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Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997]

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NUNCABOUC7ème année
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Ven 20 Jan 2017 - 7:02

« Passez une bonne nuit, monsieur Doe. »

L'air devenait irrespirable, alors qu'une chaleur encombrante prenait place à l'intérieur du drap dans lequel le jeune sorcier s'était de lui-même enfermé. Dans l'espoir de ne plus faire face au présent, ses paupières s'étaient refermées pour une toute dernière fois. Son courage s'était envolé et il n'attendait plus que cet instant de repos éternel, ce moment où sa conscience allait se noyer dans l'inconscience et laisser le rêve d'un jour meilleur bercer ses peurs et ses angoisses. Enfin, peut-être allait-il faire un cauchemar, mais il n'y réfléchissait pas, comme si le chemin de l'hantise lui était simplement inaccessible. Après tout, son esprit ne redoutait guère les démons, le malheur d'être tué ou le vertige accablant que pouvait être celui de tomber de haut. Non, Mathewsen s'alarmait à l'option d'une seule chose; des paroles inédites, un murmure moqueur que seul Octave pouvait lancer à son égard. Il redoutait les attaques et il se savait en position de faiblesse. Au fond de lui, il pouvait la sentir; cette sensation que lui apportaient une décision inachevée et quémandante d'avoir sa place dans les souvenirs de l'adolescent. Un simple baiser, c'était tout ce qu'il voulait, comme s'il en était forcé. Au périple de sa vie, il ne devait que se décider, offrant avec franchise cette étreinte inaccomplie qui avait apporté le Serpentard à regretter amèrement de ne pas l'avoir mise à terme. Avait-il eu peur ? Pourtant, ça n'avait guère été le cas, lorsque la tentation fut assez forte pour qu'il épouse la bouche d'Inoue. Le souffle trop prononcé et le coeur battant, il essayait tant bien que mal de se détendre et d'oublier. Oublier Octave, oublier la nuit, oublier le jour à venir, la moiteur de sa peau, sa respiration haletante et tous ses sentiments qui le rendaient convalescent. Oh, il pouvait bien omettre tout ce qu'il voulait, mais il allait lui être impossible de repousser l'entièreté de ce qu'il lui était arrivé en cette soirée de mise en scène.

Il repassait les derniers évènements, s'interrompant à plusieurs reprises, en se rappelant que ce n'était pas en visualisant le passé qu'il allait pouvoir s'endormir dans le futur. De plus, certaines choses ne lui revenaient pas, comme si un épais brouillard emprisonnait certaines parties de sa mémoire qui se faisait déjà sélective. Tel le gamin capricieux qu'il était, il repérait et ne donnait de l'importance qu'à ce qu'il y avait de plus choquant et d'amer. D'abord rancunier, tout son être se crispa et se laissa empoisonner par le regret de celui ou celle qui aurait aimé que tout soit différent. À sa simple faveur, son orgueil faisait maintenant surface, avec beaucoup de retard. Enfin, les mauvaises passes étaient  plus marquantes, mais Leslie trouva en ces scènes de martyr psychologique une étrange douceur, ce qui eut pour effet de réduire l'impact de son anxiété. Le cinquième année avait compris, comme par magie, qu'il n'avait plus besoin d'avoir peur. Se remémorer le pire lui avait permis de constater qu'au fond, ce n'était pas si terrible que cela pouvait le paraître. Octave n'était pas un ennemi et Mathewsen venait de le concevoir. La chaleur à son dos lui fut d'un coup plus agréable, parce que celui qui en était la source n'était plus considéré comme un danger. Ses attaques n'étaient plus à redouter, mais plutôt, il fallait les accepter, puisqu'elles avaient un sens particulier. Le bibliothécaire ne parlait pas pour rien dire. Au contraire, il apportait de son aide, y allant comme une brute pour être certain que rien ne soit lancé dans le vide. Le calme revenait peu à peu chez Leslie, alors qu'il se libérait de ses pensées pour simplement retourner dans un présent qu'il n'avait plus envie de fuir. Il écoutait les bruits ambiants, s'attachant inconsciemment à la masse à ses côtés. Il avait aussi retiré le haut de son visage de sous le drap, libérant son nez de sorte à pouvoir librement respirer.

Les odeurs se mélangeaient entre elles, alors que le goût des pâtisseries arabes remontait à sa bouche pour injustement ouvrir son appétit. Heureusement, contrairement à Cliff, la gourmandise n'était pas l'un de ses défauts, ce qui lui permit de passer au-dessus de cette envie qui était celle d'aller mordre la pâte caramélisée et de s'endormir la bouche pleine de sucres et d'amandes. Il s'endormit donc ainsi, l'esprit épris par une boîte que l'adulte alla amasser en plus de la théière. Lorsque celui-ci s'était levé, Mathewsen avait laissé une plainte mécontente s'envoler, mais il s'était rapidement habitué au vide qu'Octave avait laissé derrière lui. Il n'y avait plus que le froissement de papier et le son tangible d'une respiration tranquille et épanouie. Octave s'était remis à la lecture et Leslie s'était abandonné dans un univers noir. Il n'allait pas rêver ce soir ou plutôt; il n'allait pas se rappeler des farouches illusions et tourments que pouvait contenir ses rêves. Il était destiné aux cauchemars, ce qui allait le réveiller à plusieurs reprises durant son sommeil, sans qu'il n'en comprenne la raison apparente. Et il se rendormira aussi rapidement qu'il s'éveillera, comme s'il était trop lourd et difficile pour lui d'avoir pleinement accès à sa conscience.

***

L'atmosphère était paisible, accordant à Leslie un réveil léger et agréable. L'esprit fatigué en vue du cauchemar qu'il avait fait et dont il ne se souvenait guère, il profita de l'instant pour se vider la tête de tous questionnements puis il s'étira pleinement. Cependant, il s'arrêta d'un coup, alors que sa paume atteignit une chaleur qui lui semblait inconnue. Incertain, il se redressa pour fixer l'adulte. En comprenant que ce n'était qu'Octave, il se laissa retomber en soupirant avec complaisance. Ce n'était que le bibliothécaire, rien d'alarmant. C'était ce qu'il pensait au début, alors qu'il fixait l'intérieur de sa paume. Puis, d'un coup, il se redressa en posant cette même paume contre sa poitrine. Il n'avait pas eu peur de l'adulte, pas l'espace d'une seule seconde et ce fut cette réalité qui le porta à s'effrayer tout seul. Oh, et pourquoi devait-il donc s'en faire au juste ? Il se laissa à nouveau tomber, prenant place de sorte à avoir l'adulte devant lui. Curieux, il alla, du bout de son index, le poquer contre la joue. Ses prunelles ne pouvaient plus quitter Octave, comme si ça lui était interdit de poser son attention ailleurs. Scrutant son visage un long moment, il finit par étrangement s'intéresser à la position de l'adulte, essayant de faire de même pour voir si cela était vraiment confortable. Dans sa démarche, il ferma les yeux et laissa qu'un sourire naître aux coins des ses lèvres. Le temps s'écroulait peu à peu, mais cela ne semblait pas embêter le petit Serpentard qui se redressa à nouveau pour aller à la salle de bain. Laissant la porte entrouverte, il s'occupa de son envie d'uriner. L'oeil attentif, il remarqua que ses vêtements n'étaient plus là où il les avait laissés.

