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[1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner

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    INCRUSTE MAN
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MessageSujet: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Sam 2 Juil 2016 - 10:04

Personne n'osait vraiment y penser, mais cette dernière année à Poudlard s'annonçait spéciale. La disparition d'Albus Dumbledore avait changé beaucoup de choses, à commencer par l'organisation même de l'école. Ce qui semblait être autrefois un havre de paix était devenu ni plus ni moins qu'une prison, une prison dont la devise principale sera marche ou crève. L'enterrement de l'ancien directeur de la très célèbre école de sorcellerie s'était déroulé en grandes pompes, aussi spectaculaires que l'était le défunt. Le temps avait fait son œuvre et certains avaient eu le temps de faire leur deuil. Après le deuil venaient cependant les interrogations. Qu'allait-il advenir d'eux ? Déjà, de profonds changements avaient eu lieu un peu partout dans le monde magique. Les boutiques du chemin de Traverse étaient pratiquement toutes fermées, les anciens commerçants s'étaient vus contraints de prendre la fuite. Des Mangemorts patrouillaient et s'assuraient qu'aucun indésirable ne s'aventurait par ici. Des contrôles très stricts avaient lieu jusque dans les plus hautes sphères de la société. Chaque jour, de nouveaux sorciers venaient grossir les rangs des fuyards et la situations de nombreux jeunes était de plus en plus précaire. Parce qu'ils avaient eu le malheur de naître impurs, la plupart d'entre eux n'avaient pas d'avenir. L'éducation magique leur était refusée, de même que certains métiers. Ils erraient désormais comme des ombres aux portes du monde magique, se mettant à l'abri autant que faire se peut. Les plus chanceux pourront continuer leurs études, mais à quel prix ? Que se passerait-il désormais entre ces murs ? D'où venaient les cris que l'on entendait par intermittence, des hurlements déchirants, qui exprimaient une profonde et insoutenable souffrance ? Surtout, allaient-ils être toujours en sécurité à Poudlard, ou au contraire y allaient-ils comme on se rendait à l'échafaud ? Ces interrogations étaient sur toutes les lèvres et dans toutes les têtes et pourtant, une armée d'élèves résignés avait pris le Poudlard Express en ce premier septembre pour se rendre à leur école. Le trajet s'était déroulé presque sans encombres. Seul événement notable : plusieurs contrôles ont eu lieu à différents moments de la journée, pour s'assurer que plusieurs individus recherchés par le Ministère n'avaient pas profité pour embarquer clandestinement à bord. Tous pensaient évidemment à Harry Potter et à ses fidèles compères qui ne reviendront pas à Poudlard cet année, car ils étaient devenus ennemis public numéro 1. La rumeur de l'absence de ces élèves s'était répandue dans les voitures comme une traînée de poudre. Chacun y allait de son petit commentaire, certains affirmaient même avoir vu des avis de recherche placardés sur les murs.

C'est dans ce contexte particulièrement sombre que la rentrée de septembre 1997 a eu lieu. Bon nombre d'élèves étaient heureux de revoir leurs camarades même s'ils savaient que plus rien ne serait plus jamais pareil. Ils n'avaient pas cessé leurs bavardages en montant à bord des calèches à la sortie de la gare et tout ce joyeux brouhaha continuait à emplir la Grande Salle. Ça aurait pu être une rentrée ordinaire, tellement ordinaire qu'on n'aurait jamais cru qu'une bataille s'était déroulée en ces lieux à peine trois mois plus tôt. Tout avait été réparé en vitesse. Seule différence notoire : ils n'avaient pas pris la peine de remettre sur pieds la cabane de Hagrid qui n'était plus qu'un tas de ruines calcinées. Qu'y avait-il d'étonnant à cela, puisque Rubeus Hagrid était un hybride ? Seule la grande tolérance de Dumbledore lui avait permis de rester, maintenant qu'il n'était plus, il n'avait qu'à partir, il n'était pas le bienvenu ici. Il suffisait d'un regard en direction de la table des professeurs pour revenir à la réalité. Dumbledore n'était plus là. Il n'était pas en retard, il n'était pas absent, il était mort et il ne viendra pas miraculeusement les sauver de la débâcle qui les attend. Il semblait y avoir plus de monde qu'auparavant. Une jeune femme se tenait aux côtés du professeur Slughorn, visiblement un peu anxieuse. Sans doute une nouvelle enseignante. Tous les autres professeurs étaient habituels, à l'exception de trois personnes de plus regroupées en bout de table. Qui étaient-elles donc ? Quel était leur rôle à Poudlard ? Ils faisaient incontestablement penser à Ombrage qui, deux ans plus tôt avait été envoyée sur place par le Ministère afin de redresser une école qui semblerait-il était en train de se vautrer dans la médiocrité. Un murmure intrigué parcourut la foule des étudiants. Certains affichaient d'ores et déjà une expression empreinte de gravité. Ils le pressentaient, ça n'était pas bon du tout. Ils s'efforcent cependant de ne rien montrer. Ils continuent à bavarder gaiement. Il n'empêche qu'ils regardaient du côté des enseignants par intermittence. Puis, ce fut le silence dans la Grande Salle. Severus Rogue vient de se lever, intimant à tout le monde de se taire. Approchez vous donc, le nouveau directeur de Poudlard va parler.

« Bonsoir à vous tous, dit-il de sa voix froide et distante habituelle. Je vais être direct, personne ne veut perdre trop de temps avec les formalités. Vous ne devez pas vous attendre à une année identique aux autres, plusieurs choses vont changer, dès ce soir. Pour commencer, en plus des règles habituelles de cette école s’ajoutent les suivantes : cette école sera constamment gardée et ceux qui voudront tenter d’en sortir par des moyens peu légaux s’exposeront à des ennuis plus graves que de simples retenues. Les divers passages secrets ont été condamnés, pour information à ceux et celles qui s’amusaient fréquemment à les emprunter. »

S'ils savaient que le pire était encore à venir. Le gardiennage constant de l'école et la condamnation des passages secrets n'était qu'une broutille à côté de ce qui les attendait vraiment. Bientôt, vadrouiller illégalement hors de l'école sera le cadet de leurs soucis. Severus Rogue ne garda pas le suspense plus longtemps, bien que voir leurs expressions perplexes était en soi particulièrement délectable.

« Vous aurez tout d'abord deux nouveaux professeurs, cette année, qui sont Amycus Carrow, qui s’occupera des cours d’art de la magie noire, et sa sœur, Alecto Carrow, qui sera chargée des cours d’étude des moldus. » reprit-il, de son même ton monocorde. « Deux matières obligatoires pour chacun et chacune d’entre vous. J’ajoute que ces deux professeurs auront en main les sanctions et punitions, même pour les dérapages dans les autres cours. Le professeur Slughorn prendra la direction de la maison Serpentard. Durant ses cours, il sera également régulièrement accompagné d'une apprentie en dernière année de formation de potionniste, Miss Cassidy Rowle. Elle sera présente toute l'année au château dans le cadre de sa formation. Il n’y guère de changement pour les trois autres maisons. Il est sans doute inutile d’enjoindre aux têtes brûlées parmi vous de rester plus effacés, cette année… Vous découvrirez seuls les conséquences pour celles et ceux qui ne savent pas rester à leur place. »

Et ce fut à peu près tout. Le nouveau directeur n'ajouta rien d'autre. Il se contenta de se rasseoir dans un tourbillon de tissu noir. L'école dans son ensemble retint son souffle lorsque Minerva McGonagall se leva à son tour pour prendre la parole.

« Merci beaucoup, Severus. » coupa-t-elle avec sa sévérité habituelle. Le ton de sa voix, lui, ne laissait présager rien de bon. « A cela vais-je ajouter que pour rester en adéquation avec les nouvelles lois établies par le Ministère, une cinquième maison a été ouverte en urgence pour les élèves n'entrant pas dans les normes. Je m'entretiendrai personnellement avec les élèves concernés à la fin de ce banquet. »

Cela se voyait qu'elle n'annonçait pas la nouvelle avec gaieté de cœur, elle, la plus fidèle alliée d'Albus Dumbledore. Un brouhaha plus important que tout à l'heure s'éleva dans la Grande Salle, tandis que les élèves se jetaient aux uns aux autres des regards inquiets. Comment ça, une cinquième maison ? De quelles normes parlait-elle donc ? McGonagall fit à nouveau tinter le verre qu'elle avait à la main pour faire silence.

« SILENCE ! » réclama-t-elle d'une voix forte et instantanément, le silence gagna à nouveau les élèves – ils savaient qu'elle ne rigolait pas avec ça. « Cette nouvelle maison n'est pas le seul changement notable cette année puisqu'en effet, trois employés du ministère ont eu l'amabilité de rejoindre nos rangs en cette rentrée, et ils seront présents jusqu'à la fin de l'année. » Ses lèvres se pincèrent de mépris à l'évocation de ces sordides personnages. « Ce sont des inspecteurs. Ils seront présents à chacun de vos cours. Ils sont chargés de surveiller la façon dont sont dispensés les cours et de veiller à ce que les prescriptions du ministère soient respectées. Dans le cas contraire, il se peut que l'enseignant qui manque à son devoir soit remercié et remplacé. »

Tous bien sûr pensaient à Sibylle Trelawney qui avait failli être remerciée deux ans auparavant parce que Dolores Ombrage la jugeait tout simplement inapte à enseigner malgré ses années dans le métier. D'ailleurs, elle aussi semblait absente, comme de nombreux autres. Après la destitution de Dumbledore, beaucoup d'enseignants avaient également pris la fuite, ou avaient été contraints de céder leur place. Ils auront tout le loisir de découvrir tout ça d'ici les prochaines semaines.

« J'aurais aimé que Poudlard reste un endroit accueillant où tout le monde se sent en sécurité. » continua-t-elle avec gravité. « Cependant, les événements ne se déroulent pas toujours comme prévu. Quoiqu'il en soit, nous tenterons de vivre le plus normalement possible, et nous accueillerons vos nouveaux camarades comme il se doit. Les premières années, approchez, s'il vous plaît, je vous appellerai un par un, dans l'ordre alphabétique et vous serez invités à coiffer le Choixpeau afin que vous soyez répartis dans les autres maisons. »

Voilà, c'était le moment. C'était le moment où, traditionnellement, le Choixpeau se mettait à chanter. Il composait une nouvelle chanson tous les ans, l'adaptant aux tragiques événements qui jalonnaient son existence. De concert, les élèves tournèrent la tête vers le couvre-chef rapiécé. Une grande déchirure s'ouvrit, et, d'une voix grave, qui ressemblait à s'y méprendre à un chant d'église, il se mit à chanter. C'était une chanson beaucoup plus grave qu'habituellement, à l'image d'un monde qui était déchiré par la guerre. Tout se déroula de façon presque habituelle, jusqu'à l'annonce de la cinquième maison. Ce n'était certes pas grand chose, pas assez suffisant pour leur donner une existence qui avait suffisamment de poids, il était vrai, mais c'était toujours mieux que rien. Un murmure consterné parcourut la salle alors que le Choixpeau achevait sa chanson. Non, vraiment, rien ne sera jamais plus comme avant.

« ABBERLINE, Catriona. » appela McGonagall, une fois le silence revenu dans la salle.

La cérémonie de la répartition avait enfin commencé.

Hors Jeu :

x Vous êtes libre d'intervenir à la suite de ce message. Chaque intervention sera unique pour ne pas que le sujet parte dans tous les sens.
x Les informations concernant la cinquième maison se trouvent ICI. N'hésitez pas à aller la découvrir !
x Comme annoncé par McGonagall, chaque élève concerné par la cinquième maison s'entretiendra individuellement avec la directrice adjointe.
x Si vous êtes concerné par la cinquième maison, merci de nous l'indiquer en envoyant un MP à JKR ou via le formulaire « contacter le staff » afin que vous y soyez rajoutés. A noter que vous n'êtes pas obligés de poster dans le sujet pour être rajouté à Nuncabouc, vous pouvez tout à fait envoyer un simple MP.
x Vous avez jusqu'au 1er septembre 2016 pour participer au sujet.

Bon jeu !
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POUFSOUFFLE2ème année
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Dim 3 Juil 2016 - 19:10

Aurore DIAM1 631 mots ▬ dialogue en #B83A1B
Diviser pour mieux régner

Sa deuxième année. Aurore allait débuter sa deuxième année à Poudlard, une des plus grandes écoles de magie. Cependant, elle ne pensait pas trouver la même ambiance qu'elle avait découvert l'année précédente, année même où la jeune blairelle avait tout simplement découvert le monde des sorciers, comme beaucoup de nés-moldus avant elle. Un an plus tôt, le jour-même de ses 11 ans, un homme qui semblait assez âgé avait frappé à leur porte et leur avait annoncé qu'Aurore n'était autre qu'une petite sorcière, et qu'une place à Poudlard lui était déjà réservée. La jeune fille avait alors poussé un immense cri de joie intérieur, heureuse non seulement parce que son vœu s'était réalisé, mais aussi parce qu'elle allait enfin pouvoir quitter ce monde horrible du mannequinat, ce monde de paillettes et de projecteurs. Une nouvelle vie s'était alors offerte à elle et il faut dire qu'Aurore commençait déjà à s'habituer à cette école aussi fantastique que prestigieuse, remplie de tableaux qu'elle adorait observer à longueur de journée. Lors de sa première année, elle s'était sentie en sécurité et, pour la première fois de sa vie, loin des photographes, des stylistes et des dessinateurs qui l'avaient étouffée dans cet enfer quotidien. Mais cette année allait être différent, elle le sentait.

Lorsque la jaune et noir était arrivée au château en compagnie d'autres élèves, l'atmosphère avait semblé plus lourde et sinistre. L'ambiance joviale et chaleureuse faisait à présent parti du passé, Aurore était assez grande pour le comprendre. Malgré tout, ils ne cessaient de bavarder entre eux pour se raconter leurs vacances ou pour discuter de choses et d'autres. Certains étaient allé au Musée qui avait ouvert récemment, d'autres avaient pu voyager en France, qui abritait également Beauxbâtons, célèbre école de magie française, d'autres encore étaient allés jusqu'en Égypte pour monter à dos d'un dromadaire. Dans toute cette cacophonie joyeuse, personne n'aurait pu se douter que les choses avaient changé. Mais plus rien n'allait être comme avant. Aurore laissa ses yeux dans le vague, se remémorant l'enterrement de Dumbledore. Elle ne l'avait connu qu'une année, mais la blairelle l'avait tout de suite reconnu comme le protecteur de l'école. C'était grâce à lui qu'elle avait pu intégrer Poudlard, grâce à lui que ses rêves s'étaient réalisés. Et voilà qu'il était parti définitivement, laissant derrière lui une centaine d'élèves qui allaient très prochainement craindre pour leur avenir voire, pour leur propre vie.

Aurore s'assit à la table des Poufsouffle en compagnie des camarades de sa Maison en observant discrètement la table des professeurs. L'absence de Dumbledore dans son champ de vision rappelait de très mauvais souvenirs, et tous semblaient un peu bouleversés de ne plus l'apercevoir avec sa longue barbe blanche et ses lunettes en demi-lunes, en particulier les plus anciens. De nouvelles têtes avaient également fait leur apparition, tout comme certaines avaient disparu. Avaient-ils donné leur démission après le décès de Dumbledore ? C'était la seule explication possible. Ils n'avaient pas pu être virés, tout de même... Aurore remarqua alors trois personnes regroupées en bout de table, le visage dur et froid. Rien qu'en les regardant, elle frissonna de peur. Et encore, la blairelle ne savait pas à quoi s'attendre... Le murmures se faisaient de plus en plus intrigués dans la salle, mais les élèves continuaient à faire comme si de rien n'était, même s'ils jetaient des coups d’œil de temps en temps vers la table des professeurs. Quelque chose clochait. Ce n'était pas normal.

Soudain, le silence se fit dans la Grande Salle. Pas un silence admiratif ou un silence calme. Un silence tendu et méfiant. Un silence qui en disait long sur ce qui allait se produire par la suite et qui promettait d'être plus sombre que clair. Severus Rogue venait de se lever. Ainsi, c'était donc lui qui avait pris la direction de Poudlard.

« Bonsoir à vous tous, dit-il d'une voix froide. Je vais être direct, personne ne veut perdre trop de temps avec les formalités. Vous ne devez pas vous attendre à une année identique aux autres, plusieurs choses vont changer, dès ce soir. Pour commencer, en plus des règles habituelles de cette école s’ajoutent les suivantes : cette école sera constamment gardée et ceux qui voudront tenter d’en sortir par des moyens peu légaux s’exposeront à des ennuis plus graves que de simples retenues. Les divers passages secrets ont été condamnés, pour information à ceux et celles qui s’amusaient fréquemment à les emprunter. »

L'école allait être gardée ? Était-ce un ordre de prévention pour le retour de Vous-Savez-Qui ? Non, bien sûr que non, la réponse était plus évidente que ça... Les nouvelles personnes présentes au sein de l'équipe professorale n'étaient pas venu pour les rassurer sur la situation. Ils étaient plutôt venus pour leur prouver qu'elle existait réellement, et pas que dans les ruelles de Londres, à Poudlard aussi. Et ça, ce n'était pas bon du tout.

« Vous aurez tout d'abord deux nouveaux professeurs, cette année, qui sont Amycus Carrow, qui s’occupera des cours d’art de la magie noire, et sa sœur, Alecto Carrow, qui sera chargée des cours d’étude des moldus. Deux matières obligatoires pour chacun et chacune d’entre vous. J’ajoute que ces deux professeurs auront en main les sanctions et punitions, même pour les dérapages dans les autres cours. Le professeur Slughorn prendra la direction de la maison Serpentard. Durant ses cours, il sera également régulièrement accompagné d'une apprentie en dernière année de formation de potionniste, Miss Cassidy Rowle. Elle sera présente toute l'année au château dans le cadre de sa formation. Il n’y guère de changement pour les trois autres maisons. Il est sans doute inutile d’enjoindre aux têtes brûlées parmi vous de rester plus effacés, cette année… Vous découvrirez seuls les conséquences pour celles et ceux qui ne savent pas rester à leur place. »

Des cours d'art de la magie noire... L'art, quel art ? La magie noire ne faisait pas partie de l'Art, qu'elle sache ! Et les cours d'étude des moldus ? Qu'allait-on apprendre sur eux ? Qu'ils étaient des êtres sans importance qu'il fallait à tout prix écraser ? Et les nés-moldus, alors ? Qu'allaient-ils devenir ? Aurore ne comprenait plus rien. Ses grands yeux bleus étaient de plus en plus perdus et sa tête se remplissait de plus en plus de questions sans réponses. Quant aux conséquences... La blairelle n'avait pas du tout envie de les connaître, d'autant plus que la menace provenait du nouveau Directeur en personne. Mieux valait ne pas s'y frotter. Ce dernier, n'ayant plus rien à ajouter, repartit s'installer sur sa chaise et c'est en retenant un souffle que l'école le regarda laisser sa place à celle qui n'était nul autre que Minerva McGonagall. La collègue fidèle de Dumbledore mais qui n'avait malheureusement pas eu le choix, d'après ce qu'elle voyait.

« Merci beaucoup, Severus. A cela vais-je ajouter que pour rester en adéquation avec les nouvelles lois établies par le Ministère, une cinquième maison a été ouverte en urgence pour les élèves n'entrant pas dans les normes. Je m'entretiendrai personnellement avec les élèves concernés à la fin de ce banquet. »

Aurore jeta un regard inquiet aux élèves autour d'elle qui lui renvoyèrent le même regard. Une cinquième Maison ? Jamais, dans toute l'histoire de Poudlard, une cinquième Maison n'avait été ouverte. Et puis, à quoi allait-elle servir ? D'après ce qu'elle avait appris l'année dernière, les Quatre Maisons avaient été créées par les Quatres Fondateurs. Il y avait donc une histoire et une signification. Mais la cinquième Maison ? Qui était à l'origine de sa création ? Le Ministère ? Et que signifiait donc ces normes ? Trop de nouvelles choses qui ne laissaient présager rien de bon...

« SILENCE ! »

Sa voix forte et puissante la fit sursauter, et le calme revint la seconde d'après.

« Cette nouvelle maison n'est pas le seul changement notable cette année puisqu'en effet, trois employés du ministère ont eu l'amabilité de rejoindre nos rangs en cette rentrée, et ils seront présents jusqu'à la fin de l'année.Ce sont des inspecteurs. Ils seront présents à chacun de vos cours. Ils sont chargés de surveiller la façon dont sont dispensés les cours et de veiller à ce que les prescriptions du ministère soient respectées. Dans le cas contraire, il se peut que l'enseignant qui manque à son devoir soit remercié et remplacé. »

Un coup d’œil à ces inspecteur suffit à Aurore pour la faire frissonner d'effroi. Depuis quand les cours étaient-ils ainsi étroitement surveillés ? Elle avait déjà de la peine pour ces professeurs qui allaient devoir être sujets de regards lourds d'avertissements s'ils ne respectaient les prescriptions du ministère. La terreur gagnait peu à peu son petit cœur d'enfant qui voulait juste que l'école soit un havre de paix, comme ce que les anciens élèves racontaient.  

