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HOLBREY, Octave - Bibliothécaire.

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MessageSujet: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Dim 10 Juil 2016 - 1:58







Toute impulsion que nous cherchons à étouffer fermente dans notre esprit et nous empoisonne. Le corps pèche une fois et c'en est fini de son péché, parce que l'action est un mode de purification. Rien ne demeure alors, que le souvenir d'un plaisir ou le luxe d'un regret. La seule manière de se débarrasser d'une tentation est d'y succomber. Résistez-y, et votre âme tombe malade de la soif des choses qu'elle s'interdit, du désir de ce que ses lois monstrueuses ont rendu monstrueux et illégal. On dit que les grands événements du monde se produisent dans le cerveau. C'est dans le cerveau, et dans le cerveau seul que les grands péchés du monde se produisent aussi.
Oscar Wilde



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Dernière édition par Octave Holbrey le Lun 27 Mar 2017 - 23:30, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Dim 10 Juil 2016 - 1:58








Vivienne Holbrey - La Reine Mère.

Que dire, à part que notre attachement est d’un vice méphitique. Mais je me suis rendu de l’aspect profondément malsain de notre relation que trop tard pour pouvoir remédier à tout le mal qu’elle a pu me faire. Tu es ma mère et je t’aime aussi sincèrement que je le peux, envers et contre tout ; sentiment qui n’a de cesse de se battre avec toute l’aversion que j’ai pour toi et ce que tu m’as fait subir.

Pourtant, je t’ai longuement admiré, adoré, aimé comme on loue une déesse. Ce vestige de fascination est resté profondément ancré en moi envers et contre tout. J’ai vénéré ta grâce et ta splendeur, ta beauté magnétisante et ton maintient altier. Je voulais être comme toi en tout point, aussi poli et propre que les bijoux que tu portais, t’habillant toujours avec un goût sans faille. Tu étais une étoile et dans mon innocent amour enfantin ais-je fait confiance à toutes les lubies que tu me faisais subir, même lorsqu’elles m’étaient douloureuses. Raison pour laquelle j’ai longuement pensé qu’il était parfaitement normal de souffrir en amour, de s’offrir en sacrifice devant la personne désirée. J’ai mis trop longtemps à me rendre compte que tu me considérais que comme une extension de toi-même, à manier infiniment à ton image avec la plus grande des rudesses. J’ai tout subi pour toi, souhaitant par-dessus tout te rendre heureuse et fière de moi, mais ton goût pour la perfection était tel que ce n’était jamais assez bien. Rien de toute manière n’a jamais été à la hauteur de tes espérances. Mais en fils désespérément amoureux de sa mère, en manque d’affection et comprenant que la seule marque de considération à laquelle j’aurais le droit advient uniquement lorsque j’arrive à combler ne serait-ce qu’un peu tes attentes, je me suis toujours efforcé de faire mieux. Cela me plongea dans une perpétuelle frustration de ne pouvoir te satisfaire pleinement. Je ne me trouvais pas assez digne de toi et de ta tendresse, m’enfermant dans une spirale de complexes que j’essayais inlassablement de combler. Spirale que tu n’auras eu de cesse de creuser pour me garder malheureux et dépendant de tes grâces.

De la sorte, par ton ignorance et ton égoïsme, tu m’as forcé à devenir toujours plus fort. A viser toujours plus loin et plus haut que ma condition originelle. C’est partiellement grâce à ta dureté que j’ai développé les qualités combatives que je possède aujourd’hui. Mais c’est également à cause de cela que j’ai acquis des vices avec lesquels je me bats encore aujourd’hui.

Alors je t’aime comme une mère, mais je te haïs en tant que personne. C’est une dualité que j’ai beaucoup de mal à concilier et qui fait rage dans mon âme à chaque instant de mon existence. Car tu es ma mère et je ne puis te détester parfaitement. Je me suis fait à cette contradiction que tu m’inspires, aussi bien que je me suis libéré des chaînes avec lesquelles tu m’entravais par ton amour égoïste auquel je croyais par désespoir. J’ai décidé d’arrêter de souffrir et je me suis soustrait à ton pouvoir, ce qui fut vécu comme une trahison pour toi. Depuis ce jour, tu essayes sporadiquement de récupérer la domination sur moi, tout comme je persiste à m’en défaire, à chaque fois dans l’exaspération et la lassitude. M’en suis-je défait, en fait ? Je ne crois pas. J’aimerai bien que ce fut le cas. Cependant, il me faut reconnaitre que même si je ne t’obéis plus comme tu le voudrais, même si je ne suis pas autant sous le charme de tes pouvoirs dont j’ai percé le secret, je t’appartiens encore. Tu es ma faiblesse autant que tu fus jadis ma force parce que je n’arrive pas à te détester. L’affection fut si désespérée et si grande qu’elle ne parvient pas à se transformer en haine malgré tout.

On s’écrit, de temps en temps, parce qu’au fond, nous sommes liés par nos ressemblances jusqu’au bout. Tu as toujours été là, depuis le début. Les autres venaient, partaient, disparaissaient, mais toi, tu as toujours été là. Tu reviens toujours, que ce soit pour me malmener ou me guérir. Tu es celle qui me connait le mieux et je suis celui qui sait tout de toi. J’ai vu, derrière ton beau visage et tes belles manières, l’abomination qu’il y a derrière. Et cela est mon pouvoir. Tout comme toi, tu es l’une des rares qui puisse comprendre certains traits de mon caractère, de la même manière que ma sensibilité t’échappe complètement. Je sais, je sens au fond de moi que tu te nourris du contrôle que tu as sur moi. Je n’y peux rien et je m’exaspère. Me voir souffrir de cela te rend douce, là est peut-être le seul avantage qu’il y ait à ce que je succombe sous tes coups.