- Oooooctaaave. souffla-t-il dans un murmure pour l'accuser indirectement. En ressortant de la pièce, il s'approcha du lit et donc; du bibliothécaire. Puis, à nouveau, il posa ses prunelles contre le corps imberbe de l'homme qui semblait avoir tout pour plaire. Mathewsen le fixait et il fit un retour au passé. Sa mauvaise mémoire lui retourna une sélection emplis de durs assauts et de dures paroles. Ce fut donc avec dévouement qu'il leva le bras, prêt à lui donner un coup qu'il aurait adoré lui assigner plus tôt. Au fond, il le méritait et ça allait être un retour de marchandise. Cependant, une phrase perça l'oreille du cinquième année, comme si elle lui était répétée comme consigne face à ce mauvais agissement. - Non, tu ne peux pas me frapper... Embrasses-moi plutôt... Le regard porté droit devant, il hocha en abaissant sa main.

- Cette demande vous est accordée, très cher. Il monta contre le matelas, s'approchant cupidement d'Octave en se glissant jusqu'à lui, comme le serpent qu'il était. Prêt à lui offrir de son venin, il prit place à côté de son épaule, s'assoyant à l'indienne en accotant son pied gauche à l'intérieur du croisement de sa cuisse et son de mollet. Flexible, il se laissa pencher vers l'avant, appuyant de ses paumes contre le matelas pour faciliter le mouvement. Son sourire s'envola sous sa concentration, mais il s'arrêta avant d'être suffisamment prêt pour entendre la respiration de l'adulte. Le regard sincère, il s'humecta les lèvres avant de dénoncer une erreur commise; -Hier, j'ai dit que ce monde n'aurait rien perdu, si tu serais mort... Ses propres paroles le blessèrent, montant en lui la même amertume que la veille. Et, comme une mère embrassant l'enfant endormi, il alla jusqu'au bout de son désir, tendrement et appuyant ses lèvres avec délicatesse, au point qu'il n'avait même pas eu l'impression qu'elles avaient touché celles de l'adulte. C'était un symbole, une demande de pardon qui n'en était pas une, puisque Octave n'allait pas avoir le choix. Tout en gardant les yeux ouverts, il se retira à peine et il se pencha davantage pour atteindre l'oreille;

- J'ai menti. avoua-t-il avant de retenter les lèvres une dernière fois, y allant plus vigoureusement, de sorte à ne jamais les oublier. Et, au fond de lui, il ne voulait pas que cette bouche aussi horrible que malmenante soit entichée d'un éternel rejet de sa part. Ainsi, il le remerciait d'avoir été si brusque et irréversible. Mais cette douceur devait prendre fin. D'un geste brusque, il se redressa et frappa de ses deux paumes le torse d'Octave, y allant bien sauvagement pour le réveiller comme il se le doit. C'était à son tour de l'attaquer. - VOUS AVEZ DES RESPONSABILITÉS MONSIEUR HOLBREY ! Cria-t-il autoritairement, comme s'il le punissait de s'être endormi. Il s'enfuit du lit l'instant d'après, allant retrouver la boîte de pâtisseries arabes pour en manger comme office de petit déjeuner.

- Bien dormi ? conclut-il en se léchant le bout des doigts.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Sam 21 Jan 2017 - 2:03

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Dim 22 Jan 2017 - 0:23

« T’as cru que j’étais la belle au bois dormant pour me réveiller en me roulant un patin peut-être ? Ah, mais comme ça ne marche pas, tu me frappes ! Tu sais quoi Johnny ? La seule raison pour laquelle ça ne marche pas, c’est parce que t’es pas un prince charmant, t’es la vieille sorcière qui pue et qui empoisonne les belles personnes avec sa pomme de m*rde. »

La sauvagerie d'une attaque aussi soudaine que bien portée fut pour Leslie une victoire qu'il avait exécutée avec une agréable malveillance, comme si, pour une toute première fois, l'envie de faire du mal lui était devenue attrayante. Et il ne pouvait que fêter cet instant de douleur où le bibliothécaire s'était enfin éveillé pour porter à cet air de tranquillité une vague de profonde souffrance aussi silencieuse que brûlante. Débordant d'un mal que Leslie pouvait encore ressentir en vue de ses paumes encore chaudes, l'adulte avait roulé sur le côté, ce qui fit naître un sourire vilain aux coins des lèvres caramélisées du méchant petit Serpentard enjoué. Habité d'une simple sérénité, il mangeait tout en prenant soin de savourer chaque bouchée, puisqu'il ne savait pas à quand la chance lui reviendrait de pouvoir se goinfrer de si belles pâtisseries. Il continua aussi de s'en lécher les doigts tout en réfléchissant aux paroles qui lui avait été destiné. Le prince charmant. N'était-ce donc pas un rêve de gamine ? Après tout, ce genre d'homme n'existait certainement pas aux yeux du cinquième année, alors ça lui allait d'être la vieille sorcière qui elle, était beaucoup plus plausible qu'un homme bienveillant et sans mauvaises idées cachées derrière la tête. De plus, l'existence des princes était assez rare, si on oubliait la constante présence de la Reine Elizabeth d'Angleterre. Enfin, Leslie le savait, il n'avait rien d'un prince charmant, même s'il pouvait avoir hérité de ces deux qualités qui le poussaient à être attachant et adorable. Il ne se considérait pas comme; charmant. D'ailleurs, ce mot l'embêtait, puisqu'il n'en savait pas réellement la définition. Seule une image lui berçait l'esprit, mais qu'en était-il de ce qui était réellement charmant ? Bizarrement, il associait cette habilité à Cliff, sans savoir pourquoi. Pourtant, il était clair pour lui que Little était charmant. Et pourquoi ? Il n'en avait aucune idée. Octave plia les genoux et Leslie s'éloigna dans ses idées, à la recherche de tous ces souvenirs où Cliff avait fait preuve d'élégance. Soucieux face à ses propres remise en mémoire, il fronça les sourcils et croqua lentement l'amande qu'il avait en bouche, si lentement qu'il sursauta lorsqu'elle craqua entre ses dents. Et finalement, l'adulte se leva enfin, d'un seul bond comme il semblait avoir habitude de le faire.

