malgré qu'elle datât de la vieille de sa répartition.


- Gryffondor, hein ?

Mépris. Dégoût. Un sourd l'aurait compris, vu le ton employé.

- La première des Shafiq. Fière ?

Il rit. Un rire qui ne lui ressemblait pas.

- Je me demande ce que pensera papa, lui qui était à Serdaigle.

Elle baissa les yeux, pour cacher les larmes qu'elle contenait difficilement.

- Même Poufsouffle, c'est mieux que Gryffondor. Tu me dégouttes.

Elle fit volte-face, s'enfuyant dans les couloirs sans même chercher à savoir où elle allait. Elle voulait seulement mettre le plus de distance possible entre elle et... son frère ? Ça..? Elle ne le reconnaissait plus...

Secouant la tête pour chasser ses sombres pensées, Astrid essaya à nouveau de se replonger dans son livre, sans plus de succès. Au bout d'une bonne demi-heure d'une bataille acharnée, elle finit par rendre les armes et ferma le livre d'un coup sec. Elle soupira, se laissant aller contre le tronc de l'arbre. Elle ne vit, ni n'entendit, la personne qui s'assit à côté d'elle.

- Salut, Stridy.

Sursautant, la jeune fille tourna son regard vers le garçon qui venait de prendre place. Son frère était toujours le même, ses cheveux bruns décoiffés, son petit sourire en coin des lèvres, ses yeux perçants fouinant les alentours à la recherche du moindre danger.

- Je n'ai pas beaucoup de temps, alors j'irai droit au but.

La Gryffondor s'était tendue, au son de sa voix, qui était pourtant bien plus chaleureuse et sympathique qu'à leur dernière conversation - si on pouvait réellement appeler l'échange ainsi. Elle le regarda sans réellement le voir, alors qu'une colère sourde serpentait lentement pour remonter le long de ses entrailles et venir enserrer son cœur avec force.

- Je ne veux pas te parler, siffla-t-elle froidement, ses yeux devenant luisant par l'émotion et ses cheveux se colorant progressivement d'un rouge pétant.
- Ecoute, s'il te plait.

C'était une supplication. Étrangement, Astrid ressentit le besoin de lui laisser une chance, mais elle se jura qu'elle ne lui en laisserait qu'une seule.

- Je t'écoute. Fais vite.

Elle employa le même ton froid que Rogue dans ses meilleurs jours. Du moins, elle essaya.

- Je suis un apprenti dans le corps d'infiltration de notre famille, Astrid... Je ne faisais que jouer un rôle. Toute l'année... Je n'ai fait que ça. Et je vais devoir continuer pour le restant de mes jours... Je voulais juste... Que tu le saches. Que tu es la chance de comprendre... Je t'aime, petite sœur et quoi qui puisse sortir de ma bouche dans les années à venir, ne l'oublie jamais. C'est l'unique vérité que j'ai le droit de t'avouer à partir de maintenant...

Il se releva et partit, sans même lui laisser une chance de répondre. Astrid le regarda s'éloigner, se mordillant la lèvre inférieure. Des larmes silencieuses commencèrent à rouler sur ses joues, alors que la compréhension cheminait enfin jusqu'à sa boite crânienne.

Ils n'étaient pas libre de leur destin. Ils ne l'avaient jamais été et ne le seraient jamais. Tout pour la famille, même faire semblant de se haïr... Elle allait perdre son frère, lentement, et même s'ils continueraient de s'aimer, ils n'auraient plus le droit de le montrer...

Elle secoua énergiquement la tête, remarquant par la même occasion la couleur de ses cheveux... Malgré son regard brouillé par les larmes, la métamorphomage vérifia qu'il n'y avait personne dans les alentours. Elle se concentra ensuite pour leur faire reprendre leur teinte naturelle, sa grimace enlaidissant ses traits quelques secondes avant qu'ils redevinssent harmonieux.  Seule tache sur le tableau, elle arborait maintenant une expression triste, défaite, qui ne l'enjolivait guère.


Flou... Netteté.

Haletante, l'adolescente continuait tout de même sa course. Son père lui avait envoyé une missive le matin-même, lui ordonnant d'aller dans la forêt interdite pour s'entraîner. Il n'avait pas donné plus d'explication.

Maintenant, Astrid n'en avait plus réellement besoin. Elle courait à perdre haleine, alors qu'une bestiole - elle ne savait même pas quoi ! - la pourchassait. Elle devait très certainement faire un bon souper... Mais la seconde année, qui avait fait sa rentrée quelques mois plus tôt, n'avait pas l'intention de se laisser dévorer sans résistance. Alors, elle continuait de fuir. Elle espérait mettre de la distance entre la chose et elle, mais elle savait ses espoirs futiles : le bruit de pattes martelant le sol se rapprochait et ne laissait guère place aux doutes. Astrid allait terminer sa nuit dans l'estomac d'un des montres de la forêt. Elle comprenait un peu mieux pourquoi le Directeur, Albus Dumbledore, rappelait tous les ans qu'il était interdit d'y pénétrer...

Mais bien sûr, les Shafiq étaient tous au-dessus des règles. C'était la première leçon de vie qu'Astrid avait appris en devenant une Apprentie : les règles étaient faites pour être contournés.

Dans sa course, sans avoir la possibilité de le voir et, donc, de l'éviter, à cause de la pénombre, la sorcière trébucha sur une racine sortant du sol et s'effondra. Elle s'étala de tout son long sur la terre, se griffant au passage et s'écorchant les mains en essayant de se retenir à la première chose qu'elle parvint à attraper. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant...


Pas certaine que toutes les règles soient faites pour être contournées, finalement... La pensée était étrange, presque dérangeante dans la situation précaire dans laquelle elle se trouvait. Pourtant, elle s'était imposée seule, lui sautant au visage comme une baffe bien méritée. Idiote ! Bien sûr que toutes les règles n'étaient pas faites pour être contournées et bien évidemment qu'elle n'aurait pas du se trouver ici... C'était forcement un test pour savoir si elle réfléchissait de temps en temps... Mais, bien sûr, en bonne Gryffondor tête-brûlée qu'elle était, Astrid n'avait même pas pris la peine de peser le pour et le contre. Elle s'était jetée dans la gueule du loup-garou, en se rendant directement dans la forêt après le dîner.

Elle entendit un bruit de cliquetis qui n'annonçait rien de bon, s'approchant fatalement de sa position allonger...


- Arania Exumai !

Cette voix, elle la connaissait par cœur. C'était son frère. Levine... Une main empoigna son épaule et la remit sur pied sans aucune douceur. Alors qu'elle entendait quelque chose s'écraser plus loin contre un arbre, le Serpentard attrapa son poignet avec beaucoup trop de force et commença à sprinter. Astrid fut bien obligée de suivre la cadence, essayant de ne pas trébucher une nouvelle fois. Le bruit de pattes recommençait à se faire entendre. Le Serpentard se retourna d'un seul coup, baguette brandie et poussa la Rouge et Or contre un buisson. Elle se cogna à une autre branche dans sa chute.

- Stupide. Idiote. Gourde. Gryffondor de mes deux... Arania Exumai !

Avant que le sort touchât le monstre, Artrid eut tout le loisir de compter ses pattes, ses yeux, ses pinces et presque ses poils... C'était une araignée. Et pas des plus petites, vu qu'elle faisait bien deux mètres de haut... Quand le sort la toucha, celle-ci se fit éjecter contre un tronc d'arbre, avant de tomber sur le dos, ses pattes se recroquevillant sur elles-mêmes. Elle était inerte, mais pour combien de temps ?

- Elle...

Levine ne lui laissa pas le temps de commencer la prononciation du second mot qu'elle avait en tête et la gifla avec une force impressionnante. Astrid retint ses larmes.

- Tu ne réfléchis donc jamais ?! Tu crois vraiment qu'une seconde année peut survivre seule dans une forêt comme la forêt interdite ?

La Rouge et Or entre-ouvrit la bouche. Le brun ne lui laissa pas la chance de répondre.

- Je sais déjà pour la lettre de Père ! Mais tu crois sérieusement qu'il voulait t'envoyer à une mort certaine ?! Non ! Il voulait que tu REFUSES, tête de verracrasse !

- Je SAIS ! cria-t-elle finalement, ses nerfs décidant de la lâcher, suite à l'épreuve éprouvante qu'elle venait de subir. Je ne suis qu'une idiote pathétique pas capable de réfléchir plus de trente secondes, ça te va ?!
- Astrid je...

Elle le planta là, sans avoir la chance de connaître la suite de la phase de son frère, qui se perdit dans les profondeurs de la forêt. Elle reprit une course effrénée en direction de l'immense battisse qu'elle commençait à apercevoir entre la cime des arbres.

Flou... Netteté.

Shafiq regardait avec des yeux ronds son père.

- Pourquoi ?!

C'était un cri du cœur.

- Tu ne le mérites pas.

Le ton était cinglant, n'admettant aucune protestation. Astrid se mordit la lèvre inférieure, prête à répliquer, mais son père n'en avait pas terminé.

- Ton niveau est pathétique. Tu es douée au corps à corps, mais c'est tout ! Ça ne suffit pas !

Elle déglutit, alors que le regard colérique de son père la transperçait.

- Tu es la pire disciple que j'ai eu à ma charge. Ma propre fille n'est pas capable de faire mieux que ça ? C'est une honte, te rends-tu compte ?

La Rouge et Or baissa la tête. Ça faisait mal. Plus que n'importe lequel des coups qu'il lui avait mis durant leurs entraînements depuis ses six ans.

- C'est pour cela que je ne signe pas ton autorisation. Je le signerai le jour où tu feras des proprets considérables. Pas avant. Va t'entraîner. Tout de suite.

Baissant les épaules avec fatalisme, la jeune adolescente fit demi-tour et se dirigea vers le dôjô du domaine Shafiq, rapidement suivie par son Maître... Soit l'homme qui venait de lui refusait l'un des plaisirs permis aux étudiants de troisièmes années de l'école Poudlard.

Flou... Netteté.

La rumeur c'était rapidement propagé dans le Poudlard Express en ce début d'année scolaire 1991. Astrid, qui faisait sa rentrée pour la quatrième fois dans l'école de magie de grande-Bretagne, attendait avec une certaine impatience la répartition de la personne concernée. Les conversations portaient presque toutes sur lui : après tout, il était célèbre dans tout le monde magique depuis près de dix années.

Les premières années arrivèrent rapidement, puis le Choixpeau entama sa chanson. Quand ce fut fait, la directrice adjointe déroula un long parchemin. Tous firent silence. C'était bien la première fois que personne ne se plaignait de la longueur de la répartition...

Puis, rapidement, certainement trop du point de vue du jeune sorcier, ce fut son tour.


- Potter, Harry.

La métamorphomage fut assez impressionnée par l'ampleur soudaine des murmures dans la grande salle. Face au silence quasi-religieux quelques minutes plus tôt, ces murmures paraissaient être une cacophonie de cris et de discussions. Harry Potter par-ci, Harry Potter par là, ils n'avaient que ça à la bouche. Elle, pour sa part, garda la sienne bien clause, observant l'enfant. Il paraissait aussi effrayé qu'elle ne l'avait été et elle le trouvait étrangement... frêle, à côté de ses camarades.

