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[26 Septembre 1997] - 4.5 sur l'échelle Holbrey.

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PERSONNEL DE POUDLARDBibliothécaireModo tentaculaire
    PERSONNEL DE POUDLARD
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MessageSujet: [26 Septembre 1997] - 4.5 sur l'échelle Holbrey. [26 Septembre 1997] - 4.5 sur l'échelle Holbrey. EmptyDim 11 Sep 2016 - 17:04

20 Septembre 1997.

Il possédait une mémoire quasi photographique, c’était un fait, mais la sensation l’envahissant lorsqu’il balayait ses appartements du regard étaient tout autres qu’un simple constat de voir que les choses avaient bougées. C’était au-delà du concrètement perceptible et Octave ne pouvait rien y faire pour y remédier, et remettre les objets à leur place n’aurait été d’aucun remède. Comme il n’avait pas vraiment eu le loisir de s’y attarder au moment opportun, tant son esprit était accaparé par d’autres soucis, la compréhension lui était advenue que le lendemain, au matin du 20 Septembre. Peut-être était-ce lié au fait que son aventure de la veille lui avait fait parfaitement réaliser l’étendue de l’histoire. Il s’était même demandé avec surprise comme ça ne l’avait pas dérangé plus tôt, la rigueur qu’il mettait dans le rangement de ses affaires étant à la limite du maladif. Pas que tout soit parfaitement organisé en pilles parallèles ne se croisant jamais, mais tout avait en tout cas sa place précise. Dans son esprit, peut-être parce que ce fut effectivement le cas quand il était petit, il y avait des lignes imaginaires qui contournaient chaque objet de la pièce pour lui indiquer sa place. Alors, lorsqu’il s’était aperçu de l’absence de ses chaussures, c’eut le même effet que découvrir que le cadavre d’une scène de crime avait disparu. Mais en attendant, il était allongé dans son lit, le haut du corps relevé sur les coussins, les membres encore légèrement douloureux, comme après une longue journée de travail. Enfin, c’était devenu systématique, mais en réalité il avait toujours dans sa chair l’écho d’un quelconque sort, qui se trouvait être un Doloris dans ce cas précis. A croire que le métier de bibliothécaire ne l’avait pas dépaysé tant que ça finalement et il en venait même à se demander si ce fut une si bonne idée que ça. Les sensations étaient les mêmes qu’après avoir forcé en faisant du sport : des courbatures un peu partout et l’envie de ne plus bouger du tout. Heureusement, on était samedi. Il ne bronchait donc pas d’un pouce, la mine sérieuse, et regardait sa chambre.

Une chambre qui n’était plus vraiment la sienne. Tout avait bougé. Quelqu’un était passé par là et il avait maintenant l’impression d’être dans une réalité parallèle ou tout était vaguement identique, mais plus rien n’était à lui. Quelqu’un était passé par là. Quelqu’un… il savait parfaitement de qui il était question, et c’était peut-être justement ce qui le dérangeait le plus. Cette femme était venue, mais trop tôt. Cela brusquait le cours naturel des choses. Elle s’était introduite chez lui pendant qu’il n’était pas là, avait fouillé dans ses affaires et était repartie. L’acte en lui-même ne le froissait pas vraiment, ni les conséquences d’ailleurs, mais elle avait précipité les événements. C’était beaucoup trop tôt. Sa chambre avait toujours été, d’une certaine manière, son lieu de recueillement, l’endroit où il pouvait être ainsi dire véritablement soi-même, tranquille et serein. Et savoir que Cassidy s’était introduite ici alors qu’ils ne se connaissaient pas vraiment avait l’effet d’une profanation. Le problème était probablement qu’ils ne se connaissaient pas, mais tendaient à se connaître et cette intrusion équivalait à la lecture d’un journal intime pour précipiter les événements. Peut-être y accordait-il trop d’importance, mais la présence de Cassidy en ces lieux n’était pas assez anodine pour qu’il puisse l’ignorer et trop inquisitrice pour qu’il puisse continuer à se sentir bien ici. Alors il regardait cet endroit avec tout le sérieux du monde et une vague gêne, comme s’il s’était réveillé dans le lit de quelqu’un d’autre.