En relâchant la boîte de sucreries, Mathewsen suivit le bibliothécaire de son regard sombre, attendant de voir ce qu'il allait faire. Il comprit par la suite, comme dans une soudaine concrétisation, que son baiser n'avait rien d'un secret dont il était le seul témoin. L'adolescent avait été si perdu face à l'idée du prince charmant qu'il était passé par-dessus la raison pour laquelle l'adulte l'avait jugé ainsi. - Ah... Ce fut tout ce qui sortit d'entre ses lèvres, mais au fond, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Après tout, ce qui était fait était fait et il ne le regrettait pas. On ne pouvait pas dire qu'il pouvait recommencer, mais s'il était forcé, il n'allait pas en être déçu. Cette sorte d'étreinte lui était très agréable, au point qu'il avait oublié que ce genre de contact ne se faisait qu'avec celui ou celle qui partageait notre intimité. Il s'était senti à l'aise avec le bibliothécaire et ça avait été de même avec Inoue, comme si cette tendresse avait sa place bien méritée. Mais était-il prêt à embrasser Shawn une deuxième fois ? Peut-être que oui, peut-être que non. En fait, il ne le savait pas et l'idée d'être forcé à le refaire ne lui semblait pas être si désagréable qu'il n'aurait pu le penser auparavant. Et s'il devait embrasser Cliff ? À cette idée, il se figea et, après un instant de visualisation, il se mit à sourire de gêne ou d'envie, à vous d'en juger. Prêt à s'attaquer à sa deuxième pâtisserie, il retourna à la boîte puis il entreprit la route de la gourmandise, puisqu'il n'avait plus faim à présent. Cependant, sa nervosité le forçait à manger davantage, puisque cela l'occupait et le calmait. Il profitait de l'instant, quoi de mieux pour se détendre en cette matinée qui avait si étrangement débuté. Lorsque Octave refit surface, il avait penché la tête pour mieux le regarder, comme s'il le rencontrait pour la toute première fois. Il n'avait pas pu complètement apprécier la prestance de l'homme. Et maintenant qu'il ne le redoutait plus, il voyait en lui une certaine lumière. Il lui semblait... charmant et cela le fit froncer du nez, alors qu'il retournait se plonger dans cette même question; qu'est-ce qui est charmant ? Le regard de l'adulte, sa façon d'être ou cette façon morne d'ouvrir les rideaux pour accueillir le nouveau jour qui, de base, devait être meilleur que le précédent.

Leslie n'avait aucune idée du pourquoi il le trouvait si ensorcelant. C'était la deuxième fois qu'il se perdait en le fixant ainsi. Peut-être n'était-ce qu'un retour de la veille, comme s'il attendait quelque chose de la part de l'adulte, ce qui le forçait donc à le regarder, avec tant de lumière coincée au fond de ses iris qu'il était possible de le croire amoureux. Ou alors ce n'était que de la fascination. Le jeune sorcier n'en savait plus rien. D'ailleurs, il se surprenait à ne plus rien savoir, trouvant étrange ce moment de vide qui se remplissait d'un sentiment aussi étrange qu'il ne fut agréable. Et alors qu'il sentit que l'attention d'Octave allait lui revenir, il détourna la tête tout en laissant un rire nerveux s'envoler dans les airs. Il continua ensuite sa route de gourmandise en enfonçant le reste de la pâtisserie à l'intérieur de sa bouche pour la terminer d'un coup. Il s'empêchait de pouvoir apprécier en totalité le caramel qu'il avait désiré dévorer avant même qu'il ne s'endorme la veille. Encore la faute de la nervosité, mais malgré celle-ci, il se sentait encore bien.  

« Je ne dors jamais bien Johnny, ce n’est même pas la peine de me poser la question. »

Il hocha en mastiquant, s'étouffant presque lorsque l'adulte venu retirer le morceau d'amande qui s'était collé à sa joue. Cette scène le rendait d'autant plus nerveux. D'abord retissant à l'idée d'être traité comme un enfant, il lança un regard suspicieux vers l'adulte et cela sans perdre le rictus enjoué qui avait imprégné ses lèvres plus tôt, alors qu'il secouait négativement la tête dans le but de lui faire comprendre qu'il n'avait pas besoin de faire ça. Le geste n'avait rien de déplacé, mais il n'avait pas pour habitude que ce genre de chose lui soit spécialement destiné. Même Cliff, il ne lui faisait pas ça. - Tu me rends nerveux. souffla-t-il en avalant. Il époussette ensuite son haut, s'essuyant les mains contre.

« Tu crois que si je te fous un coup avec la même absence de retenue que toi tu m’en as filé un, tu vas tenir bon ? Ou tu vas t’enfoncer jusqu’aux genoux dans le sol, mhhh ? On non, monsieur le bibliothécaire, ne me frappez-pas, embrassez-moi plutôt ! » Tout en haussant les sourcils de manière outrée, il fit semblant d'aller lui foutre un coup de pied au niveau du mollet, mais il n'alla pas jusqu'au bout de cette attaque. Il ne voulait pas lui faire de mal, même si l'envie était assez présente. À cet instant, il avait simplement envie de mordre, mais il se tenait lui-même en laisse pour éviter de faire quelque chose qu'il pourrait regretter. Il fallait aussi dire que le fait que ce soit Octave lui annonçait que s'il lui mettait un coup pour si peu, il allait donc passer plus de temps à le frapper plutôt qu'à lui parler. - T'es con. souffla-t-il en essayant de retirer, à l'aide de sa langue, le sucre qui s'était pris à ses dents. Et pendant ce temps, le bibliothécaire riait doucement, ce qui eut pour effet d'attendrir Leslie. « Prince charmant… S’il y a quelqu’un à réveiller ici, c’est bien toi... Tu préférerai que je te frappe plutôt que je t'embrasse. Qu'est-ce que tu aurais fait si j'avais pris tes intentions au sérieux et que je t'aurais immobilisé pour te rendre tes faveurs, hein ? Ahlalala, Johnny, tu profites encore de moi. » Comme lui faisait sa mère pour le taquiner autrefois, Leslie alla pincer le ventre d'Octave. Il n'y alla pas de mainmorte, histoire de l'embêter. Aussi, il ne se contenta pas d'un seul pincement, l'attaquant à plusieurs reprises pour se venger de toutes ses bêtises matinales.

- Moi je profite de toi ? Bien sûr, bien sûr. Tu oublies que tu t'es laissé faire, alors n'essais pas de me faire croire que tu n'as pas aimé ça, ne serait-ce qu'au minimum. À la fin de cette phrase, il le relâcha et le pointa du doigt pour l'accuser de manière directe. - Je profite de toi et tu profites de moi. Et sache que j'avais de sérieuses intentions et que j'aurais eu beaucoup de plaisir à être... immobilisé. Et ça m'aurait aussi foutu la trouille. Mais bon, à force de réfléchir, je crois que l'un ne va pas sans l'autre dans ce genre de situation. Mais le fait que tu n'aies pas osé aller jusque-là me porte à me demander qui a été le plus trouillard entre nous deux. Il lui offrit, l'espace d'une seconde, un grand sourire, laissant même une belle vue sur ses dents, mais il le perdit l'instant d'après, comme quoi son arrogance était de retour.