Nous cohabitons doucement dans un équilibre précaire. Je disparais parfois, tu me retrouves. Les sarcasmes fusent, mais la nostalgie demeure dans le fond de nos âmes malgré la frustration, l’agacement et les méchancetés. On s'aime à notre façon, maladroitement, sans pitié, mais on s'aime tout de même, je crois... On ne devrait pas.






Abigail Hook

Que dire… honnêtement, je ne suis pas certain des mots que je veux employer pour décrire mon sentiment à ton égard. Ou éventuellement, le trouble, à l’image de notre rencontre on ne peut plus confuse. Un moment de flottement, pour ainsi dire, tel un crépuscule alors que nos pensées prennent les couleurs tendres mais indécises d’un ciel au déclin. Peut-être est-ce dû à la drogue que nous avons consommée, mais je repense à ce moment comme si nous fumes entourés d’un brouillard qui, à défaut de nous envelopper concrètement, se faisait épais et dense à l’intérieur de nos yeux et de nos esprits.

Des cheveux, des cheveux, beaucoup de cheveux noirs aux reflets bleutés, comme le plumage d’un merle. Le ciel était sombre, alors peut-être n’était-ce qu’une sorte d’illusion lyrique. Une jambe d’un blanc virginal, rendant par contraste son unique grain de beauté d’autant plus sombre et vertigineux, aussi éblouissant qu’une étoile scintillant au sein du firmament. Des lèvres pleines, recrachant inlassablement et sensuellement des panaches de lourde fumée. Tu veux être Eve, ou le serpent, éventuellement, mais tu me fais bien davantage penser au « Cauchemar » de Füssli. Peut-être que mon interprétation n’est pas tout à fait juste, ou en tout cas pas celle du peintre, mais tu es comme cette jeune femme. Blanche comme l’ivoire, les cheveux constamment en désordre, cascadant le long de ton corps éternellement languissant et aussi frêle qu’un roseau. Tu tangues et courbes ton dos, le cambres parfois dans une position d’abandon que suivent tes jambes fuselées, perdues dans le vide. La pâleur de ton être rayonne faiblement et ton attitude inconsciemment langoureuse, toute en gestuelles et expressions joliment paresseuses au point de devenir discrètement lascives, rappelle aux quelques rares spectateurs attentifs que tu ne fais que dormir. Que le démon qui te domine, assis sur ta poitrine et jetant une ombre menaçante sur ton visage, ne t’as pas encore tuée, mais simplement assoupi. Par moments toutefois, tu sembles sans vie, et l’incube qui te ronge me regarde du fond de tes yeux verts, faisant comprendre qu’elle est ta maîtresse inconsciente, que tu ne la vois et ne la sens peut-être pas creuser un nid en ton âme et cœur, mais elle est bien là, et je l’observe. Puis, l’instant d’après, elle disparaît, et tu me souris, et je me dis que définitivement, malgré le contraste fort entre lumière et ombre qui te consume, que tu ne fais que somnoler et que le réveil est encore possible.

Douce Abigail, je suis désolé, tu aurais peut-être préféré une comparaison avec le romantisme, mais ici le surréalisme de Füssli te sied bien au teint comme à la métaphore. Quelque chose s’est assoupi en toi et a laissé place à la mélancolie, une noirceur diffuse et si pudique en apparence qu’elle ne semble pas tout à fait noire, mais grise. Grise comme le ciel qui nous a accompagnés pendant notre rencontre, raison probablement pour laquelle tu semblais appartenir à ce lieu, à cette atmosphère si particulière, oscillant entre luminosité éblouissante et contrastes saturés. A l’image de cette pièce vide, immense et pesante, grandiose et belle, tu renfermes des contradictions qui font ton charme, que l’on ressent inconsciemment, son pouvoir fait effet sur nous à notre insu et quand on s’en rend compte, il est déjà trop tard. Parce que ce qui t’habite m’est familier, j’ai reconnu d’un seul regard la tristesse latente en toi, presque insouciante, telle la brume au sol, volatile, mais bien là. Je dois avouer ne pas avoir été en état moi-même pour chasser le cauchemar assis sur tes épaules, le monstre étouffant ta poitrine, probablement parce que les miens étaient eux-mêmes dans ma tête ce jour-là. Alors plutôt que de s’enfuir, nos chimères se sont alliés pour mieux descendre dans les abymes ensemble. Ca ne m’a pas déplu, cette balade lancinante et inavouée dans les tréfonds de nos âmes, même si je la regrette déjà un peu tant il est dangereux pour moi de m’y replonger sans partenaire capable de me retenir et de me tirer vers le haut si le besoin s’en ressent. Mais ça, c’est une autre histoire…

Belle Abigail, tu resteras mon secret, je le crains. Telle une invocation que l’on ne voit qu’une fois la nuit tombée et tous les yeux détournés. Notre lien ne saurait souffrir d’une quelconque critique ni remarque, et nous devons rester cachés à l’abri des esprits, comme une parenthèse dans l’existence. Car si nous en parlons, ce ne sera plus la même chose… Agréable digression du quotidien dont nous sommes les seuls témoins, pour avoir le privilège de nous abandonner à ce que notre cœur nous dit sur le moment, sans craindre les conséquences, car il n’y en a pas. Simplement le goût étrange d’une agréable rêverie dans la bouche et le désir de jouer avec nos démons tout en nous laissant caresser par la lumière.






