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[20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle]

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[20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] Lumos-4fcd1e6
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MessageSujet: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptyMer 21 Sep 2016 - 22:06



Samedi 20 septembre 1997 ; 22:38
Les Aigles ne volent pas


avec les Pigeons !




A LIRE:
 


Fawkes détacha son regard clair du miroir qui lui faisait face pour plonger la tête dans l'évier qu'il venait de remplir d'eau limite tiède. Il se trouvait dans les toilettes pour garçons du deuxième étage et tentait tant bien que mal de se laver complètement. Entièrement nu, le garçon s'aspergeait le corps en portant ses mains en coupe jusqu'à son torse, perdant la moitié du contenu au passage. Frisson de fatigue. Wayoth claquait des dents en priant pour que personne n'ai la bonne idée de venir ici : il n'en avait pas le droit, les pseudo-sanitaires des mauves et gris se trouvaient à l'étage du dessus et l'eau y était complètement froide à cette heure. Il ignorait si les autres boucs étaient en train de faire leurs toilettes, mais nul doute que le garçon était en train de leur tirer le peu d'eau chaude que cette nouvelle "maison" pouvait utiliser.
Distraitement, le jeune homme gratta sa nuque marquée de trois piqures de puce -le tout formait une plaque rouge qui l'avait démangé au point d'en saigner- et contempla la chair de poule s'installer sur ses cuisses. Il avait très froid. Et son front était brûlant. Les puces.
Il s'en était débarrassé depuis peu, mais il fallait croire qu'il avait choppé quelque chose de pas net quand il dormait encore dans les combles. Oui, parce que, récemment, il avait décidé de les quitter et sa couchette était désormais vide. Au moins, quelqu'un avait la possibilité de prendre son matelas pour rendre son propre lit plus confortable. Il n'avait pas pris la peine d'emporter les draps gris et rugueux avec lui : il dormait très bien sans.

La décision s'était faite tôt : il ne pouvait pas rester avec les autres. Insupportables, certains pleurnichaient tandis que des rebelles sans cervelles parlaient bien trop et surtout trop fort pour mobiliser les troupes. Des gamineries. Comme si, pour briser le système établi, une bande de dix crétins sans baguettes allaient suffire. Dans ces moments là, Serdaigle lui manquait affreusement. Il avait assisté à une démonstration de cette pure bêtise et avait rit jaune sans pour autant partager son avis : à quoi bon instruire des imbéciles qui semblaient adorer faire fit de ce dont les Carrows étaient capables et se pensaient assez forts pour les affronter. Pathétique.
Le décoiffé avait attendu de ne plus supporter les ronflements de son voisin du dessous pour fuir les combles et se trouver une cachette pour passer de petites nuits écourtées par des cauchemars plutôt réalistes. Tantôt dans une classe vide, tantôt dans une serre. Mais toujours loin des autres.
Du sang sur ses doigts. Il avait encore gratté trop fort.
Le garçon se sécha en s'ébrouant comme un animal, envoya de l'eau contre le miroir qui lui renvoyait un reflet quelque peu brouillé. Sa langue passa sur les deux incisives supérieures et l'adolescent plaqua sa chemise sale contre son torse pour absorber le reste d'eau, pour finalement la renfiler tel quel : il allait devoir passer par la laverie pour trouver un uniforme pour le lendemain.
Crade. C'était juste crade. Il ne supportait plus de sentir le chien mouillé, de se savonner avec un vieux gel pour les mains qui sentait le Paic citron et, phok, il avait pas été habitué à renfiler un caleçon sale. Iiiierk. Dégoûté, le décoiffé aux cheveux humides traça à pas rapides jusqu'à la laverie où il retrouva son uniforme propre et plié par Rag, un Elfe avec qui il avait sympathisé dès sa première année. Dans ces moment là, il se félicitait de ne pas avoir été une ordure avec le jeune Elfe sur-vitaminé qui adorait les post-it. Oui, les post-it...
Alors quoi, il allait renfiler ces vêtements sur un corps partiellement lavé ?
'Tain...
Non.
Oh puis Phok.

Mâchoire crispée, le coyote sortit prudemment de la buanderie et, après avoir profondément inspiré en se rappelant quel préfet passait où -ça faisait deux semaines qu'il les observait se balader dans le château-, l'adolescent piqua un sprint dans les escaliers. C'était de l'automatisme, il n'avait pas à utiliser sa mémoire -souvent défaillante- pour trouver le heurtoir de Serdaigle. Plusieurs fois, il dut se cacher et couvrir sa bouche pour que sa respiration haletante ne soit pas entendue. Il n'y avait plus de doute, la fièvre était montée. Autrement, il n'aurait pas eu la tête qui tournait ainsi. Paupières closes, le brun expira douloureusement avant de se remettre sur pied une dernière fois et de faire face au heurtoir en enfilant prestement sa cape.

Dans le désert, deux dragons regardent dans deux directions opposées : l'un vers l'est, l'autre vers l'ouest. Il n'y a aucun objet aux alentours et pourtant ils se voient.
Comment est-ce possible ?

- 'Dain, j'en avais bresque oublié ces édigmes à la gon... soupira l'ex Serdaigle au nez pris par le rhume en vérifiant qu'il était toujours bien seul. Manquerait plus que quelqu'un passe au même moment, tiens... Ils sont... Atta, deux dragons dans le désert, OGé, ils regardent dans les direczions obbosés bais se voient. OGé, OGé... Ya rien d'autre, donc pas de biroir ils sont... 'Dain...Ils se voient... Face à face ?

Pour toute réponse, le portail pivota en silence et Wayoth lui en fut reconnaissant : un vieux grincement sonore aurait alerté tous les aigles qui se trouvaient à l'intérieur.
Vue comme ça, son escapade nocturne semblait des plus simples, mais il fallait prendre en compte une petite chose essentielle : jusqu'ici, aucun bouc n'avait osé s'introduire dans une maison officielle, et pour cause, Poudlard était encore sous le choc et, bien que l'idée de divulguer le mot de passe de Gryffondor avait été émise, elle avait rapidement été réprimandée par les Carrows qui, sans trop de justifications, avaient puni trois élèves de cette maison parce qu'ils avaient osé discuter avec un Impur, juste sous leurs (gros) nez. Les châtiments corporels et arbitraires pleuvaient déjà, aussi, bien que plusieurs gris et mauves se la jouaient rébellion, peu osaient se lancer complètement. Il fallait être stupide. Ou suicidaire. A vous de voir où Fawkes se situait, mais lui avait sa petite idée lorsqu'il franchit le seuil de ce qui avait été sa maison.
Discrètement, il se faufila en ajustant sa capuche, profitant du fait que Doherty accaparait l'attention du peu d'aiglons présents dans la salle commune pour se glisser dans les escaliers des dortoirs masculins. Le rire d'otarie de la Serdaigle lui parvint et il esquissa un sourire en entendant Gareth s'indigner de la carte qu'elle venait de lui tirer. Ah, sacrée Fay...

Il monta les premières marches, l'esprit préoccupé par un "Où puis-je aller ?" qui se dissipa bien vite lorsque la fatigue lui dicta de prendre la première porte qu'il voyait. Ainsi, le garçon de dix-sept ans actionna la poignée du dortoir qui l'avait accueilli à son arrivée au château, dortoir occupé par une silhouette qui se détachait derrière un rideau tiré du lit à baldaquin. Le gamin marmonnait ce qui semblait être l'un des premiers chapitres étudiés en première année de métamorphose. Ses lèvres s'entre-ouvrirent pour échappa un petit soupir nostalgique et l'adolescent referma sur lui la porte de la salle d'eau. Une nouvelle fois, il se déshabilla, laissant le pantalon tomber au sol en un faible bruissement, rapidement rejoint par le reste de ses vêtements. Roulant des épaules, le jeune homme se glissa dans la cabine et tourna le robinet.

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La joie. Ou, comme aurait dit Maya "c'était jouissif !". La tignasse de nouveau plaquée sous, cette fois-ci, un jet d'eau quasi bouillant, le brun bascula la tête en arrière, bouche ouverte et yeux fermés, pour offrir son visage à la pomme de douche. Il n'y avait pas de gant à portée de main, mais peu lui importait pour le moment et Wayoth se servit une généreuse dose de gel douche TaYétie noix de coco. En plus d'être propre, il allait sentir bon. Trop de chance, quoi. Labourant son cuir chevelu avec ses doigts, le clandestin avisa une serviette propre qui reposait sagement sur le bord du lavabo, se dépêcha de se rincer et s'enroula dans le linge blanc avec la sensation d'être la chèvre enrhumée la plus heureuse du monde. Profitant un peu de ce confort, l'adolescent s'accroupit en passant la serviette autour de ses épaules et cacha son visage dans ses bras croisés. Puis, rapidement, il se redressa et se sécha pour enfiler l'uniforme propre et sa cape. Tout aussi furtivement qu'il était entré, le coyote se faufila en dehors du dortoir où le môme devait s'être endormi au milieu de sa lecture dans les couvertures bien chaudes.

Sans plus attendre, Wayoth s'empressa de prendre le chemin du retour et, pensant pouvoir franchir le heurtoir sans croiser les préfets, il ne fit pas attention au bruit de pas qui arrivait en sens inverse. Il manqua de s'étaler dans les marches et réussit à maintenir comme il pouvait le Serdaigle qu'il venait de heurter : ce dernier souhaitait sûrement rejoindre sa chambre.
Sauf que "ce dernier" avaient de longues boucles blondes, les yeux bleus et une multitude de taches de rousseur qui s'étendaient sur son petit bout de nez. Celui du septième année se retroussa et ses yeux s'arrondirent alors que, le derrière sur une marche, aux pieds de l'aigle qui lui faisait face, son regard détaillait de bas en haut.
Pas de doute possible, c'était pas le dégommeur d'épaules, celle-là !

- Baaaais !! bêla le brun en fronçant les sourcils, D'es une bille, d'as rien à baire là !
Il cligna des yeux.
Lui non plus en fait, il n'avait rien à faire là.
Oh, bordel de phok...
Il renifla discrètement dans sa capuche en vérifiant que la cravate mauve n'était pas à son cou. Heureusement qu'il avait la sale habitude de la froisser dans une poche... Se redressant de son mètre quatre vingt-dix, Wayoth soupira en dodelinant de la tête, comme pour signifier un "voilà voilà, ça va toi ?"

- S'cuse Bontgomery, j'suis enrhubé, je boulais pas de grier dessus. Guesgue tu fais ici ? Puis, sourire narquois caché sous la capuche : D'es pas gouchée à cette heure, le barchant de sable est bas bassé ?

Nan, parce que, faut pas déconner non plus : vingt-trois heures approchaient et ... Ah ouais, mais nan, on était samedi, la permission de minuit, tout ça. Enfin, ça n'expliquait pas ce que foutait Montgomery chez les mecs...
A moins que... Nan mais, nan. Hormones enclenchés.

- Binalement, je suis blus très sûr de bouloir savoir ce gue tu fous ic... 'Dain ! Sgueamich !!

Un chat noir aux yeux jaunes exorbités par la peur venait de se faufiler de force entre les jambes du garçon pour rejoindre la chambre des sixièmes années. En vacillant, Fawkes se maintint à une rambarde... et son heaume glissa, laissant son visage fatigué apparaître.

- Vok...