« J'aurais aimé que Poudlard reste un endroit accueillant où tout le monde se sent en sécurité. »

Crois-moi, tu n'es pas la seule, pensa Aurore très fort.

« Cependant, les événements ne se déroulent pas toujours comme prévu. Quoiqu'il en soit, nous tenterons de vivre le plus normalement possible, et nous accueillerons vos nouveaux camarades comme il se doit. Les premières années, approchez, s'il vous plaît, je vous appellerai un par un, dans l'ordre alphabétique et vous serez invités à coiffer le Choixpeau afin que vous soyez répartis dans les autres maisons. »

Alors que tous les élèves s'attendaient à la chanson joyeuse et habituelle du Choixpeau, ce fut une mélodie grave et sombre qui sortit de sa bouche. Une mélodie qui semblait concorder parfaitement avec les récents événements et qui inspirait le regret des années passées. Et lorsque la Directrice de Gryffondor appela le premier prénom, il n'y avait plus aucun doute : cette année s'annonçait terrifiante. Non, plus rien n'allait être comme avant, désormais...


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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Lun 4 Juil 2016 - 5:51

Poudlard, le seul endroit ou l'ont peut dire qu'on est en totale sécurité. C'est ce qu'Ed avais entendu dire sur le château vers lequel il voyageais. Mais c’était sans compter sans les événements survenus durant l'été. Tout d'abord, la mort du très respecté Albus Dumbledore, directeur de l'école, le seul qui n'ai jamais effrayé Vous-Savez-Qui. Edward s’était beaucoup renseigné a son sujet, et jusqu'au mois de juin, il avais hâte de le rencontrer pour de vrai. Aussi, bien qu'il ne l'eût jamais connu, l'annonce de sa mort le toucha particulièrement. L'homme, d'un humanisme sans égal, incarnait la justesse, la droiture, la bienveillance. Autant de valeurs qu'Ed admirait. Puis il y eut la chute du ministère, désormais aux mains de Vous-Savez-Qui. Cet événement ouvrit la porte à toute sortes de dérives durant l'été : traque et assassinats de moldus, capture des anciens alliés de Dumbledore, et surtout, mise en place de mangemorts aux postes clés de l'école. Ainsi les élèves seront continuellement sous le regard du seigneur des ténèbres...

C'est sous cette ambiance pesante qu'il entra dans la grande salle, en compagnie des autres premières années. Lorsque tout le monde fût présent, le directeur, un homme austère, tout habillé de noir, se leva et prononça son discours de bienvenue

- Bonsoir à vous tous. Je vais être direct, personne ne veut perdre trop de temps avec les formalités. Vous ne devez pas vous attendre à une année identique aux autres, plusieurs choses vont changer, dès ce soir. Pour commencer, en plus des règles habituelles de cette école s’ajoutent les suivantes : cette école sera constamment gardée et ceux qui voudront tenter d’en sortir par des moyens peu légaux s’exposeront à des ennuis plus graves que de simples retenues. Les divers passages secrets ont été condamnés, pour information à ceux et celles qui s’amusaient fréquemment à les emprunter. 

* Donc nous sommes pris en otages. * Pensa Ed * Laissant libre choix aux mangemorts de mettre la pression sur nos parents sous la menace de s'en prendre a nous.. *

 - Vous aurez tout d'abord deux nouveaux professeurs, cette année, qui sont Amycus Carrow, qui s’occupera des cours d’art de la magie noire, et sa sœur, Alecto Carrow, qui sera chargée des cours d’étude des moldus. Deux matières obligatoires pour chacun et chacune d’entre vous. J’ajoute que ces deux professeurs auront en main les sanctions et punitions, même pour les dérapages dans les autres cours. Le professeur Slughorn prendra la direction de la maison Serpentard. Durant ses cours, il sera également régulièrement accompagné d'une apprentie en dernière année de formation de potionniste, Miss Cassidy Rowle. Elle sera présente toute l'année au château dans le cadre de sa formation. Il n’y guère de changement pour les trois autres maisons. Il est sans doute inutile d’enjoindre aux têtes brûlées parmi vous de rester plus effacés, cette année… Vous découvrirez seuls les conséquences pour celles et ceux qui ne savent pas rester à leur place.

De la magie Noire, enseignée à l'école ? La situation était donc bien pireque ce qu'il avaispu imaginer jusqu'à présent. Et ces Carrow, qui avaient droit de regard sur tout ce qu'il se passait dans l'école... sûrement des mangemorts aussi. L'estomac d'Ed se serra a cette pensée. Le directeur se rassit enfin, pour laisser la place a une vieille dame, rappelant sa grand-mère a Ed.

- Merci beaucoup, Severus. A cela vais-je ajouter que pour rester en adéquation avec les nouvelles lois établies par le Ministère, une cinquième maison a été ouverte en urgence pour les élèves n'entrant pas dans les normes. Je m'entretiendrai personnellement avec les élèves concernés à la fin de ce banquet. 

*Dans les normes ? Mais qu'est-ce que ça veux dire ? * Poudlard n'a que quatre maisons, c'est comme cela depuis sa création. Comment pouvaient-t-ils remettre cela en cause. C'est sur un ton grave que McGonagall continua.

- J'aurais aimé que Poudlard reste un endroit accueillant où tout le monde se sent en sécurité. Cependant, les événements ne se déroulent pas toujours comme prévu. Quoiqu'il en soit, nous tenterons de vivre le plus normalement possible, et nous accueillerons vos nouveaux camarades comme il se doit. Les premières années, approchez, s'il vous plaît, je vous appellerai un par un, dans l'ordre alphabétique et vous serez invités à coiffer le Choixpeau afin que vous soyez répartis dans les autres maisons.

Ed avança en même temps que ses camarades, tandis que le Choixpeau entonna une chanson grave, rappelant la période troublée dans laquelle ils se trouvaient. Le ventre d'Ed se noua a l'écoute de ces paroles lourdes et sombres. Puis le professeur McGonagall sortit un parchemin, et commença a appeler les noms un par un, afin d'être répartis. Les autres années, les élèves de chaque maisons applaudissaient a l'arrivée d'un nouveau venu, mais cette fois, le silence régnait dans la salle, personne n'osait parler. Aussi, lorsque Ed fu réparti a Poufsouffle, il eut un instant d’hésitation sur la table à rejoindre. Ce n'est que grâce aux couleurs des robes, et a quelques regards bienveillant des plus vieux, qu'il se dirigea vers les jaunes. Cette année allait être vraiment particulière...

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Lun 4 Juil 2016 - 11:13

Avant de prendre le train pour Poudlard, la mère d'Oliver lui avait raconté que Poudlard était une école formidable et où régnait une ambiance chaleureuse. C'était un des lieux où elle s'était senti le plus en sécurité dans sa vie malgré la présence de la magie. De son expérience de née-moldue, elle avait été impressionnée et fascinée par le monde magique. Oliver ressentait donc une vive excitation a découvrir enfin ce lieu fantastique. Il en va de soi qu'il fut extrêmement choqué de découvrir Poudlard.

Sa mère, seule sorcière de toute la famille, avait coupé tous ses liens avec le monde magique et elle n'était de ce fait plus au courant des derniers événements terrifiants. Ou du moins, elle n'en avait pas pris la pleine mesure. Lorsqu'elle s'en était rendu compte en accompagnant son fils au Chemin de Traverse pour ses achats de rentrée, elle avait été véritablement choquée par les dernières nouvelles et l'un de ses premiers réflexes fut de voir s'il était possible à son fils de rester avec eux, dans le monde moldu, et de continuer une éducation normale. Toutefois, cela était impossible. La rentrée à Poudalrd était obligatoire. C'est donc avec angoisse qu'elle laissa partir son fils. Elle tenta de lui cacher la vérité et préféra donc lui raconter de belles histoires sur Poudlard, en espérant que les rumeurs qui couraient dans le monde magique étaient fausses et que l'école redeviendrait un lieu paisible. Si seulement elle savait ...

C'est donc avec étonnement que le jeune garçon écouta le discours du nouveau directeur de Poudlard et du professeur McGonagall et ce qu'il en retint lui glaça le sang. Oliver n'était pas encore bien familiarisé avec le monde magique mais s'il avait retenu une chose, c'était que la magie noire était dangereuse et dévastatrice et le fait qu'elle allait devenir une matière enseignée à l'école, au même titre que les mathématiques chez les moldus, lui faisait très peur et ne présageait rien de bon. Toutefois, Oliver n'était pas au bout de ses surprises.

Le jeune élève avait entendu vaguement parlé du Ministère et il l'avait tout naturellement associé à une sorte de gouvernement, comme cela était d'usage dans les pays moldus. C'est pour cela qu'il se rendit compte que quelque chose n'allait pas dans ce que les deux adultes venaient d'annoncer : Poudlard, une "simple" école, était surveillée de toute part par le Ministère et ce dernier semblait exercer un important contrôle sur son fonctionnement. Cela était étonnant et terrifiant à la fois.

Oliver n'était pas dupe et malgré son jeune âge, il commençait à comprendre que le monde magique n'était pas ce à quoi il s'attendait. La magie pouvait être dangereuse et il commençait à en prendre la pleine mesure. Il se demandait si sa mère était au courant des derniers événements. Que penserait-elle de cette cinquième maison? Le jeune garçon savait que depuis sa création, les élèves de Poudlard étaient divisés en quatre maisons. Et en entendant le brouhaha qui s'empara de la Grande Salle à l'annonce de la création de la nouvelle maison, le jeune élève comprit que ce n'était pas normal, encore une fois.

Le moment de sa répartition arriva. Oliver avait imaginé que cet événement serait l'un de plus beaux de sa vie et qu'il se déroulerait dans une atmosphère accueillante et chaleureuse. Il n'en fut rien. Et au lieu de ressentir l'angoisse de découvrir sa nouvelle maison, il ne ressentit que l'angoisse de survivre à sa toute première année. C'est pour cela que lorsque le Choixpeau l'envoya à Gryffondor, il ne se concentra pas plus que cela sur les aboutissants de ce choix et il s'empressa de rejoindre ses nouveaux camarades en faisant profil bas. Cela semblait être le plus judicieux pour éviter les problèmes, apparemment.

Comment allait donc se passer cette première année pour Oliver?

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Lun 4 Juil 2016 - 16:25

[1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner


Changement radical

Le trajet entier s'était fait dans le silence pour Elyas qui avait hâte de retourner à Poudlard. Il savait bien évidemment que les choses ne seraient pas les mêmes qu'auparavant comme la plupart des élèves dans le train, en particulier les plus âgés qui avaient un peu plus conscience des choses. Et, malgré cela, le serpentard maintenant en cinquième année voulait rapidement arriver au château qu'il considérait comme sa maison. Depuis que son père était de retour en août, il avait semblé agacer et Elyas en avait plus fait les frais qu'avant d'où son envie d'être là-bas au plus vite. De toute façon, personne n'avait le choix et il avait beaucoup trop de choses à faire pour se concentrer sur les changements à venir. Oh, il en tiendrait compte mais il suffisait de s'adapter et le tour était joué enfin, plus ou moins selon les personnes. De son côté, il n'avait pas trop à s'en faire, il l'espérai.

Assis à présent à la table des Serpentards, Elyas observait discrètement la table des professeurs analysant ceux présents, ceux manquant à l'appel essayant d'en déduire lui-même le pourquoi de cette absence. Il savait qu'ils ne resteraient pas longtemps dans l'ignorance mais, cela était un bon exercice pour continuer à améliorer sa capacité déductive. Contrairement à beaucoup, Elyas était aussi silencieux qu'une tombe bien que cela soit habituel chez lui. Il écoutait calmement les discussions animées des autres gardant les informations les plus utiles dans un coin de son esprit, ne sait-on jamais. Il aurai néanmoins à les vérifier. En tout cas, le jeune homme était sûr que la discipline se ferai plus rigide et sur certains en particulier, la magie noire allai sûrement être ajoutée au programme. Après tout, des mages noirs qui ne réforment pas cela ne le sont pas vraiment. Les deux personnes supplémentaires, qui partageaient des traits communs quand on les observait bien, étaient à coup sûr là pour soit devenir enseignant soit surveiller les cornichons qu'ils étaient si on reprenait une des phrases favorites de leur cher ancien directeur de maison. Il stoppa toute réflexion quand Rogue se leva, un silence soudain et assourdissant se faisant aussitôt dans la grande salle. Leur de vérité avait sonné !

« Bonsoir à vous tous, déclara le Directeur de sa voix froide et distante habituelle. Je vais être direct, personne ne veut perdre trop de temps avec les formalités. Vous ne devez pas vous attendre à une année identique aux autres, plusieurs choses vont changer, dès ce soir. Pour commencer, en plus des règles habituelles de cette école s’ajoutent les suivantes : cette école sera constamment gardée et ceux qui voudront tenter d’en sortir par des moyens peu légaux s’exposeront à des ennuis plus graves que de simples retenues. Les divers passages secrets ont été condamnés, pour information à ceux et celles qui s’amusaient fréquemment à les emprunter. »

«Vous aurez tout d'abord deux nouveaux professeurs, cette année, qui sont Amycus Carrow, qui s’occupera des cours d’art de la magie noire, et sa sœur, Alecto Carrow, qui sera chargée des cours d’étude des moldus. » avait-il poursuivi, de son même ton monocorde après un bref moment. « Deux matières obligatoires pour chacun et chacune d’entre vous. J’ajoute que ces deux professeurs auront en main les sanctions et punitions, même pour les dérapages dans les autres cours. Le professeur Slughorn prendra la direction de la maison Serpentard. Durant ses cours, il sera également régulièrement accompagné d'une apprentie en dernière année de formation de potionniste, Miss Cassidy Rowle. Elle sera présente toute l'année au château dans le cadre de sa formation. Il n’y guère de changement pour les trois autres maisons. Il est sans doute inutile d’enjoindre aux têtes brûlées parmi vous de rester plus effacés, cette année… Vous découvrirez seuls les conséquences pour celles et ceux qui ne savent pas rester à leur place. »

Sincère et ne lésant pas sur les mots, c'était bien le professeur Rogue sous leurs yeux à n'en pas douter. Il était direct et ne passait pas par quatre chemins pour dire ce qui devait être dit et cela, sans passer des heures dessus en blablatant inutilement. Au moins, c'était clair et limpide, pas mal allaient souffrir cette année et les prochaines si rien ne contrebalançait les réussites des mangemorts. La rébellion prenait feu par-ci par là mais toujours dans la plus grande discrétion, les détraqueurs et les fidèles de Vous-savez-qui étant en force un peu partout en Angleterre. MacGonagall avait ensuite pris la place précisant les choses et annonçant la création d'une nouvelle maison pour les rebuts selon des critiques de normes. Elyas enregistrait chaque donnée précieusement en déduisant tout ce que cela pouvait entraîner à l'avenir et cela dès aujourd'hui. Il se demandait si une révolte étudiante pourrai éclater au sein de l'école mais, il y avait peu de chance que ce phénomène se produise. Suite aux discours, il était temps aux élèves de première année de se faire répartir. Elyas n'était pas surpris par la tristesse ou bien la peur et le doute qu'il ressentait émaner en force de la pièce. Il applaudissait à chaque fois que quelqu'un était amené à passer ses sept années auprès d'eux, chez les serpentards.

L'adolescent était étonné de voir sa cousine à Poudlard cette année mais peut être aurai-t-il l'occasion de lui parler sans faux-semblants étant loin de leur père respectif. Il ne savait toujours pas qu'elle était sa vrai nature, une autre énigme à résoudre cette année. Le fait que quelques professeurs soit toujours à leur côté et égale à eux mêmes pouvait être un bon point de repère pour les plus déstabilisés par les nouvelles. Elyas allai devoir faire preuve d'une extrême prudence, faire attention à ses arrières et être rusé, malin pour pouvoir faire ce qu'il voulait tranquillement sans se faire démasquer, il était bien trop tôt pour que ça arrive.
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Jeu 7 Juil 2016 - 19:18

Le pouce calé entre ses lèvres minces, Absynthe laissait son regard vert et or papillonner de gauche à droite. La couleuvre ne pouvait réprimer son anxiété et mordillait nerveusement son ongle peint aux couleurs de sa maison tout en agitant légèrement le pied sous la table, faisant trembler sa cuisse et -ses voisins les plus proches pouvaient le ressentir- le banc sur lequel elle était assise. Un murmure la fit cesser de suite et elle changea de posture et la demoiselle posa son visage ovale dans ses mains en coupe... pour finalement se redresser et couler un regard à Ethan. L'insigne étoilé "PEC" avait remplacé le petit écusson jaune qui s'y trouvait l'an dernier, mais c'était loin d'être la seule chose qui avait changé chez son meilleur ami. Meilleur ami qu'elle était incapable d'enlacer sans ressentir une profonde gène : l'an dernier, ils s'étaient peu à peu éloignés sans pour autant le vouloir pour des raisons puériles, si on y repensait bien. Absynthe ne supportait pas sa petite amie (qui le lui rendait bien, et ce, bien avant que Wells soit avec le Serpentard) et l'évitait au possible, or, lorsque les tourtereaux se baladaient ensemble, il était difficile d'éviter la blairelle en restant auprès de son ami. Alors, voilà, Stevenson avait légèrement pris le large pour se rapprocher de McAlister. Qui, lui, avait perdu sa meilleure amie à Noël. D'un point de vue extérieur, l'attitude de la couleuvre faisait très opportuniste, mais ce rapprochement s'était fait naturellement et puis, il n'avait rien de choquant : ils se côtoyaient bien avant la perte d'Hana.
Et à présent, quoi ? Et bien c'était Ethan qui avait assisté à la mort de sa petite amie. Aurait-elle dû se réjouir de l'avoir de nouveau pour elle ? Gazouiller gaiement en l'invitant à venir voir les Sombrals ? C'était bien mal la connaître.

Son attention fut alors captée par la table des professeurs et, en se penchant un peu vers l'avant, Absynthe laissa sa bouche former un O de surprise. L'absence de Trelawney signifiait-elle que l'option Divination était abandonnée ? La jeune fille n'avait pas encore totalement fait ses choix pour savoir si elle continuait ou non cette matière. La métamorphose, elle devait la laisser de côté, mais Mère avait insisté avant son départ pour que la demoiselle discute des possibilités à continuer les Sortilèges malgré son Acceptable. Le professeur Flitwick comprendrait sûrement que la baguette capricieuse de son élève était la seule raison pour laquelle elle avait manqué un Effort Exceptionnel.
A tâtons, la couleuvre chercha le bois de Mélèze qui remplaçait aujourd'hui le Saule et elle caressa sa baguette du bout des doigts. Elle n'avait pas jeté l'ancienne, non, elle l'avait aussi avec elle. Sait-on jamais...

Et puis, Rogue se leva. Le Directeur. Avec une légère grimace, la verte se rappela l'enterrement de Dumbledore qui avait été le point de chute de Jacynthe Stevenson. La veille sorcière admirait beaucoup ce grand homme et son assassinat avait été un grand choc pour l'ancienne Serdaigle. Apprendre que ce n'était pas le professeur McGonagall mais Rogue qui avait pris la place du feu-directeur avait été le coup de grâce et Absynthe avait vu, peu à peu, la sorcière si fière devenir rien d'autre qu'une vielle femme fatiguée et usée par la vie. Chassant ses sombres pensées, la couleuvre tenta de se concentrer sur le discours et les noms cités lui firent froid dans le dos : Carrow, Rowle... Alors certes, Elyas Rowle, un garçon de sa maison, paraissait inoffensif et était assis à quelques places d'elle, mais un nom restait un nom : les enfants de Mangemort étaient rarement mis à l'écart de l'idéologie des sang pur et elle n'avait qu'à regarder dans sa propre famille -qui contenait seulement des partisans- pour le savoir.
Qu'en était-il de ces deux matières qu'on leur imposait ? Elle qui se faisait une joie d'abandonner la Défense contre les Forces du Mal se retrouvait à apprendre la magie noire ? Quand à l'Étude des Moldus, quelle ironie ! Et qu’allaient-ils apprendre ? Que les Moldus étaient des êtres infâmes seulement bons à être torturés comme des pantins ? Dégoûtée, la demoiselle coula un regard vers ses amis. Mais c'est celui de Lysander Gilson qu'elle croisa, et le garçon dévia bien vite ses iris pour écouter sagement ce que l'ancienne adjointe à la direction avait à dire. Elle le vit pâlir à mesure que le discours avançait.

- Dans les normes ? répéta Absynthe, la peur au ventre. Parce que, à bien y réfléchir, si les règles étaient imposées par des idéalistes du sang, le sien était loin d'être "dans les normes". Qu'avait-elle, comme information au Ministère ? Oui, elle portait le nom Stevenson, mais elle était officiellement adoptée par une née-moldue suite au décès d'une mère elle aussi née-moldue et ayant cassé sa baguette. Son père ? Inconnu. Alors quoi, quelles étaient ces "normes" ?
Cette fois, son coup d’œil fut pour Ruth, à sa gauche, dont la main était crispée sur sa jupe à elle. Avec étonnement, Absynthe observa sa consœur se rapprocher : ses joues se coloraient peu à peu et Stevenson devinait la colère de Rosenbach dont la mère avait été victime de l'injustice du ministère il y avait de cela quinze ans et envoyé à tord à Azkaban avant que son marie n'arrive à la faire acquitter aux six ans de Ruth. Une coquille vide. Et la vipère blonde vouait une haine sans retenu à tous ces Mangemorts car l'un d'eux était sûrement celui qui avait mis sa mère sous l'Imperium.

