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[1er Septembre] Catching Fire [Neville]

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MessageSujet: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Mer 13 Juil 2016 - 19:05


Ça y est. Ils étaient en route pour le château. A la gare, les mines étaient sombres, les parents morts d’inquiétude. Les réformes de l’enseignement n’annonçaient rien de bon. Obligation d’aller à Poudlard. Contrôle du sang. Surveillance. Meredith, elle, était tout de suite allée s’enquérir de ses amis, notamment de Gabriel qui n’avait pas répondu à une seule de ses lettres de tout l’été. Elle se rongeait les sangs à son sujet. Il était renfermé. Ne riait plus. Faisait des blagues à contre cœur. Et surtout, il avait perdu cette étincelle, cet éclat de malice et de jeunesse folle qui le caractérisait tant. A peine l’eut-elle aperçu sur le quai, qu’elle courut vers lui le serra dans bras en se retenant de pleurer. Lui-même semblait bouleversé.

Dans le train, étrangement, la pression était redescendue. On se racontait ses vacances. On discutait de l’actualité. Beaucoup avaient l’air grave, car de nombreuses personnes manquaient à l’appel. Mery pensa à Catherine. A Charlotte. Et surtout, à son frère. Aloysius avait disparu deux jours avant la rentrée. Avec Adam. Il avait longuement discuté avec elle de ses projets. Ils partaient rejoindre un groupe de jeunes qui menaient un front parallèle de résistance. Il avait parlé d’une radio, de Lee Jordan, d’entraînements intensifs, de fuite, de dissimulation. Ses parents, après une longue discussion avec lui, l’avaient laissé partir, car ils savaient qu’à Poudlard, il serait sans cesse sous le regard des forces du mal, et ne pourrait agir. Parce qu’ils avaient depuis longtemps renoncé à le dissuader d’être passif. Ils ne savaient rien de ses ambitions, de sa soif de pouvoir et de sa quête intérieure. Meredith avait deviné tout ça : elle lui avait souhaité de réussir. Lui avait interdit de mourir. Et l’avait missionné de veiller sur Adam. Elle se sentait prête à être la taupe qui transmettrait des informations à son frère dans la résistance, alors qu’elle jouerait son rôle de parfaite préfète à Poudlard. Néanmoins, cette rentrée sans lui ravivait encore une fois la boule qui lui rongeait le ventre et qui l’affaiblissait.

Assise près de son meilleur ami, collée à lui-même, la jeune lionne ressassait ses angoisses et tentait de les juguler. Elle devait être forte, pour tous ceux qui ne le pouvaient plus. Soudainement, le train eut un à-coup, et se mit à ralentir brutalement. Mery se retint au dossier du siège en agrippant Gabriel, et se leva, alerte. Quelques minutes s’écoulèrent, durant lesquelles personne ne bougea, en chuchotant précipitamment. Le train ne bougeait plus. La porte du wagon où ils se trouvaient s’ouvrit à la volée, et deux hommes entrèrent. Un garçon les menaça de prévenir son père, indigné. Mais Meredith eut le temps de se rassoir et de faire une légère pression du doigt à son ami. Elle reconnaissait l’un des hommes. C’était un Mangemort, recherché quelques mois auparavant, qui manifestement venait d’arrêter le train à des fins personnelles. Il était très intimidant.

Pourtant, quand il arriva au niveau de Ginny, un jeune homme se leva, la tête haute, l’air méprisant. Neville Londubat. Un ami proche d’Harry Potter et de Luna. Un membre actif de l’ordre, si elle en croyait les dires de son frère. Il fixa un instant le Mangemort, et leur parla d’une voix emplie de morgue.


« Hey, losers. He’s not here. »

Le sang de la jeune fille ne fit qu’un tour, et visiblement, celui de l’homme également. Il tira sa baguette, la plaça sous le menton de Neville et lui murmure quelques mots à l’oreille. Londubat blêmit, et le Mangemort, satisfait, s’éloigna puis sortit du wagon des Gryffondors. Meredith tourna la tête vers son camarade et le détailla. Il ne payait pas de mine, avec sa chemise à carreau et ses joues rondes. Mais il dégageait une aura de force impossible à ignorer. Un courage palpable. Défier des mangemorts ! Elle ne l’avait jamais vraiment remarqué, il était plutôt du genre discret. Mais en l’observant attentivement, elle se disait qu’il serait parfait dans le rôle du révolutionnaire passionné, agissant dans l’ombre et soulevant des foules pour rétablir la justice.

Bien vite arriva l’heure du rendez-vous des préfets. Elle avait passé sa robe remise à neuf, vérifié qu’elle portait bien son insigne, et se dirigea vers le wagon de devant après un dernier regard vers Gabriel. Sa nomination au poste de préfète le faisait beaucoup rire, et elle s’autorisa une grimace amusée pour lui rappeler que maintenant, elle était responsable et importante, avant de se détourner. Elle se rendit compte en arrivant à destination qu’elle n’avait pas la moindre idée de celui qui partagerait son rôle avec elle. Elle poussa la porte, salua les quelques personnes présentes, et sourit en reconnaissant Dan Carter sur le banc des Serpentards. Elle l’aimait bien, mais elle doutait de ses capacités à être préfet. Enfin, elle pouvait parler, elle. Elle s’assit à sa place, et attendit patiemment le début de la réunion, aux aguets. Elle était prête à tout entendre.