- Et je ne préfère pas me faire frapper. En tout cas, pas si tu ne m'embrasses pas par la suite. Ça aussi; l'un ne vient pas sans l'autre. Il le regarda du haut vers le bas puis, non pas sans avoir échappé un rire anxieux puis il commença à chercher ses vêtements pour détourner ses mauvaises pensées. En les apercevant tout prêt de l'entrée, ainsi que sa baguette qui était déposé sur l'uniforme, il commença à retirer le haut qu'Octave lui avait prêté la veille. - Je dis n'importe quoi quand je suis avec toi Octave. Va savoir si c'est une bonne chose ou pas.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Dim 22 Jan 2017 - 20:35

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Lun 27 Fév 2017 - 3:16

« Allons, Johnny, ne me dis pas que tu aurais préféré que je te laisse te balader avec de la nourriture autour de la bouche pour que tout le monde puisse constater comme tu manges mal ? » Tiens, tiens, tiens... et si on parlait de la jupe, histoire de voir à quel point Octave s'inquiétait de l'apparence de son jeune prisonnier. Parce que non, Leslie en avait rien à faire de ce qu'il avait sur le bord de la bouche, plus maintenant qu'il s'était déjà baladé avec un tas de bave collé à la peau(Merci Cassy). Il était passé au travers beaucoup d'évènements le petit serpent, chose qui l'avait forcé à accepter le ridicule. À présent habillé comme une gamine alors qu'il ne l'était pas, il fallait dire que les saletés étaient la dernière chose qui le dérangeait dans son quotidien d'étudiant qui passait plus de temps à essayer de comprendre plutôt qu'à simplement assimiler les informations. Il fut un temps où il était maniaque du rangement, au point qu'il pouvait passer une nuit entière à replacer tout objet ne suivant guère les mesures qu'il se foutait dans le crâne. Mais à force de se prendre la tête, il avait fini par laisser tomber, parce que ça le rendait malade et Amelia avait tendance à lui faire des remarques de sorte à ce qu'il se calme un peu. Il avait encore pour habitude de ne pas laisser trace de son passage, mais il n'en devenait pas fou. Il pouvait oublier un truc sans s'en vouloir, pour ne pas dire qu'il était habité du fidèle « I don't care » que lui apportait son âge d'adolescent mal placé et incapable de prendre de sérieuses décisions. Bref, pour en revenir à la bouffe qu'il avait eue autour de la bouche, ce n'était pas comme si ses camarades allaient forcément le remarquer. C'était ce qu'il se disait. Et même dans le cas contraire où les élèves n'auraient vu que ça, il se rappelait qu'il y avait déjà bien des conneries à son sujet, alors il aurait certainement fini par s'y faire. Ce n'était pas un choix, c'était la réalité. Il ne pouvait pas forcer les autres à penser autre chose, alors il ne pouvait que s'y résigner et éviter d'attirer l'attention davantage.  

Le réel souci en ce qui concernait l'attention que pouvaient porter les élèves envers Leslie, c'était que le jeune sorcier s'y était inconsciemment attaché, dans le sens où il en avait de besoin. Non, il n'y avait rien de plaisant à être poussé d'un côté à l'autre, sans jamais pouvoir se relever. Cependant, à force d'être propulsé dans tous les sens, le jour où cela s'arrêtera enfin, Leslie aura simplement perdu sa route et cela depuis longtemps. Alors, au fond, il préférait accepter le prochain coup et attendre celui qui suivrait, plutôt que de se débattre, de se faire oublier et d'être à tout jamais perdu. Il évoluait en fonction de ses trébuches, créant sa propre avancée dans un tas d'embrouilles dont il était souvent pour seul responsable, car oui, celui qui le poussait le plus fort et qu'il lui faisait le plus de mal, c'était lui-même. Les autres ne faisaient que suivre la danse, parce que c'était facile et la provocation était si bien lancée, alors à quoi bon se retenir de lui faire du mal.

« Ce n’est pas parce que le profit est à priori partagé et consenti qu’il n’existe pas. Et ce n’est pas parce que je me suis laissé faire ou en ai éprouvé une certaine satisfaction que ça rende ton action excusable en quoi que ce soit. Je t’ai toujours pris de front, alors que tu cherches à te contenter de moi à la dérobée, me croyant endormi et inconscient, tu crois que c’est honnête ? Ca aurait pu l’être si on se faisait mutuellement confiance et qu’on se connaissait bien, mais tu l’as fait parce que tu avais peur. Mais j’aimerai te demander aussi, en quoi est-ce que je profite ? Quel est mon avantage dans tout ça ? Mhhh ? Me faire tripoter par des mains et une bouche inexpérimentée ? Subir tes incessants caprices comme si t’étais mon fils en train de faire une crise d’adolescence ? Tes indécisions, tes insultes, tes fantaisies… »

La morale retrouvait sa juste place, agressant avec finesse le Serpentard qui faisait, à cet instant, dos au bibliothécaire. Prêt à retirer son haut pour retrouver sa jupette d'écolière, l'envie de simplement foutre le camp montait en lui et ça lui chatouillait le ventre, sans qu'il ne sache pourquoi. La peur, sans doute. À force de réfléchir, il se mit à croire qu'il n'aurait pas dû rester. Là fut sa mauvaise décision, mais quelque chose l'avait poussé à ne pas s'enfuir comme il l'aurait si bien fait autrefois. Concentré sur son uniforme, il n'entendit même pas le bibliothécaire se rapprocher de lui. Ça ne lui avait pas manqué cette façon dans laquelle l'adulte pouvait s'élancer sur lui sans prévenir. Mathewsen s'était retourné d'un coup, attrapant le bras de l'homme de ses deux paumes, sans comprendre où cette nouvelle scène allait se terminer. Allait-il l'étrangler ? Ce n'était pas la première fois que Leslie se retrouvait sous cette position et que dire; c'était très inconfortable. Le souffle déjà court pour cause de l'anxiété grimpante, il s'étouffa à l'aide de sa salive et toussota du mieux qu'il le pouvait. La pointe des pieds, c'était ce qui le tenait en place, sans quoi il tombait dans les bras de l'asphyxie qui elle, n'était pas aussi charmante que Morphée. Et à nouveau, Octave transperça Leslie à l'aide de sa parole toujours aussi juste et horrifiante. Il avait beau être absorbé par les mouvements de ses orteils, les mots du bibliothécaire arrivèrent tout de même à l'atteindre, comme les cris des paysans, alors que le pendu bouge encore dans l'espoir d'arriver à survivre face à sa mort imminente. Contrairement au pendu, pour Leslie, la main qui embrassait sa gorge n'avait rien de fatal, mais elle était incassable. L'adolescent avait beau être conscient qu'il n'allait pas mourir, le tout lui apportait tout de même une profonde peur qui le rongeait sauvagement au point qu'il aurait sans doute été poussé à s'uriner dessus s'il ne s'était pas soulagé plus tôt.  