HJ:
 

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SERDAIGLE5ème année
    SERDAIGLE
    5ème année
AVATAR : Freya Mavor
MESSAGES : 524
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 04/03/1982 à Londres
SANG: mêlé
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MessageSujet: Re: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptyDim 9 Oct 2016 - 12:32

20 Septembre 1997
~
Les Aigles ne volent pas avec les Pigeons !


Malia révisait l'Histoire de la Magie en prévision du contrôle - activité éreintante quand on n'arrive pas à retenir les dates - jusqu'à ce que sa concentration soit interrompue par l'agitation d'Elliot. A côté d'elle, le brun fouillait frénétiquement parmi ses livres et ses parchemins en lâchant quelques jurons. Il ne trouvait plus son devoir de potion qu'ils avaient fait ensemble plus tôt dans l'après-midi. Il avait plu toute la journée et les deux Serdaigle avaient préférés rester dans leur salle commune pour s'avancer dans leurs devoirs de la semaine. La blonde aida son ami à chercher son parchemin égaré, mais ce fut en vain. Le garçon décida de continuer ses recherches dans son dortoir et laissa Malia se concentrer à nouveau sur ses révisions. Mais elle n'y arrivait guère, ses pensées voulaient bien s'orienter vers n'importe quel sujet sauf ceux concernant l'Histoire de la Magie. Elle avait toujours eu des difficultés de concentration avec un tel cerveau qui tendait plus à la rêverie. Elle abandonna donc ses révisions, trouvant qu'elle avait accumulé assez d'information pour la journée et que ses neurones méritaient du repos. Elle rassembla ses affaires étalées sur la table et, en prenant son livre de potion, elle remarqua un parchemin coincé dedans. Elle ouvrit le manuel et découvrit le devoir d'Elliot soigneusement rédigé. Celui-ci avait dû le glisser accidentellement dans ce manuel en pensant qu'il s'agissait du sien. Malia fut soulagé de le retrouver et décida de ne pas laisser plus longtemps Elliot dans la panique. Alors elle rangea ses affaires dans son sac et se dirigea vers le dortoir des garçons avec le devoir d'Elliot en main.

En se levant, la sorcière remarqua qu'il était déjà tard, la nuit était tombée depuis longtemps. Plongée dans ses études, elle n'avait pas vu le temps passer. Elle leva les yeux vers l'horloge de la salle commune. *22h47 ! Déjà ?* La blondinette ne pensait pas avoir mis autant de temps à travailler et pourtant... Son regard balaya la salle commune. Beaucoup d'aigles étaient encore debout, il était samedi après tout.

La cinquième année arriva au pied de l'escalier qui menait au dortoir des garçons et monta innocemment, comme si elle se rendait à la bibliothèque. Elle avançait la tête tournée vers le sol, comptant les marches sans s'en rendre vraiment compte. Manie qui lui porta préjudice car elle ne vit pas que quelqu'un arrivait à contre-sens et lui fonça dedans. Sous le choc, elle bascula en arrière mais l'autre Serdaigle la retenu à temps. Une douce odeur de savon atteignit ses narines. Elle reconnut de la noix de coco, senteur qu'elle trouvait plutôt agréable. Elle redressa la tête pour voir à qui elle faisait face, seulement, en plus du faible éclairage, le garçon portait une capuche et elle ne le put distinguer ses traits de visage. Et soudain, l'inconnu aboya :

- Baaaais !! D'es une bille, d'as rien à baire là !

Cette voix nasale n'apportait pas plus d'indices à Malia sur l'identité de son interlocuteur. Puis, ne cherchant plus à savoir de qui il s'agissait, elle réalisa enfin qu'elle se rendait dans un lieu qui lui était interdit. Elle avait seulement voulu rendre son devoir à Elliot et s'était dirigée naturellement vers son dortoir, sans réfléchir. Mais effectivement, elle n'avait rien à faire là.

- S'cuse Bontgomery, j'suis enrhubé, je boulais pas de grier dessus. Guesgue tu fais ici ?

Il connaissait son nom donc il ne devrait pas être si inconnu que ça à Malia. Mais après tout, la plupart des Serdaigle se connaissent de nom. Si seulement il pouvait enlever sa capuche, la jeune fille serait alors moins confuse.

- Je vais voir Elliot. répondit-elle

- Binalement, je suis blus très sûr de bouloir savoir ce gue tu fous ic...

*Comment ça ?* L'innocente Montgomery ne comprit pas tout de suite ce qu'insinuait le garçon. Puis, le traducteur se mit en route et elle tenta de s'expliquer :

- Non, c'est pas du tout ce que tu crois ! Elliot et moi... non ! On est juste amis, c'est tout ! Faut juste que je lui donn...

- 'Dain ! Sgueamich !!

Elle n'eut pas le temps de se justifier que le Serdaigle détourna son attention sur un chat noir qui se faufilait entre leurs jambes. Dans ce mouvement brusque, il perdit sa capuche et la jeune fille le reconnut enfin. Ce n'était pas un Serdaigle. Du moins, ça ne l'était plus.

- Wayoth ?! Pourquoi t'es là ? Comment t'as fait ?

Malia n'en revenait pas, le Nuncabouc avait réussi à pénétrer dans son ancienne salle commune, ce qui relevait du l'ingéniosité et surtout, de la folie. Le visage du né-moldu était pâle et marqué par des cernes. Mais il sentait bon. Il était venu prendre une douche. La bleue et bronze lui sourit.

- Je crois qu'on est deux à n'avoir rien à faire ici.

Elle le regarda avec admiration et curiosité à la fois. Comment avait-il fait pour venir jusqu'ici sans se faire prendre ? N'avait-il pas peur d'en subir les conséquences si quelqu'un venait à le dénoncer ? En tout cas, avec Malia il pouvait être sûre que son secret serait gardé. Le traitement infligé aux Nuncaboucs la révoltait et l'attristait étant donné que certains de ses amis en étaient victimes. Quant à Wayoth, elle ne le connaissait pas trop mais elle était contente qu'il ait pu prendre une douche chaude car elle avait entendu dire que les Nuncaboucs n'avaient accès qu'à de l'eau tiède, voire froide. En plus, le brun semblait très fatigué et malade, son état était désolant à voir. Elle espérait profondément que tous les Nuncaboucs ne soient pas dans le même état. En attendant, elle était tellement troublée par cette confrontation inattendue que rendre à Elliot le parchemin qu'elle avait en main n'était plus sa priorité.



HJ:
 
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MessageSujet: Re: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptyJeu 13 Oct 2016 - 0:50

[20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] Tumblr_n8llnb7n5v1rcyelyo1_500
"Come fly with me, let's fly, let's fly away" ~ Sinatra

Le brun eut un mouvement de recul en entendant son bêlement. Beh, phok, bientôt il se transformerait en chèvre pour faire honneur à son nouveau blason. L'ombre de sa capuche maqua le sourire fugace qui vint étirer ses lèvres : il n'y avait pas si longtemps, il avait l'odeur du bouc. C'était quelque chose d'agaçant, le manque d'hygiène, plus que le manque de sommeil. Avoir l'air au bout de sa vie c'était une chose, mais sentir le cadavre en était une autre.
Le sourire disparut et le garçon lorgna la demoiselle face à lui. Elle était plus jeune, mais il l'avait déjà croisé quelque fois avec deux de ses copines de Serdaigle. L'une d'elles -ironie quand tu nous tiens- s'appelait Raven Arynth. Pour une bleue et bronze, il y avait de quoi sourire. Quand à l'autre, Burroughs, elle faisait partie des heureux élus qui logeaient sous les combles. Au final, pas mal de Serdaigle avaient désertés la table pour rejoindre celle qui avait été installée dans un coin de la pièce. Mais personne n'avait rien dit. Personne. Et c'était normal : Serdaigle était connu pour son assiduité et sa créativité, pas pour la solidarité ou l'union. Tous pour un et chacun pour soit, telle était la devise bleue et bronze, mais ça lui allait parfaitement, à Wayoth. Après tout, il avait été l'un des premier à ignorer Maya dans ses premières années -sauf lorsqu'elle lui roulait dessus en pleine nuit, bien entendu- et à lui adresser la parole seulement lorsqu'elle avait eu un physique un peu plus gracieux. Si on pouvait la qualifier de gracieuse. Grasse, oui, Sieuse, non. Bonté divine, c'est qu'il en devenait presque méchant, le bouc ! C'était facile de se défouler en pensées sur son amie en grognant qu'elle l'avait soi-disant abandonné. Quel idiot il faisait.
Était-ce surprenant ? Pour ceux qui le connaissaient, non. Il était moqueur, froid, égoïste. A vrai dire, si son sang avait été seulement mêlé, il savait très bien qu'il aurait été le premier à tourner le dos aux Nuncaboucs. Sauf que, là, c'était lui qui était visé. Lui qu'on privait de dortoir, de douche, de magie. Et, à ce jeune homme, ça ne lui allait pas du tout. Une remise en question s'imposait, certes, mais l'heure était plutôt à la panique.

Montgomery. Face à lui.
Ils n'avaient, ni l'un, ni l'autre, le droit d'être dans les escaliers menant aux dortoirs des garçons et, à bien y réfléchir, il était encore plus en faute qu'elle. Le souvenir de sa glissade dans les marches menant aux chambres des demoiselles de Serdaigle lui arracha une moue : pourquoi, elles, elles avaient le droit ? C'était quoi ces pensées sexistes de bloquer l'accès seulement pour les garçons ? Les filles, elles, elles pouvaient se balader tranquillement dans toute la tour des élèves de Rowena parce que mesdemoiselles étaient, parait-il, plus matures et moins obsédées ? Mais n'importe quoi ! L'égalité des sexes, hein, elles en parlaient que lorsque ça les arrangeait ! Meufisme !
Passablement dégoûté de ne pas avoir une poitrine -veuillez excuser l'esprit malade de ce garçon-, Wayoth cligna des yeux bêtement en entendant Malia prononcer un nom connu. Elliot.

- Cam'bell ? s'étonna l'adolescent en se redressant pour mieux détailler sa camarade. Qu'est ce qu'elle allait faire avec l'aiglon dans son dort-...oh. Oooooh. Non. Binalement, je suis blus très sûr de bouloir savoir ce gue tu fous ici...

- Non, c'est pas du tout ce que tu crois !
- C'est ce gue dit toujours la bille à son bari quand il la redrouve abec son amant, ça. Mais elle continua sans relever sa gaffe sur le cinéma moldu.
- Elliot et moi... non ! On est juste amis, c'est tout ! La Friendzone. Pauvre Eliot. Faut juste que je lui donn...

La blonde n'eut pas le temps de terminer sa phrase : Fawkes la coupa en maudissant le Destin. Autrement dit, cette saloperie de chat noir qui pissait partout -nommée également "Squeamish"- se fit une joie de feuler de peur en se retrouvant dans un face à face avec le coyote. Déjà que, de base, le matou ne portait pas le septième année dans son cœur, sentir un animal sauvage chez les Serdaigles lui ébouriffa le pelage et la boule de poil cracha un miaulement plaintif tout en se faufilant entre les jambes du garçon. Il n'était pas venu à l'esprit de Wayoth que sa présence allait mettre tous les chats en rogne et les rendre dingues : il s'était métamorphosé il y avait quatre heures de cela et le parfum de noix de coco ne pouvait duper les animaux. Ou les loups garous.
Mais ça, il ne le savait pas encore et en avait rien à faire.

- Euuuuuuuh... Salut... tenta le décoiffé en une grimace qui lui tordit la bouche.
- Wayoth ?! Pourquoi t'es là ? Comment t'as fait ?

Les sourcils se haussèrent sous la surprise : elle prononçait bien son prénom. Oui, il lui en fallait peu pour être heureux.
Et puis, un large sourire se dessina sur son visage et ses paupières se plissèrent.

- 'Suis bassé bar la fenêtre. C'était oubert. C'est pas en enlevant une gouleur gu'on goupe des ailes. 'Buis, ils m'ont enlebé mon blason, bas mon cerbeau, sidon j'aurais édé enboyé à Grybbondor. Il inspira en se demandant intérieurement à quoi il jouait. Se faire prendre était déjà une erreur de sa part, c'était complètement inutile de provoquer en plus. C'était plus fort que lui : il s'était tut jusqu'alors, et maintenant que ça sortait, il n'arrivait pas à retenir sa satyre. Guand à la raison de ba venue, beh... J'étais nostalgigue du confort. Les gombles, c'est bas le cing étoiles.

