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[sept. 1997] Until Dawn, Pérégrinations (PV: Louise & Nathan)

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MessageSujet: [sept. 1997] Until Dawn, Pérégrinations (PV: Louise & Nathan) Jeu 15 Sep 2016 - 14:34



Bureau du professeur d'études des runes

[blockquote][p] Les monstres de l'école dormaient peu, ils n'en avaient pas besoin. Wotan n'avait aucune peine à se les imaginer, sombre, tentaculaire, prêts à attraper les élèves dans leur sommeil. Prêts à leur ouvrir le crâne, inspirer tout ce qui s'y trouvait encore, faire de la nuit non pas un refuge mais une perte d'humanité de plus.
Lui aussi il restait éveillé, le jour, la nuit.  Il ne faisait rien. Rien à part quelques cours à donner, des retenues à surveiller parfois.
Hier, un élève avait craqué à la fin de son cours, on était qu'en septembre pourtant. Le professeur s'était tenu à ses côtés, une main sur son épaule le temps que les larmes se tarissent. Il ne pouvait rien faire de plus, pas vraiment.
Si : être renvoyé, être tué peut-être après tout pourquoi pas. Et ensuite ? Vivant, il pouvait être une présence pour ses élèves, pour certains qui le réclamaient, pour d'autres qui ne savaient plus rien faire si ce n'est errer jusqu'au point de non-retour. La vie avait autre chose à leur offrir, malgré les pressions, malgré les haines parfois. Les enfants haïssent si facilement...
Ils haïssent, ils ont peur aussi. Et certains continuaient d'avoir peur de lui...
Les premières rumeurs l'avaient prises par surprise : vampire. Le professeur Nielsen était un vampire... quelqu'un capable de vous vider de votre sang et de vous dévorer tout cru, quelqu'un ne pouvant appartenir qu'à la nuit la plus sombre et qu'il fallait craindre, peut-être parce que cela empêchait d'autres peurs, d'autres terreurs. Des plus rationnelles, des concernant un monde qui n'allait plus du tout, où le sang avait un prix trop élevé justement. Le sang dont un vampire se foutait, la nourriture était de la nourriture, point final.

Il savait d'où cela venait. Il le savait car cela rejoignait d'autres bavardages de l'année passée, plus classiques le présentant comme un ogre. Un monstre dont les enfants avaient peur encore, oui, même en première année. Ici, l'instigateur de la rumeur avait grandi, alors le monstre changeait. Un peu.
Sa femme l'avait traîné au cinéma une fois, il y a presque dix ans (sept, lui souffla une voix dans sa tête, juste sept...). On y avait adapté pour la énième fois l'histoire de Stoker, Dracula, il n'y était presque plus question de monstre, juste d'amour. Elle avait pleuré à la fin bien sûr, sa femme, elle avait pleuré avec l'envie de regarder jusqu'à s'en crever les yeux simplement. L'amour, celui des contes et des histoires, différents des bras de l'homme qui l'accompagnait. L'homme qui pleurait aussi, à sa façon, lui que la mélancolie touchait toujours. Un vampire comme ce Dracula là, il acceptait de l'être. Encore plus maintenant, oui, maintenant qu'elle n'était plus là, mais jusqu'à combien d'océan de siècles et de temps supporterait-il jusqu'à son retour ?
Qu'importe, un film ne restait qu'un film.
Les vampires réels n'étaient que par trop différents de tout cela, pourtant on avait le droit de rêver, non ? D'avoir des cauchemars.
Alors il avait joué le jeu, un peu trop peut-être. Simplement pour ce droit là, l'imagination. Qu'on ne le retire pas à des enfants à qui l'on prenait déjà tout aujourd'hui. Un message, un message glissé dans la poche d'un élève. D'une élève. Quelques mots griffonnés, non signées, dans une écriture rendue impossible à reconnaître : « on va avoir besoin de preuves ».
On, un groupe solidaire, invisible dans un pronom, pour apprendre peut être à se souder contre une menace. Et si Louise -car il ne pouvait y avoir d'autre coupable pour la rumeur, non ? - s'en montrait capable contre un professeur, peut-être saurait elle par la suite le faire contre une doctrine.

Il avait rangé son bureau. L'avait changé en fait,  assombrissant les tentures aux fenêtres, piquetant l'unique miroir s'y trouvant de tâches d'humidité. Sur les murs, des ombres dansaient, et aucune lumière ne saurait éclairer assez la pièce désormais. Lumos également, y serait étouffé. Il y avait quelque chose de lourd, de pesant, une odeur animale presque, comme si quelque chose -quelqu'un?- attendait, tapi sous les meubles.
Et puis il y avait une carafe de vin surtout. Un mélange de vins en fait, afin de trouver la meilleure teinte, pareille au sang. Inutile de dire que le goût serait affreux, et capable de donner une migraine bien chargée, mais le sens de la mise en scène impliquait quelques sacrifices.