Doraleen N. Finch

A venir.







Penelope Green

A venir.


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Dernière édition par Octave Holbrey le Mar 9 Mai 2017 - 19:12, édité 33 fois
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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Ven 20 Jan 2017 - 3:27







Lord Voldemort

A venir.






Wotan Nielsen

Qui êtes-vous donc ? Peu de gens résistent si bien à mon discernement. Je démystifie ce que je peux, dissipant les brouillards et faisant lumière là où il y a ombre, mais vous, vous demeurez un ésotérisme qu’aucune école ne saura professer correctement, j’en suis certain. Il y a de la poésie en vous, malgré cette froideur un peu distante que vous affichez. L’intelligence perce autant que la délicatesse derrière un visage quelque peu figé, un peu saillant, comme la représentation consciencieuse d’un esprit aussi aiguisé car malmené par la vie, fatigué d’être sensible à force d’avoir trop éprouvé. Vous semblez épuisé. Mais par quoi ? Vous rencontrer aura été une expérience particulière, tel un rêve subi éveillé tant tout semblait sortir de l’ordinaire. Inoubliable. Peut-être que le mystère se serait doucement dissipé si j’avais eu le temps de mieux vous connaitre. Mais ce ne fut pas le cas et c’est peut-être tant mieux.






Sam Dewey

A venir.

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Dernière édition par Octave Holbrey le Mer 3 Mai 2017 - 23:58, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Ven 20 Jan 2017 - 3:33








Cassidy N. Rowle


Ma tornade, ma tempête. Ton caractère est aussi exécrable qu’un verre de vin trop vieux, et ton orgueil t’enchaine au sol, te retenant prisonnière de l’envol dont ton inconscient rêve, mais que ton esprit se refuse à s’offrir, par crainte, très certainement. Cette même crainte que tu refuses d’admettre pour ne surtout pas avoir à reconnaître la moindre faiblesse. Pourtant, l’on sait que la plus grande des faiblesses est bien de ne pas avoir conscience de ses limites… Tu vis dans l’ombre de toi-même, et le fait que je le perçoive mieux que toi t’as entraînée à me détester d’une aversion aussi sincère que la tendresse que je te vouais.

Car nous nous ressemblons, à cela près que nos vies ont pris une direction différente à une même intersection. Je vois alors en toi ce que j’aurais pu être, et tu devines en moi qu’un mystère qui t’effraye et t’abandonne à l’incompréhension la plus vindicative. Pareillement que celui qui ne sait pas nager regarde avec crainte et ignorance celui qui prend la mer. J’ai un attrait pour toi alors même que tu me tourmentes avec fureur, telle une sirène qui séduit par sa voix, me menant tout droit à ma perte, à ma mort.

Pourtant, sentant la réticence faiblissante, je m’agrippais à toi, persuadé que tu était encore capable de sortir des flots ténébreux dans lesquels baignait ton âme. Ton cœur est gracieux, et c’est cet astre lumineux qui me poussait dans la noirceur de ton esprit, m’obligeant à chercher mon chemin dans le labyrinthe des méandres de ta pensée tortueuse. Charmé par la délicatesse des pétales que tu renfermais ardemment, je cherchais à tâtons la perle rare que tu abrites, la douceur de ce bijou si chatoyant. Alors, j'ai continué à te provoquer dans la joie, car c’était là le seul moyen de faire miroiter follement l’iris de tes yeux, de voir à travers un trou de serrure un peu de la passion qui t’animait encore, mais toujours dans la colère et jamais dans la tendresse.

Avec néanmoins le risque de blesser ma propre conscience au passage, car ta fougue était cruelle et de glace. Même si j’ai accroché ton regard et su cultiver ton intérêt vacillant par mon exaltation, ta personne restait de marbre, d’une dureté intransigeante et d’une âpreté sans pitié, telle la nacre qui t’entourait. Je craignais que, si je me plongeais véritablement dans le lac gelé de ton cœur, jamais plus je n’en sortirai. Et alors, finirais-je peut-être par le réchauffer, en mourir un peu à mon tour…