Il y eut un petit moment de flottement où l'envie de donner un grand coup de tête dans le mur le prit. Au lieu de ça, il resta raide comme un balai à attendre un Stupéfix ou un hurlement du style "au secours, un bouc dans la tour Serdaigle ! A moi !". Cette pensée l'amena à imaginer l'arrivée triomphante d'Elliot en tenue de Quidditch pour sauver sa belle du méchant dragon. Un dragon ? Oh, bordel, il avait vraiment besoin de dormir...
Mais voilà, il ne se passa rien. Montgomery semblait le détailler et, malgré ses bonnes résolutions, Wayoth rougit brusquement et baissa les yeux en joignant les mains pour une prière muette, adressée aux marches sur lesquelles ils se trouvaient. Il ne vit le sourire de la demoiselle que lorsqu'il releva le nez, incrédule :

- Je crois qu'on est deux à n'avoir rien à faire ici.
- Ah ? Il resta bêtement bouche ouverte, cherchant à comprendre la lueur dans ses yeux clairs. Puis, il secoua doucement la tête pour reprendre ses esprits : il fallait que ça cesse ! Insupportable de se retrouver moite devant une pair de beaux yeux ! Je t'en foutrais des hormones, moi ! gronda intérieurement l'adolescent, agacé de voir que la gente féminine le mettait toujours aussi mal à l'aise. Oui, c'est brai. J'aurais bas dû, bais... j'en bouvais blus de l'eau broide et d'aboir les chebeux aussi gras que ceux de Rogue. Il soupira, irrité par sa prononciation nasillarde et souffla bruyamment. Pas le droit à la baguette, alors qu'il savait comment se soigner... Pas de prise de risque inutile, oui. Une baguette en charme et plume de phénix se trouvait quelque part dans le château, protégée par un tas de sortilèges, sûrement. Une baguette qui faisait vingt-neuf centimètre et sept millimètres.

Se balançant d'un pied sur l'autre, le brun plongea ses iris vert de gris dans celle de la Serdaigle. Les lèvres pincées en une expression fautive, le regard fuyant, il fit mine de chercher ses mots avant de grimacer comme un enfant. Et avec la voix d'un gosse, il tenta :

- Du vas bas me dénoncer, hein ? Je bais bartir maintenant, on dit rien et on oublie ? L'oublie, l'arme du faible. Il resta un petit moment sans bouger avant de pencher la tête sur le côté, échappant un rire jaune. Nerveux. Confus. Du bourrais me brêter ta baguette deux segondes, s'il de blait ? Bromis, je la rends de suite. J'ai déjà bolé les bouvoirs d'un brai sorcier à bes cing ans, je bais bas recobbencer. osa-t-il plaisanter avant de se figer et de tourner le visage pour fixer le mur avec envie, visiblement dégoûté par sa propre connerie.

Note pour lui : apprendre à se taire.
Ou alors, se concocter un ami imaginaire pour éviter de déverser ses sarcasmes à tout va.



C'est bon, je me suis occupé des profs !:
 
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    SERDAIGLE
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MessageSujet: Re: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptyDim 30 Oct 2016 - 12:07

1 marche, 2 marches, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13... BOUM. La fine silhouette de la Montgomery se heurta à une masse bien plus imposante. L'inconnu qui lui faisait face était grand en plus d'être plus haut d'une marche. Mais le géant perdit toute crédibilité quand il se mit à parler. Sa voix enrhumée le trahit, effaçant toute trace d'autorité dans son ton accusateur. Malia ne prit donc pas en compte ses premières paroles, sûrement animé par l'effet de surprise, et lui expliqua d'une voix calme et innocente qu'elle allait voir Elliot dans son dortoir. Seulement, elle ne se doutait pas qu'une telle justification serait interprétée d'un autre angle.

- Cam'bell ? Binalement, je suis blus très sûr de bouloir savoir ce gue tu fous ici...

- Non, c'est pas du tout ce que tu crois !

- C'est ce gue dit toujours la bille à son bari quand il la redrouve abec son amant, ça.

Pourquoi à l'adolescence, toutes phrases étaient interprétées de travers ? Toutes idées déformées et perversifiées ? Souvent quand la blondinette disait des choses banales, ses mots étaient reçus avec des arrière-pensées sans qu'elle ne le réalise, ce qui provoquait l'hilarité générale. Comme la fois où elle avait dit qu'elle trouvait la baguette d'un autre élève bien petite. Et pourtant, cette constatation n'avait pas de double-sens comme ses camarades le pensaient. Aaah, ce qu'elle regrettait l'époque où elle pouvait encore s'exprimer sans sous-entendu.

- Elliot et moi... non ! On est juste amis, c'est tout ! Faut juste que je lui donn...

Alors qu'elle tentait de faire connaître la vérité à son interlocuteur, un chat détourna l'attention de ce dernier qui, dans un mouvement de recul, perdit sa capuche. Le voile était tombé, l'identité du garçon enfin révélée.

- Euuuuuuuh... Salut...

- Wayoth ?! Pourquoi t'es là ? Comment t'as fait ?

- 'Suis bassé bar la fenêtre. C'était oubert. C'est pas en enlevant une gouleur gu'on goupe des ailes. 'Buis, ils m'ont enlebé mon blason, bas mon cerbeau, sidon j'aurais édé enboyé à Grybbondor. Guand à la raison de ba venue, beh... J'étais nostalgigue du confort. Les gombles, c'est bas le cing étoiles.

Et prend ça dans ta citrouille Montgomery ! Ca t'apprendras à poser des questions bêtes ! Quoiqu'elles n'étaient pas si idiote que ça, ses questions ! Après tout, les Nuncaboucs avaient interdiction de pénétrer dans leur ancienne salle commune et même s'ils le voulaient, il fallait traverser le château sans se faire prendre par les Mangemorts qui surveillaient tout. Mais Malia n'allait pas reprocher au gris et mauve son sarcasme, après tout il avait de bonnes raisons de vouloir garder ses secrets pour lui. Bien qu'elle aurait aimé savoir sa technique afin de la partager à Sam pour qu'elle aussi puisse profiter du confort de la tour Serdaigle. Son amie lui manquait, et le lit vide du dortoir lui rappelait chaque soir son absence. Le dernier contact qu'elle avait eu avec elle datait bientôt de deux semaines, lors du cours de botanique. Elles s'étaient discrètement échangées quelques mots, pas grand chose mais cela avait fait du bien à la sang-mêlé. Bien qu'elles étaient encore ensemble dans certains cours, l'occasion de se parler sans attirer des soupçons se faisait rare et elles se contentaient de se jeter quelques regards furtifs. Malia aimerait seulement savoir comment elle se portait, si elle n'était pas trop fatiguée, pas trop malade, si elle tenait le choc. Rien qu'une question : "Comment vas-tu ?". Rien que trois mots qu'elle n'avait pu prononcer en deux semaines.

Revenons à nos dragons. Le sarcasme du né-moldu amusa plus qu'il n'énerva l'adolescente. Elle subissait le même genre d'ironie claquante avec son frère aîné et Raven donc elle n'allait pas s'offusquer devant ces quelques paroles. Surtout qu'elle appréciait ce genre de répartie, elle préférait qu'on lui envoit des piques plutôt que des fleurs. Etrange, dites-vous ? Probablement. A vrai dire, elle avait souvent peur d'exprimer sa grande sensibilité et cachait cette facette derrière l'humour, la malice, bref des sujets pas sérieux. Elle était d'ailleurs très douée pour fuir certaines conversations en abordant les premières choses qui lui passaient par la tête, aussi futiles qu'elles puissent être. Oui, elle était capable de débattre sur un veracrasse pendant des heures si c'était pour éviter de parler des problèmes de chacun, ceux des autres, puis les siens et surtout ceux du monde sorcier. Donc elle se prit au jeu du mauve et gris et répondit elle aussi sur le ton de l'ironie :

- Merci de prévenir, la prochaine fois je vérifierais bien que toutes les fenêtres soient fermées ! Faudrait quand même pas qu'une armée de doxy infeste la tour Serdaigle ! Puis, t'inquiète pas, tu pourras toujours loger chez les Gryffons vu que t'as l'air de beaucoup les aimer. A ce qu'il parait, leur salle commune est presque aussi confortable que la nôtre, t'y trouveras ta place j'en suis sûre. En attendant.... Je crois qu'on est deux à n'avoir rien à faire ici. Conclut la bleue et bronze d'un sourire malicieux.

- Ah ? s'étonna Fawkes comme s'il ne s'attendait pas à une telle réaction de la part de Montgomery.

Il est vrai que la sorcière aurait pu le dénoncer, lui jeter un sort, hurler. Oui, car elle faisait face à un Nuncabouc... et alors ? La discrimination ce n'était pas trop son truc. Pour elle le sang importait peu, elle préférait juger une personne pour ce qu'elle est, pour ses valeurs morales plutôt que pour ses origines. La robe ne fait pas le sorcier, après tout.

- Oui, c'est brai, se résigna Wayoth. J'aurais bas dû, bais... j'en bouvais blus de l'eau broide et d'aboir les chebeux aussi gras que ceux de Rogue. Du vas bas me dénoncer, hein ? Je bais bartir maintenant, on dit rien et on oublie ?

- Si j'avais voulu te dénoncer je l'aurais déjà fait, tu crois pas ? Je garde tout ça pour moi mais alors toi t'arrêtes de t'imaginer n'importe quoi pour Elliot et moi, ok ?

On aurait dit deux enfants pris en flagrant délit, négociant entre eux, le ton implorant, pour que rien ne se sache. Après cet accord, Malia s'attendait à ce que Wayoth parte, et pourtant, il ne bougea pas. Il semblait hésiter, puis il pencha la tête d'un côté et demanda :

- Du bourrais me brêter ta baguette deux segondes, s'il de blait ? Bromis, je la rends de suite. J'ai déjà bolé les bouvoirs d'un brai sorcier à bes cing ans, je bais bas recobbencer.

La bleue et bronze laissait échapper un rire discret en entendant la dernière phrase du sorcier. Effectivement, d'après les dernières rumeurs, les nés-moldu seraient soi-disant des usurpateurs. Le don inné de la magie serait apparemment impossible pour un enfant de non-sorciers. Malia, qui avait pourtant l'esprit très ouvert, ne comprenait pas comment l'on pouvait croire à de telles calembredaines si l'on avait un minimum de bon sens. Elle pensait surtout qu'il s'agissait plus d'une excuse pour haïr les sangs impurs que d'une pensée réellement fondée. Cependant, même si elle était convaincue que Wayoth n'était pas une menace, elle hésitait à lui prêter sa baguette. Quelque chose la freinait, un sentiment profond qu'elle ne saurait exprimer. Une intuition, peut-être. Oui, une mauvaise intuition. Peut-être croyait-il encore qu'elle allait le dénoncer et, par précaution, il préférait lui lancer le maléfice du Saucisson avant de s'enfuir ? Oui, il pouvait très bien essayer d'utiliser sa propre baguette contre elle. Mais la Serdaigle croyait peu à cette hypothèse. A vrai dire, un malaise plus profond la rongeait. Elle n'avait jamais prêté sa baguette auparavant. Aussi étonnant que cela puisse paraître, en cinq ans de possession, sa baguette ne s'était jamais retrouvée entre les mains d'un autre sorcier. La sorcière avait tissé un lien fort avec cet objet magique, bien plus fort que ce qu'elle pensait. Elle avait peur qu'il lui arrive quelque chose, comme s'il s'agissait d'un être vivant. Soudain, l'achat de sa baguette lui revint en mémoire. Alors qu'elle s'apprêtait à sortir de la boutique, réjouie par sa merveilleuse acquisition, un mystérieux vieil homme lui adressa la parole : "Tu apprendras vite avec une telle baguette, crois en mon expérience : la mienne était taillée du même bois. Malheureusement elle s'est embrasée ce matin-même, il n'en reste plus grand chose. Je viens en racheter une nouvelle, à grand regret, crois-moi. Je te donnerais donc juste un conseil : prend bien soin de ta baguette, elle est précieuse.". Depuis lors, elle avait toujours eu peur que sa baguette s'enflamme à son tour. Si seulement l'homme de la boutique lui avait donné plus de précisions...  Après un instant de doute, elle chassa sa mauvaise intuition et ses pensées noires de sa tête. Après tout, les baguettes des Nuncaboucs leur étaient confisquées, alors la bleue et bronze pouvait s'estimer heureuse d'avoir encore la sienne. Et surtout, elle se sentirait très égoïste de refuser de la prêter à une personne bien plus dans le besoin qu'elle. Ainsi, elle prit sa baguette, la regarda un instant puis releva la tête vers le septième année et la lui tendit.