En ressortant, Meredith dut se tenir à un siège pour ne pas s’effondrer. Elle avait envie de vomir. Leurs consignes leur avaient communiquées par un homme et une femme, les Carrow, deux nouveaux professeurs mais également des sortes de « surveillants généraux ». Ils leur avaient parlé d’une nouvelle maison pour les nés-moldus, mais les avait menacés de lourdes représailles s’ils en parlaient avant l’annonce. Ils avaient également abordé un tout nouveau système de punitions basé sur le châtiment corporel. Ils avaient balayé un rapide résumé de leur rôle dans l’année à venir, qui consisterait essentiellement à du flicage plus qu’à du guidage. Bien sûr, ils devraient traditionnellement aider les premières années. Mais en plus de cela, ils devraient au maximum les empêcher de faire des remous, les menacer s’il le fallait, parce qu’il n’y a « rien de pire que des enfants braillards et geignards dans les pattes de professeurs compétents ». Meredith ne savait pas à qui s’appliquait ce qualificatif, mais elle doutait sincèrement des capacités de deux enseignants qui détestent les enfants.

Elle reprenait ses esprits quand son partenaire préfet la dépassa d’un pas vif. Elle fut prise d’une idée folle, et sans réfléchir, lui saisit le bras pour l’arrêter. Elle lui fit comprendre qu’elle devait lui parler loin des oreilles indiscrètes, et l’emmena dans un compartiment vide. Ce n’était pas difficile à trouver, au vu du nombre d’élèves qui ne revenaient pas à Poudlard cette année. Elle lança un sort d’imperméabilité sonore avec assurance, et planta son regard dans celui de Neville.


« Tu dois deviner pourquoi je veux te parler. Tu as entendu la même chose que moi. Je t’ai vu t’opposer à eux avant. »

Elle fronça les sourcils, l’air grave.

« Tu dois comprendre que jamais je n’aurais fait confiance à quiconque d’autre que moi-même sur un sujet aussi grave que celui-ci. Mais il faut agir, Neville, il faut s’opposer à eux. Il faut reformer l’Ordre. Organiser une résistance. Se mettre en travers de leur chemin. Seule, je n’y arriverai pas. »

Elle reprit sa respiration, les yeux brillants. La passion l’animait, elle se sentait emplie d’une fougue et d’une rage inhabituelle, explosive.

« Tu as parfaitement le droit de décliner ma proposition – je ne t’en tiendrai pas rigueur. Mais en tant que préfets, nous aurons le pouvoir d’agir, plus que les autres. Il faut le faire pour Harry. Pour ceux qui mènent le combat à l’extérieur. Pour Poudlard. On n’a pas le droit de rester les bras croisés. »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Mer 21 Déc 2016 - 0:46


Il était difficile de comprendre dans quelle époque leur monde avait basculé. Un sentiment d'avant-guerre était né, des murmures se baladaient dans les couloirs, les murs avaient des oreilles. Il était difficile de faire confiance à qui que ce soit et bien entendu, cela était valable pour tout ce qui touchait de près ou de loin à Harry Potter. Neville était resté entouré des personnes qu'il aimait pendant toute la durée de l'été, prenant ça et là des nouvelles de ses amis, tant qu'il était encore possible d'envoyer des hiboux non espionnés. L'an dernier, il avait du affronter des Mangemorts et il en faisait encore des cauchemars la nuit. Un nouveau réflexe quand il était tourmenté était de passer son doigt sur l'arête de son nez, le mauvais souvenir de la brisure qu'il avait subi étant encore présent dans son esprit. La préparation qu'il avait reçu grâce à l'AD lui avait permis de grandir, de développer sa détermination à combattre, si ce n'est à vraincre. Grâce à cet enseignement, il était plus agile qu'avant dans de nombreux domaines, là où sa grand-mère avait toujours cru le contraire.
Et depuis la fin de l'année scolaire, la Gazette du Sorcier avait changé d'ambiance. La noirceur s'emparait des rangs et le frisson d'un danger imminent parcourait l'échine de tous les sorciers et sorcières qui acceptaient de ne pas se voiler la face. Le retour de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ne faisait plus de doute, bien que certains se voilaient encore les yeux.