Il finit par se lever pour inspecter l’étendue des « dégâts ». En vérité, quasiment rien n’avait bougé, mais il savait, il sentait qu’elle avait mis ses mains quasiment partout. Il en était certain. Et tandis qu’il déambulait entre les meubles, il sentait la trace de son passage sur chaque objet, comme si le parfum de sa présence s’était déposé tel un voile sur l’intégralité de ses affaires. Du coup il ne touchait rien, se comportant à la manière d’un visiteur dans un musée. A l’exception près qu’il ouvrit quand même son armoire. Il posa sa main là où une chemise manquait, comme pour constater que ce n’était pas une illusion. D’un air las, il avait répertorié ce qui avait été pris et remarqua avec amusement qu’elle n’avait pas emporté de chaussettes. Bonjours, les ampoules. Elle aurait pu faire un effort, quand même… Une légère déception se lisait sur son visage alors qu’il se cherchait des vêtements pour lui-même. Il enfila un quelconque ensemble passe-partout et s’échappa de ses appartements pour n’y revenir que très tard dans la nuit.



26 Septembre 1997.

Il avait attendu une semaine qu’elle daigne venir et lui rendre ses affaires, mais en vain. En attendant, les effets de son passage s’étaient estompés à mesure qu’il reprenait possession de son milieu. La vie avait doucement récupéré son cours, à part qu’une couche supplémentaire de rumeurs était venue brasser les anciennes. Une semaine, c’était le temps réglementaire, qui laissait en théorie assez de temps pour libérer un créneau et faire ce qu’il faut pour boucler la boucle. Bien que Miss Rowle rendît toujours ses livres à la bibliothèque à temps, cela ne semblait pas se répandre sur les affaires qu’elle volait. Logique, me direz-vous ? Mais Octave considérait qu’en de telles circonstances, ce ne pouvait être qu’un emprunt, même sous la forme du maraudage. D’autant qu’il s’était surpris plusieurs fois à vouloir mettre les chaussures qu’elle lui avait piqués -peut-être bien pas totalement par hasard d’ailleurs… Donc il était temps maintenant de les récupérer. Il n’avait pas attendu la nuit noire pour le faire, non, il avait profité des horaires habituels auxquelles la blonde se terrait entre quatre piles de livres -il soupçonnait maintenant que c’était pour ne pas avoir à le regarder- pour s’éclipser. Après la nuit avec les loup-garou, il pouvait rejoindre les cachots les yeux fermés, chose qui était fort pratique au vu de l’obscurité qui régnait dans les lieux mêmes en pleine journée. C’était donc en fin de matinée qu’il avait dévalé les escaliers en fredonnant quelque chose qui ressemblait à La Chevauchées des Walkyries de Wagner. Il se moquait de se faire surprendre, le but n’était pas d’en faire une mission secrète. Lorsqu’il avait appuyé sur la poignée pour rentrer, il constata sans aucune surprise que la porte résistait. Chantonnant maintenant franchement, il sortit un minuscule tube en bambou gravé de sa poche, à peine plus épais qu’une grosse seringue, et l’introduisit dans la serrure jusqu’à le faire ressortir de l’autre côté. C’était l’un des premiers objets qu’on lui avait offerts lorsqu’il avait commencé dans le métier. Un ustensile créé par quelqu’un comme lui pour quelqu’un comme lui, faisant parti des nouvelles créations ingénieuses des groupuscules mafieux de Singapour.