Bois de sycomore. Plume de Phoenix. 33,4 centimètres...
Très sifflante : elle avait oublié ce détail.


Voilaaa:
 

EDIT:
 

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Peu importe l'immensité du néant dans lequel elle est plongée, elle continuera à croire qu'un filet de lumière, aussi mince soit-il, existe quelque part et pourra surpasser l'ombre ~  ©endlesslove.
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MessageSujet: Re: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptySam 12 Nov 2016 - 20:28

[20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] Tumblr_n2fpi2zqZI1qd962oo1_500

L'ex-Serdaigle avait bien du mal à garder son sang froid : la panique lui faisait toujours cet effet et, une fois la langue déliée, il pouvait laisser sortir un nombre incalculable de conneries dans le simple but de se détendre. Souvent, ça avait le don de déstabiliser la personne qui lui faisait face : le meilleur exemple restait Cornwell qui avait été son compagnon de dortoir durant six ans et qui, en mai dernier, l'avait dévisagé, indécis, ne comprenant pas ce qui arrivait à son camarade.
Très facile à expliquer, pourtant : pour bien respecter le cliché d'élève séreux et studieux que tout Poudlard se faisait de la maison bleue et bronze, le brun avait opté, très tôt, pour un masque lui permettant d'entrer dans le moule. Le problème était que, avec l'adolescence, cette façade s’effritait et la confiance grandissante alliée son égo démesuré faisait que, lors de sa sixième année, le garçon avait à maintes reprises "péter un câble". Le voir sous son vrai jour était plutôt déstabilisant, autant pour lui que pour ses proches. Sous la carapace de sérieux se cachait un clown taquin qui dissimulait en son sein un gamin mort de peur. Les poupées russes, vous connaissez ?

Absorbée dans la contemplation passive du visage de sa cadette, le décoiffé se gratta la pommette droite avant de remonter dans les cheveux encore humides. Il se sentait tout à fait débile, à boire ses paroles : lèvres entre-ouvertes, il les laissait vibrer alors qu'elles cherchaient à reproduire les mouvements de celles de Malia, soufflant silencieusement ce qu'elle était en train de lui dire. Bon sang, ce qu'il détestait les hormones. Reconnectant son cerveau au bon endroit, il plissa les paupières en tentant de comprendre ce qu'elle disait. Fermer les fenêtres ? Mais de quoi elle... Ah ! Le lien venait de se faire avec ce qu'il avait dit précédemment et il sentit ses joues se teinter de rose. Et phok... Eh, il venait de rêver où elle les comparait à des doxys ? Vu le petit sourire qu'elle lui offrait, il opta pour de la paranoïa de sa part, mais avec les temps qui courrait c'était bien justifié.
Le passage sur sa pseudo-affection envers les Gryffondor le fit brusquement émerger : sourcils en circonflexe, le mauve et gris lui lança un regard du style "non mais t'es pas bien" avant de mettre des mots sur ses pensées :

- Pour en aboir côdoyé dans les gombles, crois-boi qu'ils en diennent une gouche, les lionceaux. 'Sont fatiguant abec leur gloire et leur gourage à deux noises.
- En attendant.... Je crois qu'on est deux à n'avoir rien à faire ici.
- Ah ?

Nan parce que, juste un instant, il avait oublié qui et où il était. Non, mon bon monsieur, vous n'êtes plus un bleu et bronze ! Bah c'est injuste, mais c'est la vie, mon gars ! T'es un impur, une sous-homme, n'en demande pas trop non plus. C'était ça de se noyer dans le bleu de beaux yeux.
Chose qu'il recommença accidentellement, d'ailleurs, fixant bêtement sa cadette dans le blanc des yeux pendant que l'information montait désespérément à son cerveau. Avec un soupire exaspéré, l'adolescent secoua légèrement la tête pour chasser la fatigue et désembrumer son esprit. Ce n'était ni le moment, ni l'endroit, et ça ne le serait jamais ! Il n'avait pas envie de devenir le protagoniste d'une histoire d'amour adolescente alors que la terreur sévissait partout autour d'eux. Qui pouvait encore penser à ça ? Sûrement pas lui. Il avait d'autres chats à fouetter que s'occuper d'un petit cœur influencé par la testostérone.

- Oui, c'est brai. commença le garçon avant de jouer le numéro du pauvre petit garçon qui ne pouvait pas se laver. En soit, il était honnête avec la jeune fille : l'hygiène de vie des Nuncabouc était juste ignoble, mais est-ce que les gens s'en souciaient ? Le jeune homme en doutait. A Poudlard, les injustices passaient crème et la plupart des élèves se pliaient sans trop rechigner aux caprices de Vous-Savez-Qui et de son larbin qui leur servait de directeur. Même les profs ne faisaient rien pour les aider. Les préfets ? La blague ! Si Fawkes avait observé les rondes pour savoir à quelle heure il pouvait passer discrètement dans les couloirs, il voyait en eux que les chiens-chiens des Carrow. Enfin, ils avaient été nommés pour ça, et non pas pour les aider à affronter les horreurs que leurs réservaient les cours d'Étude des Moldus ou de l'Art de la Magie Noire. Du coup, la dernière fois qu'il s'était retrouvé nez à nez avec Elwyn, deux minutes avant le couvre-feu, Wayoth n'avait pas été étonné de voir son petit frère de cœur lui rappeler le règlement. Entre autre. Un minuscule sourire fleurit sur les lèvres du mauve et gris. Il ne voulait pas d'embrouille, c'était compréhensible de sa part. Il espérait simplement trouver une muselière assez résistante d'ici que les Carrow transforment Miller en vrai Cerbère des Ténèbres.

La tête brune oscilla de gauche à droite avant d'opiner du chef. Il restait tout de même méfiant : Malia avait beau dire qu'elle l'aurait déjà dénoncé si elle l'avait voulu, il ne pouvait s'empêcher de penser que le fait d'être une fille de deux têtes de moins que lui l'avait aussi amené à réfléchir. C'était bien beau d'ôter aux Nuncabouc la baguette et toute forme de dignité, mais le fait restait que physiquement parlant, Fawkes avait un gros avantage sur la moitié de l'école. Septième année, garçon d'un mètre quatre-vingt dix... A moins de se déplacer en armé de première année, il trouvait facile de piquer une baguette et de faire régner la terreur à sa façon. Restait à voir si d'autres pensaient comme lui.
En parlant de baguette...

Sa requête ne semblait pas effrayer plus que ça la demoiselle qui fut secouée d'un rire silencieux en entendant sa remarques sur le vol de pouvoir. Ou alors c'était un rire jaune et bien nerveux car elle commençait à flipper. A voir.
La voyant réfléchir, il plaça sagement ses mains dans son dos, comme un enfant, se balançant légèrement d'avant en arrière tout en reniflant la bonne odeur fraiche du col de sa chemise. Très honnêtement, à la place de Malia, il aurait envoyé bouler toute personne osant lui demander ce prêt : sa baguette était de charme, bois très obéissant, mais le cœur de phénix infidèle et indépendant lui jouait parfois le tour de décider à sa place si oui ou non il obéissait avec un autre. Exemple légèrement louche : cet été, la baguette avait fonctionné entre les petites mains d'Harmony Fawkes. Le plus âgé avait légèrement flippé en voyant SA baguette à LUI se plier aussi facilement au désir d'une petite de six ans qui, soit dit en passant, était censée -je dis bien censée !- être moldue. C'était comme se prendre un bon aller-retour du dos de la main sur les joues. Blessé dans son orgueil, le jeune homme s'était dit que, peut-être, elle était jalouse de l'autre baguette qui avait rejoint sa poche sur conseil de Swann. Dieu bénisse ce type.

- Égoute, je gombrens si du veux bas me la basser... Bais j'aimerais bien be déboucher le dez barce que ça debient inzubordable...

Contre tout attente, la Serdaigle choisit ce moment pour lui tendre sa baguette. Un je ne sais quoi électrisa la nuque du garçon qui plongea ses prunelles dans celle de Montgomery. Il lui avait demandé sans y croire et n'aurait jamais pensé la voir la lui confier aussi rapidement. Tout le poids du monde semblait brusquement délester les épaules du décoiffé qui poussa un long soupir où se mêlaient soulagement et reconnaissance. Détournant le regard pour se concentrer sur les pierres des escaliers, Wayoth chercha à évincer cette boule qui lui nouait la gorge et renifla avant de se pincer l'arrête du nez. Vue comme ça, on aurait pu croire qu'il se retenait d'éternuer. En réalité, c'était une tactique apprise par sa mère pour refluer les émotions provoquant les larmes. Il n'en paraissait rien et le masque de marbre avait repris sa place
C'était trop d'accumulation. Jamais il n'aurait pensé être aussi touché par ce simple geste. Sans regarder la propriétaire de la baguette, il demanda en un murmure monotone les composants. Sycomore et Phénix.
- La bienne aussi a un cœur de blube de bénix. Bais c'est du bois de charbe. confia le jeune homme en terminant sur un petit sourire.

Une fois dit, il porta la pointe de sa baguette sur ses narines et les lèvres ne bougèrent qu'à peine alors qu'il formulait le sortilège dans sa petite caboche. Après avoir inspiré profondément, il se frappa doucement le torse en toussant.

- Erf ! Bordel, que ça fait du bien. Il inspira une nouvelle fois en fermant les yeux avant de darder ses iris vert de gris dans celle de sa cadette. J'sais pas...comment te dire merci. C'est...drôlement inconscient ce que tu viens de faire, tout et tout, mais...'tain, Montgomery, merci. Fade. Tellement fade comparé à ce qu'il aurait voulu transcrire, mais il n'avait pas les bons mots pour.

Ce fut ce moment que choisit la baguette pour manifester son désaccord sur le changement de main : si au début la plume de phénix n'avait pas bronché en acceptant d'être manipulée par un autre sorcier, à présent elle ne l'entendait plus de cette...oreille. Se rendant compte qu'elle n'avait pas encore été rendue à Malia, la baguette provoqua une petite détonation afin de rappeler sa présence. L'ex-Serdaigle baissa les yeux sur le bois de sycomore, sourcils levés. Et, puisqu'il ne semblait pas comprendre -ou du moins, pas assez vite au goût de la baguette-, cette dernière décida d'elle même de lancer un sortilège. C'était la capacité lié au cœur de cette dernière.
Alors quoi, elle aurait pu faire fleurir les escaliers, provoquer une petite explosion ou, sait-on jamais, arroser les alentours. Mais non.

Une sensation de déjà vu frappa l'esprit de Wayoth au moment même où les marches disparurent pour laisser place à un toboggan : se retrouvant sur les fesses, le garçon buta dans les jambes de la Serdaigle qui tentait plus ou moins de se retenir à la rampe de l'escalier. Et c'est ainsi que, pour la deuxième fois en cinq mois, Fawkes se retrouva à dégringoler les escaliers d'un dortoir en compagnie d'une fille dont le prénom commençait en Ma et se terminait en A.

- OoooooOOOOOOOOAAAAAAAAH !!!! ... Aiiiie...