Il y eut l'évocation des inspecteurs du Ministère et Absynthe s'étonna presque de ne pas retrouver leur très chère amie en rose bonbon. Peut-être que ces trois là souhaiteraient également intervenir et faire un discours pou dire Ô combien ils étaient ravis de revenir à Poudlard et de voir de jolies têtes blondes face à eux ? Ses pensées sarcastiques lui parurent de très mauvais goût et la jeune fille cacha ses mains sous la table en lissant sa jupe, attentive à la nouvelle chanson du Choixpeau. Déjà, lors de son entrée en quatrième année, les paroles avaient laissé entendre qu'il fallait que les étudiants restent soudés et ne se fient pas aux couleurs des maisons pour se trouver des alliés. L'an dernier, ça avait été la même rengaine, en plus grave encore. A présent, elle se demandait comment le Choixpeau pouvait encore avoir le cœur à chanter et, surtout, si l'homme large au visage difforme que Rogue avait désigné comme professeur de l'Art de la Magie Noire n'allait pas jeter un sort pour le faire taire à vue de son air renfrogné. Ou peut-être était-ce parce qu'il ne comprenait rien au message et qu'il essayait de connecter ses deux neurones pour saisir la signification des phrases. Cette idée arracha un mince sourire à Absynthe, sourire qui s'évanouit aussitôt. La répartition commençait et la brune était sûre d'une chose : Poudlard ne serait plus jamais comme avant pour ses habitants.




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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Sam 9 Juil 2016 - 6:06

Soirée du 1er Septembre 1997,
Poudlard, Ecosse


Enfin, l'heure était venue. La jeune femme inspira profondément en passant ses mains fines dans sa chevelure blonde, agitée par une légère anxiété qu'elle tentait tant bien que mal de contenir et de dissimuler aux yeux de tous. Le plongeon dans le grand bain, l'entrée dans la cour des grands. L'heure des rêveries était dépassée, et maintenant il était temps de jouer. Jouer son rôle à merveille, les tromper tous. Mettre en oeuvre ici même, l'art subtil dans lequel excellait à côté des potions et de la provocation : la manipulation.
Cassidy entra dans la Grande Salle et rejoignit la place qui lui avait attribuée à la table des professeurs, entre Horace Slughorn qu'elle avait rencontré le matin même, et Amycus Carrow dont l’impressionnante carrure n'était plus à démontrer. Comment mieux commencer l'année que de partager le repas aux côtés d'un Mangemort ? Je vous le demande. Ainsi la rumeur s'état répandue comme une traînée d'étincelles dans Pré-au-Lard, racontant que les Carrows avaient été admis à Poudlard en tant que professeurs, s'avérait on ne peut plus vraie. La jeune femme se força à répondre au sourire grotesque que lui adressa son voisin de table au regard oblique. Mais, quelle bonne nouvelle... L'une de ses tâches que lui avait affecté le professeur Slughorn, étant d'être responsable de la concoction de potions de soins pour l'infirmerie, Cassidy prit conscience en observant le frère et la sœur, qu'il n'allait pas falloir qu'elle s'endorme sur ses lauriers.

La Rowle avait déjà l'honneur de connaître les Carrows, et se serait parfaitement passée de les revoir.

« Bonsoir Cassidy, la salua Amycus de sa voix rocailleuse, quelle surprise de vous retrouver ici ! Vous allez nous tenir compagnie cette année pour nous aider à mâter les rebelles ? »

Ses traits étagement de travers, et son ton sadique la perturbaient au plus haut point, bien qu'elle n'en laisse rien paraître.

« Bonsoir Amycus, Alecto, les salua-t-elle, je suis ici dans le cadre de mes études. Le professeur Rogue a accepté de me prendre comme apprentie potionniste durant l'année. Je travaillerai avec Horace Slughorn. »

Le frère s’apprêtait à répondre lorsque le directeur intima le silence. Il était l'heure. Les premiers élèves entrèrent et s'installèrent à leurs tables respectives. Une certaine agitation parcourait la salle, lui donnant une atmosphère quasiment électrique. L'anxiété de certains, mêlée à l'excitation d'autres donnait une tonalité étrange au château. Même Peeves, l'esprit frappeur que la jeune femme avait eu l'honneur de rencontrer le matin même, paraissait perturbé. Suspendu dans les airs, son bras armé, tenant dans ses mains des craies, il hésitait, si si, je vous jure, il hésitait à les lancer sur les élèves. Ses petits yeux vicieux faisant des aller-retours entre ses proies et la table des professeurs.
Lorsque les visages, pour certains encore juvéniles, se tournèrent vers eux, la jeune femme distingua sans peine des murmures intrigués, et elle n'eu pas besoin de lunettes afin d'observer les traits plus ou moins joyeux des élèves se décomposer afin de revêtir une tonalité anxieuse, due à la présence des Carrows et des trois hommes situés à l'autre bout de la longue table. Le silence tomba et le nouveau directeur se leva. Cassidy qui le connaissait de par sa réputation... comment dire... exécrable, l'observa attentivement.

Pâle, vêtu entièrement de noir, les traits durs et fatigués, un nez crochu et des cheveux sombres. Il était tel qu'on le lui avait décrit. Pourtant, ce n'était pas de l'angoisse, ni de l'inquiétude que Cassidy ressentait tandis qu'elle le regardait de son regard turquoise, mais bel et bien une étrange fascination. La jeune femme prêta ensuite attention au discours déjà entamé, prononcé d'une voix à la fois froide, basse et distante :

« ... nouveaux professeurs, cette année, qui sont Amycus Carrow, qui s’occupera des cours d’art de la magie noire, et sa sœur, Alecto Carrow, qui sera chargée des cours d’étude des moldus. Deux matières obligatoires pour chacun et chacune d’entre vous. J’ajoute que ces deux professeurs auront en main les sanctions et punitions, même pour les dérapages dans les autres cours. Le professeur Slughorn prendra la direction de la maison Serpentard. Durant ses cours, il sera également régulièrement accompagné d'une apprentie en dernière année de formation de potionniste, Miss Cassidy Rowle. Elle sera présente toute l'année au château dans le cadre de sa formation. Il n’y guère de changement pour les trois autres maisons. Il est sans doute inutile d’enjoindre aux têtes brûlées parmi vous de rester plus effacés, cette année… Vous découvrirez seuls les conséquences pour celles et ceux qui ne savent pas rester à leur place. »

Lorsqu'il prononça son nom, la blonde se sentit immédiatement transpercée par plus d'une centaine de regards plus variés les uns que les autres. Certains étaient effrayés, d'autres intrigués, d'autres encore transpiraient la défiance et la provocation. C'était le cas d'un Gryffondor, qui finit par baisser les yeux vers son assiette encore vide lorsqu'elle le dévisagea, un regard de glace venant le figer dans l'esquisse de lutte qu'il avait visiblement tenté de mettre en place dès le début de l'année. Il fallait qu'elle en impose, c'était ainsi. Pour elle, mais aussi pour les élèves.
Tandis que le professeur McGonagall expliquait plus en détails le déroulement de l'année scolaire, apportant des nouvelles qui firent frémir les oreilles de la blonde, celle-ci pris le temps de balayer l'assemblée du regard. Regard qui s'arrêta un instant sur une figure qui lui était familière. Elyas. Par Merlin, elle avait complètement oublié que son jeune cousin, fils de son oncle Thorfinn, était scolarisé à Serpentard. Elle ne le connaissait pas particulièrement, ne l'ayant rencontré que peu de fois, mais l'idée de faire sa connaissance de manière approfondie ne la tentait guère. Elle était entrée à Poudlard pour s'éloigner de sa famille paternelle, et non pour faire plus ample connaissance avec celle-ci. Cassisy reprit son observation tandis que Minerva appelait maintenant les premières années afin de les répartir dans leur maison. Arrivée à la table des Rouge et Or, il lui sembla reconnaître un visage familier. N'était-ce pas Kenneth Coughlin ? Ce jeune homme qu'elle avait rencontré alors qu'elle travaillait à la Bibliothèque Municipale du Chemin de Traverse ? Si, c'était bien lui et ses cheveux en bataille. Aucun doute.

La chanson du Choixpeau, qui ressemblait davantage à un complainte funéraire qu'à un chant de bienvenue, lui colla la chair de poule. Tandis que des frissons parcourait la sorcière, celle-ci songea avec gravité qu'elle s’était une fois de plus, fourrée dans un sacré pétrin.

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Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Sam 9 Juil 2016 - 16:37

Tic, tac. Tic. Tic. Tic, tac, tic, tac.
Tic, tac. Tic.
Tic.
Tac.

La pendule du professeur Slughorn rythmait les derniers instants de liberté du château.
Inconsciemment, ou du moins sans même s'en rendre compte, il n'avait pas mis en route le gramophone. Aucune musique ne venait faire vibrer les fenêtres du vieux professeur ; aucun air d'opéra, aucune gamme, aucune symphonie entraînante ou bouleversante. Rien, si ce n'était ce silence assourdissant d'une soirée qui s'installait progressivement. Amère soirée, sévère désillusion, plus personne ne bougeait car on savait que le premier acte d'une tragédie dictée par avance allait s'ouvrir.
On n'attendait même les trois coups.
Les Mangemorts étaient arrivés petit à petit ; Rogue le premier, entraînant avec lui sa bande d'amis que Slughorn lui-même avait eus en cours. Les détraqueurs étaient arrivés en dernier, plongeant Poudlard dans un froid peu commun à cette époque de l'année. Les cheminées étaient déjà allumées ; il devenait certain que la tyrannie imposée par Voldemort créerait une pénurie de bois pour se chauffer. Cela fit sourire Slughorn l'instant d'une seconde, avant que ce dernier ne replonge dans sa torpeur soudaine.
Il était assis dans son fauteuil à dossier haut, tenant solidement son verre de vin, comme s'il demeurait l'unique relique d'une époque passée qui risquait de disparaître du jour au lendemain. A côté de lui, sur un petit guéridon, quelques livres, son sablier et une boîte de métal ouvragée contenant des friandises attendaient sans espoir que leur propriétaire s'intéresse à eux.
Mais il n'y avait rien à faire.

La seule qui avait eu l'attention de Slughorn, c'était Eglantine, la tortue de terre, qui avait passé une grande partie de la soirée dans l'imposant et confortable canapé du Maître des Potions. Les elfes lui avaient apporté de nombreuses feuilles de salade, que Slughorn lui donnait avec parcimonie habituellement, mais qui ici subissaient son manque de rigueur. Slughorn laissait les choses aller et les feuilles de salade laissées de ci de là le montraient bien. C'était ici la seule source de vie, le seul intérêt porté à un être vivant qui disposait de toutes les feuilles de salade qu'il désirait.
Slughorn, quant à lui, demeurait prostré dans son fauteuil, ayant quitté toute forme d'expression humaine. Ses yeux globuleux ne portaient plus qu'un regard vide et froid, comme déshumanisé le temps de quelques heures.
Les choses étaient allées bien vite, et sûrement bien trop vite. Il ne s'était pas rendu compte de tout, au vu de la vitesse à laquelle étaient passées les vacances. Chaque jour avait compté, mais la peur de l'arrivée prochaine des Mangemorts avait transformé l'été en un Enfer à l'attente insupportable.

Tic. Tac.
La pendule sonna dix-neuf heures. Le festin n'allait pas tarder à commencer et il fallait se mettre en route.
Cependant, Slughorn ne bougea pas. On entendait sonner dans tout le bureau, mais rien ne changeait. Eglantine continuait à manger sa salade, le feu brûlait dans la cheminée et le vieil homme était toujours installé dans son fauteuil.
Et ce n'est pas le silence retombant qui fit sortir Slughorn de son immobilisme, mais trois coups vifs à la porte d'entrée. Le vieil homme sembla reprendre vie, fixant son regard vers une partie de son bureau comme si ce partie représentait un trésor inestimable. Puis il tourna la tête subitement, regardant vers la porte d'entrée. La tortue, elle, continuait à manger sa feuille de salade, comme si le cours de sa vie n'avait guère changé en quelques secondes. Le contraste n'en était que plus saisissant.
Le vieil homme se leva.
Pour l'occasion, il avait mis par-dessus son costume trois-pièces habituel sa robe de sorcier marron et sa toque à pompon. Deux accessoires réservés aux professeurs de l'Université Magique de Londres, dans laquelle il avait enseigné à la fin de ses études et avant d'entrer à Poudlard. Une tenue qui montrait la fierté d'être un professeur respectable et compétent, passionné par son métier et son domaine de recherche.

La porte résonna à nouveau, laissant échapper un brutal « Professeur Slughorn ! Ouvrez la porte, je vous prie ! » qui fit pester le vieux Maître des Potions.
Le vieil homme ouvrit sa porte de bureau, trouvant un homme à la musculature développée et à la robe noire. Un Mangemort, qui laissait son visage découvert. Une nouveauté que s'autorisaient les sbires de Voldemort depuis qu'il avait pris le pouvoir en Angleterre. Slughorn fut surpris de reconnaître l'un de ses anciens élèves. Un piètre élève qui avait, semblait-il, trouvé une voie dans sa vie professionnelle malgré son manque criant de méthode, de rigueur et d'intelligence.

« Professeur, il faut que vous veniez, c'est l'heure.
Je le sais bien, très cher. Je dispose d'une pendule.
— Vous n'êtes cependant pas sorti, à dix-neuf heures, professeur.
Sommes-nous aux pièces?
»

Le Mangemort ne répondit pas et toisa Slughorn du regard.
Une chose étrange se produisit. Le jeune homme se rappela qu'il se trouvait devant son ancien professeur de Potions, devant l'ancien professeur de Voldemort en personne. Lui, l'arriviste Mangemort n'était rien face à ce sorcier de Sang-Pur, à la réputation impeccable et au savoir assuré.
Face à lui, le vieux Maître des Potions, malgré tout terrorisé par ce jeune homme. Bien plus terrifié par tout ce que pouvait laisser voir ce Mangemort, tout ce qui entourait sa réputation, tout le danger de sa nouvelle fonction dans la société. Derrière lui, c'était Voldemort et l'ensemble de ses Mangemorts qu'il représentait.
Et Horace Slughorn, malgré une certaine intelligence, ne pouvait s'empêcher de céder à la peur. Il accordait à ce Mangemort beaucoup plus de puissance qu'il n'en avait, ce que faisaient beaucoup d'autres personnes également.

Quelques minutes plus tard, le vieux Maître des Potions s'installait dans son fauteuil, derrière la table des professeurs de la Grande-Salle.
Cette fois-ci, contrairement à l'année dernière où une certaine jovialité se lisait encore dans ses yeux, il avait opté pour un masque de froideur semblable à la mine de Rogue, bien que le nouveau Directeur de Poudlard fût particulièrement talentueux en matière de froideur.
Il chercha du regard le professeur McGonagall, de laquelle il s'était approché depuis la mort de Dumbledore et la chute du Ministère de la Magie. L'enseignante en Métamorphose semblait être le dernier pilier de tout ce que pouvaient incarner Potter et Dumbledore, qui manquaient terriblement en ces temps difficiles. Cette dernière aussi semblait avoir opté pour la froideur, comme si toute forme d'humanité avait en cette soirée quitté la célèbre école de Sorcellerie.

« J'ai mis quelques dents de Tentacula dans une petite boîte, sur le bureau de votre salle de classe, Horace ! »

Le Maître des Potions tourna vivement la tête et vit le visage de Pomona Chourave à quelques centimètres de lui.
Elle transpirait. A l'évidence, elle avait elle aussi été prise par le temps avant de se rendre dans la Grande-Salle. Il n'était pas impossible qu'un Mangemort soit venu la chercher, la prenant de court dans ce qu'elle avait à faire en cette soirée.

« Merci, Pomona. Elles serviront bien pour ce que nous avons à faire. »

Il s'agissait ici de quelques codes et aucune dent de Tentacula n'attendait Slughorn sur son bureau dans les cachots. En réalité, Chourave lui révélait qu'elle avait fait passer, par la petite visière installée sur la porte de son bureau, un certain nombre d'informations venant de Neville Londubat duquel la professeur de Botanique était proche. Slughorn, en effet, avait cherché à connaître les noms des quelques rares Serpentard membres de l'Armée de Dumbledore, créée deux années auparavant. Londubat étant l'un de ses membres les plus actifs, il avait rédigé la courte liste que lui avait ensuite transmise Chourave.

Slughorn écouta attentivement le discours de Rogue, de même que celui de McGonagall, faits de langue de bois ou de termes à double-sens qui révélaient les vraies intentions de chacun. Il fut presque surpris d'entendre le nom de sa toute nouvelle apprentie. Jeune femme qu'il avait rencontrée le matin même mais qu'il avait laissée dans une profonde et intéressante discussion avec le percutant Amycus Carrow.
Puis les premières années furent répartis, tandis que le Maître des Potions était déjà plongé dans ses pensées. Il n'y avait rien de surprenant ni de choquant dans les paroles de Rogue. La véritable épreuve commencerait le soir même, lorsqu'il faudrait vivre avec les Mangemorts.
Le danger ne faisait que commencer.

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Jeu 14 Juil 2016 - 5:07

« Fais attention à toi. Et ne prends pas trop de risques, surtout. Envoie-nous un hibou si tu as le moindre problème, ma chérie. »

La voix de son père résonnait encore à ses oreilles. Avait-il la moindre idée de ce qu’allait devenir Poudlard cette année ? Non, et heureusement. Jamais il ne l’aurait laissée y retourner, sinon. L’ambiance était pesante, triste et sombre. La grande salle semblait froide, pire encore qu’au plus froid de l’hiver. Les élèves osaient à peine se regarder, se parler, se toucher. A qui faire confiance maintenant ? Comment être sûr que les amis ne se transformeront pas en traîtres à la moindre parole de travers ?

Et puis… Il y avait toutes ces places vides. Chez les Poufsouffles, près de la moitié des élèves n’étaient pas revenus. Étrangement, presque tous les Serpentards étaient présents. Des rumeurs circulaient depuis les wagons du Poudlard express : untel s’est enfui, machin a été arrêté, je n’ai plus de nouvelle de miss… Amaryllis ne pouvait s’empêcher de balayer du regard tous les visages qu’elle pouvait voir, espérant désespérément reconnaître l’un de ses amis. De temps en temps, un visage familier : Gabriel, à côté de Meredith, puis Elwyn chez les Serdaigles. Mais aucune trace d’Adam. D’Arya. De Dean. De Nathan. D’Ali. Même la petite Enora n’était pas à la table des Poufsouffles… citrouille. Amaryllis espérait de tous cœur qu’ils avaient réussi à s’enfuir, qu’ils s’étaient cachés. Loin. Elle ne voulait pas penser à l’autre option. Celle que les Mangemorts avaient imposée à Catherine, et à Charlotte. La mort.

« Bonsoir à vous tous. » Un frisson parcourut le corps de la Poufsouffle. Elle serra les dents, pour éviter de montrer une quelconque émotion. Rogue avait tué Dumbledore, et maintenant il se tenait à sa place. Usurpateur. Il commença son discours, annonçant immédiatement la couleur pour cette année. Pas de sorties, surveillance constante. « Vigilance constante ! », disait le professeur Fol-Œil. Les rumeurs disaient qu’il était mort, lui aussi. Il avait fait peur à Amaryllis presque toute l’année, mais au moins il les avait préparés à la réalité qui les attendait. Il n’avait pas été le meilleur professeur, mais il leur avait quand même appris beaucoup plus de choses que Lockhart ou Ombrage. Mais d’ailleurs… Y aurait-il encore des cours de Défense Contre les Forces du Mal ? Dans tous les cas, Amaryllis n’aurait pas pu suivre ce cours vu sa note de BUSE, mais le nouveau Directeur répondit rapidement en annonçant deux nouveaux professeurs. Un frère et une sœur. Cette dernière paraissait encore plus folle que son frère, avec ce regard presque démoniaque quand Rogue annonça qu’elle s’occuperait de l’Etude des Moldus. Amaryllis n’osa même pas imaginer pourquoi ils avaient rendu cette matière obligatoire pour tout le monde…

La sixième année se rapprocha imperceptiblement de Carlie, qui était assise à côté d’elle. Juste suffisamment pour que leurs coudes puissent se toucher. Ce simple contact avec celle qu’elle considérait comme sa grande sœur suffit à la rassurer. Heureusement qu’elle était là… Son insigne de Préfète-en-Chef brillait sur sa poitrine, au même endroit qu’Amaryllis portait son badge de capitaine. Les deux amies s’étaient en quelque sorte partagées les insignes d’Olivia… D’ailleurs, qu’allait devenir leur ancienne Préfète ? Elle était née-moldue…

Les réflexions d’Amaryllis furent interrompues par le professeur McGonagall. La sorcière semblait encore plus vieille et fatiguée que deux mois plus tôt. La Poufsouffle devina bien qu’elle ne partageait pas les opinions du Directeur, mais qu’elle avait également l’obligation d’y adhérer en apparence. « A cela vais-je ajouter que pour rester en adéquation avec les nouvelles lois établies par le Ministère, une cinquième maison a été ouverte en urgence pour les élèves n'entrant pas dans les normes. Je m'entretiendrai personnellement avec les élèves concernés à la fin de ce banquet. » Non. Non. Non, non, non. Pourquoi ? Pourquoi une nouvelle maison ? C’était possible de changer une tradition vieille de plus de mille ans ? Oui, bien sûr, maintenant le Seigneur des Ténèbres maîtrisait le Ministère et Poudlard, il pouvait faire ce qu’il voulait… Et quelles étaient ces normes ? Amaryllis se doutait bien que les nés-moldus allaient être automatiquement envoyés dans cette maison, mais y en aurait-il d’autres ..? Et si les métamorphomages n’entraient pas dans les normes ? Bon. Heureusement, elle n’avait jamais réellement fait usage de son don. Le professeur McGonagall était au courant, mais elle n’en avait probablement pas parlé à Rogue. Il fallait qu’elle reste discrète, et qu’elle use de son don avec parcimonie.  Cela dit, l’idée même de la nouvelle maison la rebutait. C’était une sorte de racisme, un mot qu’on entendait peu dans le monde sorcier mais qui était dans toutes les bouches chez les moldus. Finalement, heureusement que May n’était pas rentrée, elle aussi. Nul doute qu’elle aurait été envoyée dans cette maison.

