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[Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre.

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GRYFFONDOR5ème année
    GRYFFONDOR
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[Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre. Lumos-4fcd1e6

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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: Londres, 18 Novembre 1984
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MessageSujet: [Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre. [Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre. EmptyJeu 7 Juil 2016 - 6:29

Les escaliers de Poudlard avaient quelque chose de presque agréable au bout de cinq ans. Gabriel s'y était fait au fur et à mesure. C'était difficile, pourtant. Les armures aussi. Difficile. Il avait perdu la naïveté de celui qui a vécu dans un environnement sans magie. Il avait vécu chez ses cousins pour l'été.
Enfermé dans son esprit, pour une période de temps qui lui sembla être à jamais. Sa mère ne s'était pas encore réveillée du coma où elle avait été plongée. On ne donnait pas de nouvelle à Gabriel, ou assez peu pour qu'il s'inquiète. Son père s'était refermé sur lui-même, tout comme son fils. Il abandonna le jeune Asher à sa famille maternelle pour aller panser les plaies de son côté. Gabriel en voulait un peu à son père. Cette réaction : celle de le laisser seul avec sa tristesse du haut de ses 15 ans. Ce n'était pas ce qu'il avait attendu de son ennuyeuse famille. Il aurait voulu qu'ils soient deux face à l'adversité. Quand il avait appris la mort de son amie Strauss, c'était le coup de batte à l'arrière du crâne dont il n'avait pas besoin. Il s'était perdu dans ces propres pensées. Ne répondant même pas aux lettres de Meredith qui lui demandait comment il allait. Qu'aurait-il pu répondre ? "Mal" ? Non, il n'y avait rien à dire.
Parfois, il plongeait encore plus profonds dans la tristesse et le regret en réalisant qu'il devait inquiéter sa meilleure amie, mais jamais il n'avait eu réellement la force de lui répondre. Il se mordait simplement la lèvre en pleurant plus fort. Il plaquait ses mains contre ses oreilles, il forçait ses poings contre ses paupières.

Son retour à Poudlard lui avait fait une étrange impression. Il aurait voulu que l'année commence comme la précédente, assez simplement. Lorsqu'il posa le pied dans le château, il sentit bien que ce ne serait pas le cas. Il avait dans le fond de son être, quelque chose qui s'était brisé. Un brin d'innocence qui était devenu le brasier ardent de convictions. Il y avait quelque chose qui brûlait Gabriel.

Si cela ressemblait à une envie de vengeance, ce n'était pas vraiment le cas. C'était juste une toute nouvelle vision de ce monde, pourri à la moelle par des gens qui ne voulaient que faire un prototype de sorcellerie parfaite. Une société étrange aux allures guindée. Quelque chose qui ne lui plairait pas. Ce qui se préparait ne lui plaisait pas. Il ne voulait pas partir, alors il changerait cet endroit de l'intérieur. Il se battrait pour ça.

Il avait assisté à la cérémonie du début de l'année en silence. Il ne s'était pas fait remarquer. Il avait observé Meredith être nommée préfète avec beaucoup de fierté. Quant à Jimmy, il lui ravissait son titre de capitaine, mais il se félicitait tout autant pour le Gryffondor aîné. Il n'était pas en état de prendre ce poste. Il n'avait pas la tête froide. Il ne voulait que frapper dans les cognards un peu plus fort. Les envoyer vers les détestables personnes qui avaient fait de cet endroit de calme et de bonheur, un nouvel enfer.

Il remonta les escaliers dans un silence pesant. Personne n'avait particulièrement envie de discuter. C'était compréhensible. Il ne traîna pas dans la salle commune. Il verrait Meredith plus tard. Il monta directement dans sa chambre et alla enfoncer sa tête dans son lit. Il attrapa sa couverture et commença à crier l'intérieur, insultant tout le beau monde caché derrière la table des professeurs à la cérémonie dans un masticage étouffé de tissu. Il se retourna sur le dos et remarqua un mouvement à côté de lui. Il releva la tête pour croiser le regard de Kenneth. Il laissa retomber sa tête en arrière, lourdement. Il laissa passer quelques secondes silencieuses.

«  J'ai même plus la foi, Kenneth. »

Il s'appuya sur ses coudes en fixant son antagoniste préféré de l'année précédente.

