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[Août 1997, Londres.] Je rêvais d'un autre monde.

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SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
    6ème année
AVATAR : Emily Rudd
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire / Bi
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: Londres, 01 Novembre 1980
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MessageSujet: [Août 1997, Londres.] Je rêvais d'un autre monde. Mer 6 Juil 2016 - 20:55



« Abigail ! Réveille-toi ! », cria une voix d'enfant dans le couloir.

Des bruits de pas rapides retentirent, alors que la porte du grenier s'ouvrait à la volée, claquant contre le mur de briques, dans un crac sonore. Cassée. Encore. Depuis qu'elle vivait ici, soit seize ans, la porte avait été détruire quelques fois. Sept. Non, huit fois. La première, à cause d'une certaine Mademoiselle Bridges. La tenancière de l'orphelinat. Une dame rondouillarde, aux cheveux grisonnants, souvent enroulés dans des bigoudis roses. Son visage rond, voir bouffi, s'avérait être buriné par le soleil, montrant que dans sa jeunesse, elle avait dû effectuer des travaux en extérieur. Ses yeux, petits, et noirs, étaient changeant. Passant d'une douceur infinie pour ses petites têtes blondes, à un dégoût sans mesure, quand elle posait les yeux sur une certaine brune. Dure. Elle l'était. Elle n'hésitait d'ailleurs pas à employer la manière forte quand les choses n'étaient pas à son goût. La ceinture. Les coups. Les cris. Les pleurs.

« Abby ! Debout ! », reprit le gamin de plus bel, de l'entrée de la chambre.

Sans attendre, il courut jusqu'au lit, où était emmitouflée Abigail. Roulée en boule dans une couverture aux motifs écossais en laine, alors que seuls ses longues mèches brunes dépassaient du tissu, alors qu'un grognement répondait à l’impertinent qui osé troubler son sommeil. Elle reconnaissait cette voix aiguë, et au demeurant insupportable pour ses tympans. Thomas. Le petit sauta sur le lit, bousculant l'anglaise qui y était allongée, la faisant basculer sur le côté gauche, alors qu'elle se rattrapait de justesse au bureau pour ne pas tomber face contre terre. Avec un soupir exaspéré, elle se frotta le visage, en particulier ses yeux, qui se tournaient vers le môme. Petit, le visage ayant encore les rondeurs de l'enfance, des taches de rousseur sur les joues, qui avaient été rendues écarlates par sa course, des cheveux blonds comme les blés, tombant sur son front en une coupe au bol taillaient au couteau. Les yeux verts de la sorcière, à moitié cachés par sa tignasse, rencontrèrent ceux bleu océan de Tommy. Ils pétillaient de malice, et de joie, comme s'ils étaient remplis d'une multitude d'étoiles. Le dos courbé, laissant apercevoir chaque bosse de sa colonne vertébrale, Abigail se redressa, s'adossant au mur aux poutres apparentes, ses yeux se fermant. Son débardeur à l’effigie d'un groupe de rock moldu quelconque, pendait sur son corps, plus qu'il ne la couvrait.

« Dégage de là Thomas. », murmura la brune, d'un ton menaçant, alors qu'elle tendait la main, pour se saisir de son paquet de cigarettes, qui attendait sagement sur la table de chevet.

Le tube de tabac aux lèvres, elle ouvrit une paupière, pour constater que le marmot n'avait pas bougeait d'un pouce. Il la regardait. Les yeux brillants, un sourire mutin sur ses lèvres fines. Alors qu'elle arquait un sourcil, le sourire de Tommy s'accentua, dévoilant une dentition un peu jaunies, dont l'une des canines était cassée en diagonale. Voyant qu'il ne déguerpirait pas, quoi qu'elle dise, Abby lâcha un nouveau soupir, alors qu'elle allumait sa cigarette, avec le zippo qui traînait dans la poche de son jean, qui était sur le sol, coinçait entre le pied du bureau, et une bouteille de Whisky pur feu, qui roula dans un bruit de verre sur le parquet inégal. Le bout rougeoya, laissant s'échapper des effluves si caractéristiques de tabac brun écossais. Elle en aspira une longue bouffée, qu'elle recracha en un nuage de fumée, qui encadra son visage blafard, pour se disperser autour d'elle, chatouillant les joues rondes du gamin à ses côtés. Il ne toussa pas. Il y était habitué. Thomas Reeden, était un gosse poubelle, comme les appelait Abigail. Un matin, ils l'avaient trouvé dans une benne à ordures au coin de la rue. Il hurlait à pleins poumons. Le corps seulement recouvert d'un drap bien trop fin, pour qu'il supporte la fraîcheur hivernale britannique. Il serait mort. Mais ici, ce n'était qu'une histoire parmi tant d'autres. Âgé de maintenant huit ans, Thomas était un enfant à la dégaine étrange. Son pull épais marron, dont les manches étaient trop courtes pour lui, collé à sa peau, dévoilant sans peine des petites mains potelées recouvertes de bleus. Son pantalon n'était pas en reste. Troué. Déchiré. Sale.

