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[Août 1993] Tout le monde dans le chaudron

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NUNCABOUC5ème année
    NUNCABOUC
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MessageSujet: [Août 1993] Tout le monde dans le chaudron Dim 31 Juil 2016 - 10:36

« On n'accepte pas l'argent moldu ici. » fit l'homme derrière la caisse, un sourire vicieux venant tordre son visage à l'expression autrefois mal aimable.
-C'est une blague ? On est bien à Londres, non ? rétorqua le père de Simon dont les doigts pianotaient rapidement sur le comptoir noir, son fort accent écossais lui faisant rouler les r et écorcher les o. Il était un homme grand, un peu plus que la moyenne, à l'air sérieux et sévère.
-Oui, mais pas le Londres moldu. Vous devez aller faire changer votre argent à Gringotts et revenir. »

« Alors ça c'est la meilleure ! » exprimait de façon magistrale le visage de Matthew Kane qui, à la recherche d'un appui extérieur qui lui donnait raison (mais qui n'avait pas forcément voix au chapitre puisqu'elle n'y connaissait pas grand chose de plus que lui), se retourna vers sa femme, Ann, une petite femme brune qui semblait n'être que douceur et bienveillance. Elle ne put que hocher les épaules, l'air perdue, parce que honnêtement elle n'y connaissait rien.
Un peu derrière elle, dans la queue pour passer en caisse, une vieille sorcière rondelette et à l'air amicale toute emmitouflée dans sa robe noire aux ourlets de velours violets, usés et ornés de motifs bien trop compliqués, appuya les propos du caissier.

« Bon on repassera. Simon, va tout reposer là où tu l'as trouvé. On t'attend dehors. » fit donc Ann Kane, elle aussi avec ce fort accent du nord du Royaume-Uni, la voix de la raison dans cette situation qui aurait pu bien vite dégénérer lorsque l'on connaissait le tempérament de son mari à qui il ne fallait jamais rien refuser. Les deux adultes sortirent alors pendant que leur fils virevoltait entre les allées, le bras chargé de son chaudron, de ses fioles de verre et de sa balance.

C'était le premier magasin qu'ils visitaient depuis leur arrivée au Chemin de Traverse en ce début d'après-midi. Venus tout droit d’Édimbourg en avion, cette famille de moldus s'était retrouvée complètement perdue dans ce nouveau monde si étrange, comme tout droit sorti d'une série de livres pour enfant. Déjà, chez eux il y avait presque un mois, ils avaient eu le droit à la visite de l'un des professeurs de Poudlard, tradition pour convaincre les parents moldus que leur enfant était bien un sorcier. Les Kane avaient accueillit un petit gnome (ou humain de minuscule taille) qui répondait au nom de professeur Flibidiwick, ou Figribidick, ou quelque chose comme cela (un nom assez loufoque, donc) qui d'un coup de baguette avait donné vie au bras gauche et en silicone de Simon, comme s'il s'agissait d'un vrai membre. Encore quelques autres sorts comme cela et les parents Kane arrêtèrent bien vite de croire à une vaste supercherie.

Et presque un mois plus tard ils s'étaient retrouvés à faire les courses des fournitures scolaires pour leur fils unique, qui ne deviendrait donc jamais médecin comme ses parents l'avaient rêvé pour lui (eux qui ne savaient pas encore que médicomage restait encore une option). Ils avaient déjà eu du mal à localiser le Chaudron Baveux, que seul Simon le petit sorcier avait aperçu de dehors, et une fois à l'intérieur du bar à l'hygiène douteuse pour des moldus médecins, l'homme du comptoir leur expliqua qu'il fallait appuyer sur la bonne brique dans la cour du fond (en partant de la poubelle, trois au dessus et deux sur le côté).
Au début cela ne fonctionnait pas, Matthew pouvait appuyer aussi fort qu'il le voulait, rien ne se passait. Ce ne fut qu'au contact de Simon que tout le mur se mit à bouger, les briques se réarrangeant dans un bruit rocailleux, permettant à toute la famille en même temps d'entrer dans ce chemin tordu aux hautes maisons penchées et colorées.
Sur les lèvres de Simon, un large sourire s'était dessiné, parce qu'il avait l'impression d'être à Noël, ou au moins au parc d'attraction. Rien que l'idée qu'il n'ait plus jamais à aller dans ce collège où personne n'osait lui adresser la parole à cause de son handicap le rendait joyeux. Alors en plus, aller dans une école magique où on apprend la magie avec des copains magiques et des animaux magiques, c'était encore mieux.

