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Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997]

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MessageSujet: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Mer 21 Sep 2016 - 4:07

-Avertissement-
Le contenu de ce RP' pourrait vous choquer, il est donc destiné à un public mature et responsable.
Pour éviter toutes problématiques, veillez, dans la mesure où vous êtes sensibles, passer votre chemin.



Jeudi, 25 Septembre 1997

Les journées étaient longues et les nuits beaucoup trop courtes. Les angoisses de Mathewsen se transformaient en frustration, avant de mourir dans le vide qu'engendrait son manque de sommeil. Sa petite tête n'était plus qu'une énorme bassine d'eau, une bassine vide pour tout dire. Simplement réfléchir lui était impossible, alors faire ses devoirs, on n'ose s'imaginer comment il allait s'y prendre. Il copiait tout ce qu'il retrouvait dans les innombrables bouquins qu'il avait en face de lui, ce qui empêchait d'ailleurs les autres élèves de pouvoir prendre place à la table. Il avait fait un vrai bordel, mais il s'en foutait. Plus rien ne l'embêtait à présent. Il était passé par tous les chemins pas possibles en moins d'une semaine, allant de la jupe rose à ses fesses contre le torse de Rogue, de la peluche lapin disparue jusqu'à son désir de découvrir et goûter les lèvres de Miller... Et on ne parlera pas de ses rêves pervers et de ses cicatrices au poignet. D'ailleurs, il n'avait toujours pas reparlé avec Cliff depuis l'accident, comme quoi l'évènement était beaucoup plus marquant qu'il ne l'aurait cru. Chaque fois qu'il visualisait de nouveau la scène, il soupirait ou poussait une plainte désespérée qui attirait quelques regards. Il se faisait suspecter pour beaucoup de choses, alors il était normal qu'il attire l'attention à chaque faux pas. Déjà, il portait encore l'uniforme féminin alors qu'il était un garçon. Ensuite, l'histoire de la jupe rose se faisait encore entendre et Dieu saivait que les rumeurs sur lui et Miller allait bientôt sortir et ce qui l'attendait était sûrement plus terrible que les événements de son été. Enfin, rien ne pouvait battre l'échange de corps, hein ? Il aimerait bien y croire, mais il savait qu'au fond, son cas ne pouvait que se détériorer davantage.

Il continua de compléter son devoir en se demandant pourquoi l'étude des runes lui semblait si compliquée tout d'un coup. Il n'avait pas eu autant de difficultés lors de sa troisième ou de sa quatrième année. Dans les faits, tout devenait lourd, même les cours. Peut-être retrouvera-t-il un peu d'amusement en arts de la magie noire. Cette matière pouvait être mal vue par plusieurs, mais ça l'intéressait de pouvoir découvrir autre chose, de nouvelles spécialités et de nouveaux défis. Il continua d'écrire, sursautant en entendant la voix de Felix Lawford. Cet ennemi était toujours dans les parages, ça devenait agressant. Le blond s'approchait de l'endroit où il était assis, mais Mathewsen n'avait pas envie de se lever. Il resta donc sur place, la tête bien penchée pour éviter d'être reconnu. Quelques minutes plus tard, le blond se retrouvait non loin de lui, les bras croisés et le regard levé au plafond. Il semblait discuter avec quelqu'un, mais cet interlocuteur arrêta de répondre, alors que le ton du blond était devenu assez rigide et froid. La discussion était terminée, sans doute. À cette idée, le cinquième année essaya d'attraper un livre contre la table pour le relever à la hauteur de son visage. Il voulait se cacher. Cette idée fut bien stupide, puisque son mouvement brusque attira l'attention de Lawford qui passa près de lui et s'arrêta lorsqu'il se retrouva à ses côtés. Aller, qu'est-ce qui allait arriver maintenant ? ... Rien. Felix ne fit qu'appuyer sa main contre le bouquin de Mathewsen pour le forcer à le remettre en place, contre la table. Il glissa ensuite sa paume entre les cheveux de Leslie, sous une caresse trop affectueuse pour être réelle puis il repartit. WHAT THE F*CK ! pensa le cinquième année qui se redressa pour empoigner ses devoirs et quelques livres pour aller se cacher au fond de la bibliothèque, là où personne n'avait vraiment envie d'être.

Depuis quand Felix m'affectionne ?! Bonne question, mais il n'y avait aucune réponse pour le guider. Il secoua la tête à plusieurs reprises, comme s'il voulait se débarrasser de la sensation de la paume du blond qui passait entre les mèches de ses cheveux. Non pas qu'il n'avait pas apprécié, c'était seulement... Bizarre. Après cet instant de panique et d'incompréhension, il décida de prendre place contre une étagère, posant son fessier contre le sol. Il replaça sa jupe à plusieurs reprises pour essayer de trouver une position confortable. Ses jambes en tailleur donnaient une trop grande ouverture sur ses cuisses et ça l'ennuyait. Finalement, il décida de ramener ses jambes contre lui, les laissant assez loin de son torse pour y appuyer l'un des bouquins et ensuite y poser son devoir. C'était son nouveau petit bureau. D'accord, il allait avoir mal au dos dans moins de dix minutes, mais il n'allait pas s'en plaindre. Au moins, il avait la paix. Il ne fit que voir le bibliothécaire à quelques reprises. L'homme en question semblait se... balader ? Il rangeait des livres, mais la plupart du temps, il ne faisait rien qui avait le moindre rapport avec son métier. Leslie se souvenait d'ailleurs que lorsqu'il l'avait vu plus tôt, l'adulte fixait des nuanciers pantone. Qu'est-ce qu'il veut peinturer au juste ? Il préférait ne pas le savoir à bien y réfléchir. Il retourna bien rapidement à son devoir, oubliant de regarder l'heure. Ce n'était que l'après-midi, rien ne le pressait réellement en ce moment, sauf son devoir à moitié accompli.

- Pourquoi j'suis pas capable de traduire ? P'tain, j'ai besoin de sommeil. Il était conscient du problème. Ce n'était pas difficile de faire la traduction, c'était seulement difficile de garder la concentration qu'il fallait pour y arriver. Il ferma les yeux un instant pour se détendre. Peut-être qu'une quinzaine de minutes ainsi allaient lui permettre d'achever le tout sans avoir à se prendre la tête. Il respirait lentement, cognant des clous sans s'en rendre compte. Il n'avait plus envie de continuer et son corps l'abandonnait peu à peu. Finalement, il s'endormit après cinq petites minutes de relaxation. Son dos glissa contre l'étagère jusqu'à toucher le sol. Ses jambes tombèrent avec lui, emportant donc le livre et son devoir. Le bouquin s'ouvrit en touchant le plancher, accompagnant alors les autres recueils que le Serpentard avait rapportés plus tôt. Encore une fois, la jupe était remontée contre la cuisse du jeune garçon. Heureusement, il portait des bas qui s'arrêtaient au milieu de sa cuisse, de quoi le cacher un peu. Il ne savait même pas pourquoi il avait ça dans ses bureaux. Ah oui, Felix avait fait plusieurs échanges dans ses vêtements. Encore des blagues à la Lawford, rien de plus chiant. Leslie avait presque oublié cet évènement, quand cet idiot avait volé tous ses vêtements masculins pour les remplacer par des robes et des jupes. D'ailleurs, il commença à rêver du blond, chose qui allait sûrement le traumatiser lorsqu'il allait se réveiller. Enfin, ce n'était pas comme s'il était conscient du comment son réveil allait se dérouler...

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Dernière édition par Leslie Mathewsen le Dim 16 Oct 2016 - 18:10, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Mer 21 Sep 2016 - 19:15

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Mer 21 Sep 2016 - 23:04

Le sol de la bibliothèque n'était pas ce qu'il y avait de plus confortable. Pourtant, Leslie s'y était endormi et il n'allait pas se réveiller de sitôt. Personne ne l'avait vu, personne ne voulait le voir et personne n'aurait cru qu'il se retrouverait là, dans ce coin sombre. Il semblait si fragile et surtout, trop paisible. C'était comme si plus rien ne l'attendait et qu'il pouvait rester ainsi pour l'éternité. Le temps s'était arrêté et les bouquins qui traînaient encore au sol changeaient parfois de pages, sous quelques courants d'airs engendrés par les autres élèves qui passaient sans le voir. Leslie avait toujours rêvé d'être invisible, de ne plus exister et d'être un inconnu, celui que personne ne connaît. Oui, il préférait dire adieu à son identité, plutôt que d'être un sang-mêlé. Enfin, ce n'était pas son sang qui le gênait le plus, c'était plutôt sa mère. La femme moldu qui refusait qu'il y ait la moindre magie entre les murs de sa maison. Si sa mère avait le droit de refuser ce genre de chose, alors Leslie le pouvait aussi. Pouvait-il refuser ce monde sans magie dont sa mère était dépendante ? Les moldus empêchent les sorciers de vivre comme ils le veulent, alors on peut leur rendre la pareille. C'était ce que pensait  Mathewsen. Si les moldus n'acceptaient pas les sorciers, alors les sorciers n'allaient pas accepter les moldus et encore moins les traîtres. Les sang-de-bourbes n'avaient pas leurs places entre les murs de Poudlard. Leurs existences étaient à elle seule une énorme erreur, un mensonge que le Serpentard ne pouvait s'empêcher de répugner.

Son corps endormi gigota à quelques reprises et ses lèvres s'entrouvrirent. Respirer par la bouche, il n'y avait rien de plus horrible pour s'endormir, mais la poussière avait fini par lui bloquer les narines. Son imaginaire voyageait entre son devoir, Felix et puis... Cliff. Ça lui apprendra à penser à eux avant de fermer les yeux, mais disons que son rêve était plus énervant que dégoûtant. Ses cauchemars avaient déjà pris des formes plus terribles que cela, après tout.

Les heures passèrent bien plus rapidement qu'il ne pouvait le penser. Ses camarades quittaient peu à peu la bibliothèque pour le dîner et Leslie était toujours là, collé au plancher comme s'il en était tombé amoureux. Après un certain temps, il fut le dernier étudiant à s'être perdu entre les étagères. Il n'y avait plus un bruit, plus un seul courant d'air et plus aucune présence pour le sauver de ce qui l'attendait. Il était seul et ça ne le changeait pas vraiment de ses habitudes. Son visage restait inerte, mais certaines douleurs commençaient à se faire ressentir au niveau de sa hanche et du bras sur lequel il était accoté. Ce qui était certain, c'était qu'il allait se réveiller bientôt pour, dans le minimum, changer de position et ainsi arrêter d'empêcher la circulation de son sang. Après, il allait sans doute se rendormir ou peut-être se lever dans un sursaut en comprenant qu'il ne devait pas traîner plus longtemps. Qui sait ? D'ailleurs, il ne se rendit guère compte que quelqu'un avait fini par le trouver et alors que la main d'Octave releva quelques mèches de ses cheveux, l'adolescent grimaça et laissa échapper une plainte presque colérique. Il ne voulait pas être dérangé, pas maintenant. Il ouvrit ensuite ses lourdes paupières, fixant le plafond sans grand intérêt puis il déplaça seulement son bras avant de se rendormir aussitôt.

Oh, avec un peu de chance, il aurait pu se sauver de la suite des évènements, mais à cet instant, il ne voulait que se reposer et il était inconscient de la réalité. Il s'était pourtant réveillé au bon moment, à ce moment précis où l'adulte était parti pour aller chercher du chloroforme. Le gamin avait eu une chance de fuir, une chance qu'il préféra enterrer sous son manque de sommeil. Il ne se laissait aucune chance...

Sa respiration déjà bien lente commençait à lui faire défaut. Quelque chose d'étrange lui arrivait et son subconscient commençait à lui donner un message d'alerte. Il humait une odeur différente, quelque chose de légèrement sucré et de plus frais qu'en habituel. Étais-ce le parfum des pages du bouquin qui était non loin de lui ? Non... Ça ne pouvait pas être ça. C'était beaucoup plus puissant, au point que c'était devenu désagréable au nez du Serpentard. Il se crispa alors, tiré de son sommeil puis il tomba... inerte. Il n'avait même pas eu la chance d'ouvrir complètement les yeux. Tout s'était éteint si rapidement pour laisser place au néant. Leslie s'était noyé dans une profonde noirceur qu'il ne connaissait pas. Il ne s'était jamais autant rapproché de la mort avant cela. Les sensations, les rêves, les grimaces, les odeurs... Non, il n'y avait plus rien à faire, il n'y avait plus que cet espace sombre et sans fin. Et malgré cette inconscience similaire à une mort cérébrale, son assaillant restait doux et voir même attentif. Le bibliothécaire aurait pu le blesser, le détruire, le sacrifier et le foutre où il le voulait bien, mais... non. Octave ne fit que le déshabiller, sans lui enlever son sous-vêtement. Ses mouvements n'étaient pas ce qu'il y avait de plus brusque et le Serpentard aurait pu, sous un différent contexte, quémander une nouvelle caresse, puisque la main de l'homme s'était glissée entre les mèches de ses cheveux. Ce n'était pas déplaisant. Enfin, aussi doux pouvait-il être, cette tendresse n'était qu'une fausse promesse, n'est-ce pas ? L'adulte lui offrit ensuite une chemise, un morceau de vêtement qui dégageait une odeur que Mathewsen ne pourra qu'apprécier, mais ce n'était pas encore l'heure pour lui de se réveiller. Son absence de conscience allait durer beaucoup plus longtemps que cela.

Après l'avoir habillé, le bibliothécaire déplaça Leslie et le disposa de sorte à le mettre dans une position confortable, avant de disparaître à nouveau, laissant l'élève prisonnier de son lit. Ce n'était pas la première fois que Mathewsen dormait contre le matelas de quelqu'un d'autre. Il avait souvent rejoint Little étant plus jeune. Enfin, ça lui arrivait encore en quatrième année d'aller retrouver Cliff, mais l'adolescent préférait faire semblant qu'il n'avait jamais rien fait de tel, au lieu d'accepter sa dépendance. Enfin, tout cela pour dire que le jeune homme dormait mieux lorsqu'il était accompagné. D'ailleurs, lorsque l'adulte pris place à ses côtés, une partie de son être se sentait déjà mieux, voire même apaisée. Aller, le sommeil avait assez duré. Le sorcier commença à gigoter, constatant peu à peu qu'il se sentait lourd. Ses mouvements étaient lents, trop lents. Tout lui semblait encore plus difficile à faire que lorsqu'il s'était endormi. Au départ, il crut que c'était sa malédiction, mais quelque chose d'un peu plus important le dérangeait. Il était couché dans un lit, mais il ne se souvenait pas d'avoir eu le temps de rejoindre sa chambre. Il se souvenait seulement de la paume de Felix qui s'était glissée entre les mèches de ses cheveux et disons que cela le refroidit bien rapidement. Il laissa échapper un petit gémissement d'ennui, puis...

« Alors, mon chaton, t’as bien dormi, t’es prêt pour un second round ? »

- Quoi !? Il fixa Octave tout en gardant la bouche grande ouverte. Il n'arrivait pas à le reconnaître et il avait du mal à bien le voir. Sa tête était trop lourde, ce qui l'empêcha de pouvoir la redresser correctement et de réaliser l'ampleur de la situation. Son expression était prise entre le désespoir, l'incertitude et un profond dégoût. Il n'avait pas vraiment levé le ton contre l'inconnu, comme il n'en avait tout simplement pas la force. Après tout, il n'avait même pas été capable de sursauter lorsqu'il avait entendu la voix de l'homme. Ses réflexes l'avaient abandonné. À plusieurs reprises, il essaya de parler, mais le début de ses phrases mourrait dans une plainte craintive. Il ne savait pas quoi dire, car il y avait trop de choses qu'il ne comprenait pas. Qu'est-ce qui est arrivé après la bibliothèque ? Réfléchi Leslie, aller, ça va te revenir. Je ne peux pas avoir oublié ça. Il ne savait pas ce qu'il lui était arrivé et cela fit monter une certaine panique qui l'étouffa peu à peu et le bout de ses doigts commencèrent à trembler. - N-non... Fuck ! Dé... dégage ! C'est quoi encore cette histoire ?! Son corps était encore endormi et c'est ce qui l'empêcha de fuir le matelas. Il appuya donc ses paumes contre le torse du bibliothécaire pour l'éloigner. Il espérait arriver à le repousser. D'accord, Mathewsen ne pouvait pas se lever, mais ce n'était pas le cas d'Octave, non ? Leslie lui donna quelques coups, autant avec ses pieds qu'à l'aide de ses mains, mais s'arrêta en réalisant qu'il n'était pas dans sa propre chambre. citrouille... j'suis où p'tain ? Il se recula du mieux qu'il le pouvait et repoussa les draps pour constater qu'il n'était pas très habillé. Anxieux, il referma la chemise en la serrant contre lui, de sorte à se cacher puis il ravala difficilement sa salive.

- Attends, mais... T'es le nouveau bibliothécaire. Il se força pour se redresser et sentit sa gorge se serrer lorsqu'il aperçut ses vêtements au sol. Il se laissa alors retomber contre le matelas. Non, non, non, non, non, non... - Dis-moi que c'est une blague... Il glissa ses mains contre son propre corps, y recherchant la moindre trace, une marque significative qui prouverait que ce qui était arrivé était vraiment arrivé. Mais rien... Pas de sueur, pas de cheveux trop décoiffés, pas de lèvres gercées, pas de suçons... Enfin, il put y croire jusqu'à ce qu'il effleure un point sensible de son cou. Il y déposa ses paumes puis retourna son attention sur l'adulte qui semblait assez bien habillé. Lui... Cet homme. Octave lui avait fait un suçon ? Oh, il préférait ne pas y penser, parce que ce genre d'idée pouvait électriser le vert et or assez rapidement. - On a rien fait... On a rien fait, absolument rien fait. Tu m'as rien fait et je t'ai rien fait... C'est une bonne blague, ahah, vraiment réussi. dit-il sarcastiquement.

- Sur quel genre de malade j'suis encore tombé ?.. souffla-t-il pour lui-même tout en refermant les yeux.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 22 Sep 2016 - 2:11

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 22 Sep 2016 - 5:20

Fermer les yeux... C'était ça son erreur, c'était sa mauvaise décision et Leslie ne pouvait que s'en vouloir. Lui qui avait pour habitude d'accuser tous les êtres vivants qui l'entouraient. Maintenant, il allait devoir s'arranger avec ses propres problèmes et accepter ses torts. Il n'y avait rien de mal à fermer les yeux, mais son manque d'attention fit en sorte que l'adulte se retrouvât au-dessus de lui, prenant une pose qui rappelait de mauvais souvenirs au cinquième année. Chevaucher... c'était cette position que Leslie avait prise, lorsqu'il s'était mis à découvrir le corps de Little sans que celui-ci ne lui donne son accord. Il fallait donc dire que Mathewsen vivait ce qu'il avait déjà fait subir à son camarade. Le souffle coupé, Leslie avait, sous l'effet de surprise, échappé une nouvelle plainte. Il avait aussi levé ses mains dans un geste purement défensif. Enfin, ses mains avaient eu une seconde de retard. Décidément, sa sensation de lourdeur ne semblait pas vouloir le lâcher. Le pauvre, il était encore inconscient de ce qu'il lui était arrivé plus tôt. Il ne pouvait donc pas tenir le chloroforme responsable de ses facultés affaiblies. Il n'y avait plus rien qui pouvait l'éclairer sur ce qu'il lui était arrivé. Plus rien, sauf Octave. Est-ce que Leslie était prêt à le croire si celui-ci venait à lui lancer toutes les vérités ou mensonges qui lui étaient possibles d'inventer ? Oui... Le Serpentard pouvait avaler n'importe quoi. S'il arrivait à croire que les moldus étaient inférieurs aux sorciers, alors pourquoi ne pourrait-il pas avaler qu'il avait couché avec le bibliothécaire ? Bref, il ne lui fallait que des mots persuasifs pour le troubler. Le lavage de cerveau était d'une simplicité folle lorsque cela concernait Mathewsen. Il n'était pas assez stupide pour croire à tout, mais à toutes les fois, une bonne partie des informations réussissaient à le faire changer d'avis sur plusieurs réalités. Après, lorsque quelqu'un essayait de le contredire, il se mettait en colère ou ignorait le tout. Et c'était ce qui allait arriver avec l'adulte.

En effet, Leslie venait de se persuader que rien n'était arrivé entre eux. Il voyait tout cela comme une mise en scène, puisque aucune marque trop dérangeante pouvait prouver le contraire. Il s'était réveillé sans problème physique, sans douleurs articulaires et... les draps étaient propres quoi. Il n'avait pas l'impression qu'il avait fait des bêtises et cela lui engendrait une profonde frustration. Comment pouvait-il ne pas se souvenir d'un truc aussi grand ? Ça aurait été sa première fois, alors comment pouvait-il oublier ? Ça ne pouvait pas être possible, voilà la réponse qu'il s'était faite. Il ballota ses jambes et se tortilla dans tous les sens pour essayer d'échapper à son agresseur. Octave lui tenait les poignets et disons que rien ne pouvait l'ennuyer plus que ça. Ne pas avoir le contrôle, cela montait chez le sorcier une profonde rage qui n'allait pas disparaître d'aussitôt. Son regard sombre pénétra celui de l'adulte un instant. Le bibliothécaire semblait se rincer l'oeil et ça l'écoeurait. Non, mais t'es pas sérieux, t'as deux fois mon âge espèce de taré ! Il s'enfonça un peu plus dans le matelas lorsqu'il se rendit compte que l'homme humait même son odeur. Une grimace entre le dégoût et la peur s'éprit de son visage à cet instant. Son coeur battait si fort, au point que ça lui était douloureux. C'était... sale. Il se sentait sali par l'autre con et ça lui donnait envie de vomir.