La pauvreté régné en maître en ces lieux. Elle faisait sa loi, les faisant plier les genoux. Leurs apparences en étaient la preuve. Il bougea, se redressant, pour venir prendre place à ses côtés, appuyant sa tempe contre l'épaule nue de la jeune fille. Abigail tourna la tête à l'opposé, ses cheveux longs tombant sur la tête de Thomas, le brun se mêlant au blond. Elle ne bougea pas. Ne se dégagea pas de cet élan soudain d'affection.

« Abby... », murmura Tommy du bout des lèvres, alors que la fumée s'échappait de nouveau de ses lèvres pâles.

Abby ne répondit pas, se contentant de reprendre une nouvelle lampée de tabac.

« C'est comment l'école où tu es ? »

La Londonienne expira, alors que ses doigts remontaient vers son cou, se posant sur son pendentif. Un crochet en métal, si petit, qu'il ressemblait un hameçon de pêche, suspendu à un simple cordon noir. Un lacet de chaussure. Il se passa quelques secondes. Qui s'étirèrent en minutes, alors qu'elle écrasait maintenant sa cigarette dans le cendrier en métal un peu brûlé, qui était sur son bureau. La Hook se dégagea, pour se mettre debout, seulement vêtue de son débardeur, et d'un sous-vêtement. Le petit resta à sa place, la laissant enfiler un jean serré, qui faisait encore plus ressortir l'extrême maigreur de son corps, ses jambes ressemblant à deux baguettes.

« Grand. », répondit-elle simplement d'une voix cassée, et rauque.

Sans plus de détails, elle ramassa ses Doc Martens, qu'elle chaussa rapidement, laissant ses lacets traîner sur le sol. Sa baguette était posée, avec un soin tout particulier sur le bureau, au milieu d'une pile de parchemins griffonnés de notes inintéressantes. Des cours. Des croquis. Sans s'y attardait, elle prit le morceau de bois, qui s'emboîtait parfaitement dans la paume de sa main. Elle prit sa veste en jean, déchirée aux coudes, et rangea l’artefact si précieux à ses yeux, dans la poche intérieure. Elle l'avait recousue recemment. Quelques jours tout au plus, puisque les points noirs étaient encore bien visibles. Alors que la Serpentard se dirigeait vers la porte de sortie, dont le bois était craquelé par endroit, London émergea de sous les couvertures. Il prit le temps de s'étirer, avant de sauter rejoindre sa propriétaire, qui fila vers le rez-de-chaussée d'un pas lent. Les lunettes de soleil sur le sommet de son crâne, emmêlé à ses cheveux, elle déboula dans l'entrée vétuste. Un portes manteaux dans un coin, des chaussures empilées, des piles de journaux.

« Lamentable. », murmura-t-elle, en donnant un coup de pieds dans l'entassement, qui s'écroula, les papiers volant, se rependant sur le parquet usé.

Le monde moldu. Pas de Gazette du sorcier. Pas de nouvelles de son monde. Ici, ce n'était pas chez elle. Elle n'y était pas à sa place. Nouveau soupir. Un fracas retentit dans les marches. Thomas manqua de dévaler les dernières avec sa tête, mais se releva, en époussetant son pantalon taché, pestant à voix basse contre sa maladresse. Il leva son visage dans sa direction, les joues rouges, et le front couvert de sueurs.

« Tu t'en vas ? Encore ? », lui demanda Tommy, sa voix fluette partant dans les aigus.

Il ne comprenait pas. Il ne comprendrait jamais. Comme eux tous. À ce moment, Mademoiselle Bridges arriva. Ses cheveux poivre et sel, bouclés, tombant en une cascade désordonnée sur ses épaules, certaines mèches collant à son visage écarlate et poisseux. La main sur la poignée, Abigail ancra ses prunelles dans celle de la tenancière. Elle était agacée. Profondément. Mais peut-être pas tant que la plus âgée, qui dardait sur elle un regard haineux. De la haine. Comme toujours. Elle s'avança d'un pas boiteux, traînant avec peine sa jambe gauche. Elle avait été cassée. Mauvaise chute pas dans les escaliers il y a quelques années. La vieille pointa un doigt boudiné accusateur en direction de la verte et argent, qui ne cilla pas.