C'est alors avec une certaine rancœur cachée qu'il avait pris place dans le train pour Poudlard, la lettre d'admission au poste de Préfet rangée nonchalamment dans sa poche arrière. Il avait lu et relu cette lettre à plusieurs reprises, ne croyant pas à son contenu. Comment au grand jamais le nouveau directeur (assassin) de Poudlard avait pu ainsi songer à son nom pour devenir préfet des Lions. Lui qui avait toujours été méprisé et humilié par l'ex-professeur Rogue. Aucune logique dans ce courrier de rentrée, zéro compréhension. C'était justement l'occasion pour lui de placer un Gryffondor traitre à sa maison, afin de contrôler tous les faits et gestes de cette maison que Rogue avait en horreur. Le Gryffondor avait tourné et retourné ses réflexions dans sa tête, sans jamais trouver de réponses, mais en brassant au passage une certaine colère vis à vis du Directeur.

Tous ces ressentis l'avaient poussé à se lever, quand ces bouseux de mages noires avaient osé faire irruption dans le train, comme si Harry aurait été assez stupide pour revenir dans ce piège béant. Neville était bien content que son camarade ait réussi à fuir. Certains le disaient mort, mais lui était convaincu de sa survie et de son combat dans les coulisses. Il était juste déçu de ne pas pouvoir l'aider à distance. Aussi devrait-il trouver un autre moyen de se préparer à l'invasion de Voldemort.

Il n'avait même pas fait gaffe à qui l'accompagnait dans son rôle de préfet. Trop méfiant, cela lui était impossible d'oser songer à engager une once de conversation à ce sujet avec eux. Trop risqué. Pour peu que tous les autres soient à la botte des nouveaux "gardiens" de Poudlard, il risquait de finir une baguette entre les deux yeux et un filet vert dans la tête. Il fallait rester discret. Tout en réfléchissant à une stratégie de mise au point, Neville assista à la réunion des préfets avec de nouveaux déchets de l'administration forcée, j'ai nommé les Carrow. De vils et infâmes démons qui auraient fait blêmir de dégoût Hermione, il en était certain. Le contenu de cette réunion secrète avait pour but de donner le ton. L'année allait être terrible pour les né-Moldus et tous les considérés "traitres à leur sang". Le temps d'accuser le coup de ces nouvelles ignobles de punitions et torture à tout-va et il était temps de quitter la pièce, en avalant l'arrière goût de colère qui coulait dans sa gorge.

Les points serrés, il retint de toutes ses forces la cri de désespoir qu'il avait dans la glotte. Il fallait se préparer, mais Neville ne savait pas comment s'y prendre. C'était toujours Harry qui prenait les directives et il suffisait de suivre de toutes ses forces, les décisions de son ami étant toujours fiables. Pas forcément les meilleures, mais la fin justifiait toujours les moyens. Mais comment faire sans que personne ne soit blessé ?

Commençant déjà à désespérer de pouvoir mettre au point une stratégie de défense pour sauver ce qui pouvait l'être - il était bien déterminé à ne jamais faire souffrir volontairement un élève - il fut arraché de ses réflexions par une main fine. Entraîné dans un coin par Meredith Breckenridge, il la laissa parler en premier, de nouveau sur ses gardes à l'idée de tomber dans un piège.


« Tu dois deviner pourquoi je veux te parler. Tu as entendu la même chose que moi. Je t’ai vu t’opposer à eux avant. »

Toujours entêté à ne rien avancer comme sujet, il lui laissa le champ libre de continuer de son propre chef.

« Tu dois comprendre que jamais je n’aurais fait confiance à quiconque d’autre que moi-même sur un sujet aussi grave que celui-ci. Mais il faut agir, Neville, il faut s’opposer à eux. Il faut reformer l’Ordre. Organiser une résistance. Se mettre en travers de leur chemin. Seule, je n’y arriverai pas. »

Neville avait l'impression de s'entendre penser en échos et fut surpris par de telle parole de la part de la Gryffondor.

« Tu as parfaitement le droit de décliner ma proposition – je ne t’en tiendrai pas rigueur. Mais en tant que préfets, nous aurons le pouvoir d’agir, plus que les autres. Il faut le faire pour Harry. Pour ceux qui mènent le combat à l’extérieur. Pour Poudlard. On n’a pas le droit de rester les bras croisés. »

Neville la jaugea, prenant tout de même quelques secondes pou juger s'il pouvait lui faire confiance ou non. D'un côté, ce pouvait être un piège pour voir si le premier imbécile venu serait prêt à prendre part à ce type de discussion, alors même qu'ils venaient d'être menacés de vils châtiments rien que s'ils l'ouvraient au sujet de la maison des Nuncabouc. Mais d'un autre côté, c'était risqué pour elle aussi. S'il avait été un préfet docile, lâche et fidèle à sa tâche, il aurait pu rapporter tout ce qu'elle venait de dire sans perdre une minute...