« Voilà ce qui arrive aux gens qui s’endorment dans ma bibliothèque après la fermeture. » Je me suis endormi ? Voilà qui lui redonnait de bons souvenirs. Il revoyait Felix puis... Qu'est-ce que j'ai fais déjà ? Il s'était levé pour aller au fond de la bibliothèque, parce qu'il en avait marre des autres et qu'il avait hâte de conclure son devoir. Il se souvenait qu'il avait fermé les yeux pour se détendre, mais que finalement, il s'était endormi entre les étagères. C'était logique, mais après, rien ne lui revenait. Perplexe, il arrêta tout mouvement et se calma peu à peu. Ses pupilles voyagèrent contre le visage de l'homme et plus il le fixait, plus sa confusion se faisait ressentir. Je comprends rien... Rien n'expliquait la raison pour laquelle il se retrouvait là. « Leurs corps m’appartient pour la nuit. C’est le nouveau règlement. T’as raison de supposer que je n’ai rien fait parce que c’est toi qui a tout fais, crois-moi. Un vrai diable. » La chaleur monta d'un cran et toutes expressions disparues de contre le visage de Leslie, laissant qu'une leur apeurée apparaître dans ses yeux. Tout en refermant la bouche, il recommença à se débattre. Il était rouge de colère, mais ce fut la panique qui remporta contre celle-ci. Ses mains avaient recommencé à trembler de la sorte, alors qu'il se perdait dans ses propres pensées. Ce qu'Octave énonçait était trop réaliste. Mathewsen le savait, il était entreprenant. Disons qu'il apprenait de ses rêves, mais son expérience avec Cliff ne faisait qu'approuver le tout. Lorsqu'il commençait un truc de ce genre, il était difficile de l'arrêter et il pouvait très bien s'imaginer avoir tout fait, même s'il était certain que le bibliothécaire avait plus d'expérience que lui. Peut-être que celui-ci n'avait fait que le guider.

« Je suis triste que tu ne te souviennes de rien, mais ce n’est pas surprenant, tu t’es tellement cogné la tête contre le rebord du lit. J’arrivais plus à t’arrêter… »

- Arrête ! cria le vert et or sans s'en rendre compte. C'était sorti tout seul. Il ne voulait pas en entendre plus, car il avait peur de ce qu'il pouvait bien lui dire. BORDEL, C'EST TROP CON ! Que ce soit arrivé ou non, il n'en avait plus rien à faire, car la vie lui avait fait cadeau de l'oubli. Non, il ne se rappelait de rien et c'était tout ce qu'il avait besoin de savoir. Le reste, il s'en foutait. Il releva la tête pour essayer de libérer l'une de ses mains. Au moins, il pouvait voir ce qu'il faisait, mais ce fut au même moment que la bouche de l'adulte se rapprocha de sa gorge pour se nicher au creux de son cou. Il serra les poings en comprenant qu'il ne rigolait pas et, histoire de ne pas se faire avoir, il ferma les yeux et pinça les lèvres pour éviter de démontrer le moindre plaisir. Tout va bien, respire. Tout va bien... respire. Il se sentit frémir que lorsque l'adulte atteignit le dessous de son oreille, mais heureusement, il n'y restât pas fort longtemps. Il ouvrit donc les yeux pour lui lancer un regard bien froid. Ce qui l'énervait le plus, ce n'était pas ses gestes, mais bien ce qu'il ressentait. Octave avait une bonne odeur, un beau visage et c'était un homme. Il avait tout pour plaire à Leslie et c'était ce qui enrageait le garçon. Touche-moi encore et c'est ta tête que je vais cogner contre le rebord de ton p'tain lit de citrouille. Il inspira lentement et avec difficulté.

« Désolé ma puce, mais malheureusement, ceci n’est pas un rêve, ou plutôt un cauchemar à voir ta réaction, ni une blague. Maintenant t’as dix minutes pour flipper, t’énerver, chialer si tu veux, mais calme toi et redescend sur terre. Désespère donc, mais ne t’apitoies pas indéfiniment, parce que je vais finir par me vexer. J’ai l’intention d’occuper comme il se le doit cette longue nuit… »

- D'occuper... cette longue nuit ? répéta Leslie en secouant la tête. Il se força ensuite un léger sourire, il était offusqué par le ton qu'il avait pris. Qui était-il pour lui demander ce genre de choses ? Pour qui se prenait-il ? L'autorité, Leslie détestait ça et il avait bien l'intention de ne pas l'écouter. Qu'est-ce qu'il en avait à faire s'il venait à le vexer. En fait, il préférait le vexer plutôt que de lui donner ce qu'il voulait. Tu vas t'occuper tout seul mon grand. Il releva à nouveau son attention pour la poser contre ses poignets et essaya de libérer ses mains. Cette situation devenait trop agressante. Il avait vraiment envie de partir et il se moquait bien du fait qu'il n'était même pas capable de se redresser sans tomber. Ça n'allait pas durer toute la nuit, il n'allait pas rester avec ce cinglé pour le temps d'une nuit. C'était hors de question et il allait crier pendant des heures si ça pouvait le faire sortir de ce trou.

« Allons, on dirait que tu es accablé d’un poids si lourd que même Atlas refuserait de le porter. Tu crois que c’est si terrible ? Tu me crois bourreau si cruel ? Arrêtons d’exagérer, tu n’as rien fait de surhumain, rien d’exécrable, rien d’indignant. Se lâcher un peu, ce n’est pas si horrible que ça, non ? Je vais finir par croire que tu ne voulais rien de tout ce que tu m’as fait…»

L'adolescent libéra l'une de ses mains et foutu directement sa paume contre le visage du bibliothécaire. Il ne cherchait pas à lui faire du mal, parce que lui, il n'avait pas été blessé de la sorte. Il voulait seulement le repousser et si cela ne fonctionnait pas, alors là... il allait utiliser ses ongles. Il n'avait jamais été dans une position aussi délicate. Déjà, sa dernière discussion avec un adulte datait du jour où Rogue lui avait tendu son uniforme féminin. Soit, il n'y avait pas grand-chose à dire. Il ne s'était jamais retrouvé aussi proche d'un homme mature auparavant. Il n'avait jamais eu de discussion aussi intense avec quelqu'un de plus vieux. Tout était nouveau et tout l'inquiétait. Il gardait sa paume contre le visage de l'homme, mais il se sentit faiblir assez rapidement. Il perdit peu à peu ses forces, mais garda tout de même son bras dans les airs et laissa ses doigts glisser jusqu'au menton du bibliothécaire. Sa main allait bientôt retomber et il le savait. J'arrive à rien, c'est pathétique...

- Je n'ai rien voulu de tout ce que je t'ai fait, parce qu'il est clair que j'ai rien fait. Me prend pas pour un con. Il fronça les sourcils puis entrouvrit les lèvres sans savoir quoi dire. Il ravala donc le peu de salives qui lui restait puis se mordit la langue dans un tic nerveux. - Et même si quelque chose s'est... passé entre nous, alors fait... Fait comme moi et oublie, parce que ça ne va pas recommencer. Tu comprends ? demanda-t-il, dégoûté puis il haussa les épaules en détournant son regard. Il jouait sa carte blanche, l'enfant qui fait semblant que tout va bien, que rien n'est bizarre. C'était sa façon de fuir la situation. Il démontrait son innocence et faisait semblant de ne rien comprendre.  

- Maintenant, je te demanderais de te retirer, de ne plus me toucher et encore moins me parler. Tu peux te garder ta voix autoritaire et tes envies. Je t'appartiens pas et si t'es persuadé que oui, alors trouve-toi un psychologue. J'en ai déjà eu un et c'est plutôt utile. Il ricana légèrement à la fin de ses mots en comprenant qu'il disait ça à quelqu'un qui avait beaucoup plus de vécu et d'expériences que lui. Il fixa l'adulte en souriant, sans savoir d'où venait cette soudaine envie de se moquer. C'était sûrement le stresse. - Moi qui croyais que j'étais un cas désespéré... J'ai de quoi pouvoir me redonner confiance, hein ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 22 Sep 2016 - 15:45

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 22 Sep 2016 - 19:33

Le jeune Serpentard était passé par tous les sentiments qu'il lui était possible de vivre. Le dégoût, la peur, la colère et même la joie y avait eu sa petite place bien réservée. Son sourire aussi amer que moqueur ne le quittait plus. C'était son nouveau remède pour apaiser ses angoisses. Il faisait semblant que tout allait bien et que cette histoire ne pouvait que se dérouler comme il le voulait. L'adolescent pensait avoir le contrôle sur la situation, mais il n'était que la victime dans cette pièce. Il était pris au piège... Malgré tout, il n'était guère prêt à accepter son sort. Ses pensées se mélangeaient et ça lui donnait mal à la tête. Alors il arrêta... Il ne voulait plus réfléchir. La visualisation n'avait plus sa place dans ce lit. Toutes ses idées, aussi bonnes que mauvaises, furent rejetées du matelas. Maintenant, il ne vivait plus qu'au présent. Cette nouvelle façon d'expérimenter cette situation pour le moins extraordinaire lui permit de réduire ses anxiétés. Il ne s'en tenait qu'à ce qui arrivait et non plus à ce qui allait arriver. Son imagination avait tendance à lui lancer de belles images déplacées qu'il, pour une toute première fois, mises en bas du lit avec ses diverses réflexions. L'adulte voulait jouer, c'était ce qu'il recherchait et Leslie lui avait sûrement offert toutes les réactions qu'il voulait. Après tout, le gamin était assez expressif, maladroit et instinctif. Et on ne parlera pas de son manque de jugement ou encore de sa façon de pouvoir croire à n'importe quoi. Mathewsen était plutôt innocent dans son genre. Il ne connaissait rien du monde des "adultes" et rejetait ceux qui le disaient immature. Pourtant, il était très immature. Certes, il était indépendant et calme, mais sa façon de voir les choses restait un gros problème. Enfin, il n'était qu'en cinquième année, rien de plus normal pour un gamin de son genre que de penser que ses parents ne pouvaient pas le comprendre et que tous les adultes étaient méchants. Mais comment voyait-il Octave ? Cet homme n'était pas ce qu'il pouvait concrétiser comme étant; Horrible. Leslie ne le trouvait pas spécialement agressant, surtout lorsqu'il le comparaît à Shawn. Alors qu'était-il donc à ses yeux ? Personne ne pourra le savoir.

Le Serpentard avait parlé, finissant par proposer à Octave qu'il devait aller voir un psychologue et c'était ce qui l'amusait le plus. C'était la première fois qu'il conseillait quelqu'un. Lui-même, il avait eu plusieurs rencontres avec un psy' et ça lui avait permis d'apprendre à mieux s'exprimer sur ce qui le dérangeait. Il s'était d'ailleurs remis en question sur beaucoup de choses, mais depuis l'été dernier, il était retourné au point de départ. Ses rencontres avaient cessé et ce fut la seule et réelle erreur que ses parents avaient faite. Leslie avait arrêté de parler et il s'était refermé aussi rapidement qu'il avait pu s'ouvrir autrefois. Aujourd'hui, il n'y avait plus que Miller pour le faire parler. Oh, c'était la malédiction d'Elwyn et on pouvait bien lui souhaiter bonne chance à ce pauvre bleu.

Le sorcier fixa le bout de ses doigts, frémissant alors qu'Octave se permit de gober son majeur pour le sucer. Sa respiration se coupa automatiquement à cet instant et il ne cligna pas une seule fois des yeux. Les lèvres entrouvertes, il ne fit que regarder la scène. Son attention était rivée sur la bouche de l'homme lorsque celui-ci eut terminé sa petite activité. Tu viens vraiment de... Il cligna enfin et releva son attention pour que ses prunelles puissent pénétrer celles du bibliothécaire. Une chaleur qu'il connaissait que trop bien commença à se faire ressentir à son bas-ventre, ce qui le cloua au lit. Fuck... Il put retrouver la liberté de ses deux poignets, mais sa deuxième main resta en place, comme si l'adulte la retenait toujours. Mathewsen essayait de rester calme et surtout, d'éliminer son malaise qui se faisait ressentir plus bas. Il ne réagit qu'en sentant cette chaude paume se poser contre lui. Tout son corps s'était crispé et ses doigts qui étaient auparavant contre le menton d'Octave allèrent rapidement retrouver l'intruse sous la chemise. Il posa sa main contre celle de l'adulte, cherchant à lui faire comprendre qu'il allait trop loin, mais rien à faire. Le souffle court, il se dressa légèrement et referma les yeux en comprenant que c'était loin d'être terminé. P'tain, c'est pas juste... pensa-t-il sous cette longue caresse qui lui engendra d'innombrables frissons de plaisir et de dégoût. Il ne lâchait pas sa prise contre la main du bibliothécaire, mais il n'était pas assez fort pour l'arrêter. Un spasme accompagné par une plainte fébrile s'échappa sous la trajectoire du pouce et du petit doigt, lorsque ceux-ci touchèrent une région qu'il ne connaissait pas encore comme étant érogène. Cela lui fit ouvrir les yeux et la confusion le porta à poser un regard accusateur contre l'adulte, comme s'il lui demandait ce qu'il lui avait fait.

Un oz de panique empoisonna son être, pendant que l'homme terminait sa trajectoire autour de la gorge du Serpentard. S'attendant à se faire étrangler, Leslie reprit son souffle, non pas sans trembler. Il serra ensuite les dents, attendant une suite qui ne voulait pas venir. Ce fut à cet instant que son visage rencontra celui d'Octave. Ils étaient si proches et bizarrement, cette proximité lui rappela le malaise qu'il avait ressenti, lorsque Fawkes avait tenté une approche similaire pour lui souffler des mots dérangeants.

« N-non... Fuck ! Dé... dégage !... Maintenant, je te demanderais de te retirer, de ne plus me toucher et encore moins me parler. Décides-toi, tu veux être la catin vulgaire et outragée ou la belle princesse au langage fleuri et courtois ? Parce que tu ne peux pas être les deux. »

- Qu-quoi ? murmura-t-il en fronçant les sourcils. Leslie redressa ensuite le menton, puisqu'il y était forcé. Son souffle saccadé et chaud pouvait sûrement atteindre le visage d'Octave, tant celui-ci était près du sien. Les choses allaient trop vites et ça empêchait Mathewsen de pouvoir bien réagir à toutes ces nouveautés. Il ramena son autre bras, les larmes lui montant aux yeux sans qu'il ne sache pourquoi et se crispa une deuxième fois, au même moment où la seconde paume de l'homme semblait aussi vouloir tracer sa route contre son corps. Il détestait ça... C'pas vrai ! Il recommença à gigoter et posa ses mains contre la nouvelle intruse pour l'empêcher d'aller plus haut.

« Pour ta gouverne, je suis aussi psy. Tu veux une séance maintenant ? Allons, dis-moi ce que tu as sur le cœur, que je m’évertue à le guérir de mes doigts de fée, parce que crois-moi, tu es loin d’être un cas désespéré. »

- Lâche-moi... souffla-t-il dans le vide, alors qu'Octave poursuivit en changeant de sujet.

« Je ne pourrais jamais t’oublier, t’étais si doué. Tu as surgi de derrière une étagère et tu t’es lancé sur moi, dans ta tenue de fille, enlaçant mes hanches de tes cuisses et grimpant sur mes épaules tel un damné par passer tes mains dans mes cheveux. J’ai cru que c’était une blague, mais tu étais si sérieux et assoiffé… Je ne saurai souffrir que tu ne veuilles pas de moi une deuxième fois. »

Le souffle de l'adulte se mélangea au sien, ce qui l'électrisa davantage. Les propos qu'il lui lançait au visage le réchauffait, mais il se refusait le moindre plaisir. Il avait l'impression qu'il allait perdre s'il succombait à ses propres désirs. - Je... je  ne veux pas savoir ce qui est arrivé, citrouille... Tu comprends rien. dit-il en secouant la tête puis il grimaça tout en essayant de repousser la deuxième paume qui ne le lâchait plus. Il voulut d'ailleurs parler, mais se tut en remarquant que l'adulte n'avait pas terminé ce qu'il avait à dire.

« Non seulement je ne t’oublierai pas, mais je vais tâcher de t’offrir de nouveaux souvenirs… Souviens-toi : « Octave », c’est le nom que tu vas crier. Ou gémir, c'est selon ton état d'esprit. »

- Ferme ta gueule ! s'offusqua Mathewsen alors qu'il recommença à se débattre. Son corps lui répondait un peu mieux, mais le problème était qu'il n'était pas assez fort pour se débarrasser de lui et il avait peur de crier et d'ainsi alarmer de mauvaises personnes. Il fit donc la première chose qui lui venu en tête. Il força la main d'Octave à descendre jusqu'à la hauteur de son boxer puis il le regarda droit dans les yeux, plus sérieusement cette fois-ci.

- Vas-y... Dit-il d'un ton sec, relevant son visage de sorte à frôler ses lèvres contre celles de l'adulte. - Si je suis là pour ça... alors vas-y. Arrête de me faire attendre et touche-moi. Fais-moi crier ton nom et fais-moi regretter de m'être endormi dans ta bibliothèque. Qu'est-ce que t'attends bordel ? Il laissa sa tête retomber contre l'oreiller puis il le lâcha en soupirant. Il sentait déjà la frustration prendre place en lui, puisque son corps avait réagi à toutes les attaques de plus tôt. Maintenant, il en subissait les conséquences et il allait falloir qu'Octave se retire pour qu'il puisse se calmer.  

- Je ne suis pas une catin... pas une princesse non plus. J'suis un élève, okay ? Et toi t'es le taré de bibliothécaire qui a deux fois l'âge de l'élève qui s'est endormi dans ta bibliothèque. Il referma les yeux l'espace de quelques secondes pour imaginer des choses déplaisantes. C'est pas du tout le bon moment pour être dans cet état. - J'aurais besoin d'intimité.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Ven 23 Sep 2016 - 1:12

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Sam 24 Sep 2016 - 5:45


ce gif' ne veut rien dire, mais il est parfait

C'était fait. Leslie avait fait tout ce qu'il avait pu, essayant tant bien que mal de retourner la situation à son avantage. Mais Merlin qu'il pouvait être mauvais dans ce genre de situation. Il réagissait toujours de la même façon, testant la provocation au même principe qu'une arme. D'ailleurs, il fronça du nez en se rappelant que la dernière fois qu'il avait fait ça, c'était avec Shawn. Le plan était simple. Se rapprocher, frôler ses lèvres à celles de l'ennemi et souffler des mots qu'il n'aurait jamais osé prononcer auparavant et tout ça dans quel but ? Le Serpentard voulait une seule chose et c'était gagner un jeu qui n'existait même pas. Tout n'était que dans sa tête. Résultat, il était vainqueur de sa propre défaite. Le garçon apprenait grâce aux erreurs des autres, mais dans une situation telle que de se retrouver dans le lit du bibliothécaire, il fallait croire que ce n'était pas assez récurrent pour qu'il puisse s'en sortir aussi rapidement qu'il le désirait. Déjà, il s'était réveillé sans savoir ce qu'il lui était arrivé. Et il ne pouvait pas crier tout haut qu'il était une victime, après tout, Octave avait raison sur un point; Mathewsen s'était endormi dans sa bibliothèque. Enfin, dès le réveil, l'adulte lui avait soufflé des mots si doux, si pervers, mais c'était si troublant que la surprise engendrée s'était changée en dégoût puis en colère avant de mourir dans l'incompréhension. Oh, Leslie aurait pu apprécier toute cette mise en scène, mais pour cela, il aurait fallu que les histoires d'Octave se soient réellement déroulées. L'adolescent ne pouvait pas contredire ses propos, puisque ceux-ci possédaient une profonde véracité. Il était conscient de ce qu'il pouvait faire et de s'imaginer lui sauter dessus, serrer ses cuisses autour de sa taille pour ensuite lui quémander de lui faire du bien, ça ne lui semblait pas si impossible que ça. Bref, Leslie entra son regard dans celui du bibliothécaire, alors que celui-ci exprimait une bouille presque déçue. J'ai réussi ? Et non.. Le regard de l'adulte retourna malheureusement dans l'amusement et un sourire vicieux s'était emparé de ses lèvres, un sourire qui fit frissonner le vert et or sous lui.

P'tain... La nuit allait être longue. Les prunelles de l'adulte promettaient le pire et le corps de l'adolescent réclamait un minimum d'intimité, une intimité qu'il n'allait pas recevoir. Non, il n'avait pas le droit de faire quoi que ce soit, si ce n'était que de participer ou ne rien faire du tout. Octave se redressa et le jeune homme regarda l'état de ses poignets. Pas une seule égratignure, c'était au moins ça. « Tu crois quoi ? que tu vas profiter de tout, comme ça, sans bouger, en regardant le plafond, en position d’étoile de mer ? » Et pourquoi pas ? Ce n'était pas comme si Leslie allait s'amuser avec lui. Déjà, la position actuelle l'ennuyait. Il haussa donc un sourcil en direction du bibliothécaire. Et tu veux que je fasse quoi ? Tu m'immobilises et après tu me craches au visage que je fais... l'étoile ? Et c'est quoi cette expression au juste ? Et il comprit en visualisant la chose et sur le coup, se sentit presque con de ne pas connaître cette expression ou plutôt, de ne pas avoir fait la liaison dès le départ. L'air pensif, il ajouta le tout à son dictionnaire et haussa les épaules dans un geste las. Il avait bien hâte que tout s'arrête et n'avait pas envie de démontrer la moindre émotion à l'égard des agissements de l'adulte. Il voulait aller jouer dans l'indifférence, peut-être Octave allait-il finir par laisser tomber... L'espoir fait vivre.