« Tu provoques, frappes dans le dos puis te caches pour venir embrasser quand personne n’est là pour s’en rendre compte. Alors bon, vu comme tu nies ta propre lâcheté, je te doute d’être en mesure de bien évaluer la mienne, n’est-ce pas, petit Johnny ? » Il hocha inconsciemment, sous quelques soubresauts qui lui parurent pathétiques. La seconde d'après, il évacua une plainte craintive tout en essayant de reprendre son souffle correctement. Il avait hâte que ça se termine et heureusement, le relâchement arriva plus vite qu'il ne le croyait. La branche de chair le laissa peu à peu redescendre sur terre. Il avait des fourmis dans les jambes et la chaleur était monté à un point où elle était douloureuse. Il reprit brusquement son souffle lorsqu'il sentit qu'il le pouvait puis, après avoir retiré ses mains du bras d'Octave, il essaya de se reculer. Le pouvait-il ? Bien sûr que non, il en était incapable. Il était pris sur place, à devoir concevoir ce qu'il avait dit plus tôt et la façon avec laquelle Octave avait exécuté ce qu'il avait lui-même dit. Et ainsi la douceur alla à sa rencontre, d'un pouce épousant ses lèvres, les caressant avec douceur pour annoncer l'arrivée d'une prochaine tendresse. Le jeune homme n'avait que relevé la tête, tentant une esquive en reculant, mais il était déjà trop tard. L'étreinte percuta la commissure de ses lèvres et fit monter en lui une nouvelle chaleur que remplaça peu à peu celle de ses angoisses. Dans la chute, le crochet à sa gorge s'ouvrit et se détacha pour glisser jusqu'à son torse, là où elle se déplia entièrement et le repoussa avec gentillesse. Il se recula d'un pas et sous l'arrivée du deuxième, il baissa les yeux puis, venant de nul part, une larme glissa contre sa joue. Il ne savait pas d'où elle provenait ni le pourquoi elle était apparue, mais elle avait pris naissance lorsqu'il avait été a la rencontre du regard d'Holbrey, un regard dont la lueur fut si inexplicable qu'elle en fut simplement brisante.

« Alors Johnny, mon affection pardonne-t-elle ma méchanceté ? Est-ce que parce que je t’ai embrassé la morsure de ma main t’as fait moins peur ou moins mal ? Tu es tout le temps comme ça, à me repousser, puis à me reprendre, comme si ta douceur soudaine ou ton désir pardonnaient ta cruauté. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Tu parles, tu parles, mais tu ne comprends jamais dans quoi tu t’engages… Il n'y a que dans les relations malsaines et vicieuses que les baisers se fondent dans les coups et la méchanceté. Tu ne devrais pas vouloir ça. Ni essayer de me provoquer d'ailleurs. C'est comme si tu me mettais constamment au défi de te faire quelque chose que tu vas regretter de toute manière. » Le regret... Il ne vivait que de ça depuis que les vacances s'étaient terminées. Il venait de réaliser ce que l'adulte lui disait et pour une toute première fois, il assimilait l'information. C'était étrange. Il retournait dans le passé, visualisait la situation une nouvelle fois et constatait avec horreur ce qu'il avait dit ou fait. Là où il n'avait fait que se demander « Pourquoi », il avait maintenant droit au « Parce que... ». Pris par d'innombrables sentiments et malaises, il ne fit que hocher à nouveau. Il était dans l'impossibilité de lui répondre ou même de le regarder en face une dernière fois. Non, il voulait juste partir à présent, parce que la vérité était trop lourde à supporter. Tout en se forçant un petit sourire pour essayer de détendre l'atmosphère, il fit semblant de rien et retourna à son uniforme. Les mains encore tremblotantes, ce fut difficile pour lui d'attacher les boutons de sa chemise, mais il y allait du mieux qu'il le pouvait. Il se trompa à quelques reprises, décidant en final qu'il en n'avait plus rien à foutre. Il n'attacha que les cinq premiers boutons à partir de la base puis il se massa le visage pour se motiver à avoir l'air d'autre chose qu'un gamin qui venait de chialer. Après quoi... Après quoi il se retourna vers le poulpe d'un seul coup, l'attention toujours rivé au sol. Il ballotta l'une de ses mains devant lui, donnant signe qu'il cherchait ses mots, mais qu'il désirait lui parler. Après avoir mis cette même main contre sa bouche encore chaude, il essaya d'entreprendre quelque chose.  

- Je veux que... que tu saches... que... Il pinça les lèvres, s'approchant d'un coup pour aller tirer le collet de l'adulte, de sorte à lui quémander de se pencher vers lui. Chose faite, le cinquième année alla l'embrasser, posant ses lèvres contre celle de l'adulte d'un geste brusque, mais empli de sincérité. Le tout fut pour le moins maladroit et Leslie s'était presque fait mal aux lèvres, mais il ne s'en était pas rendu compte. Lorsqu'il se décolla, il le relâcha aussitôt et inspira difficilement pour conclure ce qu'il avait à lui dire. Malheureusement, la gêne l'empoisonna au point qu'il fut impossible pour lui de prononcer le moindre mot. Il ravala alors sa salive, s'humectant les lèvres tout en secouant la tête. - Désolé, c'était idiot. Pourtant, il ne le sentait pas comme ça. Il n'avait pas fait cela par idiotie. Il y avait un message précis dans ce qu'il avait fait. Il n'était tout simplement pas apte à aller jusqu'au bout de ses idées, comme si une partie de sa propre personne l'en empêchait. Au fond, c'était ça qui était stupide, c'était la manière dans laquelle il s'empêchait d'être entièrement franc, lorsque cela ne s'agissait pas de blesser quelqu'un. Oh, pour blesser, il n'attendait pas le moindre instant, mais lorsqu'il avait quelque chose de bon à dire, il se forçait à se taire.

- J'ai... Non, il ne pouvait pas continuer. - Je suis... C'était impossible qu'il y arrive. Il fallait qu'il s'y prenne autrement. - J'ai peur de toi, tu as raison. Voilà qui était mieux. - Je ne regrette pas... je veux dire... ce matin. Je ne regrette pas de... t'avoir... Il glissa l'une de ses paumes entre les mèches de ses cheveux en soupirant face à ses propres difficultés à communiquer avec aisance. - Bref, j'aurais dû le faire quand tu étais éveillé, désolé. Aussi, je... Je vais essayer de ne plus te provoquer. Écoute, je ne veux pas être un... Il pencha la tête en fronçant les sourcils. - Je ne veux pas être un lâche et je ne veux pas que l'on décide pour moi. Et je ne veux pas provoquer les gens non plus, parce que oui, je regrette à chaque fois et je ne fais que ça. Tu veux bien me donner... un coup de pouce ? En terminant cette phrase, il releva enfin ses prunelles vers Octave, perçant son regard une dernière fois puis il fronça du nez en comprenant qu'il demandait de l'aide directement, chose qu'il n'avait jamais réussi à faire auparavant.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Mar 28 Fév 2017 - 22:46