Cependant la réalité des événements rattrapa le jeune homme bien vite quand il réalisa que, dans ce nouveau monde, ses parents ne pourraient pas le guider comme ils l'avaient toujours fait. Ils étaient tout aussi perdus que lui, le seul avantage qu'ils détenaient sur leur fils étant le fait que la liste des fournitures à acheter était dans le sac à main d'Ann Kane, donc que Simon n'avait aucune idée de ce qu'il fallait acquérir ensuite.

Alors, puisqu'ils n'avaient aucune idée de comment marchaient les choses ici, ils ne savaient pas non plus que la monnaie moldue n'avait aucune valeur dans les magasins de ce chemin. Mais cela n'empêchait pas Simon d'être d'extrêmement bonne humeur, même s'il était chargé comme un mulet et devait tout remettre en rayon. Il marchait très vite entre les rayons, le bras débordant d'objets (il tenait tout de même un chaudron, des fioles de verre et une balance avec un seul bras), zigzagant entre les tonneaux qui remplissaient l'endroit. Certains étaient directement posés sur le sol, d'autres empilés dans un équilibre précaire, menaçant de basculer et de renverser leur contenu nauséabond et à l'odeur pestilentielle sur le sol.

Et à vrai dire, il ne fallut pas plus qu'un petit coup d'épaule en silicone pour en faire tomber un ou deux. Dans sa précipitation et son manque de bras gauche, à chaque fois qu'il devait reposer l'un de ses objets, Simon plaçait les trois sur l'étagère puis repartait en laissant celui qui était alors rangé parmi ses semblables.
Malheureusement tout ne se passa pas comme prévu puisque dés sa première tentative, les fioles roulèrent vers le bord de la planche et tombèrent droit vers le sol, où elles se brisèrent en un millier de petits éclats de verre. Et les voir en chute libre fit paniquer Simon. « Oh non, pas encore ! » se disait-il, reculant précipitamment face à l'idée qu'il recommençait à tout casser sur son passage. Il était pourtant loin d'avoir le physique de l'éléphant que l'on placerait dans le magasin de porcelaine, parce qu'il était encore petit et frêle.
Reculant précipitamment, son épaule en silicone heurta violemment une pile de tonneaux, qui se pencha dangereusement jusqu'à finalement chuter et se déverser sur le sol. Comme quoi le gabarit réduit du garçon n'était qu'une apparence. Il n'était peut-être pas très fort, mais très maladroit et malchanceux, cela compensait largement.

La cacophonie des lourds tonneaux qui tombaient par terre, et peut-être même sur quelqu'un, alerta les parents du jeune homme, qui se précipitèrent à l'intérieur du magasin.
« Oh mon dieu Simon, qu'est-ce que t'as fait ? » fit Ann, consciente qu'il n'y avait bien que son fils pour causer des catastrophes pareilles. Les trois membres de la famille Kane étaient terriblement gênés et essayaient de voir s'il n'y avait personne de coincé sous l'avalanche, ou au moins si personne n'avait été complètement éclaboussé par les projections de liquide vert ou marron, répugnant et puant.

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MessageSujet: Re: [Août 1993] Tout le monde dans le chaudron Ven 5 Aoû 2016 - 11:34

Le Chemin de Traverse était bondé, en cette saison, des dizaines de gamins venaient faire les courses de rentrée avec leurs parents, les plus jeunes restant parfaitement collés à leurs familles en regardant partout avec des airs émerveillés, nerveux ou impatients, suivant s’ils connaissaient ce monde ou non, tandis que les plus âgés étaient nettement plus à l’aise, accompagnés de leurs familles ou avec des amis, un œil sur la liste des fournitures scolaires et l’autre sur les magasins en commentant les livres qu’ils devaient acheter cette année ou bien les nouveaux cours qu’ils allaient recevoir. De temps à autre, sur les boutiques, on pouvait également voir des affiches montrant le visage cireux de Black et son regard de parfait psychopathe, retenu par des employés du ministère dont on voyait les mains s’agiter sur la photo. Ce cinglé était donc de nouveau en liberté… Et bien évidemment, c’était également cette année que le vieux fou à lunettes avait décidé d’engager son loup-garou de compagnie comme professeur, une embauche qui avait fait littéralement bondir Severus d’indignation, de dégoût et de colère. Qui pourrait affirmer sans se tromper que Lupin n’allait pas aider son très cher et ancien meilleur ami ? De toute manière, même en imaginant que Lupin ait vraiment coupé tout contact avec Black, il n’en restait pas moins que de laisser un loup-garou près d’enfants restait dangereux, on ne pouvait pas prévoir ce qui pourrait se produire comme catastrophes. Or, les catastrophes devenaient de pire en pire, à croire que l’école avait attendu la venue du mioche binoclard pour accumuler les ennuis de plus en plus graves.