Il scruta son regard et n'y perçut pas de tromperie. Poussant un petit soupir de soulagement, il passa une main dans ses cheveux et détourna le regard avant de lâcher :


« Sache que je n'ai pas attendu que tu le dises pour y penser. »

Fronçant alors les sourcils, il jeta tout de même le doute sur son implication :

« De toute façon, qu'est-ce qui me prouve que je peux te faire confiance ? De mes souvenirs, tu n'as jamais fait partie de l'AD alors qu'est-ce que tu y gagnes ? »




[HJ : pardon pour le retard >.< mais je me rattraperai dans la suite, I promise =)]

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MessageSujet: Re: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Sam 14 Jan 2017 - 19:49

Fébrile, Meredith attendait une réponse de son interlocuteur. Elle tremblait presque, non pas de peur, mais de transport – ses mots étaient le reflet de son esprit, indignés et furieux. Ce qu’elle venait d’entendre dans le wagon des préfets lui avaient donné la nausée. Elle capta le regard de Neville, qui la détaillait, pensant trouver des réponses à ses doutes sans rien risquer. Elle lut dans ses yeux la suspicion d’abord, mais surtout l’intérêt et la même colère qui devait briller dans les siens. La jeune femme comprenait ces sentiments, et devait s’avouer qu’elle-même aurait eu des soupçons à sa place. Elle en aurait, s’il se lançait avec elle sans question, sans inquiétude, sans distance. Elle se prit à espérer qu’il la menace, qu’il mette en doute sa parole, qu’il s’énerve même. Un soupir, et il détourna les yeux.

« Sache que je n'ai pas attendu que tu le dises pour y penser. »

Elle fronça légèrement les sourcils, inquiète. Elle ne savait pas comment interpréter cette phrase. Lui donnait-il sa confiance ? Ou était-ce seulement une manière pour lui de lui donner de l’espoir sans trop se mouiller ? Il se reprit bien vite, et enchaîna, une ombre dans la voix.

« De toute façon, qu'est-ce qui me prouve que je peux te faire confiance ? De mes souvenirs, tu n'as jamais fait partie de l'AD alors qu'est-ce que tu y gagnes ? »

La lionne ne put s’empêcher de sourire de soulagement. Ainsi, elle ne s’était pas trompée sur son compte : Londubat était de la même trempe qu’elle. Elle voulut reprendre, mais détailla une dernière fois le garçon avant de se lancer. Il ne payait pas de mine, certes. Joufflu, grand et l’air maladroit, elle l’avait toujours vu comme un élève discret, en difficulté dans un certain nombre de matières. Mais elle ne le connaissait pas. Elle ne savait pas ce qu’il était. Les seules bribes de personnalité qu’elle avait sur lui, et qui l’avaient poussée à lui demander de l’aide, étaient son amitié avec Harry, Luna, et son appartenance à l’A.D. Et son intervention dans le train. Ce n’était rien. Une personne peut changer du tout au tout en deux mois. Mais elle se lança finalement, sans espoir de retour.

« Je vais tout te dire, mais tu dois promettre que ces informations ne quitteront pas le compartiment. » Un regard, comme une supplique, et elle commença.

« Breckenridge. C’est mon nom de famille. Je n’ai jamais fait partie de l’A.D., c’est vrai, mais tu dois connaître mon frère Aloysius. Serpentard. Brillant duelliste. » Les mots commençaient à se coincer dans sa gorge. « Il ne reviendra pas à Poudlard cette année. Il se bat à l’extérieur aux côtés d’autres résistants. Et si je n’étais pas dans l’A.D. c’est à cause de lui. Il ne voulait pas que je prenne des risques. Je n’avais que treize ans à l’époque, je ne connaissais pas les enjeux. »

Elle prit quelques secondes pour calmer les battements de son cœur, reprendre ses moyens et continuer.

« La bataille de juin dernier et cet été m’ont pris beaucoup des personnes que j’aimais. Je ne ferai pas de liste, mais sache que si je te parle aujourd’hui, c’est aussi pour eux qui sont morts ou qui le seront peut-être dans l’année alors qu’ils n’ont même pas vingt ans. »

Encore une fois, elle dut calmer ses pulsations et se concentrer pour garder le contrôle sur ses émotions. Ne pas pleurer. Ne pas hurler.

« J’ai tout à perdre dans cette entreprise, tu as raison. Mais Poudlard est plus qu’une école. C’est le symbole de notre jeunesse, de notre apprentissage, la première étape vers l’avenir de tous les sorciers. Tant de vies, tant d’espoirs sont conservés au cœur de ce château. Je ne défends pas que ma vie et celle de mes proches, mais tout ce qui fait que le monde sorcier et tel qu’il est. Je crois que j’ai été nommée préfète pour ça. Je n’ai rien à faire à cette place, d’autres la méritaient bien plus. Mais je ne supporterais pas de ne rien faire. C’est au-dessus de mes forces. »

Meredith reprit son souffle, consciente d’avoir beaucoup parlé et que ça pourrait jouer en sa défaveur. Mais si par hasard ils étaient écoutés, elle seule risquait quelque chose. Son frère était caché, avait un faux nom, et elle n’avait pas donné d’autre identités. Elle se mettait en danger, mais s’en contrefichait. Elle suivait son cœur et ses opinions.