Quand le Choixpeau prit place sur la tête du garçon, la salle se replongea dans le silence. Une sorte de tension presque palpable avait pris place dans la pièce, les élèves attendant le verdict avec une impatience grandissante. Pas seulement les élèves, visiblement : Astrid crut voir le Directeur se redresser légèrement sur son siège.

Après une attente qui parut interminable pour toutes les personnes présentes, le Choixpeau donna finalement son verdict.


- GRYFFONDOR !

La sorcière crut rêver quand sa table explosa de félicitations, bienvenues et autres applaudissements, sans compter les Jumeaux Weasley scandant quelque chose comme "Potter avec nous" pour narguer la table des Verts et Argents. Shafiq ne put s'empêcher d'éclater de rire à leurs frasques. Après s'être calmée, elle se contenta d'un signe de tête et d'un sourire pour le nouveau lionceau, sans que celui-ci l'eut remarqué.

Flou... Netteté.

Assise dans un compartiment vide du Poudlard Express, l'adolescente regardait le paysage sans réellement le voir. Elle sortait de sa cinquième année et celle-ci avait été particulièrement éprouvante avec l'ouverture de la Chambre des Secrets. Plusieurs étudiants avaient été pétrifiés par le monstre de Salazar Serpentard et on ne devait le salut de l'école qu'au jeune prodige - Harry Potter.

Son père lui avait envoyé une missive pour lui demander pourquoi elle n'avait rien tenté. Elle n'avait pas pris la peine de répondre, sachant que celle-ci ne satisferait pas son père.

La Gryffondor avait été terrifiée tout le long de l'année, se concentrant sur ses BUSEs avec force pour se distraire des récents évènements. Sa seule consolation, s'était qu'elle était certaine d'en décrocher plus d'une, mais cela, bien évidemment, sa famille n'en aurait cure.

Et puis, il y avait aussi Harry Potter. Le jeune garçon était doué. Pas en cours, mais il avait cette étincelle que les Shafiq recherchait pour les membres du corps d'actions de sa famille. Elle avait beau être une apprentie dans ce corps-là, elle faisait pale figure à côté du second année...

Certes, ce gamin était un aimant à emmerdes, preuve en était ses deux premières années, mais il arrivait à suivre sa scolarité avec cela malgré tout. Par Godric, même s'il avait été entouré de ses amis, il était parvenu à combattre un troll des montagnes adultes après seulement quelques semaines dans le monde magique ! Il avait également sauvé la Pierre Philosophale - Albus Dumbledore s'était fait une joie de faire circuler l'exploit - et maintenant, il parvenait à trouver la Chambre des Secrets - alors que le Château avait été fouillé de fond en comble à de nombreuses reprises sans qu'elle fût découverte - pour y retrouver Ginnevra Weasley, puis la sauver en tuant un Basilic. Un Basilic, rien de moins !

Astrid grogna de frustration, serrant les dents. Elle jalousait férocement Potter pour ses dons, sans le montrer. Ce gamin parvenait à faire ce pourquoi elle était née, sans avoir reçu le moindre entrainement pour ! La jeune Shafiq, elle, avait reçu l'entrainement, mais ne parvenait à rien d'autres qu'à suivre simplement ses cours en se faisant le plus discrète possible... Le gamin n'avait que douze ans, elle en avait seize ! Mais non, elle faisait pale figure à côté du célèbre Harry Potter et c'était véritablement rageant pour la Gryffondor.

Dans un élan de colère, elle frappa son poing droit contre le mur du compartiment, étouffant un grognement de douleur quand ses phalanges heurtèrent la surface dure.

Qu'est-ce qui allait encore lui tomber sur la tronche pour le placer sur le devant de la scène ? Elle ne le savait pas. Tout ce qu'elle savait, c'était que Potter ne pouvait pas passer une année en paix. Elle se jura de tout faire pour lui voler la vedette, cette fois-ci : elle voulait rendre son père fier... Pour une fois.

Elle soupira, la pensée venant la calmer comme si elle venait de recevoir une bonne gifle bien placée. Son père n'était pas fier d'elle. Au contraire, plus le temps passait et plus il désespérait de voir les maigres progrès qu'elle faisait. À contrario, elle savait que Levine avait reçu son titre de Mercenaire avec les félicitations l'année passée. C'était suite aux BUSEs que le titre était délivré, généralement. La pensée la déprima plus qu'elle ne l'était déjà : elle savait qu'elle ne recevrait pas son titre cette année, malgré que ce fut normalement la période. Elle ne se faisait guère d'illusions à ce sujet : elle n'avait pas le niveau attendu pour l'espérer.
 

Flou... Netteté.

Assise sur un fauteuil de la salle commune de sa maison, devant le feu qui commençait lentement à s'éteindre, elle réfléchissait - fait assez rare pour être noté. Sa première rencontre avec des Détraqueurs ne s'était pas extrêmement bien passé. Il lui faudrait trouver un moyen de s'en débarrasser et vite. C'était l'une des deux préoccupations qui la maintenait éveillée à cette heure tardive.

L'autre préoccupation était Sirius Black. Si Astrid parvenait à l'arrêter et à le donner aux Détraqueurs, son père serait bien forcé de reconnaître qu'elle n'était pas si nulle que ça. Pour ce faire, la jeune femme était prête à tout. Elle se faisait par ailleurs une liste mentale de choses à faire en premier lieu.

Il lui fallait, pour commencer, découvrir qui était réellement Black. Bien que n'étant clairement pas faite pour les bibliothèques, Astrid devrait s'y rendre pour essayer de trouver le plus d'informations possibles sur lui. Et elle en profiterait pour essayer de trouver un sortilège pour repousser les Détraqueurs.

Ensuite, il fallait trouver un moyen de l'attirer et de le capturer. Bon, c'était la partie simple du plan : si quelque chose se passait à Poudlard ou dans le monde magique, il y avait beaucoup de chance que ce fût en lien avec le garçon à la cicatrice. Il lui suffirait de se servir de lui, même si elle ne savait pas encore comment elle allait s'y prendre.

Souriante, la jeune femme se releva et se dirigea vers le dortoir des filles de sixièmes années. Oui, l'année allait forcement bien se passer, elle se le jura et son père la féliciterait. C'était tout ce qu'elle voulait.

Après avoir enfilée sa robe de chambre, la métamorphomage se coucha. Elle s'endormit avec un sourire dangereux étirant ses lèvres, ses pensées s'envolant vers le doux rêve d'un père fier d'elle.


Flou... Netteté.

Le moins que l'on pouvait dire, c'est que cela avait été une année éprouvante. Astrid avait planché nuits et jours pour essayer de trouver le maximum de renseignements sur Sirius Black, surprenant plus d'un élève pour sa soudaine passion pour les livres.

Ces recherches n'avaient pas été vaines. Astrid en avait découvert des belles, sur Black. Et elle en avait encore la migraine rien que d'y penser.

Sirius Black, le meilleur ami, ni plus ni moins, de James Potter, avait été accusé de trahison envers la famille, d'avoir également tuer Peter Pettigrow et douze moldus en un seul sortilège et d'être le bras droit du Seigneur des Ténèbres.

Il y avait quelque chose qui clochait dans les faits, comme le fameux sortilège massacrant treize personnes - elle n'en connaissait aucun pouvant réaliser de tels exploits. Ce n'était pas la seule chose qui la dérangeait, toutefois. Depuis son enfance, malgré sa famille, Sirius Black avait été répartie à Gryffondor, où il s'était immédiatement lié au fils Potter, rapidement rejoint par deux autres garçons.

Le premier, Remus Lupin. Son propre professeur de Défense contre les Forces du Mal et le meilleur qu'elle avait eu, accessoirement un loup-garou (elle l'avait apprise de son frère dans le courant de l'année).

Le second, Peter Pettigrow, celui que Black avait tué.

Ensembles, ils avaient fait les quatre cents coups durant leurs scolarités. Ils avaient même battu le record du nombre de retenues donné à un élève... C'était pour dire.

Comment le bel étudiant avait pu tourner si mal était un mystère. Un mystère qui n'avait aucun sens, quand on savait qu'il avait fuit sa famille - les Black, connus pour leurs pratiques obscurs - pour aller vivre chez les Potter ? Elle ne pouvait pas croire que Black était un meurtrier fou et dangereux après avoir découvert tout ça.

Après les vacances de Pâques, la jeune sorcière avait pris son courage à deux mains pour aller questionner son professeur. Celui-ci, malgré qu'il eût l'air de l'apprécier - mais peut-être était-ce juste parce qu'elle était douée dans ses cours, étant passionnée par la défense et obtenant très facilement de très bonnes notes ; elle n'avait aucun moyen de le savoir - l'avait renvoyé de son bureau froidement, la prévenant de se mêler de ses propres affaires.

Astrid ne s'était pas démontée pour autant. Elle avait continué ses recherches et un détail, en particulier, avait finalement attiré son attention. Un détail sordide.

Black n'avait pas eu droit à un procès dans les règles. Il avait directement été envoyé à Azkaban sans même avoir la chance de s'expliquer ou se défendre. Et Astrid fut, à partir de ce moment, convaincu de l'innocence du sorcier. Tout était contre lui, bien sûr, mais quelque chose clochait et elle ne pouvait tout simplement plus croire en sa culpabilité.

L'homme n'avait tout simplement pas pu trahir ses meilleurs amis. Lui et Potter étaient comme des jumeaux. D'ailleurs, leur scolarité lui faisait penser à celle des deux jumeaux de Gryffondor. Malgré tout, l'incertitude était restée jusqu'à la fin de l'année, ses découvertes ne répondant à aucune de ses interrogations. Pire encore, elles en rajoutaient de plus en plus.

Finalement, Black s'était fait attraper le soir-même. Assise dans la salle commune de Gryffondor, elle observait le feu ronflant dans la cheminée, se demandant sur quel pied danser, en se remémorant son année.

Que devait-elle faire ? Elle savait qu'il était enfermé au septième étage, dans le bureau du petit professeur d'enchantement. Elle se massa distraitement les tempes, des mèches cendrés venant encadrer son visage. Elle ne le remarqua pas, tout comme elle ne remarqua pas le regard étonné de certains de ses condisciples.

Peut-être qu'elle pouvait... Elle se mordit la lèvre inférieure, alors que l'excitation et l'appréhension se mélangeaient en elle à l'idée saugrenue. Peut-être, oui, qu'elle pouvait le sauver... C'était dangereux, complètement fou, même, mais elle ne pouvait pas laisser les Détraqueurs embrasser Black. Elle voulait des réponses.

Sautant sur ses pieds, la Gryffondor se précipita hors de la salle commune. Elle courut dans les couloirs, puis les escaliers, passant par un passage secret derrière une tapisserie, puis grimpant quatre à quatre d'autres escaliers. Elle parvint finalement dans un des couloirs du septième étage et elle se stoppa dans le couloir, commençant à faire les cent pas.