Severus était donc d’une humeur encore plus charmante qu’à l’accoutumée en traversant le Chemin de Traverse, répondant au salut de quelques élèves de Serpentard qu’il croisa en cours de route. Il aurait dû venir plus tôt pour éviter la foule et ne pas avoir le sentiment de retrouver tous ses élèves bien trop en avance. Sans être agoraphobe, on ne pouvait pas dire qu’il appréciait les bains de foule et encore moins de rencontrer par hasard des personnes qu’il connaissait et ainsi devoir échanger quelques mots de salut ou même une petite conversation. On ne se refaisait pas. Poussant la porte de chez l’apothicaire, il retrouva une ambiance plus apaisée, un environnement on ne peut plus familier. Voyons voir… Il avait besoin de nouveaux ingrédients, étant chargé cette année de préparer la potion Tue-Loup pour son très apprécié nouveau collègue, il en avait rêvé toute sa vie de s’occuper de lui chaque mois de cette façon. Commençant par les plantes, il en jaugea la fraîcheur et la qualité d’un coup d’œil habitué, sans s’occuper du gérant qui avait commencé à demandé ce qu’il cherchait avant de laisser couler en le reconnaissant. Severus venait souvent ici, étant donné qu’il ne trouvait pas tout ce qu’il lui fallait à Pré-au-Lard ou dans les alentours, les Fondateurs ayant eu l’idée de construire ce château dans l’un des coins les plus désolés d’Écosse. Peut-être il y avait-il plus de boutiques et de choix à leur époque, il n’en savait rien, toujours est-il que c’était bien désolant aujourd’hui.

Remplissant des sachets de plantes avec la quantité qu’il lui fallait, Severus nota mentalement de passer une seconde commande en février, se demandant si on pourrait pas améliorer encore un peu cette potion… Elle ne permettait que de transformer la victime en un simple loup inoffensif, pour le moment, n’était-il pas possible de faire mieux ? Ce n’était guère un de ses sujets de recherche actuels, enfin, il faudra y penser. Continuant ses achats, il était occupé à examiner une nouvelle variété de fleurs de valériane lorsqu’un gros bruit de fioles brisées se fit entendre un peu plus loin dans la boutique, lui arrachant un soupir. Allons bon, encore un petit crétin incapable de faire trois mètres sans s’étaler lamentablement au sol ? Il tournait la tête avec un air las lorsqu’il vit un mioche qui devait à peine lui arriver à la taille reculer et percuter toute une pile de tonneaux qui chutèrent à leur tour et se déversèrent dans un bruit d’enfer, fracassant d’autres fioles, quelques balances et renversant des chaudrons empilés un peu plus loin. Le professeur secoua la tête avec lenteur, presque ébahi. Il existait donc des gens capables de ruiner tout un magasin en l’espace de quelques secondes à peine ? Mais ce gosse détrônait les meilleurs de ses élèves maladroits, on venait de trouver une perle rare. Et il allait venir à Poudlard … ? Comme si château n’était pas suffisamment en danger avec tous les imbéciles maladroits en parcourant les couloirs !

– Oh mon dieu Simon, qu'est-ce que t'as fait ?

Les parents de la catastrophe ambulante, n’est-ce pas ? Severus pourrait presque compatir, ce ne devait pas être évident d’avoir mis au monde un mioche incapable d’entrer quelque part sans tout dévaster sur son passage ! Avec un niveau pareil, on tenait sans doute là un futur Gryffondor, le genre à foncer dans le tas sans réfléchir une seule petite seconde. Severus sortit sa baguette et refit brusquement s’envoler tous les tonneaux pour au moins les remettre à leur place, vérifiant qu’il n’y avait personne de mort écrasé dessous. Bizarrement non, on pouvait crier au miracle. Rogue s’avança avec un regard pour les fioles gâchées et les balances démolies gisant en miettes par terre puis porta un regard dégoûté sur le gamin.

– Vous n’êtes donc même pas fichu de faire quoi que ce soit sans tout démolir ?! siffla-t-il, exaspéré.Lorsqu’on est un parfait incapable, on reste chez soit et on ne vient pas essayer de tuer d’autres personnes en les écrasant. Vous comptez refaire ça ans tous les magasins de cet endroit ?