« Misérable vermine ! Tu t'en vas encore traîner dans les bars ? Espèce de traînée ! »

Traînée. Vermine. Ces mots résonnaient dans la tête d'Abigail, faisant légèrement trembler les doigts qui serraient fermement la poignée. Le dégoût se lisait maintenant dans les émeraudes de l'orpheline.

« Je n'ai aucun compte à te rendre stupide moldue. », cracha la jeune femme, alors qu'elle ouvrait la porte, pour la refermer d'un coup sec dans son dos.

La colère bouillant dans ses veines, elle lança un dernier regard en direction de l'entrée, où trônait un panneau. « Orphelinat Son Gregorio ». Elle ne connaissait pas toute l'histoire de la bâtisse en bois, et briques grises. Le quartier avait toujours été pourri. Malfamé. Où seuls les gangs osés s'aventurer. Ici, on ne mettait que les gens dont on ne voulait pas. Les rébus de la société en somme. Son Gregorio ne comptait qu'une vingtaine d'occupants. Haut de trois étages, il comportait plusieurs pièces, pouvant faire office de chambres. Seuls septs étaient finalement en assez bon état. Les autres, faute de moyens financiers, avaient été laissées à l'abandon, les poutres s’effritant, les tapisseries qui avaient dû être de couleurs vives, devenant bien ternes. Les dalles du toit, tombaient une à une, bien trop usées. Le bâtiment se distinguait des autres, par un trou, là où la cheminée devait se trouver. Malheureusement, elle s'était écroulée il y a quelques années suite aux intempéries. La pauvreté se ressentait. Même du trottoir sur lequel elle était.

Les mains tremblantes, Abigail s'alluma une cigarette, en levant les yeux vers le ciel. Gris. Les nuages sombres chargés de pluies. La soirée était déjà bien entamée, et le soleil, qui avait du être timide, n'existait maintenant plus. London sur les talons, elle s'engouffra dans une ruelle au fond de la rue. Lugubre. Humide. Elle n'était plus très loin. Au bout de quelques minutes de marches, se tenait devant elle, un simple bar. Style irlandais. Le « Queen's », pouvait-on lire sur la devanture, l'écriture à moitié effacée. D'aussi loin qu'elle se souvienne, le bar avait toujours existait. Les propriétaires avaient toujours été les mêmes. Et si auparavant la devanture était noire comme du charbon, elle n'avait rien perdu de son charme d'antan.

D'un geste rapide, elle écrasa le mégot sur le sol, l’aplatissant du plat de sa chaussure. Sans attendre, la Serpentard y pénétra. Cet endroit était un véritable refuge. Là où elle venait toujours se réfugier quand elle n'en pouvait plus. Sobre. Un style assez classique. Un comptoir en bois vernis, un billard à gauche, des tables un peu sales, des banquettes en velours pourpres trouées, avec des accoudoirs à la couleurs douteuses. L'odeur d'alcool, de tabac. Rassurant. Paradoxalement rassurant. Quelques regards se tournèrent dans sa direction. Certains arrêtèrent leurs occupations, reposant leurs pintes dans un bruit sourd. Sans y prêter la moindre attention, Abigail se dirigea vers le comptoir, prenant place sur l'un des hauts tabourets rembourrés. Un homme de haute stature, les cheveux en brosse s'approcha d'elle, alors qu'il finissait d'essuyer un verre avec un torchon plus beige que blanc.

« Qu'est-ce que je te sers Abigail ? »

Elle s'accouda, s'avachissant presque, ses joues dans ses mains. Sans prendre la peine de tourner les yeux en direction du barman, elle souffla presque :

« Un Whisky sec. Un triple. »

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MessageSujet: Re: [Août 1997, Londres.] Je rêvais d'un autre monde. Dim 10 Juil 2016 - 22:20

Assis en indien sur son minuscule balcon, Jake tira sur sa cigarette. Ses genoux touchaient aux barres de fer et son dos reposait contre le mur de briques. Une porte était ouverte sur sa droite. Elle donnait accès à son appartement, un petit 1 1/2 au quatrième étage d'un édifice en grand besoin d'entretien. Jake laissa la fumée de sa clope refroidir un peu à l'intérieur de sa bouche. Il la fit descendre jusqu'à ses poumons et relâcha le surplus en une expiration. L'air était lourd d'une humidité étouffante. Le vent frais, lui, en balançait l'inconfort. Jake aurait pu se sentir bien. Il aurait pu goûter la brise en fermant les yeux et en ouvrant les bras, comme il l'avait si souvent vu faire dans les films moldus. L'ébauche d'un rire noir plaça un sourire sur ses lèvres. Il porta une nouvelle fois sa cigarette à ses lèvres. Le bruit des klaxons irrités se mêlait aux cris des voisins du dessous. Le vent faisait remonter l'odeur des ordures, situées, pourtant, bien en bas dans la ruelle. C'était toujours mieux que la chaleur poisseuse qui régnait à l'intérieur. Il existait probablement un sort pour rafraîchir l'air ambiant, mais Jake ne le connaissait pas. Il pouvait toujours chercher dans un de ces grimoires qui traînaient autour de son lit, mais l'idée ne lui plaisait guère. Il préférait être assis là, sur son balcon, coincé entre la brique et le fer.