Prendre les traits d'un des professeurs, elle pourrait le faire. Il lui suffirait de métamorphoser une des babioles qu'elle gardait sur elle en miroir. Toutefois, elle ne se voyait pas vraiment se dénuder dans une salle de classe pour métamorphoser ses vêtements pour les remettre. C'était trop dangereux. Il lui fallait une salle où elle pourrait se changer sans que personne ne pût la trouver.

Ce fut comme si le château entendait sa requête, alors qu'une porte apparaissait de nulle part dans le couloir normalement désert, en dehors de quelques tableaux. Une porte en bois, très simple ; Astrid prit le risque de pénétrer dans la pièce, sa baguette bien en main, prête à se défendre. Elle referma la porte, puis se retourna en pointant son arme face à elle...

Écarquillant les yeux de stupéfaction, la Rouge et Or en fit tomber sa baguette au sol. Elle eut l'impression d'entrer dans une boutique de vêtements, sans guichet ni marchand. En soit, elle pouvait se servir à volonté, sans que personne ne pût lui dire quoi que ce fût.

Il y avait des robes de toutes les couleurs, avec des chapeaux ou d'autres accessoires qui n'étaient pas en restes. Mais surtout, il y avait également des vêtements moldus, de tous styles, de toutes sortes. Certains étaient pendus à des cintres, d'autres étaient soigneusement pliés et entreposés sur des étagères. La pièce était spacieuse, avec au moins un bon millier de vêtements prenant tout l'espace. C'était exactement ce qui lui fallait ! Il ne manquait plus qu'un miroir et cela aurait été... Non, c'était parfait ! Mû par elle ne savait quelle magie, un miroir était apparu face à la métamorphomage.

Astrid plissa légèrement les yeux face à son reflet. Elle s'observa attentivement pour la première fois de sa vie.

La jeune fille se trouvait plutôt grande pour son âge, plutôt mince et élancée, avec de longues jambes et de belles formes qui n'étaient toutefois pas encore complètement développés. Elle se trouvait... magnifique, sans fausse modestie. Elle avait un visage angélique, avec de belles lèvres rouges et pulpeuses, ainsi que de magnifiques cheveux châtains, avec quelques reflets peu visibles, légèrement cuivrés, qu'elle laissait généralement lâches. Elle avait également de beaux yeux vairons, l'un ayant la couleur des saphirs bleus à l'état brute, l'autre aux couleurs de l'émeraude. Bien qu'étant d'une pâleur cadavérique, son visage, quelque peu fin et légèrement pointu, abritait quelques taches de rousseurs. Il n'y avait qu'une seule chose qui la troublait : malgré sa taille et son physique, Astrid ne se serait pas donné plus de treize ans, alors qu'elle en avait dix-sept...

Secouant la tête pour remettre ses idées en place, la Gryffondor fit une grimace qui enlaidit ses traits en plissant le regard vers le miroir. Rapidement, sa peau changea, les formes de son corps également, puis ses cheveux changèrent de couleur. Même si sa taille n'avait pas été modifié, que ses taches de rousseurs étaient restés et que ses cheveux étaient détachés, la jeune femme était plutôt contente du résultat : elle ressemblait à Minerva McGonagall. Il ne restait plus qu'à trouver des robes ressemblant à celle de sa directrice de maison et le plan "Sauver Sirius Black" pourrait reprendre.

Elle trouva rapidement son bonheur en une robe écossaise, verte et - de son point de vue - hideuse. Elle l'enfila rapidement, récupérant une pince qu'elle gardait toujours sur elle pour attacher ses cheveux en un chignon serré, puis elle prit le premier vêtement qui passa - une chaussette... - pour le métamorphoser en une paire de lunettes ressemblant à celle de la directrice adjointe. Elle jeta un dernier regard vers le miroir, qui lui renvoya le reflet d'une Professeur de Métamorphose anxieuse, tremblante et légèrement trop petite. Elle soupira, puis sortit dans le couloir. À peine eut-elle fait un pas dans le couloir que la porte disparue derrière elle. Elle nota toutefois l'emplacement de celle-ci, voulant à tout prix y retourner quand elle en aurait le temps...

Mais pour l'heure, elle avait un prisonnier à libérer. Astrid se mit à sprinter dans le couloir, son souffle devenant de plus en plus court à mesure que ses pas s'allongeaient. Elle croisa un couple de Serdaigle qui haussèrent les sourcils, mais elle ne prit pas la peine de leur envoyer un regard digne de l'Animagus. Elle n'en avait pas le temps.

Elle accéléra le rythme de sa course. Elle n'était plus qu'à quelques couloirs. Elle tourna à droite. Elle se mordit la lèvre en accélérant de nouveau. Elle tourna à gauche...

Elle n'eut ni le temps de réaliser, ni le temps de freiner. Elle se prit la chose de plein fouet dans les pieds et s'effondra sur le sol. La chute fut douloureuse, ses genoux venant heurter avec force le sol. Elle étouffa un grognement, se relevant rapidement, mais la chose en question lui agrippa la jambe, plantant ses griffes. Astrid baissa les yeux, haussant alors les sourcils en remarquant qu'il s'agissait de Pattenrond, le chat d'une amie à Potter.

Il la relâcha, avant de sauter sur le rebord d'une fenêtre, s'asseyant devant. Shafiq eut l'étrange impression qu'il lui faisait un signe de tête pour qu'elle approchât. Elle pesa rapidement le pour et le contre, avant de s'approcher de ladite fenêtre. Ce qu'elle vit alors se passer dehors lui causa un étrange mélange d'émotions contradictoires.

Harry Potter chevauchait un hippogriffe, en compagnie d'Hermione Granger, le tout devant la fenêtre du bureau de Flitwick. Les troisièmes années l'ouvrirent, puis aidèrent Sirius Black à monter dessus, puis ils s'envolèrent plus haut.

Elle fut autant frustrée qu'heureuse.

Si Potter aidait Black, cela voulait dire que le garçon avait découvert la vérité, mais surtout, qu'elle avait eu raison ! Black était forcement innocent ! Ça ne répondait pas à toutes ses interrogations, mais, au moins, elle en avait maintenant la certitude. Et il allait pouvoir fuir, ce qui n'était pas rien. Elle en était heureuse pour le prisonnier.

Elle était toutefois frustrée que Potter parvînt une nouvelle fois à réaliser des exploits. Ce gamin insupportablement doué pour les situations de crises la rendrait folle avant l'heure, la Gryffondor en était maintenant certaine. Elle aurait aimé sauver Black elle-même, ne serait-ce que pour pouvoir lui parler - voler la vedette à Potter n'étant qu'un plus, même si non négligeable. Malgré tout, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être heureuse pour lui, car elle savait que le gamin retrouvait une partie de sa famille. Black était son parrain.

Elle soupira, le regard toujours porté sur la fenêtre. Ça ne servait plus à rien de rester ici, aussi Astrid fit demi-tour et se dirigea rapidement vers la pièce cachée. Elle recommença à faire les cent pas dans le couloir en pensant vouloir revoir la même pièce et la porte apparut. Elle s'engouffra à l'intérieur, se changeant rapidement et revêtant de nouveau ses propres traits.

Enfermée dans la pièce, la jeune demoiselle décida de faire "du shopping", pour se changer les idées... Elle ne ressortit de celle-ci, avec une tonne de vêtements - autant pour sorcière que pour moldue - pliés dans des sacs, que très tard dans la nuit. Par chance, elle ne trouva pas âme qui vive dans le château et elle put rapidement rejoindre son dortoir, puis son lit, après avoir soigneusement rangé ses nouveaux vêtements dans sa malle. Elle s'endormit avec un soupire résigné.


Flou... Netteté.

- Astrid, non ! cria la voix de son géniteur.

La Gryffondor, pour toute réponse, fit demi-tour, se dirigeant droit vers les bruits qui provenaient du terrain de camping. Des hurlements et des pas précipités. Elle dut forcer le passage, bousculant les sorciers paniqués qui fuyaient au pas de course, tel les lâches qu'ils étaient. Elle se fit une joie malsaine de n'être d'aucune douceur.

Finalement, elle put enfin les voir. Une foule de sorciers serrés avançait, leurs baguettes pointaient vers le ciel, traversant lentement le près en direction du bois. Alors qu'elle se rapprochait plus lentement qu'elle l'aurait voulue, elle vit sans rien pouvoir y faire l'un du groupe pointer sa baguette sur une des tentes non loin de sa position. Celle-ci prit feu immédiatement, des hurlements, savant mélange de stupeur et de terreur, se faisant immédiatement entendre une nouvelle fois.

Partout, des sorciers courraient, se bousculaient, fuyaient. Seuls quelques courageux partaient dans la même direction qu'elle. En face d'elle, de l'autre côté de la troupe, elle crut voir quatre roux se dirigeaient vers l'attroupement lent, baguettes sorties, à la lueur d'une flamme.

Finalement, la jeune Shafiq parvint enfin à rejoindre les sorciers. À leurs rires, leurs voix et leurs démarches, elle comprit rapidement que ce n'était qu'une bande d'ivrogne jouant aux Mangemorts - les cagoules et les robes ne laissaient aucun doute. Elle serra les dents. Sa baguette était déjà pointée sur l'un d'eux quand une main apparut devant son torse. Elle tourna ses yeux vers la personne à qui elle appartenait : un Auror, visiblement, aux robes qu'il portait.


- Nous ne pouvons rien faire pour le moment, dit-il d'une voix précipitée, ses yeux tournés vers le ciel. C'est trop dangereux pour la vie des moldus.

Astrid suivit son regard et eut un haut-le-cœur. La famille moldue, dont le père dirigeait le camping qui avait servi pour accueillir les sorciers pour la finale de la coupe, était suspendu dans les airs par elle ne savait quel sortilège. L'un d'eux - un enfant - tournait sur lui-même à une vitesse affolante, telle une toupie folle. Elle eut un grognement sourd, qui roula sur sa gorge avec toute la fureur qu'elle ressentait.

- Calme, jeune fille. J'apprécie ton aide. Nous l'apprécions tous. Et ton courage, mais nous devons tous garder notre calme.

C'était toujours le même Auror, un grand chauve à la peau sombre.

Astrid souffla à plusieurs reprises, essayant de se concentrer sur sa respiration pour se calmer, tout en ne lâchant pas les moldus des yeux. Elle était prête à jeter le premier sortilège qui lui passerait pas la tête, pour essayer de les sauver. Elle devait trouver un moyen de les garder dans les airs, pour pouvoir ensuite les poser en douceur.


Réfléchie. Par Godric, il doit bien y avoir un moyen...

L'Auror s'était rapproché de sa position, lui faisant un petit signe de tête. Il tourna ses yeux ensuite vers quelque chose qui venait d'apparaître dans le ciel. "A trois", firent ses lèvres silencieusement. Un. Un des ivrognes leva la tête vers la lueur verdâtre qui venait d'apparaître dans le ciel. Deux. Il fit signe à son voisin de regarder le ciel après un coup de coude. Tous les "mangemorts" finirent par lever la tête. Trois. Ils fuirent tous en transplanant.

