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[Mai 97] Stay and play. (with Maxence O'Murray)

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SERPENTARD6ème année
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MessageSujet: [Mai 97] Stay and play. (with Maxence O'Murray) Dim 3 Juil 2016 - 19:11

「I'm afraid I'm a bit too late.I don't want to finish what I dread. Please stay and play.♪」

Abigail & Maxence
Chaleur. Soleil. L’été, voilà bien une saison qui ne devrait pas exister aux yeux d'Abigail. Elle n'aimait tout simplement pas les fleurs, et leurs odeurs qui donnent mal à la tête. Si seulement, il n'y avait que ça que l'anglaise n'aimait pas dans cette partie de l'année. Les jours estivaux annoncés la fin de l'école, le début des vacances, et dire qu'elle les redoutait été un euphémisme. Qui aurait envie de retourner s'enfermer dans un grenier moisi et poussiéreux ? Pourtant, c'est ce qui l'attendait. D'ici quelques mois à peine, elle allait retrouver la fraîcheur londonienne, sa pluie incessante. Elle ne l'aimait pas non plus. Elle préférait de loin, le spectacle d'un Poudlard sous la neige, qu'elle peut regarder percher en haut de la tour d'Astronomie, emmitouflée dans son écharpe, et son gros manteau, sans personne pour la déranger. Abby n'était pas une asociale non plus, mais elle aimait avoir un peu la paix, et savourait ces brefs moments de tranquillité et de calme qui se présentaient à elle si peu souvent. Les cris, les rires, non, ses oreilles ne les supportaient pas.



Au milieu du parc, assise dans l'herbe verdoyante, elle était là. Les manches de sa chemise blanche un peu large remontaient, laissant voir une cicatrice sur son avant-bras gauche, mais aussi un simple élastique. Les cheveux emmêlés par le vent, chassés à droite à gauche au rythme de la brise, elle attendait. Sur son nez en trompette, était vissé soigneusement ses lunettes de soleil, qu'elle portait en permanence, qu'il pleuve, vente, ou neige, même si dans ce cas présent, elles étaient bel et bien nécessaire. La lumière qui lui agresse la rétine, non merci. Elle avait les yeux sensibles, et ce, depuis toujours. Les jambes étendues devant elle, ses pieds revêtus de Doc Martens, se cognaient en cadence, alors qu'elle regardait le ciel, la moue absente, alors que ses doigts maigres jouaient avec le tissu délicat de sa cravate détachée verte et argent.



Sous ses yeux verts se déroulait le ciel bleu dans toute son immensité. Les cotons blancs formant des formes, qu'elle s'amusait à imaginer, alors que London, son chat noir venait se blottir contre sa jambe, ses pattes jouant avec une simple brindille. Une charrette. Une chenille. Oh, un lion. Elle ne se sentait pas oppressée, ou bien mal à l'aise, comme l'aurait été beaucoup face à le gigantisme du monde. Non, elle était consciente d'en faire partie, de n'être que le maillon d'une chaîne organisée, ou une simple pièce d'échec sur l'immense échiquier de la vie. Et elle l'acceptait, et ce, depuis des années. Elle s'était déjà résignée. Il y avait un début, et il y aurait forcément une fin, pour tout. La fin des temps, de la guerre qui se profilait.



Une nouvelle brise chaude secoua sa crinière brune, répandant ses mèches devant les verres opaques, caressant ses joues pâle. Un soupir d'ennui franchit les lèvres vermeilles de la Serpentard, alors qu'elle sortait un paquet de cigarettes de la poche de la veste en jean qui était roulé en boule à ses côtés. Mettant le tube à ses lèvres, elle releva le nez au-dessus d'elle, observant une fois de plus les nuages à travers l'espace des branches d'arbre. Même si elle n'avait pas l'âme d'une artiste, mais elle était forcée de constater que les nuances de vert, et de jaune, étaient magnifique à regarder. Un vrai plaisir pour les yeux. Un de ces moments rares, de sérénité qu'elle pouvait avoir. L'un de ceux qu'elle savourait, au même rythme que l'un des tubes de tabac qui attendait gentiment dans son enveloppe. Le soleil effleura sa peau, alors qu'elle dégageait son visage, remettant sa chevelure à sa place, avant de les attacher en une queue-de-cheval faîte à la vas vite. Elle s'en fichait d'avoir un épi sur la tête, cela faisait bien longtemps qu'elle avait abandonné l'idée de dompter sa tignasse ondulée, qui de toute façon, finissait en désordre au moindre coup de vent.