« Je crois que cette année, c'est même plus le moment de râler sur la composition des chambres, ni même de t'insulter. (Il grimaça et fit un sourire maladroit.) Même si j'espère que t'es paré, car je vais ronfler si fort que les Poufsouffle vont se demander quel dragon on garde. »

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MessageSujet: Re: [Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre. [Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre. EmptyDim 10 Juil 2016 - 16:19

Il était revenu à Poudlard, la case départ. Pourtant la joie n’était pas là, grande absente de cette rentrée, aux côtés des élèves décédés et des autres qui avaient préféré ne pas se présenter. Lui il n’avait pas vraiment eu le choix, Kenneth devait retourner à Poudlard, sa famille était dans l’impasse, sa mère allait passer bientôt au jugement au ministère de par son statut de née moldue. Avait-elle trouvé un moyen de contourner ces allégations ? Reverrait-il sa famille en bonne santé à la fin de l’année ? Les reverrait-il tout court ? Alors qu’il était perdu dans ses pensées, les poings fermés, la mine sombre, il montait les escaliers de la tour des Gryffondors. Il n’avait pas peur pour lui-même. Il savait qu’il allait se mettre en danger, il savait qu’il passerait un mauvais quart d’heure, mais il ne vivrait pas cette année à genoux et cela était une promesse faite envers lui-même, mais aussi envers ses camarades disparus pendant ces derniers mois et toutes les personnes dehors qui se battaient encore, qui n’avaient pas succombé à ce mal rampant qu’était la résignation. Il avait assisté à la cérémonie de rentrée, et ce qu’il y avait vu ne l’enchantait guère. Des visages résignés, abattus, désespérés… N’avaient-ils rien compris ? Ne voyaient-ils pas qu’ils entraient de le jeu de cette machine infernale, ne savaient-ils pas que la meilleure arme face à un monde plus sombre qu’une nuit sans étoile était un sourire. Un sourire bravant la mort, bravant l’injustice, rayonnant comme un soleil, car c’était là la plus grand faiblesse des ténèbres : Il suffit d’une simple source de lumière, aussi minuscule soit-elle, pour faire disparaître les ombres qu’elles engendraient.

C’est dans cet état d’esprit, mélange de frustration, de colère et de détermination qu’il entrait dans son dortoir pour y découvrir l’un de ses nouveaux partenaires de chambrée. Gabriel Asher… Il ne manquait plus que ça pour achever une mauvaise journée : apprendre qu’il devrait dormir dans la même chambre que quelqu’un avec qui il ne pouvait pas s’entendre. La raison à cela ? Elle lui échappait, maintenant qu’il y pensait, mais c’était un fait, ils avaient passé l’année précédente à se bouffer, à vouloir être supérieur à l’autre sur tous les points, à ne pas s’entendre même quand tout devait bien aller, alors maintenant… Il secoua machinalement la tête. Il avait d’autres chats à fouetter qu’un lionceau mal léché qui avait passé son année précédente à miauler en espérant rugir. Pas manqué, caché dans ses couvertures, le jeune gryffondor semblait hurler des suites de noms et d’insultes étouffées. Il semblait en vouloir à tous les professeurs présents et c’était sûrement son moyen d’extérioriser tout cela. Assis sur le rebord de son propre lit, Kenneth attendait que son camarade finisse sa crise d’énervement passagère, le regard dans le vague. Après cette scène, Gabriel vit enfin la présence du jeune homme, ce qui semblait lui aussi le dépiter, au moins un point commun entre eux deux. Alors comme ça il comptait ronfler assez fort pour ennuyer les poufsouffles ? Il avait dit cela dans un sourire maladroit, semblant vouloir garder la face, sauver les apparences.

« Si tu pouvais faire du feu comme un dragon plutôt que de faire du bruit, je t’aurai bien demandé de crâmer les Carrows avec… T’as vu leur tronche, ils respirent tellement la joie de vivre et l’ouverture d’esprit, ces deux-là… »

Il n’avait pas mâché ses mots. Pas ce soir, pas maintenant. Il avait beau ne pas apprécier particulièrement son Némésis de l’année précédente, il pouvait au moins lui reconnaître qu’il n’était pas un mouchard prêt à le vendre pour se faire bien voir auprès de mangemorts. Le jeune homme se releva alors puis passa son visage devant la fenêtre de la chambre, tapant rythmiquement du poing sur le mur de l’école, comme pour éliminer doucement mais sûrement la violence qu’il y avait en lui.