« T’es naïf, ma princesse écolière. Oui, parce que là, tu te comportes comme une princesse. » Et j'en ai rien à foutre. pensa-t-il en se laissant guider à nouveau. Qu'est-ce qu'il lui faisait encore ? Une étreinte... Octave était en train de l'étreindre. Il rapprocha ses poignets, appuyant ses avant-bras contre son propre torse tout en pinçant les lèvres. Il était à la limite de sa patience et si cette connerie continuait une heure de plus, alors il allait finir par lui cracher au visage ou l'imiter en allant l'étrangler. Pourquoi pas utiliser toute la force qu'il lui restait, si cela pouvait lui permettre de faire dormir ce malade à tout jamais ? Une amertume remonta dans sa gorge sous ses macabres réflexions, peu avant qu'il ne se décide à mettre de côté cette envie de meurtre. Tuer n'était pas la bonne solution, allons. Il devait mettre son énergie ailleurs. « Et puis tu sais, ne vaut mieux pas dire aux tarés qu’ils sont tarés, ça les stimule. » Le souffle contre son oreille le fit frémir et au même moment, les positions s'échangèrent si rapidement que l'adolescent ne comprit pas ce qu'il lui arrivait. Enfin, pas sur le coup, mais il n'était pas con non plus. Après cette pirouette plus que désorientante, il grogna sourdement et recommença à vouloir se dégager. Il n'eut qu'une demi-seconde pour essayer quelque chose et sa première idée fut portée sur un mouvement de recul. Le tout fut assez brusque, mais bon c'était peine perdue et il revint à l'homme aussi soudainement qu'il s'était dégagé. Un effet élastique, dirons-nous. Il posa alors ses paumes contre son torse pour ne pas s'écraser littéralement contre lui. What the... Il le retenait par les mollets... c'était plutôt bien pensé. L'asiatique se redressa doucement, une lueur de colère apparaissait dans ses yeux. Sa rage pouvait d'ailleurs être agrémentée par ses cheveux en bataille, son souffle court et ses poings qui se refermèrent durement.

« Voilà ce que j’attends. Que tu sois un peu entreprenant. T’es pas là pour que j’te touche, mais t’es là pour me toucher. Tu t’imagines que tu peux t’endormir dans ma bibliothèque et qu’en plus je vais me fatiguer à faire tout le travail ? Tu rêves. A toi de jouer, l’élève. » Un sourire... C'est la seule chose qui se dessina au coin des lèvres du Serpentard, alors que son sourcil s'arqua et qu'un début de rire aisé s'évacua de sa bouche. Alors là... Tout devient trop... Facile. Ses envies reprirent le dessus et toutes ses mauvaises idées se transformèrent en solution. L'aventure ne pouvait que commencer. Il se redressa complètement et replaça ses cheveux d'une main, les glissant ainsi vers l'arrière.

- D'accord. dit-il instinctivement, avant de s'humecter les lèvres et de relever les manches trop longues de la chemise. Voilà que les choses devenaient enfin intéressantes. - T'avais qu'à demander au lieu d'inventer des histoires. Et il se pencha vers lui, sans perdre son petit rictus en coin. Il regarda ses lèvres puis sa gorge, descendant son attention et reprenant parole. - Te toucher, c'est ça ? ... Ça tombe bien... Il y a un tas de trucs qui me font déjà envie.

Il faufila ses mains froides sous le haut de l'adulte et caressa la peau de son ventre. Il avait déjà des petites questions bien stupides qui lui traversaient l'esprit. À quoi ça ressemble un homme mature, est-ce que c'est doux, est-ce que c'est plaisant à l'oeil autant qu'au toucher, qu'est-ce qui leur fait plaisir et qu'est-ce qui peut être sensible ? Ouais, c'était tout ça qu'Octave venait de lui offrir et Mathewsen n'était pas du genre à refuser cette opportunité. Toucher et non pas être touché. Il fallait que Leslie aime pour pouvoir apprécier les caresses de son partenaire et le bibliothécaire, il ne l'aimait pas du tout. Cependant, hors de ce qu'il était mentalement, il y avait le physique et à ce niveau, ça passait plutôt bien. Octave n'était pas laid, hein ? Mathewsen se redressa puis remonta davantage le tissu du chandail.

- On s'en débarrasse. jugea-t-il, prenant un ton presque autoritaire. Ça le gênait de le voir tant habillé et il ne put qu'être content de lui retirer ce t-shirt. Un nouveau rire entre la joie et la nervosité le quitta et l'index de sa main gauche glissa le long du menton d'Octave, allant jusqu'au-dessous de son nombril, suivant une route bien droite. C'était fou de voir à quel point leurs corps pouvaient être différents. Leslie était... Jaloux. Après tout, il ne cessait de se faire prendre pour une fille, chose qui n'allait jamais arriver au bibliothécaire. Enfin, pas maintenant dans tous les cas. Sans gêne, ses paumes se posèrent enfin contre l'adulte et parcoururent son corps, allant de son bas-ventre jusqu'aux côtes pour finalement s'arrêter à sa gorge. Sous ses gestes, le sorcier s'était à nouveau penché. Et alors que certains de ses doigts caressèrent quelques mèches non loin de la nuque du taré maintenant victime, il posa enfin ses lèvres contre sa peau et embrassa sa clavicule tout en humant son odeur loin du sucré, c'était un peu plus sauvage. L'une de ses paumes était d'ailleurs redescendue et il griffa, sans le vouloir, le torse d'Octave avant de retourner à son nombril.

- Quand tu dis... toucher. Il se redressa et s'attaqua au jean à l'aide de la main qui était descendue plus tôt. Il laissa aussi son autre paume couler de sa gorge jusqu'au milieu de son torse.- Je te caresse comme si t'étais un chat toute la nuit où tu t'attends à ce que je sois plus "entreprenant" que ça ? Tiens, c'était amusant de parler ainsi, de faire des comparaisons et d'insinuer des choses qui avaient un double sens. - Et la "princesse" a faim et j'ose espérer que t'as de quoi me nourrir. Et là je parle de nourriture.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Sam 24 Sep 2016 - 18:49

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Mar 4 Oct 2016 - 22:26

La curiosité et l'envie s'étaient épousés et avaient envahi l'esprit avide de Leslie dont les hormones venaient tout juste d'exploser. L'adolescent avait tendu ses mains pour découvrir ce corps qui n'était pas le sien, chose qu'il faisait pour la première fois. Enfin, c'était la première fois, en sachant qu'Octave lui avait donné son accord. Alors que ses paumes partaient à l'aventure, il réalisait peu à peu les différences de son corps à celui du bibliothécaire. Un homme plus vieux, plus mature en soi. Il était beau et au toucher, il était loin d'être déplaisant. Octave lui plaisait et cette simple réalité réussissait à échauffer le petit Serpentard qui continuait de dériver ses prunelles contre le torse de l'adulte, tel un enfant devant sa gourmandise préférée. Il s'était d'ailleurs approché pour aller poser ses lèvres contre sa clavicule, tout en humant cette odeur qui ne le quittait plus depuis qu'il s'était retrouvé dans ce lit. Décidément, il n'y avait rien de trop horrible dans cette situation. D'accord, il s'était réveillé dans le lit d'un taré, sans savoir ce qu'il lui était arrivé. Ça, et il ne fallait pas oublier le suçon qui lui perlait encore le cou. Une marque qui lui faisait presque mal lorsqu'il la touchait, mais était-ce bien ce qu'il pensait ? Ses vêtements qui traînaient au sol, le trou de mémoire et en dernier lieu; ce suçon qui offrait la parfait illusion d'un mauvais coup. Mise en scène ou pas ? La question devait se poser. Après tout, Octave lui avait raconté une histoire, une péripétie qu'il énonçait avec tant d'envie et de vérités. Leslie avait-il en face de lui le dieu des mensonges, un cinglé ou un simple joueur dont l'humour lui rappelait peu à peu celle d'une grande asperge blonde ? Et si Felix y était encore pour quelque chose ? Il n'y avait plus rien d'étonnant venant du blond, mais non, cette idée lui semblait peu probable. Octave était grand, il pouvait tout faire seul, sans personne dans ses pattes. Les adultes ont de l'influence sur les adolescents, pas le contraire, n'est-ce pas ? Enfin, pour vu que Leslie n'apprenne pas à utiliser du chloroforme, puisqu'un certain Serdaigle risquerait d'y passer.

Le jeune homme se redressa et dans une simple provocation, il s'attaqua au pantalon du bibliothécaire tout en lui posant une question qui, au départ, l'amusait. Une question qui n'eut guère de réponse d'ailleurs. Incertain, il relâcha sa prise et remarqua au même instant que ses mollets étaient libres. Les plaisanteries avaient assez duré ? Aller, c'était le retour à la réalité. Il se recula légèrement, intrigué par la réaction d'Octave qui... Riait. Le rire, le son de cette exclamation étaient devenu agressant pour Mathewsen, que ce soit un rire franc ou doux, il n'était pas capable de l'apprécier à sa juste valeur. Il s'était lui-même vu rire une fois et disons que cette image n'allait pas le quitter de sitôt. Ça le répugnait. Un rire comme celui de l'adulte, ça lui rappelait toutes ces fois où les autres s'étaient moqués de lui. Une mauvaise impression monta, ainsi qu'un mélange de honte et de gêne qui le fit pencher la tête vers ses propres mains. Ses paumes étaient toujours posées contre cette peau inconnue qu'il venait de découvrir. Il les retira lentement et ferma doucement les poings en réalisant peu à peu qu'il s'était emporté. Les hormones, quoi de plus merveilleux pour déstabiliser un gamin de son genre, un adolescent paumé qui rêve de luxure depuis quelques mois. Il ravala difficilement sa salive, pinçant ensuite les lèvres alors qu'Octave se détendait enfin. Sa propre question qui fut si amusante au départ se transforma en amertume. Ça lui donnait presque mal au coeur. C'était la première fois qu'il se trouvait vulgaire.   

« Mec, qu’est-ce que tu fous ? De quoi tu me parles bon sang ? T’es vraiment sérieux ? »

Lui qui essayait de se remettre en question, Octave ne fit qu'augmenter son sentiment de honte et ses mauvaises impressions. Nerveusement, Leslie regarda autour de lui. Devait-il se retirer ? Il ne comprenait plus la tournure des évènements. Le bibliothécaire l'avait invité à le toucher et puis maintenant il se foutait de lui ? Il se fout de moi depuis le début... Bravo. Et il secoua la tête pour répondre à la question, mais hocha en même temps avant de finir toute cette confusion dans un simple haussement d'épaules. Il n'était pas sérieux, mais il ne rigolait pas non plus. Il s'était seulement amusé et maintenant, ça le gênait. Il remonta l'une de ses mains à son propre visage, allant se pincer la lèvre inférieure entre le bout de l'ongle de son index et le dessous de son pouce. Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'avait-il fait pour se retrouver dans cette position si désagréable ? Ah, oui, il s'était endormi dans la bibliothèque. Son mal de coeur persistait, alors que l'ongle de son index perça légèrement sa peau. Étrangement, la douleur lui fit le même effet qu'un calmant. Elle le porta à penser à autre chose l'espace d'un instant et d'oublier ses maux de coeur.

« Je te caresse comme si t'étais un chat toute la nuit où tu t'attends à ce que je sois plus "entreprenant" que ça ?... Je t’ai à peine touché et t’as déjà la reconstitution intégrale de Pompéi dans ton slibard ? T’as de la fumée qui en sort pour te comporter comme ça ? Aussi subtil qu’un char Tigre dans une cour d’école… »

Outch... Il releva lentement ses pupilles jusqu'au visage d'Octave. Toutes expressions s'étaient supprimées de son visage de porcelaine. Cette situation n'était pas si horrible que ça ? Il s'était trompé. Il n'y avait plus que cette petite bouche entrouverte, un regard humide de colère ou de frayeur, sans oublier cette respiration aussi brusque que calme. Le cinquième année n'avait pas réellement compris les mots du bibliothécaire, mais les grandes lignes furent bien enregistrés. Et le pire, c'était que l'adulte lui parlait avec ce sourire en coin, un sourire horrible qu'il ne pourra jamais oublier. Il se releva aussitôt et commença à assembler ses affaires. À présent, il ne voulait que partir de cette chambre.

« Rien que le fait que je te donne l’avantage sur moi aurait dû provoquer non pas une explosion d’hormones de ta part, mais plutôt l’envie de tirer fort sur les draps pour essayer de m’étouffer avec ou me les jeter dessus et profiter de la diversion pour tenter de fuir. Dis-moi, tu ne serais pas un gamin à problèmes ? Non, parce que vu ton comportement, ça se devine un peu. Surtout avec tes scarifications au poignet qui viennent parfaire cet air d’adolescent aussi tourmenté qu’un slip dans un lave-linge. Tu aimes bien te faire du mal ? A défaut de copuler, je peux toujours t’aider avec ça. Je te fais couler un bain bien chaud ? »

Telle la gazelle face à son prédateur, il se dressa et fixa Octave un moment. - Comment peux-tu... Son regard s'assombrit et il se rapprocha du lit, prêt à le tuer sur place par tous les moyens possibles, mais une partie de lui le força à s'arrêter face au matelas. Il s'en voulait plus à lui-même qu'à l'homme. Soyons franc, ce n'était pas Octave qu'il voulait tuer. Le regard vide, il secoua la tête. - Ils se foutent tous de ma gueule... Et chaque fois, le coup est réussi. Génial Leslie... T'es génial. s'avoua-t-il en griffant le suçon, arrachant ainsi sa peau. Il se défoulait de cette façon, en s'en prenant qu'à lui-même. Le souffle court, il retourna à ses vêtements au sol et cligna des yeux à maintes reprises, puise que sa vision se flouait sous les larmes. Cependant aucune d'elles n'allait couler. Non, le Serpentard n'allait pas flancher devant le bibliothécaire. Il se trouvait déjà assez pathétique et il n'avait pas envie d'en ajouter davantage.

- Je te fais couler un bain bien chaud ? répéta-t-il dans le vide, le visage crispé et une boule dans la gorge. Tu sers tellement à rien qu'on préfère t'aider à crever plutôt qu'à vivre. pensa-t-il par la suite en continuant d'arracher sa peau. Il se sentait sale et ce sentiment combiné au dégoût qu'il se portait à lui-même l'étouffait complètement. L'odeur d'Octave était encore aussi forte, ce qui l'enrageait un peu plus à chaque instant. Tout en tremblotant, il arracha presque la chemise qu'il portait, voulant au plus vite s'en débarrasser et remettre ses propres vêtements. Lorsqu'il eut terminé de se changer, il s'approcha de la porte, essayant de l'ouvrir. Barrée... La porte était barrée. Il donna donc le premier coup de pied contre celle-ci, se retournant ensuite. - ... Oh, il n'avait pas envie de jouer à "ouvre-moi la porte s'il te plaît". Il ne pouvait pas aller se défouler ailleurs, alors il allait se défouler ici. Il chemina lentement, prenant l'un des deux vases qui, sans se le cacher, embellissait la pièce.

- T'as raison... Dit-il avant de balancer le vase contre la porte.- J'suis un gamin à problème ! poursuivit-il en lançant le deuxième vase au même endroit. - Un slip dans un p'tain de lave-linge qui se change en catin puis en princesse ! Il empoigna la statuette de bronze, l'envoyant à son tour contre la porte avant de lancer tous les livres sur lequel il put mettre la main. - Je suis aussi subtil qu’un char Tigre dans une cour d’école ! Il sourit en coin en jetant une boîte en bois, toujours contre la porte et pris à deux mains un gros minerai qu'il balança non loin de la tête du bibliothécaire sans aucun ménagement. À force d'avoir crié, il avait déjà mal à la gorge, mais ça ne le gênait pas. - J'aime me faire du mal... conclut-il dans un murmure puis il monta sur le lit et se rapprocha de l'adulte, restant debout. Il le fixa avec dégoût. - Mais vu mon comportement, ça se devine un peu... Hein ? Il retourna gratter la plaie à son cou, se rendant compte qu'elle saignait abondamment. Dans un soupir, il essuya ses doigts contre son haut et s'accroupit de sorte à se rapprocher d'Octave. - Ouvre-moi la porte. Avec un peu de chance, je vais crever avant d'atteindre ma chambre. Il lui sourit faussement, la tête penchée sur le côté droit, alors qu'il se retenait d'aller l'étrangler. Enfin, l'une de ses mains s'était redressée, signe que son envie de meurtre était assez présente. - D'accord ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Ven 7 Oct 2016 - 1:01

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 13 Oct 2016 - 23:59

L'adulte se redressa sous le regard du jeune Serpentard qui détourna ses prunelles pour le voir s'approcher des dégâts. Du verre en éclats, des livres en mauvaises états et il ne savait plus quoi encore qui trônait devant cette porte qui était toujours fermée. Allait-il pouvoir sortir de cette pièce un jour ? Est-ce qu'il en demandait trop ? En fait, cette question, il se l'était souvent posée autrefois. Il ne recevait jamais ce qu'il désirait, même pas une infime partie de sa demande. Non, ce n'était que du vide et de ce vide, on lui demandait toutes sortes de choses en retour. Alors peut-être qu'au fond, il en demandait trop. Peut-être qu'au fond, ses attentes étaient trop hautes et c'était ce qui faisait en sorte que peu importe ce qui allait arriver, il ne pouvait qu'être déçu ou confronté à l'opposé. Et c'était ce qu'Octave faisait dans un certain sens. Leslie était confronté, pris face à une situation qu'il n'aurait jamais voulu vivre, une grande mise en scène dans laquelle il avait mis de sa participation et il était de retour à la première case. Là où il s'était avancé, il n'avait eu le droit que de se brûler. Ce qu'il avait appris en si peu de temps n'était que l'ampleur de son invalidité à pouvoir bien réagir à une situation qui, de loin, était sans doute beaucoup plus simple qu'il ne le croyait. Sa gorge était tachée d'un rouge pourpre qu'il avait pour habitude de voir à présent. Son sang, le sang d'un être impur qu'il déteste depuis si longtemps qu'il en vient à se demander pourquoi il n'a pas été capable d'arracher plus de peau que ça. Partout il ne voyait que des échecs et face à ce bibliothécaire, il avait l'impression d'être l'un de ces cadavres qu'on ramène à la vie, ce cadavre qui avait si longtemps attendu sa mort. Alors pourquoi le ramener à la vie ? Pourquoi devait-il être si durement ramener sur Terre ? Il ne s'était jamais senti aussi vivant avant d'atterrir dans ce lit. Cette nouvelle cage, bien que disgracieuse et maintenant amochée, lui faisait ouvrir les yeux sur certaines choses. Premièrement, les adultes sont aussi bêtes que les adolescents. Deuxièmement, le monde des autres est parfois plus envahissant que le nôtre. Troisièmement, les hormones... c'est puissant. Et quatrièmement, ce n'était pas parce qu'il était persuadé de quelque chose qu'en somme, cela voulait dire que c'était vrai.

Octave avait réussi à lui faire croire un tas de conneries. Un bon menteur en bref, mais d'où pouvait venir ce plaisir à mentir de cette façon. Pourquoi s'amusait-il à chambouler un gamin ? C'était ce que Mathewsen cherchait à savoir. Pourquoi lui ? Ce n'était sans doute pas par hasard qu'il s'était retrouvé là. Après tout, il était impossible pour lui de croire qu'il était le seul élève à s'être endormi dans la bibliothèque depuis qu'Octave était là. Alors quoi ?.. L'uniforme féminin, sans doute. La jupe avait pour habitude de lui attirer un tas d'ennuis, de chercher l'attention d'innombrables êtres malveillants. Mais Felix n'était pas ce qu'il y avait de plus méchant en ce monde. Et Octave avait été, même si c'était dur de l'avouer, très doux avec le Serpentard. Donc... L'adulte faisait tout cela dans le but de s'amuser. Le jeune homme se força mentalement un rire bien sarcastique en se disant que ça n'avait rien de drôle. Oh, règle numéro quatre ; être persuadé ne veut pas dire qu'on a raison. Alors d'accord, c'était peut-être réellement amusant en fait, mais pas pour lui. Enfin, vu sa position, rien n'allait lui être amusant ce soir. « Tu sais d’où il vient ce vase ? » Oh, à peine Octave avait prononcé ses premières paroles que le gamin pris place contre le matelas, s'installant aisément et fixant le bibliothécaire qui lui récitait des choses qui n'avait aucune importance pour lui. Il profita d'ailleurs de son manque d'attention pour reprendre l'un des deux morceaux de Kipushitei en main pour ensuite le jeter au sol, créant à nouveau du brouhaha. Il fit de même avec l'autre morceau d'ailleurs. À quoi bon lui raconter toutes ces histoires ? Qu'était-il censé comprendre ? Découragé, Leslie fit du bruit à l'aide de sa bouche, alors que celle-ci se faisait pâteuse.