On cogna à sa porte. Le son était dur, impatient. « Cleaver! » La poignée fut secouée et Jake se félicita mentalement d'avoir verrouillé en revenant du travail. « Cleaver! Je veux mes 200 livres. » Jake agrippa le t-shirt gris qui gisait sur le bois du balcon juste à côté de lui. Il l'enfila avec agilité. « Cleaver! » D'autres coups lourds furent cognés contre la porte. « Rends-les moi! » Jake se releva. Il prit soin de coincer sa baguette magique entre le tissu de son sous-vêtement et sa peau. Il la fit ensuite disparaître sous son chandail. « Cleaver, saleté, ouvres cette porte. Je sais que tu es là! » Un craquement inquiétant parvint jusqu'à ses oreilles. Shit. Ce crétin essayait de défoncer la porte. Sale brute. Jake vérifia qu'il avait paquet de clopes, briquet, et porte-feuille dans les poches de ses jeans. Il enjamba, par la suite, la balustrade sur sa gauche, et se laissa balancer doucement vers l'avant. Il agrippa l'échelle de service de ses mains moites et y attira rapidement ses jambes. Il avait passé son permis de transplanage juste à temps, soit quelques semaines seulement avant le changement louche de premier ministre de la magie. Jake avait toutefois entendu des rumeurs inquiétantes au O'Globuleux, le café où il travaillait dans l'Allée des Embrumes. Apparemment, les transplanages étaient maintenant traqués. Jake n'était pas convaincu de la véracité du ouï-dire, mais il ne comptait pas prendre de chance. Il descendit l'échelle comme un parfait petit moldu. Son voisin pouvait bien défoncer la porte, il ne trouverait ni argent, ni biens précieux. Jake avait dissimulé les 200 livres sous quelques runes et ne comptait pas les rendre à leur ex-propriétaire, peu importe les menaces et les infractions. Lorsqu'on n'est pas prêt à perdre, il ne faut pas parier.

Jake laissa ses pieds le mener à un endroit familier, Le Queens. Le bar se cachait au bout d'une ruelle, dans un quartier qui avait toujours fait froncer les sourcils de sa mère. Pourtant elle-même aux alentours du seuil de la pauvreté, il existait là-bas une misère peu commune et triste à voir. Le Queens avait son lot d'habitués, des gens peu recommandables si on écoutait les pipelettes qui n'y avaient jamais mis les pieds. Pour Jake, c'était des hommes comme les autres, seulement un peu plus hostiles aux étrangers. On lui avait volé son vélo à sa première visite, tout comme l'argent de poche que lui avait confié le nouveau copain de sa mère. Il était pourtant revenu, trouvant réconfort dans le rire franc du propriétaire, le vieux rock feutré qui sortait des hauts parleurs, et les yeux bleus d'une serveuse de l'époque... et parce que c'était un des rares bars à ne pas être regardant quant à ce concept nommé majorité. Après quelques semaines, il avait retrouvé son vélo contre la devanture du Queens, et un gros indien lui avait payé sa première bière. C'était devenu son refuge d'été, lorsqu'il ne pouvait plus supporter sa mère et son copain, lorsqu'il se sentait étranger, même chez lui.

Jake poussa la porte et s'engouffra dans le bar. Il n'avait pas fait trois pas qu'on écrasa une claque contre son dos. « Hey, clever one. » Jeu de mots douteux qu'il avait malheureusement trop entendu. « Ya longtemps qu'on ne t'as pas vu! » Mindy, la serveuse aux cheveux roux qui semblait l'avoir pris en affection, le poussa vers le bar. « Je t'avertis, il faut que tu consommes aujourd'hui. Tu ne peux pas traîner ici si tu ne payes jamais rien. C'est pas ton salon. C'est un bar. Un commerce. Ok? » Des menaces en l'air, il le savait. Même lorsqu'il se commandait à boire, Tom avait pris l'habitude de lui faire balayer et laver le plancher à la fermeture en guise de paiement. Jake n'était, de toute façon, pas un gros buveur. Il répondit tout de même à Mindy, pour la forme. « Ok, ok! » Tom, le propriétaire, n'était pas là aujourd'hui. À sa place se tenait le barman qui avait l'habitude de le remplacer. Jake le salua d'un hochement de tête avant de s'asseoir au banc du bar que Mindy lui signalait. Elle fut appelée à une table, un peu plus loin, et Jake eut enfin la paix. Thank god! Il identifia, alors, qui était assis à côté de lui.