Astrid jeta le premier sort qui lui vint à l'esprit, visant le plus jeune de la famille - celui qui faisait la toupie. Son
Wingardium Leviosa n'était pas parfait, ses gestes étant précipités et sa voix trahissant la peur qui la rongeait de l'intérieur, mais elle parvint tout de même à le lancer. Le petit stoppa lentement sa rotation, restant dans les airs.

La sorcière était pétrifiée sur place. L'Auror vint lui poser une main sur l'épaule, alors que les membres du ministère aidés de différents sorciers s'occupaient du reste de la famille. Il lui sourit, puis lui fit comprendre qu'elle ne risquait rien d'une pression sur l'épaule. La future septième année abaissa lentement sa baguette, le jeune garçon, pleurant toutes les larmes de son corps, se posant avec douceur sur le sol.

La Rouge et Or se mit alors à trembler, observant le garçon se relever et courir dans les bras de sa mère, sans réellement le voir. L'homme agrippa son épaule avec plus de force, avant de la retourner vers lui. Il s'agenouilla devant elle et la sorcière le suivit du regard.


- Comment tu t'appelles ?

Elle ne chercha même pas à comprendre le pourquoi de la question.

- As-Astrid... Astrid Sh-Shafiq.

- Bien. Ecoute-moi, Astrid. Tu es en état de choc. C'est normal. Tu vas te concentrer sur ma voix et faire ce que je dis. Je m'appelle Kingsley Shacklebolt.

La jeune femme acquiesça, sans dire un mot. Elle n'en était pas capable.

- Très lentement, tu vas inspirer puis expirer. Je vais te donner le rythme, suis-le.

Elle hocha de nouveau la tête, sa respiration devenant de plus en plus rapide sans qu'elle n'y pût rien. Elle avait l'impression de suffoquer. Elle essaya, vraiment, de calmer sa respiration, mais elle n'y parvint pas. Sa tête commençait à lui tourner.

L'adulte réagit avec une rapidité emprunte de l'habitude. Il ne lui laissa pas le temps de s'effondrer, se relevant en l'attrapant rapidement. Il la plaça ensuite en position semi-assise contre une tente encore intacte.


- Astrid, tu me fais confiance ?

Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues pâles. Elle ouvrit la bouche, comme pour parler, mais aucun son sortit. Un sanglot lui échappa alors.

- Je vais prendre ça pour un oui, marmonna le sorcier pour lui-même.

Astrid l'entendit très clairement, mais... Elle s'en foutait royalement, de ce qu'il préparait, de toute façon... Ces pensées étaient bien loin de la réalité.

Elle voulait son père. Elle voulait sa famille. Plus que tout, elle voulait son frère. Elle voulait qu'il la prît dans ses bras et qu'il la rassurât, qu'il lui murmurât que ce n'était qu'un mauvais cauchemar, qu'elle ne venait pas réellement de sauver la vie d'un petit garçon qui n'avait rien mérité de tout ce qui venait de lui arriver. Elle voulait se réveiller, mais elle savait que c'était bien réel, que son frère ne viendrait pas la border comme il le faisait tard la nuit quand elle était encore petite après un cauchemar.

L'Auror, très loin des préoccupations mentales de l'adolescente en pleine crise de panique, commença à envoyer sortilège sur sortilège dans sa direction, marmonnant des incantations qu'elle n'avait jamais entendu, qu'elle ne comprenait pas. Elle ne ressentit aucune douleur, ni aucun changement. Le sorcier soupira toutefois, visiblement rassuré.


- Astrid, dis-moi à quoi tu penses.

Elle écarquilla les yeux, avant d'entre-ouvrir la bouche. Elle se pencha précipitamment sur le côté pour recracher son dîner. Cela eut le bénéfice de calmer sa respiration, même si ça n'eut aucun effet sur les battements hérétiques de son cœur et ses larmes doublèrent d'intensité.  

Elle avait honte. Honte de sa faiblesse. Honte de paniquer alors que plus rien ne pouvait lui arriver. Honte de ne pas être capable d'encaisser le choc. Elle avait honte, également, de ne pas être capable de faire ce qu'attendait d'elle sa famille. Et, enfin, elle avait honte de se laisser aller contre le torse de cet inconnu à chialer toutes les larmes de son corps, pour un peu de réconfort...

L'Auror la tenait maintenant fermement dans ses bras. Il avait relevé ses cheveux quand elle avait vomi, lui évitant ainsi de se retrouver avec les restes de son ancien repas collés à ceux-ci. Ensuite, il s'était assis à côté d'elle et, sans lui laisser le choix, l'avait agrippé avec force, collant sa tête contre son torse. Il murmurait des mots sans queux ni têtes dans l'espoir d'apaiser l'adolescente, en caressant lentement ses cheveux.

Combien de temps resta-t-elle ainsi ? Elle ne le sut jamais. Elle devina, toutefois, qu'elle s'était finalement calmée et endormie.


- Astrid !

C'était la voix de son père qui l'avait réveillée, la faisant sursauter. Elle avait alors remarqué que l'homme n'avait pas bougé, restant à veiller sur elle comme un père l'aurait fait pour sa propre fille. Ses cheveux devinrent orange, alors qu'elle rougissait, faisant lever les sourcils du sorcier dans une expression perplexe. L'étincelle de la compréhension traversa ses yeux très rapidement. Il lui fit un clin d'œil.

- Astrid... Merci Merlin, Morgane, Rowena, tu n'as rien...

Le visage de son père, normalement dure, s'était adoucie en une expression trahissant son inquiétude. Astrid se releva avec une rapidité surprenante et lui sauta dessus, l'enlaçant avec force.

- Pardon, je suis désolé, je suis une idiote, j'aurai pas du, je suis désolé, je voulais qui tu sois fier, je suis stupide, je voulais que tu me rem...
- Astrid, chut... Tout va bien, tu n'as rien, c'est l'essentiel.

Il lui sourit. Elle ne se souvenait même plus quand il lui avait adressé un sourire de la sorte. Elle crut fondre.

- Vous êtes le père d'Astrid ?

C'était la voix de Kingsley. Astrid se contorsionna pour le regarder, restant collé à son père. Elle avait peur qu'il disparût de nouveau si elle le lâchait...

- En effet. Lancelot Shafiq. Vous êtes ?

- Kingsley Shacklebolt, répondit le sorcier. Il sourit, avant de reprendre. Votre fille a fait des merveilles ce soir. C'était bien sûr très dangereux, mais je ne pense pas que nous aurions sauvé la vie du petit Liam si elle n'avait pas jeté le plus beau des sortilèges de lévitation que j'ai eu le loisir de voir durant ma carrière.

Il en rajoutait, comprit Astrid, même si elle ne savait pas pourquoi. Après une très courte pause, Shacklebolt reprit la parole. Sa voix se durcit imperceptiblement.

- Vous devriez la félicité pour son sang-froid et le courage dont elle a fait preuve cette nuit. Elle le mérite.

L'Auror s'inclina une nouvelle fois, avant de tourner sur lui-même, disparaissant ensuite dans un claquement sec. Il n'avait laissé le temps à aucun des deux Shafiq de répondre. Lancelot enserra avec force sa fille.

Et Astrid fut heureuse de comprendre que son père l'aimait.

Elle se sentit toutefois étrangement vide. Elle aurait voulu remercier le sorcier, lui parler, apprendre à le connaître...


Tu le reverras. C'était une promesse silencieuse qu'elle s'était faite bien plus tard, cette nuit-là, alors que les deux Shafiq, ne se lâchant pas, rentraient au manoir.

Flou... Netteté.

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Dernière édition par Astrid Shafiq le Mer 26 Oct 2016 - 20:17, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Dim 25 Sep 2016 - 10:56


Elle écarquilla les yeux.

Merlin, non...

Astrid était pétrifiée sur place.

Cédric...

Les cris de victoire et les musiques s'étaient rapidement transformées en hurlement et sanglots étouffés.

Pas toi...

Un sanglot lui échappa.

Tu n'as pas le droit...

Elle se trouvait debout devant son... devant son...

Cédric...

Son regard était plongé dans celui, vide, de son ami...

- Cédric...

Ce n'était qu'un murmure. Elle tomba à genoux.

Non... Cédric...

Il n'avait pas le droit !

Elle voulut s'approcher un peu plus, mais elle s'effondra sur elle-même. Une main puissante parvint à la retenir.

La voix de son frère lui parvint, mais elle ne comprit pas un mot de ce qu'il lui dit. Elle se débattit furieusement quand il tenta de la relever. Il s'agenouilla à côté d'elle et la prit dans ses bras avec force.

Elle se laissa aller contre lui.

Pourquoi ? Qu'avait-elle fait pour mériter ça ?

Depuis sa première année, Cédric et elle avaient eu des relations cordiales, avant de devenir progressivement de bons amis. Elle se souvenait de tous les fou-rire qu'ils avaient ensemble. De leurs discussions dans le parc, au bord du lac. Elle se rappelait quand Cédric avait essayé de la caser avec un de ses amis de Poufsouffle, en quatrième année, et même si elle n'avait eu aucune intention de sortir avec le garçon, ça l'avait fait rire. Il avait été une lueur d'espoir durant sa scolarité, lui faisant oublier sa famille, ses problèmes, les rares moments qu'ils passaient ensemble sans se soucier du monde.

Puis elle se souvenait très clairement de toute cette année. Sa dernière à Poudlard. Quand il avait mis son nom dans la coupe, quelques minutes seulement avant qu'elle le fît elle-même. De la joie tintée d'amertume quand son propre nom n'était pas sorti de la coupe, mais que c'était celui de son ami que Dumbledore avait prononcé distinctement. Elle se rappelait, également, quand il lui avait avoué avec un stress énorme qu'il devrait faire face à un dragon pendant la première épreuve. Ou encore la tristesse qu'elle avait éprouvé quand il lui avait avoué sortir avec l'Attrapeuse des Serdaigle, Cho Chang et qu'il irait au bal de Noël avec elle. Elle s'était éloignée de lui, ne supportant pas de les voir ensemble, sans même comprendre pourquoi...

Et maintenant, il était là, allongé, sa peau aussi pâle que la sienne, les yeux grands ouverts et son visage figé dans une expression trahissant surprise et terreur.

Cédric... Cédric était mort. Mort. Et elle ne voulait pas y croire. Elle voulait que ce ne fût qu'un cauchemar. Elle voulait que ce fût une mauvaise blague. Qu'il se relevât avec un grand sourire et qu'il saluât la foule pour sa prestation...

Elle le lâcha des yeux seulement quand son corps fut transporté, mais elle ne bougea pas. Elle regardait toujours l'endroit où son corps avait atterri sur la pelouse.


- Tu l'aimais, n'est-ce pas ?

Levine resserra son étreinte en posant la question. Un sanglot échappa de la gorge d'Astrid et ses larmes silencieuses doublèrent d'intensité.

Il avait fallu son frère pour qu'elle réalisât enfin. Ça lui avait sauté au visage quand il lui avait demandé. Elle n'avait pas répondu à voix-haute, mais sa pensée n'avait souffert d'aucune hésitation.
Oui, je l'aimai.

Progressivement, ses cheveux devinrent aussi sombres que le plumage du corbeau. Tristesse, colère, amertume, c'était ce mélange d'émotions qui leur avait donné cette teinte.