« C’était le travail des mains d’un type complètement inconnu et malade, il me l’avait offert pour qu’au moins son œuvre subsiste quelque part après sa mort. » Et il a fini dans ta chambre, c'est tristeuh pour lui. pensa-t-il en soupirant et se forçant un sourire mal à l'aise. L'adulte était définitivement impossible à suivre et le pire, c'était qu'il poursuivait ses dires, passant des vases aux bouquins. Incertain, Mathewsen regarda autour de lui, cherchant à savoir si c'était encore une mise en scène ou si l'homme face à lui était vraiment en train de lui réciter tout ce qu'il avait malheureusement brisé. Et d'ailleurs, oui, il avait tout brisé, mais c'était la faute à qui, hein ? Au moins, ces nouvelles divagations lui avaient enlevé son envie de meurtre. « Reliure demi-veau à coins, dos orné de fers dorés, reliure pastiche, imprimé à Paris, mors légèrement frotté, 1688… Clause Fauchet, maroquin framboise, trois filets dorés sur les plats, dos à nerfs orné d’un décor orné à la grotesque, coupes bordures décorés, tranches dorées sur marbrures, Paris, 1581… Jeu de cartes du blason, Lyon, 1692… » Et la suite des choses fut assez... intéressante. Leslie, les yeux grands ouverts, écouta tout ce que l'adulte avait à lui dire sur la vie. Perplexe, il ne fit que pencher la tête et hocher chaque fois qu'il se sentait blessé par ses mots. Lui, lui il a le profil pour être une victime ? C'était sa logique des choses. Puis après, il parle d'argent ? Mathewsen pinça les lèvres et fronça les sourcils. Il l'écouta attentivement, enregistrant tout ce qu'il avait à dire, parce que c'était ce qu'il faisait toujours et lorsque la fin venue, il prit le temps d'applaudir, frappant ses mains directement devant le visage du bibliothécaire, pour ne pas dire qu'il était à deux centimètres de son nez. Trois tapes et c'était fini. Il secoua ensuite la tête en haussant les épaules.

- Bon... maintenant que c'est toi qui joues la princesse, je vais donc prendre le rôle de la catin, okay ? Il inspira doucement et laissa évacuer un rire, sans jamais perdre de son sarcasme. - Alors, sache que crever avec chance ne veut pas forcément dire que la chance me revient à moi. Non, tu n'y es pas du tout mon grand. Mais comme tu sembles en connaître plus sur le rayon, bah je me demande ce que tu fous encore ici. Tu t'es raté ? Parce que tu vois, à être dans ta peau, j'aurais sans doute eu toutes les pages qu'il me faut pour vouloir crever. Il sourit en coin tout en haussant un sourcil. - Et dans ton cas, il y aurait eu beaucoup de chance. Ouais, ça aurait été une chance pour tous ces gens qui t'ont malheureusement rencontré. Cet homme malade qui t'a donné ce vase en fait partie. ET OH... Après, c'est ma faute ? T'es sérieux là ? Tout en croisant les bras, il chercha dans sa petite tête le meilleur exemple qui lui venait face à cette situation. - Tu vois, t'es tellement taré qu'en fait, t'es ce genre de mec qui chiale tous les jours que les crottes de son chat sentent mauvais. Mais, ce chat, t'es pas foutu de le laisser sortir. Sauf que... Il rapprocha son visage du sien avant de poursuivre. T'es tellement con "Octave", alors tu continues de te plaindre en espérant ensuite que ton chat ramasse sa propre m*rde. Réveilles-toi, ce chat n'en a rien a foutre et va pas dire que c'est de sa faute s'il va chier. Surtout que c'est toi qui l'as fait entrer ce chat, c'est toi qui l'as nourri. Tu t'attendais à quoi en m'invitant ici, hein ? T'es vexé que ta mise en scène m'ait pas donné la réaction que tu recherchais ? Alors tu te venges en voulant que je répare tout ? T'es pas mieux que moi. Il se redressa doucement tout en essayant de comprendre ce que l'adulte lui voulait, mais rien ne lui venait à l'esprit. - Donc, ma princesse, t'as raison, j'suis malheureux et sûrement égoïste et t'as réussi. Oui, bravo, tu m'as donné envie de ba*ser, mais t'es celui qui m'a invité à te toucher. Du coup, j'suis pas vexé, juste frustré et vue la situation, je ne risque pas d'être celui qu'on va pointer du doigt. Entre l'ado qui s'ouvre les veines et le conard qui enferme un élève dans sa chambre en lui citant qu'il lui appartient pour la nuit, j'pense pas être celui qui fait le plus pitié. Alors... pendant que tu te masturbes Il mima deux coups dans le vide de sa main gauche, l'envoyant ensuite vers le visage du bibliothécaire. avec ce qui reste de tes biens matériels, j'aimerais bien que tu laisses le chat sortir. Il se recula et regarda vers la porte en fronçant du nez. - Et peu importe ce que t'as à dire, sache que je suis content d'avoir brisé tes trucs. Ce monde n'aurait rien perdu si je m'en serais pris à ta tête et faut dire qu'en ta possession, ces trucs ne valaient pas vraiment mieux que de la me*de de chat. D'ailleurs, si tu veux vraiment jouer à l'adulte avec moi, t'aurais dû y penser plus tôt, parce que là, c'est pas gagné.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Dim 16 Oct 2016 - 4:04

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Dim 16 Oct 2016 - 8:18

Un rapprochement... Deux êtres parfois si similaires, parfois si différents qui, d'une simple approche, pouvaient apaiser tous les maux que portaient leurs âmes. Leslie n'était pas réellement proche de ses camarades de maison et d'un certain point de vue, il fallait avouer qu'il ne faisait pas que s'éloigner des autres. Non, il s'éloignait aussi de lui-même. Secouant la tête face à l'aide que sa famille pouvait lui apporter, il avait aussi pris cette habitude d'abaisser les yeux devant le miroir et de fixer ses paumes que si une blessure devait y être faite. Il ne s'aimait pas et cela datait de si loin qu'en finale, il lui semblait être impossible de s'en sortir. Du haut de ses quinze petites années de vie, il se croyait déjà damné. Respirer, c'était tout ce qu'il voulait faire, mais il était pris dans un univers où sa simple existence l'étouffait. Ceux qui s'étaient approchés s'étaient d'ailleurs rendu compte d'une seule chose ; que Mathewsen était rendu à ce point de non-retour où il n'avait même plus besoin d'être lui pour se détester. Hors de son corps où à l'intérieur, peu importe sous quel angle il se voyait, l'image restait toujours aussi dégueulasse, toujours aussi impure et imparfaite et il n'avait pas besoin de se voir pour se sentir ainsi. Ce n'était pas pour une question de physique ou même de sang qu'il se trouvait si laid. La haine qu'il se portait était, en grande partie, engendrée par des erreurs qu'il n'arrivait pas à se pardonner. Le reste n'était qu'une goûte de trop dans un vase qui menaçait déjà de briser à chaque instant tant la pression y était forte. Il s'en voulait à lui-même de ne pas atteindre l'image qu'il s'était fait de la perfection, trouvant ainsi le moindre de ses défauts comme étant une bonne raison pour pouvoir se détester davantage. Pendant plusieurs années, il avait été apte à mettre la faute sur les autres, mais depuis que l'été s'était terminé, il voyait peu à peu que celui qui lui faisait le plus de torts, c'était lui-même. La réelle solitude lui avait appris bien des choses. Mais comment pouvait-il s'en sortir ? Lui, le petit Serpentard qui crachait au visage de tous... qui aurait envie de lui faire un câlin ? Même Amelia, sa soeur, aurait passé son tour. Enfin, c'était ce que Leslie pensait.

À force de se détester de la sorte, son estime de lui-même était dans un négatif si profond que tout raisonnement verbal était inutile pour le réconforter. Personne ne pouvait lui remonter le moral à l'aide de bonnes blagues, de compliments ou d'histoires. Il n'y avait que les gestes qui comptaient et le seul qui arrivait, de par ses gestes, à apaiser Mathewsen, c'était un bleu d'une année supérieure. Et plus Leslie y réfléchissait, plus il avait peur de tacher ce Serdaigle en question. Oui, parce qu'il se trouvait répugnant et que son estime était faible, il ne fuyait donc pas que pour être seul, mais surtout pour éviter que les autres se rendent compte à quel point il était pathétique. Mais ça, Octave s'était fait un plaisir à lui rappeler. L'adulte lui avait balancé de cruelles vérités. Faire pitié, c'était ce que l'adolescent redoutait le plus. Il ne voulait rien des autres et ce mot était, pour lui, une façon de dire qu'en fait, il quémandait de l'aide. Cependant, le Serpentard voulait être un adulte avant l'heure. Il voulait faire croire qu'il pouvait tout faire tout seul et encore une fois, cela le ramenait au point de départ. Il était incapable de demander de l'aide, parce qu'il voyait en cette demande qu'une erreur de plus. Il avait surtout la trouille qu'on puisse le voir sans son masque. Pourtant, encore une fois, le bibliothécaire avait réussi à briser ses barrières, à le faire pleurer puis finalement, lui faire faire une crise. Leslie s'humecta à nouveau les lèvres, reculant peu à peu alors qu'Octave se rapprochait de lui. Leurs visages furent assez proches, mais l'adolescent n'y ressentit guère de malaise. Il s'imagina bien évidemment cette scène horrible, ce moment où leurs lèvres auraient pu se rencontrer, mais jamais cela lui était arrivé et jamais cela allait lui arriver. Personne n'avait envie de se laisser empoisonner par un être aussi égoïste et mépris d'un désir charnel, un désir qui s'était d'ailleurs transformé en cauchemar.

Et enfin, Octave se leva, laissant à nouveau le jeune sorcier seul contre le matelas. Dans un sourire qui n'avait aucun sens, Leslie abaissa la tête et ferma les yeux l'espace d'un instant en comprenant que non, le bibliothécaire n'allait pas le laisser partir. Sous certaines pensées bien macabres, il retourna, d'un geste nerveux, gratter sa gorge puis il inspira profondément en voyant la magie réparer tout ce qu'il avait fait, comme rien ne s'était passé. Ne plus exister, c'était ce qu'il voulait, mais le Réparo qui fut si bien exécuté n'allait pas s'en charger, n'est-ce pas ? Ça n'allait pas le réparer lui. De toute façon, il était sûrement irréparable. Enfin, c'était, encore une fois, ce qu'il croyait. Ce rangement spontané qui suivit le sort lui rappela sa propre chambre. Il avait toujours fait en sorte qu'elle soit en ordre, classant tout par ordre de couleur et ne laissant rien traîner au sol. D'une certaine manière, cela avait été sa première façon de pouvoir disparaître. Pour tout dire, lorsque ses parents entraient dans sa chambre, ils n'avaient même pas l'impression que leur fils y était. La pièce ressemblait plutôt à une chambre d'invité, une pièce de trop dans laquelle personne n'aimait y mettre le pied. Sous un fébrile soupir, il croisa les bras et se consola en caressant ses avant-bras. Puis, sans s'en rendre compte, il repartit se perdre dans la noirceur de son coeur, avant de finir par lever les yeux vers Octave qui reprit parole.

« Est-ce que tu viens vraiment de justifier ton comportement en évoquant celui d’un chat ? Accorderais-tu donc si peu de valeur à ta propre intelligence pour te cacher derrière un animal domestique ? »

Le silence qui suivit le cloua sur place. Il garda son attention rivée contre l'adulte un instant, mais cela ne dura pas longtemps, avant que ses prunelles ne dévirent un peu partout. La confusion prit ensuite place et plus il y réfléchissait, plus il constatait que l'analyse de l'homme était vraie. - Je... ce n'est pas ce que j'ai voulu « Tu aurais pu au moins choisir, je ne sais pas, un dauphin. Mais dans ce cas-là la comparaison aurait perdu tout son sens, bien entendu… Mauvaise comparaison d’ailleurs, parce que ça rabaisse tes actes au rang de citrouilles déposées par un sphincter incapable de les retenir… Enfin, en y réfléchissant, peut-être pas si mauvaise que ça, la métaphore. » Leslie secoua la tête à nouveau puis il se redressa légèrement en espérant pouvoir sortir du lit. Malheureusement, lorsqu'il s'approcha du bord, il se recula aussitôt. Il n'avait plus envie de quitter le matelas, parce que de toute façon, il n'allait pas pouvoir sortir de là. Il était un prisonnier pour la nuit et il avait bien compris le message à présent. Tout briser ne servait à rien, se faire du mal ne servait à rien, discuter ne servait à rien... Décidément, Octave était plutôt tenace dans son genre. Retrouvant sa position initiale, il ravala difficilement sa salive puis haussa les épaules en direction du bibliothécaire. Un chat... Était-ce ce qu'il était ? Un animal qui quémande de l'affection et de l'attention que lorsqu'il ne le décide, ce félin qui griffe facilement et qui ne ramassera jamais sa litière. Certaines comparaisons lui semblaient sensées, mais la tortue de mer de son patronus avait plus de sens pour lui.  

« Et tu sais ce qu’on fait avec les chats qui ne sont pas bien dressés ? On leur fout la tronche dans leur citrouille. Tu veux être un chat ? V’la ta litière. » Et la litière lui vint au torse sous forme de sable. Le choc fut assez brusque pour le forcer à se coucher et Dieu savait qu'il n'en fallait pas beaucoup pour forcer un gamin de son genre à se soumettre. Le souffle court, il ne se permit guère de crier, mais seulement de se débattre un peu. Octave avait pour don de le mettre en rogne. Les poings serrés et les yeux fermés, Mathewsen abandonna tout mouvement et attendit que ça s'arrête. Il n'ouvrit les yeux que quelques minutes plus tard, en sentant un poids se rajouter à celui de tout ce sable qui l'empêchait d'effectuer le moindre geste. Il releva la tête à plusieurs reprises tout en laissant échapper quelques plaintes craintives et apeurées. Cette position faisait monter en lui une panique inconnue. Anxieux, il préféra fermer ses paupières à nouveau puis il grimaça lorsqu'une fine partie de tout ce sable atteignit son visage. Il se questionna alors, cherchant à savoir ce que l'adulte pouvait bien pouvoir faire sur lui. Était-ce un nouveau jeu ? Dans tous les cas, il ne trouvait pas cela très amusant. Tremblotant à nouveau, il essaya de dégager l'un de ses bras, sans y arriver. Sa deuxième solution fut donc de penser à autre chose. Se sentir enseveli ainsi, ce n'était vraiment pas une belle expérience pour le Serpentard. Oh, il découvrait à présent une phobie dont il ne connaissait même pas l'existence. La taphophobie. Le souffle toujours aussi court et le visage crispé par cette peur qui lui était encore injustifiée, il finit par ouvrir les yeux et constater que le bibliothécaire avait pris place sur lui.

L'adolescent n'avait même pas la force d'être en colère contre Octave, il voulait juste qu'il le sorte de là, mais il était incapable de parler. La panique le rongeait de l'intérieur et ce fut au moment où allait perdre contrôle qu'une paume se posa contre sa tête. Les yeux mis-clos, il se nourrit de cette caresse pour apaiser son anxiété grandissante. Les spasmes respiratoires furent les premiers symptômes à disparaître. « Miaou » Dégoûté, il gigota à nouveau. Cependant, la suite des choses le calma assez rapidement. Les doigts de l'adulte parcoururent son visage, lui offrant des caresses si douces qu'il était devenu impossible pour lui de les ignorer. Les yeux fermés, il entrouvrit les lèvres et se laissa peu à peu emporter par cette tendresse qu'il désirait depuis si longtemps. Ironie du sort, ce simple rapprochement lui était offert par un inconnu qui n'avait aucune idée du bien qu'il pouvait lui apporter. Du soulagement, du bien-être ainsi qu'une certaine béatitude. Un câlin pouvait être plus réconfortant que tous les mots du monde et c'était la situation de Leslie. Il ne voulait pas se faire dire ses vérités, se faire guider, questionner, raisonner ou il ne savait trop quoi. Il voulait seulement de cette brève attention, ce signe qui lui prouvait qu'il n'était peut-être pas si répugnant que ça. Ça lui avait manqué, tellement manqué qu'en finale, il avait fini par en redouter. Sous la main d'Octave, Leslie retrouvait un profond apaisement et alors qu'une douce chaleur l'engloba, il essaya de retenir ses larmes à nouveau. Et pour une fois, ce n'était pas des larmes de tristesse, mais bien de joie.  

« Tant que tu ronronnes, ça me va que tu sois un chat. Même s’il faille que tu mordes parfois. Un petit chat battu et perdu, qui ne sait plus qui caresse et qui frappe, alors il griffe tout le temps et tout le monde, pour ne pas qu’on le blesse. »

Il laissa échapper un rire anxieux, mais vrai. Pour une toute première fois, il riait sans être sarcastique, sans se forcer. Ce n'était qu'un petit rire timide, franc et habité que par de bons sentiments. Il dégagea ensuite son bras gauche de sous le sable, se surprenant en y arrivant. En fait, sans la panique, il était plus facile pour lui de bouger. Il fixa sa main un bref instant puis la glissa contre celle du bibliothécaire pour reporter sa paume contre sa joue. Ne suivant plus que son instinct, il s'y appuya doucement, sans jamais regarder l'adulte dans les yeux. Il n'en était plus capable à présent. Il le redoutait à son tour, tel un gamin qui prenait les bonbons que les inconnus lui offraient, avant de s'enfuir. - Si je te remercie, est-ce que tu vas retourner mes paroles contre moi ? demanda-t-il entre deux sourires maladroits.

HRPG:
 

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Dim 23 Oct 2016 - 4:18

Le souffle court, Mathewsen s'était peu à peu perdu dans une profonde angoisse qui avait été engendrée par cette lourdeur qu'offrait tout le sable contre son torse. Le poids de l'adulte n'aidait en rien, alors qu'Octave semblait prendre un certain plaisir à s'installer sur la montagne, en prenant tout le temps qu'il lui fallait pour trouver une position confortable. Pour tout dire, les mouvements du bibliothécaire avaient agrémenté chez l'adolescent une cruelle panique qui avait réussi à crisper tout son corps. Pendant un moment, il avait cherché à se retirer, avant de finalement se noyer dans cette phobie si simple qu'était la Taphophobie. Plus jeune, il était impossible pour lui de se cacher sous les couvertures de son lit, sans qu'il ne se sente étouffé. Il était d'ailleurs le dernier gamin apte à se cacher sous un lit, sans en sortir en pleurant. À bien y penser, cette frayeur d'être enterré vivant datait de lorsqu'il n'était qu'un gamin pas plus haut que trois pommes. Son père avait réussi à assembler assez de neige pour en faire une montagne dans laquelle le petit Leslie s'était fait un trou. Ce fut si amusant... Enfin, jusqu'à ce qu'Amelia saute sur la montagne, sans jamais se rendre compte qu'en fait, elle avait enfermé son petit frère dans ce trou qu'il s'était fait. Trois secondes plus tard et le bébé Mathewsen criait si fort, ce fut au point qu'il n'aura passé que dix secondes dans les ténèbres avant d'en être sorti. Ce sentiment de ne plus pouvoir bouger ou même respirer l'avait marqué et ce malaise fut de retour en cette soirée de folie où l'adulte avait cru bon de l'enterrer de la sorte. Et alors que la peur le rongeait sans la moindre pitié, la tendresse trouva tout de même sa place sous une paume chaude et enivrante. Les lèvres entrouvertes, le Serpentard s'était enfui dans les caresses d'Octave, trouvant en celles-ci un apaisement presque malsain tant cette main était efficace. Les tremblotements s'envolèrent et son souffle put reprendre un assaut plus normal, plus serein et moins douloureux.

Le coeur plus léger, Leslie avait ensuite pu retirer l'une de ses mains de sous le sable. Surpris, il avait aussi pris le temps de fixer sa propre paume un bref instant, la contemplant tel un nouveau-né qui prenait connaissance de son corps. Son expression n'eut guère changé, mais il était réellement étonné par cette soudaine liberté, par le fait qu'il avait réussi à se libérer malgré tout. Lui qui se croyait capable de rien, toutes ses réussites, aussi simples qu'inutiles, lui paraissaient comme des exploits. La chaleur englobant son visage qui offrait toujours ce regard humide par une peine qu'engendrait sa joie face à son apaisement s'estompa doucement, jusqu'à ce qu'il puisse retrouver une température moins encombrante. Les rougeurs disparurent puis laissèrent place à cette teinte trop pâle qui donnait l'impression qu'il allait être malade. Leslie en était conscient, il était trop pâle, trop frêle, trop petit, trop maigre, trop faible... Pour ce qui était des points négatifs, il était persuadé par le fait qu'il pouvait facilement battre des records. Après tout, sa jupette et sa nouvelle blessure au niveau de sa gorge en disaient long à son sujet. Et de toutes les raisons qu'il allait prochainement pouvoir inventer pour cacher ces nouvelles marques, il trouvait la vérité plutôt originale; J'avais un suçon et je me le suis arraché... De quoi faire fuir les plus curieux. De sa main libre, il guida la paume de l'adulte jusqu'à sa joue, alors que celle-ci s'était perdue dans ses cheveux. Pourquoi faisait-il ça ? Parce qu'il voulait être touché à nouveau. Cette simple attention qui allait forcément le rendre dépendant lui permettait de se rendre compte qu'il n'était peut-être pas si répugnant qu'il ne pouvait le croire. Oh, Mathewsen le savait, Octave ne faisait rien par obligation. Non, cet homme faisait partie de tous ces gens qui faisaient que ce qu'ils avaient envie de faire. S'amuser, c'était ça ? Alors l'adulte lui offrait des caresses par envie ? ... C'était ce que Leslie jugea et cette idée lui prenait presque la tête.