« Es-tu avec moi ? »

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MessageSujet: Re: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Lun 6 Fév 2017 - 23:41

Il était loin de pouvoir lui accorder sa confiance. Pourtant, quelque chose dans son regard lui enlevait tout doute de trahison et une impression étrange lui susurrait à l'oreille qu'il pouvait, au contraire, lui faire confiance. Peut-être même qu'elle animerait en lui l'envie et la force de dépasser sa peur de se faire prendre. Après tout, maintenant que Harry vagabondait ailleurs dans le monde, mais personne ne savait où, il fallait bien que les élèves apprennent à se défendre seul. Juste, il n'avait pas songé une seule seconde qu'il puisse être celui qui lancerait l'opération. D'un regard pénétrant, il laissa son interlocutrice raconter son histoire.

« Je vais tout te dire, mais tu dois promettre que ces informations ne quitteront pas le compartiment. »

« Je suis autant engagé que toi dans le risque là, tu peux parler...» lâcha-t-il faiblement, espérant l'encourager à s'ouvrir sans crainte, alors même qu'il en était empli. A cet instant précis, elle l'intriguait plus qu'autre chose et sa curiosité dépassait sa peur, comme toutes les fois où il avait risqué sa vie, persuadé d'être sur la "bonne voie".

« Breckenridge. C’est mon nom de famille. Je n’ai jamais fait partie de l’A.D., c’est vrai, mais tu dois connaître mon frère Aloysius. Serpentard. Brillant duelliste. »

Le Gryffondor se rappelait de cet élève et de sa réputation dans le club de Duel, dont pourtant il ne faisait pas partie lui-même. Au vue de la lueur de ses yeux, il était évident qu'il coûtait à Meredith de lui parler de lui. Aussi, le Lion resta-t-il silencieux sans jamais l'interrompre.

« Il ne reviendra pas à Poudlard cette année. Il se bat à l’extérieur aux côtés d’autres résistants. Et si je n’étais pas dans l’A.D. c’est à cause de lui. Il ne voulait pas que je prenne des risques. Je n’avais que treize ans à l’époque, je ne connaissais pas les enjeux. »

Le silence qui suivit son discours était éloquent. Il sentait bien que la disparition de son frère la marquait plus qu'elle ne voulait bien le laisser paraître. Neville se demanda soudain ce qu'il en aurait été de sa vie s'il avait eu une petite sœur sur qui veiller. Il aurait sûrement été différent, plus fort ou plus protecteur. Moins...peureux. Un vague à l'âme l'envahit et il ressentit une compassion, à défaut d'une affection, pour l'adolescente qui se tenait avec hargne et tristesse mélangées devant lui.

« La bataille de juin dernier et cet été m’ont pris beaucoup des personnes que j’aimais. Je ne ferai pas de liste, mais sache que si je te parle aujourd’hui, c’est aussi pour eux qui sont morts ou qui le seront peut-être dans l’année alors qu’ils n’ont même pas vingt ans. »

La guerre a seulement de bien qu'elle crée des destins similaires, des sentiments parallèles, des intentions jumelles...Neville savait exactement par quoi la Rouge et Or était passée. Ce qu'elle était, d'ailleurs, toujours en train de vivre. Il n'avait pas pu s'empêcher de comparer sa vie à la sienne.
L'absence des proches à laquelle elle faisait face lui était familier et leur formait un passé commun. Il se rendit alors compte qu'en l'espace de quelques minutes, elle avait franchi ses barrières de méfiance et abaissé toute tentative de tourner les talons sans demander son reste. Il aurait été lâche d'agir ainsi, mais au début de cette conversation, cette perspective lui était apparue comme la seule option possible. Désormais, ce n'était plus envisageable. Il s'interrogea de nouveau, était-il le premier auquel elle se confiait ainsi ?


« J’ai tout à perdre dans cette entreprise, tu as raison. Mais Poudlard est plus qu’une école. C’est le symbole de notre jeunesse, de notre apprentissage, la première étape vers l’avenir de tous les sorciers. Tant de vies, tant d’espoirs sont conservés au cœur de ce château. Je ne défends pas que ma vie et celle de mes proches, mais tout ce qui fait que le monde sorcier et tel qu’il est. Je crois que j’ai été nommée préfète pour ça. Je n’ai rien à faire à cette place, d’autres la méritaient bien plus. Mais je ne supporterais pas de ne rien faire. C’est au-dessus de mes forces. »

Il ne sut pas quoi répondre. Bien entendu, il avait aussi de la rage en lui par moment. Elle grandissait à mesure des injustices dont il avait été le spectateur cet été. Tout était en train de se délabrer. Les relations publiques, le gouvernement sorcier, les médias, absolument TOUT était sous le contrôle de Vous-Savez-Qui. Et maintenant, Poudlard...