Flou... Netteté.

Ses doigts pianotaient contre la table. Elle se trouvait dans un petit bar de Londre, attendant avec une certaine impatience son rendez-vous.

C'était la seconde fois qu'elle le revoyait. Et cette fois-ci, c'était pour lui donner une réponse.

Le sorcier en question était venu la trouver quelques semaines seulement après la mort de Diggory et le retour du Psychopathe-de-service. Même si le ministère n'y croyait pas, elle, si. Le brave petit Potter n'était pas du genre à mentir ouvertement sur ce genre de problèmes pour, dixit la Gazette du Sorcier, "se faire remarquer". Et si le directeur de Poudlard le croyait, elle n'avait aucune raison de se méfier.

Elle en avait longuement discuté avec son père, lui avouant que, quoi qu'il pût dire, elle s'enrôlerait dans tous les cas. Pour toute réponse, son père l'avait prise dans ses bras, puis lui avait donné un parchemin. Elle se souvenait encore très bien des quelques mots griffonnés dessus par son grand-père. "Astrid Shafiq est reconnue comme Mercenaire. Elle est libérée de la charge de l'Apprenti." Son père lui avait ensuite sourit, avec un regard fier, puis il avait transplané pour rejoindre le ministère.

Elle secoua la tête, chassant ses pensées et reporta son attention sur la rue londonienne. Il faisait affreusement chaud cet été, encore qu'elle ne le ressentît pas, attablée confortablement à siroter le whisky qu'elle avait commandé pour patienter. Elle porta son attention ensuite sur l'horloge accrochée derrière le comptoir. 15 heures ; c'était l'heure du rendez-vous.

La porte s'ouvrit et un grand homme, vêtu d'un costard sombre, entra. Astrid ne put s'empêcher de sourire en reconnaissant Kingsley Shacklebolt. Celui-ci observa rapidement la salle, avant de la repérer dans le fond de celle-ci. Il inclina rapidement la tête pour saluer le barman avant de venir prendre place face à elle.

Le serveur vint prendre commande et Kingsley commanda la même chose qu'elle. Il repartit aussitôt, avant de revenir avec le verre qu'il posa devant lui. Astrid paya les deux consommations, pour éviter ainsi aux deux sorciers d'être de nouveau dérangés.

Kingsley n'était pas du genre à avoir des bavardages inutiles par politesse, vu qu'il entra directement dans le vif du sujet.


- Comme tu le sais déjà, j'ai discuté avec le Professeur Dumbledore de toi. Il était déjà au courant pour ton don. Il a été agréablement surpris quand je lui ai raconté l'épisode de la coupe du monde de quidditch.

Elle acquiesça. Dumbledore et les autres professeurs de Poudlard étaient tous au courant pour son don particulier. C'était logique, quand on savait qu'elle était enregistrée au ministère, même si elle essayait - sans y parvenir réellement - d'être discrète à ce sujet.

- Suite à cela et avec tes résultats brillants aux ASPICs, surtout en défense, il était plutôt pour ton intégration. Bien évidemment, c'est à toi de décider si tu le veux ou non.

Il prit une gorgée de son verre, avant de reprendre.

- Je ne vais pas te mentir. Ce sera extrêmement dangereux.

La jeune femme acquiesça. Elle le savait déjà.

- Je sais... Mais je ne peux pas rester les bras croisés. Pas après ce qu'il a fait à Cédric.

Kingsley hocha la tête, avec un regard compréhensif.

- Nous pouvons donc te compter parmi nous ?
- Oui.

Kingsley lui sourit. Il se releva et lui tendit sa main, qu'elle serra. Quand il sortit du bar, la métamorphomage porta son attention sur le morceau de parchemin que le sorcier avait glissé dans sa main.

"Le QG de l'Ordre du Phœnix se trouve au 12, square Grimmaurd." C'était l'écriture élégante d'Albus Dumbledore.

Quand elle rentra au domaine Shafiq, ce soir-là, la première chose qu'elle fit, fut de faire disparaître le parchemin. Le feu de la cheminée de la salle de réception l'avala et le consuma rapidement.


Flou... Netteté.

Baillant à s'en décrocher la mâchoire, la jeune femme referma son livre et s'étira. Cela faisait maintenant presque un an qu'elle avait été admise dans le centre de formation du ministère pour ses études. Depuis qu'elle avait eu Remus Lupin comme professeur de défense contre les forces du mal, la jeune femme avait pris la décision de devenir professeur également. La manière du loup-garou de donner ses cours était particulière et Astrid avait énormément apprécié, celui-ci mélangeant amusement, action et réflexion. C'était, en quelque sorte, son modèle, même si leur relation était purement professionnelle.

De plus, à côté de ça, Astrid devait jongler entre ses cours et ses obligations pour l'Ordre. Ce n'était pas facile, bien au contraire. Au début, la jeune femme avait même eu peur de décrocher de ses études, ses résultats étant à la baisse, à cause de la fatigue. Elle n'avait pu continuer qu'avec l'aide de Remus. Il prenait de son temps, parfois, pour l'aider à s'organiser et la faire réviser, les rares fois où la jeune femme venait au QG.

Elle avait également pu rencontrer Sirius Black, la demeure servant pour l'Ordre lui appartenant. Celui-ci avait répondu à toutes ses questions, sans se démonter, s'amusant presque de la curiosité de la jeune Shafiq. Leur relation n'avait toutefois pas évolué, restant cordiale. Black parlait, un peu trop aux goûts d'Astrid, des Potter - père comme fils.

Un nouveau bâillement lui échappa et la sorcière se leva de son bureau pour se diriger jusqu'à son lit. Elle n'eut pas la chance de le rejoindre.

Un patronus apparut dans sa chambre, sautant à travers la fenêtre fermée.


- Ministère, tout de suite. Potter en danger. Mangemorts sur place. Affrontement inévitable.

Astrid grogna de frustration en reconnaissant la voix de Kingsley, mais toute trace de fatigue disparut de son esprit alors que l'adrénaline se faisait déjà ressentir. Elle tourna sur elle-même, disparaissant dans un claquement sec.

La sensation d'être compressée, puis étirée, ne lui permettant pas de respirer, avant que tout ne s'arrêtât et que ses pieds touchassent de nouveau le sol, était toujours aussi désagréable, même si elle commençait à s'y habituer. Elle était apparue directement dans le grand hall d'entrée du ministère et elle n'était pas la seule. La majorité des membres de l'Ordre s'y trouvaient également, baguette à la main. C'était une petite armée sur le pied de guerre, se préparant à l'affrontement.


- Département des Mystères ! grogna la voix d'Alastor quelque part dans la petite foule. Restez groupés !

Certains le suivirent, d'autres se mirent à courir vers les ascenseurs. Astrid, pour sa part, resta en arrière, avec quelques autres membres. Ces membres, en particulier, prirent également l'ascenseur, mais allèrent se poster à différent étage. Leur rôle était très simple. Prendre à revers les Mangemorts qui essaieraient de fuir.

Les battements de son cœur étaient erratiques, même si elle parvenait à contrôler sa respiration. Caché dans la pénombre d'un bureau, la porte entre-ouverte pour lui permettre d'entendre et voir les fuyards, elle patientait. Sa main était crispée sur sa baguette.

Elle avait l'impression que ça faisait des heures qu'elle se trouvait là quand elle entendit enfin des pas de courses. Un sourire dangereux, sauvage, apparu sur son visage quand elle vit les robes et les masques des deux lâches. Elle attendit qu'ils passassent devant la porte du bureau, puis elle sauta hors de sa cachette.

Elle envoya le premier sortilège qui lui passa par la tête, mais il rata sa cible. L'un des deux mages noirs se retourna.


- Pars devant, je m'occupe d'elle.

C'était la voix de son frère. Elle grogna de frustration. Depuis qu'ils s'étaient respectivement enrôlés dans l'Ordre du Phœnix et les Mangemorts, Levine s'arrangeait toujours pour se retrouver face à elle. Il la protégeait des autres, de cette manière, s'assurant qu'il ne lui arrivât rien. Il ne comprenait pas, toutefois, que cela agaçait prodigieusement sa petite sœur.

- Tu dois fuir, dit-il précipitamment, dès que l'autre sorcier fut assez éloigné, de manière à ce qu'il ne pût plus les entendre. Le Seigneur des Ténèbres prévoit de venir... Il ne sait pas pour toi et je ne veux pas qu'il sache ! S'il te plait, Stridy...

La phœnix leva un sourcil. Le Psychopathe-de-service comptait venir ? Elle n'en avait rien à faire. Dumbledore était certainement en route et le lâche fuirait devant lui.

- Non. Pousse-toi. J'ai des Mangemorts à fracasser.

Son frère recula d'un pas quand Astrid lui répondit d'une voix glaciale.

- Astrid, ne m'oblige pas à...

Il n'eut pas le loisir de terminer sa phrase, ses yeux s'écarquillant derrière les fentes lui permettant de voir. Il venait de comprendre ce qu'Astrid s'apprêtait à faire, trop tard. Elle sprinta dans sa direction, puis, arrivée à son niveau, elle sauta. Son genou gauche vint heurter avec force les cottes de son frère, qui s'écroula au sol, avant qu'elle-même atterrît brutalement. Elle se releva rapidement, malgré la douleur dans ses membres. Son frère ne put esquiver le sortilège de stupéfixion.

Elle s'apprêta à partir à la poursuite de l'autre, mais s'arrêta avec un grognement. Elle se tourna vers son frère, lui envoyant un sortilège de lévitation pour le placer dans le bureau, contre un mur, puis elle le désillusionna. Elle ne voulait pas qu'il allât à Azkaban. Ensuite, et seulement après s'être assurée que Levine avait sa baguette avec lui, elle reprit sa course.

Elle entendait les bruits de pas du Mangemort qu'elle poursuivait. Elle le vit tourner à un embranchement et elle accéléra. Trop, par ailleurs, mais ça lui sauva la vie...

Elle tenta un dérapage sur le sol pour tourner, mais, trop rapide, elle ne put freiner. Elle s'écrasa contre le mur face à elle, son côté heurtant douloureusement la surface dure. Elle n'en eut cure, alors que le rayon vert, caractéristique du sortilège mortelle, passait seulement à quelques centimètres de son visage. Astrid ne chercha pas à se rétablir complètement qu'elle lançait déjà une salve de sortilèges offensifs en direction de son adversaire. Celui-ci parvint à se défendre, esquivant ou déviant certains traits de lumières, parfois rouge, parfois violet, parfois orange...

Astrid en profita pour se replacer, baguette en main. L'homme qui se trouvait face à elle était loin d'être un débutant en duel. Elle allait devoir trouver un moyen de le neutraliser et rapidement. Elle se savait fatiguée, malgré l'adrénaline qui la maintenait éveillée. Elle ne savait toutefois pas si elle était réellement en état de combattre un expert en duel. Elle en doutait, même.

L'homme lui envoya un sortilège informulé et elle plongea sur le côté pour l'esquiver. Elle se releva après une roulade, levant sa baguette.


- Expelliarmus !
- Avada Kedavra !