C’était une espèce de trou de verre miniature, dont le fonctionnement avait un vague rapport avec le principe de superposition quantique. Plaçant son doigt à l’extrémité du tube il chuchota « Guan », avant de se faire aspirer dans bruit de succion. Il réapparut de l’autre côté de la porte, avec l’impression d’être passé par une accélérateur de particules. Sa tête bourdonnait et il se laissa aller contre la porte, cherchant à l’aveugle le petit tube qui pointait de l’autre côté de la serrure. Se frottant les yeux du revers de la main, il rangea le bout de bambou dans la poche de son jean avant d’observer la pièce d’un air particulièrement détendu. Sombre. Que dire de plus. D’un geste vif de la baguette magique, il alluma toutes les bougies de la pièce, histoire d’y voir un peu plus clair. On ne pouvait pas vraiment dire que c’était une chambre de fille, mais pour quelqu’un comme Cassidy, qui se donnait des airs de glace, elle était assez chaleureuse. En tout cas, autant que cela fût possible dans un endroit pareil. Les affaires n’étaient pas rigidement rangées à la militaire et on sentait que l’endroit était habité. Des papiers traînaient sur la table, témoignage d’un travail acharné qui ne s’arrêtait vraiment jamais et s’entassait donc par couches d’intérêt sur le bureau. Quelques vêtements traînaient sur le fauteuil et les draps du lit étaient légèrement défaits. Des étagères remplies d’ingrédients, de quelques livres, de nombreux parchemins et d’autres ustensiles utiles à ses études parcouraient les murs. Soupirant d’aise, Octave sourit à cette pauvre chambre qui allait devoir subir ses assauts. Car il était venu que pour une chose. En fait deux, mais principalement une : souiller.

En quelques enjambées, il rejoignit le lit et s’allongea dessus précautionneusement pour ne pas le mettre en pagaille, mais le froissant suffisamment pour laisser une marque de son passage. Elle croyait à pouvoir être la seule à se pointer dans les appartements des gens pendant qu’ils n’étaient pas là ? Il roula sur le ventre, humant le parfum des draps et trouvant même quelques longs cheveux morts. Puis il se releva et s’installa à son bureau. Là, il passa sa main littéralement sur tout, sans vraiment s’intéresser au contenu de quoi que ce soit, juste histoire de toucher, comme un clébard qui marquait son territoire. Bien entendu, ça l’amusait, d’autant qu’il ne prévoyait pas de faire quoi que ce soit des informations qu’il parviendrait à dénicher ici. Non, c’était juste pour bien la faire flipper. Stresser un bon coup ses petits nerfs de mégère, donner du panache supplémentaire à son caractère courrouçant. Dans un geste de sadisme, il se saisit d’une plume et parapha quelques parchemins au hasard d’un « HO » minuscule en bas de page. Puis, Octave ouvrit les deux tiroirs du haut qui étaient disposés de part et d’autre du bureau. Du bordel, des détails d’une vie quotidienne. Octave écarta tout cela du bout des doigts jusqu’à atteindre le fond, s’assurant qu’il n’y avait rien d’intéressant. On voyait bien là qu’elle était une étudiante, car il n’y avait quasiment que des choses en rapport avec sa recherche dans son bureau. Dire que Rogue avait habité là également. Merlin, Octave se redressa, n’étant pas sûr qu’il avait envie de fouiller dans un endroit où cet homme avait logé. Mais la curiosité étant plus forte, tout comme le désir d’en faire voir de toutes les couleurs à blondie, il se pencha pour inspecter le deuxième tiroir. Tiens donc, de la correspondance…