McGonagall ajouta également que des inspecteurs assisteraient aux cours pour surveiller les professeurs. Les élèves ne seraient donc jamais tranquilles… Aucune pause loin des Forces Obscures. Et plus personne pour les protéger, maintenant que Dumbledore était mort. Pourquoi était-elle revenue déjà ? Amaryllis sentit la main de Carlie exercer une légère pression sur son épaule. Son regard croisa celui de Jimmy sur la table d’en face. Oui. C’était pour ça qu’elle était revenue. Pour eux.

Le Choixpeau entama ensuite sa chanson. Sa voix était plus rauque, plus triste que les années passées, tout comme le texte qu’il chantait. Lui aussi évoquait la cinquième maison… Amaryllis ne comprit la réalité que quand elle entendit « Nuncabouc ! » après qu’un première année ait posé le Choixpeau sur sa tête. Le pauvre garçon semblait terrorisé, ne sachant pas à quoi s’attendre. En général, les élèves plus âgés étaient là pour rassurer les plus jeunes, mais le petit blondinet rejoignit une table vide. Il fut rapidement rejoint par quelques autres élèves, tous aussi apeurés que lui. La Poufsouffle avait envie de se lever et de les prendre dans ses bras, pour les rassurer, leur dire que tout irait bien pour eux.

Mais c’était faux. Ça ne faisait que commencer. L’année serait un jeu en équipe. Les Mangemorts et les élèves en accord avec leurs idées ou trop faibles pour affirmer les leurs, contre les élèves qui refusaient de se soumettre. Un jeu dans lequel tous les participants mettaient leur vie en jeu. Et maintenant, Amaryllis était prête à prendre ce risque.

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Jeu 14 Juil 2016 - 15:56


Poudlard, cela faisait quatre ans qu’il n’avait pas remis les pieds entre les murs de l’école ou enfilé un uniforme. Quatre longues années à se coltiner des professeurs privés, sans croiser le moindre camarade. Seul pratiquement toute l’année dans l’immense manoir Inoue avec pour seule compagnie une elfe de maison, un chartier et un hibou. Les journées avaient été interminablement longues et ennuyeuses pour le jeune homme. Lors de sa première année, un basilic avait frappé dans le château, s’attaquant aux élèves et bien que Shawn n’avait aucun lien avec cette créature, ses parents avaient pris peur, pensant que son secret risquait d’être percé au grand jour ou pire qu’il était responsable des agressions. Un loup-garou ne pétrifie pourtant pas ses victimes, il les lacère, les déchiquette, les mord, les broie… Bref, rien à voir. Mais voilà, les parents du Gryffondor n’assumaient pas du tout d’avoir un loup-garou à la maison.

Pour Shawn, peu  importe combien  Poudlard avait changé, ça ne pouvait pas être pire que ces quatre années de solitude. L’ambiance avait beau être dépressive et sinistre, il ne pouvait s’empêcher de s’émerveiller en redécouvrant ce lieu qu’il avait tant souhaité fréquenter à nouveau. Comme un enfant devant ses cadeaux de Noël, il ne tenait pas en place. Le château était comme dans son souvenir, grand et majestueux.  Il lissa sa robe de sorcier aux couleurs rouge et or, empli d’une fierté et d’une joie sans limite et sautilla jusqu’au banc le plus proche à côté de Sian. Il était enfin un élève comme les autres, comme son frère et plus une honte qu’il faut cacher aux yeux de tous. Tout ça c’était grâce à Dumbledore et même si Shawn n’avait jamais vraiment connu le vieux sorcier, il lui était infiniment reconnaissant pour cette chance qu’il lui avait donnée peu de temps avant de disparaître à jamais.

-T’es pas tenable Shawn, sérieux !

Il éclata de rire :- ptain j’chuis trop heureux d’être de retour t’as pas idée.

-J’vois ça. Pourtant, crois-moi, cette année va pas être de tout repos.

Il n’écoutait déjà plus et s’était redressé en beuglant vers la table des Serdaigles, ses mains faisant office de porte-voix  :  Connor ! Ho ! Connor !, jusqu’à ce que ce dernier se retourne et le cherche du regard, tu m’attends à la sortie d’acc’ ? Faut j’te dise un truc ! Son ami lui fit un signe « Ok » de la main et s’installa chez les aigles. Shawn se laissa retomber de tout son poids sur le banc, faisant trembler le siège et la table. J’ai les crocs ! Il cherchait  à présent Gayna du regard et l’aperçut, installée à l’autre bout de la table.  De nombreux élèves continuaient à déambuler dans les allées, Shawn se leva et se pencha vers Sian : - garde ma place, je reviens.

Il courut jusqu’à Gayna et mit ses mains en bandeau sur ses yeux : - devine c’est qui ?

Un rire cristallin s’échappa d’entre ses lèvres et elle agrippa les doigts de Shawn pour les faire descendre :- Shawn , évidemment. Elle se retourna vers lui et lui fit un immense sourire auquel il répondit. Elle était magnifique, son cœur rata un battement.

-Héhé. Il se sentait incroyablement léger et heureux, la plupart des élèves avaient des têtes  d’enterrement, mais il ne pouvait pas être en deuil, pas tout de suite, il était enfin un élève comme les autres. Libre, libéré de ses chaînes et de ce poids sur son âme. Il pouvait enfin suivre les cours avec les autres, faire perdre des points à sa maison, rire dans les couloirs, encourager l’équipe de quidditch des lions, s’endormir dans un des cours dispensés…exister pour de vrai et laisser sa marque, comme les autres, entre les murs de cette école.  Tu me trouves comment en uniforme ? La classe, hein ! Elle hocha doucement la tête. Ça fait trop plaiz’ d’être dans la même maison ! Il releva les yeux pour dévisager son frère à la table des Serpentards qui rongeait son frein. Shawn lui fit un signe de la main auquel il ne répondit pas. Son frère était à l’image de sa maison sinistre et lugubre. Un animal vicieux à sang froid, dépourvu de membre et toujours camouflé dans un bosquet pour mieux vous mordre.

- Oui, il était temps que tes parents te laissent vivre, un peu.

-Allez, j’y retourne. Le speech du « directeur » va commencer, je ne voudrais rater ça pour rien au monde.

Les derniers élèves s’étaient installés lorsque Shawn regagna  son siège. Il ne connaissait pas la plupart des visages  que ce soit des élèves ou des enseignants. Certains visages en revanche ne lui disaient rien qui vaille. Rogue se leva et prit la parole de sa voix monocorde, plus puissante que la goutte du mort vivant pour t’envoyer au pays des songes.


« Bonsoir à vous tous, Je vais être direct, personne ne veut perdre trop de temps avec les formalités.

Il murmura en direction de Sian : il a pas changé d’un poil, haha. Toujours aussi jovial.

Vous ne devez pas vous attendre à une année identique aux autres, plusieurs choses vont changer, dès ce soir. Pour commencer, en plus des règles habituelles de cette école s’ajoutent les suivantes : cette école sera constamment gardée et ceux qui voudront tenter d’en sortir par des moyens peu légaux…

Shawn n’écoutait déjà plus, trop occupé à s’arracher une peau morte au bout de son index. Le Gryffondor n’était pas connu pour sa patience et son écoute très développées. Il s’endormait très souvent en classe, lorsqu’il n’était pas en train d’inventer une nouvelle bêtise pour faire rager ses enseignants. Il releva les yeux lorsque Rogue présenta les nouveaux professeurs.

Amycus Carrow, qui s’occupera des cours d’art de la magie noire,...

La magie noire, carrément ? En effet, Poudlard avait bien changé et ce nouveau cours dispensé en était une preuve flagrante.  Les défenses contre les forces du mal avaient donc été remplacées par de la magie noire. Il y avait de quoi s’inquiéter.

et sa sœur, Alecto Carrow, qui sera chargée des cours d’étude des moldus. Deux matières obligatoires pour chacun et chacune d’entre vous. J’ajoute que ces deux professeurs auront en main les sanctions et punitions, même pour les dérapages dans les autres cours. Le professeur Slughorn prendra la direction de la maison Serpentard.

Le ton était donné : sanctions, magie noire et « études des moldus », en d’autres mots, ils comptaient laver le cerveau des élèves pour en faire de parfaits petits pantins au service de leur maître. Shawn fixa le directeur de la maison Serpentard, encore un vieux croûton décrépi, pour changer.  À croire que la potion n’attire que des fossiles en décrépitude, murmura-t-il.

Durant ses cours, il sera également régulièrement accompagné d'une apprentie en dernière année de formation de potionniste, Miss Cassidy Rowle. Elle sera présente toute l'année au château dans le cadre de sa formation.

-J’ai rien dit… Une jeune femme tout à fait charmante venait d’être présentée en tant qu’apprentie. Elle n’avait pas plus de 25 ans et semblait être plus froide que la glace. Probablement une ex Serpentard. Vivre six pieds sous terre, ça ne rend pas aimable.  Je regretterais presque de plus suivre les cours de potion…Presque.

- Tu peux encore changer d’avis.

- Ou pas. Surtout avec mon piètre aux Buses !

Si seulement, tous les professeurs pouvaient lui ressembler et être des jeunes filles dans la fleur de l’âge. Parce que bon Mc Go, Flitwick ou Rogue, ce n’était plus de toute fraîcheur. Il se pencha un peu plus en avant pour mieux contempler la demoiselle. Elle était mignonne et faisait clairement tache au milieu des autres enseignants. Comme une fleur au milieu d’une décharge publique. Shawn se fit la réflexion qu’elle allait se faire chier avec les professeurs pendant toute l’année et qu’il n’enviait pas du tout sa situation.Y avait au moins une bonne nouvelle, toujours voir l'aspect positif. Elle jetait des coups d’œil mauvais en direction des élèves, mais Shawn ne détourna pas les yeux pour autant. Ce ne fut que lorsque Mc Gonagall se leva à son tour qu’il se désintéressa de l’apprentie.

« Merci beaucoup, Severus.  A cela vais-je ajouter que pour rester en adéquation avec les nouvelles lois établies par le Ministère, une cinquième maison a été ouverte en urgence pour les élèves n'entrant pas dans les normes. Je m'entretiendrai personnellement avec les élèves concernés à la fin de ce banquet. »

Le discours de la professeure de métamorphose finissait de ternir le tableau déjà bien sinistre pour l’année à venir. Une nouvelle maison ? Une vague de murmures se répandit dans les rangs comme une trainée de poudre. Tous les élèves semblaient surpris et il  y avait de quoi. On pouvait traduire cette révélation par : les né-moldus et autres erreurs de la nature vont être séparés des autres élèves. Shawn jeta un coup d’œil inquiet vers le nouveau directeur. Rogue avait-il révélé son secret ? Allait-il devoir quitter les Gryffondor alors qu’il pouvait enfin renfiler l’uniforme rouge et or ? Évidement que Rogue l’avait dénoncé, il ne pouvait pas blairer Shawn et prenait un malin plaisir à le punir, alors pourquoi lui aurait-il fait une fleur en taisant sa condition de loup-garou ? La vieille Mc Gonagall ne semblait  pas prendre ce changement avec gaieté, il faut dire qu’elle avait toujours soutenu les opinions de Dumbledore, s’opposant au Dark lord. C’était même étonnant qu’elle soit encore enseignante dans le contexte actuel.

Sian murmura en direction de Shawn : -te l’avais dit. Place aux réjouissances.


« SILENCE !  Un silence de cathédrale fit place. Tous les regards étaient rivés sur elle dans l’attente de la suite. Pouvait-il y avoir pire ? « Cette nouvelle maison n'est pas le seul changement notable cette année puisqu'en effet, trois employés du ministère ont eu l'amabilité de rejoindre nos rangs en cette rentrée, et ils seront présents jusqu'à la fin de l'année. Ce sont des inspecteurs. Ils seront présents à chacun de vos cours. Ils sont chargés de surveiller la façon dont sont dispensés les cours et de veiller à ce que les prescriptions du ministère soient respectées. Dans le cas contraire, il se peut que l'enseignant qui manque à son devoir soit remercié et remplacé. »

Le monde sorcier était au bord du précipice, même Shawn s’en rendait compte. Il était sur le fil du rasoir, prêt à s’effondrer à la moindre bourrasque. Cette année ne présageait rien de bon et surtout pas pour lui, l’hybride. Mais il aurait tout le temps d’y penser plus tard. Shawn ne vivait que pour  l’instant présent.

« J'aurais aimé que Poudlard reste un endroit accueillant où tout le monde se sent en sécurité « Cependant, les événements ne se déroulent pas toujours comme prévu. Quoi qu'il en soit, nous tenterons de vivre le plus normalement possible, et nous accueillerons vos nouveaux camarades comme il se doit. Les premières années, approchez, s'il vous plaît, je vous appellerai un par un, dans l'ordre alphabétique et vous serez invités à coiffer le Choixpeau afin que vous soyez répartis dans les autres maisons. »

Elle appela les premières années agglutinées les uns aux autres tels des madrépores cherchant à former un récif. Shawn se souvenait de son premier jour à Poudlard lorsqu’il était monté sur ce tabouret que le choixpeau avait crié : GRYFFONDOR. Son frère était passé juste après lui, envoyé dans la maison rivale comme pour frapper le dernier clou au tableau : les jumeaux Inoue n’ont rien en commun si ce n’est leur physique. Poudlard lui avait tellement manqué, l'ancien Poudlard.

Shawn riva ses prunelles sur Rogue, le jaugeant du regard. L’année peut bien être atroce, je suis prêt !

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Dim 17 Juil 2016 - 16:28


Et voilà, une nouvelle année qui débute. Comme quoi, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et le jeune homme l’expérimentait pleinement en cet instant, assis entre Fay et Jane à la table des Serdaigles. Tout avait changé, tout était différent. Dumbledore n’était plus, des détraqueurs rôdaient autour de l’école, les forces du mal étaient plus puissantes que jamais et leurs mains ténébreuses semblaient s’étendre à l’infini au-dessus de leur tête. Mais la chose qui avait le plus changé, c’était probablement lui-même. Elwyn, Haneul ou Dong, peu importe sous quelle appellation vous le connaissez, ne savait plus qui il était, d’où il venait et par conséquent, le chemin qu’il devait emprunter dans ce futur certes effrayant, mais inéluctable. Perdu, la peur rampait dans ses veines et dévorait son cœur. Le Serdaigle pivota la tête à droite puis à gauche. Que des visages monstrueux, inconnus. Seul, personne ne pouvait l’aider. Personne n’avait jamais pu. C’était à lui et à lui seul de décider du chemin qu’il souhaitait suivre à l’avenir. Il était le seul maître et responsable des cartes de sa vie et de ses choix. Personne ne pouvait décider à sa place. Le Serdaigle soupira et posa ses deux mains entrelacées sur la table devant lui sous le regard inquiet de Fay. Elle n’avait pas osé lui parler des cartes et de la signification de son tirage. Elle craignait pour son ami autant que pour sa propre vie, à présent.

Il y avait beaucoup d’agitations autour de lui, les élèves s’installaient à leur table. Des bancs étaient poussés, un brouhaha de conversations emplissait la Grande salle lui donnant vie après le silence de l’été. Elwyn avait fermé les yeux et baissé la tête. «  Et pendant cinq ans tu ne t’es pas posé plus de questions ? » Si, des dizaines, des centaines de questions, mais je ne voulais pas entendre les réponses. Un mensonge est plus doux que l’implacable réalité. J’avais peur. J’étais sourd, aveugle et muet concernant ma mère. « Quand on cherche, on trouve, sinon on ne trouve rien. », j’ai compris le message. Je vais m’y mettre et je briserai vos masques d’adultes irresponsables. Il serra ses poings entre eux.

Il se revoyait couché dans un des lits de camp alignés tous identiques de l’orphelinat. Chaque mouvement provoquait des couinements stridents, une véritable symphonie. Chaque soir, la gouvernante passait au centre veillant à ce que les enfants soient tous endormis et calmes, puis elle éteignait la lumière plongeant la pièce dans les ténèbres. « Dormez maintenant, si j'entends un seul bruit, vous serez privés de petit déjeuner demain ». Le petit Haneul n’arrivait pas à dormir, le néant de la nuit le terrifiait et glaçait le sang dans ses veines comme si ce trou béant tentait de l'absorber, lui pauvre petite âme abandonnée. Il s’était levé du lit, ses petits pieds nus sur le parquet gelé ne faisaient pas un bruit. Il était descendu à la cuisine parce qu’il avait faim, comme tous les soirs, mais ce soir-là, plus que d'habitude. Il avait volé une miche de pain qu’il avait grignoté dans son lit en mouillant son oreiller de ses larmes. C'était peu de temps après son abandon. Le lendemain la gouvernante avait aligné tous les enfants et avait demandé à ce que le coupable se dénonce ou tous les enfants seraient privés de repas. Elwyn-Haneul avait préféré punir tous les enfants plutôt que de faire un pas en dehors du rang.

« Je savais que tu étais le coupable. »

« Alors pourquoi ne m’as-tu pas puni ? »

« Parce que tu t’es puni toi-même. Regarde, tu t’en souviens encore ».

Allait-il reproduire cette année également ce genre d’erreur ? Ne pas sortir du rang. Sauver sa propre vie au détriment de celle des autres. Taire ses erreurs pour continuer à vivre. Courber l’échine pour survivre. Quelle voie devait-il choisir ? Être le roseau qui se plie sous les caprices du vent ou le chêne, droit et fier, qui préfère être déraciné plutôt que de se trahir ? Cruel dilemme.

Bonsoir à vous tous. Il rouvrit les yeux et pivota vers Rogue, écoutant le discours du nouveau directeur avec attention. Je vais être direct, personne ne veut perdre trop de temps avec les formalités. Vous ne devez pas vous attendre à une année identique aux autres, plusieurs choses vont changer, dès ce soir.

L’ex-professeur des potions n’avait pas besoin de le préciser. Les élèves étaient tous conscients que dès ce soir, Poudlard ne serait plus la même. Que l’école qui les avait accueillis comme un doux foyer, les avait éduqués n’était plus. Elle était morte avec Dumbledore, enterrée dans les ténèbres de la terre où elle pourrira. Elwyn avait peur de ce qu’il pouvait apprendre lors de ce repas qui avait plus des allures de deuil, que de festivités.

Pour commencer, en plus des règles habituelles de cette école s’ajoutent les suivantes : cette école sera constamment gardée et ceux qui voudront tenter d’en sortir par des moyens peu légaux s’exposeront à des ennuis plus graves que de simples retenues. Les divers passages secrets ont été condamnés, pour information à ceux et celles qui s’amusaient fréquemment à les emprunter. »

Jusque là rien de surprenant. Le Serdaigle avait senti que des détraqueurs rôdaient autour de l’école, comme lors de sa deuxième année. Leur aura fétide et funeste l’avait glacé jusqu’au sang. Lui rappelant des souvenirs empreints de tristesse et de désespoir. Des souvenirs qu’il aurait préférés oublier, comme le décès de sa grand-mère, ses échecs au piano, des pleurs, des cris, une berceuse et une lune immense dans un ciel de solitude.

« Vous aurez tout d'abord deux nouveaux professeurs, cette année, qui sont Amycus Carrow, qui s’occupera des cours d’art de la magie noire, et sa sœur, Alecto Carrow, qui sera chargée des cours d’étude des moldus. Deux matières obligatoires pour chacun et chacune d’entre vous. J’ajoute que ces deux professeurs auront en main les sanctions et punitions, même pour les dérapages dans les autres cours.