Et j'en meurs un peu à chaque instant, d'une douceur jadis si abruptement arrachée à mon coeur, et que je retrouve sans vraiment y croire tant la main qui me l'offre avec timidité m'a si bien malmené jusqu'à maintenant. Pourtant, une fois de plus, ma patience à payé. Entre mes mains, au creux d'une étreinte, ma tendre Sirène, tu t'es déchirée dans la douleur, perçant ta propre coquille comme quelqu'un qui renaît, émergeant enfin des eaux troubles pour respirer, comme une fleur s'offrant au soleil... Et tu m'as effleuré de ta bouche, comme si j'étais enfin quelqu'un, que j'existais enfin à tes yeux, avec ma peine, mais surtout mon affection. A mon tour, j'ai eu peur de m'effondrer sous ce choc de reconnaissance passionnée, mais le gouffre désert de mon âme aspira les moindres détails de ta beauté soudain radieuse, de ta tendresse toute délicate et hésitante. Cette reconnaissance de vertigineuse douceur m'a surpris, me replongeant dans les méandres tumultueux d'une vie rarement récompensée de tels sentiments. Mais finalement, tes douceurs ont éclipsé tes maladresses, de la même manière qu'un goût sucré prend le pas sur l'amertume, et j'ai fini par m'offrir à toi avec tout l'abandon dont je fus capable, ressentant tes caresses avec une plus grande détresse encore que ma peau gardait la mémoire de tes acidités. Le frisson se fit, inoubliable de sincérité et j'ai compris que je ne serai plus jamais capable de te repousser, de te refuser quoi que ce soit, que je souffrirai autant qu'il le faudra pour toi jusqu'à ce que tu te lasses ou que tu t’affaires de ta propre audace. J'espère néanmoins mériter tes faveurs suffisamment longtemps pour m'apaiser au moins un peu, t'aimer avec l'ardeur des choses nouvelles qui nous exaltent d'une passion brûlante et vive, blessant presque une âme ayant perdu l'habitude d'être consumée ainsi. Aujourd'hui, tu éclipses avec ton souvenir toutes les autres délices, et mélanges de chagrin mes plaisirs les plus chers. Et pieusement, j'embrasse ton passage, posant mes lèvres là où les tiennes fussent, humant l'odeur dans ton sillage sans que tu ne me perçoives, car je suis dans ton ombre maintenant, parfaitement tiens, à me nourrir de ta bouche et à me languir de ton regard qui me fait vivre de douceur comme jadis je vivais avec l'énergie de ta haine. De grâce, avec fébrilité, je te donne tout, tu ne le sais pas, mais tu m'as tout entier et c'est avec dévouement que je te soutiendrai dans tes moindres mouvements et te lâcherai si jamais ma main n'est plus nécessaire. Je sais déjà que ces sentiments, quel qu'en soit l'aboutissement, ne souffriront jamais du regret d'avoir aimé une si belle créature. Pour le moment, j'essaye de faire battre mon coeur, qui se serre si fort que je crois m'étouffer. La belle douleur de ceux qui aiment avec passion et renoncement, accueillant ce mal jamais assouvi tel une félicité.

Tu es ma Sirène. Celle que je suivrais partout, que ce soit son coeur qui chante, ou son esprit.

J'en viendrais presque à souhaiter que nous fussions papillons dotés seulement de trois journées d'été à vivre - ces trois jours avec vous, je les emplirais de plus de délices que n'en pourraient jamais receler cinquante années ordinaires.
John Keats.
.







Jane Skarsgard


My dear beloved love, You shall rest in my heart, Unit death do us apart… Don’t be my last.


Bright star, would I were steadfast as thou art--
Not in lone splendour hung aloft the night
And watching, with eternal lids apart,
Like nature's patient, sleepless Eremite,
The moving waters at their priestlike task
Of pure ablution round earth's human shores,
Or gazing on the new soft-fallen mask
Of snow upon the mountains and the moors--
No--yet still stedfast, still unchangeable,
Pillow'd upon my fair love's ripening breast,
To feel for ever its soft fall and swell,
Awake for ever in a sweet unrest,
Still, still to hear her tender-taken breath,
And so live ever--or else swoon to death.

Keats.


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Dernière édition par Octave Holbrey le Sam 29 Avr 2017 - 5:06, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Ven 20 Jan 2017 - 3:36







Aurore Diam

Une petite aux étranges ambitions. Ou plutôt, ce sont des ambitions que tu ne maîtrise pas. L’espionnage, la fourberie, la malice et la manipulation, ce ne sont pas des choses auxquelles l’on aspire honnêtement à un si jeune âge. Surtout pas avec un homme de trente-trois ans. Et tandis que tu étais on ne peut plus sérieuse, je ne pouvais appréhender cela que comme un jeu de bac à sable. Curieux, car ce n’est pas mon genre que de me pencher aussi bas pour considérer des enfants et leurs fantaisies. Les tiennes évolueront et tu changeras bien vite d’avis. Peu de gens supportent la voie du manque absolu de cœur que nous demande la manipulation. Ou bien montres-tu déjà les prémices tremblotants et dissipés des vices de ta vie adulte ? Bonne chance dans ce cas-là, car une vie dédiée à la méchanceté est beaucoup plus malheureuse que celle qui se voue à la naïveté. Petite disciple, curieuse enfant, profite de ton enfance au lieu de vouloir grandir.






Aslak Loikson

Définitivement, un valet. Valet parmi les valets, perdu dans la foule d’individus aux visages identiques et aux ambitions triviales. Tu feras un bon Mangemort. A savoir que tu feras ce qu’on attend de toi : tu obéiras au Seigneur des Ténèbres et à tes supérieurs. Tu ne feras jamais preuve de créativité ou de détermination, parce que tu es fait pour la servilité. Tu feras rigoureusement ce qu’on te dira de faire. Cela ne veut pas dire que tu es stupide, loin de là, mais tu es sans volonté. Tu es comme tous ces bons soldats qui tiennent debout par magie. Car par quel autre moyen pourrait tenir debout un corps sans épine dorsale ? Tes folles rébellions ne sont malheureusement pas une preuve d’indépendance, puisque à chaque fois le geste était motivé par une autorité plus importante. Cela fait de toi finalement quelqu’un de rare, car peu savent se dissiper avec autant de dévouement sans que cela ne soit une blessure à l’orgueil. Toi, tu le fais naturellement. Il n’y a que ceux que tu considères comme étant tes égaux qui peuvent te vexer. Tu deviendras donc Mangemort et tu rempliras à merveille ta fonction, et c’est parfait ainsi car telle est ton ambition. Ton ambition est de servir.