Au pied des marches, un tas de bras, de jambes et de capes informes coupa brusquement le peu de conversations qui résonnaient encore dans la salle commune des bleus et bronze. Soulevant son gros popotin qui écrasait la jambe droite de Montgomery, le décoiffé se releva en titubant avant de prêter main forte à sa camarade à terre en cherchant à la relever. Vivement, son regard balaya la salle et son visage perdit le peu de couleur retrouvées : il avait encore le sycomore dans les mains et le bleu qui colorait le poignet de Malia pouvait aider à la conception d'un scénario n'allant pas du tout dans son intérêt.

- On... débuta le garçon en calculant le nombre de pas qu'il allait devoir faire pour arriver jusqu'au heurtoir sans se prendre un sortilège du saucisson.
- Fawkes ? Les grands yeux bruns d'Alice Kelmens le dévisageaient, écarquillés.
- C'est pas ce que vous pensez... marmonna le Nuncabouc en pensant, ironique, que c'était ce que lui avait sorti Malia plus tôt au sujet d'Elliot.
- C'est à qui, cette baguette ? s’inquiéta alors un Serdaigle.

Bon alors... Réponse A : je rends la baguette ; Réponse B : je jette un oubliette général ; Réponse C : je lance la baguette et je sprint vers la porte ; Réponse D : je brille part mon humour Serdaiglois douteux...

- Dépend de laquelle tu parles. Il agita sa main droite. Celle-ci est à Malia et... Il ondula du bassin. celle-là est à moi.

Misère...


PETIT RAPPEL a écrit:

> Nous sommes le samedi 20 septembre ;
> Il est presque 23h00 ;
> Les préfets sont à leur ronde ;
> Les Carrow arpentent les couloirs. C'est la première fois qu'un Nunca entre dans une salle commune : les mesures de sécurités sont encore moindre ;
> Personne n'a vu Wayoth entrer dans la salle commune, ni se doucher dans la salle d'eau des premières années garçons ;
> Malia était dans la salle commune et est partie rendre un devoir de potion à Elliot qui est dans son dortoir ;
> Il y a un échange d'environ dix minutes dans les escaliers entre Malia et Wayoth qui sont seuls ;
> Les Serdaigles entendent une première détonation dans les escaliers des dortoirs garçons, puis Malia et Wayoth dégringolent dans le toboggan et arrivent en bas des marches. Wayoth a, dans sa main droite, la baguette de Malia. Il ne porte pas d'insigne de sa "maison", mais je pense qu'il est facilement identifiable comme "bouc" ;
(sinon, il sent bon la noix de coco *-* /aheum/)

> Tous les Serdaigles sont conviés à intervenir  [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] 2189622905 (tous ensemble, tous ensemble, eh ! Eh !)
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 22 octobre 1983. Angleterre
SANG: mêlé
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MessageSujet: Re: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptyLun 2 Jan 2017 - 1:08

Cela ne faisait pas encore tout à fait un mois qu’il était de retour à Poudlard, mais cette année, c’était la première fois qu’il n’était pas excité à l’idée de remettre les pieds dans le château. Avec la mort de Dumbledore, le retour du seigneur des ténèbres, les mangemorts partout dans l’école … Tout avait changé, Poudlard n’était plus ce qu’il avait connu dans les dernières années. Elliot avait l’impression d’être un soldat de guerre, coincé ici. À vrai dire, Elliot n’aurait surement pas quitté Poudlard, même s’il avait pu, puisque son éducation comptait plus que tout à ses yeux. Il faut dire qu’il ne se sentait pas du tout à sécurité ici. L’école débordait de mangemorts, mais il n’avait aucune raison de se plaindre à côté des élèves né-moldus. Ceux-ci avaient été séparés de leurs maisons pour être placés dans une autre nommée « Nuncaboucs » et étaient traités comme des véritables déchets. Prisonniers de leur école, ils ne pouvaient retourner dans leur chez-soi par menace du grand Mage Noir qui menaçait de torturer les élèves né-moldus où sang-mêlé qui quitterait le château… Elliot s’inquiétait beaucoup pour ses amis né-moldus. Il donnerait n’importe quoi pour se débarrasser de tous ses mangemorts, de redonner vie à Albus Dumbledore et le ravoir comme directeur à Poudlard, retourner tous les né-moldus dans la maison dont le choixpeau magique leur avait attribué lors leur entré à Poudlard… Mais qu’est-ce qu’un garçon âgé de 15 ans pouvait-il bien faire contre tous ces mangemorts ? Rien du tout… Il ne pouvait qu’espérer. Espérer que les choses aillent mieux, mais honnêtement, il savait très bien que sans Dumbledore, il n’avait pas grand-chose à faire pour retrouver le Poudlard qu’il connaissait.

C’était samedi et Elliot avait décidé de passer la journée ensemble aujourd’hui afin de s’avancer dans leurs devoirs et révisions avec son amie Malia. Il pleuvait des cordes à l’extérieur alors les deux aiglons en profitèrent pour s’avancer dans leur étude. Elliot réalisa que dans exactement 5 jours, cela allait faire 4 ans qu’ils se connaissaient et ils rigolèrent lorsqu’ils se rappelèrent de leur rencontre : les deux bleus et bronzes avaient des diablotins qui les avaient poussés dans un petit étang. Les deux étaient sales et mouillés, mais ils avaient préféré rester dehors, perchés dans un arbre à discuter ensemble. Elliot ne pouvait pas croire que cela faisait déjà 4 ans qu’il avait rencontré Malia. Le temps passait si vite. Leur relation s’était forgée avec le temps, et Elliot semblait apprécier Malia un peu plus à chaque nouveau jour. Les deux Serdaigles avaient d’abord commencé par leur devoir de potion. Chacun faisait son devoir, mais ils s’entraidaient. Elliot était très bon en potion, mais cette année, ces notes avaient chuté un peu, et surtout en potion. Avec tout ce qui se passait, il avait souvent la tête ailleurs et quelques secondes d’inattention étaient bien suffisantes pour rater une potion. En effet, Elliot avait déjà raté deux potions depuis le début de l’année, dû à quelques erreurs d’inattentions. Sa concentration avait chuté, et cela n’aidait vraiment pas à son moral, il était plutôt dépressif. En plus, il n’était plus capable d’endurer le visage de son professeur de potion : Rogue. Il haïssait cet homme, surtout depuis la mort de Dumbledore. Il lui crachait au visage s’il le pouvait, mais jamais il n’en aurait le courage. Il se contentait de faire ce qu’il lui disait et d’éviter le plus possible de lui parler ou de le regarder. Les deux étudiants, après avoir fait leur devoir de potion, se mirent à étudier un peu l’histoire de la magie à prévision d’un contrôle qui arrivait à grands pas. Après avoir passé plusieurs heures assis sur ses fesses, à réviser, Elliot sentit le besoin d’aller se dégourdir un peu. De plus, son ventre lui criait famine et il se mit à ranger ses choses. Il fourra tous ses papiers, parchemins ect… dans son sac bandoulière et il réalisa qu’il n’avait plus son devoir de potion. Il se mit à lancer des jurons et regarda en dessous de chaque manuel, livre ou simple papier de parchemin pour voir si son devoir était caché en dessous. Il se mit à quatre pattes par terre un peu partout autour de lui alors que son humeur changeait. Il était en colère. Il avait passé tellement de temps sur ce devoir et il s’était volatilisé comme par magie ? Elliot donna un coup de pied à un meuble, mais ça n’arrangea guère la situation : il se cogna l’orteil, ce qui le plongea encore plus dans la colère. Le jeune sorcier n’avait aucunement envie de recommencer son devoir de potion, il était tellement en colère de toute façon que jamais il ne réussirait à trouver la concentration pour le refaire. Il le referait demain, lorsque sa colère aurait passé, si jamais elle passera… souhaitons-le. Grognon, il expliqua à Malia qu’il allait dans son dortoir se changer les idées, et que de toute façon, il se faisait très tard. Une fois dans son dortoir, il se mit en pyjama, sauta dans son lit et ouvrit le tiroir de sa commode et en sortit une chocogrenouille. Il n’avait rien de mieux que le chocolat pour remonter le moral. Il ouvrit l’emballage et regarda la carte du sorcier célèbre qu’il avait reçue. C’était Salazar Serpentard et il en avait au moins cinq de lui. De mauvaise humeur, il jeta la carte par terre et s’empressa de manger la grenouille avant qu’elle ne se sauve de lui. Il avait passé 20 minutes à chercher son devoir de potion, il était hors de question qu’il court après une grenouille en plus. Il dégusta sa friandise, couché dans son lit les mains croisé sur son ventre, en regardant le plafond et il finit par s’endormir.


Dans un sommeil pas encore très profond, Elliot rêvait qu’il était sur son balai, en plein match de Quidditch. C’était les Serdaigle contre les Gryffondor. Elliot était avec Wayoth, Malia et tous les autres membres de l’équipe de Quidditch de Serdaigle. Il avait les cheveux dans le vent et tout allait bien. Les élèves dans les gradins étaient joyeux et criaient pour leur équipe favorite en faisait aller leur drapeau soit bleu et bronze ou alors rouge et or. La température était parfaite et tout le monde était content que ce soit la rentrée scolaire. C’était le tout premier match de Quidditch de la saison. Dumbledore était assis avec les professeurs dans le gradin le plus élevé et regardait fièrement ses élèves à travers ses lunettes en demi-lunes. Elliot regardait le directeur avait de voir au loin une petite boule brillante et dorée, il posa alors son regard sur la petite boule et se concentra du mieux qu’il le put de ne pas la perdre de vu. Il s’accroupit sur son balai afin de prendre de la vitesse. Il s’approchait à toute vitesse du vif d’or qui lui assurerait la victoire. En sens inverse, Kenneth Coughlin, attrapeur de l’équipe de Quidditch de Gryffondor aperçu lui aussi le vif d’or et accéléra afin de l’attraper. Elliot était quand même plus près du vif d’or que Kenneth l’était. Il tendit la main lorsqu’il se trouva assez près, il sentit le métal lui effleurer la peau….


« OoooooOOOOOOOOAAAAAAAAH !!!! »

Le jeune aiglon réveilla en sursaut. Un jeune homme et une jeune femme criaient. À moitié endormi, ne comprenant pas trop ce qu’il se passait, il attrapa sa baguette magique et sortit du dortoir, le cœur battant. Il marchait lentement et regardait devant lui plutôt que de regarder où il marchait. Plein d’images défilaient dans sa tête, est-ce qu’un mangemort était rentré dans leur dortoir et avait attaqué des élèves ? Elliot n’avait rien d’un Gryffondor et avait un peu la trouille. Il n’avait aucune idée il était quelle heure puisqu’il venait de se réveiller en sursaut, mais il savait qu’il était très tard si ce n’était pas déjà la nuit et il faisait très sombre dans les escaliers en colimaçons menant au dortoir. Il murmura un lumos et un faisceau de lumière apparu  au bout de sa baguette magique puis il mit un pied dans le vide.

« AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH »

Ce fut à son tour de crier. Il était tombé les fesses premières sur ce qui semblait être un toboggan, car il glissa quelques mètres avant d’atterrir devant quelques  Serdaigles.  Ne comprenant plus rien, il regarda autour de lui et aperçu Malia, son amie, à côté d’elle se trouvait…. Wayoth !

« Way …. !? »
« Dépend de laquelle tu parles.  Celle-ci est à Malia et.. celle-là est à moi. »

Elliot n’avait pas vu Wayoth depuis l’année dernière, autre le rêve qu’il venait bizarrement de faire dans lequel Wayoth était présent. Sans être très proche de lui, Way était un élève qu’il appréciait beaucoup et avait lequel il partageait plusieurs passions. Il l’avait d’abord rencontré dans l’équipe de Quidditch alors qu’Elliot n’était encore qu’un simple remplaçant. Puis une journée, ils s’étaient mis à discuter ensemble et avaient découvert une passion commune pour la métamorphose, Way lui avait d’ailleurs appris beaucoup de choses et ni l’un ni l’autre n’était prêt à oublier ce dimanche plutôt rigolo. En parlant de chose rigolote, Elliot arriva, assis, face à ce cher Wayoth alors que celui-ci se faisait balancer le bassin et était probablement en train de parler de son organe. Elliot avait les cheveux dans les airs,  tout décoiffés. Il fronça les sourcils, ne comprend plus rien.