Le regard de Jake glissa sur le bras de sa voisine, un bras maigre d'un blanc maladif. Il n'avait pas l'habitude de la voir de si proche, de distinguer le dessin de ses veines qui s'esquissait sur sa peau. La fille lui était pourtant familière. À chaque fois qu'il se présentait au Queens, elle était assise quelque part, tantôt au bar, tantôt à une table en retrait. Elle avait ce regard vert perçant, détaché, qu'on ne pouvait que remarquer. Sa beauté, elle-même, était étrange: la blancheur, un rien anormal, la minceur, tirant sur la maigreur, et le visage aux traits fins, harmonieux.  Une petite chose probablement mal nourrie, qui se cachait des rayons du soleil. Jake ne connaissait pas son nom, mais ses yeux la trouvaient à chaque fois qu'il pénétrait le bar. La tâche n'était pas particulièrement ardue, la fille sortait du lot. Jake la devinait plus jeune que lui, initiée, peut-être un peu trop tôt, à l'alcool et au tabac. None of my business. Le barman déposa devant elle un verre rempli d'un liquide ambré. Whisky? Whatever « Jake, bonne surprise! On commençait à penser que tu ne viendrais pas de l'été. » Jake posa un bras sur le bar avec nonchalance. « J'ai été occupé. » Le travail prenait une bonne partie de son temps. « Tu as fini tes études à cette école où tu disparais le reste de l'année? » Jake acquiesça simplement. « Il faut célébrer ça! Qu'est-ce que je te sers? » Il n'avait pas particulièrement envie de boire mais... pourquoi pas? Il jeta un coup d’œil à sa voisine et à son verre. « Comme elle. » Le barman sourit. « Je vais aller chercher une bouteille à l'arrière. Gardez un œil sur le bar en attendant. » Son regard se balada entre Jake et celle qui était assise à ses côté. Il sourit une nouvelle fois, puis disparut dans le backstore après quelques pas. Le silence tomba avec le poids de l'inconfort. Il n'y avait qu'eux deux assis au bar, côte à côte. Well... This is awkward.

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MessageSujet: Re: [Août 1997, Londres.] Je rêvais d'un autre monde. Ven 5 Aoû 2016 - 21:50


Ambiance étrange. Un mélange entre l'agitation, et le calme total. Le bruit ambiant ne semblait pas atteindre Abigail, dont le regard resta fixé sur les bouteilles soigneusement rangées face à elle, sur une rangée d'étagères, à la couleur douteuse. Du marron, elles étaient passées au gris, délavé par le temps. Des taches étaient visibles, tout comme sur le comptoir, sur lequel, elle s'était maintenant avachie. Dans une posture légèrement tordue, sa silhouette malingre se contorsionnant. Une jambe pendue dans le vide, l'autre en équilibre sur le siège, et les bras étendus sur le bois. Rhum. Vodka. Whisky irlandais, ou bien écossais. Un bel apanage de boissons, invitant à la débauche la plus absolue. Son visage blafard, jusque-là caché par son épaisse chevelure en désordre, se dégagea, quand elle releva son nez mutin vers le barman. Sa veste à capuche glissa de ses épaules, laissant voir une peau légèrement transparente par endroit, ses veines bleutées se laissant voir, formant des dessins étranges. Des lignes violettes, auxquelles s'ajoutaient de longues mèches brunes. Elle se redressa, son dos s'étirant, alors que ses os visibles semblaient bouger, tant la membrane était fine. La peau sur les os, au sens littéral du terme. Ses doigts longs, et légèrement tordus se saisirent du tissu gris de sa veste, pour la remonter, camouflant son débardeur, et sa pâleur diaphane.