Les enfants viendraient ce soir. Combien ? Il ne savait pas. Louise au moins, et ceux qu'elle aurait rallié à sa cause de chasseuse de vampires. Pourquoi ce soir ? Une veille de week end, simplement. Il avait vérifié, la fillette n'était coincée par aucune retenue, elle ne laisserait pas passer l'occasion. Qui plus est, on savait son chat malade, le borgne silencieux, celui de Wotan. Aucun risque que l'animal ne soit dans le bureau pour déjouer leurs plans.

Une dernière fois, Wotan vérifia le miroir. Non, son reflet n'y apparaissait toujours pas, la rune de dissimulation semblait fonctionner. Tant d'énergie pour de simples élèves, dont une qu'il n'avait même pas en cours. Tant d'énergie pour les effrayer encore un peu plus, comme si finalement, ils changeraient d'avis pour éclater de rire. Comprendre la peur, le pouvait-on seulement ?

Par la fenêtre, le soleil projetait ses dernières lueurs, mais rien des teintes orangées ne parvenait jusqu'à la pièce désormais. Juste l'obscurité. Alors, en silence, le professeur prit place dans un grand fauteuil au dossier allongé, prêt à attendre ses proies.

Puisqu'il était l'ogre et le vampire à la fois.

Qu'ils viennent, qu'ils viennent à lui pour se défouler dans une imagination cauchemardesque, bien plus poétique pourtant que tout ce que le monde avait d'horreurs à leur offrir. Qu'ils viennent dans le seul cauchemar dont Wotan saurait les protéger.... [/p][/blockquote]

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MessageSujet: Re: [sept. 1997] Until Dawn, Pérégrinations (PV: Louise & Nathan) Jeu 2 Fév 2017 - 20:26

A tout prendre, elle aurait préféré redoubler, finalement. Même pas fini le premier mois et la fillette était déjà larguée. Pas juste hésitante, la réponse sur le bout de la langue, non, touchée-coulée, foutue, au point qu'elle hésitait à demander qu'on la renvoie en première année. Pourtant, la gamine ne se considérait pas si stupide. Genre pas du niveau Larsonn ou Foster, dont l'activité cérébrale n'avait rien à envier aux plantes vertes en train de clamser à l'infirmerie. Avec quelques élèves de Poudlard dans le lot, soit dit en passant. Pas cool, cette année.

Bon, c'est pas si comme si ça sortait de nulle part. Mais, vraiment, vraiment, genre glauque. C'est pour ça qu'elle galérait autant en cours. L'esprit ailleurs, en permanence. Y'avait tellement de choses à faire ! Apprendre à survivre. Et ça passait par la discrétion, en premier lieu. Une qualité qui échappait (parmi tant d'autres, diraient les mal-intentionnés) à la Gryffondor. Habituée à faire ses bêtises au grand jour, ou plutôt à se faire attraper régulièrement, Louise devait maintenant rentrer dans le rang. Du moins en apparence. Puis, Rusard pensait toujours qu'elle était de Poufsouffle, ça lui sauvait un peu la mise. Mais les Carrow, c'était une autre histoire. Pourtant, elle n'avait pas renoncé.

Ses bêtises prenaient maintenant une teinte politique. Faire des conneries au château, c'était révolutionnaire, désormais ! Un acte de résistance face au côté obscur de la magie. Mais elle agissait dans l'ombre. La petite Fitzgerald ? La petite toujours bien coiffée, raie sur le côté ? Rien à dire. Certains professeurs restaient dubitatifs face à la petite fille modèle qui assistait à tous les cours, muette mais l'air attentif. L'air, seulement, tout se jouait sur les apparences cette année. A l'intérieur, elle restait toujours une sale gosse qui rongeait son frein en attendant son heure. Et l'heure avait sonné...

Des mois qu'elle enquêtait. La retenue l'an passé l'avait convaincu. Wotan Nielsen, professeur d'une matière incompréhensible créée pour faire souffrir des innocents, était louche. La théorie de l'ogre avait beaucoup plu à l'enfant pendant quelques temps, mais pendant les longues vacances estivales, elle avait pu élaborer une théorie beaucoup plus réaliste : le professeur d'Etudes de quelque chose était...un vampire. Tout simplement. Le teint blafard, les vêtements sombres, ce goût prononcé pour apparaître silencieusement là où on ne l'attendait pas. Dès les premiers jours de la rentrée, la brunette avait commencé à diffuser la rumeur sous le manteau.

Les résultats étaient peu concluants. Une majorité d'élèves avaient tendance (à raison?) à ne pas croire à un mot de ce qui pouvait sortir de la bouche de Fitzgerald. Mais la minorité des crédules, des peureux, ces doux naïfs, avaient prêté attention à la théorie. Après tout, la rumeur comme quoi Simon était victime d'une malédiction roumaine semblait se confirmer de jour en jour. Mais les gens devenaient de plus en plus exigeants de nos jours. Ils voulaient des preuves ! Franchement, grandir dans un monde où l'on devait attester de la véracité de chaque propos n'en méritait pas la peine. Mais le dernier mot trouvé dans sa poche, presque illisible, montrait que la gamine avait un public, encore peu convaincu mais désireux de croire. Si le peuple voulait des preuves, le peuple les aurait.