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MessageSujet: Re: [Août 1993] Tout le monde dans le chaudron Lun 15 Aoû 2016 - 15:38

Simon, moitié rempli de honte, moitié tétanisé devant la nouvelle catastrophe qu'il venait de réaliser, moitié plein de culpabilité (oui, trois moitiés, c'était pour dire s'il avait envie de s'enfuir très vite), se tenait la tête baissée, n'osant regarder en face l'adulte qui le sermonnait. Même une fois ses parents arrivés à la rescousse, il n'avait osé bouger.
« Non mais ça va pas de vous en prendre comme ça à mon fils ? » interjecta monsieur Kane, derrière son enfant. Vous voyez pas qu'il est handicapé ? Un peu de respect, voyons ! »

Cette justification pour la maladresse de Simon fit grimacer le principal concerné. Il n'aimait pas être mis en avant de la sorte, et encore moins que l'on s'en serve pour excuser son comportement quel qu'il soit. Tout ce qu'il voulait, c'était être un petit garçon comme les autres, un peu comme Pinocchio, alors crier sur tous les toits qu'il lui manquait un bras simplement pour expliquer comment il se permettait de tout dévaster sur son passage, ça le mettait un peu mal-à-l'aise.
Il était bien le seul de sa famille pour qui c'était le cas, d'ailleurs. Déjà, il était le seul à qui il manquait un bras, et ensuite ses parents étaient médecins, alors ils n'avaient pas l'habitude de faire de détours. Un corps était un corps, une maladie une maladie et un handicap un handicap. Cette franchise vis-à-vis de ce sujet aurait peut-être pu aider Simon à accepter le vide qui remplaçait son membre supérieur gauche comme une de ces choses de la vie qui sont là et contre lesquelles on ne peut pas grand chose, qu'il faut porter un peu comme on porte et accepte la couleur de ses cheveux. Mais c'était sans compter les enfants de l'école primaire qui n'avaient que faire de la sensibilité du garçon si différent des autres, asymétrique, qui ne pouvait écrire et lever la main en même temps, couper sa viande lui-même et encore moins participer aux activités sportives avec les autres.

« De toute façon tout est déjà réparé, avec votre... magie, là, y'a pas mort d'homme ! continuait Matthew Kane.
-C'est peut-être ramassé mais il va falloir me rembourser tout ce que vous avez renversé, fit l'homme toujours aussi peu aimable derrière sa caisse.
-Et comment on fait ça, sans argent magique ? »
Le père moldu avait prononcé ce dernier adjectif comme s'il s'agissait de quelque chose de parfaitement risible. Pour lui, ça l'avait peut-être été il y avait encore un mois de cela, mais désormais il devait bien se rendre à l'évidence : toute sa vie de médecin, de scientifique pur et dur, de rationaliste comme pas deux n'avait été que tromperie, supercherie, mensonge et/ou erreur de sa part, fermeture d'esprit peut-être. Mais comme les hommes enfermés dans la caverne de Platon, sortir et voir les choses comme elles le sont vraiment, ça fait mal au début, ça éblouit par la quantité de nouvelles choses à apprécier, à tel point que l'on préférerait retourner dans la pièce sombre et mensongère que l'on connaît si bien, simplement parce qu'on en a l'habitude. On la connaît par cœur, elle. Lui tout comme son épouse étaient deux moldus, et ça se voyait rien qu'à leurs vêtements.
« Bah je vous ai dit, vous allez à Gringott's faire changer votre argent et vous revenez payer. » conclut le désagréable caissier.

Matthew ne répondit pas, lui et sa famille étaient en tort dans toute cette affaire donc plus il râlait plus il s'enfoncerait, et cela finirait par dégénérer, dans un magasin où ils étaient les seuls (sauf Simon, mais il n'avait même pas encore de baguette) complètement dénués de super-pouvoirs (ou peu importe comme ça s'appelait, magie, etc...). Alors il confia la garde (et surveillance) de son fils à sa femme et parti en direction de la banque des sorciers, sortant dans la rue pour profiter d'un bol d'air qui ne pourrait que l'aider à se calmer les nerfs.