Autour d'elle, Abigail entendait les rire, les éclats de joie de ses camarades. Mais, elle se contenta de rester à sa place, la bouche légèrement entrouverte laissant s'échapper des volutes de fumée blanche, et ses doigts caressant la fourrure noire du félin. Ils n'étaient pas là. Pas pour elle. Ici, en cet instant, elle était seule, face au ciel. Un nouveau souffle chaud, qui cette fois-ci recueillit un soupir d'ennui à peine contenu. Non, décidément, elle détestait l'été.
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MessageSujet: Re: [Mai 97] Stay and play. (with Maxence O'Murray) Lun 4 Juil 2016 - 16:38

Stay and Play.

Abby & Max'


L
es premières notes d'un nocturne de Rachmaninov Opus 3, numéro deux. Do # mineur. Une lente et lugubre litanie. Sans paroles. Elle rejeta la tête en arrière, résignée, emportée par cette mélancolie qui montait, croissait, pour ne plus redescendre. Elle fut surprise de trouver l'azur impeccable, paré de quelques perles blanches à peine, et ferma les yeux. Tout se déchaînait. Ses mains agrippèrent son sac. La pression redescendit. La claire pureté de la fin la laissa insatisfaite. Le sommet du Rachmaninov romantique, voilà ce qu'il en était. Coda. Elle était replongée dedans. Elle était l'orage qui se déchirait entre quatre octaves, le vent qui les poussait.

« Max ? »

Une inspiration. Ses prunelles verts d'eaux, si typiquement irlandaises, s'ouvrirent avec étonnement. La lumière était trop blanche. Son regard se posa sur celui qui avait parlé. Maxence s'était laissée emportée, pas plus puissante que le sable fin lors d'une marrée. Elle se redressa, remarqua qu'elle tenait toujours sa clope à la main. Pris une si jouissive bouffée et en tira un nuage gris, seul vestige de la tornade qu'il venait de se jouer. Elle l'observa d'une distraite attention se dilater dans l'air aux senteurs de l'été ; elle devait se reprendre. L'irlandaise observa à nouveau son ami dont les lèvres venaient de sourdement remuer sans pour autant que des sons s'en échappent. Désemparé. Voilà ce qui paraissait sur son visage. Un fin sourire décora le visage pâle de Maxence toujours aussi absente, vite remplacée par un rictus un brin moqueur.

« Je vais bien. La nuit a été courte . »

Il était le cas de le dire. Mais inutile de s'attarder plus longtemps sur les activités nocturnes de la jeune femme. De nul part sortait du Rachmaninov, sinon de sa tête. Elle fredonna les premières notes, la voix quelque peu enrouée. Do, mi, ré... Elle sentit un regard sur elle, et s'aperçut qu'il semblait lui demander quelque chose. Uh ? Encore peu réveillée, elle lui tendit sa clope toute précieuse d'un mouvement machinal du poignet pour se prendre un regard désapprobateur. Ah, oui. Il ne fumait pas. Ses pupilles achevèrent leur course  sur le livre qu'il semblait tenir à la main. Réviser. Ça lui revenait, on l'avait traînée ici dans le seul but de lui inculquer de force les douze propriétés magiques du sang de dragon.

« Lis, je t'écoute. »

Plus ou moins. De son humble avis, lorsqu'on été doué sans pour autant travailler, il valait mieux y allait au talent. Maxence laissa ses mains traîner dans l'herbe grasse qui se mouvait gracieusement au rythme du vent. Assise en tailleur, la veste en daim qu'elle avait passée au dessus de son uniforme ornait à présent le sol, en protection contre l'humidité encore bien ancrée au sol en cette veille de l'été. Il obtempéra et elle dut s'allonger pour masquer son sourire cette fois clairement amusé. Elle était bien, ici. Sa longue chevelure désordonnée  allait rejoindre en vrac les brins d'herbe alors que yeux quant à eux se fixaient sur la coupole indigo parsemées de tracés d'une blancheur immaculée. L'irlandaise passa sa main droite en visière, aveuglée par le soleil éclatant. La mode était à détester l'été : il n'en était rien dans son cas.