« Et les autres… Ca t’énerve pas, toi, de voir des gens déjà en train de faire des courbettes et d’accepter… tout ça ? Moi… »

Tout ça… Comment pouvait-il mettre un mot exact dessus ? C’était tellement grossier, tellement idiot, tellement stupide… Comment des gens pouvaient-ils croire encore à cette époque que le sang était si important pour la magie… Comment pouvaient-ils oublier la définition si simple et enchanteresse des mots « magie » et « sorcellerie » qu’ils essayaient de rationaliser pour leur petit plaisir égoïstes et égocentriques ? Et ils allaient s’en tirer parce que personne ne ferait rien ?

« Ca me débecte… » Lâcha-t-il avec tout son mépris dans un grognement singulier alors qu’il lâcha un coup bien plus fort que les précédent contre le mur, faisant un bruit sourd résonant dans la chambre et peut-être un peu plus loin de par l’acoustique propre à ce genre de bâtisses. Il n’avait pas abandonné, pas encore. Il avait toujours ses crocs et ses griffes.
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MessageSujet: Re: [Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre. [Sept. 97] Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre. EmptyLun 18 Juil 2016 - 23:21

Gabriel resta silencieux en écoutant Kenneth. Pas d'attaque directe cette fois. Les faux-semblants étaient tombés, ils n'étaient plus ennemis aujourd'hui. Ils avaient trouvé de véritables préoccupations. Des choses qu'il était important de sauvegarder. Le désespoir ne devait pas être le moteur de leur vie, la résignation non plus. Ils étaient des Gryffondor. Que l'on nomme ça de l'inconscience s'ils le veulent, mais ils ne seraient pas... Ils ne seraient jamais les esclaves de la tristesse.

Quand il écoutait Kenneth, il s'entendait presque en différé. Ils étaient trop semblables, ils avaient manqué de se tuer l'année dernière à cause de cela. Gabriel, si calme et sympathique d'ordinaire, avait vu l'autre Gryffons comme une menace qu'il n'était pas. Il s’était enflammé sans raison. Mais aujourd'hui, dans cette tour emplie de froideur et de dégoût, il ouvrait ses yeux sur une nouvelle réalité. Il restait plus impulsif que son aîné, mais ils étaient comme liés par une puissance extérieure plus forte. Là où Kenneth restait mesuré, Gabriel s'emporta brusquement.

" C'est n'importe quoi ! Comme si le sang changeait quoi que ce soit ! Ils se rassurent qu'eux-mêmes ! "

Gabriel se releva de son lit, il s'acharna à ranger ses affaires dans sa malle à l'avant de son lit en parlant. Véritables boules de tissus qu'ils roulaient dans un ordre chaotique. Il serra les dents.

"C'est pas qu'on accepte. Personne peut accepter ça ! C'est qu'on a peur !"

Il s'arrêta brusquement, choqué par ses propres paroles. Il perdit plusieurs couleurs de teint et ravala les larmes avec difficulté qui lui venait. C'était ça. Tous ceux qui étaient dans la salle commune ce soir avaient eu toute la même réaction, sauf ceux qui se félicitent de la montée des Sangs Purs. Les vacances avaient été parsemées de meurtres, d'emprisonnements et de blessures. Gabriel avait peur, si les Carrow étaient arrivés l'année dernière, il aurait été un des premiers à se lever pour les contrer, à tort et à travers. Il se serait mis à travers cette injustice avec la stupidité de la jeunesse, celle qui pense tout savoir avant d'avoir tout appris.

"On a peur… J'ai pas l'habitude, Kenneth. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Ils… La mort. Les gens qui sont plus là peuvent pas combattre. Comment on peut combattre ça en restant vivant ? En restant utile ?"

Il parlait tout haut, mais moins haut que d'ordinaire. Il déballa son balai et s'assit de nouveau sur le lit. Si Dumbledore n'était pas mort. Si le ministre de la magie était encore en place. Si. Des milliers de possibilités qu'il ne servait à rien d'imaginer. Il fallait se projeter dans le futur, il fallait faire preuve d'une prudence que Gabriel ne connaissait pas. Il fallait qu'il envoie une lettre à Meredith, vite. Il avait encore tellement de mal à penser.

"Tu sais comment faire, toi ?"

Le jeune Asher leva les yeux vers Kenneth. Peut-être que lui était moins perdu ?