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Lun 6 Mar 2017 - 4:48

Le silence ou l'impatience ? Mathewsen ne savait plus ce qui l'embêtait. Peut-être n'était-ce que la nouvelle ambiance, celle engendrée par le simple décroisement de deux bras puissants et matures. Ce geste semblait être d'une banalité extrême, mais Leslie s'était senti reculer, comme si d'un coup, l'adulte avait besoin d'espace. Et son mouvement fut accompli de manière si naturelle qu'il n'y découvrit pas la crainte qui s'y cachait derrière. Oh, le jeune sorcier oubliait rapidement les menaces, gardant en mémoire que les douleurs, sans prendre en compte les différentes raisons pour lesquelles il avait tant souffert. Cependant, son inconscience était beaucoup plus capricieuse et elle n'allait pas négliger le fait que l'un de ces bras, aussi inoffensif en apparence, s'était permis de tenir sa vie, la forçant à s'accomplir dans une restriction aussi brève qu'était celle de ne pas respirer. Horrible pouvait être cette perche de chair qui obligeait la vie à se disposer que sur la pointe de deux pieds chétifs et instables. Une suffocation aussi facilement offerte ne pouvait guère être appréciée de la part de l'adolescent. Peut-être aurait-il trouvé un plaisir malsain dans une condition où il aurait eu la chance de se défendre d'une quelconque façon, comme quoi son côté masochiste n'était pas entièrement guidé vers l'idée de la parfaite soumission. Non, Leslie aimait de débattre et plus il perdait le contrôle, plus cela le comblait. Cet innocent avait déjà, par mégarde et stupidité, découvert deux autres situations sous lesquelles son souffle devait être coupé et imperceptible. Il y avait la manière brute, là où celui qui maintient l'existence de l'autre ne cherche qu'à détruire toute trace de lumière dans l'oeil de son adversaire. Aussi peu probable soit ce genre de circonstance, le gamin avait tout de même traversé cet instant de panique qui redirige l'esprit vers les erreurs du passé et les meilleurs souvenirs, dans l'idée qu'à présent, tout est terminé. Puis, il y a celui qui essouffle dans le but de faire taire, sans même vouloir connaître la raison pour laquelle sa victime cherche à crier garde. Dans ce cas-ci, Cliff Little avait été le maître du jeu. Il avait porté Mathewsen jusqu'aux limbes du plaisir qu'on ne se permet que s'il est partagé et consentant. L'asphyxie avait pris un sens déroutant, alors que le jeunot s'était vu incapable d'arriver à ses fins s'il possédait le plein contrôle contre son propre souffle.

Et maintenant, il y avait cette situation; celle où, sans avoir à faire grand-chose, c'était le plus fort qui décidait de ce qu'adviendrait l'autre. Rien n'était fatal, donnant plutôt l'impression qu'une souris était malencontreusement tombée face au lézard, mais que le reptile n'avait pas encore assez faim pour la manger. Mais, l'ennui le poussait à s'amuser avec son en-cas, sans jamais le tuer... pas totalement. Octave était cruel, mais ce qui le rendait ainsi restait invisible aux yeux du garçon. De son regard d'adolescent, il n'était pas prêt à pouvoir mettre des mots sur certains points en ce qui concernait le comportement d'Octave. Ne voyant que sa propre personne, il resta pris que sur son mouvement instantané, le recul qui semblait vouloir continuer jusqu'à ce qu'un mur apparaisse, mais avant même qu'il ne puisse s'éloigner davantage, il s'était arrêté. Pourquoi ? Parce que ces paumes matures qui pouvaient aussi bien le malmener et lui porter affection décidèrent de s'arrêter à une nouvelle élancée de tendresses qui, pour une raison inconnue, porta Leslie à se rapprocher naïvement, chose qu'il regretta.

Les secondes devinrent des heures, des heures de chamboulements psychologique face à un bibliothécaire se faisant presque paternel. Mathewsen eut envie de l'arrêter pour lui mentir en lui disant qu'il pouvait le faire tout seul et que ce n'était pas de ce genre d'aide dont il avait besoin. Boutons après boutons, il effectuait le travaille sans se plaindre. Pourquoi faisait-il cela ? Leslie s'en aurait chargé. Pas maintenant, bien sûr. Il lui fallait un environnement moins suggestif, là où il se sentirait bien et non en danger face à tout ce qu'il pouvait dire ou faire. Maintenant qu'il se savait provoquant, il n'osait plus essayer de s'affirmer, s'obligeant à s'arrêter chaque fois qu'il avait envie de repousser l'adulte. Ne rien faire, là était sa solution actuelle et c'est ce qu'il fit. Habité par la sagesse, malgré l'angoisse qui se faisait toujours envahissante, il abaissa son attention contre l'adulte pour le regarder d'une oeillade emplie d'une lumière impossible à définir. Curiosité, enchantement ou surprise... ou était-ce la même admiration qu'il avait eut en matinée. Puis, en finale, le contacte visuel eut lieu si rapidement qu'il sursauta et leva les yeux vers le plafond en pinçant les lèvres. La tension se faisait ressentir dans tout son corps, ce à quoi il se crispa sans démontrer davantage son malaise. Ses pupilles redescendirent à cet instant, pénétrant dans celui du bibliothécaire une bonne fois pour toute, alors que celui-ci prit parole pour lui poser une question dont il n'avait pas la réponse. Le questionnement lui fit froncer les sourcils et à nouveau, il se retrouva à chercher des mots qui n'existaient pas. « Qu’est-ce que tu attends de moi, Johnny ? » Et si on disait plutôt; qu'as-tu à m'offrir ? C'était ce que le cinquième année avait envie de rétorquer, pour ainsi retourner la question, mais il n'en fut guère apte. D'abord hésitant, il haussa ses épaules puis il inspira profondément lorsqu'il se fit contourner. Le contacte de leurs regards lui paraissait plus intense qu'en habitude. L'effet des prunelles verdâtres prises dans ses billes noires le brûlait à petit feu et ce genre de chaleur le rongeait que lorsqu'il se sentait puni. L'était-il ? Bien sûr que non, mais le principe était qu'il se retrouvait face à une autorité. Ça lui montait dans la tête... Timidité, quand tu nous tiens.