L'été. Un petit mot pour la plus importante des saisons. Les plaines irlandaises balayées par un vent salvateur. La fin de Poudlard et de ses obligations. Une solitude bienvenue. Les nuits éclairées d'un ciel étincelant et agrémentées d'une brise salvatrice. Loin de l’Angleterre. Loin des ennuis. Loin de la guerre. Oui, ces trois lettres signifiaient beaucoup pour la jeune fille. Elle s'étira finalement, se levant souplement. Elle balança sa veste sur son épaule, jetant son mégot dans l'herbe -vilaine- pour l'écraser de la pointe du pieds. Go.  Elle fit un signe de main à Elyas, estima que vu comme elle le planter, lâcher un sourire ne serait pas de trop. S'exécuta. Maxence n'avait pour tout dire aucune idée de sa destination finale. Marcher au hasard serait une bonne chose, elle laissait sa bonne étoile se manifester. Maxence adopta sa démarche nonchalante, flâna un peu sous le timide soleil de mai. Sa main trouva le chemin de sa poche de laquelle elle sortit une barre chocolatée. L'emballage fut bien vite oublié et elle croqua avidement dans la sucrerie.

L'irlandaise ne regardait même plus où ses pieds se posaient. Un miracle qu'elle n'ait pas encore finit face contre terre. Et, comme le hasard faisait bien les choses, c'est sur sa Serpentard favorite qu'elle tomba. Pas littéralement, je vous rassure. Elle lui adressa un demi sourire qui en disait long sur ce qu'elle pensait. Hâte d'être vendredi, on pouvait le dire. Maxence prit sans plus attendre appui sur l'épaule d'Abigael, se laissant tomber à terre à ses côtés. On ne pouvait pas dire qu'elles étaient « potes ». Non, on ne l'était pas avec Abby. Une tolérance mutuelle, voilà ce qui définissait leur relation dans la vie courante. Sans chercher en particulier la compagnie de Londonienne, Maxence l'appréciait les rares moments où elles parlaient. En dehors des vendredi, cela allait de soi. L'irlandaise rejeta une fois de plus la mèche brune qui était allée lui taquiner le visage. La brosse à cheveux n'avait pas fait partit de ses alliées ce matin-même, de toute évidence.

« Hey. Ça va ? »

L'accent irlandais ressortait légèrement, chantant à celui qui savait écouter. Max' posa ses pupilles sur celles d'Abby, en attente d'une réponse qui ne saurait tarder.
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MessageSujet: Re: [Mai 97] Stay and play. (with Maxence O'Murray) Mar 5 Juil 2016 - 21:51

« Il fait trop chaud London. J'vais crever.»

Abigail parlait bel et bien à son chat. Il fut un temps, où il était le seul à entendre le son de la voix de la jeune femme, de maintenant seize ans, mais malheureusement pour elle, toujours aussi maigre. Elle n'avait pas beaucoup grandie depuis son arrivée à Poudlard, quelques centimètres tout au plus, et ne faisait maintenant pas plus d'un mètre-soixante. Un lutin. Voilà comment l'appelaient les gens trop idiots pour seulement se concentrer sur son apparence frêle et fragile. Fragile. Elle ne l'était pas. Elle en avait vu des choses. Et ce, dès son plus jeune âge. Des choses terribles. Terrifiantes. Angoissantes. Peu de jeunes de son âge, pouvaient se vanter d'avoir grandi dans un quartier aussi minable que le siens. Dans un grenier poussiéreux, humide et froid. Enfant, elle avait peur au moindre craquement dans la pièce où elle était confinée. Le moindre bruit, aussi discret fut-il, la réveiller en sursaut, et son imagination se mettait en marche. Elle pouvait presque voir, à travers ses yeux enfantins, des monstres émerger de sous son lit, ou du trou au plafond, pour venir la dévorer.
Et puis, elle avait grandi. Et les craquements, les chuchotements, ne la réveillaient plus. Non. Ils faisaient partie d'elle. Abigail n'était plus l'enfant qui se roulait en boule dans de lourdes couvertures en laine, morte de peur.