Shawn Inoue


Il y a en ce jeune homme une douce et agréable ouverture d’esprit. De celle qui se veut discrète et se cache derrière un langage parfois grossier, souvent irréfléchi et quelque peu désinvolte. Il semble d’abord cavalier et fruste, comme l’ébauche inachevée d’une belle pièce d’art, ce qu’il est en soi. Mais il suffit de soulever le voile de sa propre arrogance pour le découvrir profond et généreux, malgré cette inconvenance dont il fait preuve de manière constante. Honnête et franc jusqu’à l’outrage comme pour s’épargner la compagnie de gens qui ne peuvent soutenir sa férocité.

J’ai pour toi une inclination doucereuse et naissance, telle une impression agréable devant celui que l’on ne connait pas encore assez mais envers qui l’on ne peut s’empêcher de nourrir une affection. Je n’ai qu’un seul espoir pour quelqu’un de rare comme toi. Quelqu’un parvenant à susciter en moi cet intérêt pour l’agréable et le beau qui me vient qu’en rencontrant une véritable grâce. Ne me déçois pas. Nombreux sont ceux dont émane un attrait froid et condescendant, mais peu ont comme toi le don de la joie. Tu es vif et débordant d’un charme juvénile qui caractérise si bien ceux qui n’ont pas été corrompus par la vie. Et pourtant, ton existence a certainement été pleine de tentations féroces qui auraient pu assombrir ton caractère, te rendre amer, suffisant et barbare. Probablement que tu l’es, quelque part en toi, un peu mufle, secrètement morose ; ta condition te condamne à une obscurité profondément tapie. Mais tu as su rester sauvage et terriblement naturel jusqu’à l’impolitesse. C’est peut-être ce combat que tu mènes contre ce qui te rend si différent que tu sais si joliment t’absorber dans l’existence. T’observer t’émouvoir est un véritable plaisir. Te voir t’adonner à la vie avec une telle simplicité est agréable car je me sens soudain capable de ressentir du bonheur à travers celui que tu sembles éprouver dans les moindres manifestations de ce monde. Ton euphorie est communicative tout autant que ta tristesse est invisible, mais je sens qu’elle est là puisque je sais qu’il faut avoir connu la douleur avant de pouvoir apprécier la consolation. Ton entrain n’en devient que plus remarquable, comme un printemps après le froid de l’hiver.

Cher Shawn, tu ne le sais peut-être pas, mais tu seras toujours le rayon de soleil pour quelqu’un. Aussi de ma part tu auras toujours le droit à un sourire sincère, une considération particulière et l’éternel plaisir de te retrouver, quelle qu’en soit la raison. Et si tu t’avères, comme tu le fus lors de notre rencontre, persistant dans tes nombreuses vertus et combatif envers tes vices, tu gagneras vite mon immuable considération, ma loyauté, ainsi que mon sincère attachement. Je te le souhaite, pour moi, car je n’apprécie pas que l’on me déçoive, et pour toi, car tu deviendras un homme bon et droit comme il y en a peu en ce monde.





Leslie Mathewsen


Monsieur Mathewsen… Pardon, je veux dire, Johnny. D’une certaine manière, il vrai qu’il vaut mieux que tu portes un autre nom dans mon esprit pour qu’il n’ait aucune chance de te confondre avec quelqu’un de réel. Leslie Mathewsen… John Doe, tu es une authentique créature infernale. Monstrueuse apparition infantile qui ne parvient pas à déterminer sa forme complètement et se jette d’abord désespérément dans un sens, puis dans l’autre, ne sachant jamais vraiment quelle tournure est la bonne. Si l’on parle de la quête du bonheur pour certains, la tienne passera d’abord par ton propre déterminisme.

Tu es le Minotaure. Mi-enfant, mi-guimauve. Une bête fabuleuse et difforme à tel point que je ne sais pas toujours comment te… prendre, même si j’arrive à te suivre. La nuance, c’est que ton labyrinthe, ce n’est pas des mains de Dédale qu’il est sorti, mais bien des tiennes. C’est ta propre œuvre dans laquelle ton esprit s’est enfermé. Et ton labyrinthe est sinueux, tortueux, complexe, muni d’embranchements, d’impasses, de fausses pistes et d’obstacles que tu as posés sur ton chemin pour ne surtout pas en trouver la sortie. Tu y erres dans le noir le plus complet, à tâtons. Bien évidemment, à force rôder sans même savoir quoi chercher, certains recoins te paraissent familiers et tu y évolues avec prestance. Mais en finalité, tu es perdu dans les méandres de ta propre indécision. La plupart du temps, les gens ne rentrent que superficiellement dans ce dédale, en jaugent l’austérité, s’en font jugement et partent aussi vite qu’ils sont venus. D’autres s’engouffrent profondément, sans le vouloir parfois, un peu comme moi, dans l’enchevêtrement confus de ta pensée. Ils avancent sans le savoir vers leur propre perte la plupart du temps, car, tel le Minotaure, tu les trouves et te nourris de leur chair. Tu aspires leur énergie avec voracité, les malmène et les tourmente, espérant peut-être que cela t’apporte des réponses sur toi-même. Au fond de toi, tu attends ton Thésée, celui qui viendra et sera en mesure de te vaincre, te tuer, mettre fin à tes souffrances et ton égarement. Tu l’attends parce que tu crois que ton errance n’a ni fin, ni issue, mais en vérité, ce qu’il te faudrait trouver, c’est la pelote d’Ariane pour te guider vers la sortie.