Son cerveau, embrumé par les effluves d'alcool, et de tabac, laissa filtrer de nouveau la voix du barman, et celle d'un autre. Grave. L'orpheline tourna ses prunelles vertes dans sa direction, alors qu'un bruit de verre retentissait devant ses mains, ses ongles rongés touchant le matériel froid. Elle observa l'homme d'un air détaché, comme si elle ne le voyait pas vraiment finalement. Elle l'avait déjà vu. Son regard s'était souvent posé sur lui, alors qu'elle jetait des coups d’œil hésitant en direction des autres clients, quand une bagarre éclatait. Plus âgé qu'elle, mais de peu. Un an, ou deux peut-être. Il n'était pas un inconnu, pas un ami pour autant. Un visage entraperçu derrière des volutes de fumée. D'un mouvement presque mécanique, elle tourna son visage vers son verre, rempli d'un liquide ambré. Un tourbillon se laissait voir, alors qu'elle le prenait dans sa petite main. Trop grand. Elle ne les écoutait plus. La conversation ne regardait qu'eux. Elle se fichait des histoires qu'ils pouvaient raconter, les ragots, les rumeurs...

«Comme elle. », entendit-elle distinctement à sa droite.

Abby leva un sourcil, en tournant de nouveau son visage en direction de son voisin, son verre en l'air. Suspendu. Ses émeraudes n'exprimaient rien, ils semblaient vides, comme s'ils observaient au travers d'une brume épaisse. Ses lèvres vermeilles s'entrouvrirent, mais ne laissèrent échapper aucun son. Pas un souffle. Doucement, sa bouche reforma une ligne horizontale, alors qu'elle fronçait les sourcils. Son corps pivota une nouvelle fois, se remettant dans sa position initiale. Son bras, qui n'avait toujours pas bougé, s'anima enfin. Ses mouvements étaient saccadés, comme l'auraient été ceux d'une marionnette. Peut-être que si on l'a regardait bien, on pouvait voir les fils de nylon, reliés aux mains habiles de son créateur. Le verre toucha ses lèvres, laissant passer le liquide amer, qui coula le long de sa gorge. Brûlant. Il continua sa course, enflammant tout sur son passage, réchauffant son corps désarticulé, qui semblait reprendre vie. La quantité diminua rapidement, alors qu'elle déglutissait avec plus d'entrain. Un nouveau souffle. Ce n'est que lorsqu'il ne resta plus une goutte, que la jeune fille, le reposa, faisant tinter le verre sur le bois. Une grimace étira sa bouche, formant l'ébauche d'un sourire ; alors que ses doigts, devenus habiles, jouaient avec le récipient de son élixir personnel, le faisant tourner.

« Un Whisky pour monsieur. », dit le barman qui revenait tout juste de la réserve, en déposant bruyamment le verre devant Jake, les glaçons tintant contre les parois. « Je te ressers ? », il tourna son visage buriné vers Abigail, qui se contenta d’acquiescer, en poussant verre lui, le contenant, du bout de l'index. Un client content, est un client qui revient comme on dit.

Sans un mot de remerciement, l'anglaise reprit le verre entre ses doigts, et le leva en direction de son voisin, le liquide s'agitant de gauche à droite, au rythme de ses faibles mouvements.

« On trinque ? »

Pas de sourire, pas d'étincelles dans les yeux. Une invitation à boire. A boire pour quelque chose.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [Août 1997, Londres.] Je rêvais d'un autre monde. Lun 10 Oct 2016 - 22:20

Décidément, la fille ne faisait pas les choses à moitié. On aurait presque pu confondre son ''whisky'' pour de l'eau coloré. Jake la regarda caler son verre un sourcil haussé, perplexe devant cette... démonstration. Elle tolérait bien l'alcool fort, et alors? Jake n'en ressentait ni chaud, ni froid. Il se questionnait plutôt sur sa soudaine animation. Prenait-elle tant à cœur qu'il se commande la même chose qu'elle? Essayait-elle de le mettre au défi, ou n'était-ce qu'une simple coïncidence? Pour l'instant, Jake nageait dans l'incompréhension, mais il ne comptait pas y rester bien longtemps. Si on ne lui lançait pas de bouée, il se trouverait une corde de lui-même pour remonter en terre connue. Cette fille là, avec sa peau diaphane, son regard vide, et son penchant pour l'alcool, avait un quelque chose d'étrange, de contradictoire. Une fille inconventionnelle en somme, et ça attirait son regard comme rien d'autre dans ce bar. Il observa sa gorge se mouvoir au passage du whisky, la danse des ombres sur sa peau blanche. Il suivit l'étirement de ses lèvres qui grimacèrent sous le choc de l'amertume, et dans cette grimace, Jake dénicha un soupçon de joie, de plaisir. Il n'y avait rien de bien glorieux à un culsec dans un bar perdu de Londres. Même, une telle tolérance à l'alcool fort témoignait d'une certaine déchéance... mais peut-être qu'elle n'en avait rien à foutre de la gloire. Peut-être qu'elle se plaisait bien dans son rôle de déchue.