L'anglaise cligna des yeux, alors qu'elle enlevait ses lunettes de soleil, la lumière lui agressant soudain les yeux, faisant un peu plus brillé ses yeux verts. Les pupilles dilatées, elle s'allongea sur l'herbe, laissant les brindilles lui chatouiller les joues. Les bras en croix, elle laissa sa chemise remonter sur son ventre, laissant voir sa peau pâle, réchauffée par le contact de la brise brûlante. Ses lunettes aviateurs dans la main droite, elle retira le tube de tabac de ses lèvres délicatement avec sa main libre, alors qu'elle recrachait un fin trait de fumée. La première de la journée. La plus importante. Depuis des années, elle s'évertuait à entretenir sa dépendance à la cigarette. Un repère. C'était devenu une bouée de sauvetage, alors qu'elle nageait dans un océan d'incertitude. Certain se donne du courage en criant, ou en se drapant dans un manteau de fierté. Elle, c'était en fumant autant que ses poumons les lui permettaient. Pourtant, elle les ressentait les effets. La respiration lui manquait quand elle devait courir. Mais non, rien à faire. Elle continuait.

« London, viens là. », l'appela-t-elle d'une voix rauque.

Le félin leva sa petite tête noiraude dans la direction de sa propriétaire, avant de finalement venir se lover contre la tête de la sorcière, se camouflant aisément dans la tignasse désordonnée d'Abby. Un ronronnement parvient à ses oreilles, résonnant comme une petite mélodie, qui la fit fermer les yeux, comme pour mieux l'apprécier. La savourer. Comme elle savourait ce moment bref, fugace de tranquillité. Alexandre n'était pas là. Pour une fois. Il devait sûrement être en train de draguer une énième fille qui lui aura tapé dans l’œil. Elles étaient nombreuses. Certaines, affolées par le début de la guerre, écoutaient avec des étoiles dans les yeux, les récits, non, les mensonges d'un racontar. Le souffle calme, elle laissa son esprit dériver. Loin. Trop loin pour être rattrapé. Elle n'était pas une rêveuse. Elle ne s'imaginait pas dans un monde en paix, dans une belle maison, avec l'homme de sa vie. La verte et argent, s'imaginait seulement flotter sur l'eau, se laissant bercer par les vagues, qui la trimballeraient à gauche et à droite.

Mais un froissement à sa droite vient troubler ses songes. Sans pour autant ouvrir les yeux, elle resta dans cette position, le corps étendu, ses pieds frappants à un rythme inconnu.

« Hey ça va ? »

Un accent irlandais. Elle savait exactement qui était la personne qui venaient de s'installer à ses côtés. Maxence. Un prénom masculin. Quelle idée. Elles n'étaient pas amies. Non, Abigail n'en voyait pas l'utilité.

« Qu'est-ce que tu me veux O'Murray ? »

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MessageSujet: Re: [Mai 97] Stay and play. (with Maxence O'Murray) Jeu 7 Juil 2016 - 12:04

Stay and Play.

Abby & Max'





L
e soleil. Ses yeux étaient clair, bien trop pour qu'elle puisse l'observer en pleine quiétude comme d'autres le faisait. Maxence ne s'était arrêtée que le temps de fouiller son sac à la recherche d'une éventuelle paire de lunette qu'elle aurait laissé là.  Elle n'y trouva pas son bonheur : un bordel monstre n'ayant strictement rien à voir avec l'étrange phénomène appelé cours, oui, mais nulle trace de ce qu'elle cherchait. Elle rebalança le sac qui trouva place sur son épaule dénudée, la sangle frottant quelque peu douloureusement contre, mais occulta vite ce détail.  Elle prit une inspiration et  l'air aux senteurs de l'été ainsi la fraîcheur lui emplit les poumons. Aucun rires disgracieux ne lui écorchaient plus ses précieuses oreilles. Elle s'était aventurée suffisamment loin pour retrouver le semblant d'une hypocrite tranquillité.

Quelque part coincé entre sa gauche et son arrière, le lac. Une immensité verdâtre, répondant aux avances du soleil en étincelant à son tour. En ce mois de mai, seul quelques courageux osaient s'y aventurer. D'autres, plus nombreux, se prélassaient à son bord. Les jambes se mouvaient dans l'eau glaciale alors que des livres ouvert avec l'espoir que les connaissances rentrent d'elles-même, posés d'un équilibre précaire à peine au dessus de l'eau. Ça n'intéressait pas Max', ça. L'Irlandaise était pourtant loin d'être asociale. Tout le monde avait parfois besoin de  solitude et chez elle, ce besoin était bien présent. C'était seule qu'elle se retrouvait. Seule seulement qu'elle savait qui elle était. Loin, loin des influences outrageuses qu'on leur imposait. Loin du moule de  l’humanité. Voilà comme elle se plaisait à être. La jeune femme n'avait de toute façon guère d'inquiétude quant à son avenir ; elle avait le temps d'y penser. Plus tard. Il était bon de reporter au lendemain ce qui risquait de donner terme à un semblant de tranquillité. Elle n'avait besoin de se tracasser l'esprit avec ça. Ses BUSES, elle les auraient. Et après, elle aviserait, tout simplement.