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Ils ne pouvaient qu’être d’accord, maintenant. Inextricablement, les événements sombres de ces derniers temps resserraient des liens, montraient qui étaient les ennemis, quels étaient les combats qui valaient le coup qu’on les mène. Celui qu’ils engageaient depuis tant de temps maintenant n’en était pas un, ils avaient été idiots, tout aurait pu mieux se passer, ils auraient pu fonder une amitié sincère pendant cinq ans. Au lieu de ça, ce fut des coups bas et d’autres insultes où agressions directs qui semblaient joncher leur quotidien, mais plus maintenant. Kenneth se trouvait idiot à cet instant précis. Deux jeunes gryffondors si similaires et pourtant… Il avait fallu que le monde sombre dans le chaos et la peur, que leurs amis tombent au combat et ne deviennent rien de plus que des tombes dans un cimetière pour qu’enfin ils apprennent à se comprendre… Ce monde était définitivement insensé.

Peur ? Oui, c’était peut-être ça. Le jeune gryffondor buta sur ce mot que son camarade de chambre venait de dire en perdant ses couleurs. Il y avait de quoi avoir peur, la mort était partout, le danger n’était plus une chimère, ce n’était plus une forêt interdite, non. La mort pouvait venir des professeurs, de l’intérieur même des murs de cette école qui était auparavant l’endroit le plus sûr d’Angleterre. Le doute sur les lendemains, le tunnel dont ils ne voyaient plus la fin et ces monstres à forme humaine qui se baladaient dans les couloirs entre les élèves et les fantômes étaient autant de choses angoissantes à encaisser cette année que beaucoup allaient sombrer dans la peur. Ils étaient effrayés, inquiets pour leurs familles, leurs amis et pour eux-mêmes. D’une seconde à l’autre ils pouvaient tout perdre, n’être plus rien. Cette sensation vertigineuse, ce sentiment d’impuissance… Ca le bouffait, au fond, ça les bouffait tous.

« Je sais déjà tout ça ! » lança-t-il sèchement, perdant son calme un court instant. Lui-même n’était pas à l’aise, navigant dans le brouillard volontairement placé dans son esprit par sa mère. Que devenait-elle, s’était-elle enfuie ? Son père, moldu, allait-il bien ? A chaque fois qu’il y repensait, leur destin n’était rien de plus qu’une boîte de Schrödinger dont il avait une peur incroyable de découvrir la vérité. Est-ce qu’ils avaient finit comme ces camarades qui n’avaient pas passé l’été ? Est-ce qu’il allait avoir le droit à une annonce de leur décès par les mangemorts siégeant à la table des professeurs ? Allait-il être convoqué pour assister au baiser du détraqueur donné à sa mère dans le courant de l’année ? Il n’en savait rien, il ne voulait pas savoir. Le jeune homme ferma les yeux un court instant et reprit son calme. Il ne devait pas montrer de faiblesses. Pas maintenant, c’était trop tôt.

« Désolé… Je suis à cran en ce moment. Et pour répondre à ce que tu demandais… Je n’ai pas de solution miracle. Pas encore en tout cas, il faut s’organiser, réfléchir, et là… » La phrase était restée en suspens mais son regard en disait long. Il n’avait pas la tête à réfléchir à un plan élaboré, il ne pouvait pas promettre que tout irait bien, que cette histoire avait une fin heureuse pour tout le monde. De toute façon, ce serait des mensonges qui lui brûleraient la gorge.

« Mais tu sais… Si on leur montre qu’on a peur, c’est foutu, ils seront en territoire conquis. Je veux pas leur donner ce plaisir, ils ne voudraient pas ça… » Ils, leurs amis qui n’étaient plus là, qui ne reviendraient pas. Ils s’étaient battus au péril de leur vie, mais au fond leur chute avait miné le moral des étudiants. Malheureusement, cela avait mal finit et avait été mal interprété.

« Mais si on leur fait croire simplement qu’on a encore de l’espoir à revendre… Tu crois pas que ça pourrait les faire un peu déchanter ? »

Un mince sourire narquois se dessinait sur son visage, presque moqueur, frisant l’arrogance. Au fond de lui vivait toujours cette flamme qui lui disait de se battre contre ce qu’il considérait comme monstrueux et injuste, mais l’ennemi était différent, les méthodes devraient donc être différentes, c’était aussi simple que cela dans le concept.

« Leur montrer qu’ils n’ont pas encore gagné serait déjà pas mal pour un début… »

Un début ? Oui mais un début à quoi ? Tout était encore vague, même pour lui. Qu’est-ce qu’il comptait faire au final… L’armée de Dumbledore était-elle encore d’actualité ? Qu’est-ce qu’il allait faire pour les élèves de la nouvelle maison créée pour les indésirables de ce nouveau gouvernement, combien de temps allait-il pouvoir se contenir avant que ses gestes ne prennent le pas sur sa pensée ? Ca, personne ne le savait.
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