La magie noire remplaçait donc la Défense contre les forces du mal. Il s’y attendait et ne fut qu’à peine surpris. Par contre, il ne s’était pas attendu à ce que le cours d’étude des moldus soit obligatoire et qu’en plus, le professeur chargé d’enseigner cette discipline soit différent. Lui qui avait été élevé par des moldus sentait que ce cours allait être un ramassis de mensonges. Il retira ses mains de la table pour les poser sur ses cuisses en soupirant. Fay marmonna à côté de lui : -ça craint du gobelin. Elle rongea le bout d’ongle de son index, comment on va faire bon sang. Son anxiété était palpable, tant elle mordillait le bout de ses ongles. Elwyn tendit le bras et attrapa son poignet  avec calme et douceur pour l’obliger à abaisser son bras. La voir ainsi le stressait de trop. Elle se laissa faire et serra la main chaude de son ami sous la table. Elle tremblait, mais le calme d'Elwyn semblait catalyser son angoisse.

Le professeur Slughorn prendra la direction de la maison Serpentard. Durant ses cours, il sera également régulièrement accompagné d'une apprentie en dernière année de formation de potionniste, Miss Cassidy Rowle. Elle sera présente toute l'année au château dans le cadre de sa formation. Il n’y guère de changement pour les trois autres maisons. Il est sans doute inutile d’enjoindre aux têtes brûlées parmi vous de rester plus effacés, cette année… Vous découvrirez seuls les conséquences pour celles et ceux qui ne savent pas rester à leur place. »

Il dévisagea impassible la nouvelle disciple du directeur des Serpentards. Elle était jeune, mais son visage de poupée de glace ne lui disait rien qui vaille. Comme les deux Carrow, Elwyn sentait qu’il valait mieux ne pas avoir affaire à cette demoiselle. Elle devait très certainement être une fervente partisane des idéaux de Vous-savez-qui et son regard de félin prêt à bondir sur sa proie acheva la mauvaise image qu’il avait d’elle. Une nouvelle personne à éviter, bien. Cette année allait être un jeu de cache-cache taille nature, sauf que se faire découvrir pouvait entraîner de sévères représailles. Châtiments corporels, ça ne rigolait pas, certainement pour le plus grand plaisir de Rusard qui avait toujours espéré que les châtiments soient remis au goût du jour à Poudlard.

La directrice des lions se leva à son tour et prit la parole. Elle semblait effondrée. Elle qui soutenait tant les idéaux de Dumbledore, assister à la destruction de ces idéaux un par un et voir l’école que l’on chérissait comme un enfant, se transformer en monstre hors de contrôle devait vraiment lui être insoutenable.

« Merci beaucoup, Severus. A cela vais-je ajouter que pour rester en adéquation avec les nouvelles lois établies par le Ministère, une cinquième maison a été ouverte en urgence pour les élèves n'entrant pas dans les normes. Je m'entretiendrai personnellement avec les élèves concernés à la fin de ce banquet. »

Une cinquième maison ? Elwyn se redressa sur son banc, interloqué. Fay aussi avait répété ces mots comme une incantation. Une cinquième maison, mais pour quoi faire ? Pour les « élèves n’entrant pas dans les normes », le ton était donné. Cette maison servirait à parquer les nés-moldus et autres élèves que Vous-savez-qui jugeaient indignes d’être sorciers. Elwyn, sans l’aide de Yong shik et de Stanley, aurait probablement atterri dans cette maison et il n’aurait certainement pas été préfet. Il regarda son insigne en soupirant. C’est fou comme un simple détail, un simple mot, une simple connaissance, pouvait tout changer. Sa mère était sorcière, mais il ne savait rien de son père biologique. En tout cas les rumeurs parlaient d’un moldu et puis il n’avait aucun document pour prouver que sa mère avait été une sorcière. Il n’existait aucun document sur lui datant d’avant son adoption, comme s’il était tombé du ciel, alors il aurait fini avec les nés-moldus et autres hybrides. Fay restait silencieuse, même la pipelette avait le bec cloué par cette annonce. Mc Gonagall fit tinter un verre et demanda le silence.

Cette nouvelle maison n'est pas le seul changement notable cette année puisqu'en effet, trois employés du ministère ont eu l'amabilité de rejoindre nos rangs en cette rentrée, et ils seront présents jusqu'à la fin de l'année.Ce sont des inspecteurs. Ils seront présents à chacun de vos cours. Ils sont chargés de surveiller la façon dont sont dispensés les cours et de veiller à ce que les prescriptions du ministère soient respectées. Dans le cas contraire, il se peut que l'enseignant qui manque à son devoir soit remercié et remplacé. »

Le Ministère aussi s’en mêlait et même les enseignants n’étaient pas à l’abri. C’était encore plus effrayant que ce qu’il avait imaginé. Le Ministère avait donc retourné sa veste pour s’incliner devant les forces du mal ou bien il était tout simplement tombé aux mains des Mangemorts. Peu importe l’option, le résultat était le même : il n’était plus en sécurité nulle part. le Ministère qu'il avait toujours imaginé comme une figure d'autorité sûre et puissante s'était elle aussi laissée corrompre. Yong shik avait vu juste lorsqu’il l’avait prévenu que le Ministère n’allait pas l’accueillir avec un petit thé et des biscuits s’il prenait la fuite. Cet inconnu lui avait sauvé la vie. Il aurait fait une incroyable erreur sans lui et aurait mis en danger sa vie et celle de ses proches. À cette simple pensée, la peur tordit ses boyaux. Il avait raison, il n’était qu’un gamin stupide et faible. Sans lui… Il souhaitait revoir cet homme. Elwyn se tourna et chercha Andy à la table des Gryffondors. Mais la table était trop loin et il y avait trop de monde, il abandonna sa recherche et ramena son attention sur la professeure de métamorphose.

« J'aurais aimé que Poudlard reste un endroit accueillant où tout le monde se sent en sécurité.  Cependant, les événements ne se déroulent pas toujours comme prévu. Quoi qu'il en soit, nous tenterons de vivre le plus normalement possible, et nous accueillerons vos nouveaux camarades comme il se doit. Les premières années, approchez, s'il vous plaît, je vous appellerai un par un, dans l'ordre alphabétique et vous serez invités à coiffer le Choixpeau afin que vous soyez répartis dans les autres maisons. »

Il n’écouta pas le chant triste du vieux choixpeau. Ça y est la répartition venait de commencer, puis ce serait le moment de manger bien qu’il n’avait pas du tout faim. Après quoi, Elwyn devrait guider les premières années jusqu’à la tour des Serdaigles et leur expliquer ce qu’il savait, comme l’avaient fait ses prédécesseurs avant lui. À défaut d’être courageux, sûr de lui, fier, un héros, il pouvait au moins être un bon guide pour tous ces enfants perdus.

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Dernière édition par Elwyn H. Miller le Mar 26 Juil 2016 - 18:03, édité 1 fois
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 5 décembre 1981 ~ Édimbourg
SANG SANG: né(e) de moldus
MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Lun 25 Juil 2016 - 15:56


Tout le monde dans le chaudron
Couleuvre, écaille de dragon
Momie de sorcière, grenouille
Dent de loup, mouche qui gargouille.

La chorale remplissait l'entièreté de la grande salle de son concert de voix cristallines, raisonnant devant tous les élèves de l'école, réunis en ce début d'année. Ils étaient presque aussi nombreux que les années précédentes, c'était rassurant quelque part, mais sur leurs visages ne se dessinaient pas les mêmes expressions émerveillées qu'elles avaient pu afficher autrefois. Même les tout nouveaux né-moldus qui n'avaient aucune idée de ce qu'il pouvait bien se passer chez les sorciers sentaient que quelque chose clochait.
Les chanteurs, eux, se devaient de garder le sourire, il fallait faire bonne impression, et chanter en boudant n'était jamais bien convaincant comme le disait le professeur Flitwick pendant les répétitions. Entre tous ces élèves qui s'égosillaient visiblement le plus joyeusement du monde, il y avait Simon qui ne dérogeait pas tellement à la règle. Dans sa main il tenait un énorme crapaud, animal qui avait sa place dans la chorale depuis bien des années et dont les croassements rythmaient le chant. Et c'était à cause de ce même crapaud que le sourire enjoué (et faux, précisons-le) de Simon se figeait, parce qu'il était sacrément lourd, et le porter avec un seul bras relevait de l'un des douze travaux d'Hercule, surtout pour un adolescent aussi maigre que le Serdaigle.

*

* *

Double, double, peine et trouble
Flamme qui brûle et chaudron plein de bulles
Double, double, peine et trouble
Flamme qui brûle et chaudron plein de bulles
Double, double, peine et trouble
Flamme qui brûle et chaudron plein de bulles.



Alors que Simon chantait seul dans sa chambre, la porte s'ouvrit, faisant sursauter le garçon qui se tût immédiatement. C'était son père.
« Tu chantes, Simon ? demanda l'homme.
-Ah, heu, non c'était un enregistrement, pour la chorale de l'école menti-t-il.
-J'aurais pourtant juré que c'était ta voix.
-Non, c'est... ensorcelé pour que ça ait la même voix que moi, comme ça je sais ce que ça doit donner au final.
-Ah je vois... J'aimerai bien t'entendre chanter un de ces jours, quand même. Descend dans le salon, ta mère et moi on vient de rentrer. Et franchement range-moi cette chambre, c'est plus possible, là... »
Puis il reparti, laissant Simon ranger rapidement ses quelques affaires éparpillées sur son lit, ignorant complètement celles qui jonchaient le sol. Comme l'avait souligné son père, sa chambre était un vrai capharnaüm. L'adolescent avait pris l'habitude de ne plus rien ranger lui-même, après avoir passé quatre années scolaires à vivre dans un château où des elfes de maison passaient chaque jour faire le ménage.
Une fois cela fait, il alla rejoindre ses parents qui prenaient l'apéro après une bonne journée de travail. Tous deux étaient médecins et louaient ces journées d'été où la moitié de leurs patients habituels étaient en vacances. Cela leur faisait moins de boulot, donc plus de temps pour profiter de leur fils qu'ils ne voyaient que quelques mois par an.
« Ca fait deux semaines que l'on ne reçoit plus la Gazette du Dimanche, c'est étrange. se plaigna le père Kane, sirotant son verre de whisky, en bon écossais qu'il était.
-Quelle idée de faire livrer son courrier par hibou en même temps... Il doit arriver quand personne n'est là où que Simon dort et repartir avec le journal. » rétorqua sa femme, lisant un magazine moldu.

Leur fils, bien silencieux de son côté, n'avait pas grand chose d'honnête à ajouter là-dessus. Tout ce qu'il pouvait dire ne serait que mensonges, et il ne savait que difficilement mentir à ses parents, il était trop honnête pour cela, donc il l'évitait le plus souvent possible. Les gazettes des dimanches de la troisième et de la dernière semaine du mois de juillet, il les avait reçues exactement à la date et à l'heure prévue, donc chaque dimanche dans la matinée, et depuis elle s'était retrouvée cachée sous son lit.
Avoir des parents moldus, c'était plein d'inconvénients, surtout par les temps qui courraient. En général on entendait d'eux qu'ils ne comprenaient rien au monde de la magie. Les parents de Simon, eux, s'y intéressaient énormément. Ainsi ils étaient abonnés aux éditions hebdomadaires de la Gazette du Sorcier, qu'ils lisaient attentivement. Cependant depuis mi-juillet, Simon les leur confisquait.

Les raisons étaient simples, ils ne devaient en aucun cas savoir ce qu'il se passait dans le monde sorcier. L'ampleur de la discrimination contre sang-de-bourbes et de l'épuration qui allait avec, tout cela ne devait surtout pas les atteindre, sinon jamais ils ne laisseraient Simon retourner à Poudlard.
L'adolescent, malgré tout ce qui secouait son nouveau monde, avait envie d'y retourner. Il avait premièrement soif d'apprendre, mais surtout soif d'y retrouver tous ses amis. Contrairement au monde sorcier, le monde moldu n'avait pas grand chose à offrir au jeune homme, peu d'alternatives pour compenser son bras manquant et pas d'amis.
De plus, parmi ses amis comptait Kenneth, dont la mère travaillait au ministère. Alors, elle avait accès aux arbres généalogiques d'un peu tout le monde et avait pu, sur demande expresse de son fils, rajouter un membre sorcier à la famille Kane. C'était ainsi que tout cela était supposé se passer, et c'était ce qu'avait tant bien que mal expliqué Simon à ses parents pour dire que tout irait bien. Pas que la mère d'un garçon qu'ils ne connaissaient pas allait l'aider à mentir au gouvernement, non, mais que son grand-père maternel, aujourd'hui décédé, était un cracmol. Alors Simon avait bien hérité de la magie et ne l'avait volé à personne. Telle était l'histoire officielle.

Ils avaient fini par y croire, en même temps jamais Simon n'avait été aussi convaincant, et certains éléments jouaient en sa faveur, par exemple le fait que son grand-père maternel soit mort jeune, peu de temps après la naissance de madame Kane. Il était surtout convaincant parce que c'était un mensonge qu'il devrait répéter tout au long de l'année s'il voulait se cacher des mangemorts. Il ne savait pas si c'était une bonne idée, mais en attendant de le découvrir, il devait vivre ce mensonge, y croire encore plus fort que si c'était la vérité.

La famille Kane avait pourtant bien reçu la lettre de Poudlard indiquant que la présence de Simon y était obligatoire, alors même si ses parents s'y opposaient, le garçon n'aurait pas d'autre choix que d'y aller. Pourquoi leur avait-il donc menti ? Parce qu'il ne voulait pas qu'ils s'inquiètent pour lui.
Ayant grandi handicapé, tout le monde avait toujours été au petits soins pour lui, et cela le répugnait, lui donnait envie de s'en aller très loin, là où on le traiterait comme un vrai petit garçon. A Poudlard c'était le cas, on le laissait tranquille, et il se dépatouillait du mieux qu'il pouvait. Il y pouvait lacer ses chaussures par exemple, ce qui relevait de l'exploit pour le Simon pré-Poudlard. Merci Brave.
Ainsi, il ne supporterai pas de passer toute une année à rassurer ses parents qui en feraient des tonnes sous prétexte que des extrémistes voudraient exterminer tous les sang-de-bourbes comme leur fils. Il comprendrait leur réaction mais n'avait nullement envie de l'endurer.


*

* *

Le mal court il n'est pas loin !

Et ainsi conclut la chorale, remerciée par des applaudissements bien plus faibles que d'habitude. Peut-être que si les élèves savaient à quel point cette phrase représentait bien l'année à venir, ils auraient été un peu plus réactifs. En attendant, Simon devait vite trouver un endroit sur lequel poser son crapaud chanteur. Il pesait de plus en plus lourd sur son bras unique et toujours trop maigre, son poids s'apparentant à un fardeau de plus en plus difficile à soutenir.

Quelques instants plus tard, le bras du jeune Serdaigle était enfin libéré de l'imposant batracien. Il pouvait enfin s'asseoir à sa table, parmi les autres élèves de sa maison. Pas forcément des élèves qu'il connaissait, parce qu'il était arrivé en dernier à sa table, il devrait donc choisir parmi les places restantes.
Il avait déjà passé tout le trajet à bord du Poudlard Express seul. Pour plusieurs raisons ; d'abord il n'avait croisé personne avec qui il avait particulièrement envie de discuter. La boule au ventre et la queue entre les jambes, la perspective de cette année à Poudlard lui faisait peur, il n'était donc pas forcément d'humeur bavarde. Ensuite, il avait eu de la lecture importante à faire. Les meilleures énigmes de Rowena Serdaigle, recueil qu'il lisait tous les ans histoire de savoir ce quoi répondre aux énigmes que lançait la porte de la salle commune des Serdaigles pour ne pas se retrouver pris au piège a l'extérieur. Et finalement, s'il y avait bien une chose dont Simon n'avait nullement envie, c'était attirer l'attention. Malheureusement tous les amis à qui il aurait bien voulu parler étaient bruyants et Gryffondors. Donc tant pis pour la compagnie, Simon pouvait toujours lire son livre, il ne mourrait pas d'une journée passé seul. Et en plus elles étaient amusantes ces énigmes, ça lui changerait les idées.

Le temps d'aller s'asseoir à la table des Serdaigles, Simon avait complètement raté le discours de Rogue, le nouveau directeur de l'école. Mais il était tout ouï pour ce que McGonagall avait à y ajouter, et tant mieux parce que cela le concernait directement.

Elle disait qu'une cinquième maison avait été créée, pour tous ceux qui n'avaient pas eu la chance de connaître quelqu'un qui connaissait quelqu'un au Ministère de la Magie. Il se savait en sécurité, mais cela n'empêcha pas tous ses organes de se contracter à l'intérieur de son ventre, et encore moins ses yeux d'éviter les regards lourds qui émanaient de ceux à la table des professeurs et du personnel.
Tout le reste de son discours n'était qu'excuses voilées en lamentations sur l'état de l'école qui accueillait tout le monde en cette année funeste. Et les élèves en avaient bien besoin lorsque l'on voyait tout ce qui pesait et viendrait empêcher le bon déroulement de leur scolarité.

Le buffet prit place, après la cérémonie de répartition pendant laquelle déjà les premiers élèves les plus malchanceux avaient été envoyés dans la cinquième maison, celle de trop. Seuls à cette table de la honte qui leur était réservée, personne ne savait s'ils devaient être applaudis ou non.
Et ensuite, le clou du spectacle, le moment que tout le monde, et surtout Simon, attendait, les élèves plus anciens qui eux aussi rejoindraient les Nuncaboucs.
Il était censé être protégé de tout cela par son ami Kenneth, il avait un alibi officiel, faux mais officiel tout de même, statistiquement il n'y avait aucune chance que Simon aille rejoindre ces élèves maudits. Et pourtant le nœud de ses entrailles se resserrait un peu plus à chaque nom de famille, jusqu'à ce qu'ils en arrivent à la lettre K.

« Kane, Simon » appela alors la professeure. Et en un instant, Simon se figea, le monde se figea autour de lui, tous les bruits semblèrent se taire. Ses yeux écarquillés fixés sur la directrice adjointe, il ne la regardait cependant pas vraiment, il était simplement perdu dans des pensés qui allaient beaucoup trop vite pour lui. Le concerné resta de longs instants immobiles, ne réalisant pas encore ce qu'il venait de se passer.
Kenneth lui avait menti. Sa mère ne s'était occupée de rien, et à cause de lui Simon serait envoyé parmi les élèves de trop de l'école. Il serait torturé, peut-être même tué, à cause de sa simple négligence.
« Hé, on t'appelle, vas-y ! » fit un Serpentard, souriant et assit à sa table derrière le jeune homme, ce qui le sortit de sa torpeur.

Alors, Simon se leva et avança vers l'avant de la salle. Il le faisait mais n'en avait pas envie. Il ne voulait que s'enfuir. Sur son épaule gauche, sa prothèse était plus lourde que jamais, chaque regard posé sur lui ajoutant un poids supplémentaire à ce membre artificiel, comme à chaque fois que le manchot se trouvait là où il ne voulait pas être. De rapides regards, il parcourait toute la table des Gryffondors, à la recherche de Brave. Il avait besoin de la voir pour se dire que tout irait bien, mais il ne la trouva point. On pouvait lire la peur dans ses yeux alors qu'il rejoignait la directrice adjointe dont le long parchemin regorgeait encore de nombreux noms qu'il lui restait à lire.

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Dim 31 Juil 2016 - 17:02

Un. Deux. Trois. Rien n’était plus pareil. Le monde chuchotait, et pas un éclat de rire ne le dérangeait. Dans la Grande Salle de Poudlard, les élèves attendaient patiemment que les premières années fassent leur entrée pour se faire répartir. Néanmoins cette année était différente des autres, un silence irréel planait sur chacune des quatre tables. Seuls quelques chuchotements discrets se faisaient entendre ici et là. Ethan les entendaient, comme à travers un voile. De simples bruits parasites dont il avait appris à faire abstraction. Il tournait entre ses doigts une mornille trouvée au fond de sa poche. Un groupe d’élève passa devant lui pour rejoindre la table des Poufsouffle, et son regard fut attiré par une chevelure rousse. Aussitôt il se redressa, le regard plus vif, comme si une petite flamme venait de s’allumer au fond de ses pupilles bleus. Mais aussitôt une bourrasque la chassa. Ce n’était pas elle. Trop grande. Trop maigre. Pas l’ombre d’un sourire. Ethan serra le poing autour de la pièce, jusqu’à ce que ses jointures blanchissent. Il finit par la ranger dans sa poche. Il en avait assez de voir des fantômes. Assez de sursauter et de sentir son cœur s’emballer quand son regard accrochait une chevelure rousse, puis se briser. Le Serpentard secoua légèrement la tête, chassant de son esprit les images qui le hantaient. Encore une fois son regard fut attiré par la grande fenêtre, devant laquelle Heather se tenait. La lune brillait d’un halo particulièrement éclatant ce soir. C’était une soirée de fin d’été, sans nuage. Au-dessus de la forêt interdite qui se tenait fièrement, telle une masse sombre, des ombres planaient, comme de grandes chauves-souris. De grandes créatures noires, mi chevaux mi dragons, squelettiques mais puissants. Maintenant il pouvait les voir, les Sombrals, rois incontestés de la forêt. Ça avait été un choc pour lui à la sortie du train, quand il avait vu ces animaux tirer les calèches qui habituellement avançaient seules. Il aurait pourtant dû s’y préparer, après tout l’année passée Hagrid leur avait fait un cours sur les Sombrals, et leur avait appris que c’était bel et bien eux qui tiraient les calèches. Mais il avait complètement oublié que dorénavant il pourrait les voir.