Sous deux sourires maladroits, le jeune sorcier posa une question qui ne fit que refléter ses nouvelles angoisses. Lui qui se sentait enfin bien, il avait maintenant peur d'être à nouveau confronté aux douleurs de son âme. Octave faisait preuve d'une véracité qui lui crevait le coeur à chaque fois qu'il avait pu ouvrir la bouche. L'adolescent avait réussi à lui répondre, mais d'entre eux, Leslie était le plus instable et le bibliothécaire lui avait dit des choses qu'il ne pourra sans doute jamais oublier. Et de son côté, le Serpentard n'avait fait que cracher son venin, des paroles qui pouvaient facilement être jetées dans l'oubli. Suite à toute cette tendresse qu'il désirait depuis trop longtemps, il avait pour simple envie de le remercier. Mais pouvait-il le faire sans avoir peur d'un mauvais retour plus tard ?

« Je retournerai tout ce que je pourrai contre toi. Ca t'apprendra à dire des bêtises. D'ailleurs, récolte les conséquences d'un remerciement jamais prononcé. » Et à quoi Mathewsen s'attendait-il en voyant l'adulte se déplacer pour se mettre au-dessus de son visage ? À rien... Un bisou dans le vide, un semblant d'amour qui n'existait pas. Aucun contact... Non, il n'y croyait pas une seconde qu'Octave pouvait poser ses lèvres non loin des siennes et ce fut en le voyant se rapprocher qu'il enfonça son derrière de tête au fond du matelas, tout en fermant les yeux d'une manière craintive. Il accepta son sort à la seconde où il sentit les lèvres chaudes du bibliothécaire rencontrer la commissure de ses lèvres et se détendit aussitôt. Il relâcha ensuite pression contre le matelas, ce qui engendra un mouvement vers l'avant et pressa davantage cette étreinte qu'il se permit d'apprécier. Il essayait de tout enregistrer, l'odeur, la chaleur, le goût, le sentiment qui le clouait sur place et qui l'empêchait de tourner légèrement la tête pour en demander plus. Gourmand, c'était ce qui le décrivait le mieux à cet instant, mais la crainte le figeait là, contre ce lit sableux qui n'était pas le sien. Il avait peur d'agir, peur de se faire dire qu'il n'avait pas la bonne réaction. Il ne voulait plus être l'adolescent qui subissait des explosions d'hormones sans être capable de se contrôler.

Le regard fuyant, il ne fut guère capable de poser ses prunelles dans celles d'Octave, alors que l'adulte s'était redressé et avait commencé à creuser dans le sable. Lorsqu'il le prit sous les aisselles, il toussa et se crispa sous un tic nerveux qui le poussa à donner une tape contre le bras gauche du bibliothécaire. Les aisselles, les côtes et le dessous des pieds... Il n'y avait rien de plus sensibles chez lui lorsqu'il était question de chatouillement. Il échappa un rire timide en direction de l'adulte par la suite, histoire de lui faire comprendre que son tic n'était pas un mouvement de recul, de dédain ou de rejet. Il put d'ailleurs le regarder dans les yeux et réaliser qu'il n'avait pas besoin d'être si tendu. Après tout, Octave n'allait pas le manger, hein ? En le voyant se retirer du lit, il pencha alors son attention contre ses propres vêtements et essaya tant bien que mal d'enlever le surplus de sable. Puis, il abandonna cette idée bien vite en constatant que de toute façon, ses vêtements étaient dans un point de non-retour. Un vague soupir s'échappa d'entre ses lèvres et, curieux, il posa son regard contre l'ouate qu'Octave avait en main, lorsqu'il revint vers lui.

- Qu'est-ce que... dit-il en se reculant légèrement, mais il se laissa faire en comprenant que c'était pour nettoyer la plaie à sa gorge. Son instinct le porta à vouloir dire qu'il pouvait le faire tout seul, mais ce fut en le voyant si concentré qu'il se perdit dans ses pensées. Il ne fixait plus que le visage d'Octave, les lèvres à nouveau entrouvertes et une expression entre la stupéfaction et la peur imprimée au visage. Il le contemplait et ce fut lorsqu'il se redressa qu'il referma de suite la bouche et pencha la tête comme si toute cette attention qui venait de lui donner était attirée ailleurs. S'humectant les lèvres, il guida ensuite ses iris vers la porte de la chambre.   

« Il est tard maintenant, tu peux partir si tu le souhaites, mais je ne t'aiderai pas à jouer les ninjas pour échapper aux inspecteurs et autres rôdeurs nocturnes. Ou tu peux aussi dormir ici. Tu peux aller prendre un bain, je panserai ton cou s'il le faut plus tard. Tu peux prendre mon peignoir, il est derrière la porte, les serviettes sont sous le lavabo. Je t'ai ramené de quoi manger également. Cela dit le choix t'appartient à présent. » Tout en croisant les bras, Leslie balaya du regard l'ensemble de la pièce et inspira profondément, ne sachant pas quoi faire. Est-ce qu'il voulait vraiment partir ? Non... Mais au fond de lui, il avait l'impression que l'adulte le mettait au défi et plus il y réfléchissait, plus il se disait que de rester dans cette chambre était, d'une certaine façon, similaire à déclarer forfait. Perplexe, il regarda le bout de ses doigts tout en se penchant légèrement vers l'avant.

« Pourquoi tu voulais me remercier, en fait ? » Surpris, il leva la tête d'un coup et regarda Octave un long moment, avant de finir par... rire. Un rire maladroit prit entre le malaise et l'incertitude. Il essaya de contrôler ses spasmes en appuyant d'une main contre son torse. Pour lui, la réponse était évidente et après tout ce que l'adulte avait pu constater et lui lancer au visage, il avait du mal à se dire qu'il lui posait cette question.

- Je... heum... bafouilla-t-il en s'essuyant le coin des yeux. Il pleurait... encore. Et maintenant qu'il était lancé, ça allait lui prendre un moment avant de pouvoir s'arrêter. Entre le rire et les larmes, il pinça les lèvres et haussa les épaules en direction de l'homme. - C'est peut-être parce que... un nouveau rire brisa le peu de concentrations qu'il arrivait à avoir pour arriver à parler. - Je suis fatigué ? se questionna-t-il en reniflant avant de se lever et de s'approcher de la porte à son tour. Il la regarda un moment et agrippa, pour se tester un peu, la poignée. Confus et anxieux, il regarda sa poigne un petit moment avant de geindre en constatant que sa vision se flouait sous ses larmes. Partir... Comment pouvait-il vouloir partir après tout ça ?

- T'es... vraiment horrible. dit-il en lâchant la poignée de porte tout en laissant un dernier rire le quitter. - Vraiment horrible... répéta-t-il en allant donner un petit coup contre le ventre d'Octave, un coup de poing sans aucune force apparente. Même lui faire du mal, il n'en était plus capable, alors qu'au tout début, il voulait lui arracher la tête.

- Mais sache que si j'aurais eu ma baguette, je serais déjà parti... Ouais, c'était sa façon de se rattraper, histoire de se faire croire à lui-même qu'il ne restait pas là par envie, mais bien parce qu'il n'avait pas le choix. Puis... dans une finale inattendue, il releva ses pupilles sombres pour rencontrer celles de l'adulte et décida qu'en fait, il n'avait pas besoin de lui mentir. - Non... c'est faux... je serais resté quand même. murmura-t-il sans aucune joie apparente puis il se recula en secouant la tête négativement, déçu pour il ne savait trop quelle raison. Marchant sur la pointe des pieds, il se rapprocha ensuite de la salle de bain et hésita à y entrer. Il ne fit qu'écouter l'eau couler et se remémorer de vieux souvenirs qui faisaient remonter en lui un regret dévastateur. Alors que son regard s'abaissa, il fixa le vide et posa une dernière question. - Puis-je vraiment rester ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Lun 24 Oct 2016 - 19:06

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Mar 29 Nov 2016 - 22:29

L'eau qui coulait dans la baignoire berçait peu à peu les pensées du jeune Serpentard qui, de son regard vide et humide, fixait la salle de bain sans savoir s'il pouvait y entrer. Il écoutait le ruissellement de l'eau, chose qui refaisait monter en lui de vieux souvenirs de son enfance. Il se revoyait chez ses grands-parents, à courir dans le grand escalier dont l'une d'une marche était beaucoup plus courte que les autres. Il descendait toujours le plus rapidement possible pour être le premier à prendre son bain, alors qu'il savait très bien qu'Amelia était toujours la première à y aller, puisque c'était elle la plus vieille. Leslie pouvait d'ailleurs entendre une voix invisible qui accompagnait ce souvenir, des paroles que sa grand-mère répétait si souvent à ces moments de guerre entre lui et sa soeur, c'était au point qu'on pouvait croire qu'elle chantait une comptine pour leur faire la morale. Enfin, le jeune sorcier quitta bien vite ce souvenir lorsque le regret fit surface. Son corps aussi frêle que malmené restait bien droit et étrangement immobile face à cette pièce qu'il ne connaissait pas. Et malgré cette position qui ne reflétait guère ses anxiétés, on pouvait tout de même le sentir craintif et apeuré. Il redoutait les prochaines souffrances qui l'attendaient non loin de cette baignoire qui se remplissait puis, histoire d'essayer de trouver de se raisonner, il creusa dans son propre esprit pour y ressortir toutes les fois où il avait fait confiance aux autres. Plus il y réfléchissait, plus il constatait que ce n'était jamais arrivé, si ce n'était que de toutes ces fois où il s'était appuyé contre l'épaule de Cliff pour se relever, lorsqu'il pouvait encore le considérer comme un ami plutôt qu'une victime de ses propres attouchements. Les sourcils froncés et le regard toujours perdu, il inspira par la bouche et se questionna sur l'ampleur de la situation et de ce qu'il avait fait. Il avait quitté la maison sans rien dire, s'était retrouvé dans le corps de Gwenn, avait craché au visage de sa soeur, s'était retrouvé en jupette rose dans les couloirs et s'était presque fait la malle avec la cravate de Miller. Mais au fond, était-il si tourmenté qu'on pouvait le croire ? En bref, était-il un cas désespéré ?

Il avait consciemment offert à l'adulte ce qu'il n'avait jamais offert à personne auparavant; ses réels sentiments. Mais pourquoi à lui plutôt qu'un autre ? Enfin, maintenant que tout été terminé, il se sentait un peu plus léger, mais son bien-être était aussi accompagné par une profonde amertume qui ne voulait plus le lâcher depuis un bon moment. Octave l'avait démystifié comme s'il était un livre ouvert, au point de croire qu'il était facile de le caser. Ce bibliothécaire était horrible dans tous les points et sa franchise ainsi que ses mots parfois douteux brisaient l'intégralité de la carapace du petit Serpentard qui avait tout simplement fini par faire une crise. La vérité était insupportable. Mathewsen aurait sans doute préféré boire le poison de raisin de couleuvre au lieu de l'écouter. Mais maintenant que le mal était fait et que les vérités avaient été énoncé, il était l'heure pour l'adolescent de prendre une décision. Devait-il partir ou rester ? Enfin, la question était; pouvait-il rester ? De son côté, il savait très bien ce qu'il voulait, même s'il était plutôt du genre à s'y résigner et à faire semblant qu'il ne voulait rien. Il sursauta nerveusement en sentant ensuite les paumes d'Octave contre ses minces épaules. Inquiet par se rapprochement, il tenta un mouvement vers l'avant, mais son instinct le força a s'arrêter aussi rapidement qu'il avait tenté de fuir, alors qu'une petite approche eut lieu. Tout en ravalant sa salive, il cligna des yeux à plusieurs reprises et retourna dans la réalité plutôt que de rester emprisonné dans ses pensées qui, en finale, ne le raisonnait pas du tout. Cependant, il ne fut guère apte pouvoir lever ses prunelles vers le bibliothécaire, chose qui l'ennuyait sans qu'il ne sache pourquoi. Il préféra donc fermer les yeux tout en se demandant si les paumes contre ses épaules réellement aussi chaude qu'elles lui paraissaient ou si c'était tout simplement lui qui était gelé.

Quelques instants plus tard, après que le jeune sorcier ait eu le temps d'apprécier la chaleur de l'adulte, ils s'avancèrent doucement et Leslie ne riposta pas, pour ainsi éviter de démontrer le moindre refus envers Octave. L'indécision se faisait toujours ressentir, mais son envie de la démontrer restait assez négative. Si Octave le poussait à entrer, alors il allait entrer et cela sans se plaindre. Ses pupilles se baladèrent dans l'ensemble de la pièce, allant du lavabo au bain, des bougies aux hauts placards puis du curieux goulot jusqu'à l'eau qui remplissait la bassine. Il se laissa guider par l'adulte, s'arrêtant tout près de la baignoire, reculant d'un pas lorsque le plus vieux prit place contre le rebord et prit soin de vérifier la température de l'eau. Leslie croisa les bras à cet instant et balançant son corps du devant vers l'arrière, sans s'en rendre compte. C'était son petit rituel pour se motiver à aller dans la baignoire quand il était petit. Il faisait toujours semblant d'être sur un tremplin, levant les bras et se balançant en sautillant. Son père le prenait et faisait semblant de le lancer dans l'eau par la suite, pour donner l'impression à Leslie qu'il avait sauté de très haut. C'était la technique de ses parents pour le mettre dans le bain, à l'époque où le petit Mathewsen détestait se laver. Et on s'en doute, cette période n'aura pas duré très longtemps.

« Pleure un bon coup, tu en meurs d'envie. Mais après, oublies cette indécision qui te ronge. Choisis définitivement ce que tu veux et assumes, même si c'est dur, c'est aussi plus simple en finalité. » Leslie leva les yeux vers Octave, le regardant sans vraiment le regarder tout en hochant la tête rapidement. Aucun contacte visuel n'avait lieu. Il pinça d'ailleurs les lèvres et recommença à cligner des yeux en constatant que ses prunelles s'humidifiaient à nouveau. Il voulut ensuite souffler un "Okay", mais la boule qu'il avait dans la gorge l'empêchait de pouvoir prononcer le moindre mot. « Tu te comportes comme ces gens, qui se rebellent dès qu'on leur ordonne quelque chose, jugeant déshonorant de se faire commander. Cependant tu es tout autant incapable de prendre les reines de ton propre destin, et te trouves indisposé lorsque sonne l'heure de prendre des décisions pour toi-même. Alors tu fais mine que les choix qui sont faits ne t'appartiennent pas pour ne pas avoir à en supporter la conséquence.  Dans ce cas-là, ce sera effectivement toujours la faute à quelqu'un d'autre. Jamais de la tienne. Mais tu te détesteras jusqu'aux tripes de ne pas avoir le courage de t'appartenir à toi-même. » Tout en glissant l'une de ses paumes entre les mèches de ses cheveux, Mathewsen continua d'hocher la tête et leva son menton vers le plafond en reniflant. Il soupira durement lorsque la première larme coula contre sa joue. Il en avait marre de pleurer, il avait l'impression qu'il n'avait fait que ça depuis qu'il s'était réveillé. Les paroles de l'adulte le touchait beaucoup, mais il n'arrivait pas à bien les prendre. Pourquoi ? Le déshonneur ou peut-être encore un orgueil mal placé.  

« Les gens continueront à te déposséder de tes moyens simplement parce que tu n'auras pas la foi d'endosser ta propre carcasse. Et tu te sentiras indéfiniment souillé par tous ces choix qu’on aura fait à ta place. A un moment, ta vie cessera de t’appartenir… Allons, arrêtes de tâtonner et prends à pleine poigne ce qui est à toi. » Il inspira profondément et hocha à nouveau tout en penchant la tête et s'essuyant les joues du revers de sa main libre. Ce fut à ce moment qu'il rencontra le dureté du visage de l'adulte, chose qui le renforça un peu, mais son côté sévère le quitta et une bienveillance dévastatrice prise place contre son visage, ce qui fit grimacer Mathewsen qui perdit automatiquement cette mince force qui l'avait habité plus tôt. Il envoya le bibliothécaire bouser de son simple regard, parce qu'il lui en voulait d'être aussi horrible avec lui. Il se lâcha ensuite les cheveux et toussa dans le vide trois fois, tout en tapotant son torse essayer de "digérer" les paroles de l'adulte.

« Profite de ton bain sans te poser de questions, détends-toi, et réfléchis. Après tu me diras définitivement si tu veux rester ou pas, sans hésitations et pointillés cette fois-ci. Il te suffira de demander, et j'ouvrirai la porte. Tu me diras aussi pourquoi exactement tu me remerciais, parce que ce n'était pas une réponse que j'ai eu, mais une question en retours, et je ne suis pas là pour répondre à tes propres interrogations. Ensuite, si tu restes... tu restes. Sans remords. Si après ton bain tu me sors encore une soupe d'imbroglios, je te mettrai dehors moi-même. Je n'ai pas l'intention d'endosser la responsabilité de regrets que tu auras parce que tu auras mal choisi. Alors, réfléchis bien. Je t'offre une seconde chance pour maturer, alors même que la vie n'en aurait pas fait autant. » Son attention s'écrasa dans la baignoire, alors qu'il continuait d'hocher la tête et de s'essuyer les joues en soupirant autant que par désespoir que par bien-être. Lorsque l'ultime caresse atteignit sa frange, il abaissa légèrement ses prunelles et laissa en retour qu'un simple sourire nerveux et maladroit face à un Octave déjà beaucoup plus serein et épouvantable qu'il ne pouvait l'être au départ. Le souffle court et le corps en feu, il s'écroula en entendant la porte se fermer. Se repliant contre ses cuisse qu'il entoura de ses bras avant d'y cacher son visage pour sangloter un bon coup. Il n'avait même pas besoin de réfléchir ou de se remémorer certains évènements pour pleurer. Non, tout sortait tout seul et après quelques minutes, il se redressa d'un bon en constatant que l'eau coulait toujours dans la baignoire.

Tout en toussotant, il ferma les robinets et fixa le goulot à nouveau, avant d'aller y toucher du bout des doigts. Les minutes s'écoulèrent et il restait là, tout près de la baignoire, à regarder le goulot en forme de bouche de lion, sans plus penser à rien cette fois-ci. Seule sa respiration haletante pouvait se faire entendre à présent, cela sans oublier ses reniflements démesurés, mais il avait la flemme d'aller se chercher le papier pour se moucher. Du coup, il ne se mit qu'à renifler d'avantage, sans oser toucher son nez.

Ce ne fut qu'en constatant qu'il ne s'était toujours pas lavé qu'il se décida enfin à se déshabiller et à entrer dans l'eau, position qui fut de suite plus confortable que le plancher. Au départ, tel un enfant, il joua dans la baignoire en tapotant de ses paumes contre la surface de l'eau. L'eau n'était pas trop chaude, elle était même parfaite et cela surprenait la jeune Serpentard, sans qu'il ne sache pourquoi. Décidément, il ne savait plus rien. Prêt à se remettre en forme, il inspira profondément et garda tout l'air dans ses poumons pendant quelques secondes, avant de tout évacuer, lentement. La mise à jour allait pouvoir commencer. Il se glissa entièrement dans l'eau, y restant le plus longtemps qu'il le pouvait, les yeux fermés. Il se détendait et se débarrassait de ses quelques douleurs articulaires qui étaient surtout engendré par son anxiété. Il ne faisait qu'écouter son coeur battre, pour ainsi prendre conscience qu'il était bien en vie et que justement, c'était sa vie à lui, pas celle des autres. Lorsqu'il retira sa tête de sous l'eau, il s'arrangea pour se débarrasser du sable qu'il avait contre lui. Il resta dans la baignoire pendant plus de 30 minutes, à se glisser de l'eau contre lui et à chercher ce qu'il voulait présentement et cela sans vraiment se mettre à réfléchir. Présentement, ce qu'il voulait, c'était de rester. Alors il allait rester et c'est tout. Ensuite, allait-il le regretter ? Non... Il fallait même plutôt avouer qu'il n'en avait plus rien a faire de rester ou pas avec Octave. Alors il optait pour le plus simple, le moins stupide et le choix qui l'emmerdait le moins. Il n'avait pas envie de se promener dans les couloirs à cette heure. Il sortit du bain en soupirant et s'approcha du peignoir pour l'enfiler. C'était un peu... beaucoup trop grand, mais bon. Il ne fit que l'attacher très serré et s'enroula totalement. Il alla ensuite prendre une serviette sous le lavabo pour se frotter la tête à l'aide de celle-ci. Il ouvrit la porte au même instant et chercha Octave du regard, sans arrêter de sécher ses cheveux à l'aide de la serviette.  