Enfant de Pasiphaé, symbole de l’éclatante et lumineuse Lune, il y a en toi quelque chose de viscéral qui vient des recoins les plus sombres. Tu concentres en toi ces contradictions, ou tu t’aventures à être aussi coulant et doux que le miel, juste avant d’être dur et froid comme la pierre. L’architecture hors-norme de ton labyrinthe répond à la nature hybride qui te constitue et au mal profond qui te ronge sans que tu n’en comprennes jamais vraiment l’essence. Tu es ton propre juge rigoureux, tu te fais du mal en voyant la difformité qui te consume et que tu détestes. Tu préfères souffrir parce que tu penses le mériter plutôt que de t'abandonner à une joie sereine.

J’ai de la compassion pour toi, mon pauvre Johnny, je suis venu en Thésée, et j’ai fini par maladroitement essayer de tisser le fil d’or qui te fera sortir des méandres de ta quête sans fin. Je sais que pour le moment, même si tu vois la lumière de la sortie, elle t’aveuglera tellement les yeux que tu n’oseras en sortir. Tu me fatigues, tu me blesses autant que tu peux du haut de ton adolescence à me repousser puis à venir m’étreindre comme si j’étais un jouet, mais je ne peux étrangement m’empêcher de te tenir la main. Tu passes ton temps à me tester, à me provoquer pour mieux m’avoir et cacher tes propres défauts, mais je te taquine, et vois clair dans les manœuvres que tu fais. Nous avons tous notre labyrinthe, et peut-être parce que je suis sorti du miens très progressivement, je ne peux que vouloir te soutenir. Mais tu résistes, chenapan infernal, tu fais un pas en avant et dix en arrière. Heureusement, tu es doté de cette candeur et innocence qui fait ton charme malgré toute la malveillance qu’il peut y avoir dans ton comportement. Tu m’adoucis d’abord, l’instant d’après tu me malmène comme le gamin que tu es, parce que si inconsciemment tu sais être doux, le mal, tu le fais toujours intentionnellement. Et je te le rends bien. Je suis complaisant et en même temps brutal à ton égard autant que ma patience et ma considération me le permettent.

Enfin, je dis tout cela, mais tu n'es qu'un enfant et tes démons ne sont que les fruits de ton âge, un charmant obstacle obligatoire sur le chemin de la vie. Encore faut-il que tu veuilles les surmonter. Alors, de tout mon cœur, une dernière prière. Je prie sincèrement pour que quelqu’un ou quelque chose puisse, un jour, te faire évoluer.






Felix Lawford

A venir.






Astrid Shafiq


La mercenaire de l’école. A se demander si c’est vraiment encore une école, d’ailleurs. On va partir du principe que oui. Je ne me base que très peu sur la renommée d’un nom, raison pour laquelle même si ce dernier sert de carte de visite, les premières missions que j’offre ne sont pas compliquées.

Nom ancestral remontant au-delà de l’existence même des dinosaures, éminente famille de méticuleux consanguins, comme cela arrive si souvent chez les sang-purs, renommée mondiale d’un savoir-faire qui s’étend d’un bout à l’autre du globe, au même titre que le nutella… Blah, blah, blah. Blah. C’est bien joli, les institutions, mais tellement surestimé. Non, j’aime le cas par cas. Et ta position me renforce dans mon opinion. Pas que tu sois incompétente, loin de là, mais manifestement, appartenir à une grande maison ne t’auras pas épargné les aléas de l’adolescence et de la jeunesse, dont tu n’es clairement pas encore sortie. Energique, exaltée, d’une irrévérence juvénile, débordante de pulsions si mal contenues et surtout redirigées de manière pas toujours très opportune. Tu es comme une chevelure mal entretenue, nouée à force d’être battue par les vents de ses propres passions. Un instant, tu es follement indisciplinée, ne maîtrisant rien de ce qu’il y a en toi ou de ce qui t’entoure, torturée par les démons que nous offre le jeune âge. Puis l’instant d’après, tu es lascive et adulte, le corps courbé en rose charnue et enivrante, mais avec toujours cet éclat ardent dans le fond du regard, qui ne fait que donner de la force à ta lascivité. Des qualités charmantes, très jolies esquisses d’une belle femme en devenir, sauvage comme la nature les aime, mais des défauts lorsqu’il faut exercer le métier de mercenaire. Je ne saurai te dire s’il faut que tu te reprennes, au lieu de pousser en plante grimpante un peu partout, à t’exciter contre les barreaux de ta propre prison, ou s’il faut que tu continues à être libre comme l’air et fougueuse comme la mer.

Expérience mitigée donc. Jeune fille charmante, mais soldat insoumis. S’il faut te juger en tant que mercenaire, je dirai que tu as bon nombre d’atouts et de savoirs, mais que tu ne sais pas toujours comment les utiliser. Il te reste encore tout à apprendre et c’est tant mieux, sinon où irait toute cette énergie, sinon à être un brin frivole ? A profiter de ta jeunesse, qui prendra fin cependant si tu ne deviens pas plus prudente, au vu du monde dans lequel tu as décidé d’évoluer. J’aime les perspectives, elles nous donnent du temps pour évoluer. Mais tu es un beau spectacle, une force de la vie qui bat comme une source d’eau montagneuse et c’est plaisant à voir, de savoir qu’il y a des enthousiasmes intarissables malgré les temps difficiles. Peut-être sont-ils là simplement par manque de désillusions, qui viennent avec l’expérience… J’espère que quoi que tu décides, cela ne te mènera à la liberté que tu sembles tant chercher et revendiquer de tout ton corps.