Soudain toutes les têtes convergèrent vers la table des professeurs. Rogue venait de se lever pour prendre place devant le pupitre réservé au directeur. Ethan avait toujours apprécié l’homme qu’était Rogue. Un maitre en potion. Un expert en magie avancée. Un bon duelliste. Et aujourd’hui il le méprisait. Il se tenait là devant eux sans une once de remord, comme si ce titre lui revenait de droit. Mais Ethan allait jouer le jeu. Il serait le parfait Préfet en Chef de Serpentard. Celui vers qui le directeur pourrait compter. Ses yeux pales fixaient Rogue comme s’il pouvait ainsi lire en lui. Il était évident que derrière ces paroles, une lourde menace planait. Ils étaient désormais prisonniers au château. Ils n’étaient que les objets de pression du ministère pour faire plier les adultes. Ethan échangea un regard lourd de sens avec Sevan. Poudlard ne serait plus l’endroit qu’ils avaient connu. Rogue retourna s’asseoir dans un silence religieux tandis que Mc Gonagall prenait sa place. S’il ne l’avouerait jamais à haute voix, Ethan était profondément soulagé de voir la directrice adjointe. Un murmure d’interrogation s’éleva dans la salle lorsqu’elle parla d’une cinquième maison. Ethan se tourna vers Joyce en fronçant les sourcils. En tant que préfets ils avaient eu une réunion dans le PoudlardExpress, et personne ne leur avait parlé d’une cinquième maison. Les questions se bousculaient dans sa tête. Qui y serait envoyé ? Sur base de quels critères ? Ethan avait peur de connaitre la réponse, mais il refusait de l’admettre. Les professeurs n’auraient jamais accepté une telle chose. Le vert et argent observa lesdits inspecteurs. Arrogants, hautains et froids. Des Mangemorts, sans nuls doutes. Ça en faisait au moins six au total, présents dans le château.

Son sang se glaça dans ses veines. Ce n’était pas comme ça qu’aurait dû se dérouler sa septième année.  Il aurait dû s’impatienter avant l’arrivée du banquet, échanger avec ses amis sur ses vacances d’été, chanter l’hymne idiot de Poudlard en levant les yeux au ciel, et se faire harceler par Sevan à propos des futurs entrainements de Quidditch. Au lieu de ça, il ravalait sa peur et sa colère. C’était comme si plus rien de le rattachait à cet endroit. Pour la première fois de sa vie il se rendit compte qu’il ne voulait pas être ici. Jusqu’au dernier moment il s’était voilé la face. Tout sera comme avant. Il s’était bercé d’illusion. Il ne voulait pas être ici. Déjà il avait l’impression d’étouffer. Ils étaient ridiculement naïfs devant ces Mangemorts qui n’hésiteraient pas à les tuer de sang-froid. Ethan était terrorisé à l’idée de ne pouvoir rien faire. Et s’il se révélait encore une fois incapable de protéger ceux qu’il aimait ? Son regard se posa sur Absynthe, assise sur le banc face au sien, à deux places de là. Elle paraissait inquiète, et il savait pourquoi. Alors qu’il s’attendait à ce qu’elle cherche du réconfort auprès de lui, il la vit regarder ici et là, jeter des coups d’œil à ses amis. Pas un seul ne fut pour lui. Son visage s’assombrit, et ses traits se fermèrent complétement. Absynthe c’était éloignée de lui. Elle ne supportait par Charlotte et avait préféré le délaisser petit à petit. Pourtant l’année dernière il n’avait rien remarqué. Il avait passé beaucoup de temps avec sa petite amie, et moins avec Absynthe. Mais maintenant que Charlotte n’était plus là, sa meilleure amie ne semblait pas revenir vers lui. C’était elle habituée? Avait-elle fait une croix sur leur amitié? En Janvier dernier, à la mort de Hana elle avait été d’un soutien inestimable pour Sevan. Et aujourd’hui ? Rien. Il avait besoin d’elle, et elle n’était pas là. Elle n’était pas là pour lui. La jalousie faisait bouillir son sang dans ses veines. Absynthe avait-elle prit la place de Hana, et Sevan la sienne? Il avait parfois l’impression d’être mis de côté. Or il avait besoin de ce point d’ancrage qu’étaient ses amies, pour garder la tête hors de l’eau. Sans quoi il se ferait probablement happer par le courant, laissant le doute et les remords ronger son esprit jusqu’à ce qu’il vole en éclat.  

La cérémonie de répartition s’acheva sous les applaudissements timides des Poufsouffles. Au grand étonnement des élèves, la sous directrice repliq son parchemin et reprit le Choixpeau, alors que six enfant se tenaient encore debout, attendant d’être répartis. On leur demanda d’aller s’asseoir à une table poussée au fond de la salle, dont Ethan n’avait pas remarqué la présence.

- Tous les élèves qui seront ensuite appelés sont priés de se lever, et de rejoindre également cette table, annonça finalement Mc Gonagall, la voix étrangement tremblante. Bennett Lizzie.

S’en suivit une liste composée d’une trentaine de nom. De toutes les maisons. De tous les âges. Excepté de Serpentard. Ethan ne détourna pas le regard une seule fois. Il voulait imprimer au fer rouge dans son esprit cet instant. Celui où Poudlard était tombé plus bas que terre. Il regarda des amis, des ennemis, et des inconnus se lever pour rejoindre la table de la cinquième maison. Il s’imprégna de leur détresse, de leurs regards interrogateurs et perdus. Il nota le courage d’une Serdaigle qui passa près de lui, la tête haute mais les yeux brillants de larmes qui menaçaient de déborder. Elle n’avait que douze ans. La liste arrivait à la fin, et le dernier nom fut appelé. Wilson Édouard. Ethan baissa les yeux, la gorge serrée. Bien entendue qu’elle n’était pas sur la liste. On l’avait déjà effacée. Par Merlin comment aurait-il pu supporter de voir Charlotte se lever pour rejoindre cette table ? Elle aurait détesté ce que Poudlard était devenu. Ethan leva les yeux vers Rogue, un sourire narquois aux lèvres, comme s’il appréciait le spectacle. Peut-être aurait-elle détesté celui qu’il s’apprêtait à devenir.


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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Dim 7 Aoû 2016 - 17:58


Poudlard lui avait manqué. Pas sûre de l'état dans lequel Louise allait le retrouver, mais dieu, que ça lui avait manqué. L'impression de rentrer à la maison. Pour un retour triomphant, elle avait hésité entre une bannière et un pins. La gamine aurait bien tenté la bannière entière, mais elle n'était pas sûre de trouver des volontaires pour la porter. La scène avait de la gueule, pourtant. Une standing ovation à son entrée à Poudlard, sous une pancarte immense prônant « YES SHE CAN ». Louise avait beau être la principale responsable de la quatrième place de Gryffondor à la Coupe des 4 maisons, elle n'avait pas redoublé. Incroyable mais vrai, elle était passée en deuxième année. Sans même maîtriser Wingardium Leviosa. Plus la classe, tu meurs. Style Dumbledore.

La fin de l'année restait floue. Elle avait séché les funérailles. Pas besoin de rendre un dernier hommage à celui qui avait failli à les protéger. A croire que c'était ça, être adulte. Prétendre, faire semblant, tout ça pour mieux te planter ensuite. Pas grave. L'habitude. Le monde partait en sucette complet, tous les grands faisaient la gueule puis prenaient un sourire hypocrite pour lui dire que tout allait bien. Vous-savez-qui était de retour, mais vous inquiétez pas, les moins d'un mètre 40, pas votre souci, donc tout va bien.

Tout allait bien. OK. Du haut de ces douze ans, la fillette estimait que ce mensonge lui allait très bien. Pas comme si le grand méchant loup allait essayer de la recruter. Pour une fois qu'être nulle était utile... Quant à ses parents... Six ans qu'elle cherchait son père, bonne chance à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom pour le trouver. Et maman légume n'avait aucun intérêt pour lui et son armée. Suffisait de passer l'été à glander dans Londres, entre terrains de jeux et terrains vagues, à ronger son frein en attendant de retrouver les vastes étendues du parc de Poudlard, tout en ignorant les arrivées de plus en plus nombreuses à l'orphelinat de Grand-mère Patty. Leurs pleurs la tenaient éveillée la nuit. Mais pas grave, puisque les grands disaient que tout allait bien.

Fin de l'été. Rentrée. Pas une joie comme l'an dernier. On pouvait bien passer deux mois à faire l'enfant, si on faisait l'enfant suffisamment bien, les adultes vous oubliaient. Et alors, ils commençaient à parler. L'école, transformée en prison, pour garder les enfants dans le rang. Bruits de couloir qui faisaient craindre à la sale gosse une sale année. Pas qu'elle ait des soucis avec l'autorité, c'était l'autorité qui en avait avec elle. Mais quelque chose lui disait que si elle voulait survivre à cette année, elle avait intérêt à filer doux. Et progresser en magie, accessoirement. Etre championne en tir de papier mâché via sarbacane ne la sauverait pas face à un mangelamort.


Il est sans doute inutile d’enjoindre aux têtes brûlées parmi vous de rester plus effacés, cette année… Vous découvrirez seuls les conséquences pour celles et ceux qui ne savent pas rester à leur place. 

La phrase de Rogue tira soudain la brunette de sa somnolence. Un rapide coup d'oeil à Asher. Faire profil bas... Non, c'était vraiment un truc qu'ils savaient pas faire. Mais Meredith était préfète, maintenant, ça changeait peut-être la donne ? La fillette avait failli s'étouffer en voyant l'insigne de son amie. Voila qui aurait été un laissez-passer pour faire des conneries, avant. Mais ça, c'était avant. Louise écouta d'une oreille distraite sa directrice de maison divaguer sur une cinquième maison, se disant que la vieille perdait enfin la boule. C'était son invention à elle, la cinquième maison. Brevet Fitz, droits de copyright et tout. Pourtant, la vioque avait l'air sacrément sérieuse, et sacrément pas contente. « Ceux qui sortaient des normes » ? La Gryffondor en eu des sueurs froides. Ses capacités magiques étant proches d'un cracmol, elle sortait donc des normes ?  

Un instant d'effroi, rapidement remplacé par un soulagement égoïste. Elle avait suffisamment entendu les adultes parler de pureté du sang cet été pour faire le rapprochement. Bon, la gamine pouvait se tromper. Si le nom de Louise Fitzgerald était célèbre dans le château, ce n'était pas vraiment pour les facultés intellectuelles de la petite fille.

McGonagall commença à appeler les noms des élèves concernés par cette « cinquième maison ». Des noms d'élèves plus vieux, pourtant répartis depuis longtemps. La fillette observa Simon se lever à l'appel de son nom. Pas l'air super rassuré. En même temps, il était chez Serdaigle, pas chez les Rouges, la maison des courageux. La maison des braves. Passons sur la fille de quatrième année qui avait fondu en larmes à côté d'elle à l'appel de son nom. On était courageux, puis c'est tout. Pour en revenir à Kane, rien de surprenant. Le type était maudit, après tout. Un bras tombait pas tout seul. Fallait une sacrée malédiction, un truc roumain apparemment. Enfin, c'est ce que Kenneth avait laissé entendre. Toutes à ses inquiétudes quant à la possible contagion de la malédiction, Louise manqua louper le nom suivant. « Larsonn ». Un nom qu'elle avait pourtant réussi à enterrer au plus profond de sa mémoire, en attendant que la stupidité du personnage l'entraîne de lui-même dans la tombe.

Elle avait eu de la peine pour ceux qui allaient dans la cinquième maison mais plus maintenant. La présence de Nathan prouvait que le critère de recrutement chez les Nunaboucs était la ressemblance troublante avec un bovin.

Passons cette Cérémonie de Répartition déprimante au possible – la chanson du Choixpeau avait donné à tout le monde l'envie de se tailler les veines à la petite cuillère-, il était temps de passer aux choses sérieuses. Que les adultes se débrouillent avec leurs problèmes d'adultes dans leur monde de grands. Louise avait encore l'ambition de faire de cette année une année mémorable. Si possible, dans le bon sens du terme. Home, sweet twisted home.

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Dim 7 Aoû 2016 - 18:50



Sometimes a shadow wins
But I wonder what would happen if you say what you wanna say
I wanna see you be Brave !

Les gars. On se dépressiorise le potiron, on regarde autour de soi, et on arrête de faire toute un saladier de brocolis de cette situation qui n’a franchement rien de si désagréable. Il y a des tables ? Oui. Il y a des bancs ? Oui. Il y a des tonnes et des tonnes de nourriture (et du coup toujours autant d’elfes de maison à stupéfixer ni vu ni connu je t’embrouille en cas de fringales (eh ouais, les Pouffys ne sont pas les seuls à avoir tout le temps envie de chocolat)) ? Oui. BAH ALORS TOUT VA BIEN ! Certes, Dumbledore est toujours aussi mort que deux mois plus tôt. Et il n’a pas eu la gentillesse de revenir prononcer un long discours de rentrée. MAIS IL Y A ROGUE ! POPOPOW ! Il n’est pas vraiment charismatique. Et c’est clair que Gryffondor ne gagnera pas la coupe maintenant que Rogue est aux commandes et non plus le sponsor officiel de la bande à Potter. Mais la bande à Potter n’est plus là non plus… UNE AUTRE BONNE NOUVELLE ! Enfin, Brave pouvait s’offrir une vraie chance de détenir le record de points (perdus).

Par contre, elle devait bien reconnaitre que cette rentrée était particulièrement déprimante. Entre Meredith Breckenridge qui n’allait sûrement pas arrêter de lui chercher des poux dans les tendons à cause de son sdfgtyhtrgez de titre de préfète (titre qui revenait de droit à Brave d’ailleurs, puisqu’elle était quand même sang pur et que cette année le racisme sanguin était grave encouragé (ET PAPA A DIT QU’ELLE POUVAIT)) et Dan Carter qui risquait de se la jouer PSM (Petit Serpentard Modèle) pour faire croire aux autres qu’il mérite vraiment ce titre (qui revenait également à Brave d’ailleurs, parce qu’il est de notoriété publique que Brave > Carter), ça n’allait clairement pas être la joie. Mais bon, tant qu’il y aurait du chocolat – beaucoup, beaucoup de chocolat – et des souffre-douleurs sur qui étaler de la confiture, la situation resterait supportable. Et puis, soyons honnête, un nouveau professeur d’EDM ne serait pas du luxe (vu que le précédent l’avait outrageusement sous-notée lors de son examen de juin) et il était GRAND TEMPS que des cours de magie noire soient dispensés. Ça éviterait à certaines fillettes innocentes de se faire humilier bêtement devant des moins que rien de la trempe de Coughlin, tsè.

Têtes brûlées... Blablabla. Effacés… Blablabla. Conséquences… Bon. Clairement, le directeur et la sous-directrice s’étaient faits passés le mot pour en faire tout un plat. Et Brave avait faim. Du coup, ce n’était pas trop le moment de s’étendre en long discours. Si seulement elle avait apporté sa batte et un petit cognard (et une batte pour Gabriel aussi, sait-on jamais que le cognard soit trop vilain pour elle toute seule). BOUM. En plein sur la table des… Ah. Bonne question. Sur qui taper en premier ? Peut-être sur Serpentard. Histoire de leur montrer qu’ils étaient vraiment privilégiés. Et d’énerver suffisamment Carter pour qu’il DAIGNE BIEN vouloir lui consacrer un peu de son temps soudainement devenu précieux (franchement, Brave en a eu des tonnes des P et elle ne s’est jamais autant prise au sérieux (comment ça « Piètre » c’est différent de « Préfet » ? (DAMNIT))).

Et puis il y eut cette histoire étrange de cinquième maison, pour ceux qui sortaient des normes. AH ! Une maison spéciale pour l’élite de Poudlard ? La crème de la crème des fils et filles de Mangemorts par exemple ? Hum. À en juger par la tête de sa directrice de maison et des appelés (et de la table toute moche (encore plus que celle de Poufsouffle) vers laquelle ils se dirigeaient), se retrouver dans cette nouvelle maison n’était pas quelque chose de très glorieux. Brave ne s’inquiétait pas outre mesure. Asher était là. Gwenn était là. Même Meredith et Jimmy et Tony étaient là. Et Kenneth aussi. Carter ne bougeait pas et Isaac ne bougerait pas. ALL WAS WELL.

« KANE, Simon »

« QUOI ?! »

Elle avait hurlé en chuchotant alors que son meilleur ami manchot s’était fait appelé. Sûrement par erreur, d’ailleurs. Après tout, Kenneth n’était-il pas supposé s’être occupé de son arbre généalogique (ou d’un truc compliqué sérieux dans le genre) durant l’été ? SI. SI. SI. C’ÉTAIT CE QUE SIMON LUI AVAIT DIT. Or, comme Simon ne mentait jamais et avait toujours raison, Kenneth était forcément un enfoiré de traître. AH, POURQUOI N’ÉTAIT-CE PAS SURPRENANT ?! « SALE TROLL D’ÉGOÛT ! » Sans ruminer sa hargne plus longtemps, Brave se leva d’un bon et décolla une jolie gauche (pas de formule, pas de marge d’échec, screw you) à cette saloperie de Coughlin à qui elle avait ENCORE accordé sa confiance À TORT.

« EH ! SIMON IL A RIEN FAIT DE MAL ! Je refuse qu’il change de maison ! C’est KENNETH COUGHLIN le coupable, pas Simon ! »

Encore une année qui commençait parfaitement bien. Brave, avec sa fierté et sa grande gueule de lion, ne pensait même pas à d’éventuelles représailles. Pourquoi s’en prendrait-il à elle ?! Son père était un mangemort de longue date. Elle avait déjà vu Rogue en dehors de Poudlard. Elle connaissait les Carrow. Elle s’entendait même bien avec Amycus. Elle avait elle-même rejoint les rangs du Seigneur des Ténèbres durant l’été (la faute à qui ? TONY GARNER). Clairement, sa parole devait faire loi. Autant commencer à rentabiliser cette décision difficile dès à présent. IL FAUT SAUVER LE SOLDAT SIMON. (En fait, la vraie question c’est de savoir si les élèves de la cinquième maison suivront les mêmes cours d’Histoire de la Magie que les autres (parce que, si oui, tout va bien en fait, désolée d’avoir dérangé pour rien (mais Kenneth reste une ordure à éliminer…))

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Lun 15 Aoû 2016 - 21:39

Etre prêt à faire face à la réalité de cette future année n’était pas facile. Plus rien ne le serait de toute façon. Il avait eu des échos, des « visions » de cet avenir. Dans le train, quand il avait dû aider Samuelle par exemple. C’était devenu commun de traiter les nés-moldus de sang-de-bourbe, ce n’était plus une insulte, tout simplement leur description, tels qu’ils devaient être vus. Alors les sangs purs prônant cette nomination devaient être appelés comment ? Cervelle de Mousline ? Q.i D’une amibe peut-être ? la liste était longue pour les nommer par leur imbécilité qui, s’il existait déjà avant, avait au moins le mérite de devoir se cacher comme l’immondice qu’elle était. Mais voilà, maintenant la fange d’idéologies stupides était devenue le mètre étalon de la valeur d’un humain dans le monde magique, et il fallait lutter contre cela sans mourir, sans devenir une victime, alourdissant encore le chiffre de ces tragédies. Sans qu’il s’en rende véritablement compte depuis la descente du train, il avait avancé et était maintenant assis à la table de sa maison. Son regard se baladait, perdu. Harry Hermione et Ron n’étaient pas là… Plutôt logique se disait-il. Ils n’allaient pas venir dans cet endroit qui était maintenant devenu pour eux un simple couloir de la mort. Kenneth ne savait pas où ils étaient, mais au moins, il se doutait qu’ils étaient en vie. Les mangemorts et leur chef seraient bien trop heureux d’annoncer leurs décès pour que ceux-ci passent inaperçus. D’autres n’avaient pas cette chance, ils n’étaient tout simplement plus de ce monde. Pour le reste, ce n’était que des mines déconfites, abattues, apeurées ou résignées. Cette ambiance, ces visages, cette morosité et ce défaitisme avant même d’avoir combattu à son échelle les injustices qui venaient à eux d’elles-mêmes… Ca le dégoutait.