- Je reste. dit-il franchement tout en s'approchant du lit. - Et si je te remerciais plus tôt, c'était parce que... Il chercha les bons mots puis il haussa les sourcils en pinçant les lèvres. - J'avais besoin... d'affection. Enfin, je trouve ça con à dire, mais la dernière fois que j'ai eu le moindre contacte humain, ce n'était qu'une simple caresse ou je ne sais trop quoi dans les cheveux. Rien de super réconfortant. Du coup, je ne sais pas. Je ne suis pas le genre de "gamin" qui peut vivre seul, même si j'aimerais ça. Je suis dépendant de tout le monde... Ouais, je n'arrive pas a vivre qu'avec moi-même. Il haussa les épaules en souriant. - Je ne peux même pas dormir seul. J'ai toujours besoin d'une présence humaine à mes côtés alors... voilà. Merci d'avoir été cette présence. C'est pour ça que je te remerciais. Il ne quitta pas Octave du regard et alors qu'un silence se glissa entre eux, il se mit à rire nerveusement. C'était la première fois qu'il avouait tout ça.

- Ça reste entre nous, hein ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Sam 3 Déc 2016 - 22:48

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 8 Déc 2016 - 8:08

Ses prunelles restèrent contre l'adulte, alors que celui-ci avait penché la tête sur le côté, le fixant en retour d'un iris que le jeune Serpentard avait appris, que par instinct, à redouter, sans savoir si c'était la bonne chose à faire. Et pourtant, Mathewsen continuait de le fixer, sans rien dire. Mais, il se ravisa bien rapidement à ses mauvaises habitudes, déviant ainsi son regard d'un geste presque craintif. La crainte d'avoir trop parlé, d'avoir dit quelque chose qui ne fallait pas ou celle de simplement faire confiance à une mauvaise personne. Il avait beau essayer de se forcer à se foutre de tout cela, de ne pas regretter d'avoir dit ou faire quelque chose, rien ne pouvait l'empêcher d'avoir peur. Son but qui était de toujours vouloir plaire aux autres et de jeter une bonne image était, chez lui, un problème sérieux. Surtout que ses idéaux étaient fascistes et qu'en finale, il pouvait très bien participer à un génocide, sans avoir de rancune. De ce fait, il ne vivait pas pour lui et ni même pour les autres. Il ne faisait qu'écouter les ordres de ses pensées, quémandant tout sans jamais rien donner et se maudissant par la suite d'avoir obtenu que ce qu'il ne désirait pas, en oubliant que ces avoirs en question étaient ce qui le tenait en vie présentement. Après, il reniait le tout, se reniant lui-même, mais le souci était que ce vide qu'il s'engendrait devait être comblé. Et dans son cas, l'affection et l'attention étaient ce qui lui manquait le plus, qu'elle soit verbale ou physique. Tout en allant se frotter la nuque avec la serviette, il baissa la tête et garda son attention rivé sur le lit, un lit maintenant tout propre à dire vrai. Et malgré toute cette concentration qui se perdait contre le matelas, il put tout de même sentir une soudaine chaleur le prendre, comme quoi la gêne avait maintenant sa place. Avouons plutôt qu'elle était justifiée. Il avait fait tant de bêtises en une seule soirée et maintenant qu'il avait été si bien malmené par Octave, sa coquille s'était brisée et son coeur s'ouvrait à nouveau. Il avouait tout haut certains de ses propres défauts et de ce fait, il en prenait conscience. Du coup, il se sentait gêné par ce qu'il disait et ce fut pour cette raison qu'il demanda au bibliothécaire si tout cela allait rester entre eux. Encore une fois, c'était la peur qui opérait.

Après avoir lancé qu'un léger soupir dans le vide, l'adolescent dressa la tête pour regarder le t-shirt qu'Octave déposa contre le lit. C'était pour lui ? Soucieux, Mathewsen leva à nouveau son regard vers l'adulte, cherchant à voir son expression, mais le dévia aussitôt en rencontrant ce regard sans émotions que lui offrait le bibliothécaire. C'était presque glauque. « Franchement, à qui voudrais-tu donc que je le raconte ? » Qui, là n'était pas la question. Le simple fait que ses mots puissent être entendus par une autre personne qu'Octave angoissait Leslie, que cela tombe sur un parfait inconnu ou même dans l'oreille de Cliff. Tout le dérangeait à ce niveau et c'était d'ailleurs pour cette raison que les parents du sorcier lui avaient pris un psychologue. Mais voyez-vous, cette angoisse de devoir se retrouver sans plus de secrets ne datait pas d'hier. Durant son enfance, Leslie disait tout à Amelia, mais, un jour ou l'autre, sa soeur finissait toujours par tout dire à quelqu'un, que ce soit l'une de ses amies ou Nathan. Alors, on ne s'étonne pas trop à ce qu'il se soit refermé le petit Leslie, même s'il était d'une nature très extravertie, lorsqu'il était enfant. « Tu peux mettre ça si tu veux te changer, à moins que tes vêtements de fille ne te plaisent plus. D’ailleurs, d’où vient cette lubie ? C’est quoi, une revendication sociale ? » Tout en fronçant les sourcils, Mathewsen secoua rapidement la tête et agrippa le vêtement. Sans plus regarder Octave, il approcha le tissu de son visage et alla le sentir, chose qu'il avait aussi faite avec la cravate de Miller. Puis, après un petit instant, il abaissa le t-shirt, sans se douter que cela pouvait être étrange de sa part. Les odeurs étaient devenues intéressantes pour Leslie. Il aimait relier celles-ci à une personne, pour ne pas dire qu'il aura passé de longues heures à essayer de découvrir de quoi était faire l'odeur d'Elwyn. Oui, il aurait aimé trouver un substitut, chose qui lui aurait permis d'être indépendant du bleu, mais il n'avait encore rien trouvé. Maintenant, il essayait d'identifier celle d'Octave, cette même odeur qu'il avait pu apprécier dès son réveil dans ce fameux lit.

« Je n’avais pas l’intention de te poser la question initialement mais elle s’impose d’elle-même avec ce que tu viens de me dire. Pourquoi tu restes ? Tu espères quoi ? Ca ? » Perturbé, Leslie se prépara à questionner Octave sur la profondeur de cette question, mais à peine eut-il le temps d'ouvrir la bouche qu'il se raidit sous une caresse aussi dévastatrice qu'elle ne pouvait être douce. Les doigts d'Octave se posèrent contre lui avec délicatesse, comme celui qui touche le visage d'un nouveau-né. Cette profonde tendresse était horrible dans son ensemble, mais délicieusement appréciée par un receveur qui, pourtant, se refusait ce genre de bien-être par peur d'être blessé. Le Serpentard redouta cette douceur par un léger mouvement de recul, mais il était déjà trop tard pour qu'il puisse s'enfuir. Il était déjà empoisonné, épris par une caresse mielleuse et enivrante. Le souffle court, il pouvait entendre son coeur battre sauvagement dans sa poitrine, lui donnant ainsi signe qu'il se devait de respirer plus amplement, s'il ne voulait pas s'évanouir. Et en prime, quelques étourdissements vinrent l'embêter, ainsi qu'une chaleur tout aussi étouffante que gênante. Tout cela pour une simple caresse. L'effet était pourtant aussi grand qu'une étreinte trop prononcée, mais bien lancé. Leslie n'osait plus réfléchir en cet instant. Enfin, il se répétait surtout; ne pense à rien, ne pense à rien, ne pense à rien... pour éviter que cette situation devienne plus malsaine qu'elle ne pouvait l'être. Et heureusement, Octave l'aida inconsciemment à faire le vide, lorsqu'il le guida à lever le menton et que leurs regards purent se rencontrer à nouveau. Des frissons passagers traversèrent le corps de l'adolescent, traversant sa moelle et se transformant en un rude frémissement qui le fit presque grimacer.

Les lèvres entrouvertes, le sorcier inspira enfin une première bouffée d'air, avant de se voir forcé à lever la tête une dernière fois. Il fut ensuite libéré de son propre caprice et ce fut en cet instant qu'il comprit le sens de la question d'Octave. Ça, voilà ce que ça représentait; cette affection douteuse que Leslie désirait. Mais était-ce réellement ce qu'il voulait de la part du bibliothécaire ? Dans les faits, n'était-ce donc pas ce qu'il avait lui-même dit ? Confus, il serra le t-shirt entre ses doigts. Non, ce n'était pas ce qu'il avait cherché à dire, mais pourtant, il ne pouvait pas se contredire si rapidement, que parce qu'il était choqué. - Je... débuta-t-il en s'approchant d'un pas, pour essayer de se défendre, mais rien ne lui venait. Son regard ne pouvait d'ailleurs pas aller plus haut que le torse de l'adulte, alors qu'il clignait des yeux sans cesses tout en essayant de comprendre pourquoi il se sentait si soudainement choqué et mal compris. Il recula un peu, l'esprit occupé par ce rire tendre qui se faisait aller puis couper par une gorgée de thé.

« Détends-toi, pas la peine de me répondre finalement. Je le découvrirai bien par moi-même. Tu as faim ? Soif ? »

Timidement, Leslie secoua la tête négativement, le regard fuyant et le coeur toujours battant. Après un instant de redémarrage de tout son système, il ravala sa salive et retourna s'enfermer dans la salle de bain pour complètement se sécher et s'habiller. Il en profita aussi pour retirer l'eau du bain et amasser ses vêtements de fille, les plier et les empiler. Il chercha ensuite à ramasser le sable qui trainait encore au sol. Oui, lorsque quelque chose cloche dans sa petite tête et qu'il est perturbé, Mathewsen était du genre à faire du ménage et à replacer tout ce qui n'était pas centré ou bien placé. Lorsqu'il sortit de la salle, habillé du t-shirt, de son boxer et de la serviette de plus tôt enroulée autour de sa taille, il déposa son uniforme sale et plié dans un coin puis il alla à nouveau vers le lit. Bizarrement, il n'avait plus rien à dire. En fait, il était malaisé par rapport à cette question qui ne lui quittait plus l'esprit et il ne savait pas s'il devait y répondre ou non. Il fronça alors du nez tout en prenant place contre le matelas. Enfin, il se leva d'un coup après s'être assis et se donna pour mission de changer l'atmosphère qui avait pris place. Il se tourna vers le bibliothécaire et se lança dans cette mission en posant une question simple; - Je m'installe où ? Je veux dire... Je dors sur quoi ? Il se gifla mentalement, souriant par le bas sans jamais réussir à regarder Octave dans les yeux.

- Et... finalement... Si jamais tu as vraiment de la nourriture, je crois que je vais éviter de passer mon tour. Sur le coup, je n'avais pas faim hein, mais j'ai changé d'avis. Il croisa les bras en tournant le visage vers le lit. - Il n'y a que les fous qui changent pas d'idées, n'est-ce pas ? murmura-t-il pour essayer de se détendre un peu.

Après un certain instant de réflexion, alors qu'il se demandait s'il voulait vraiment manger ou pas, il se mit à rire en comprenant quelque chose. - Me revoilà indécis, c'est génial. avoua-t-il sarcastiquement, déçu par son propre comportement, mais au fond, ça l'amusait de constater à quel point il était incapable de prendre des décisions qui pouvaient être si simples. Une main contre le front, il essaya de garder son calme, malgré son dégoût envers lui-même qui, peu à peu, le guidait à se rabaisser et à se trouver de plus en plus pathétique et inutile. - Fallait vraiment que tu me Et voilà qu'il allait tenir Octave responsable du fait qu'il était déstabilisé et perturbé, mais il se la ferma au lieu de lui mettre la faute sur le dos. Il ne fit que se mordre l'intérieur des joues tout en fermant les yeux pour se forcer à fait le point.

- Je m'enfonce tout seul, c'pas croyable. dit-il pour lui-même, pris en plein combat contre sa propre personne.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Lun 12 Déc 2016 - 19:34

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 22 Déc 2016 - 6:25

Ce sont souvent ces questions toutes simples qui, sans que l'on ne sache pourquoi, nous apporte le plus d'angoisse. Et cette question si futile que pouvait être; "sur quoi Leslie allait dormir ?", en faisait partie. Pour le petit Serpentard, la réponse d'Octave était déjà à redouter. Allons, ce n'était pas comme si l'adulte allait faire coucher Mathewsen sur un lit de pierres pointues ou de cadavres en décompositions. Pourtant, l'adolescent s'y voyait déjà, à devoir se reposer sur une horrifiante cruauté non fondée. Malgré le fait que la réponse était évidente, au point que Leslie pouvait lui-même se voir pointer le lit du doigt, il avait encore cette angoisse qui le rongeait. Il avait d'ailleurs fermé les yeux tout en se mordant l'intérieur des joues, pendant que son esprit voyageait et se perdait peu à peu dans la confusion. Voyager... Le cinquième année n'avait jamais eu cette chance, pour ne pas dire qu'il pouvait se perdre dans son propre quartier et passer deux fois devant sa maison en étant persuadé que ce n'était pas la sienne. Son manque d'ouverture face aux autres, de tolérance ou tout autre problème de ce genre descendaient  souvent de cette enfance de gamin surprotégé, de celui qui ne doit jamais toucher à rien, jamais aller au-delà des limites et rester proche de maman ou papa, quoi qu'il arrive. Le gamin n'était donc pas très ouvert sur le monde. Toujours anxieux, il releva enfin le visage vers Octave, ouvrant les yeux pour le regarder, sans vraiment le regarder. Du haut de son mètre soixante-quatre, il essayait d'éviter de fixer le sol pour ainsi rester droit, mais ce fut en voyant l'inexpressif de l'adulte changer de palette d'émotions que le jeune sorcier perdit tout son courage et se prépara au pire. Cela lui rappelait un vieux souvenir, un bon moment qu'il avait passé avec Amelia.

Une vieille dame était venue garder les enfants des Mathewsen, le temps d'une journée, ce qui avait permis aux deux petits anges d'arracher leurs ailles et de devenir les deux petits monstres qu'ils cachaient au fond d'eux. Amelia était âgée de onze ans, alors que Leslie ne tardait pas à atteindre ses dix ans. Le plan était simple, la petite Gryffondor voulait absolument retrouver sa baguette, chose que Nathan confisquait toujours lorsqu'elle revenait de Poudlard. Alors, elle entraîna Leslie dans un périple puis elle inventa toute une histoire d'aventurier où deux jeunes apprentis devaient atteindre le donjon et combattre l'horrible vieille brique pour mettre la main sur un trésor bien enfui. Bien évidemment, Leslie a tout de suite embarqué dans le jeu. Il était même allé chercher sa petite couverture rouge pour s'en faire une cape. De son côté, Amelia s'était vêtu que de blanc et elle avait pris soin de renverser tout le maquillage de sa mère pour se transformer en princesse. Leslie lui avait fait la remarque, qu'elle était peut-être un peu trop vieille pour ça, mais quand Amelia pointa la cape qu'il s'était entouré autour du cou, il se ravisa aussitôt, laissant derrière lui qu'un; Mais j'aime bien les capes. Enfin, Leslie reste Leslie, deux minutes plus tard, il avait enlevé sa cape pour plutôt se l'entourer autour de la taille. Et ainsi l'aventure commença. Le donjon qui faisait office de la chambre de leurs parents fut très simple à atteindre. Amelia monta contre le lit, puis sur la petite table, puis sur la tablette, puis sur le premier meuble et enfin, la grande commode, là où il y avait un petit coffret bien gardé au-dessus.

Ce fut à ce moment précis que la vieille dame débarqua dans la chambre, les yeux grands ouverts comme si la plus grande des conséquences allait être dictée. L'expression de la dame et celle d'Octave était très similaire. Mais au contraire du bibliothécaire, c'était qu'elle faisait vraiment peur cette bonne femme quand elle écarquillait ses yeux ainsi. Trois secondes plus tard, Leslie et Amelia se sont mis à crier à en perdre la tête. Ne suivant plus que son instinct, Leslie a détaché sa ceinture rouge, la dépliant puis il a ensuite insisté à ce qu'Amelia lui lance le petit coffre. Chose faite, le petit Leslie passa sous le lit pour ensuite s'enfuir. La vieille dame a descendu Amelia de la commode, lui demandant de ne plus recommencer et que c'était dangereux. Elle ne s'était même pas rendu compte que Leslie ne s'était pas enfui les mains vides. Quand Amelia retrouva son petit frère dans la salle de bain, ils ne purent que se sauter dans les bras. Ils étaient fiers de leur coup. Et lorsque Amelia demanda à son cadet pourquoi il avait emporté le coffre, en sachant qu'il aurait pu être puni, le jeune garçon lui répondit ceci; t'es ma grande soeur. Sur le coup, ces mots ne voulaient rien dire, mais en fait, ils voulaient tout dire. Lorsqu'ils ont ouvrit le coffre, ils y ont découvert la baguette de leur père et ce fut à ce moment que tout se chamboula, alors qu'Amelia tenta de lancer un sortilège. Enfin, elle n'eut guère le temps de prononcer un mot que la baguette était devenue folle, jetant tout partout des sorts qui avaient détruit la salle de bain toute entière. À nouveau, ils se sont mis à crier et au retour de Nathan, lorsqu'ils se firent poser des questions, lui et Amelia répondirent que ceci, en même temps; c'est pas moi, c'est euh... La baguette ! Ce souvenir s'arrêtait là et c'était mieux ainsi. Leslie n'avait pas envie de se remémorer les conséquences qu'avait pu leur donner Nathan. Il ne fit que retourner au visage d'Octave, grimaçant peu à peu face à ce suspens qui devenait trop dur à encaisser.

« Au sol, devant la porte, comme un bouseux, un manant, pour empêcher les courants d’air ! Sur la paille, avec les bêtes, contre lesquelles tu pourras te serrer si tu as froid ! Dans la cave, derrière des barreaux entamés par des générations de dents et d’ongles désespérés de sortir, et dont tu n’échapperas jamais parce que tu es mon captif maintenant. » - Je ne suis pas sûr de comPRE-AAAH !! À peine Octave s'était-il approché que Mathewsen avait commencé à hausser le ton, tel un animal craintif qui sait qu'il est faible et qu'il ne pourra pas rien faire pour se sauver, si ce n'était que de se cacher dans ces petits recoins où les bras du monstre ne seraient pas assez longs pour l'atteindre. Pris contre l'épaule du bibliothécaire, Leslie ne fit que se redresser, posant ses paumes contre le dos de l'adulte pour se repousser. Il ferma aussi les yeux pour ne pas subir trop d'étourdissements. Cet homme avait pour don d'être soudain et cela le rendait vachement agressant au départ, mais au fond, ça avait aussi quelque chose d'attachant. Cela le rendait... inoubliable. - Okay, tu m'as eu. Lâche-moi, s'il te plaît. Ce n'est pas drôle. dit-il les yeux toujours fermés, mais un certain amusement se faisait entendre dans sa voix. Il essayait d'être sérieux, mais une partie de lui n'y voyait que de la rigolade. « Où ais-je donc mis les chaînes et les menottes ? J’espère que je ne les ai pas enterrées avec mon ancienne victime ! » Mathewsen secoua négativement la tête en pinçant les lèvres. Mais où est-ce que ce bibliothécaire pouvait aller chercher des conneries pareilles ? C'était à se demander qui d'entre eux avait vu le plus de films américains. L'adolescent laissa quelques plaintes voler dans les airs sous les déplacements d'Octave. Plus cette scène durait, plus cela l'angoissait. Après tout, peut-être qu'il y avait réellement des menottes. Enfin, cette scène prise fin, avant qu'il ne perde patience.

La délicatesse cruelle et horrible de cet adulte infernal était de retour et elle déconcerta Leslie qui, rongé par sa nervosité, replia ses bras contre son torse, enveloppant ses mains l'une dans l'autre contre la partie supérieure de son thorax. L'adulte l'avait déposé contre le lit, telle une mère qui dépose son poupon dans un berceau. Les yeux à nouveau ouverts, le sorcier fixa longuement Octave en se demandant si cet homme allait toujours passer de l'ennemi à l'ami de cette façon. Il était brusque dans sa façon d'être. Passer du temps avec lui était similaire à faire des montagnes russes dans le noir. On ne sait pas quand arrivera la prochaine chute, même si on sait qu'elle arrivera. « Ici, tu dormiras ici, dans le lit, moelleux, chaud et confortable. » - Ouais... c'était sorti tout seul, dévoilant d'un ton monotone le peu de confiance que le Serpentard pouvait ressentir envers cette nouvelle position. Octave avait si bien réussi son scénario de plus tôt que le petit Leslie avait du mal à croire qu'il pouvait profiter du confort de son lit. Il se redressa doucement, attendant la prochaine attaque d'un regard soucieux. L'adulte se promenait à nouveau, une tasse vide à la main. Un silence s'installa et le cinquième année en profita pour se détendre. Il en avait marre d'avoir la trouille pour un rien. Il se secoua un peu et s'étira. Lorsque la tasse lui fut tendue, il releva les yeux vers le bibliothécaire et hésita à secouer la tête. Est-ce que ce thé était empoisonné ? Peut-être qui si, peut-être que non. - Aaah... c'est pour moi... Okay. Il attrapa sagement la tasse, la rapprochant de son nez pour en sentir l'odeur. C'était loin d'être désagréable et la vapeur le détendait davantage. Il ne refusa donc pas l'idée. Enfin, ce fut jusqu'à ce que le couvercle de l'étrange petite boîte ne soit retiré. Son expression se mélangea entre la surprise et la joie. Le jeune homme bondit sur place, souriant comme un enfant face à ses éternelles gourmandises. Il n'était pas le plus facile en ce qui concernait les sucreries, mais là, Octave avait vu juste. - Wouah.