L'idée de feinter la rentrée et de fuir comme certains autres élèves lui avaient effleurer l'esprit. Mais ensuite, il avait pensé à ses amis, sa seconde famille, qui allaient retourner là-bas et subir les infâmes châtiments que les Mangemorts leur préparaient déjà avec délectation. Il lui était alors devenu insupportable de vivre avec ça sur la conscience sans pouvoir rien faire. Au fond de son être, il devait déjà le savoir...qu'il ne parviendrait pas à rester immobile, bien camper dans ses baskets d'empoté balourd et sans courage. Il avait envie de faire plus, de faire mieux, de frapper fort mais bien sûr, sans se faire prendre. Il faudrait pouvoir saboter les punitions des mages noirs, leur rendre la vie difficile. Il faudrait aider les plus jeunes à s'endurcir dans la difficulté, les entraîner à se battre et ne plus avoir peur. Il faudrait que quelqu'un les guide et les encourage. Il faudrait que Harry soit là, tout simplement.


« Es-tu avec moi ? »

Le son de sa voix le sortit instantanément de sa réflexion et le fit sursauter.

« Pourquoi....moi ? » furent les premières paroles qui franchirent ses lèvres. C'est vrai non ? Après tout, pourquoi lui ? Qu'avait-il de plus que...ne serait-ce que les autres préfets ? Il n'était pas sûr d'être taillé pour cette tâche et en même temps, une dualité était née dans son esprit. Un deuxième battement de cœur d'un deuxième Neville avait été réveillé par le discours de la fille Breckenridge. Peut-être était-il temps pour le garçon maladroit de laisser sortir le battant qui avait eu le courage de lever les poings face au trio d'enfer pour défendre les valeurs de sa maison....Peut-être ?


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MessageSujet: Re: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Jeu 16 Fév 2017 - 12:47

« Es-tu avec moi ? »

La voix de la lionne résonna pendant quelques secondes. Quelques secondes qui la firent douter. Terriblement. Elle s’était jetée dans le vide. Et s’il la laissait tomber ? Meredith frissonna à la pensée d’un possible abandon. D’un fléchissement. Sans le soutien de Neville, comme de n’importe qui, seule, elle n’y arriverait pas. Elle se fracasserait en bas, avec une violence inouïe. Son corps n’aurait rien. Mais sa détermination, son courage, sa foi en son prochain se briseraient comme autant de figurines en cristal, et s’en serait fini d’elle, elle serait dénaturée. Une lueur de peur et de supplication naquit dans ses pupilles. Elle avait besoin de lui. De son soutien. Elle sentait au fond que personne d’autre ne serait capable de le faire, à part lui.

« Pourquoi....moi ? »

Meredith voulut parler, expliquer, le plus vite possible, de manière à convaincre Neville, à lui faire voir à quel point elle avait besoin de lui, à quel point Poudlard avait besoin d’eux, qu’il fallait un tremblement pour déclencher la lame de fond, un œil au cyclone, c’était terriblement indispensable. Mais elle se retint. Pourquoi lui ? Elle-même ne le savait pas très bien. Elle avait été poussée vers lui presque irrationnellement. Son trouble devait être visible, car quelque chose changea dans l’attitude de Neville, et la jeune femme fut à nouveau ébranlée par le doute. Elle sentait sa main trembler. Mais brutalement, des images, des pensées s’imposèrent  à elle.

Adam. Aloysius. Harry. Son ami, son frère, son camarade. Ils étaient absents cette année. Absents du château, mais actifs sur le front. Elle n’avait pas le droit de ne rien faire, elle devait faire son possible pour leur apporter toute l’assistance dont elle était capable. Et Neville était dans le même cas qu’elle. Elle prit une grande inspiration.

« Il y a deux ans, mon frère revenait d’un entraînement de l’AD, épuisé par son effort, mais terriblement satisfait. Il m’a croisée dans les couloirs, et nous avons discuté. Il m’a parlé d’Harry, avec admiration. De Ron, avec un certain amusement. Et de toi. »

Elle planta son regard dans le sien.

« Il m’a raconté les progrès que tu avais fait, la volonté dont tu faisais preuve, et je peux te dire que mon frère n’est pas facilement impressionnable. »

Elle passa sous silence ses remarques parfois moqueuses sur la manière dont Neville tenait sa baguette ou lançait  un sort. Aloysius n’avait jamais été très indulgent avec ceux qui n’étaient pas aussi doués que lui.

« Mais surtout il m’a parlé d’une photo, accrochée sur un tableau dans la salle. Une photo de l’Ordre du Phénix du temps de l’âge noir. Il y avait tes parents dessus. »

Le point essentiel de son discours était là. Elle sentait la tension, la gravité de ses mots.

« Tout comme lui, j’ai trouvé admirable que tu rejoignes le combat de tes parents. Et tu as été très courageux quand il l’a fallu, avec Ombrage. Les gens ont confiance en toi, ils te voient déjà comme une figure symbolique, proche d’Harry, un allié de l’Ordre. »

Elle reprit sa respiration, puis montra son insigne et la sienne.