La tâche n'en était pas moins colossale. Il lui fallait pénétrer dans la tanière du vampire en personne. C'était pas une mission en solo, ça, c'était un travail d'équipe. Mais tout le monde tremblait à l'idée d'enfreindre le règlement. Il lui fallait un mec qui s'en fout. Et, malheureusement, le seul nom qui lui venait en tête.. Nathan Larsonn. Dean aurait pu faire l'affaire mais impossible de mettre la main dessus. Puis lui, il s'en foutait limite trop pour le boulot. S'abaisser à demander de l'aide à son pire ennemi. Pour un peu, elle aurait préféré fabriquer les preuves de la culpabilité de Nielsen toute seule. Se balader avec une fausse marque de morsure au cou et la montrant au premier venu. Mais c'était trop...flamboyant. C'était la Louise d'avant ça, pré-mort de Dumbledore et tout le bordel qui s'en suivit.

Elle avait tout planifié quelques jours auparavant. Entendu que le chat du professeur, gardien des Enfers, ce Cerbère félin, était malade et donc absent du bureau. La voie était libre. Elle avait approché Nathan avec une retenue et une politesse qui ne la caractérisaient guère. Pour peu, l'ex-Poufsouffle déchu ne l'aurait pas reconnu. Mais sitôt l'effet de surpris passé, il avait essayé de fuir, si tant est qu'on peut qualifier de « fuir » l'action de pousser contre le mur la gamine et de continuer sa route. Mais Fitz était passée en mode sangsue. Et, probablement plus par peur que les rumeurs reprennent que par réel souci d'écouter ce que la gamine avait à lui dire, Nathan avait craqué.

Plus que sceptique au début. Mais Louise avait un atout dans sa manche : le chantage. C'est que ça serait dommage que la chanson déjà so avril 1997 redevienne le tube du moment. Puis, sa vie à Nathan, elle était déjà assez compliquée comme ça, ça serait vraiment regrettable qu'une gamine haute comme trois pommes mais avec un pouvoir de nuisance qui n'était plus à prouver vienne la lui compliquer encore plus, pas vrai ? Quoi, Nathan, dire à tout le monde que j'étais amoureuse de toi ? Mais qui va te croire ? Qui te parle encore, vu ta nouvelle maison ? Sourire d'ange, battements de cils. Deux jours de travail appliqué et le septième année avait craqué. Rendez-vous pris vendredi soir, devant le bureau du soupçonné vampire, soupçonné car innocent jusqu'à preuve du contraire, auquel cas Louise serait ravie de prouver le contraire du contraire, juste histoire d'avoir raison.


Allez, Larsonn, me plante pas, bordel, murmura la Gryffondor face à la porte du professeur Nielsen. Et citrouille. Il était en retard. Il l'avait lâché. Pire, dénoncé. Et alors que se dressait devant elle l'antre du vampire, la fillette se mordit les lèvres. Pas besoin d'un copilote pour cette mission. Mais la vérité, l'ignoble vérité, qu'elle refusait de s'avouer, c'est qu'elle avait peur. Même à l'époque où les monstres ne se cachaient plus et affichaient ouvertement qu'ils étaient humains, paradant dans le château, la Gryffondor tremblait face au mythe d'une créature telle que le vampire. L'imagination est la meilleure et la pire des qualités. Face à la légende qu'elle avait plus que contribué à construire, la gamine se retrouvait prise au piège de son propre mensonge.

Allez, Fitz, du nerf ! Discours mental de motivation d'un échec total. Elle avait pourtant été dans la Forêt Interdite, affronté le calamar géant, la liste de ses faits d'armes était glorieuse et méritait bien d'y ajouter un affrontement avec un vampire. Histoire de cocher ça de sa liste. En espérant ne pas se retrouver au menu du dit-vampire. D'où l'avantage d'y aller avec Larsonn : plus gros donc plus de sang donc plus désirable. A deux doigts de renoncer, Louise allait tourner les talons lorsque la porte du bureau s'ouvrit toute seule dans un long grincement digne des plus beaux films d'horreur moldus.
Pas peur, j'ai pas peur, marmonna toute seule l'enfant, prête à se jeter dans l'inconnu, lorsqu'une main vint se poser sur son épaule. La Gryffondor retint de justesse un hurlement mais ne put contenir le sursaut de frayeur qui la traversa.

Prête à affronter son cauchemar, elle se retourna et...le mot cauchemar était probablement bien choisi puisqu'elle se retrouva face à Nathan, l'air goguenard, visiblement ravi de lui avoir fait peur.
C'est pas trop tôt, chuchota la fillette en essayant de se redonner une contenance. Je sais bien que normalement, on dit les dames d'abord, mais comme les bonnes manières et toi ne vous êtes visiblement jamais rencontrés, à toi l'honneur, Larsonn, continua la fillette en l'invitant d'un geste du bras à pénétrer dans l'antre du monstre.
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[sept. 1997] Until Dawn, Pérégrinations (PV: Louise & Nathan)

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