Elyas Rowle


Si la vie était pour vous un instrument, elle serait un saxophone. En parfait ignorant de son fonctionnement, vous soufflez dedans et des horreurs en sortent. Mais vous êtes persuadé, du haut de votre orgueil, que la mélodie jouée est belle, simplement parce qu’elle est la vôtre. Grand bien vous en ferait, si seulement vous n’imposiez pas votre musique aux autres en concerts d’imbroglios.

Monsieur Rowle, vous êtes la lie de notre société. Vous êtes plus que vide, vous êtes creux. Vous lisez beaucoup, c’est certain, vous vous cultivez autant que possible pour, à l’occasion, sortir quelques mots savants fraichement appris par cœur pour avoir l’air plus intelligent que le voisin. Voilà le problème, vous vous instruisez non pas pour satisfaire une curiosité, mais pour déployer votre savoir en queue de paon, sans en avoir le plumage ni la couleur. L’astuce peut passer lorsque vous vous attaquez à moins malin que vous, mais le manège s’arrête brusquement si le discours est plastronné devant un esprit qui comprenant le domaine mieux que vous. Ce qui, au fond, n’est pas très compliqué. Et cela vous exaspère. Vous n’aimez pas que l’on souligne la superficialité de vôtre sacré savoir. Il est fait pour être loué, par Merlin, pas humilié ! Sinon, où vont tous ces efforts, si ce n’est pour mieux briller en société ? Quel intérêt de connaitre le nom latin de la Belladone s’il n’y a personne à qui l’imposer pour impressionner ? Ce qui vous caractérise, c’est la sotte envie de discourir, habitude contractée de parler beaucoup et sans réflexion. Il n’y a avec de si grands causeurs qu’un parti à prendre, qui est de fuir, si l’on veut du moins éviter la fièvre ; car quel moyen de pouvoir tenir contre des gens qui ne savent pas discerner de quoi ils parlent, mais qui en parlent comme s’ils en avaient le savoir inné ?

Monsieur Rowle… Votre quête constante d’attention confirme votre absence totale de présence et votre plus grande fierté est probablement votre nom, suivi par le petit trésor de savoir désordonné que vous avez accumulé comme une pie accumule ce qui brille. Monsieur Rowle, je vous connais… les individus de votre trempe. La vérité, c’est qu’il ne tient qu’à vous d’être un peu plus agréable et la découverte de l’humilité vous rendrait même très appréciable. Toutefois, pour le moment, vous êtes un vide entre deux instants, une pâle existence qui voudrait être une épopée, mais ne parvient même pas à être une ombre. Aussi jetez-vous constamment de la poudre aux yeux pour que personne jamais n’ait le temps de se rendre compte de votre profonde médiocrité.






Heather Ivy Trown

A venir.

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Dernière édition par Octave Holbrey le Mar 3 Oct 2017 - 1:47, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Ven 20 Jan 2017 - 3:40







Emmanuel d'Anselme

A venir.






Severus Rogue

Très cher, vous êtes un parfait goujat. Un impoli olympique, un frustre de haute voltige. Vos émotions semblent à l’image de vos expressions, aussi peu variées que l’encéphalogramme d’un cerveau mort. Mais votre flegme ténébreux pardonne ces lacunes comme on pardonne au génie d’avoir un caractère difficile. Et de ce fait, vous êtes par principe une véritable curiosité tant vos intentions sont bien emmitouflées par le voile d’une terrible indifférence. Mais nous vivons tous de passions plus ou moins exaltées, et les vôtres sont simplement terrées sous les draps d’un lit froid. Aussi méritez-vous la place du Joker, la carte la plus ambivalente, mais également la plus rare. A l’image du personnage versatile, il est capable de poignarder son roi à tout moment pour récupérer la couronne. Et ce sang-froid, que je connais si bien, me fait indéniablement penser que vous êtes trop intelligent pour n’être qu’un Roi, une Reine, ou un Valet. Vous êtes le Joker, insidieux et tout puissant dans un jeu que vous êtes le seul à pouvoir maîtriser d’une main. Enfin… à part le maître des cartes, bien entendu.

Tu t’es présenté en montagne infranchissable et immuable, sans concessions. Tout en rochers escarpés et saillants, tu ne laisses aucune chance à ceux qui voudraient essayer de te gravir. Cependant, même le plus haut des monts ne résiste pas aux assauts paresseux mais persistant de la nature. Je me ferai donc Zéphyr s’il le faut pour creuser ton flanc. Tout peut se briser à l’usure, à force de patience. Et déjà, tu te fissures un peu, sans le vouloir, sans même le voir peut-être. Notre intérêt commun te précipite au point que j’y devine de la considération dont je ne sais que faire. Ton estime, tu l’offre à Elle, et je te découvre à ses dépens. En tapinois ; observateur indésiré mais inévitable. Je me surprends à penser que cette inusitée prévenance envers cette jeune femme toute faite de lumière te nimbe un peu à ton tour. Ou en tout cas, l’intérêt curieux que tu lui portes fait-il ressortir quelques qualités en toi que tu ne t’avoueras peut-être même pas. Et pourtant, te voyant changé, je me sens plus disposé à ton égard, un peu par reconnaissance, mais surtout parce qu’en l’espace de quelques secondes, tu as confirmé mes soupçons. Que ton esprit n’est pas mort, que ton âme n’est pas parfaitement noire, que les passions existent encore derrière ses yeux fatigués. Mornes, certes, grises et désespérées, mais faisant battre encore la vie dans un corps qui peine à la retenir. Que ce nouvel attachement te fasse reprendre goût. En sortiras-tu moins morose.