Les deux rayons de lumière, rouge et vert, sortirent des baguettes au même moment, fonçant l'un sur l'autre. Par une chance insolente qu'elle ne savait pas posséder, Astrid vit les deux sortilèges se heurter de pleins fouets, avant qu'une bataille prît place entre les deux couleurs, restant figé à mi-chemin entre Astrid et le Mangemort. Finalement, aucun des deux sortilèges ne prit le dessus et les deux rayons furent projeté dans deux directions différentes, l'un atterrissant aux pieds de la métamorphomage, l'autre au-dessus de la tête du mage noir.

L'apprentie professeur eut beaucoup plus de chance que le Mangemort. Le sol face à elle se craquela légèrement, mais en resta là. Ce ne fut pas le cas du plafond, au-dessus de la tête du mage noir, qui se craquela lentement dans un bruit sinistre. l'homme leva la tête. Trop tard. Un morceau du plafond se décrocha et il atterrit sur son crane. Le sorcier sombre s'effondra comme une poupée de chiffon, avant que le plafond continuât de tomber au sol. Astrid se releva précipitamment quand elle comprit que tout allait s'effondrer dans le couloir et elle courut le plus rapidement possible pour se mettre hors d'atteinte, alors que des morceaux tombaient derrière et devant elle. Elle en esquiva plusieurs, mais elle ne put y échapper indéfiniment. Un morceau vint heurter son crane et Shafiq s'effondra sur le sol, perdant connaissance...

Elle se réveilla trois jours plus tard, au QG de l'Ordre.

On lui apprit la disparition de Sirius Black et le fait que le Psychopathe-de-service s'était fait voir au ministère, avant de fuir. Fudge avait été forcé de reconnaître ainsi qu'il était, réellement, revenu...

Il avait fallu un mort pour ça. Fudge avait démissionné et Astrid fut heureuse de l'apprendre. S'il ne l'avait pas fait, elle l'aurait très certainement transformé en tapis de sol.


Flou... Netteté.

Astrid faisait les cent pas dans sa chambre. Elle ne savait pas, elle ne savait plus sur quel pied danser. Bien qu'elle fût, et elle le devait à son frère, relativement en sécurité, elle se demandait ce qu'elle pouvait faire, ce que l'Ordre attendait d'elle... Elle aurait aimé que Dumbledore lui dît quoi faire dans une telle situation.

Malheureusement, Dumbledore était mort. Ça s'était passé seulement quelques semaines plus tôt, durant une bataille éprouvante directement dans Poudlard. Elle avait défait deux mages noirs, assommant l'un et désarmant l'autre, avant que son frère la mît au tapis d'un sortilège bien placé. Il avait ensuite tué les deux Mangemorts, sous les yeux impuissants de la jeune femme. C'était nécessaire pour qu'elle ne fût pas soupçonnée de faire partie de l'Ordre, bien sûr, mais voir Levine lancer le sortilège mortel à deux reprises sans broncher était... Elle ne trouvait même pas le mot.

Elle chassa ses pensées d'un revers de la main comme l'on chassât une mouche. Ce n'était pas le pire. Pour Astrid, c'était la prise du Ministère par le Psychopathe-en-chef. Les espoirs de tous avaient été rasés, seulement quelques jours plus tôt. Dumbledore mort, Potter disparu, le traître de l'Ordre à la tête de Poudlard... La guerre était terminée. L'Ordre avait perdu.

Elle soupira, se massant les tempes. Sa seule consolation, c'était qu'elle passait en troisième année d'étude et qu'elle allait pouvoir, normalement, donner des cours. Enfin, ça, c'était bien évidemment si Rogue acceptait sa requête.

Enfin, si elle n'y passait pas avant. Elle se demandait, d'ailleurs, si le nouveau Directeur de Poudlard avait donné tous les noms des membres à son Seigneur, auquel cas, Astrid savait qu'elle finirait tôt ou tard par mourir à cause de ses allégeances. Les membres connus de l'Ordre étaient traqués et tués ou surveillés de près et éliminés au moindre faux pas.

Elle soupira une nouvelle fois. Au départ, elle avait envoyé une missive à Beauxbâtons, puis à Durmstrang, mais les deux écoles avaient refusé tout net qu'elle fît ses stages là-bas. Il ne restait plus que Poudlard... Sans compter que, là-bas, elle n'enseignerait pas la défense, mais bien l'attaque... Et la pire de toute : la Magie Noire. La matière qu'elle comptait enseigner avait été renommée et le programme avait également radicalement changé. Plus d'apprentissage pour savoir se défendre, mais pour savoir utiliser tout ce que l'on pouvait pour tuer, faire mal, détruire...

Le Psychopathe-en-chef comptait certainement se préparer une petite armée personnelle. Peut-être qu'il espérait pouvoir conquérir le monde, maintenant qu'il tenait la Grande-Bretagne dans le creux de sa main putride.

Malgré tout, elle n'avait toujours pas eu de réponse de Rogue, même si septembre et la rentrée approchait à grand pas. Elle continuait tout de même d'aller en cours au centre de formation du ministère, espérant une réponse positive... Si seulement Rogue acceptait, peut-être parviendrait-elle à aider les étudiants un minimum. Ce serait une maigre consolation, mais c'était toujours mieux que rester les bras croisés à voir le monde magique s'effondrer sur lui-même sans réagir...

Elle grogna, puis se laissa tomber sur son lit. Astrid regarda le plafond d'un œil vide. Elle était désespérée et ça pouvait se comprendre, avec les temps sombres et aucun espoir se profilant à l'horizon.


Flou... Réalité.

La sorcière s'effondra au sol. Elle tremblait, incapable de faire ou dire quoi que ce fût.

- C'était intéressant.

Intéressant... Pour lui, peut-être. Pour la jeune femme, ce qu'elle venait de vivre équivalait avec ce qu'elle pensait de l'enfer.

L'homme rit. Un rire gras, méprisant, dérangeant.

Astrid frissonna.


- Tu te sens sale, n'est-ce pas ? Ce n'est rien comparé à ce que je te prépare, ma coquine.

Oui, elle se sentait sale et elle avait honte.

Ce qu'elle venait de vivre avait été dérangeant, d'une certaine manière, dégoûtant. L'homme, qui la surplombait de toute sa hauteur, l'avait souillée.

Pas physiquement.
mentalement ! La legilimancie était un art obscur, puissant et pouvant être... dévastateur.

Après un court duel, le Mangemort l'avait désarmé, puis, avec un sourire cruel, il avait jeté le sortilège.

Ça n'avait pas été agréable... Elle s'était débattue, mentalement, au début, essayant de repousser l'esprit pourri qui la pénétrait avec une brutalité hors du commun, mais elle ne pouvait pas. Son âme s'était complètement ouverte et l'homme était entré en elle comme un couteau coupant du beurre, avec la délicatesse d'une centaine de coups de poignard. Cela avait été douloureux. Il avait pénétré avec force son esprit, alors qu'Astrid se retrouvait incapable de bouger, de se défendre. Il avait alors fouillé, se délectant de la gêne, de la honte et du sentiment d'impuissance qui prenait la sorcière alors qu'il s'amusait à violer complètement l'intimité de la Shafiq. Il repassait tous ses souvenirs avec une vitesse impressionnante, s'arrêtant seulement sur certains d'entre-eux, qu'il faisait alors revivre à la métamorphomage. Parfois, comme dans un songe, elle pouvait entendre un lointain commentaire sarcastique de sa part. Puis, finalement, quand l'ancienne Gryffondor s'était complètement laissée aller au désespoir, la connexion s'était brutalement interrompue et ses jambes l'avaient lâché.

Elle se trouvait maintenant sur le goudron froid de la petite rue londonienne, dans un quartier peu fréquenté, sans personne pour venir l'aider. Elle avait froid. Elle se sentait vide et sale. Des larmes silencieuses roulaient sur ses joues plus pâles qu'à l'accoutumé, alors qu'elle essayait vainement de se réchauffer en se recroquevillant sur elle-même. Son cœur avait beau battre la chamade, sa respiration brûlante lui arrachant presque la gorge, elle se sentait sans vie. Elle croisa le regard sombre du mage noir et, à cet instant précis, elle aurait voulu mourir.

Son regard dut parler pour elle, car le sorcier se mit à rire une nouvelle fois de son rire gras et froid.


- Certainement pas ma jolie. Tu vas souffrir. Et surtout, je vais me faire un plaisir de briser tous les os de ton cher frère, de lui arracher les yeux et la langue, d'en faire de la poussière.

Elle frissonna de plus belle. Pas Levine... Il était tout ce qui lui restait. Le Mangemort avait massacré toute sa famille, avant de s'attaquer à elle. Elle ne les avait pas vus mourir, mais son père lui avait hurlé de fuir. Hors, c'était le sombre sorcier qui était venu la trouver, pas Lancelot.

- Et surtout, je vais me faire un plaisir de le faire en t'obligeant à regarder, sale traînée !

Un coup de pied dans les côtes vint lui arracher un hurlement de douleur.

- Mais avant... On va s'amuser un peu, toi et moi. J'ai toujours rêvé de me taper une ado'.

Un frisson d'horreur et de panique remonta le long de la colonne vertébrale de l'étudiante alors qu'elle voyait l'homme commencer à s'approcher en se frottant les mains, un sourire lubrique se dissonant sur son visage distordu. Il ne lui laissa guère le temps de réagir, rangeant sa baguette et jetant celle de la sorcière plus loin. Il se pencha ensuite au-dessus d'elle, la forçant à se coucher sur le dos sans qu'elle ne puisse se défendre. D'une jambe, il bloqua celle d'Astrid et plaça sa main gauche sur sa gorge, prête à l'étrangler au moindre mouvement. De sa main restante, il empoigna le sein droit de la femme et il lui fit mal...

La panique vint enserrer l'ancienne Gryffondor de part en part alors qu'elle réalisait ce que cet être abject s'apprêtait à faire. Ce fut un élément déclencheur. Elle se débattit furieusement.

L'homme ne put aller plus loin, grognant et il commença à serrer le coup d'Astrid pour l'empêcher de bouger et il chercha à prendre sa baguette de son autre main. Astrid griffa, frappa, essaya de se dégager sans jamais y parvenir, ses forces l'abandonnant progressivement alors que le précieux oxygène ne parvenait plus jusqu'à ses poumons.

Elle suffoquait.

Mais c'était une Shafiq.

Certainement l'une des dernières.

Et les Shafiq ne se laissaient jamais faire.

Elle chercha à tâtons quelque chose, n'importe quoi, pour pouvoir frapper l'homme avec, abandonnant l'idée même de le repousser de ses seuls forces. Sa main droite se referma sur quelque chose de coupant, qui lui entailla la main. Elle ne chercha pas à voir ce que c'était, sa vue se troublant de plus en plus.

Non.

Elle frappa. Une fois. Deux fois. Trois, puis quatre. Elle frappa. Encore et encore, ne sachant pas si elle parvenait à le toucher. Elle frappa jusqu'à ce que son bras refusât de bouger.