Le barman revint de son escapade dans l'arrière boutique et, sans douceur, posa un verre de whisky devant lui. ... I'm fucked. Jake laissa son regard glissé sur le liquide ambré. Il n'aimait pas spécialement l'alcool. Le goût ne lui déplaisait pas, mais il était rebuté par ses nombreux effets sur son esprit. Jake aimait être en contrôle de lui-même, et avait peu d'affection pour la perte d'inhibition et l'embrouillement du jugement. Son poison, il le fumait au bout d'une clope. Il n'avait besoin de rien d'autre. Pourtant, il lui arrivait de courber l'échine et de se laisser prendre au jeu. Un verre, pour se détacher un rien du monde, ce n'était pas si mal. S'il avait l'habitude de la bière, aujourd'hui, il s'était laissé tenter par un whisky. Quelle idée... Jake jeta un nouveau regard à sa voisine. Shit. Elle se reprenait de l'alcool fort. Ça n'annonçait rien de bon... « On trinque? » Well... Au moins il l'avait vu venir.

Jake acquiesça à la demande d'un hochement de tête. Il espérait simplement ne pas perdre la face. Leurs verres se cognèrent en un tintement discret, et Jake approcha le sien de ses lèvres. Il n'allait certainement pas siroter le tout tranquillement si elle avait l'habitude des oneshots. Il prit une légère inspiration avant d'ouvrir doucement sa bouche et d'y laisser couler la boisson.

God. Jake faillit recracher le tout. Il se contint de peine et de misère. Il força le liquide à descendre le long de son œsophage, fermant les yeux et plissant le nez.  C'était infect ce truc! Et dire que des gens buvaient ça par plaisir... Une belle bande d'idiots. Jake déposa le verre sur le comptoir, son visage tordu de dégoût. Il avait grand besoin d'un clope. Évitant avec application le regard de sa voisine, il enfouit sa main dans la poche de son pantalon. Ses doigts glissèrent sur le carton, avant de dégager une clope avec agilité. Il la coinça entre ses lèvres. Il ne manquait plus que son briquet... Shit. Jake fouilla dans ses deux poches, mais rien. Il était pourtant sûr de l'avoir amené avec lui. Il n'avait que carton de clope, porte-feuille et baguette magique. Il n'allait tout de même pas la sortir pour allumer une clope dans un bar moldu. Se rendant à l'évidence, il tourna la tête vers sa voisine. « T'as pas du feu? Ou tu t'es mariée bien fidèlement au whisky comme une idiote? »  

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SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire / Bi
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: Londres, 01 Novembre 1980
SANG SANG: inconnu
MessageSujet: Re: [Août 1997, Londres.] Je rêvais d'un autre monde. Ven 28 Oct 2016 - 21:11

Une démonstration qui n'en était pas réellement une. Se prenait-elle pour une diva, sur le rebord de la scène, les cheveux joliment coiffés, et les dents d'une blancheur impeccables. Elle n'était pas de ces filles, de ces danseuses de haute voltige, se déhanchant au son d'un rythme endiablé, ou d'un orchestre philharmonique. Si une once d'amusement put éclairé ses prunelles vertes, cet éclat soudain, et d'une rareté à saisir au vol à l'aide d'un appareil photo moldu, eut tôt fait de disparaître, quand le verre froid heurta le bois dur du bar. Le goût fort glissa le long de sa gorge, brûlant ses poumons, en même temps qu'il consumait ses idées noires, remplissait ce vide qui semblait prendre possession de son être entier. Mais les apparences étaient bien trompeuses. Là où beaucoup auraient vu un certain déclin, plutôt une débauche qui n'aurait pas sied à une jeune fille de son âge, et de sa carrure ; elle ne voyait qu'un moyen comme un autre, de combler un gouffre, d'atténuer une douleur, qui ne semblait pas vouloir disparaître. Petite, les voisins, ceux habitant face à l'orphelinat, lui avaient dit qu'avant de dormir, pour calmer leurs insomnies, ils prenaient un grand verre de cognac. Puis, le lendemain matin, ils se réveillaient les membres engourdis par un sommeil lourd, et profond, sans aucun souvenir, tentant à prouver une absence de cauchemars plus que salvatrice. Et par Merlin qu'elle les envier durant ses deux premières années à Poudlard. La jalousie l'avait dévoré, quand elle avait vu tous ces enfants sur le quai de la gare. Si bien habillés, si souriants, et surtout accompagnés. L'odeur du béton, et le picotement de la fumée sur ses délicates paupières, avaient été remplacés. Elle n'en avait plus peur. Plus jamais, elle ne craindrait cette absence.