Depuis qu’il était dans la grande-salle, il avait du mal à cacher son amertume derrière un visage solennel. Pourtant il le fallait, il ne fallait pas céder à la colère, pas maintenant, alors même que chacune de ses actions pouvait se répercuter sur les sévices faites à sa famille dans les prochains jours. Sa mère devait passer à la cours pour son statut de sang, trop bornée et fière pour tenter une quelconque négociation sur le sujet pour elle-même. Ils avaient échoué à changer le statut de sang de Simon dans les dossiers administratifs et cet échec dû au manque de temps aurait des répercussions sur le jeune Serdaigle, sur leur amitié peut-être, même. Machinalement, Kenneth lança un regard vers la table des professeurs. Il y avait bien la jeune bibliothécaire qu’il avait croisé, comme elle l’avait dit, mais aussi d’autres personnes qu’il n’avait jamais vues. Deux d’entre elles avaient un air mauvais sur le visage qui ne lui disait d’ailleurs rien de bon. C’est à ce moment que Rogue, le nouveau directeur, prit la parole de son ton froid et lugubre qui n’avait pas changé depuis six ans. Chacun de ses mots confirmait bel et bien le sentiment enfouit au fond du jeune homme : Ils étaient en territoire ennemi, prisonniers, espionnés, gardés pour rentrer dans le moule ou être « jetés ». La défense contre les forces du mal avait disparu du cursus. Ils allaient maintenant apprendre la magie noire. Aberrant… Tout ceci était aberrant. On les poussait à devenir des criminels pour le plaisir de certains, à renier leurs anciens amis, leurs camarades, parce qu’un simple groupe d’idiots se pensaient supérieurs aux autres. Ces sorts pouvaient être utiles malgré tout se disait-il… Quelques fois, il faut combattre le feu par le feu, ou du moins apprendre à le maîtriser pour mieux l’éteindre.

Enfin, après ce discours, ce fut au tour de McGonagall de prendre la parole. La directrice de la maison Gryffondor était appréciée et respectée par ses élèves et Kenneth n’y faisait pas exception. Il se doutait bien qu’elle n’était pas là de gaieté de cœur, à côtoyer des gens qu’elle aurait sûrement insultés avec tout le mépris qu’ils méritaient si elle-même n’avait pas des élèves à protéger. Au moins les élèves avaient-ils encore des personnes de confiance à qui se vouer dans l’établissement et c’était là l’essentiel. Ce qu’elle annonça le fit pâlir un instant avant d’emplir les yeux du gryffondor d’un sentiment de haine et de hargne. Une cinquième maison… Quel beau nom pour un simple exil forcé et se permettre toutes les atrocités possibles sur des gens qui n’ont rien fait de mal si ce n’est… Naître ? Exister ? Alors que les voix se levèrent peu à peu à gauche et à droite dans un un murmure assourdissant recouvrant peu à peu la salle, le cœur du jeune homme battait de plus en plus fort, s’il agissait maintenant, s’il se levait, qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer, jusqu’où iraient-ils, qui allaient-ils attaquer, qui lui prendraient-ils encore ? Pourtant, alors même que son esprit semblait s’égarer dans des peurs bien enfouies, son poing frappa la table avec virulence.

« C’est n’importe quoi ! » Eut-il juste le temps de lâcher avant le retour au silence forcé par sa directrice de maison. Peut-être que sa voix avait atteinte certaines oreilles, peut-être n’avait-il pas encore pu percer ces bruits de peur et d’incompréhension avec sa simple indignation pour seule arme et son impulsivité comme déclencheur. Sa voix se perdait définitivement dans ce son qui lui emplissait les oreilles, grattant l’intérieur de son crâne, réduisant le panorama alors qu’il écoutait sans entendre le reste des informations que donnait McGonagall. La cérémonie sembla défiler à toute vitesse, il n’entendait que des sons sans en comprendre le sens. Certains ressemblaient à une chanson triste, peut-être le choixpeau… Ensuite une lite de noms inconnus, puis enfin le retour à la réalité, Samuelle Burroughs était appelée pour rejoindre la nouvelle maison. Il ne la connaissait que depuis très peu de temps, mais cela ne l’empêchait pas de se sentir mal à l’aise. Le deuxième coup arriva avec le nom de Kane qui fut, lui aussi, appelé. Le jeune homme lança un regard vers son sûrement « ancien » ami pour lequel il n’avait rien put faire. Son monde se refermait encore un peu, enfin, un dernier coup arriva, bien plus physique, sous la forme d’un crochet du gauche envoyé par Brave. Cette dernière commença à hurler des imbécilités. Coupable, lui ? Mais elle ne pouvait pas se la fermer cette idiote pas fichue de réfléchir plus de deux secondes avant de sortir des âneries plus grosses que son ego ?! Alors qu’il réagissait au coup, une épiphanie vint à lui. Il se battait pour qui depuis tout ce temps ? A quoi est-ce qu’il jouait ? Il avait voulu protéger les autres mais voilà qu’il était maintenant « Le coupable » celui qu’on devait sacrifier ? Les coupables n’étaient-ils pas plutôt les gens qui se tenaient à la table des professeurs ? Ceux qui n’avaient rien tenté ? Son crime à lui était d’avoir échoué, mais elle, celle qui venait l’incriminer maintenant, avait-elle seulement tenté d’aider Simon ? Non, c’était bien plus simple d’accuser les autres de sa propre faiblesse, elle venait s’en prendre à lui parce qu’elle était une incapable doublée d'une lâche, voilà tout !

« Tu vas le payer, Rosier ! » Cracha-t-il avec une colère rare chez lui. Son regard était loin de refléter son air habituellement enjoué et moqueur. Emprunt d’une fureur insoupçonnée, teintée d’un froid presque meurtrier. Il aurait pu tout essayer, se donner l’illusion qu’une réconciliation soit possible, mais au final… Il jeta cette idée au loin, la brisant contre le mur froid de la réalité de nouveau monde qu’il allait maintenant affronter. Il y avait maintenant une chose de sûre, ancrée en lui, au plus profond de son être : Il la détestait, elle et son imbécilité irrécupérable ! Une autre vérité pourtant le taraudait, sous-jacente à toutes les autres, résultat de ces derniers jours, ces dernières heures, ces dernières minutes, une vérité implacable qui l’emmenait à la dérive comme une lame de fond…

Il était seul à cet instant précis, le monde lui tournait le dos. Il devait repartir de zéro et recoller les morceaux, assemblant une nouvelle mosaïque pour affronter ce chaos ambiant. Son combat ne faisait que commencer, et le chemin allait être rude.
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Mer 17 Aoû 2016 - 18:28


Danger? Hah! I walk on the wild side. I laugh in the face of danger!



Oh father tell me, do we get what we deserve ?

Si c’était le cas, il avait vraiment dû être un gros enfoiré sans le savoir, voire même, dans une vie antérieure. Et les 50 autres qui avaient précédées. Déjà hein, on n’allait pas se le cacher, la fin de l’année dernière respirait pas la joie de vivre. Environ un tiers de l’école avait faillit mourir au cours de l’année, et il ne parlait même pas des tragiques évènements ayant entouré la mort du vieux en robe de chambre. Non, il pensait davantage aux deux serdaigles à la chevelure sombre qui se reflétaient de manière fort peu flatteuse sur le dos de la cuillère qu’il avait devant le bout du nez, la tête complètement écrasée contre son assiette vide et affalé qu’il était à la table qui ne serait bientôt plus la sienne.

Parce que tenter de mentir quand il y avait noté « mythomane » dans votre palmarès scolaire n’était pas une idée de génie et parce qu’il n’était pas particulièrement enthousiaste à l’idée de rentrer à Poudlard en faisant de la corde à sauter avec son gros intestin, il avait décider d’acquiescer et de la fermer. Et de fermer celle de ses parents aussi, qui donnaient pourtant tout ce qu’ils pouvaient avec leurs « Ah ! ces meugles. Ne m’en parlez pas, ils sont si riddikulus hein ? Hein… ? Hem. Comment va le Seigneur Val de Marne ? ». Nul besoin de préciser qu’ils n’avaient visiblement pas hérité rétroactivement du « don » de leur progéniture.  

Alors, il avait bâillé, quand on était venu le chercher. Il avait bâillé au début du discours long et grandilo-chiant de Rogue. Et à la fin. Et quand on appela son nom aussi. Comme un ultime doigt levé face à cet étalage de stupidité institutionnalisée.

And way down we go…

D’un pas lourd et lent dont il avait le secret – et que personne n’enviait-, il s’extirpa de son futur ex-banc, place de choix sur laquelle la vague de nouveaux venus se referma telle la mer rouge  après le passage de Moïse. Foutus parasites. Un peu comme la gamine difforme à la table des lions, qui n’avait rien trouvé de mieux à faire que de pourrir un peu plus son été en lui collant des terreurs nocturnes à l’occasion desquelles, inlassablement, sa déclaration d’amour vomitive et totalement prophétique tournait en boucle dans son esprit. Bref. Un truc tellement horrible que même Nostradamus n’aurait pu prévoir.

Son regard coula de part et d’autre de la large allée les menant à l’échafaud, sur les élèves aux réactions aussi diverses que prévisibles. Ceux qui baissaient le nez comme on a souvent soudainement envie de chercher son stylo tombé à terre quand on connaît pas la réponse à une question type Aspic+12 de Rogue, en espérant cette fois que leur vilain mensonge n’ait pas été grillé tandis que d’autres,  dont il pouvait presque sentir les effluves d’une excitation toute adolescente, fixaient chacune des brebis qu’ils étaient s’avancer vers l’abattoir avec une fascination morbide. Franchement, il serait pas étonné par la présence de quelques flaques humides ici et là. D'autres enfin, façon Rowell, n'osaient tout simplement pas les regarder, et il pouvait un peu les comprendre.

Yes and they will run you down, down til you fall, and they will run you down, down til you go, yeah so you can't crawl no more

-C’est n’importe quoi !

Peut être que certains ne l’avaient pas entendu, mais lui si. Ah douce sagesse populaire, que ta voix était discrète sous tes folles boucles brunes. Mais bord*l, ce qu’elle avait raison. C’était vraiment n’importe quoi, et pourtant, personne ne bougeait son c*l. Devant lui, un gosse au visage aussi angélique que le précédent, du nom de Kane, appartenant –pour peu de temps maintenant- à Serdaigle. Un gosse de 15 ans qui allait probablement se faire humilier, torturer, voir tuer si quelqu’un avait un pet de travers et des nerfs à passer et personne ne trouvait rien à y redire.

Pas ce gosse là, qui avait mangé plus de crottes de nez dans toute sa scolarité que de tarte à la citrouille et qui ne semblait toutefois pas inquiété par les remaniements à l’oeuvre. Tu parles d’une pureté. Pas non plus ce succédané de mannequin sur lequel il aurait d’ordinaire bavé mais qui avait le mauvais gout d’appartenir à ce corps professoral nauséabond. Pas elle, la vieille peau de MacGonagall qui avait de bien jolis mots plein la bouche, sauf quand il aurait été nécessaire d’en dire de plus crus. Pas lui non plus, l’espèce de bellâtre au fond de la salle, qui n’avait ni l’air d’un prof, ni…de rien du tout en fait. Mais qui avait l’air de bien s’enjailler tout seul. Grand bien lui fasse.

Oui, il avait la haine. Oui, il avait littéralement les jambes en pathé de foie sous la table. Mais non, il n’en montra rien, un sourire insolent plaqué sur ses lèvres alors qu’il s’installait à la table vermoulue de leur nouvelle maison de nuncatruc dont il n’avait même pas fait l’effort de retenir le nom.

Toute puante qu’elle était, cette table était toujours moins dégueulasse à voir que l’expression de sombre satisfaction sur bon nombre de ces consanguins en herbe. Ou les délations qui semblaient fuser de part et d’autre de la table des Gryffondors. Pianotant tranquillement sur la sienne, se plentant quelques échardes au passage, il tendit le cou histoire d’apercevoir l’heureux élu qui aurait l’ultime privilège de rejoindre les rangs des pouilleux de Poudlard. Tiens, mais le vilain cachotier n’était autre que Captain Obvious. D’un coup, Che Guevara et sa belle rébellion semblaient un peu moins désintéressés.

Boaf. Un peu de bon sens ne ferait pas de mal à leur nouvelle – et prestigieuse- famille.
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Mar 23 Aoû 2016 - 3:47

Poudlard, une école de magie. Morgane n'y avait pas cru au début, mais cela était bien réel, à la plus grande joie de la petite fille. Pour quelqu'un de curieux comme elle, découvrir un nouveau monde était fantastique. C'est ainsi qu'elle se retrouvait au milieu des autres premières années devant un estrade au se trouvait un tabouret et un vieux chapeau pointu. La petite sorcière regardait avec attention les quatre grandes tables qui se trouvaient derrière elle. Elles étaient occupées par des élèves plus âgés. La fillette reconnue aisément les couleurs des quatre maisons dont MacGonagall leur avait parlé lorsqu'elle était venue le jour de ses onze ans. Lorsque tout le monde fut installé, un homme aux habits sombres se leva et prit la parole. Sa voix froide et distante n'était pas pour rassurer la demoiselle. Les paroles qui suivirent n'allaient pas arranger les choses. L'école serait gardée en permanence.

*On est en prison ou quoi ? Dommage pour les passages secrets. J'aurais bien voulu voir où ils mènent. *

Puis le nouveau directeur annonça qu'il y aurait des cours d'art de la magie noire et d'études des moldus. Deux matières obligatoires. Un silence pesant régnait dans la salle et cela inquiétait la jeune sorcière. Le terme de magie noire la fit frémir. Ce n'était pas censé être mauvais ce genre de choses ? Il y avait comme une ambiance malsaine lorsque le silence se fit dans la salle. Puis ce fut la personne qui était venue voir la petite fille chez elle qui se leva et prit la parole.

Elle avait l'air vraiment sévère et Morgane se dit qu'il fallait éviter de lui chercher des noises. Ce qu'elle annonça déclencha un brouhaha parmi les élèves les plus âgés. Visiblement, c'était anormal la création de cette cinquième maison. En tout cas, le terme "pour les élèves n'entrant pas dans les normes" ne rassura pas la petite née-moldue. Cela lui faisait étrangement pensé à une sombre époque de l'humanité où un fou avait décidé que certaines personnes n'étaient pas dignes de vivre. MacGonagall expliqua qu'elle s'entretiendrait personnellement avec les élèves concernés à la fin du banquet.

Morgane ne savait pas ce qu'était ces nouvelles lois passé par le Ministère, mais cela ne sentait vraiment pas bon. La demoiselle avait compris que le Ministère était le gouvernement du monde sorcier. Le silence revint et la professeur reprit son discours. Des inspecteurs allaient surveiller les cours. Cela donnait une impression bizarre à la fillette et elle ne put s'empêcher de frissonner de nouveau quand elle regarda les trois inspecteurs. Dans quel guêpier était-elle tombée ? Finalement, la répartition commença après avoir entendu le vieux chapeau entonner un chant lugubre. Il était tout aussi déprimant que l'ambiance dans la salle, mais voir un chapeau s'animer avait fasciné la petite fille.

Les premières années furent donc répartis dans les différentes maisons de Poudlard par ordre alphabétique. Chacun rejoignait la table de sa maison sous les applaudissements des élèves. Mais Morgane sentait que cela aurait pu être plus joyeux, plus festif. La voix de MacGonagall la tira de ses pensées lorsqu'elle l'appela. La petite sorcière se dirigea alors vers le tabouret et s'y installa. Après quelques secondes, le choipeaux envoya la demoiselle dans la maison Serdaigle. La fillette repéra sa table grâce aux couleurs présentes sur les robes des élèves plus vieux. Elle rejoignit ses nouveaux camarades avec un grand sourire. Une nouvelle vie s'ouvrait à la née-moldue et elle était impatiente d'en découvrir le maximum de choses. Comment allait se passer cette année pour Morgane ?
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Lun 29 Aoû 2016 - 17:19



Il ne fallait surtout pas oublier de sourire. Quitte à en devenir flippant lorsque les souvenirs de la fin juin étaient évoqués par ses camarades, Fawkes dévoilait sa dentition afin de cacher son trouble et, surtout, sa colère. Il avait lutté jusqu'au bout contre l'autre blond débile, mais il fallait croire qu'il avait trouvé plus têtu que lui. Il irait à Poudlard. Il était en chemin. Et, au loin, l'ombre du château se dessinait à mesure que la calèche dans laquelle il était installé s'avançait.
Lana lui avait trouvé l'air malade, et ce malgré le léger bronzage qu'avait laissé le soleil sur sa peau. Tout comme Maya quelques jours avant, elle lui avait demandé s'il allait bien.
Bien ? Bien entendu, il allait bien. Il se portait comme un charme exécuté avec une baguette cassée. Gaie comme un pinson en cage. On lui aurait annoncé que, finalement, on l'envoyait à Azkaban, le sorcier aurait eu une réaction quasi-similaire. La gueule du prisonnier, il l'avait déjà : cernes violacées, visage fondu sous une barbe naissante irrégulière qu'il aurait dû tailler le matin-même au lieu de se rendre chez Swann pour négocier une dernière fois, sans oublier l'attitude du mec trop nerveux pour être honnête. Manquait qu'une pancarte flanquée d'un numéro pour prendre une jolie photo.

Le regard agacé de Gilson sur l'index de Wayoth fit cesser le tapotement régulier et insupportable que l'adolescent faisait subir à ses camarades depuis qu'ils avaient quitté Londres. Mas ce ne fut qu'un soulagement de quelques secondes puisque, satisfait de voir le sourcil de son camarade tressauter, Wayoth laissa sa bouche s'étirer, narquoise, pour reprendre de plus belle.
Tête à claque. A croire qu'il avait bel et bien changé, ce garçon. Jamais -ou presque jamais- Poudlard ne l'avait vu aussi fier, sûr de lui et arrogant.
La calèche s'ébranla et le sorcier se fondit rapidement dans la masse d'étudiant pour s'éloigner des immondes créatures qui les avaient tirés jusqu'aux portes de la bâtisse. Tel un brave petit mouton dans un troupeau, le décoiffé suivit le mouvement pour atteindre la grande salle. Il prit un temps avant d'aller rejoindre Serdaigle : ses iris clairs vinrent se poser tour à tour sur les tables où des élèves affluaient déjà. La décoration semblait la même, les visages étaient certes familiers, mais pour la plupart transparents : ces personnes n'avaient aucune importance. Une masse. Deux mois avaient suffit pour que ce qu'il avait prit pour une fleur se fane, pour que des amis et des camarades ne soient plus rien à ses yeux et à son cœur. Après la mort de Dumbledore, beaucoup avaient versé des torrents de larmes, Wayoth avait préféré passer le balai pour nettoyer les cendres avant d'arracher les pseudos mauvaises herbes qui fragilisaient son cœur. Il se croyait plus fort, se voulait plus sûr.
Après avoir rajusté sa cravate bleue et bronze, le Serdaigle leva les bras vers le faux ciel et s'étira paresseusement en rejoignant sa table.  

- Salut Maya. J'espère que ça tient toujours, notre contrat pour le bizutage des gnomes. lâcha le garçon en posant son derrière aux côtés de son amie.
Une façon comme une autre de dire "Tu as vu, finalement je suis là. Je suis revenu. Et je suis content que tu sois avec moi." Sauf que les marques d'affections n'avaient jamais trop été son fort. Du coup, le brun se contenta de presser affectueusement l'épaule de son amie, celle du côté droit. Il le savait, la gauche avait une marque fine de cicatrisation depuis mai, alors il préférait toucher la droite, quitte à obliger sa camarade à tourner la tête puisque c'était le côté de l'œil mort.

Le sourire était forcé, même ça il n'arrivait pas à le camoufler. Il devait empester la trouille à des kilomètres. 'Fin bon, à voir les tronches des autres, il n'était pas le pire. Kelmens semblait très nerveuse et jetait régulièrement des regards vers la petite porte d'où les mioches de première année arrivaient tous les ans, quand à Doherty, elle...

- OH MEC !!

Se penchant par dessus la table pour le moment vide afin de dévisager Elwyn qui, à quelques places plus loin, ne lui accordait pas du tout son attention, Fawkes émit un petit sifflement appréciateur et tourna le visage vers la brune à ses côtés avant de désigner le nouveau préfet de Serdaigle d'un coup de menton.

- Pas mal le Shérif ! Mais phok, je suis tout ému. Comme il a grandit, mon petit aiglon... il fit mine d'essuyer une larme au coin de son œil avant de reprendre son sérieux. En vrai, c'est permis de grandir autant en deux mois ? Tsss, t'sais Maya, si jamais il nous empêche de faire des combats illégaux de premières années, on lui rappelle que, ya quelque mois, il avait des seins.