Harry Potter

A venir.






Andreas Rowle

Je commence à entrevoir que la base de toute tyrannie n’est pas tant la force que la dissimulation, le secret, la censure. Lorsqu’un père dit à sa fille : il ne faut pas faire ceci, il ne faut pas voir cela, il faut fréquenter untel, il ne faut pas en écouter un autre, il est interdit de savoir telle chose, il en résulte inévitablement une dictature de l’esprit. L’on pourrait s’attarder sur le talent d’un tel manipulateur, mais en vérité, il faut bien peu de forces pour contrôler une personne dont l’esprit est ainsi déformé. L’effort que j’aurais pu admirer en vous n’est donc rien. Vous attaquer à la faiblesse pour en tirer satisfaction, franchement, quel mauvais goût.  

Pire qu’un homme qui assume sa cruauté : celui qui la cache. Andreas est un personnage pétri de dissimulations. Il semble essayer d’avoir deux caractères : un pour son intérieur, pour sa vie secrète, et qui est le vrai ; là, plus de masques ni de fausseté, il ne donne pas la peine de feindre, il est ce qu’il est, mauvais. Puis le monde, les autres, les salons, la politique, les réceptions, le grand Mage Noir… les gens le voient grand, noble, généreux, en beau costumé toujours bien fait, paré d’un beau langage, plein d’exquises qualités et doté d’une intelligence redoutable qui ne fait qu’accentuer ses avantages. A le voir au premier abord, Andreas paraît effectivement vertueux, tant ses bonnes manières et sa prestance sont un indéniable avantage. Mais le parfum de grandeur est trop épais, comme s’il s’appliquait à dissimuler son odeur naturelle. Malheureusement pour lui, je sais distinguer, grâce à ma vénérable mère qui fut coulée dans un moule semblable, la belle allure qui n’est que la continuité d’une gracieuse personnalité, d’un effort pénible du vice qui essaye de se déguiser. Et s’il se cache, c’est qu’il a parfaitement conscience de soi et de son manque d’inconvenance en ce bas monde. Vos manières d’agir, Andreas, ne partent point d’une âme simple et droite, comme vous voudriez bien le faire croire, mais d’une mauvaise volonté, ou d’une intention qui veut nuire ; le venin d’un serpent est moins à craindre, au moins est-il direct et clair dans ses desseins.

Quelle que soit la raison, vous avez nourri une méfiance à mon égard qui s’est transformée en haine au bout de quelques heures. Orgueil blessé, vernis un peu trop écorché, limites odieusement franchies… Votre caractère fait que je ne suis pas en mesure d’apprécier vos rares qualités. L’affection que je porte à votre fille fait que je ne peux qu’éprouver aversion à l’égard de vos nombreux défauts. Mais croyez-moi, peu importe ce qui nous unit maintenant, dès le premier abord, alors que vous ne me connaissiez pas, vous n’avez pas été honnête. Vous avez tenté de me manipuler comme vous le faites avec ceux qui vous entourent. Grand bien vous fasse, mais soyez au moins bon perdant. L’absence de sincérité à mon égard me pousse toujours à mettre ces pratiques à nu, chose que j’ai fait avec vous pour voir votre vrai visage…

Vous êtes un homme bien simple à provoquer, tant vous vous estimez au-dessus de tout. Si bien que lorsqu’on vous tient rigueur pour une moindre chose vous concernant, vous vous enflammez aussi aisément que si nous fumes, vous une brindille sèche, et moi une allumette. Sachez donc que je brûle quoi que l’on fasse, c’est ma fonction, je suis la chaleur qui vous transforme en brasier. Si vous vous approchez de trop près, par vanité ou rancœur, fatalement, je vous consumerai. Je vous dévorerai la poitrine de mes flammes, je vous arracherai le cœur et mettrai à feu votre esprit jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucune fioriture. Je vous forcerai à être vrai, et jamais vous n’oublierez à quel point vous êtes transparent pour moi.

Retenez-bien ceci : on n’a de pouvoir que ce qu’on veut bien nous en donner, et je ne vous en accorde aucun.






Lina H. Kaveline

A venir.






Scarlett G. Burton

A venir.

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Dernière édition par Octave Holbrey le Mar 9 Mai 2017 - 17:15, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Ven 20 Jan 2017 - 3:40

Crédits :

EdwardDelandreArt, Ignat Komitov, Rainer Kalwitz, Stuff Stock, spader7, Damascus5.
Décorations art nouveau de sites génériques.
Plus tous les auteurs dont le nom a été perdu à force de ne pas être assez cité, malheureusement.


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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 10 Août 1964
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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Dim 12 Fév 2017 - 22:25







Cassidy N. Whale


GOIN' IN FOR THE KRILL, DOIN' IT FOR THE THRILL.







Juan Rowle


CHU SAID THERE WOULD BE TACOS, JULY TO ME !

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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 6 mars 1971, en Scandinavie.
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire. Lun 27 Fév 2017 - 16:50

Octave ... OCTAVE !

j'ai lu ta fiche par hasard et je suis tombée amoureuse, par la DIANE ton personnage est fantastique ! ENORMOUS NEED d'un lien avec Dora.


(la section "Reines" est au pluriel ... non ?)

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MessageSujet: Re: HOLBREY, Octave - Bibliothécaire.

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HOLBREY, Octave - Bibliothécaire.

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