« Tu es comme moi, tu n’as pas été choisi préfet par hasard. Je pense que toi, Neville, avec ta connaissance des membres de l’AD, d’Harry, de l’organisation d’une riposte, tu peux faire une réelle différence. Je t’ai observé. Je veux faire confiance à mon intuition. »

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MessageSujet: Re: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Dim 19 Fév 2017 - 19:25

Le ton de sa partenaire continuait d'être mélancolique quand elle parlait de son frère. Ses deux sourcils se levèrent de stupéfaction quand elle parla de lui et de ses progrès. Harry lui avait pourtant bien dit qu'il en avait fait. Même lui l'avait senti...que quelque chose avait changé. Qu'il s'était alors senti capable de devenir plus fort et de s'accepter tel qu'il était. Faisant fi des regards méchants des plus malsains élèves ou des moqueries des plus dédaigneux. Le Gryffondor avait compris qu'à défaut d'être parfait, il pourrait devenir "utile" et devenir quelqu'un sur qui on pourrait compter. Quelqu'un capable d'affronter un ennemi sans que la peur le tétanise. Mais il ne pensait pas que d'autres avaient pu s'en apercevoir (si ce n'est Luna qui voyait tout sans jamais l'exprimer de manière compréhensible). Il tourna la tête, les yeux dans le vague, alors que la jeune fille décrivait la version qu'Aloysius avait de lui. Il le respectait énormément, le sachant tout à fait dans son élément et doué pour les sortilèges. Neville n'aurait pas cru une seconde qu'il puisse lui adresser ne serait-ce qu'un regard attentif. Et pourtant, Meredith semblait dire le contraire. Pendant quelques secondes, il se demanda si elle n'avait pas dit ça juste pour lui donner une étincelle, lui faire croire qu'il avait quelque chose de plus, pour le motiver à passer le pas. Mais même si c'était le cas...qu'est-ce que ça pourrait bien faire ?

« Mais surtout il m’a parlé d’une photo, accrochée sur un tableau dans la salle. Une photo de l’Ordre du Phénix du temps de l’âge noir. Il y avait tes parents dessus. »

Il tourna brusquement les yeux vers son visage et la fixa sans expression. Ses parents s'étaient battus volontairement pour le Bien et la Liberté. Et aujourd'hui il en payait durement le prix. Elle avait touché un point sensible et devait sans doute le savoir car elle enchaîna.

« Tout comme lui, j’ai trouvé admirable que tu rejoignes le combat de tes parents. Et tu as été très courageux quand il l’a fallu, avec Ombrage. Les gens ont confiance en toi, ils te voient déjà comme une figure symbolique, proche d’Harry, un allié de l’Ordre. »

Bêtement, Neville se demandait qui pouvait bien avoir le cran de croire en un crétin comme lui. Le seul fait de penser au mot "crétin" fit alors apparaître le visage de sa bien-aimée devant ses yeux et il reçut un coup de plomb dans le cœur. Il réalisa la douleur qu'il ressentirait s'il devait lui arriver malheur. Son visage se renfrogna précipitamment, cette pensée le contrariant particulièrement. Meredith devait ressentir la même chose, et d'autres élèves aussi...une vague de colère s'empara de lui mais il ne sut pas comment la manifester. Meredith le ramena à elle quand il sentit son doigt s'enfoncer sur sa poitrine, à l'endroit exact où il avait accroché son insigne de préfet plus tôt. Sur l'instant, l'idée lui était apparue très stupide et révoltante à la fois. De toutes les années où on aurait pu le nommer préfet, il aurait préféré ne pas l'être de nouveau pendant celle qui serait probablement la pire de toute sa vie. Une drôle de récompense en l'occurrence...Pourtant, ce statut était peut-être un signe, au contraire, et pas juste un sale coup du destin.

« Tu es comme moi, tu n’as pas été choisi préfet par hasard. Je pense que toi, Neville, avec ta connaissance des membres de l’AD, d’Harry, de l’organisation d’une riposte, tu peux faire une réelle différence. Je t’ai observé. Je veux faire confiance à mon intuition. »

La conviction dans la voix de la Lionne avait provoqué un tremblement de ses mains, qu'il commença inconsciemment à triturer nerveusement. Jamais il n'aurait pensé qu'une fille qu'il connaissait à peine pouvait avoir ainsi foi en lui. Elle avait dit ce qu'il avait besoin d'entendre, prononcer les paroles en lesquelles il ne croyait pas lui-même. Pouvait-il se laisser une chance d'avoir confiance en ses capacités comme Meredith Breckenridge semblait le faire aujourd'hui ? Il n'était peut-être pas le mieux placé, mais il était loin d'être ignorant. Elle avait raison. Il avait de son côté le pouvoir de l'Amour, la puissance de l'Amitié, l’indéfectible Espoir qui devrait être communiqué à tous les enfants et adolescents qui n'avaient pas eu d'autre choix que de se jeter dans l'arène de Poudlard pour cette nouvelle - et peut-être dernière - rentrée. Neville considéra les pupilles de la jeune fille avec douceur. Il prit une profonde inspiration à son tour, fit un pas qui mangea les derniers centimètres qui les séparaient et lui tendit la main, accompagnant son geste d'un mot prononcé presque d'une gorge enrouée :