Il avait tout de suite reconnu le sceau, mais le retrouver là n’était tellement pas naturel qu’Octave marqua un long moment d’arrêt, ne sachant s’il s’était trompé d’endroit. Délicatement, il sortit l’enveloppe cachetée et l’ouvrit, s’étant au préalable confortablement installé sur la chaise de bureau. Plus il avançait dans sa lecture, plus un de ses sourcils faisait chemin le long de son front en une moue dubitative. Il ricana avant de reposer la lettre là où il l’avait prise. Bon sang que ce n’était absolument pas surprenant. Il se demandait si Cassidy avait répondu à la Reine Mère. Même si c’était juste pour l’insulter. Un léger sentiment de lassitude le caressa alors qu’il revoyait dans cette lettre un résumé de sa jeunesse. Comme les gens ne changeait pas… Enfin, peu lui importait, Cassidy était assez grande pour ce genre de choses et sa mère… eh bien, c’était sa mère, elle faisait toujours ce qu’elle voulait et tant qu’elle ne lui avait pas écrit directement, il n’avait pas la moindre intention de s’en mêler. Ses expériences passées lui avaient appris qu’il ne valait mieux pas intervenir parce que plutôt que d’apaiser ses intentions, cela risquait de transformer une flaque d’eau en marée. De toute manière, les autres femmes, quelles qu’elles fussent, avaient toujours représenté un danger pour sa Mère, d’une manière ou d’une autre. Peut-être parce qu’elle évaluait les autres femmes à sa propre mesure, en ce cas-là il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’elle n’approuve jamais personne. Qu’elle demeure donc dans ses illusions, Octave ne tenterait pas de les dissiper ne serait-ce qu’un peu. C’était trop fatiguant et ça n’aboutissait jamais à rien de bon.

Refermant les tiroirs, il longea les étagères, passant un doigt sur la tranche des livres, sortant des bocaux pour les observer, moins par curiosité que par principe. Enfin, il se dirigea vers le centre névralgique des lieux : l’armoire. Trépignant d’anticipation, il l’ouvrit cérémonieusement avant d’entamer une longue exploration. Il caressait les tissus jusqu’à trouver celui qui lui plaisait par sa texture et le sortait pour l’essayer sur soi en posant le vêtement contre son torse ou sa taille, en fonction du type d’habit. S’accroupissant, il finit par trouver, entre les cintres, dans le fond de l’armoire, deux boules de vêtements. L’une était constituée des deux robes que Cassidy avait porté lors de leur première rencontre, et la deuxième était faite entièrement de ses vêtements à lui. Ha ! Quelle surprise ! Lui qui s’attendait à les retrouver lavés et repassées dans un emballage de cellophane… Plus loin à droite, il y avait ses chaussures. Il les inspecta minutieusement et constata avec contrariété qu’il y avait des éraflures sur les bouts. Bon sang, elle aurait dû prendre des baskets pour faire ses conneries. Les sourcils légèrement froncés, il posa le méli-mélo de vêtements sur ses chaussures au sol et continua l’inspection. Méthodiquement, il avait ouvert tous les tiroirs, sans prêter un réel intérêt au contenu, mais surtout pour y foutre le bordel. Pas un bordel visible, un bordel subtil, asymétrique, celui qu’on ne remarque pas tout de suite tant il n’est pas évident à détecter, mais qui vous chatouille tout de même le regard par sa légère fluctuation spatiale.

Ayant tout soigneusement refermé, il alla rejoindre la dernière pièce : la salle de bain. Il ouvrit les pots de sels odorants pour en voir la couleur, renifla les shampoings et les gels douches, déroula un peu de papier toilette et bougea même le tapis au sol. Lascivement, laissant le meilleur pour la fin, Octave alla s’asseoir à la coiffeuse, véritable incarnation du mystère féminin. Mettant la désinvolture de côté, il observa la surface de la table avec un respect religieux, comme s’il s’apprêtait à ouvrir une relique millénaire avec un morceau du corps de Jésus dedans. Les trois miroirs disposés côte à côte renvoyaient une image de son visage mystérieusement plongé dans la pénombre des bougies. Du bout des doigts, il effleura les nombreux accessoires de beauté, les flacons de parfum et les brosses sans se décider de ce qu’il allait en faire. Puis il finit par se saisir du mascara et essaya de s’en mettre sur l’œil droit. D’abord sur le haut du cil pour lui donner du relief, puis par en bas, pour le faire rebiquer, et uniquement sur les cils extérieurs pour ouvrir le regard. Il s’observa, se disant qu’effectivement, cela avait le don d’agrandir les yeux. Il huma tous les parfums à tour de rôle, essayant d’en deviner les ingrédients. Bien plus que les vêtements, la poudreuse était un élément beaucoup plus intime du mystère féminin. Raison pour laquelle Octave s’y attarda bien plus longuement, tâtant chaque fiole de produit de beauté, ouvrant toutes les boîtes à bijoux et s’appropriant les instruments de maquillage.