« Est-ce que je fais un cauchemar ? » demanda-t-il, très sérieusement.

HJ:
 

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SERDAIGLE5ème année
    SERDAIGLE
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 04/03/1982 à Londres
SANG: mêlé
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MessageSujet: Re: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptyMer 19 Avr 2017 - 15:45

Les yeux posés sur la baguette en bois de sycomore qu'elle tenait entre ses mains, Malia faisait face à un combat intérieur entre sa raison et sa compassion. "Ne prête pas ta baguette à ce garçon que tu connais à peine et qui, de plus, ne semble pas avoir froid aux yeux." lui souffla une petite voix. "Il est en mauvais état et ne demande que l'aide, il ne va rien t'arriver, prête-lui ta baguette." argumenta une autre voix dans son crâne. Sentant probablement sa méfiance, Wayoth ajouta :

- Égoute, je gombrens si du veux bas me la basser... Bais j'aimerais bien be déboucher le dez barce que ça debient inzubordable...

Ces mots suffirent à faire pencher la balance en faveur de la deuxième voix, celle de la compassion. Après une profonde respiration, la blondinette tendit sa baguette à Wayoth. Leur regard se croisèrent et Malia cru distinguer une lueur nouvelle dans les prunelles dilatées de son interlocuteur. Un léger voile semblait venir recouvrir ses iris aux teintes froides avant qu'il ne détourne subitement le regard. L'espace d'un instant la jeune fille cru que son geste avait provoqué une vague d'émotion en son aîné mais elle refoula ces pensées, un peu déçue, en le voyant se boucher le nez, probablement afin de retenir un éternuement dû à son état fiévreux.

Après un bref échange sur les composants de leur baguette respective, le mauve et gris dirigea celle qu'il venait d'emprunter vers son nez et, sans émettre le moindre son, il exécuta un sortilège de guérison. Malia observa avec une douce fascination les lèvres du sorcier qui avaient remué de la manière la plus discrète et légère qu'il soit. Sortilège informulé. Plusieurs sorciers usaient de cet art dont Malia restait toujours admirative car elle n'avait encore jamais réussi à en faire usage. Elle s'impatientait d'ailleurs d'être l'année suivante pour enfin recevoir des cours sur les sortilèges informulés. Mais, actuellement, l'année suivante paraissait tellement loin et inatteignable et y penser s'avérait inconcevable. Seuls les espoirs d'un monde meilleur peignaient sa vision du futur.

- Erf ! Bordel, que ça fait du bien, soupira le garçon tandis qu'il semblait redécouvrir ses voies respiratoires. J'sais pas...comment te dire merci. C'est...drôlement inconscient ce que tu viens de faire, tout et tout, mais...'tain, Montgomery, merci.

La blonde lui offrit un sourire tendre, sincèrement heureuse de le voir en meilleur état. A ce moment précis, elle prit conscience du bien qu'un simple geste altruiste pouvait lui procurer. Un rien, pas grand-chose mais ce sont ces petits rien accumulés qui peuvent tout changer. Elle comprit alors qu'elle avait la possibilité d'aider un peu plus ceux qui l'entouraient, ceux qui souffraient et pour cela il suffisait seulement qu'elle sorte de sa petite bulle solitaire. Elle devait nourrir et non pas abandonner la bienveillance que lui avait transmise sa mère. Moldue, infirmière et la plus douce des mamans. Elle lui manquait tant...

Alors que la Serdaigle voulut prononcer la formule de politesse qui suit un "merci", un sifflement strident couvrit sa voix. Son regard se dirigea automatiquement vers sa baguette, actuellement en possession de Wayoth. Elle comprit le désaccord de celle-ci, bien qu'un peu tardif, à se retrouver dans les mains d'un inconnu. Malia avait oublié ce léger détail : sa baguette était phonétiquement très expressive et ne manquait jamais de spécifier clairement son mécontentement, bien que rare. A cause de cette étourderie, la tour de Serdaigle serait sans doute en alerte et la sortie furtive de Wayoth risquait fortement d'échouer. Mais la bleue et bronze ne se douta pas que la situation allait empirer à la seconde suivante. Les deux élèves sentirent soudainement les marches perdre leur forme sous leurs pieds et s'aplanirent pour les emporter précipitamment dans une cascade glissante. A l'unisson ils poussèrent un cri qui résonnait comme le prolongement du sifflement précédent. Ils finirent leur chute au pied des escaliers - ou plutôt du toboggan - et furent accueillis par plusieurs paires d'yeux inquisiteurs.

Secouée et perdue suite à cette dégringolade chaotique, Malia sentit à peine le poids qui lui écrasait la jambe droite et qui ne tarda pas à s'évaporer quand le 7ème année, qui reprit plus rapidement ses esprits, se leva. Celui-ci aida ensuite sa cadette en lui attrapant la main, ce qui anima une minime douleur en elle. Elle abaissa son regard et remarqua qu'un bleu était en train de se former à son poignet. Elle s'était cognée un peu partout dans sa chute mais n'y prêta pas plus d'attention et releva la tête face aux Serdaigles assistant au spectacle. Tout s'enchaînait très vite, des accusations fusaient déjà contre Wayoth qui se perdait entre de vaines justifications et de l'humour inopportun. L'instant d'après, un autre cri résonna dans la tour avant qu'un autre tas informe surgisse du toboggan et Malia se demanda sincèrement si elle n'était pas en train de rêver tellement la situation était rocambolesque. Faisant écho à ses propres pensées, une voix endormie mais familière s'éleva de la "chose" qui venait de débouler :

- Est-ce que je fais un cauchemar ?

Malia reconnu enfin cette "chose" comme étant Elliot et se souvint abruptement de la raison qui avait été à l'origine de tout ce chao : le devoir de potion.

- Elliot ! J'ai retrouvé ton devoir ! s'exclama-t-elle sans prêter attention à sa question.

Seul problème, le parchemin n'était plus dans ses mains, elle l'avait lâché dans sa chute. Un nouveau coup de stress monta en elle et elle fouilla les alentours de ses yeux paniqués. En un instant elle retrouva ce qu'elle cherchait et dit d'une petite voix à son ami :

- Je crois que tu es assis dessus ...

Elle l'aida à son tour à se relever puis ramassa le parchemin grossièrement plié et lui tendit.

- Désolé, il est tout froissé...

Malia sen voulait un peu car c'est elle qui avait rangé par mégarde le devoir d'Elliot dans ses affaires puis qui, en voulant lui rendre, n'avait pas su en prendre soin. De plus, elle connaissait assez bien son ami pour savoir qu'il était très soigné et sérieux dans ses études ce qui n'arrangeait rien à sa culpabilité.

Soudain, une élève de Serdaigle arriva au milieu de la foule et, sans prévenir, leva sa baguette de façon menaçante vers Wayoth.

- Eh ! Qu'est-ce qui te prend Raven ? réagit Malia en s'interposant entre les deux sorciers, les mains levées devant elle pour tenter d'apaiser son amie.

Raven était sa colocataire à Poudlard et aussi l'une de ses plus proches amies. Sa réaction impulsive l'étonna grandement, sans chercher à comprendre la situation elle avait directement pointé le né-moldu de sa baguette. Peut-être avait-elle cru qu'il avait dérobé la baguette à Malia puis avait tenté de lui faire du mal ?

- Baisse ta baguette s'il te plaît, demanda calmement Montgomery. Il n'y a aucun problème, tu interprètes mal la situation.

Raven se résigna à baisser sa baguette mais ne se calma pas pour autant.

- Si, il y a un problème. Ce Nuncabouc n'a rien à faire ici. Et pourquoi il a ta baguette ?

- C'est moi qui lui ai prêté, annonça Malia à l'adresse de tous pour mettre fin aux soupçons. Ecoute, Raven, je t'expliquerais tout après. Calme-toi maintenant.

La brune écouta son amie et alla s'asseoir sur un canapé un peu plus loin en attendait son rapport. Malia lâcha un léger soupir puis elle se tourna vers Wayoth, lui sourit timidement et lui chuchota :

- Il vaudrait mieux que tu me rendes ma baguette maintenant, si on ne veut pas avoir plus de soucis...

HJ:
 

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Peu importe l'immensité du néant dans lequel elle est plongée, elle continuera à croire qu'un filet de lumière, aussi mince soit-il, existe quelque part et pourra surpasser l'ombre ~  ©endlesslove.
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MessageSujet: Re: [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] EmptyDim 11 Juin 2017 - 16:21

[20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] Tumblr_nmngwgxf0M1s2fbzno2_r1_500

Juste avant le couvre-feu les préfets devaient procéder à une ronde afin de veiller à ce qu’aucun élève, et qui plus est un né-moldu, ne tente de se balader hors de son dortoir. Elwyn n’échappait donc pas à cette marche de surveillance. Les préfets étaient des chiens de garde à la botte des Carrow et ils n’avaient pas vraiment le choix, puisque le moindre écart pouvait leur coûter très cher. Les punitions des Carrow étaient suffisamment célèbres pour rebuter les plus intrépides d'entre eux. Elwyn s’était habitué à cette « patrouille », qu’il avait fini par identifier comme une sorte de balade nocturne. Les cours avaient repris depuis peu, mais avec le nouveau régime même les plus courageux des Gryffondor évitaient de sortir du rang, tout du moins en apparence. C’est pourquoi il avait rencontré très peu d’éléments perturbateurs ou rebelles. C'était une épine en moins à retirer. Le Serdaigle ne souhaitait pas faire de vagues et il n'y avait rien de plus agaçant que de devoir gérer des fauteurs de troubles.

Son tour étant terminé, il s’était stoppé près d’une fenêtre dans la tour menant à sa salle commune. La nuit avait quelque chose d’angoissant et de fascinant. Il ne voyait pas la lune, mais les étoiles brillaient dans le ciel comme de petites veilleuses. Il avait ses carnets de dessins contre son torse et gardait ses prunelles fuligineuses rivées sur le manteau de nuit. Le jeune homme était face à un choix cornélien et n’arrivait pas à se décider. Pourquoi la vie n'était-elle faite que de choix difficile ?

« Ce ciel… Il était aussi magnifique que ce soir, non ? », il baissa la tête vers ses carnets et tira le carnet noir déposant les deux autres sur le rebord de la fenêtre. Il murmura un sort en pointant sa fidèle baguette sur la couverture et ouvrit le carnet. Sur la page d’avant-garde apparut « C'est ainsi que nous avançons, barques à contre-courant, sans cesse ramenés vers le passé. » et un étau enserra son cœur. Il feuilleta rapidement le carnet pour retrouver le dessin qu’il cherchait. Enfin, ledit croquis apparût sous ses yeux : une explosion de couleurs s’anima sur la page noire et un sourire illumina son visage tandis que les feux pétillaient dans ses prunelles.

Ô le dessin avait très mal vieilli, il était imparfait et pas le plus beau ou spectaculaire du carnet, mais ce n’était pas son utilité première. Ce n’était pas la raison pour laquelle il avait été couché sur papier. Il ouvrit la fenêtre et un vent glacial fit danser ses cheveux et transforma son souffle en vapeur. Le jeune homme se pencha vers la fenêtre et ferma les yeux.

« Je peux presque entendre les feux d’artifice… Je veux te rejoindre. »



♣♣♣

Une nuit étoilée, des voix d’enfants, une odeur bien particulière, loin, très loin…

« BOOM »

-Allez les enfants, installez-vous là ça vient de commencer.

- Je vais salir ma robe. J’ai faim. Y a Paul qui m’a tiré les cheveux ! Pousse-toi ! Je veux voir le pestacle !

-Et en silence !