Puis d'ailleurs, ya pas si longtemps, moi aussi j'en avais... pensa Fawkes sans commenter de peur de mettre la Serdaigle mal à l'aise. Il n'eut pas plus le temps d'approfondir le possible chantage qu'il exercerait sur son petit frère de cœur : le nouveau directeur entamait son discours.
Toujours aussi rayonnant de joie et d'amour envers autrui, Rogue prit la parole. Le voir à la place du vieux barbu, c'était tout de même dérangeant, mais le pire restait la vision des nouveaux professeurs. Hormis les envoyés du Ministère (génial.) et une petite blonde qui devait être la gamine de Gobe-Planche (à vue de son expression chaleureuse et son graaand sourire, hum !), il n'y avait pas de quoi continuer à sourire. Les deux personnes identifiées comme étant les Carrow, Wayoth les avait déjà vus. Le 25 juin au soir, dans les escaliers. Ils étaient avec LUI. Et quelque chose disait au décoiffé que la nouvelle professeure d'Étude des Moldus allait l'avoir dans le collimateur : ce même soir, après qu'elle ait transformé les escaliers en toboggan, Wayoth avait utilisé un Lévicorpus de toute beauté pour la relâcher sur deux de ses camarades Mangemorts. Dont l'autre Carrow, en fait. Qui, après réflexion, avait faillit se retrouver la tronche par terre suite à un joli sortilège de croc-en-jambe.
Le visage de marbre, Wayoth écouta la suite en sentant une boule se coincer dans sa gorge. Non, il n'avait pas prévu ça. Il avait tout envisagé, mais pas ça, pas cette cinquième maison pour les..."impurs". Une étoile jaune, un rasage de crâne, un grand "M" sur la poitrine pour "Sang de Bourbe", mais il n'avait pas songé une seule fois à ce qu'on les sépare des autres.

Il baissa les yeux sur ses doigts qui jouaient avec sa cravate. Mieux valait ignorer le regard de Bradley, faire la sourde oreille aux chuchotements de Gareth. Leur dortoir s'était brusquement vidé : les deux Serdaigles seraient seulement tous les deux pour leur année d'ASPICS.
Expirer pour se calmer. La colère revenait, ce n'était pas bon. Pas bon du tout. Il ne maîtrisait rien, bordel, il fallait se ressaisir. Swann lui avait donné des conseils de dernière minute, des instructions, des ordres, mais ‘tain, il ne l'avait pas préparé à ça ! Le visage entre les mains pour étouffer de discrets grognements de douleurs, Fawkes entendait les gosses se faire répartir. Amanda Ziegler fut la dernière à se joindre à la table des Serdaigle et le décoiffé soupira avant de lorgner la petite blonde à l'autre bout de la table pour finalement reporter son regard sur une mioche au visage rond qui n'avait pas eu la chance de voir le Choixpeau se poser sur sa tête.

Nuncabouc.
Les iris clairs du jeune homme cherchèrent la dernière table, celle qu'il n'avait pas calculé à son arrivée tellement cette dernière était petite. Calme, il fixa le groupe de gosses non-répartis s'y installer. Jamais ils n'auraient le privilège de savoir quelle aurait été leur maison. Mais n'était-ce pas plus mal ? Aucun regret, aucune raison de changer son comportement. Finalement, il aurait dû naitre six ans plus tard, ça lui aurait évité de jouer le garçon sage et snobe pour ne pas faire tache parmi ses camarades de dortoir.
Lizzie Bennett fut appelée, Wayoth desserra sa cravate.
Ils voulaient lui enlever sa maison ? Son insigne de Serdaigle ? Très bien. Il ne leur ferait pas la joie d'en paraitre affligé. La cape glissa de ses épaules, laissant apparaitre une simple chemise blanche : il n'avait pas enfilé sa robe de sorcier dans le train, il faisait bien trop chaud. Il se leva, anticipant l'appel de son nom.

Fawkes, Wayoth.

Il inspira, plia sommairement son vêtement qu'il laissa sur le banc, le blason des aigles bien en vue. Puis, faisant mine de vérifier le pli de son pantalon, il se pencha pour glisser quelques mots à l'oreille de Maya et la cravate bronze et bleue au creux de ses mains.

- Tu prends soin de ça pour moi ? S'il te plait...

D'un pas nonchalant, comme s'il allait rejoindre des copains pour un séjour au Club Med', le sorcier mit les mains dans les poches et s'avança la tête haute avec les autres "Nuncabouc" pour aller poser son gros derrière sur un vieux banc qui menaçait de se casser la gueule, en témoignait un Gryffondor qui cherchait à caler le pied avec ce qu'il pouvait.
Jetant un œil à la petite Lenoir qui venait de les rejoindre, Wayoth eut un petit rire sans joie en remarquant que deux personnes qui lui avaient dit être nées moldues n'étaient pas autour de la table. Kelmens, Gilson... Nan, bravo les gars, bien joué.

Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres du gris et mauve lorsqu'une pensée lui vint à l'esprit : c’était l’année de ses ASPICS, et il allait sûrement les foirer. Il ricana.
Oh, bordel, c'était bien une réflexion clichée de Serdaigle, ça !



Adieu le Bleu   Prends soin de toi ! #Serdabouc


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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Mar 30 Aoû 2016 - 14:09


1er Septembre 1997
~
Diviser pour mieux régner







La rentrée à Poudlard était une journée particulière, emblématique, l'une des plus belles de l'année. Hormis cette année-ci. La direction du château se trouvait à présent aux mains des Mangemorts et de ce fait rien n'allait plus être comme avant. La magie de ce lieu avait perdu tout de sa magnificence, la nature entourant le château semblait s'être figée, l'atmosphère qui régnait dans les couloirs était étouffante et l'obscurité menaçait d'engloutir toutes âmes solitaires. Un frisson parcouru tout le corps de la jeune Montgomery quand elle franchit les portes de la Grande Salle. Petit soubresaut puis arrêt brusque. Ses membre ne répondaient plus aux signaux envoyés par son cerveau, ils restaient figés, paralysés. Un pas de plus et elle entrerait dans ce gouffre sombre et sans fin. Elle ne voulait pas se laisser emporter dans ce tourbillon d'âmes désespérées, non, surtout pas. Elle voulait que tout soit comme avant, que tout soit beau, que tout soit joyeux, que tout soit... Trop tard, la réalité avait déjà rattrapé ses rêves et ses espoirs, il n'y avait plus d'échappatoire. Alors, après cette brève appréhension, ses jambes retrouvèrent leur fonction et elle avança d'un pas assuré - du moins, c'est ce qu'elle s'imaginait - aux côtés de Raven.

Les deux amis se réjouir de retrouver Samuelle, la pièce jusque là manquante au trio. Dans le train, Raven et Malia s'étaient inquiétées de ne pas trouver leur amie qui, en plus, n'était pas la plus en sécurité à cause de ses origines moldues. Installée à la table des Serdaigle, Malia commença la conversation, prenant des nouvelles de Sam, le sourire de nouveau aux lèvres. Tout autour d'elle s'était effacé : l'atmosphère lugubre, la présence des détraqueurs, les regards menaçants des Mangemorts. Ses amies étaient là, saines et sauves. Poudlard revivait en son esprit. Mais ce soupçon d'euphorie ne fut que de courte durée. La voix trainante et glacial du nouveau directeur résonna dans la salle dans un long écho. La Serdaigle eu l'impression de passer sous une cascade d'eau gelée. Oui, Dumbledore était bel et bien parti, quand allait-elle enfin l'accepter ? Avec une grande peine, elle se tourna vers le professeur Rogue. Cette silhouette sombre l'avait toujours terrorisé et sa maladresse en potion n'avait jamais rien arrangé. Maintenant toute son année scolaire allait être sous l'emprise totale de cet homme haineux et injuste. Son discours francs et direct fit grandir la lueur de rage, de peine et surtout de peur qui brillaient dans les yeux azurs de la sorcière. Ceux-ci s'agrandirent davantage à l'annonce de la nouvelle matière d’art de la magie noire. Sourcils froncés, bouche entrouverte, poings serrés, tout son corps se crispait de révolte. Elle ne voulait pas croire que les choses allaient si mal, que le monde des sorciers était réellement en train de sombrer et qu'elle était à présent à la merci des Mangemorts. Ses illusions s'effritaient bien trop brutalement. Elle détacha son regard incrédule de l'indésirable directeur, baissa la tête et fixa la table, son épaisse chevelure recouvrant la moitié de son visage. *Non, non, non, non. Ce n'est pas réel. Ca ne peut pas l'être. Sortez-moi de ce cauchemar, je vous en supplie.*

Cette fois-ci, ce fut une autre voix, bien que tout aussi stricte, qui extirpa Malia de ses pensées. Mais cette voix-là était bien plus rassurante, plus familière. Il s'agissait de celle du professeur McGonagall, annonciatrice d'un nouvel espoir. Elle était là, toujours et encore, pour ses élèves. Ils n'étaient pas entièrement laissés aux mains des Forces du Mal, une âme bienveillante était encore présente pour eux. Un pilier, un soutien, une protection, bien que très fragile. Mais c'était déjà ça, Poudlard ne toucherait pas à sa fin et Malia comprit, elle était prête. Prête à se battre, à ne rien abandonner. Et cette rage prit pleine possession d'elle quand elle apprit qu'une cinquième maison avait été crée pour les élèves "n'entrant pas dans les normes". Elle comprit immédiatement la signification de ces mots et ne put s'empêcher d'encrer son regard dans celui de Sam. Celle-ci était née-moldue, donc perçut comme "hors-normes". Sans un mot Malia lui promit que quoique qu'il arrive elle ferait tout pour l'aider au cours de l'année. Elle serait là pour elle, coûte que coûte. Elle sentait qu'elle allait bientôt être séparée de son amie et elle exprima tout ce qu'elle avait sur le cœur à travers un regard lourd d'émotion. Elle profitait de ce dernier instant de complicité silencieuse qui caractérisait si bien leur amitié. Malia prit la main de Sam et la serra jusqu'à ce que l'appelle fatale de son nom retentisse. A contrecœur elle lâcha son emprise, laissa partir Sam vers la misérable table de Nuncaboucs. Raven et Malia n'étaient plus que deux. Et pire encore, Sam se retrouvait seule. Le trio s'écaillait en petit morceaux et il allait vite falloir les rassembler si l'on voulait éviter de disperser plus de cendres dans ce monde en perdition. A présent, tous les espoirs reposaient sur une structure fragile qui menaçait de s'effondrer à chaque arrivée du vent.

Welcome to the New Age.


Dernière édition par Malia Montgomery le Mer 31 Aoû 2016 - 4:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Mar 30 Aoû 2016 - 18:05



Ariane avait faim. Quand est-ce que le buffet allait commencer ? La petite brune poussa un soupir quand elle se rendit compte qu’après Rogue, c’était le professeur McGonagall qui allait faire son discours. Bon, peut-être qu’avec sa directrice de maison, elle ne lèverait pas les yeux au ciel à chaque phrase prononcée. La Lionne était à moitié affalée sur la table, la tête dans une main et une jambe repliée sous elle. Elle était en septième année maintenant, mais elle ne pouvait même pas profiter de la pseudo-supériorité que lui offrait ce statut. Non, elle pensait déjà suffisamment à rester elle-même malgré l’incertitude qui planait sur son avenir. Après tout, elle était née-moldue. Elle ne rentrait pas dans les normes.

« A cela vais-je ajouter que pour rester en adéquation avec les nouvelles lois établies par le Ministère, une cinquième maison a été ouverte en urgence pour les élèves n'entrant pas dans les normes. Je m'entretiendrai personnellement avec les élèves concernés à la fin de ce banquet. »

Impossible. Depuis quand la McGo était Legilimens ? Ou Occlumens, Ariane confondait tout le temps les deux. Mais citrouille, c’était quoi ce hasard ? Juste quand elle pensait à l’incertitude de son avenir, la sous-directrice venait de la fixer. L’ironie du sort. Ça collait plus que parfaitement à la situation.

L’explosion de voix et d’exclamations autour d’elle la ramena à la réalité de ce qui venait d’être dit. Une cinquième maison ? Ça craignait, clairement. Aucune hésitation, Ariane en serait. Mais clairement, elle aurait préféré rester chez les Gryffondors, cette maison où elle se sentait si bien… « QUOI ? Non mais, vous êtes sérieux ? » Protester, juste pour la forme. Parce qu’on changeait pas les traditions, parce que les Mangemorts pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient juste parce qu’ils avaient le pouvoir, parce qu’elle aime bien râler.

Mais en fait, Ariane était presque soulagée. Bon, on n’allait pas casser sa baguette, lui effacer ses souvenirs, torturer ses parents ou pire encore. Elle ne savait rien de cette maison, mais elle était suffisamment perspicace pour comprendre que ce ne serait pas joyeux tous les jours. Mais au moins, elle était fixée.

L’agitation se calma, plus difficilement chez les Rouge et Or que dans les autres tables, même si c’était McGonagall qui parlait. Et l’indignation des élèves n’était pas finie, puisque la sorcière en robe introduisit les inspecteurs. Des suppôts du Ministère, des Mangemorts, de Voldemort. Ici pour s’assurer que tous les élèves hors-normes souffrent bien, et que les autres n’aient même pas l’idée de se rebeller. La rage commençait à monter dans la gorge d’Ariane, et enfla encore plus quand le Choixpeau entama sa chanson. Il avait une voix affreuse, et il chantait une chanson terriblement déprimante. Ouais, c’était adapté aux circonstances. Mais bordel, c’était qu’un chapeau, ça aurait été trop lui demander de chanter un truc joyeux pour réconforter un peu les élèves, et surtout les pauvres premières années qui étaient glacés de peur ? Il avait peur de quoi, qu’on le mette au placard ? Il y restait déjà plus de 364 jours par an, voire 365 les années bissextiles. A cet instant précis, Ariane avait furieusement envie de donner le Choixpeau en pâture à des gamins d’un an en train de faire leurs dents. Comme ça, il verrait ce que c’est d’être torturé sans pouvoir rien faire.

Et puis les nouveaux élèves commencèrent à être répartis. Même si Ariane était pratiquement à l’autre bout de la Grande Salle, elle pouvait deviner les regards angoissés, mais elle remarquait surtout la panique de ceux qui n’étaient pas appelés malgré l’ordre alphabétique. C’était horrible de les voir vivre ça. McGonagall s’était tue alors qu’il restait encore une bonne dizaine d’enfants à répartir. Elle leur indiqua la table derrière, à l’écart, minuscule et piteuse. Les élèves restèrent groupés, et Ariane vit la peur et les larmes sur leurs visages. Sur deux ou trois, un regard courageux trahi par une lèvre tremblante. Pauvres enfants.

« Que le banquet commence. »

Sinistre phrase. Mais où était ce cher Dumbledore.. ? Avec sa bonne humeur communicative, son amour des élèves et sa compréhension ? Les plats se remplirent de bonne nourriture, la seule chose qui n’avait pas changé depuis l’année passée. La brune esquissa un sourire quand elle vit que les plats à côté d’elle étaient à base de légumes. Les Elfes avaient fait attention à ne pas lui servir de la viande et du poisson. Ces chers Elfes de Maison qu’elle avait hâte de retrouver… Alors qu’elle venait de se servir d’un riz aux légumes qui avait l’air succulent, la jeune fille jeta un œil aux premières années, livrés à eux-mêmes. Sur leur table, un pauvre plat de pâtes sans aucun accompagnement. Les Elfes avaient dû être malades de cuisiner quelque chose d’aussi peu appétissant… Et en arrière-plan, Ariane pouvait voir certains Serpentards pointer du doigt les exclus et se moquer d’eux. Elle serra les dents à s’en faire mal. Elle ne pouvait pas accepter ça. Laissant violemment tomber la louche dans le plat de sauce, Ariane but une gorgée de jus de citrouille – c’était peut-être sa dernière occasion d’y goûter – et se leva.

Alors qu’elle prenait la direction de la table des exclus, McGonagall l’interpella. « Miss Hepburn, veuillez rej- ». La Lionne se retourna et lança un regard mauvais à sa directrice de maison. Elle aussi s’était alliée à Rogue. Même si elle ne partageait pas ses opinions, elle avait préféré coopérer plutôt que se battre. Mais elle était vieille, Ariane ne lui en voulait pas. Elle était simplement énervée contre le monde entier à ce moment-là. « Quoi ? De toute façon, j'vais devoir rejoindre cette table à la fin du repas, alors pourquoi attendre ? » La jeune fille reprit fièrement la direction de la vieille table vermoulue, qui était encore plus répugnante de près, et s’y installa. Elle ignora royalement tous les regards qui étaient dirigés vers elle. Elle ne se laisserait pas faire. I don’t give a damn of you, I’m proud to be a Mudblood.  

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner Mer 31 Aoû 2016 - 18:44

1er Septembre 1997.
Le voyage dans le Poudlard-Express s'était déroulé comme à son habitude dans le plus grand calme. Installée dans un compartiment, Clara avait voyagé avec son grand-frère Mathieu, à Serdaigle comme elle. Ils étaient tous les deux, heureux de retourner à Poudlard, même s'ils savaient que rien ne serait pareil. Albus Dumbledore était mort. Néanmoins si un grand nombre d'étudiants grinçait des dents en imaginant Severus Rogue à la tête du château, il n'en était rien pour Clara. Au contraire, elle vouait pour le maître des potions une certaine admiration. Il était certes peu commode, mais la jeune fille lui reconnaissait son grand talent. Après tout, elle n'aurait jamais pu suivre sa scolarité normalement sans lui. En effet, il lui fournissait une potion tue-loup les soirs de pleine lune. Sans cela, elle aurait risqué à maintes reprises de blesser très gravement les autres étudiants.

Lorsqu'elle s'installa à la table de la Grande Salle, l'ancien maître des potion prit la parole. Si les premiers propos du nouveau directeur ne la choquèrent pas plus que ça (on ne pouvait décemment pas croire que Severus Rogue aurait appris la compassion et la bienveillance en un été), la jeune fille fut surprise par les nouveautés énoncés par le professeur de métamorphose. En effet, une cinquième maison venait d'être créée. Pour ceux qui, avait souligné Minerva McGonagall, ne répondaient pas aux normes. Si aucune précision n'avait été donnée, si ce n'est que les concernés seraient convoqués après le banquet, tous devinaient que les nés de moldus étaient visés. Néanmoins, Clara était loin de se douter qu'elle serait très prochainement appelé. Si elle observait ses camarades inquiets, c'était parce qu'elle accusait le coup. Elle désapprouvait ce traitement infligé aux sorciers nés "dans une mauvaise famille". Pour autant, elle n'osait rien dire ou rien faire.
Elle resta silencieuse et pensive tandis que le choixpeau magique chantait sa chanson et répartissait les premières années. Le buffet débuta. Autour d'elle, ses camarades s'agitaient pour manger et la quatrième année les imita pour mieux se fondre dans la foule. Néanmoins, attentive à ce qui se passait autour d'elle, il ne lui fallut pas longtemps pour être intriguée lorsque la voix du professeur McGonagall s'éleva dans la pièce.

-  Miss Hepburn, veuillez rej...

Une élève de Gryffondor (elle se nommait Ariane) venait de se lever et de se diriger volontairement vers la table de ses élèves "ne répondant pas aux normes". Clara l'observa bouche bée. Elle admirait l'audace et la bravoure de la jeune fille. Parce qu'elle savait qu'elle allait finir tôt ou tard à cette table, Miss Hepburn préférait s'y rendre dès à présent.
Reportant son attention dans son assiette, la quatrième année tenta de retrouver l'appétit et déguster le repas confectionné par les elfes de maison. Sans grand enthousiasme néanmoins. Le cœur n'était plus là. Et elle ne comprenait pas comment de telles mesures avaient pu être prise par le professeur Rogue. De toute évidence, elle découvrait son vrai visage. Et elle était déçue.

A la fin du repas, Minerva McGonagall vient appeler différents étudiants, les invitant à la suivre. Clara vit Simon Kane quitter leur table pour rejoindre la directrice adjointe. Elle aperçut Léandre Camus, plus loin. Elle entendu tel ou tel nom et prénom qui pouvait lui évoquer des visages ou au contraire lui être totalement inconnu...
Tant de noms... Tant de Nuncabouc... La jeune fille n'était pourtant pas au bout de ses surprises.

- Lenoir Wingston Clara.

Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'elle entendit son nom. Elle resta interdite. Elle n'était pourtant pas une enfant de moldus... Alors qu'elle n'en revenait toujours pas, son regard croisa celui de son frère qui débordait de colère. La frustration tendait les traits son visage. Plus rapide qu'elle, Mathieu avait compris pourquoi le nom de sa cadette avait été prononcé par la directrice adjointe. Clara n'était pas quelqu'un qui rentrait dans les normes. Pas à cause de ses origines, non. Mais parce qu'elle était un loup-garou.
Depuis qu'elle avait intégré l'école, Clara avait toujours gardé secret ce qu'elle considérait comme une maladie. Mathieu était son meilleur allié et mettait tout en œuvre pour protéger cette vérité gênante. Etre ainsi affiché dans la Salle Commune les rendaient nerveux tous les deux. Comment pourraient-ils expliquer que la fille était à Nuncabouc, mais pas le frère ainé ? L'esprits des deux apprentis sorciers encore bien trop tourmentés pour pouvoir fonctionner convenablement et proposer des réponses cohérentes à ces questionnements.

Avec embarras, l'ancienne Serdaigle se leva, jeta un dernier coup d'œil à son frère ainé et regagna les autres Nuncabouc.
Cette année serait radicalement différente à celles qu'elle avait vécu jusqu'à aujourd'hui... Merlin, elle craignait le pire.

[Normalement une première relecture a été faite, mais je me relirais demain dans le doute]

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[1er Septembre 1997] Diviser pour mieux régner

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