Dans le magasin, il restait alors Ann, petite femme brune et à l'air gentille et douce, au fort caractère elle aussi, mais bien moins susceptible et beaucoup plus raisonnable que son mari.
« Excusez mon mari, il est un peu à cran en ce moment, c'est la première fois qu'on envoie notre fils aussi loin aussi longtemps, à... Poudlard c'est bien ça ? » elle marqua une pause, jetant un regard interrogateur à son fils qui hocha la tête, avant de revenir sur l'homme qui lui faisait face. « Vous devez certainement savoir ce que c'est, non ? Vous avez des enfants ? »

Tous les parents du monde magique devaient certainement savoir ce que ça faisait d'envoyer son enfant en internat tous les ans, dans cet endroit où on enseignait des trucs magiques parfois (voire souvent) dangereux. Pour les moldus, ça restait tout de même assez rare, voire exceptionnel, de devoir agir de la sorte. C'était inquiétant, surtout qu'il n'avaient jamais vraiment entendu parler de cette école avant d'en recevoir la liste de fournitures scolaires.

« Oh d'ailleurs, nous ne nous sommes pas présentés ! On en oublierai presque la politesse, avec tout ce qu'il s'est passé. Voici Simon, mon fils, et je suis Ann Kane. Vous êtes ? » reprit-elle de plus belle, tendant alors la main pour tendre celle de l'homme aigri et désagréable en face d'elle. Mais elle avait l'habitude de s'occuper de gens bien moins coopératifs que cela, en tant que médecin généraliste, elle saurait certainement faire avec.

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MessageSujet: Re: [Août 1993] Tout le monde dans le chaudron Mer 31 Aoû 2016 - 20:00

– Non mais ça va pas de vous en prendre comme ça à mon fils ? Vous voyez pas qu'il est handicapé ? Un peu de respect, voyons !

Handicapé de la tête, de l’équilibre ou seulement physique ? Rogue leva les yeux au ciel en voyant le type derrière le gamin, apparemment furieux alors même qu’il devrait plutôt faire profil bas. Lorsqu’on avait une catastrophe ambulante à s’occuper, qu’il soit handicapé, malade ou juste idiot, on le surveillait ! Cet homme tenait vraiment à ce que Severus lui fasse un dessin ? Qu’il lui donne des exemples d’adultes dont les parents ne s’en était jamais occupés pas ou mal ? Ce serait vraiment très drôle, il pouvait en être assuré, e peut-être que cela l’inciterait à ne plus laisser son mioche seul à onze ans dans une boutique dont il ne connaissait visiblement rien et où il y avait tant de façons possibles pour lui de causer des catastrophes. Le professeur rangea sa baguette en retenant un long soupir exaspéré. Il n’était déjà, de base, guère d’humeur à traîner sur le Chemin de Traverse avec une telle foule, donc qu’on lui demande en plus de se coltiner la présence d’un Moldu insupportable à la voix grinçante qui ne savait même pas veiller sur son propre enfant, c’était un peu trop. On lui en voudrait s’il faisait en sorte de le repousser plus loin d’un petit sort ? Ce serait sans doute considérée comme de la violence inutile envers les moldus. Dommage.

– De toute façon tout est déjà réparé, avec votre... magie, là, y'a pas mort d'homme !continuait Matthew Kane.

– C'est peut-être ramassé mais il va falloir me rembourser tout ce que vous avez renversé, fit l'homme toujours aussi peu aimable derrière sa caisse.

– Et comment on fait ça, sans argent magique ?

Tiens donc… On avait donc affaire ici à un autre des ces Moldus trop rationnels qui ne supportaient pas que le moindre petit élément du monde sorcier vienne perturber leur univers si bien cadré et propre sur lui, où rien ne dépassait et où tout était parfaitement si lisse et ordinaire. Une vie si calme et si banale, une existence où chaque chose était à sa place, bien cadrée, rien de perturbant ou d’anormal. Des moldus comme ça, il en connaissait à la peine… C’était bien ce genre-là qui lui avait tant fait mépriser ce monde dès la petite enfance, son propre père était l’un d’eux. Comme la sœur de Lily, d’ailleurs, il serait même prêt à lui décerner la palme de la pire moldue existante en ce bas monde, toutes ses félicitations. Ce type pouvait bien faire tous les efforts qu’il voulait, à s’agiter ainsi en râlant et en étant écœuré par tout ce manque de rationnel, il ne pourra pas battre la petite cinglée fouineuse, que Severus regrettait d’avoir connu, même si peu.

– Bah je vous ai dit, vous allez à Gringott's faire changer votre argent et vous revenez payer.