« Content que tu ne sois pas fou alors et que tu ais changé d’avis, parce que j’aurais regretté que tu ne goûtes pas à quelque chose d’aussi bon. » Aussitôt que c'était dit, Mathewsen n'hésita pas une seconde avant de prendre l'une des pâtisseries, y allant avec celle qui ressemblait à un nid d'oiseau. Curieux, il croqua dedans sans se poser de questions, dégustant la vanille, les amantes et le caramel. Entre-temps, il laissa sa dégustation se faire couper par quelques gorgées de thé. C'était l'heure de se rassasier et d'oublier Octave pour un long moment. Quoi que non... puisque; « Mais dis-moi, comment tu te nommes, en fait ? » La bouche pleine, le jeune sorcier se détourna vers Octave pour le regarder droit dans les yeux. Est-ce qu'il voulait se présenter ? Non. Alors il n'allait pas le faire. Octave avait eu bien des droits sur sa petite personne, dont celui de le démystifier et de le déboussoler avec amusement. C'était assez... Il avala sa bouché de pâtisserie et haussa des épaules en souriant et détournant nouveau son regard pour ne plus le voir.

- Je n'ai pas envie de me présenter. Je déteste entendre mon nom ou mon prénom sortir de la bouche des autres et... Soyons franc, tu en sais déjà bien assez sur moi comme ça. Il attrapa une autre pâtisserie tout en soufflant un petit; - Eh oui, la princesse est de retour. Puis finalement, il se retourna à nouveau, regardant l'adulte du haut vers le bas. - Dis... tu comptes dormir avec moi ? demanda-t-il en fronçant les sourcils puis il secoua la tête pour Octave, histoire de le pousser à lui donner une réponse négative. Il n'était pas capable de le repousser, alors pourquoi ne pas insister le bibliothécaire à le faire de lui-même ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Ven 23 Déc 2016 - 3:07

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 29 Déc 2016 - 21:05

Il avait mis tant d'effort, affrontant avec peu de patience cet adulte qui avait pour talent de le bousculer sans cesses. Octave n'était pas ce qu'il y avait de plus méchant en ce monde, mais sa fourberie le faisait monter d'échelon en matière de malveillance. Aux yeux de l'adolescent, cet homme se rapprochait du grand méchant loup - déguisé en gentil bibliothécaire - et tôt ou tard, il allait finir par bouffer le petit chaperon qu'il avait enlevé. L'histoire était déjà écrite, quelque part sur le plafond ou à l'intérieur de la théière. Et alors que Mathewsen se perdait dans la douceur des pâtisseries arabes, dégustant chaque bouchée en appréhendant la prochaine attaque, il se mit à confectionner sa propre arnaque. Forcer Octave à refuser de lui-même l'idée de prendre place à ses côtés ? Non, ce n'était décidément pas la meilleure idée qu'il avait eue, même si cela pouvait fonctionner avec Nathan ou Amelia. Mais Leslie ne faisait pas cette bêtise sans redouter ce moment précis où le bibliothécaire allait le mettre au pied du mur pour le forcer à comprendre un truc qui l'énervera encore plus que lorsqu'il s'était retrouvé sous la pile de sable. Le jeune sorcier n'avait pas tout à fait façonner son prochain plan; le mystérieux plan "B" qui allait peut-être le sauver de toutes ces réflexions encombrantes qu'Octave lui engendrait. Comme d'habitude, il se lançait dans la première idée de fuite en étant persuadé qu'il allait pouvoir se sauver aisément. Auparavant, il utilisait l'ignorance pour fuir. Oui, il était ce genre de gamin qui ignorait les autres, lorsqu'il n'avait pas ce qu'il voulait. Malheureusement pour lui, il n'était pas apte à effectuer cette technique avec Octave. Pourquoi ? Parce qu'il se retrouvait avec un si grand manque d'attention que, inconsciemment, il allait tout faire pour avoir celle d'Octave. D'ailleurs, l'adulte ne le lâchait pas. Enfin, si. Le bibliothécaire était parti au loin, dans diverses lettres, attendant simplement que Mathewsen prenne les devants, chose qui n'était pas tardée à arriver. Les cheveux encore mouillés et le regard insistant, le Serpentard essaya de convaincre Octave de délaisser cette place confortable que proposait l'autre bout du matelas.

La plus improbable des questions était enfin posée. La réponse allait maintenant pouvoir suivre. C'était logique, mais pas tant que ça en fait, puisque le bibliothécaire ne fit que lui offrir un mouvement de tête irrégulier, étrange et sans définition particulière. Était-ce négatif ou positif ? Ce qui était sûr, c'était que cette répartie n'avait aucun sens aux yeux de l'adolescent. Inquiet, l'asiatique ravala difficilement la dernière bouchée de sa pâtisserie, glissant ensuite ses mains contre la chemise pour essuyer ses doigts. En se rendant compte de son geste, il sursauta et regarda s'il n'avait pas taché le tissu par mégarde. Il allait devoir changer ces mauvaises habitudes à toujours se débarrasser des saletés en utilisant ses propres vêtements, surtout si ceux-ci n'étaient pas les siens. Nerveusement, il releva le tout, approchant la pointe de la chemise près de son visage. Heureusement, le bibliothécaire ne lui avait pas accordé le moindre regard, ce qu'il lui permit de retirer le sucre qui s'était collé à la chemise, sans trop se prendre la tête. « Très bien, John, Johnny Doe. » D'un mouvement brusque, le sorcier abaissa la chemise et dirigea toute son attention sur le bibliothécaire. - Joh...nny ? Oh, il fallait dire que ce prénom ne lui déplaisait pas. Ça le changeait du Leslie qui était trop souvent interprété comme étant un prénom féminin, ce qui n'était pas du tout son cas. Un léger sourire se dessina contre ses lèvres, un sourire penseur. Il s'imaginait sous le nom de Johnny et constata que certaines choses auraient été beaucoup plus faciles à faire avec un nom pareil. Il soupira en y réfléchissant, sursautant à nouveau en comprenant qu'Octave lui préparait sa prochaine attaque. L'homme s'était levé, offrant que son dos large au regard du jeune sorcier. C'était curieux, comme si Octave cachait quelque chose. Bien sûr, c'était sa façon de débuter la prochaine scène et en cet instant, Leslie n'avait pas envie de se faire avoir une énième fois. Il croisa alors les bras, se rappelant qu'il devait rester fort, peu importe ce qui allait arriver. La bouche close et le regard suspicieux, il inspira doucement face à un Octave plus malicieux qu'en habitude.

Lorsque le poulpe se rapprocha, l'adolescent décroisa les bras par désertion. Le pas de l'adulte le rendait anxieux. Lui qui avait été vif et impossible à prévoir en vue de ses mouvements brusques et rapides, à présent, il était lent et calme. Il dégageait une nonchalance relaxante, comme si toute la paisibilité de ce monde se retrouvait à l'intérieur de la pièce. Et cette impassibilité s'arrêta aux côtés de Mathewsen, prenant place avec sagesse en faisant bien attention de promouvoir une approche physique qui cloua Leslie sur place. Le Serpentard avait brièvement penché la tête, attendant la suite des choses sans réellement vouloir savoir ce qu'Octave lui avait préparé. Il avait cette impression bizarre, lorsqu'on se retrouve devant un examen, mais que le sujet ne nous dit rien du tout. Un gros What the fuck était imprimé contre son front, alors qu'il essaya de concevoir la suite de la ruse planifiée par le bibliothécaire. Il essaya de se décoller, dirigeant son regard ailleurs, mais son attention fut happée par ce que l'adulte sortit de la théière. Était-ce un ingrédient secret ? Ou était-ce un poison ? ... L'expression du vert et or se changea aussitôt, alors qu'Octave n'avait toujours pas expliqué ce qu'il avait entre les doigts. Leslie secoua la tête à nouveau, par instinct. Il n'avait pas du tout envie d'entendre ce qu'il allait lui dire. Sur le coup, il voulut même pousser Octave loin de lui, pour être sûr d'éviter le pire, mais il n'en était pas capable. Enfin, autant ça lui était impossible d'avoir assez de force physique pour repousser l'adulte, mais en plus, il allait être du genre à se rapprocher par la suite, comme un chat indécis... Du coup, il n'y avait rien de bien convaincant chez Leslie en matière de refus.

« C’est l’un des ingrédients de l’infusion de ton thé. Tu sais ce que c’est John, Johnny Doe ? De la plume de Jobarbille. » La plume d'un petit oiseau qui ne chante que lorsque la mort le frappe. Cliff lui en avait déjà fait référence, en lui faisant remarquer que l'homme n'était pas bien différent, lorsqu'on le comparait à ce petit volatile. Les derniers mots d'un proche resteront à jamais dans notre mémoire, comme une comptine. Et le défunt avait le choix, celui d'émettre une dernière promesse ou de retourner dans le passé pour dénoncer une vérité. « Je... voulais te débrider un peu, et pas pour rien visiblement, alors j’en ai rajouté dans ce que tu viens de boire. La plume de Jobarbille est utilisée en tant qu’ingrédient pour le veritaserum. Tu me suis, Johnny ? Ca te fait dire la vérité. Bon, c’est loin d’être aussi puissant que le sérum lui-même, pour preuve, tu as réussi à refuser de me dire ton prénom, probablement parce que je n’ai pas vraiment insisté, mais… Il suffit de contraindre un peu pour que le pouvoir de la plume fasse effet, comme un murmure dans le creux de ton oreille. Alors, dis-moi, Johnny, où veux-tu donc que je dorme ? » Craintif, Leslie posa ses mains contre ses propres oreilles, de sorte à faire comprendre à l'adulte qu'il n'avait pas du tout envie de s'embarquer dans cette connerie. Mais Octave ne pouvait pas lui foutre la paix. Au contraire, le grand méchant loup le déposséda de tous ses moyens en se penchant par-dessus lui, d'un geste évocateur et bien explicite aux petits yeux du Serpentard qui voulut directement s'enfuir. Il se recula à peine, détournant son regard, mais ce fut à cet instant que les paumes du bibliothécaire se posèrent contre ses cuisses. Dans un troisième sursaut, il se détourna vers Octave, posant alors ses mains contre celles de l'adulte en secouant la tête négativement. Intimidé par son regard, Mathewsen fronça du nez, s'aidant de cette grimace pour ne pas perdre la tête. Il n'avait aucune idée de si la plume allait fonctionner sur lui. Allait-il devoir lui dire la vérité ? La pression augmentait et sa bouche s'entrouvrit à quelques reprises, sans que rien ne sort. Après un instant de panique générale, il essaya de se raisonner et de se nourrir de la tranquillité du bibliothécaire. Rester calme, là était la solution. - T'es obligé d'être aussi intense avec moi ? D'accord, je vais te le dire, je veux que tu dormes avec moi. Il s'arrêta un moment, laissant échapper un rire nerveux et hésitant.

- Je veux dire, dans ton lit, pas forcément avec moi. Il commença à serrer les mains d'Octave, cherchant à les repousser. Ses paumes étaient chaudes, ce qui était assez agréable, mais profiter de cette chaleur lui semblait déplacé. - Et puis citrouille... Enlève tes mains de sur mes cuisses. Comment veux-tu que je sois franc et normal, si à chaque fois, tu me déstabilises. Tu sais quoi, j'ai peur de te dire la vérité, c'est ça le problème. Tu me rends nerveux et j'aime... ça. Enfin, pas ça, mais ça. Ses prunelles s'arrêtèrent sur les mains d'Octave, désignant que ce genre d'approche pouvait facilement lui monter à la tête et faire naître en lui certaines réactions malsaines. - Tu ne joues pas seulement avec mes nerfs, mais aussi avec mes hormones. Il lâcha les mains de l'adulte en soupirant, le regard fuyant et la bouche sèche. Il avait parlé sans vraiment réfléchir à si la plume fonctionnait réellement sur lui. Il préférait ne pas y penser, se contentant que de se laisser tomber contre le matelas, sous un final abandon.

- Tu vas me rendre... chèvre. Je ne sais même plus si t'es mon ennemi ou pas.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 5 Jan 2017 - 2:26

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 5 Jan 2017 - 7:44

L'abandon avait encore sonné au coeur de son âme et Leslie était retombé dans la profondeur de ses pensées, laissant en liberté un corps fatigué et désespéré de retrouver un repos psychologique éternel et serein. Ses paupières se fermèrent d'elles-mêmes, l'aidant ainsi à s'éloigner de ces pesantes réalités que l'adulte faisait gravir en surface, comme s'il arrachait du corps de l'adolescent tous les démons qu'il pouvait apercevoir de son oeil félin et inquisiteur. L'impression d'avoir trop parlé faisait rage en Mathewsen, alors qu'une question refaisait surface seulement pour embêter son relâchement. Le véritasérum avait-il réellement été utile ou Leslie avait-il simplement parcouru et énoncé toutes ces soudaines vérités, sans évoquer le moindre entêtement pour ainsi aller à l'encontre de ce qu'il lui était destiné et prescrit d'avouer. Les lèvres bien étroites et l'esprit faible, il grimaça silencieusement et évacua ses craintes dans un soupir qui se nourrissait d'un vide importun. Sa nouvelle position l'écoeurait déjà, même s'il s'était si sévèrement préparé à la prochaine attaque. Son petit être n'en pouvait tout simplement plus de cette maltraitance, de cet acharnement à lui faire comprendre ce qu'il n'avait pas envie de comprendre. Réaliser ses propres problèmes était pour lui bien plus difficile que de simplement les avouer. Faire comprendre ou comprendre de soi-même... Leslie était de ceux qui préférait comprendre les choses que par lui-même. Cependant, ces choses, ils ne les jugeaient que de son propre oeil, là le problème. Là où on pouvait voir un défaut, il entrevoyait un comportement tout à fait normal et adapté pour un futur bien-être dans une société inexistante. Une carapace par-dessus une nouvelle et une autre qu'il n'enrichissait qu'à l'aide d'une peur; celle d'être blessé. Pourtant, il n'a jamais été le genre de gamin qui, enfant, avait eu le droit aux propos diffamatoires ou d'autres intimidations diverses. Il était même plutôt apprécié, facile à adopter et agréable à voir aller. Dans les faits, il fut une époque où s'était lui-même poussé au coin du mur pour se crier des bêtises inimaginables. Là où les autres avaient vu de la beauté, il n'y voyait plus qu'une tache permanente; celle de son propre sang. Sang pur, sang mêlé... Qu'elle était donc la différence ? En soit, il n'y en avait aucune, mais aux yeux du petit Serpentard, la différence était énorme et elle grandissait aux heures, aux minutes puis aux secondes, tel un big bang. Il était cloué sur place, à se dire impur, à se croire dégoûtant et à être persuadé qu'il souillerait tous les endroits où il allait mettre le pied. Il s'était lui-même rejeté du monde des sorciers, appréhendant les ténèbres comme une solution divine.  

Le sang était si important à ses yeux, mais cette aspiration plus que radicale n'était adaptée qu'à sa propre personne. Jamais il n'avait jugé les autres auparavant. Le jeune sorcier ne faisait que rejeter les fautes sur qui bon lui semblait. Sa famille tout entière fut pour première victime de cette désolation. Sa demeure était une prison et ceux qui cohabitaient avec lui n'étaient que des êtres auxquels il ne devait plus s'attacher, parce qu'il ne voulait pas se salir ou plutôt, les salir eux. Conscient du mal qu'il apportait, il s'était clôturé dans sa chambre, la décorant avec tant de privation que la plupart des visiteurs n'y voyaient qu'une chambre d'invités, une pièce de trop dans une maison où l'un des enfants s'était lui-même retirer le nom qu'il portait autrefois. Leslie voulait disparaître. Ça avait toujours été son premier plan, sa seule solution. Oh, il avait déjà tenté de revenir près de ceux qui l'aimaient, tendant des approches maladroites qui ne faisaient qu'attirer des torts et des vérités blessantes et brutales. Alors il était reparti, apportant avec lui ce profond dégoût qu'il s'infligeait, tout cela en croyant que c'était sa famille qui était dans le tort. Peut-être qu'un jour, il retournera dans les bras de son père en pleurant, en demandant pardon. Peut-être qu'un jour, il arrêtera d'être crédule, qu'il repoussera ses idéaux imaginaires et réalisera que depuis toujours, il crache sur ce qui lui est le plus cher en cet instant de guerre. Enfin, il n'était qu'au début de son existence, des cicatrices aux poignets ainsi qu'une larme à l'oeil, chaque fois qu'une personne s'approchait trop de sa carcasse qui se décomposait derrière des murs autant forgés de peur que de haine, sans oublier la constante répugnance. L'idée de se voir apprécier le toucher de l'adulte lui paraissait déplacé, mais ce n'était pas pour cause de la différence d'âge, mais plutôt parce qu'il n'y croyait pas. Il ne se croyait pas doux, agréable ou même plaisant. Au même principe que de glisser la main sur du vomi, voilà comment Octave devait réagir, selon lui. Mais le bibliothécaire posait sa main avec tant de délicatesse puis il gardait l'étreinte en place, sans avoir cette impression soudaine que sa paume était souillée, chose qui choquait le Serpentard.

Et c'était ce qui déstabilisait le plus, parce que peut-être, ce soir, l'adulte allait-il voir à quel point Mathewsen était impur. Leslie pouvait facilement poser main là où on lui donnait la permission, mais le contraire le répugnait, parce qu'il se répugnait lui-même. Et il se dégoûtait tant que dans une tragique finalité, il avait peur qu'une autre personne lui fasse la remarque, lui rappelant à quel point il était écoeurant, chose qui le détruirait de l'intérieur, aussi rapidement qu'un Avada Kedavra. Le démolir était si facile, alors comment pouvait-il ne pas avoir peur des autres ? Après tout, ça avait toujours été les autres qui le contrôlaient, d'une manière ou d'une autre et ça, Octave lui avait déjà fait la remarque. Leslie était dépossédé de sa propre personne, de ses choix, mais au fond, il n'avait pas envie d'être qui il était. Au fond, se laisser guider injustement lui était aussi une manière de fuir et de pouvoir éviter de se mettre la faute dessus, en plus de se trouver immonde. Alors oui, ce sera toujours de la faute des autres, mais au moins, durant cette période, il aura arrêté de se taper sur la tête.

Il ouvrit doucement ses paupières, fixant le plafond en croyant que l'assaut était enfin terminé. Le repos lui semblait si proche, mais la menace était toujours présente, n'est-ce pas . Sans pouvoir se contrôler, son corps se crispa légèrement sous une caresse beaucoup plus captivante, une glissade tout aussi exaltante que troublante. Ses lèvres s'entrouvrirent, laissant qu'une inspiration aussi coutre que bruyant passer sous un soubresaut timide et involontaire, alors qu'un long frisson le chatouilla de ses cuisses jusqu'à l'intérieur de ses reins, remontant à son dos pour le courber avec tendresse. Frémissant à contre-coeur, il se concentra sur la route des mains d'Octave, détournant son regard à moitié contre le matelas pour essayer de contenir son corps qui, face à ses sensations nouvelles, subissait les conséquences d'un plaisir qui se cachait sous une profonde honte qu'engendrait une angoisse incertaine. Comment Octave pouvait-il le toucher si aisément ? Pourquoi ? C'était cruel, horrible... La chair de poule l'empoisonnait, remontant jusqu'à sa nuque et le laissant fragile face au moindre courant d'air. « Voilà, je ne suis plus sur tes cuisses. Satisfait ? » Les prunelles de Mathewsen s'engorgèrent d'une froideur morte, alors qu'il préservait ses propres paumes contre celle d'Octave, les serrant avec un peu plus d'insistances. Au contraire de les repousser, il essaya simplement de les tenir en place contre ses hanches.

« Cesses donc d’être effrayé par tes passions, terrifié par ta pensée. Tes joues se colorient de honte au simple rappel de ce qui te fait peur alors que tu en tires plaisir. Ta peau est jeune et belle, sensible telle une anémone, au même titre que ton esprit est juvénile. Tout t’agresse, tout te blesse. Chaque évènement est une découverte qui fait une entaille nouvelle et semble toujours faire plus mal que la précédente. Tu ne devrais pas autant craindre la douleur ou l’inconnu d’une connaissance inusitée. Je ne te déstabilise que parce que j’aborde les choses avec une plus grande liberté que toi et tu ne comprends pas comment c’est possible, alors que l’existence te semble si effrayante. Pourquoi est-ce que ça te gêne tant d’aimer ça ? » Et les mains le quittèrent enfin, alors que l'adulte se pencha au-dessus de lui, fauve et continuellement aussi horrible qu'il n'ait pu l'être. Mathewsen en profita pour essayer de bouger, mais la cage dans laquelle il était à présent enfermé l'empêcha d'apporter la moindre distance entre lui et l'adulte. Hésitant, il dégagea à peine ses prunelles du matelas, pénétrant ses iris dans celle de l'homme, jusqu'à la prochaine approche involontaire qui, dans de nouveaux tressaillements, le poussa à secouer la tête en négation. À la recherche d'une réponse face au questionnement de l'adulte, il tenta quelques mots, mais rien n'était clair. Ce ne fut qu'un brouhaha de voyelles mal prononcé et dissimulé sous un murmure alimenté par un souffle court et inconstant. Ce fut à cet instant que la distance se raccourcit, laissant libre au Serpentard de sentir la chaleur de ce corps inconnu qui abordait dangereusement le sien. - J'en, je n'en sais rien ! dit-il brusquement, pris par une panique qui ne fit que suivre des pensées lointaines, de mauvaises idées qui développaient son imaginaire et le guidait à s'échauffer tout seul. Disons qu'il était pris dans ses propres fantasmes et que cela l'ébranlait.