Ce ne fut qu'à ce moment qu'elle réalisa enfin que la prise de l'homme s'était éteinte, qu'elle avait pu respirer de nouveau, se brûlant la gorge, ou encore que le corps de l'homme s'était effondré sur elle, de tout son poids, inerte. Elle lâcha l'arme qu'elle tenait dans sa main droite ensanglantée, se servant de ses bras et de ses jambes pour repousser l'homme et se relever précipitamment.

Elle ne le regarda pas, ni sa main, partant récupérer sa baguette oubliée à une dizaine de mètres de leurs positions. Enfin, seulement, quand elle récupéra sa tendre amie, elle se retourna vers l'homme, prête à lui envoyer le premier sortilège qui lui passerait pas la tête.

Elle se figea.

Ses yeux se posèrent sur sa main, où une entaille continuait de saigner, puis sur le morceau de verre brisé qu'elle avait attrapé dans sa panique. Enfin, seulement, elle osa regarder l'homme.

Il était méconnaissable. Son visage était complètement défiguré par un nombre impressionnant d'entailles. Une marre de sang commençait lentement à grandir en dessous de lui, ses vêtements se tachant progressivement à divers endroits. Elle baissa les yeux sur ses propres vêtements. Ils étaient tachés, eux aussi.

La réalisation eut l'effet d'un coup de poing dans l'abdomen.

Elle se plia en deux et vomit tout ce qui se trouvait dans son estomac. Ses jambes ne la retinrent pas plus.

Elle venait de tuer un homme. Elle l'avait
tué...

Tué.

Elle vomit. Encore. Seulement de la bile et elle eut l'impression que ça lui arrachait la gorge.

Le reste se passa dans une étrange torpeur. Après un temps indéterminable à regarder le cadavre se vider de son sang, elle transplana devant la porte du petit appartement où vivait Levine. Elle s'effondra sur la porte, tambourinant contre celle-ci. Il vint rapidement lui ouvrir, en pyjama et un hoquet de surprise et d'horreur lui échappa quand il vit l'état de sa sœur. Il la porta jusqu'à la salle de bain, vérifiant rapidement qu'elle n'était pas blessée, puis il lui posa une série de questions dont elle ne se souvint pas clairement. Elle y avait répondu à l'aide de monosyllabes, ne pouvant faire plus. Finalement, après avoir rapidement soigné sa main, il l'avait déshabillée avant de l'asseoir dans sa baignoire. Elle avait protesté, au début, mais avait rapidement rendu les armes, à bout.

Quand elle revint clairement à elle, elle se trouvait toujours dans la baignoire, son frère s'afférant autour d'elle avec des gestes précis et rapides. Il la lavait. Elle frissonna, malgré que l'eau fut bouillante. De l'eau qui devenait rouge avant de disparaître dans le siphon prévue à cet effet. Ce ne fut qu'à ce moment qu'elle ressentit l'étrange sensation de salissure incrustée dans sa peau. Avec une certaine panique, elle commença à frotter ses mains, jusqu'à griffer sa peau jusqu'au sang. Son frère lui agrippa les mains pour qu'elle arrêtât, continuant de la laver de sa main libre en lui promettant milles et unes choses, en lui racontant des histoires, en essayant, tout simplement, de la rassurer. Astrid ne l'entendait pas clairement, mais le son de sa voix parvint tout de même à l'apaiser. Légèrement.

Finalement, trop rapidement du point de vue d'Astrid, l'eau arrêta de couler. Son frère la releva, puis l'enroula dans une serviette chaude. Lui tenant les mains en continuant de baragouiner Godric savait quoi, il l'emmena jusqu'à sa chambre où il récupéra rapidement des vêtements lui appartenant, puis il l'habilla, avant de la forcer à s'allonger sur son lit. Il sortit ensuite une potion de sa table de chevet, étiqueté "Sommeil sans-rêve" et il força la métamorphomage à la boire.

La douceur de l'inconscience vint rapidement enrouler ses doux bras autour de la jeune femme et elle se laissa aller à elle sans résistance.


Le 17 août 1997 vit la disparition de la famille Shafiq, en dehors de rares membres se trouvant à l'étranger ou des deux enfants de la branche principale. Quelques jours plus tard, Astrid réapparut dans le monde magique, bien que plus mince et visiblement plus fatiguée qu'elle ne le paraissait avant. Elle continua malgré tout à suivre de nouveau ses cours, attendant une réponse du Directeur de l'école Poudlard pour ses stages.

Quelques semaines plus tard, on retrouva le cadavre d'Antonius Harcoss, Mangemort connu. Mage noir et violeur notoire, personne ne pleura la disparition du partisan du Seigneur des Ténèbres.

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Dernière édition par Astrid Shafiq le Mer 26 Oct 2016 - 20:56, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Dim 25 Sep 2016 - 18:27


Pouvoir désiré :
Métamorphomage.

Pourquoi voulez-vous ce pouvoir/cette particularité pour votre personnage?
Sans pour autant rendre le personnage exceptionnel, je trouve que cette particularité donne une dimension particulièrement intéressante. Le don en question peut autant être bénéfique que néfaste pour le sorcier - ou la sorcière - qui en bénéficie. De plus, c'est un exercice particulièrement difficile à réaliser que de ne pas rendre, justement, le personnage "génial" en ayant un don comme celui-ci ; d'essayer d'en faire un sorcier lambda, avec ses qualités, ses défauts, ses réussites et ses échecs. Sans compter, évidemment, qu'il fait complètement partie intégrante du personnage et que je ne peux pas l'imaginer sans ça (il suffit de voir quand elle essaie de prendre les traits de McGo, sans réellement y parvenir).

Sous forme de texte RP :
Racontez la première fois où votre personnage a réellement découvert qu'il possédait ce don, racontez la réaction de son entourage. Expliquez également, s'il y a lieu de le faire, l'évolution de ce don [Minimum 50 lignes].

Assise en tailleur sur son lit, beaucoup trop grand pour une petite fille de son âge, Astrid réfléchissait. C'était des moments très rares, traduit par l'étrange tic qu'elle avait alors. La petite fille avait une position bien à elle quand ça lui arrivait et personne, pas même son père, n'osait la déranger quand cela arrivait. Grand bien lui en faisait, d'ailleurs : la seule fois où il avait osé le faire, sa fille était devenue incontrôlable, jusqu'à faire de la magie accidentelle. Elle avait fait exploser un vase - qui avait certainement coûté une fortune.

Mais, de toute façon, seule dans sa chambre, personne ne risquait de la déranger, aussi la plus jeune des Shafiq pouvait se le permettre. Elle avait l'étrange sensation que quelque chose allait se produire, en cette belle journée d'été. Elle ne savait pas quoi, ni pourquoi, mais cette sensation ne la quittait pas depuis qu'elle s'était réveillée plusieurs heures plutôt.

Et la sensation ne la quitta pas de la journée. Elle eut beau essayer de se changer les idées, elle n'y parvint pas une seule fois. Toutefois, sa journée se passa comme la plus parts des autres. Elle déjeuna avec son père et son frère - sa mère était partie près d'un an plus tôt en Amérique pour des affaires -, puis elle put jouer avec lui toute l'après-midi. Leur père les autorisa même à essayer un balais, bien qu'il resta sur le qui-vive et qu'il leur interdit de monter à plus d'un mètre du sol.

Finalement, le soir arriva rapidement sans que rien ne se produisît et Astrid décida finalement de mettre de côté ses pensées. La petite fille dîna avec sa famille, bavardant allègrement avec son frère, sous le regard dure, mais bienveillant, de leur géniteur. Quand le dessert fut finalement servie par Tiny - leur elfe de maison - le père de famille sourit.


- Demain, nous irons dans le monde moldu.

Les deux enfants se turent, tournant deux regards agréablement surpris vers Lancelot. Celui-ci, amusé par la réaction de ses enfants se mit à rire sous cape, avant de reprendre son sérieux.

- En effet, comme vous le savez, Astrid a fêté ses cinq ans la semaine dernière.

Les deux enfants acquiescèrent. En effet, la jeunette avait cinq ans depuis une semaine. Son père ne lui avait rien offert, d'ailleurs et il n'avait donné aucune explication sur le pourquoi.

- Je n'ai pas pu trouver de cadeau pour la plus merveilleuse des filles.

Elle rougit.

- Aussi, ai-je décidé de vous amener, tous les deux, dans un zoo, demain.

Levine sauta de joie à l'idée de se rendre dans un zoo. Il adorait les animaux. Elle aussi. Et elle comprenait mieux pourquoi Lancelot ne lui avait rien offert. Elle regarda dans les yeux son père quelques secondes, avant de sauter de joie et d'entamer une danse de la victoire avec son frère.

Elle ne remarqua pas le regard surpris de son père, devenant progressivement affolé.


- Astrid, regarde-moi !

Elle se figea, tremblante, avant de regarder son père. Qu'avait-elle pu faire, encore ? Son père dut comprendre le trouble de sa fille, car il la rassura directement.

- Rien, tu n'as rien fait, ma puce. Je veux juste... vérifier un truc.

Elle acquiesça, puis porta son regard vers celui de son père. L'adulte eu un hoquet de surprise.

- Ton œil gauche, commença le sorcier doucement.

Il s'arrêta. Astrid leva les sourcils. Et bien quoi, son œil gauche ? Il était comme le droit, d'un beau vert émeraude, la couleur des yeux de sa mère.

Levine s'était également arrêté de danser, mais, se trouvant derrière sa sœur, il ne pouvait pas voir ce qu'avait son œil. Astrid fut certaine qu'il essayait de prendre son mal en patience et de se retenir de la prendre par les épaules pour la retourner vers lui.


- Tu ne sens rien ?

Son père fronçait les sourcils, comme devant une énigme particulièrement épineuse. Astrid haussa les épaules. Elle ne comprenait rien à ce qu'il racontait. Quand Lancelot comprit enfin que sa fille ne voyait pas de quoi il parlait, il fit apparaître un miroir à l'aide de sa baguette. Il le plaça devant son visage et... Astrid haussa les sourcils avec un sursaut.

En effet, si son œil droit était effectivement du même vert émeraude que ceux de sa mère, le gauche, à contrario, avait pris la teinte particulière de ceux de son père. Il avait présentement la couleur magnifique des saphirs bleus à l'état brute. C'était assez étrange de regarder ses deux yeux... qui n'avaient plus la même couleur.
C'est joli.

La tête de son frère apparu à côté d'elle sur le reflet du miroir et Levine haussa les sourcils. Il parvint à résumer la pensée de la petite fille en un seul mot.

- Cool !

Son père l'observait toujours. Il y avait un mélange d'émotions qui traversaient son visage, mais la petite fille ne put les déchiffrer. Finalement, il reprit la parole, d'une voix très douce, qui ne lui ressemblait pas.

- Astrid, est-ce que tu peux... Pense très fort que tu veux des cheveux... noires, d'accord ? Très, très fort. S'il te plait.

La fillette haussa les épaules, puis ferma les yeux. Quoi que, avoir les cheveux noirs, ce n'était pas super, de son point de vue. Non, des cheveux roses, c'était mieux. Oui, voilà, elle voulait des cheveux roses.

