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[1er Septembre] Catching Fire [Neville]

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GRYFFONDOR5ème annéePréfète
    GRYFFONDOR
    5ème année
    Préfète
AVATAR : Saoirse Ronan
MESSAGES : 658

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En miettes.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 15 mars 1982, à Plymouth.
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Mer 13 Juil 2016 - 19:05


Ça y est. Ils étaient en route pour le château. A la gare, les mines étaient sombres, les parents morts d’inquiétude. Les réformes de l’enseignement n’annonçaient rien de bon. Obligation d’aller à Poudlard. Contrôle du sang. Surveillance. Meredith, elle, était tout de suite allée s’enquérir de ses amis, notamment de Gabriel qui n’avait pas répondu à une seule de ses lettres de tout l’été. Elle se rongeait les sangs à son sujet. Il était renfermé. Ne riait plus. Faisait des blagues à contre cœur. Et surtout, il avait perdu cette étincelle, cet éclat de malice et de jeunesse folle qui le caractérisait tant. A peine l’eut-elle aperçu sur le quai, qu’elle courut vers lui le serra dans bras en se retenant de pleurer. Lui-même semblait bouleversé.

Dans le train, étrangement, la pression était redescendue. On se racontait ses vacances. On discutait de l’actualité. Beaucoup avaient l’air grave, car de nombreuses personnes manquaient à l’appel. Mery pensa à Catherine. A Charlotte. Et surtout, à son frère. Aloysius avait disparu deux jours avant la rentrée. Avec Adam. Il avait longuement discuté avec elle de ses projets. Ils partaient rejoindre un groupe de jeunes qui menaient un front parallèle de résistance. Il avait parlé d’une radio, de Lee Jordan, d’entraînements intensifs, de fuite, de dissimulation. Ses parents, après une longue discussion avec lui, l’avaient laissé partir, car ils savaient qu’à Poudlard, il serait sans cesse sous le regard des forces du mal, et ne pourrait agir. Parce qu’ils avaient depuis longtemps renoncé à le dissuader d’être passif. Ils ne savaient rien de ses ambitions, de sa soif de pouvoir et de sa quête intérieure. Meredith avait deviné tout ça : elle lui avait souhaité de réussir. Lui avait interdit de mourir. Et l’avait missionné de veiller sur Adam. Elle se sentait prête à être la taupe qui transmettrait des informations à son frère dans la résistance, alors qu’elle jouerait son rôle de parfaite préfète à Poudlard. Néanmoins, cette rentrée sans lui ravivait encore une fois la boule qui lui rongeait le ventre et qui l’affaiblissait.

Assise près de son meilleur ami, collée à lui-même, la jeune lionne ressassait ses angoisses et tentait de les juguler. Elle devait être forte, pour tous ceux qui ne le pouvaient plus. Soudainement, le train eut un à-coup, et se mit à ralentir brutalement. Mery se retint au dossier du siège en agrippant Gabriel, et se leva, alerte. Quelques minutes s’écoulèrent, durant lesquelles personne ne bougea, en chuchotant précipitamment. Le train ne bougeait plus. La porte du wagon où ils se trouvaient s’ouvrit à la volée, et deux hommes entrèrent. Un garçon les menaça de prévenir son père, indigné. Mais Meredith eut le temps de se rassoir et de faire une légère pression du doigt à son ami. Elle reconnaissait l’un des hommes. C’était un Mangemort, recherché quelques mois auparavant, qui manifestement venait d’arrêter le train à des fins personnelles. Il était très intimidant.

Pourtant, quand il arriva au niveau de Ginny, un jeune homme se leva, la tête haute, l’air méprisant. Neville Londubat. Un ami proche d’Harry Potter et de Luna. Un membre actif de l’ordre, si elle en croyait les dires de son frère. Il fixa un instant le Mangemort, et leur parla d’une voix emplie de morgue.


« Hey, losers. He’s not here. »

Le sang de la jeune fille ne fit qu’un tour, et visiblement, celui de l’homme également. Il tira sa baguette, la plaça sous le menton de Neville et lui murmure quelques mots à l’oreille. Londubat blêmit, et le Mangemort, satisfait, s’éloigna puis sortit du wagon des Gryffondors. Meredith tourna la tête vers son camarade et le détailla. Il ne payait pas de mine, avec sa chemise à carreau et ses joues rondes. Mais il dégageait une aura de force impossible à ignorer. Un courage palpable. Défier des mangemorts ! Elle ne l’avait jamais vraiment remarqué, il était plutôt du genre discret. Mais en l’observant attentivement, elle se disait qu’il serait parfait dans le rôle du révolutionnaire passionné, agissant dans l’ombre et soulevant des foules pour rétablir la justice.