Rogue échangea un bref regard avec le gérant de la boutique, soupirant longuement d’un air blasé. Le type sortit, heureusement, ne laissant que sa femme et leur catastrophe ambulante dans la boutique. Parfait. Le silence retomba tout à coup, si bienfaisant, le patron soupirant à son tour et allant en réserve chercher les produits qui avaient été démolis et jetés à terre par le gamin, en râlant dans sa barbe contre les « mioches maladroits que leurs parents n’étaient pas fichus de surveiller ». C’était comme ça tous les ans, sur le chemin de Traverse, il y avait toujours plusieurs gamins pour mettre le bazar partout où ils passaient, comme s’ils étaient incapables de s’en empêcher ou qu’ils y prenaient plaisir. Severus récupéra ce qu’il avait pris pour le moment, vérifiant que rien n’avait été perdu dans l’éboulement, avec un regard navré pour tout un bac de plantes précieuses pour les potions qui avaient été écrasées et mâchées dans l’incident. Ce gosse savait combien de temps il fallait pour que ces plantes-là poussent correctement ?! Non, évidemment ! Il déposa le tout sur une tablette près de lui, afin de poursuivre ses achats et fuir littéralement cette rue beaucoup trop bondée pour lui.

– Excusez mon mari, il est un peu à cran en ce moment, c'est la première fois qu'on envoie notre fils aussi loin aussi longtemps, à... Poudlard c'est bien ça ? Vous devez certainement savoir ce que c'est, non ? Vous avez des enfants ?

– Il y a assez de malheurs dans la vie pour me passer de ça, marmonna-t-il d’un ton glacial, si bas qu’il doutait que les deux autres aient entendu.

Des enfants, lui ! Hin hin. Il faudrait encore trouver une femme au monde qui ne soit pas repoussée par son air, comportement ou appartenance et qui accepte également de l’approcher d’assez près pour qu’il la mette enceinte. Mission Impossible version monde des sorciers, ce serait comique. Des enfants… Il aurait peut-être pu en avoir dans une autre vie, un monde parallèle où le passé serait très différent. Bah. Il en avait bien assez à s’occuper jusqu’à la fin de ses jours, pour être dégoûté d’en avoir, quand bien même il le voudrait. Quoi que… Rien que pour voir la tête que tirerait le vieux fou, Severus serait bien capable de lui balancer qu’il comptait adopter un enfant. Il en ferait une crise cardiaque, ce vieillard, Rogue serait accusé de meurtre ensuite, bravo pour la fin de carrière. Et quel besoin cette femme avait-elle de lui demander ça ?

– Oh d'ailleurs, nous ne nous sommes pas présentés ! On en oublierai presque la politesse, avec tout ce qu'il s'est passé. Voici Simon, mon fils, et je suis Ann Kane. Vous êtes ?

Elle lui tendit la main, geste parfaitement naturel pour le commun des mortels, sauf pour Severus qui ne souvenait pas d’avoir serré la main de qui ce soit dans son existence toute entière. Il la regarda un bref instant en se demandant s’il devait tout de suite la dégoûter ou lui laisser une minuscule lueur d’espoir. Il finit par choisir la seconde option, n’ayant pas envie de déclencher d’autres catastrophes en faisant peur au gamin, qui pourrait démolir à nouveau la boutique en sursautant. Il serra donc la main de la petite femme, sans néanmoins faire l’effort de sourire. On ne pouvait pas trop lui en demander d’un seul coup.

– Severus Rogue, se présenta-t-il à son tour. Futur professeur de potions pour votre fils. Et peut-être directeur de sa maison, même si j’en doute.

Il posa un regard assez acide sur le gamin, se retenant d’ajouter que oui, définitivement, il n’avait aucune chance d’atterrir à Serpentard, qui, en plus de rarement recevoir des élèves nés-moldus, ne recevaient que rarement aussi des élèves maladroits, à moitié névrosés à cause de la nervosité ou la timidité, sans ambition aucune, incapable de se défendre seuls, etc. En revanche, il était assez idiot pour aller à Gryffondor, qui sait ? Ils verront bien à la cérémonie de la Répartition, Rogue avouait sans honte qu’il avait bien hâte de voir comment ce mioche allait s’en sortir la première semaine, afin de déterminer s’il devait l’ignorer ou l’inscrire sur la liste de ses victimes favorites. La seconde option était la plus probable, le gosse ferait bien de se tenir parfaitement à carreaux quand il sera à Poudlard.

– Donc c’est votre premier enfant à Poudlard, un professeur a pourtant bien dû venir tout vous expliquer et vous prévenir de faire attention dans ce genre de chemins, non ?

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[Août 1993] Tout le monde dans le chaudron

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