Sérieusement, la grimace que fit Astrid dut être à mourir de rire, vu qu'elle entendit son frère ricaner derrière elle. Elle essaya de se concentrer sur elle-même et sur ses cheveux. Rose. Elle les voulait rose. C'était beau, le rose. C'était la couleur des princesses. Et Astrid, en toute bonne petite fille qui se respectât, voulait être une princesse. Une princesse avec des cheveux roses.

Le hoquet de surprise conjoint de Lancelot et de Levine lui fit ouvrir les yeux tout net. Elle se trouvait toujours devant le miroir. Et elle avait des mèches roses qui apparaissaient progressivement dans ses cheveux. Elle recula, sous le choc, et heurta son frère. Les deux enfants s'étalèrent dans un mélange de bras et de jambes entremêlés. Quand ils parvinrent enfin à se relever, Astrid se jeta sur le miroir. Ses cheveux avaient repris leur teinte naturelle.

Elle tourna son regard vers son père, ouvrant la bouche pour dire quelque chose. Bouche qui se referma sans prononcer le moindre mot. Le regard empli de fierté que lui envoyait son géniteur la cloua sur place.


- Astrid, murmura-t-il, avant de continuer plus fort. Tu es une métamorphomage !

La petite fille eut l'impression que ce nom bizarre allait plus lui causer d'ennuies qu'autre chose, connaissant sa famille.

Elle ne pouvait, bien évidemment, pas deviner à quel point elle avait raison à cet instant précis.

Les jours passèrent après cette soirée et, très rapidement, la petite fille parvint à s'habituer à la nouvelle teinte de ses yeux. Elle apprit que l'on nommait cette particularité "des yeux vairons". Il y avait également un terme scientifique, mais elle ne parvint jamais à le retenir.

Très rapidement, trop pour une enfant de son âge, on plaça d'énormes espoirs sur elle.

Mais les espoirs disparurent pour laisser place à la frustration.

Astrid était très loin de la sorcière douée qu'avaient entendu les Shafiq. Enfant, elle ne parvint que très rarement à suivre les leçons de son père, qui devint également son mentor, en dehors des cours d'arts martiaux - la petite se passionnait littéralement pour cette apprentissage, étant clairement faite pour l'action.

La fierté de son père se transforma rapidement en déception, puis en fatalisme. Sa fille était médiocre. Elle ne parvenait même pas à contrôler son don. Elle n'arrivait seulement qu'à choisir la taille et la couleur de ses cheveux, rien de plus.

Bien sûr, les Shafiq s'aveuglèrent eux-mêmes, et enfermèrent Astrid dans une profonde solitude teintée d'amertume, ce qui ralentit considérablement ses progrès et le contrôle de son pouvoir.

Elle parvint à le contrôler réellement de nouveau seulement après son entrée à Poudlard. Par ailleurs, la jeune Shafiq remarqua rapidement l'étrange facilité déconcertante qu'elle avait pour la métamorphose. La matière exigeait une concentration extrême, concentration qu'Astrid était incapable de fournir et, pourtant, elle parvenait à réaliser des exploits durant ce cours. Elle avait ça dans le sang. C'était bien le seul, restant relativement moyenne dans les autres.

Durant toutes sa scolarité, Astrid s'entraîna sans relâche, seule, pour maîtriser au mieux qu'elle put sa particularité. Elle n'y parvint jamais totalement. Le pire qu'elle fit, d'ailleurs, fut de tenter de se transformer en chat, pensant que le professeur de Métamorphose était elle-même une métamorphomage. Elle se retrouva avec une moustache, que seul l'infirmière parvint à faire disparaître. Ce ne fut qu'en troisième année, quand les élèves attaquèrent le sujet des animagi, des métamorphomages et des loup-garou, qu'elle comprit son erreur.

Bien qu'essayant de se faire discrète, elle se trahit sans le vouloir à plusieurs reprises, des émotions fortes faisant changer la couleur de ses cheveux sans qu'elle pût les contrôler.

La transformation la plus avancée, qu'elle réussit, fut par ailleurs dans le courant de sa sixième année d'étude à Poudlard, dans l'optique d'aider Sirius Black. Nul doute qu'elle y parvint seulement parce qu'une vie était en jeu et qu'Astrid, en bonne Gryffondor, ne pouvait pas laisser faire. Cela ne lui servit toutefois à rien, bien qu'elle fut fière d'elle-même après coup.

Elle ne se resservit de sa particularité qu'après sa sortie à Poudlard, de manière intentionnelle, durant certaines missions périlleuses pour l'Ordre du Phœnix, où son pouvoir servait enfin à quelque chose. Son frère, enrôlé chez les Mangemorts, lui demanda à plusieurs reprises, également, de changer ses traits pendant les affrontements, pour éviter que les mages noirs la reconnussent. Elle refusa. Elle ne parvenait, de toute façon, pas à garder une même forme très longtemps, revenant automatiquement à ses traits d'origines.

Seul son œil gauche resta telle sa transformation, comme si son premier changement avait été jusqu'à gravé dans ses gènes.


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Dernière édition par Astrid Shafiq le Mer 26 Oct 2016 - 21:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Dim 25 Sep 2016 - 19:21

Bonsoir,

Et voilà. J'ai enfin terminé ma fiche. Je vous souhaite une bonne lecture. Et je croise les doigts.

Biz'.

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Mar 27 Sep 2016 - 17:10

Bonjour,

Je viens seulement de voir que ta fiche était terminée
Elle va passer en discussion, encore un peu de patience ;)
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Mer 26 Oct 2016 - 21:17

Avec beaucoup trop de retard (nous nous excusons encore pour ça   ), nous avons le plaisir de valider ta fiche !!!!
BIENVENUE ! Ta fiche était très complète et ton personnage est intéressant.
Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions/doutes par MP.

Dis-nous si tu as bien accès au coin pour les adultes :
http://www.rictusempra.org/f97-coin-cache-adultes

Bon jeu  

{ A toi valeureux adulte rictusemprien :

Nous avons le plaisir de te compter parmi nos membres aujourd'hui et pour te permettre de démarrer dans les meilleurs conditions possibles, nous voudrions rassembler ici quelques petits indicateurs qui te seront sûrement utiles par la suite !
Première étape : réserve ton avatar ! Si tu veux t'assurer que ta célébrité ne soit pas utilisée par une autre personne, le bottin des avatars est fait pour ça. Pour avoir une idée de qui tu pourrais croiser dans les couloirs du Ministère ou des lieux magiques divers et variés, tu peux aller jeter un coup d'oeil aux listings en tous genres

Pour réunir tes rps et/ou en proposer, tu peux te rendre dans le coin RP (demande, recensement). De ça, découleront sûrement les relations de ton personnage que nous t'encourageons à alimenter autant que possible! (c'est bien pratique quand quelqu'un veut un lien avec ton personnage).

Nous avons mis en place un système de points qui te permet de faire énormément de choses. Pour te récompenser de ta validation, nous t'offrons généreusement 500 points (histoire de ne pas démarrer les poches vides, hé hé).

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Mer 26 Oct 2016 - 21:22

Bonsoir,

Suite à une remarque de Jessy, sur le prénom Gabriel, j'ai décidé de changer celui-ci. En effet, le prénom Gabriel étant déjà pris par un autre membre, je ne pourrai pas faire du frère d'Astrid un poste vacant, s'il garde ce prénom.

Le prénom choisi est "Levine". Toutefois, je préfère rendre à César ce qui appartient à César. Je suis tombé sur une fanfiction, sur Harry Potter, où des OCs* apparaissent. Deux d'entre-eux se prénomment Astrid et Levine. Si j'ai choisi le prénom Astrid avant même de connaître cette fanfiction, la coïncidence m'a amusé. C'est pourquoi j'ai choisi le prénom "Levine" pour le frère d'Astrid, les deux personnages étant frère et sœur dans la fiction.  

Si jamais vous appercevez un "Gabriel" oublié dans la fiche, sachez donc qu'il s'agit de Levine, du frère d'Astrid. N'hésitez pas à me le faire remarquer, également, par MP.

Passez une agréable soirée,
Astrid.

*OC veut dire "Original Character". Ce terme désigne un personnage inventé par l'auteur d'une fanfiction, ne faisant pas partie de l'oeuvre original. A ne pas confondre avec "OOC" (Out of Character), qui désigne un personnage ayant un caractère et une façon d'agir extrêmement éloigné du canon.


Vous y avez cru ?! Hahaha ! Merci !

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Mer 26 Oct 2016 - 21:30

Salut toi

Je te souhaite officiellement la Bienvenue au plaisir de ne pas te croiser en rp Amuse-toi bien !!

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“Love is the most beautiful of dreams
and the worst of nightmares."




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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Mer 26 Oct 2016 - 22:09

Et ben, bienvenue à toi ! Tu mérites d'être parmi nous :) Amuses toi bien sur le forum, et au plaisir de te croiser en RP !

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Mer 26 Oct 2016 - 22:14

Hey !

Merci toutes les deux ! :)

Et si, j'ai bien l'intention de pouvoir traumatiser cette chère Absynthe ! Mouhahaha.

Quand tu veux, Abi' !

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Jeu 27 Oct 2016 - 1:12

YEAAAAH Enfin ! bon ben te voilà officiellement des notres, bienvenue !

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Jeu 27 Oct 2016 - 1:25

Hey'

Bienvenue à toi !

Bravo pour la validation ! Hâte de n'rp avec toi si tu es toujours tentée

_________________
Merci à Léandre Camus pour la modification de l'Avatar.
Merci aussi à Olivia et Geny qui ont fait des merveilles également.
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Jeu 27 Oct 2016 - 2:10

C'est marrant... parce que je peux te dire bienvenue

Ok je sors ===>

En tout cas, faudra que je trouve le courage de lire tout ça

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you will delved in the darkest of place

what are you ready to sacrifice in order to reach your goal ? the dark arts shouldn't be taken lightly, for it's a magic that taint your soul. then, how far are you ready to drown ? the most dangerous paths lead to the greatest discoveries.
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Jeu 27 Oct 2016 - 11:18

Ouiii t'es enfin des nôtres

Officiellement bienvenue Astrid

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There's a scream inside that we all try to hide, we hold on so tight, but I don't wanna die, no.
I don't wanna die

   
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Jeu 27 Oct 2016 - 11:21

BIENVENUE !

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Jeu 27 Oct 2016 - 11:23

Merci les gens !

Et oui, comme vous le dites, enfin !

Harry : Bien sûr que je suis toujours partant ! C'est quand tu veux !


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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Jeu 27 Oct 2016 - 18:45

Ah bah ça y est tu as enfin une couleur !
Je vais enfin pouvoir te voir couler sur la box, je n'aurais plus à surligner ton pseudo XD

Bienvenue en tout cas !
Amuse toi bien sur Rictu

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Maya Livingstone


♥♥:
 
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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Ven 28 Oct 2016 - 18:52

Oui, je ne suis plus un fantôme du forum, haha !

Ne t'inquiète pas pour ça, j'ai bien l'intention de m'amuser dans ce merveilleux univers !

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MessageSujet: Re: Astrid Shafiq. [Terminée !] Aujourd'hui à 17:01

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Astrid Shafiq. [Terminée !]

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