La suite des choses ne le soulagea pas de sa peine. Au contraire, le pire était à venir et nous parlons bien là de la cravate. Nerveusement, il releva le menton à nouveau et se laissa noyer dans la question de plus tôt, évitant ainsi d'être pris dans la réalité. « Tu comprends bien qu’il ne faudra pas m’embrasser en public… N’est-ce pas ? » WHAT !!? Il le regarda d'un seul coup, la bouche ouverte et mimant un sourire en coin, comme si la question était plus que stupide. Suspicieux, il secoua la tête en fronçant les sourcils. Pas que Leslie se sentait outré par la question, mais il avait surtout l'impression de se faire prendre pour un imbécile. « Pas la peine de t’excuser tant que tu tiens tes promesses, Johnny. Et au fait, tu ne m’as toujours pas dit d’où venait cette tenue de gonzesse. Pas que cela me dérange, mais c’est bizarre de t’appeler Johnny. On va passer à Jane si tu tiens autant à ta féminité. Ou c’est juste une phase ? Si tu fais ca pour t’amuser, libre à toi, tu seras Johnny en jupette. Mais si ca vient d’autre part, il va falloir assumer et te décider sur ce que tu veux être. Soit t’es Jane en jupe, soit t’es Johnny en tenue de mec. Ce serait déjà un bon premier pas, non ? » Il cligna des yeux une fois, deux fois, trois fois et cinq autres clignements pour la peine. - Pardon ? Ouais, il ne pensait pas avoir bien compris la chose en toute sa totalité. Et ainsi fut accompli le noeud, mais Mathewsen n'en avait plus rien à foutre de sa tenue à présent. Une certaine gêne l'empoisonnait encore, mais autres que celle-ci, il y avait une profonde rage qu'il avait du mal à se garder pour lui-même. 

« Donc, c’est Johnny, Jane, ou un Johnny qui se prend pour Jane ? Je peux toujours t’apporter un pantalon digne de ce nom, tu sais. A toi de voir. » - The fuc... Reste calme, reste calme, reste calme... Il s'était rapproché du bibliothécaire entre temps, prêt à lui foutre un petit coup bien placé quelque part, mais il s'arrêta avant même d'avoir levé le bras. Au lieu de rester sur place, il s'éclipsa et glissa ses mains contre son propre visage pour calmer ses nerfs et prendre le temps de bien penser à sa réponse au lieu d'envoyer bouser pour seul principe qu'on parle encore de sa jupe.

- Okay, Monsieur le bibliothécaire... Allez savoir que je ne porte pas cette jupe par plaisir, mais que c'est le directeur qui m'y force. Après quoi, on peut se faire casser une main pour pas cher, alors aller à l'encontre du Directeur, celui qui a dirigé ma maison... je vais passer mon tour. Et c'est pas Johnny, c'est Leslie. Oh, mais que dis-je, Leslie, c'est féminin. Oh, mais que vois-je, je suis tout petit, pas très viril et la seule personne que j'apprécie réellement me prend pour une gamine. Et je passe par-dessus le fait que j'ai eu les cheveux longs à cause d'un c*nnard en Sixième. Alors oui, je veux un pantalon, mais si j'en porte un, je vais avoir besoin de vous pour me protéger des Monsieurs Je-Suis-Au-Service-Du-Mal-Et-Je-Fais-Trois-Fois-Ta-Taille qui traînent partout. Je suis un garçon, je veux le prouver, mais là je risque gros pour pas grand-chose. Du coup, c'est Johnny qui porte la jupe, parce qu'on a décidé que c'était Jane pour un temps indéterminé. Et Johnny s'y fait, parce que, entre porter une jupe ou devoir se prendre un Doloris, il préfère porter la jupe. Johnny à la trouille et il est provocant. C'est un petit ingrat qui s'en sort plutôt bien, malgré la citrouille dans laquelle il s'est mis. Alors, niveau uniforme, Johnny va fermer sa gueule et subir, même si Monsieur le bibliothécaire aimerait que Johnny s'assume en tant que Johnny et pas en tant que Jane.

Il grimaça de découragement en prenant place contre le matelas. D'une main, il replaça son unique chaussette, n'ayant pas encore enfilé l'autre qui devait encore traîner là où était la fameuse jupe. Il s'était habitué à tout ce que ce nouvel uniforme comprenait. Les jambes à l'air et Dieu qu'il évitait les coups de vent. Ce n'était pas inconfortable pour autant, pour ne pas dire que c'était agréable. D'accord, ce n'était pas du bon sexe, mais qu'est-ce que cela voulait dire en fait ? Le changement vestimentaire ne lui faisait plus rien. Tout ce qui l'emmerdait en finale, c'était le fait qu'il était loin des autres, dans une chambre perdue et glauque. Enfin, au moins, ce n'était que ça. Il avait un lit et des vêtements... Il n'était pas vraiment à plaindre contrairement aux sangs de bourbes. Tout en soupirant une énième fois, il tendit la main vers le reste de ses vêtements. Il était beaucoup trop loin pour pouvoir les atteindre et disons qu'il avait pour flemme de se lever, surtout maintenant qu'il était assis. - Pouvez-vous me donnez le reste, s'il vous plaît. demanda-t-il sans abaisser sa paume. Réponse négative ou positive, il s'en moquait un peu. L'une d'elles allait simplement lui demander plus d'efforts que l'autre, mais il allait bien devoir se relever un jour, de toute façon.

- Sinon... J'ai besoin d'aide, mais je ne sais pas comment résoudre mes problèmes. J'irai te... vous voir à la bibliothèque, si jamais j'ai une idée. D'ailleurs, je n'ai jamais eu pour intention de vous embrasser en public et ne vous en faites plus pour ça, il n'y en aura plus. Ce n'est pas... normal. Je n'ai pas à faire ça, que ce soit plaisant ou non. dit-il en fixant Octave, sans jamais abaisser sa main. - Faudrait me donner mes vêtements, avant que ça ne devienne encore plus embarrassant.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Dim 26 Mar 2017 - 20:46

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Mar 28 Mar 2017 - 2:11

L'embarras ne le quittait plus, alors que cette situation devenait de plus en plus étrange, faisant graviter chez Leslie un début de malêtre. Tout ce qu'il pouvait entrevoir autour de lui perdait sa juste place, lui donnant pour impression qu'il était dans l'interdit, là où lui-même, il n'était pas supposé être. Cela ne l'aurait pas dérangé en autre circonstance, mais cette fois-ci, il ne pouvait s'empêcher d'être nerveux et agité. Et sa propre nudité ne l'aidait guère à se calmer, même s'il n'y avait rien à voir de bien intime. Mais la question était; pourquoi se sentait-il ainsi ? Peut-être constatait-il, d'un coup, qu'il avait dormi au côté d'un homme qu'il ne connaissait pas. Oh, et peut-être qu'il refusait d'adapter cette image, dans la simple idée qu'elle lui paraissait malsaine et déplacée. Et pourtant, il était déjà beaucoup trop tard pour se mettre à regretter, même si ce n'était pas ce sentiment précis qui l'habitait. Non, il était rongé par autre chose; une sorte de gêne que l'on pourrait comparer à celle qui nous frappe, lorsque l'on se rend compte qu'on a oublié de se brosser les dents. Enfin, dans une finalité choquante, malgré les bisous et les larmes, la morale semblait encore vouloir prendre place au coeur du garçon. Cependant, les barrières que son vouvoiement avait imposées furent détruites en un simple haussement de sourcils. Octave avait à peine réagi, arquant l'une de ses deux tiges pour la faire monter avec flegme. Futile pouvait sembler ce geste empli de scepticisme, son impact en fut pourtant très brutal, comme lorsque l'on court et que, soudainement, on fonce dans une vitre épaisse et incassable. C'était ce qui venait d'arriver au jeune Serpentard. Il s'était mis à courir dans une direction inconnue, prenant la voie du respect et de la sagesse, avant de foncer dans ce que nous disons être; la réalité. Comment pouvait-il vouvoyer Octave, alors que cet homme en savait plus sur lui que n'importe qui d'autre dans cette école, si on retirait Amelia de la liste. C'était ce qu'il devait faire, non ? Après tout, il avait en face de lui le bibliothécaire et non pas un ami. Et peut-être que c'était ça son problème, c'était sur ce sujet qu'il se trompait. En finale, peut-être devait-il concevoir que Mr. Holbrey était beaucoup plus que celui qui ne se charge que de remettre les bouquins en place...