« D'accord.... »

Il marqua un temps d'arrêt pour être sûr qu'il l'était bien, d'accord. Et aussi pour bien digérer les conséquences de ce qu'il s'apprêtait à faire. Il s'éclaircit la gorge pour gagner en conviction dans la voix :

« Je suis d'accord...mais il va falloir agir avec la plus fine discrétion...Je ne veux pas recevoir les mêmes stigmates que lorsque Ombrage était Directrice de cette école, si tu vois ce que je veux dire....Et surtout, on va avoir besoin d'aide. »

Il tenta un sourire, espérant que sa nouvelle alliée comprendrait le sous-entendu. Si elle lui serrait la main, cela scellerait définitivement leur confiance mutuelle face à l'aventure qui les attendait déjà.


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MessageSujet: Re: [1er Septembre] Catching Fire [Neville] Ven 17 Mar 2017 - 11:58

Immédiatement, Meredith comprit qu’elle avait touché juste. Neville semblait très affecté par ses propos, il était pris de tics nerveux, cherchait en lui-même des réponses. Elle comprenait très bien son désarroi, mais sentait qu’elle n’avait rien d’autre à ajouter. Cette décision resterait la sienne. Dans cet instant de latence vague, de tension, la jeune fille se dit qu’ils jouaient ici plus que l’avenir de leur école et de ses pensionnaires. Elle sentait une immense responsabilité s’abattre sur leurs épaules, alors qu’elle sentait l’approbation de Neville monter comme une bulle d’air dans l’océan avant d’éclater à la surface. Etait-ce de cette manière que s’étaient prises les grandes décisions de leur temps ? Etait-ce ce sentiment qui s’emparait des puissants au moment fatidique d’une alliance en laquelle ils ont confiance, en laquelle ils placent tous leurs espoirs ? Sûrement. Comme en écho à sa pensée, Neville prit une profonde inspiration, attrapa son regard avec une sérénité nouvelle et amorça un lent mouvement de rapprochement. Elle n’attendait qu’un mot, un seul. Il le lui offrit.

« D'accord.... »

La tension s’évanouit brusquement, en même temps que le cœur de Meredith se relâchait, pris d’un vif soulagement. Elle lui sourit, profondément heureuse de ces deux syllabes, les plus belles qu’elle ait entendues depuis ces deux derniers mois. Une lumière dansait enfin au bout de ce long chemin boueux qui les attendait. Elle voulait le prendre dans ses bras, mais se retint, attentive à la suite de ses propos. Car lui aussi semblait rassuré de cet accord, mais, elle le comprenait très bien, des doutes subsistaient, des doutes qui ne s’effaceraient peut-être jamais.

« Je suis d'accord...mais il va falloir agir avec la plus fine discrétion...Je ne veux pas recevoir les mêmes stigmates que lorsque Ombrage était Directrice de cette école, si tu vois ce que je veux dire....Et surtout, on va avoir besoin d'aide. »

La lionne hocha la tête, pensive. Cela allait de soi. S’ils voulaient être efficaces, la prudence devait être leur maître-mot. Être l’ombre derrière chacune de leurs paroles, chacun de leurs pas. Mais pour couvrir leurs arrières, Mery avait déjà sa petite idée. Elle ne serait pas sans risques, ni sans douleur pour elle, mais elle pensait que ça pourrait marcher. Mais pas question d’aborder le sujet ici, il était encore trop tôt. Avec force, elle saisit la main que lui tendait son partenaire et la serra de ses dix doigts, de ses deux paumes, et de tout son cœur.

« Bien sûr. Nous devrons tout régler comme du papier à musique, et rester le plus possible à l’abri. Nous couvrir. Quant à l’aide, je compte sur toi pour contacter les membres de l’AD dès que possible. Il faut commencer par eux. »

Elle entendait bien faire partie de l’action, cette fois-ci. Aloysius l’avait tenue à l’écart du groupe d’entraînement d’Harry Potter, notamment à cause de son jeune âge et de sa relative immaturité. Mais maintenant, elle mènerait le front en première ligne, baguette au poing. De l’agitation se fit soudain entendre, proche de leur compartiment, et Meredith tendit l’oreille, alerte. Quand elle fut sûre de ne rien risquer, elle se pencha vers Neville et reprit en parlant bas.

« Nous devons nous retrouver ailleurs pour en discuter. Ici c’est trop risqué, trop précipité. Je t’enverrai un message, codé à la moldue. Le vieux truc du citron, même en fouillant nos courriers, ils n’y penseront pas. »

L’agitation se précisait. Meredith s’éloigna et prit le chemin de la porte, adoptant une expression neutre et détachée.

« Attend un peu avant de sortir. »

Elle jeta un œil à l’extérieur, silencieusement. Avant de quitter son partenaire, elle lui adressa un dernier regard scrutateur et chaleureux.

« Merci pour tout Neville. »

HRP:
 

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