« Parce que c’est moi ? Ou parce que, encore une fois, tu n’assumes pas cette sensation nouvelle ? » Son regard perça celui d'Octave, alors qu'il constatait à présent que l'adulte savait ce qu'il faisait, ce qu'il lui engendrait et à quel point cela pouvait être efficace. Il était conscient de ces sensations nouvelles, cette excitation qu'il pouvait faire monter chez l'adolescent, en usant de cette simple approche. Cela rendait Octave encore plus vicieux qu'il ne pouvait le paraître. Offusqué, Mathewsen grimaça en secouant la tête à nouveau, refusant de croire en ce qu'il venait tout juste d'entendre. « Si j’étais ton ennemi, tu le saurais, crois-moi. Tu sais ce que c’est que d’avoir un ennemi ? Un véritable ennemi, celui qui veut ta perte quoi qu’il en coûte ? Celui qui sacrifiera tout ce qui lui est cher pourvu que tu souffres ? Celui pour qui le seul but dans la vie, c’est ta perdition, ta tourmente, ta mort ? Crois-tu que je sois tout cela ? Johnny, au pire, tu m’indiffères, au mieux, je t’apprécie. Si j’étais ton ennemi, cette nuit serait ta dernière. Et même si c’était le cas, il vaut mieux profiter des quelques heures qu’il te reste, non ? Si je suis ton ennemi, tu ne reverras pas le jour, donc efforce toi de ramener un peu de rayons lumineux dans cette nuit noir. » Un rire sarcastique le quitta. Comment pouvait-il avoir la force d'apporter à cette noirceur la moindre lumière ? C'était tout simplement impossible. La lumière avait disparu il y a si longtemps. À quoi bon la faire revenir si c'est pour la reperdre demain matin ? Tout cela ne servait à rien. Toutes ces mises en scène, ces remises en question... Ce n'était que du temps perdu à retourner en arrière en sachant que ce qu'il y avait en avant ne sera pas plus beau que ce qu'il avait eu aujourd'hui. Le sourire du Serpentard qui était d'abord sarcastique se changea en mélancolie. Ramener la lumière... Cliff lui avait dit un jour que la dernière porte ne menait pas toujours vers la lumière et il avait raison. Et Leslie se voyait à cette porte et il n'avait pas envie de l'ouvrir. Il était déjà tombé assez bas, portant la jupe dans les couloirs jusqu'à ne plus pouvoir dormir le soir, s'il n'avait pas pour compagnie la peluche lapin de Miller. Plus rien n'était logique. La lumière apparaissait que par fragments et malgré leurs brillances, le sorcier n'était pas capable de s'avancer dans la noirceur pour les récupérer. À quoi bon se risquer, même si c'est pour vivre une dernière nuit, une dernière heure. De toute façon, chaque cristal trouvé n'aurait plus aucune valeur entre ses doigts.

« Johnny, la franchise ne dépend pas de moi, ni des gens qui t’entourent. Tu as très bien souligné le souci. Tu as peur. Et c’est ça le problème, pas moi, ni celui de l’école ou de tes parents, c’est le tiens. T’as la trouille. T’as tellement la trouille que tu ne peux pas profiter de ce qui te fait du bien. Tu préfères me voir en ennemi mal intentionné plutôt que d’assumer ce qui t’es agréable. Et je ne parle pas que des hormones. Tu te fais du mal et tu fais du mal aux autres à agir comme ça. Je suis intense parce que tu me blesses à ne pas être honnête. A essayer de me manipuler pour avoir ce que tu veux. Tu n'aimes pas que je joue avec toi ? Alors pourquoi tu joues avec moi à mon insu ? Je ne suis pas ton ennemi, mais toi, tu sembles t’entêter à être le mien… » La trouille d'avancer, de trouver la lumière, d'ouvrir une autre porte, d'essayer autre chose, de découvrir la vie, de faire ce qu'il aime, d'accepter qui il est, d'user de ses qualités, accepter ses défauts... Son être tout entier s'arrêta, alors qu'il réalisa cette cruelle réalité. Une boule lui monta à la gorge, alors que sa poitrine se faisait de plus en plus douloureuse. Pouvait-il se défendre ? Non... À peine ouvrit-il la bouche que ses yeux s'humidifièrent, ce qui le força à se taire. Sans plus accorder un regard à Octave, il s'humecta les lèvres et inspira difficilement, tout en fermant les yeux pour être sûr de ne pas avoir à le confronter. Il avait pour simplement envie de le frapper ou même de le mordre. Il le détestait, Octave était ignoble, chiant et brutal. Après un instant de silence, à essayer de se calmer, il secoua la tête à nouveau, signalant le nouvel abandon puis il se cacha le visage de ses deux mains. Il avait tenté de ne pas pleurer, mais c'était peine perdue.  

- Okay... lâcha-t-il entre deux soupirs, retirant ses mains pour simplement essuyer ses yeux. Il regarda ensuite le bout de ses doigts humides, souriant en laissant échapper un rire nerveux. Il n'y avait qu'une solution; l'acceptation. - Okay... Okay, okay, okay... Il inspira profondément, retournant ses prunelles dans celles de l'adulte tout en hochant la tête. - Okay. dit-il à nouveau, comme si c'était la seule chose qu'il pouvait dire, la mâchoire tremblotante et le corps en feu. Tout en pinçant les lèvres, mimant tout de même ce même sourire épris de sincérité et de rancoeur, il haussa les épaules et releva ses bras pour les glisser autour de la nuque d'Octave. Doucement, il le rapprocha de lui, le câlinant de plus en plus fort, allant jusqu'à serrer son haut entre ses doigts. Il le garda ainsi un long moment, sans savoir pourquoi il s'en voulait autant à présent.  

- Je suis... désolé. dit-il en le relâchant. - Écoute, je... Je ne peux pas faire les choses correctement... Je ne veux pas être l'ennemi de personne et ni même l'ami, parce que je n'en serais tout simplement pas capable. Il essaya de savoir pourquoi il n'en serait pas apte, ce qui le rapporta au fait que c'était parce qu'il avait peur. Mais peur de quoi ? - J'ai tellement peur d'être seul et je préfère me faire du mal plutôt que de laisser les autres m'en faire... Je n'ai pas envie qu'on me voit tel que je suis. Ce n'est pas par manque de confiance, c'est juste... J'en sais rien. Si on me laisse tomber, ça sera moins douloureux ainsi. Je m'attache facilement. Plus j'apprécie, plus je suis... horrible. Dès que j'aime, il faut absolument que je blesse, parce que je ne veux pas qu'on m'aime en retour. Si on m'aime en retour, alors je vais forcément aimer encore plus, mais je ne contrôle pas les autres. On peut me laisser au moindre instant et je comprendrais, parce que je suis dégoûtant et loin d'être ce que j'aimerais être. Je ne sais même pas comment tu fais pour poser tes mains sur moi. Je veux dire... Tu m'as trouvé dans ta bibliothèque, en jupe alors que je suis un garçon. Il croisa les bras contre son visage, le cachant de cette façon.

- Ça n'a aucun sens, p'tain. Il retira ses bras puis laissa un long soupir s'envoler, replongeant son regard humide dans celui du bibliothécaire, tentant de ne plus le lâcher à présent. - Dit... je peux te frapper ? Question hors sujet, mais sur le coup, il en avait réellement envie. - M'emmerde pas à me demander pourquoi je te le demande. C'est juste que j'ai autant envie de te frapper que d'aller t'embrasser, alors je prends ce qui défoule le plus, parce que tu fais vraiment chier. T'es écoeurant et... excitant aussi. En fait, t'es trop de trucs en même temps. Tu m'énerves et je n'ai plus du tout envie que tu dormes avec moi, parce que je vais en vouloir plus. Tes mains sont chaudes et c'est vraiment agréable, sauf que je suis frustré, impatient et... capricieux aussi. Tiens, ça me rappel Wang. Il est tout et rien a la fois, comme toi. C'est glauque et attirant. Et en parlant des autres, Cliff m'a toujours emmerdé avec ses citations merdiques et incompréhensibles. Mon père n'est pas foutu de me comprendre et ma mère est une moldu qui ne veut pas de magie dans la maison. C'est con. Je ne veux pas vivre comme elle, c'est stupide. J'aime ma soeur, mais je préfère l'envoyer chier, parce que j'adore la voir en rogne. Après elle est douce avec moi, parce qu'elle cherche a se faire pardonner, c'est facile de la manipuler. Je crois que je suis amoureux de Miller, mais il est totalement... J'en sais rien, justement. Il n'y a rien à dire sur lui, mais je ne me vois pas passer 24h sans voir son visage. Je me sens... dépendant. Et j'ai embrassé Inoue, alors que je le déteste. Je comprends pas pourquoi son physique m'attire autant. Je le voix dans mes rêves. Je crois que... J'aime beaucoup... les gens du même... sexe... que... moi. Il s'arrêta en réalisant que tout sortait tout seul, sans difficulté apparente, même si les derniers mots le secouaient. Il posa une main au niveau de son coeur, attendant une douleur qui ne venait pas. Au contraire, il se sentait libéré.

- Ça fait du bien...

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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Jeu 5 Jan 2017 - 23:19

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997] Lun 16 Jan 2017 - 7:12

Son coeur battait contre sa paume, vibrant avec force dans l'ensemble de son petit être qui, malgré la bienveillance, s'était rudement fragilisé sous le choc de durs assauts. Les sentiments qui l'envahissaient à son insu ne cessaient de se mélanger entre eux, créant en lui une toute nouvelle incompréhension qui n'était pourtant pas désagréable à vivre. Le mur central que son obstination avait eu le temps de bâtir venait tout juste de s'écrouler, emportant avec lui un morceau d'hypocrisie malsaine et informe à celui qu'il était réellement. Le rythme de cette destruction interne suivait, sous une constance aussi lente que brutale, la respiration de Mathewsen, comme si l'organe mère de ce qui le tenait en vie essayait de lui rappeler que tomber ne rimait pas avec mourir. Au contraire, le jeune sorcier allait devoir se relever à la suite de cette chute, une chute qui avait duré beaucoup trop longtemps. Et ainsi l'incompréhension était de retour, tel un nouveau né en première visite chez la demeure parentale. Ce nouvel environnement n'avait rien de pénible, puisque Leslie y retrouvait une liberté. Enfin, cette liberté se contaminait peu à peu de tous ses souvenirs où il s'était débattu pour aucune raison apparente si ce n'était que de la peur. En finale, oublier le passé lui était impossible, mais rien ne l'empêchait de le retisser. Après tout, il était sans doute possible pour lui de trouver le pardon, chose qu'il n'avait jamais offerte à sa conscience. Pris dans ses pensées, il ne s'était même pas rendu compte que l'adulte s'était retiré. Son esprit était avalé par plusieurs questionnements existentiels. Il était là, à se demander pourquoi il avait fait certaines choses. Il fallait avouer que ses propres agissements n'avaient plus aucun sens à ses yeux, en vue de ce qu'il avait réellement tenté d'obtenir. Pourquoi cracher au visage des autres, alors qu'il avait peur d'être seul ? Décidément, sa manière d'interagir n'avait rien de très compréhensible à présent. Pourtant, il fut un temps où il se donnait raison et où la faute revenait à tous ces imbéciles qui l'entouraient. Un goût amer lui monta à la gorge, mais cette agaçante amertume s'éteignit aussi efficacement que ce bras qui l'attira contre l'adulte.

La proximité physique, quoi de plus énervant pour Leslie. Il avait toujours été impossible pour lui d'en apprécier sa totalité. Toutes les approches possédaient leurs défauts et l'adolescent ne retenait qu'un mauvais sentiment face à ceux-ci; le malaise. En exemple, la caresse de Miller lui avait été agréable, mais le Serpentard avait pour souvenir qu'un malaise palpable, comme si cette main n'avait pas eu de véritable sens. Cependant, à ce moment précis, l'étreinte que lui offrit Octave lui était délectable. Cette sensation qui le guidait à repousser ceux qu'il prenait pour ennemis n'avait plus sa place, comme quoi elle était tombé avec le morceau d'hypocrisie plus tôt. Son corps quémandait silencieusement cette tendre chaleur à son dos, alors qu'il frémissait sous le souffle qui percutait sa nuque et glissait jusqu'à son épaule délicate. Apaisé par la présence du bibliothécaire, Leslie ferma les yeux et se laissa peu à peu aller dans une profonde béatitude. Il n'avait pas envie de réfléchir, pas envie de dormir, pas envie de parler ou même d'écouter ce que l'adulte allait prochainement lui dire. Il avait simplement envie de profiter de ce moment jusqu'au bout, d'écraser ses mauvais souvenirs et de les remplacer par cette sérénité intérieure. La paix n'avait jamais fait son tour pendant la durée de sa toute petite existence. Privé de la tranquillité, il avait tout simplement oublié ce que c'était que de fermer les yeux et d'arrêter de réfléchir l'espace d'un instant. Le cinquième année avait oublié de prendre une pause et de ce fait, il n'avait jamais pu découvrir à quel point il était bien. Il était aveugle face à son droit à l'amour inconditionnel d'une famille qui était encore prête à l'accueillir, craintif à l'idée que Cliff était toujours présent à ses côtés et qu'il était encore ouvert à la discussion, frustré à l'idée que Miller restait Miller, agacé face au fait que Shawn était un taré, mais que certes, ce loup ne lui faisait aucun mal et il révulsait le fait que Felix était plus clément qu'auparavant. Il n'acceptait pas le repos, préférant plutôt être réticent à chaque instant.  

Oui, Mathewsen avait eu quelques problèmes qui pouvaient justifier son comportement, mais certaines personnes l'avaient supporté dans ses démarches. Stevenson, Hook, Lensie et quelques autres. Et au lieu de les remercier, il avait préféré se refermer sur ses propres ennuis. Avec élégance, le gamin s'était offert la dépression et l'illusion que son existence ne valait rien aux yeux de tous. Les paupières toujours fermées, il lâcha une faible plainte lorsque la main de l'adulte se retira. D'abord mécontent d'être retiré de ses rêveries, il ouvrit instinctivement les yeux en sentant les doigts de l'homme atteindre une région qu'il n'avait jamais eu plaisir de présenter. Il avait porté à son avant-bras toute la haine du monde et pourtant, il était encore là. La caresse d'Octave lui faisait réaliser qu'il était vivant malgré tout et que c'était l'essentiel.

« Non, tu ne peux pas me frapper. Tu as déjà saccagé ma chambre, ça suffit, embrasses-moi plutôt... » Sans qu'il ne puisse se contrôler, un rire le quitta, ce qui le ramena entièrement à la réalité. Cependant, lorsque Octave poursuivit sa route sur un chemin de véracité morale et sociale, l'adolescent préféra refermer les yeux et écouter, tel un enfant se laissant border par une histoire. Certaines paroles lui firent comme un choc, ce qui le crispa à quelques reprises et lui bloqua le souffle. Pourquoi ce genre de paroles devait toujours lui être aussi douloureux ? Octave ne prenait rien en exemple, mais il avait tout de même envie de se plaindre, de lui crier que ça lui faisait mal d'entendre ça, autant que ça lui faisait du bien. Et finalement, ce fut Octave qui le dit à sa place. « Ca fait mal Johnny, mais une personne qui n’a jamais eu mal est une personne qui n’a jamais rien essayé de nouveau. Et la vie a plus à t’offrir que ce que tu en attends, mais sans risque, il n’y a pas de victoire. Et crois-moi, la victoire vaut toujours le coup que l’on souffre pour elle. » La victoire. Mais qu'en était-il de ceux qui n'avait aucun but précis ? Quelle était leur victoire, hein ? Ses paupières s'ouvrirent d'elles-mêmes et il fixa le bout du lit. Les plies du drap lui semblaient être de petites montagnes et soudainement, il se demanda si ainsi allait la vie. Nous traversons les montagnes d'un désert dont la base est parfois molle, parfois dure. Et nous faisons cela dans l'espoir d'y retrouver on ne sait trop quoi et lorsque nous allons trop loin, nous tombons. Mais il ne faut pas oublier que la couverture touche le sol, alors il est possible de remonter. Il faut simplement savoir s'y prendre. Et si jamais la couverture n'est pas là, alors il nous faudra trouver les pattes du lit et donc; traverser la noirceur, la poussière et nos cauchemars d'enfants.

« Arrivera un jour, Johnny, où tu ne voudras définitivement plus être là, où tu croiras que la force te quitte et que tu ne seras plus capable de te relever. Reste. Juste, reste. Quelqu’un ici-bas a besoin de ta voix, je te le jure. Je te promets que ton rire est une grâce bénie pour quelqu’un. Mais pour ça, il faut faire des efforts. Commencer par être indulgent avec soi, puis avec les autres. Tu frappes, mens, manipules, maltraites, te refrogne et es capricieux. Encore plus avec ceux qui te sont proches. Est-ce qu’ils le méritent vraiment, Johnny ? Ne blesse pas ceux qui te veulent du bien, Johnny, car ces personnes-là sont rares et précieuses. Les choses deviendront plus simples, plus claires et tu n’auras plus à souffrir. Parce que pour le moment, tu souffres plus de ce que tu crois être que parce que les autres te font du mal. Franchement, comme s’il n’y avait pas assez de raisons pour être malheureux en ce bas monde, faut-il que tu t’accables encore plus… »

Est-ce qu'ils le méritent ? Faut-il que tu t'accables encore plus ? Tout en reprenant difficilement son souffle, le jeune sorcier laissa un silence traverser la pièce. Un petit tremblement l'empoisonna, alors qu'un nouveau mur inconnu de sa carapace tombait. Les poings serrés, il retourna s'enfermer dans ses rêveries en fermant les yeux une énième fois. Retrouver son bien-être de plus tôt, voilà ce qu'il voulait, mais il ne pouvait pas s'empêcher de réfléchir aux dernières paroles du bibliothécaire. C'était touchant et d'une quelconque façon, il s'enivrait de ses mots pour s'y accrocher et ne plus jamais les oublier. Peut-être avait-il raison ou peut-être avait-il tort ? Plus rien n'avait d'importance. Il n'y avait que la douceur d'une morale fulgurante, celle où il se devait de rester. Alors, oui, il allait rester. Il n'avait rien à faire des promesses, des jurements ou de cette présence qui ne demandait que la sienne. Il avait simplement cette chance, ce choix qu'il avait failli perdre et qui était celui d'être encore là. Il pouvait souffrir, pleurer, crier et croire que tous les malheurs du monde lui étaient destinés. Il n'avait qu'une seule responsabilité dans toute cette histoire et c'était celle de rester. Doucement, il redressa le haut de son corps en appuyant de ses paumes contre le matelas. Prenant ensuite une position plus confortable en pliant les jambes, il glissa délicatement ses doigts contre la joue d'Octave, comme s'il posait ceux-ci sur ce parfait inconnu qui l'attendait quelque part. Oh, il savait que ce n'était pas le bibliothécaire, mais d'une certaine façon, l'adulte avait parlé pour cette autre personne.

Sa fébrile paume frôla la mâchoire et Leslie pencha légèrement la tête sur le côté, sculptant de son simple regard le visage de l'homme. Dans son mouvement, il s'humecta les lèvres et laissa ses doigts se perdre entre les mèches de cheveux, les caressant avec simplicité. Ce ne fut qu'en perçant les prunelles de l'adulte que le jeune homme laissa son étreinte descendre jusqu'au menton de celui-ci. Le relevant que du bout de son index en appuyant sous la mâchoire développée de l'adulte, le Serpentard se rapprocha pour annoncer son intention. Son allée se freina que lorsque leurs nez se frôlèrent allègrement, pendant que Leslie laissait son attention mourir contre les lèvres de l'adulte. Il avait envie de l'embrasser et cette envie ne devait plus être cachée. Mais, il ne voulait pas y aller trop rapidement. Il prenait son temps, s'enivrant du simple mélange de leurs respirations en guise d'ouverture à sa convoitise. Les lèvres entrouvertes et la nervosité grimpante, il laissa échapper un nouveau rire, ce qui l'empêcha de poursuivre son attaque. Il se recula timidement en secouant la tête négativement tout en faisant mine de s'étirer. Il se mit ensuite à replacer les draps pour trouver son confort et se préparer à dormir. Son coeur continuait de se débattre dans sa poitrine, ce qui l'empêchait d'être calme. Finalement, il s'enroula dans la couverture tout en reprenant place tout près du bibliothécaire. Il en profita ensuite pour embrasser le bout de son index et de son majeur pour aller appuyer la zone embrassée contre les lèvres d'Octave, de sorte à lui donner indirectement ce qu'il n'avait pas eu la force de lui donner directement.

- Passez une bonne nuit, monsieur Holbrey. dit-il en se retournant pour lui faire dos puis il se cacha sous l'étoffe en se maudissant secrètement.

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:18, édité 1 fois
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Ce n'est que le nouveau bibliothécaire. [25 Septembre 1997]

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