Haneul avait sursauté à cause de la puissance de la fusée qui avait explosé dans le ciel. C'était majestueux, magnifique et si coloré. Assis à côté de Mélissa dans l’herbe verte, ils avaient regardé ce ciel étoilé où venaient chanter les couleurs. D’abord du bleu, puis du rose et du vert. Des bouquets de rouge, des flammes blanches et des tempêtes de jaune laissèrent le petit garçon sans voix, captivé par le spectacle.

-J’aime beaucoup les feux dentifrices. Haneul regarda la petite fille à ses côtés, il ne dit rien, il n’avait jamais vu de feux d’artifice avant ce jour ou il avait oublié. Avec mon papa, on allait souvent voir le feu dentifrice ! Mais je suis contente de le voir aussi avec toi ! Elle avait attrapé sa main. Elle était si petite.

Il détourna le regard pour fixer la foule autour d’eux. Haneul ne savait pas s’il avait vu un feu d’artifice avec ses parents, il avait oublié leur visage. Pourquoi avait-il oublié le visage de ses parents ? Il ne comprenait pas comment cela était possible. Il avait dû être un enfant atrocement vilain pour avoir été autant puni. C’est surement pour ça qu’il avait été abandonné ou alors il n’avait jamais eu de maman. Il était né du néant, enfant des ténèbres, c’était effrayant et d’ailleurs l’un des thèmes récurrents de  ses cauchemars les plus terrifiants. Dans les ténèbres, il avait tellement peur. Autour d’eux, il n’y avait que des familles, des enfants qui tenaient le bras de leur maman ou assis sur les épaules de leur père. Il était incapable de nommer le sentiment âcre qui l’habitait, mais certainement qu’un adulte aurait parlé de solitude ou d’envie.


Il avait eu envie de pleurer, mais ce n’était pas de la tristesse qu’il ressentait à présent face à ce dessin, mais un bonheur immense. Un bonheur capable de lui donner des ailes, de former le plus beau et lumineux des patronus. Mais plus la source de lumière était puissance plus le gouffre des ténèbres était terrifiants.

Est-ce que tu te souviens de ces feux d’artifice de cet été-là ? Si je pouvais, je reviendrais en arrière et je revivrais ces moments pour l'éternité. Je suis probablement trop sentimental, mais peu importe ô combien je pense à toi, tu n’es plus là. Plus à mes côtés ou peut-être trop ? Où es-tu ?

Elwyn rouvrit les yeux en soupirant et referma d’un coup sec le carnet qu’il verrouilla d’un sortilège. Il avait le visage rongé par le doute. Son ombre n’était plus celle d’un enfant. Tout a changé et pourtant, ce ciel était aussi magnifique que ce jour-là. Oui, il n’avait pas d’autre choix, il devait le faire même si c’était difficile, même s’il le regrettera certainement. Il devait le faire pour ne plus courir après le bonheur de ses souvenirs passés. Pour devenir fort. Ça ne sera pas facile, mais c’était symbolique. Le jeune homme prit les deux autres carnets et descendit les marches d’un pas décidé. Il devait le faire, pour lui. Pour tuer ses voix du passé qui parlaient en lui et l'emprisonnaient. Pour ne pas se briser et que ces souvenirs ne deviennent des poids jusqu'à la fin de sa vie.

« ça devait arriver un jour »


♣♣♣


Face au heurtoir, les mains vides, le jeune homme attendait l’énigme. Il était fatigué, une fatigue puissante, lourde. La fatigue psychologique. Le heurtoir à tête d’aigle prit la parole : - Je suis invisible comme un rien, mais tu peux m'entendre. Tu peux me prononcer, mais si tu me répètes je disparaitrai. Qui suis-je ?

Ce système pour atteindre sa salle commune était parfois atrocement ennuyeux pour le jeune homme. Si au départ, il avait trouvé amusant le principe de répondre à des énigmes pour pénétrer dans sa salle commune, le fait d’avoir été recalé à l’entrée en attendant que quelqu’un trouve la réponse l’avait plusieurs fois profondément agacé. Peut-être qu’il n’était pas un Serdaigle au fond.

-Je suis invisible, mais on peut m’entendre, répéta-t-il. Un mot probablement. Si tu me répètes, je disparaîtrai, mhm… Donc  ça veut dire que si on prononce ce mot, il disparaît. Elwyn qui n’avait aucune envie de se creuser les méninges regarda autour de lui, mais il n’y avait pas l’ombre d’un autre aiglon pour lui venir en aide. Il reprit sa réflexion en soupirant : quelque chose qui disparaît quand on le répète… AH, évidemment ! C’est un secret ! Un sourire satisfait apparut à la commissure de ses lèvres. La fierté de l'aigle.

- Bonne réponse ! La porte s’ouvrit en grinçant et avant de pénétrer dans  la salle bleu azur, il s’exclama :

- ce soir tu as été sympa avec moi, t’en as pas donné une trop tordue ! Parce qu’hier j’ai passé 30 minutes devant toi !

Pour toute réponse, la porte se referma. Enfin, il allait se reposer… ou pas. Certaines personnes en avaient décidé autrement. Il y avait un regroupement dans la salle commune et au centre de cette animation un nuncabouc qui n’avait rien à faire là : Wayoth. Elwyn se stoppa sur le pas de la porte et poussa un profond soupir. « Y a vraiment pas moyen d’être en paix dans ce château ! » murmura-t-il pour lui-même avant de s’avancer vers la foule bruyante. Wayoth n’était pas le seul au centre de l’attention, il y avait également Elliot et Malia. Le Serdaigle analysa rapidement la situation afin d’essayer de comprendre ce qui s’était passé. Des escaliers transformés en toboggan, une baguette dans la main de Wayoth qui n’avait rien à faire là.

« Est-ce que je fais un cauchemar ? »

Non c’est plutôt moi qui cauchemarde là, pensa Elwyn qui ne bougeait pas à l’écart de la foule. Il réfléchissait à ses marges de manœuvre plus que restreintes. Elwyn appréciait Wayoth, il avait été une figure rassurante au début de sa première année, un peu comme un grand frère et même s’ils n’avaient jamais vraiment eu des discussions personnelles, il avait occupé une place importante dans sa vie. Sauf que voilà, Way était né-moldu et il n’avait rien à faire là. Sa présence ne dérangeait aucunement Elwyn, mais son rôle de préfet et les nombreux spectateurs l’empêchaient de fermer les yeux sur la scène.

Malia, en bonne Serdaigle, se mit alors à parler d’un devoir et aida Elliot à se relever.  C’est à ce moment qu’une de leur camarade se prénommant Raven brandit sa baguette vers Way d’un air menaçant et Malia tenta de s’interposer entre les deux jeunes gens.

- Baisse ta baguette s'il te plaît. Il n'y a aucun problème, tu interprètes mal la situation.

- Si, il y a un problème. Ce Nuncabouc n'a rien à faire ici. Et pourquoi il a ta baguette ?

Il était temps d’intervenir. Elwyn fendit la foule en s’excusant à plusieurs reprises à coups de « pardon » ou « laissez-moi passer » et atteignit enfin le lieu du « crime ».

- C'est moi qui lui ai prêté. Ecoute, Raven, je t'expliquerais tout après. Calme-toi maintenant.

Les mots de Malia semblèrent calmer Raven qui se dirigea vers un fauteuil.

- Il vaudrait mieux que tu me rendes ma baguette maintenant, si on ne veut pas avoir plus de soucis...

-En effet, s’exclama Elwyn en les dévisageant tour à tour. Wayoth avait une tête à faire peur à un détraqueur, des cernes sur ses cernes et d’une pâleur d’inferi, mais au moins il sentait le shampoing à la noix de coco. Visiblement, il était venu prendre une douche chez les aigles, on ne pouvait pas lui reprocher.

-Way soupira-t-il, qu’est-ce que tu fais là ? Il se retourna vers la foule arborant le visage le plus neutre possible : -Malia a prêté sa baguette à Wayoth, visiblement Way avait juste oublié quelques affaires dans sa chambre. Il va lui la rendre, il pivota vers les deux jeunes gens pour s’assurer que la baguette était rendue avant de faire face de nouveau à ses camarades.

Elwyn ne savait pas quels mots utiliser, si les autres élèves étaient contre ce système et les idéaux anti-moldu ou s’ils croyaient ce que racontaient les Carrow. Pour sa part, il avait vécu dans une famille de moldus et savait pertinemment que les discours du Ministère n’étaient qu’un ramassis de mensonges, mais il ne voulait pas se faire remarquer pour autant.

- Je vais raccompagner Way jusqu’à la sortie, car il n’a rien à faire là. Il ne pouvait pas faire grand-chose de plus, l’inviter à rester pouvait condamner toute la maison des Serdaigles si un seul Judas parlait. Le punir aurait été contre sa nature. Il opta pour la solution la plus neutre possible et probablement qu’il passerait pour un petit toutou à la botte des Carrow aux yeux des plus réfractaires, mais cela lui était égal. Il était facile de critiquer lorsque le problème nous concerne de loin.

Soupirant derechef sans se retourner, il s’adressa à Way : -Suis-moi, s’il te plaît. Il s’arrêta à hauteur de Malia et la remercia : -Merci, avant de poursuivre : -Allez retournez tous à vos occupations, problème réglé !

Il aperçut Maya du coin de l’œil, mais fuit son regard qu'il avait peur de sentir accusateur. Elle devait certainement réprouver son choix. Elwyn espérait que Way ne ferait pas de résistance afin de lui faciliter la tâche. S’il agissait trop égoïstement, il allait devoir sévir et il n’en avait absolument pas envie. Way semblait coopératif, et il l’en remercia dans son for intérieur.

Elwyn se dirigea donc vers la sortie et ne s’adressa à son camarade qu’une fois certain qu’aucune oreille indiscrète ne passait par là.

- Tu aimes vivre dangereusement… Il lui fit face, redoutant d’affronter son visage presque maladif. Bien évidemment qu’il avait mauvaise conscience et aurait préféré l’inviter à dormir à l’étage, mais cela n’arrivait que dans un monde idéal. Si les Carrow l’apprenaient, il mettait les Serdaigles et Way dans une très dangereuse posture. Je suis… désolé, je ne peux rien faire de plus pour toi. J’espère que tu comprendras. Ô certainement qu'il aurait pu faire plus, mais cela impliquait de prendre position, de se mouiller et il n'était pas prêt de le faire. On peut toujours trouver une solution lorsqu'on cherche vraiment. Il appréciait Way, mais pas assez pour courir ce risque. Il n'avait pas pénétré assez profondément dans sa bulle des gens intimes. Pour Stanley ou Fay, peut-être et encore...

Il recula d’un pas : je ne peux pas t’interdire de revenir, car c’est ici qu’est ta place, mais si tu le fais, essaye d’être discret la prochaine fois, car si je retombe sur toi, ici et en présence de témoins,  je n’aurais pas d’autres choix que de sévir. Et à titre personnel, j'aimerais éviter. Son ton était plus sec qu'il n'aurait voulu, mais la fatigue de la journée et son moral au ras des pâquerettes n'aidaient pas.

Il ouvrit la porte de la salle commune, une boule dans la gorge. Et dire qu’il aurait pu être à la place de Way, qu’ils auraient pu être ensemble chez les boucs. À cette simple pensée, il se sentait encore plus coupable. À la place de Way aurait-il compris le choix du préfet ? Probablement. Mais à la place de Way, jamais il ne serait monté jusqu’ici au risque de se faire prendre et de mettre ses camarades dans l’embarras. À la place de Way, il aurait été encore plus brisé et misérable.

-Bon courage.

Il ne voyait pas quoi dire de plus. « Bonne nuit » aurait été d’une hypocrisie sans nom en connaissant l’état déplorable des dortoirs des Nuncabouc. Il n’avait pas d’autres mots à l’esprit et probablement qu’il venait de briser la confiance de son ex-camarade. Allez savoir, Way était si étrange, Elwyn avait toujours eu du mal à le cerner. Et puis il n'était pas si stupide, il comprendrait certainement sa position. Voilà comment le jeune homme tentait d'adoucir les cris de sa conscience. Il aurait pu proposer de la raccompagner jusque dans les combes, mais il se demandait si cela n’aurait pas été encore plus suspect.