Un vent doux amenant senteurs qui n'étaient pas d'ici lui caressa  le visage. Elle examina un instant ses poignets, critiques. Certains commençaient déjà à exhiber leur bronzage dûment mérité après des heures passés à se faire taper dessus par le soleil mais elle était toujours aussi pâle. Elle avait le teint presque maladif, et les cernes qui ornaient son visage ne jouaient pas en sa valeur. Elle paraissait faible, et il en avait toujours été ainsi. Ne supportant plus l'éclat de la luminosité, elle baissa un instant le regard, ses pupilles se complaisant dans l'herbe grasse que seul le vent réussissait à faire mouver joliment. La main en visière, le pas plus rapide mais toujours aussi nonchalant, c'est au moment où elle s'y attendait le moins qu'elle tomba sur Abigail. En train de fumer. Comme toujours, en fait, et comme elle même. Un félin drapé de noir qu'elle avait déjà aperçut tournait autour de la Serpentard. Son chat, de toute évidence. Elle s'était avancée vers la londonienne, prise d'une impulsion, et avait jugé que se laissait tomber à ses côtés seraient la meilleur des choses. C'est qu'elle avait été fatiguée par tant de marche à travers la parc.

Sans gêne aucune, elle s'était donc servie de l'épaule d'Abby pour s'étendre à ses côtés, lâchant quelques mots au passage. La réponse de la Londonienne n'avait tardé et elle était fidèle à elle-même. Elles n'étaient pas proches, non. Les quelques conversations qu'elles avaient eut ensemble se comptaient même sur le doigt d'une main. Il fallait bien discuter des détails. Mais, en effet, rare étaient les moments où elles s'adressaient la parole en pleine journée.

« Qu'est-ce que tu me veux O'Murray ? »

La dite O'Murray haussa nonchalamment les épaules d'un mouvement à peine visible. Elle rejeta en arrière sa chevelure désorganisée et se démêla de son sac qui échoua plus loin.

« Hook » salua-t-elle en retour.

L'irlandaise ne se releva que pour se laisser tomber mieux. Elle agrippa l'herbe de sa main gauche, arrachant quelques brins. Ses chaussures subirent le même sort que son sac et ses pieds libérés purent à leur tour subirent l'action du gazon chatouilleur. Ce qu'elle lui voulait ? Excellente question. Vendredi, c'était demain.

« T'as pas une clope ? »

Elle ferma les yeux alors que sa voix s’éraillait sur la fin. Aïe.

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MessageSujet: Re: [Mai 97] Stay and play. (with Maxence O'Murray) Ven 8 Juil 2016 - 23:06


Son moment de solitude venait d'être troublé, et ce fut comme si la petite bulle dans laquelle elle s'enfermait depuis quelques minutes, venait d'exploser. Elle lui laissait maintenant apercevoir un monde dont elle ne voulait pas vraiment. Un instant de quiétude venait de prendre fin, alors qu'Abigail écrasait le mégot de sa cigarette à ses côtés. Les yeux toujours fermés, elle lâcha un soupir. O'Murray. La laissant s'installer non loin d'elle sans rechigner, ni dire un mot, elle mit ses bras en dessous de sa tête, forçant du même coup London à se décaler. Il snoba proprement l'Irlandaise pour venir prendre place à gauche de la londonienne, son museau rose frottant contre la peau découverte de son ventre. Un félin simple. Un chat de gouttière, trouvait par hasard dans l'animalerie. Il était posé là ce jour-là, dans un petit coin, reculé, roulé en boule, feulant quand un gamin trop impertinent venait caresser sa fourrure noiraude. Mais quand leurs yeux verts, si semblables s'étaient rencontrés, il s'était approché, et était venu se frotter à ses jambes. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Heureusement pour la môme qu'elle était à ce moment-là, il ne s'était pas avéré être très câlin, préférant de loin la suivre à distance, ou dormir seulement à ses côtés quand les occasions se présentaient. Pourtant, le fait était là. On ne les voyait jamais l'un sans l'autre.