Bien vite arriva l’heure du rendez-vous des préfets. Elle avait passé sa robe remise à neuf, vérifié qu’elle portait bien son insigne, et se dirigea vers le wagon de devant après un dernier regard vers Gabriel. Sa nomination au poste de préfète le faisait beaucoup rire, et elle s’autorisa une grimace amusée pour lui rappeler que maintenant, elle était responsable et importante, avant de se détourner. Elle se rendit compte en arrivant à destination qu’elle n’avait pas la moindre idée de celui qui partagerait son rôle avec elle. Elle poussa la porte, salua les quelques personnes présentes, et sourit en reconnaissant Dan Carter sur le banc des Serpentards. Elle l’aimait bien, mais elle doutait de ses capacités à être préfet. Enfin, elle pouvait parler, elle. Elle s’assit à sa place, et attendit patiemment le début de la réunion, aux aguets. Elle était prête à tout entendre.

En ressortant, Meredith dut se tenir à un siège pour ne pas s’effondrer. Elle avait envie de vomir. Leurs consignes leur avaient communiquées par un homme et une femme, les Carrow, deux nouveaux professeurs mais également des sortes de « surveillants généraux ». Ils leur avaient parlé d’une nouvelle maison pour les nés-moldus, mais les avait menacés de lourdes représailles s’ils en parlaient avant l’annonce. Ils avaient également abordé un tout nouveau système de punitions basé sur le châtiment corporel. Ils avaient balayé un rapide résumé de leur rôle dans l’année à venir, qui consisterait essentiellement à du flicage plus qu’à du guidage. Bien sûr, ils devraient traditionnellement aider les premières années. Mais en plus de cela, ils devraient au maximum les empêcher de faire des remous, les menacer s’il le fallait, parce qu’il n’y a « rien de pire que des enfants braillards et geignards dans les pattes de professeurs compétents ». Meredith ne savait pas à qui s’appliquait ce qualificatif, mais elle doutait sincèrement des capacités de deux enseignants qui détestent les enfants.

Elle reprenait ses esprits quand son partenaire préfet la dépassa d’un pas vif. Elle fut prise d’une idée folle, et sans réfléchir, lui saisit le bras pour l’arrêter. Elle lui fit comprendre qu’elle devait lui parler loin des oreilles indiscrètes, et l’emmena dans un compartiment vide. Ce n’était pas difficile à trouver, au vu du nombre d’élèves qui ne revenaient pas à Poudlard cette année. Elle lança un sort d’imperméabilité sonore avec assurance, et planta son regard dans celui de Neville.


« Tu dois deviner pourquoi je veux te parler. Tu as entendu la même chose que moi. Je t’ai vu t’opposer à eux avant. »

Elle fronça les sourcils, l’air grave.

« Tu dois comprendre que jamais je n’aurais fait confiance à quiconque d’autre que moi-même sur un sujet aussi grave que celui-ci. Mais il faut agir, Neville, il faut s’opposer à eux. Il faut reformer l’Ordre. Organiser une résistance. Se mettre en travers de leur chemin. Seule, je n’y arriverai pas. »

Elle reprit sa respiration, les yeux brillants. La passion l’animait, elle se sentait emplie d’une fougue et d’une rage inhabituelle, explosive.

« Tu as parfaitement le droit de décliner ma proposition – je ne t’en tiendrai pas rigueur. Mais en tant que préfets, nous aurons le pouvoir d’agir, plus que les autres. Il faut le faire pour Harry. Pour ceux qui mènent le combat à l’extérieur. Pour Poudlard. On n’a pas le droit de rester les bras croisés. »

Spoiler:
 

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Au cœur de la nuit
(...)On dit que dans sa cellule - Deux hommes cette nuit-là - Lui murmuraient "Capitule -De cette vie es-tu las" - Tu peux vivre tu peux vivre - Tu peux vivre comme nous - Dis le mot qui te délivre - Et tu peux vivre à genoux - Et s'il était à refaire - Je referais ce chemin - La voix qui monte des fers - Parle pour les lendemains (...) Rien qu'un mot rien qu'un mensonge - Pour transformer ton destin - Songe songe songe songe - A la douceur des matins (...) Louis Aragon

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