Maintenant il n’avait envie que d’une bonne douche et de beaucoup de repos.
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Samedi 20 septembre 1997 ; 23:07
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Les Aigles ne volent pas


avec les Pigeons !





Jany-Jane le fixait de ses grands yeux bleus arrondis de surprise. Ce fut la première personne qu'il remarqua parmi les élèves encore présents dans la salle commune pour la simple raison que, lorsqu'il avait levé son nez moucheté de taches de rousseur, ce fut en direction du canapé qu'il avait l'habitude de squatter en compagnie de sa cadette. La blonde eut alors l'air peinée, triste, peut-être déçue, et baissa son regard sur le sol. Wayoth ne savait pas trop s'il était blessé par sa réaction, mais un goût amer lui vint en bouche, relent de sentiment d'injustice et d'agacement mêlé à de l'impuissance. La Serdaigle ramena ses genoux contre sa poitrine et ses longues chaussettes orange cancanèrent, ce qui aurait, dans d'autres circonstances, fait ricaner le jeune homme qui se contenta alors de balancer une blague douteuse au sujet de baguette. Les sourcils de Kelmens s'arquèrent, preuve que cette fille n'était toujours pas fan des conversations libidineuses, Wayoth coula un regard dans son dos et cligna des yeux plusieurs fois avant de remettre Elliot dans le contexte. Son cadet venait de dévaler les pseudos escaliers sur son derrière et, en pyjama, le garçon semblait ne pas être bien réveiller. Suspicion confirmée lorsque le bleu et bronze retrouva la parole.

- Est-ce que je fais un cauchemar ?
- J'sais pas, j'apparais souvent dans tes rêves ?

Il avait choisi son arme du soir, sa seule façon de se protéger à peu près efficacement contre l'armée de piaf qui voyait qu'un œuf pourri s'était invité dans le nid.

- Elliot ! J'ai retrouvé ton devoir ! Elle hésita alors qu'un silence de plomb assourdissait l’ouïe du feu-aiglon qui, loin de se préoccuper dudit devoir et du fait qu'Elliot avait le c*l dessus, coulait un regard vers le portail de la salle commune, portail qui venait de se refermer en plusieurs claquements de loquets et verrous en tout genre, ceux-là même qui se déverrouillaient lorsqu'une énigme était résolue. Figé, en alerte, Wayoth ne songea pas à pivoter sa tête d'à peine quarante degrés et ainsi voir, de son mètre quatre-vingt dix, qu'Elwyn était dans la salle. Non. Pour lui, quelqu'un venait de sortir. Pour quoi faire ? Avertir qui ? Pitié, que ce soit Flitwick, ou la dirlo des Gryffondor, mais pas les Carrow...

Une odeur de crème hydratante lui fit baisser les yeux juste à temps pour qu'il puisse reculer afin de ne pas se prendre un coup de baguette sur le visage. Une fille qu'il avait parfois vu avec Malia venait de dégainer et paraissait plutôt contrariée par sa présence, contrariété qu'il aurait tout à fait comprise s'il avait été dans ses vêtements de souillon du château, les cheveux gras et le corps couvert de puces.

- Eh ! Qu'est-ce qui te prend Raven ?

Oui, qu'est-ce qui lui prenait, à Raven ?
Le garçon ne broncha pas, bien plus conscient de se qu'il se passait dans l'esprit de l'aiglonne que sa protectrice. Soudainement sérieux, le brun le va lentement les deux mains à hauteur de son propre visage, le regard vissé dans celui de la demoiselle qui le menaçait. Ainsi, elle pouvait facilement le désarmer. Ainsi, il était inoffensif.
Ainsi, il était une simple proie à la merci de leurs becs.

- Je v-... Mais Malia lui coupa la parole pour ordonner à son amie de baisser sa garde. Selon elle, il n'y avait aucun problème... Il fallait être bien aveugle pour avancer de tel propos. Le visage de marbre, le né moldu gardait ses yeux vissés sur la jeune fille qui lui faisait face, jeune fille qui avait baissé sa baguette comme s'il n'était pas dangereux. N'écoutait-elle pas en classe...?

- Si, il y a un problème. Ce Nuncabouc n'a rien à faire ici. Et pourquoi il a ta baguette ? Elle avait tout bon, la Raven. La mâchoire de Fawkes se contracta tandis que l'aiglonne le détaillait de bas en haut.
Pourquoi il a ta baguette ? La question ne lui était pas adressée et Wayoth espérait que la petite Montgomery se montre assez intelligente pour ne pas se griller toute seule.
- C'est moi qui lui ai prêté. Qu'elle était con... Pourquoi ne pas dire haut et fort qu'elle aimait bien aider les déchets de la société et se griller toute seule auprès de la Direction avant d'être envoyée, elle aussi, dans les combles ?
- Ouais, elle me l'a prêté, je lui ai pas arraché des mains ni rien... Allez, mec, faut en faire des caisses pour foutre le doute ! C'est même elle qui m'a dit de venir me doucher ici, hein Mon-euh-Malia ? Dis-leur. Que je suis pas venu tout seul... Lèvres pincées, l'ex Serdaigle fixait la demoiselle avec de grands yeux clairs, et il fit un petit signe de tête encourageant afin qu'elle aille dans son sens. Le brun put voir Kelmens froncer les sourcils et dévisager Montgomery qui ne devait sûrement pas comprendre à quoi il jouait. Le Nuncabouc avait toute l'attitude de la personne qui cherchait à convaincre l'autre de mentir. Un clin d’œil serait sans doute trop explicite, mais l'incertitude habitait à présent les traits de ladite Raven qui se demandait sûrement si son amie avait vraiment invité le né moldu ici et lui avait prêté sa baguette. Pourtant, elle ne fit rien et regagna le canapé, s'installant aux côtés de Jane dont le regard restait vissé sur les pompoms au bout de ses chaussettes.

- Il vaudrait mieux que tu me rendes ma baguette maintenant, si on ne veut pas avoir plus de soucis...
- Ah, euh...je peux pas te l'empru-... commença le jeune homme, prêt à s'enfoncer.
-En effet !
- 'Lwyn ? s'étouffa presque le grand déplumé. Et Bordel de chiotte...
- Way...
- Qu'est ce que tu fais là ? Un ricanement nerveux échappa à l'impur qui fit un pas en arrière, plongea sa main tenant la baguette de Malia dans sa tignasse brune et décoiffée, et fit la moue d'un gamin pris la main dans le sac de chocogrenouille. 'Fin, j'voulais dire "woaw, déjà, qu'est ce que t'es efficace comme préfet, mec..." rectifia le mauve à la langue toute douce. Il ne s'était pas attendu à rester aussi longtemps coincé dans la salle commune des aigles et savoir que le shérif du nid était de retour au bercail était une bien mauvaise nouvelle. Une pointe de mélancolie s'infiltra dans le cœur du mauve lorsqu'il repensa à sa fierté de voir le torse de son ami étoilé, le jour de la rentrée. Depuis la répartition bafouée, ils ne s'étaient plus adressé la parole.
- Malia a prêté sa baguette à Wayoth, visiblement Way avait juste oublié quelques affaires dans sa chambre. Il va lui la rendre. Lentement, comme s'il le faisait à contrecœur, le brun fit tourner la baguette entre ses doigts et finit par la tendre, manche vers sa propriétaire. Oublié quelques affaires... Miller, piètre menteur. Tout le monde savait bien qu'il avait été largué à Nuncabouc dès le premier jour de Septembre, comment ses affaires auraient-elles pu se retrouver à Serdaigle ? Un murmure se répandit dans la salle alors qu'Elwyn reprenait :
- Je vais raccompagner Way jusqu’à la sortie, car il n’a rien à faire là.

Rien à faire là.
Le brun cligna des paupières et encaissa le choc en silence.
- Suis-moi, s’il te plaît.
- Oui, chef. marmonna le grand, les iris passant du visage neutre de son cadet à l'insigne à côté de l'écusson de sa maison. C'est qu'il avait pris la grosse tête, le petit. Donnez un titre à une personne insignifiante, et vous verrez ses chevilles se mettre à gonfler au point où seules des tongs lui iraient. Le ton sec et condescendant de Miller lui fit retrousser les babines dans son dos, et il le suivit de mauvaise grâce, roulant des yeux quand il remercia Malia à voix basse avant de se la jouer petit mec important en faisant son annonce. Sérieusement... "Problème réglé", hein ?

- Tu aimes vivre dangereusement… Méfiant, le Nuncabouc ne broncha pas et se contenta de fixer les loquets verrouillés. Je suis… désolé, je ne peux rien faire de plus pour toi. J’espère que tu comprendras. Comprendra quoi ? cingla froidement le mauve en accordant enfin son attention au préfet, le gratifiant au passage d'un regard noir. Mon frère -un moldu, t'sais- s'amuse souvent à me larguer des petites citations. Celle qu'il préfère c'est "on a toujours le choix". T'as fait le tien, je vois. Les traits de Fawkes s'adoucirent brusquement alors que la colère s'évacuait et que les connexions logiques se faisaient à nouveaux dans sa petite tête. Elwyn, le petit Elwyn de première année, le gnome assis sur son lit et venant du monde moldu venait de lui revenir en mémoire. Lui aussi s'en était tiré, alors ? Fais gaffe à toi, 'lwyn. C'pas une menace, ou le truc de gangster mafieux qu'on peut voir dans des films, que j'te fais, hein. Fais gaffe à tes fréquentations, à qui tu parles, même à ce que tu penses. Une moue de travers déforma la bouche du garçon aux yeux clairs. Jure que tu vas pas faire l'abruti, hein ? Tu vaux mieux que ça. De l'index, l'aînée tapota au cœur, sous les insignes qui décoraient le vêtement. Mieux que moi. Laisse couler, pour Malia, elle...est naïve. Pas stupide, mais diablement naïve pour prêter sa baguette et le dire ensuite devant témoins.

Un court silence.

- J'voulais pas attirer d'ennui à Serdaigle, juste me doucher.
- Je ne peux pas t’interdire de revenir, car c’est ici qu’est ta place, mais si tu le fais, essaye d’être discret la prochaine fois, car si je retombe sur toi, ici et en présence de témoins,  je n’aurais pas d’autres choix que de sévir. Et à titre personnel, j'aimerais éviter.
Un petit soupir et un sourire en coin. Wayoth hocha la tête avant de donner une pichenette dans l'insigne révélant le grade de son cadet.
- Et ça t'monte à la tête, Shérif. Fais gaffe, tu vas bientôt avoir un égo aussi surdimensionné qu'un Serpentard. Les bleus et bronze aimaient croire qu'ils n'étaient pas les pire dan la matière et que tous les vice revenait à la maison qui entassait les mauvaises réputations.

Le coyote ne se retourna pas aux derniers mots de son cadet et franchit le portail, tête haute. Après un rapide repérage des lieux, le brun partit dans un sprint en direction de sa nouvelle tanière hantée par Mimi Geignarde. Quelques instant, il avait oublié sa fièvre. Quelque instant, il avait pensé être de nouveau un aigle et être capable de voler jusqu'à son repère. Sauf qu'il n'était qu'un bouc. Dans les espaliers principaux, le souvenir d'Egg surgissant face à lui le fit chanceler et perdre l'équilibre.
Son pied glissa sur une marche, Wayoth fit un roulé-boulé jusqu'au couloir du deuxième étage, et un miaulement sinistre le fit grimacer.

- Alors, ma belle, qu'est ce que tu as trouvé...? Ohhh seigneur, nous avons des ennuis...


HJ a écrit:
> Fin pour moi o/ Merci pour ce rp !
> El, tu sais que j'adore ton petit Elwyn.
> Bisous [20/09/97] LES AIGLES NE VOLENT PAS AVEC LES PIGEONS [pv Malia puis pv Serdaigle] 1720135394



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