C'est la voix du barman qui la sortit de sa rêverie. Ses doigts fins passèrent sur les parois, les caressant d'un geste délicat, d'une douceur insoupçonnée. Abigail releva son regard, le décollant enfin des bouteilles, pour le poser sur la silhouette du plus âgé. Elle ne l'aimait pas. Pas plus qu'elle ne l'adorait. Il était toujours là, quand elle avait besoin d'une dose s'il l'on peut dire. Il la resservait autant qu'elle le voulait. Si elle pouvait payer, il n'y avait pas de raison, pour qu'il lui refuse un refuge. Une paix passagère occasionnée par un alcool fort. Les verres furent de nouveau servis, et la sorcière tourna ses yeux verts en direction de son voisin. Elle avait presque oublié sa présence. Ses doigts se saisirent de nouveau du contenant en verre. Machinalement, elle le bougea de gauche à droite, jouant quelques secondes avec le liquide mordoré. Une couleur qu'elle avait toujours trouvée envoûtante, magnifique. L'ambre. Elle se revoyait encore à Pré-au-lard, en compagnie de ses enseignants. Il y avait eu cette sorcière. Une vieille femme, au visage ridé, et aux habits usés par le temps. Et cette pierre, pendant à son cou. Une pierre jaune, tirant sur le brun. Fuck. Ses dents se serrèrent, grinçant presque, alors que la Londonienne, tendait mollement sa boisson en direction du brun. Une invitation, qu'elle avait formulée d'une voix grave, caverneuse. Je ne veux pas être seule. Pas maintenant. Anticipant un refus, elle s'apprêta à reculer aussi vite qu'elle s'était approchée, mais au lieu de l'envoyer paître, comme elle s'y attendait, il se contenta de hocher la tête, en cognant leurs verres, dans un tintement, qui sembla se répercuter dans le silence qui venait tout juste de s'installer dans l'habitacle.

Avec moins d'entrain cette fois-ci, elle porta la boisson à sa bouche, trempant ses lèvres dans le liquide, le goûtant du bout de la langue. Alors que l'homme qu'elle ne quittait plus des yeux dès à présent, scellé leur accord, si l'on peut l'appeler ainsi, par un marshmallow sec inattendu. Surprise, la Hook cligna des yeux à plusieurs reprises, cherchant la raison de son geste si soudain, qui lui coûta une quinte de toux, et une grimace peu charmante. Qu'avait-il voulu prouver ? Repus de sa soif pour le moment, elle reposa son verre. Elle l'observa chercher un objet dans ses poches, la tête légèrement penchée sur le côté, avec une moue circonspecte. Que devait-elle faire ? Une cigarette se retrouva coincée dans la bouche du plus âgé, se qui ne manqua pas de lui rappeler son envie de fumer, qui l'avait si bien assaillit à son réveil. « T'as pas du feu? Ou tu t'es mariée bien fidèlement au whisky comme une idiote ? », lui demanda-t-il d'une voix enrouée par le whisky qu'il venait d'ingurgiter. Quoi ? Nouveau clignement d'yeux, qui se solda par un hochement de tête imperceptible. Lentement, elle porta sa main à sa poche intérieure, ne manquant pas de faire miauler ce pauvre London, qui alla s'allonger en boule sur le tabouret rembourré derrière sa propriétaire. Ses doigts frôlèrent sa baguette, dont elle sentit les vibrations magiques, avant de se refermer habilement sur son briquet, qu'elle tendit nonchalamment à Jake. Un zippo, gravé d'un A, autour duquel s'enroulait un Varan. « Et toi, tu es marié avec une porte de prison ? », elle se détourna, croisant ses jambes, en sortant à son tour l'une de ses précieuses cigarettes, sans filtres, qui se retrouva coincée entre ses lèvres. Elle récupéra son briquet sans un mot, allumant la feuille opaque, faisant rougir le tabac, dont l'odeur l'entoura rapidement. Après une bouffée, elle reprit une gorgée de Whisky, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Son monde.

« Prends une bière, si c'est trop fort pour toi. Je te l'offre. », une proposition qu'elle ne lui ferait certainement pas deux fois. Pour peu, elle aurait pu paraître.. Aimable, c'est en tout cas comme cela, que le barman l'interpréta. « Tu es bavarde aujourd'hui Abigail. Alors, je te sers une bière ? », demanda l'homme légèrement rieur, en se tournant en direction de son client, continuant d'essuyer un verre nouvellement lavé.

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[Août 1997, Londres.] Je rêvais d'un autre monde.

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