Les oreilles du félidé remuèrent alors que les deux jeunes filles se saluaient. Froid. Sobre. Pas besoin de faire plus subtil que ça, ni de tourner autour du pot. Aux yeux d'Abby, Maxence n'était pas vraiment une amie. Elle la supportait. Tout au plus. L'amitié n'était pour elle qu'un simple artifice, une chose inexistante, ou potentiellement exploitable. Alexandre, était un allié. Le terme ami lui étant complètement étranger. Il était la seule personne capable de lui décrocher une fugace grimace, qui devait-être un sourire. Un sourire mal dessiné, presque forcé. O'Murray, c'était encore différent. Une compagne d'une nuit par semaine. Un Vendredi. Tous sans exception depuis leur cinquième année. Elle avait trouvé en elle, un passe-temps agréable, qui a défaut de la rendre meilleure, lui laissait une sensation de plénitude après chaque entrevue. Ce n'était plus un secret. Elle aimait la compagnie de certaines personnes, mais que quand elle le décidait, pas question d'empiéter sur son territoire. Il fallait qu'elle compense, qu'elle oublie. L'alcool, la cigarette. Ça ne faisait que retarder l'échéance.

« T'as pas une clope ? »

De nouveau, cet accent, si chantant et désagréable. Abigail lâcha un soupir, qui sonna plutôt comme un sifflement, alors que sa main gauche chercha à taton sa veste, qui devait traîner non loin d'elle, en ne manquant pas de bousculer ce pauvre London, qui manqua de mordre les doigts de la Serpentard. Une pichenette sur son museau l'en dissuada, alors qu'il se remettait en boule, sa queue s'agitant dans tous les sens. Mécontent. Râleur. Encore un point commun. Au bout de quelques minutes de silence embarrassant, et de recherche, elle souleva le manteau, sortant de sa poche intérieure un paquet à rouler de tabac brun d'une marque moldue. Écossait. Elle ne fumait que ça depuis des années. Elle ne connaissait pas ses origines, mais elle avait développé une affection pour les choses venant de cette partie du pays. Le Whisky de bonne qualité, le tabac à l'odeur si particulière. Dérangeant une fois de plus le chat noir, l'obligeant à se décaler, elle se releva, le dos courbé, les yeux grands ouverts mais camouflés par les verres noirs de ses lunettes aviateur, qui avaient glissé sur son nez, alors que ses doigts malingres triturés les miettes brunes restantes. Elle en avait assez pour encore quelques jours. Si elle ne faisait pas trop d’excès. Une feuille fine et transparente entre son pouce et son index, et elle entreprit d'y déposer le contenu de son sachet de couleur brune et jaune. Une fois fait, et avec des gestes d'une lenteur presque calculée, elle la roula, pour la tendre nonchalamment à l'Irlandaise.

« C'est du tabac écossais. C'est fort. »

Une mise en garde ? Non, un fait. Tout simplement, pas question qu'elle lui reproche de ne pas l'avoir prévenue. Elle s'en fit une aussi, qui finit aux coins de ses lèvres vermeilles. Le paquet ouvert, sur la cuisse, Abigail extirpa le Zippo de sa chemise, pour venir allumer sa cigarette. Le briquet toujours allumé, elle le pivota vers sa camarade, sans même la regarder. Même si elle ne le disait pas à haute voix, ses gestes disaient tout. Elle lui proposait simplement d'allumer la sienne. Elle attendit quelques secondes, avant de refermer le capuchon métallique, dans un petit bruit, sans même vérifier si O'Murray en avait profité ou non. La Hook rangea l'objet dans sa poche, et prit une longue lampée, creusant ses joues pour insuffler à ses poumons un nouveau souffle. Un souffle mortel.

« Si tu veux faire la causette, t'es mal tombée O'Murray. », lui dit-elle en recrachant l'épaisse fumée blanche, qui vient se disperser autour de son visage blafard.

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MessageSujet: Re: [Mai 97] Stay and play. (with Maxence O'Murray) Aujourd'hui à 19:33

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