Un vide perça le coeur du plus jeune puis, sans crier gare, le mur de verre qu'il avait si bien percuté craqua d'un seul coup, explosant au visage d'un Leslie à présent muet, alors qu'Octave entreprit d'être sérieux. Ce changement de comportement eut pour effet de faire réaliser à l'adolescent à quel point il avait fait une erreur monumentale. Et maintenant que tout s'était brisé en morceaux, il allait lui être difficile de retourner en arrière. D'accord, Octave allait sans doute redevenir joueur et taquin en sa présence, mais à cet instant même, Mathewsen était persuadé que non, que plus rien n'allait redevenir comme ça l'avait été au départ. Son bras volait encore dans les airs,  donnant l'illusion qu'il ne le contrôlait plus. Le cinquième année était pris sous un choc qui, pour le moment, l'empêchait de réagir physiquement. Il se sentait tendu et sa gorge s'assécha aussitôt. Il ne savait plus quoi dire, quoi faire, comme réagir où quel comportement il se devait d'avoir à présent. Pour tout dire, il n'avait aucune idée dans quoi il s'était encore embarqué, mais ce qui était sûr, c'était qu'il n'assumait pas son propre choix, encore. Après que le vide soit passé, il secoua négativement la tête pour lui-même, s'humectant les lèvres tout en entreprenant de s'habiller complètement. Quelques questionnements lui traversèrent l'esprit, mais il ne laissa pas le doute prendre naissance, de peur de se le faire dire. Il se devait de prendre en totalité ce qu'il avait lui-même engendré.

Le regard fuyant, il glissa l'une de ses paumes entre les mèches de sa frange pour la relever dans les airs et dégager son regard noisette. Il se regardait, relevant ses jambes de sorte à entrevoir s'il avait tout ce qu'il lui appartenait. Cela ne lui faisait pas peur, d'oublier quelque chose, mais il préférait éviter de devoir revenir auprès de l'adulte que pour lui demander de lui rendre un morceau de vêtement ou autres. Non, il voulait que leur prochaine rencontre soit enrichissante et constructive. Mais, pouvait-elle l'être, même après le recul qu'il avait pris en son égard ? Non, non, non... il secoua la tête à nouveau et s'apprêta à se relever pour se remettre en forme. Cependant, l'homme débuta un récit très intéressant en ce qui concernait le prénom qu'il avait toujours cru être une malédiction.

Fasciné par ce que bibliothécaire lui dictait, Mathewsen releva la tête comme un enfant devant un récit fantastique. Finissant même par entrouvrir les lèvres, sans s'en rendre compte, ses prunelles recommencèrent à briller tel un enchantement tombé du ciel. Puis, face à sa propre stupeur, il laissa son attention retomber tout en se demandant pourquoi Holbrey lui disait tout cela. Ses paroles ne voulaient rien dire, ce n'était que l'histoire et ça, peu de gens allaient s'y intéresser. Enfin, malgré tout, il était quelque peu charmé par l'initiative. À l'intérieur de ce récit si bien mené, il y avait une réalité ferme, celle qu'il avait toujours espéré entendre; « Tu vois, ton prénom n’est pas si féminin que ça. Il est d’ailleurs pour ainsi dire, très masculin. » Rien ne pouvait décrire la chaleur qui s'éprit de lui, alors qu'un sourire prit naissance au coin de ses lèvres et qu'un rire empli de soulagement quitta naturellement son petit corps. Heureux ou impressionné... Il ne savait pas comment il se sentait, mais il avait envie de dire; merci. Il cacha son enchantement derrière quelques inspirations et mouvements de renfermement qui n'en étaient pas. Croisant donc les bras tout en pinçant les lèvres, il tourna son attention vers sa cape. Il se leva d'un coup, enfilant ce dernier morceau pour s'habiller en totalité. Et maintenant que la cape était mise, il fut apte à partir.

« Il est temps que tu t’en ailles. La porte est ouverte. Pour celle de la bibliothèque, un Alohomora suffira. Pour ce qui est de vos problèmes, Mr Mathewsen, on en reparlera une autre fois, si tant est qu’après avoir pris du recul, cela se trouve être toujours votre souhait. » Il hocha rapidement, levant ses prunelles une dernière fois pour fixer Octave. Autant son regard était encore brillant, mais la lumière s'éteignit aussitôt que la singularité du bibliothécaire percuta son âme, le forçant à se raviser pour il ne sait quelle raison. Il tousse alors, faisant mine de rien, comme si la joie qu'il avait ressentie plus tôt n'avait pas lieu d'être. Pris d'un nouveau malaise, il hoche à nouveau, à plusieurs reprises pour accentuer le fait qu'il avait compris les deux informations qu'il avait reçues en guise de fin. Son regard ne quitta pas celui de l'adulte, créant une sorte de bouleversement qu'il fut sans doute le seul à ressentir. Ce fut alors qu'une tension reprise place chez l'adolescent, peu avant que son interlocuteur ne cligne enfin des yeux. « Bonne journée, Johnny. » Il resta sur place, finissant par sursauter d'un coup, en comprenant qu'il pouvait et devait disposer. D'ailleurs, il avait hésité à quitter la chambre, s'arrêtant face à la porte un bref instant pour essayer de lui retourner le dernier message. Bonne journée à vous aussi, Mr. Holbrey. Non, il était incapable de lui offrir la pareille. Donc, tout en étant toujours aussi maladroit et peu persuasif, il lança rapidement ceci en direction de l'adulte; - C'est Leslie. et non plus Johnny. Dorénavant, il appréciait son propre prénom, car celui-ci était très masculin, n'est-ce pas ? Et aussitôt que cela fut dit, il quitta la chambre comme un coup de vent, courant dans la bibliothèque sans plus se retourner. Oh, il aurait tant apprécié se sentir libéré de cette chambre, mais plus il s'éloignait, plus sa confiance s'écroulait et plus il s'avançait entre les étagères, plus il réalisait que le charmant bibliothécaire lui manquait déjà.

It's done, oh yeah ~:
 

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Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997]

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