En dernier, il se saisit du rouge à lèvres, le plus rouge qu’il ait pu trouver, et s’en badigeonna généreusement les lèvres. Les siennes avaient déjà une teinte si carmin que cela ne fit quasiment aucune différence, mais là n’était pas le but. Octave frotta ses lèvres l’une contre l’autre, comme il avait si souvent observé les femmes le faire pour étaler le corps gras de manière diffuse. Puis il se pencha langoureusement et déposa un long et délicat baiser sur le miroir du milieu. Reculant, il en observa avec satisfaction la forme parfaite et sans ratures disgracieuses. C’était un peu son équivalent d’intrusion ; Cassidy lui avait volé quelque chose, il lui apportait un baiser en retour. Il sourit à son reflet à pleines dents, seulement pour constater qu’il en avait sur les dents, ce qui lui fit instantanément refermer la bouche. Il essaya d’arranger la chose en passant sa langue sur ses dents. Prenant appui sur son coude, il s’observa un moment. Ses yeux étaient rouges et il avait l’air fatigué. Comme pour faire écho, ses cheveux étaient devenus ternes, presque mâtes. Ce mois de septembre n’avait pas été de tout repos, après tout, mais il ne s’attendait pas à voir cela se retranscrire aussi clairement sur son visage. Il avait la même tête que juste avant de partir en Australie. Un soupir lourd s’échappa de ses lèvres peinturlurées, alors qu’il se regardait maintenant avec un certain dépit, s’abandonnant à la lassitude. Il était le seul à avoir le privilège de se voir ainsi, complètement démuni pour ainsi dire. Cassidy ne se douterait jamais à quel point il s’était introduit profondément dans son intimité au point de se dévêtir de son éternel jeu d’acteur, sa bonne tenue et son maintien tout calculé, plongeant quelques instants dans le laisser-aller. Il n’y avait que le miroir pour témoigner du visage épuisé qu’il arborait alors.

Octave s’étira, faisant craquer ses épaules avant de laisser le rouge à lèvre ouvert et dévissé au milieu de la coiffeuse. Il se leva et alla se débarbouiller au lavabo, récupéra ses affaires avant de sortir comme il était venu, avec l’étrange sentiment de ne pas avoir tant dérangé les affaires de Cassidy que bousculé sa propre tranquillité, encore une fois. Sentiment néanmoins contrebalancé par la satisfaction du fait accompli. Il savait qu’elle allait péter une durite à essayer de savoir ce qu’il avait véritablement réussi à découvrir dans sa chambre, puisque tout avait été méticuleusement déplacé. S’était-il roulé dans ses draps ? Avait-il emporté des sous-vêtements ? Des affaires à elle ? Avait-il lut toute sa correspondance ? Ses recherches ? Ecrit avec ses plumes ? Porté ses vêtements ? Lu ses livres ? Non, il avait effectivement touché à tout, mais il ne s’était intéressé à rien. Son but n’avait à aucun moment été de découvrir qui était Cassidy ; ça, il préférait le faire naturellement, sans s’introduire de force dans le miroir de sa personnalité qu’étaient ses faits personnels. Il avait tout vu et tout lu d’un œil absent, s’efforçant de ne rien voir. Il s’était abstenu de se lancer dans des analyses interminables, se contentant de profiter du spectacle la tête vide, appréciant le goût de la jeune femme pour les jolies robes et les parfums corsés. Mais bon, ca, elle ne pouvait pas le savoir…Et vu les plans diaboliques qu'elle nourrissait lorsqu'elle s'était introduite chez lui, Cassidy n'allait pas s'en imaginer moins de ses intentions à lui. Tant mieux, ça ne lui fera pas de mal de marcher sur du verre pillé.


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