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[Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe

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MessageSujet: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Sam 28 Mai 2016 - 14:09

BACK IN TIME


Topic réservé à des posts pour le développement de mes personnages. RP Solo en cours.
Merci ♫


Wayoth Fawkes

• PROLOGUE : INTRODUCTION A L'ANIMAGIE
• CHAPITRE I : Les Meutes
• CHAPITRE II : Creeping
• CHAPITRE III : Iris
• CHAPITRE IV : Try Again

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Absynthe C. Stevenson

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Dernière édition par Wayoth Fawkes le Mar 13 Sep 2016 - 12:56, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Mar 31 Mai 2016 - 14:20

PROLOGUE : INTRODUCTION A L'ANIMAGIE

Consignes:
 


01 juillet 1997 - 12:27
Enseignement Élémentaire des Guérisseurs de Pabobow
Londres


Le garçon craqua nerveusement ses phalanges les unes après les autres sous l'oeil attentif d'une vieille femme qui attendait à son arrête de bus. Vêtu d'un tee-shirt noir à manches courtes et d'un jean élimé aux genoux -ah, ces jeunes, ils ne savaient plus s'habiller !-, le grand brun maigre aurait pu passer complètement inaperçu aux yeux de la moldue s'il ne s'était pas tenu devant une vieille échoppe douteuse qui proposait des pièges à rats et dont la vitrine était couverte d'une affiche gigantesque que le soleil avait déteint et où était écrit "Passe une bonne rentrée, Achète un crapaud tigré !". Bien que les lunettes de soleil du garçon masquaient ses yeux, on devinait parfaitement qu'il fixait tantôt l'enseigne en bois pourrie, tantôt la rue désertée, comme s'il attendait quelqu'un. Par trois fois, leurs regards s'étaient "croisés" et, la seconde fois, le petit jeune lui avait adressé un large sourire en la saluant de la main. La vieille femme avait resserré son sac contre elle en se demandant ce que faisait la police et ce qu'elle attendait pour surveiller les détraqués de ce genre.
Avachi à même le trottoir, les fesses sur le bitume, le garçon décoiffé s'amusait à plier et déplier un morceau de papier, le camouflant parfois dans un poing avant de le défroissé pour vérifier quelque chose dessus. Puis, tout à coup, comme si l'heure avait enfin sonné, l'adolescent se leva d'un bon en fourrant le papier dans sa poche. La femme le vit s'approcher de la porte et frapper contre celle-ci, comme si quelqu'un allait sortir de l'endroit abandonné  pour lui ouvrir. Elle plissa ses yeux de fouine en se demandant si sa vue lui jouait des tour lorsqu'elle distingua une légère fumée blanchâtre qui commençait à envelopper le jeune homme. Elle n'eut pas plus de temps de se poser la question : il lui fut caché par un bus de couleur crème et bordeaux dont les freins crissèrent avant l'arrêt complet du véhicule. Pour une fois, la petite mamie se dépêcha de valider son ticket pour trouver une place et coller son nez de commère contre une vitre, mais son effort ne servit à rien. Le garçon avait disparu, et la boutique avec lui.

Bien que cela faisait plus de six ans que Wayoth côtoyait le monde magique, il ne pouvait s'empêcher de baver d'admiration devant certaines démonstrations de sortilège ou encore, comme ici, devant la puissance de la métamorphose qu'usaient certains sorciers pour modifier magiquement l'allure d'un bâtiment. La petite femme replète qui trottinait devant lui ne pouvait s'empêcher d'agir comme si elle faisait visiter les lieux à un touriste. En soit, c'était un peu le cas, et le jeune Fawkes regrettait presque de ne pas avoir apporté son appareil photo. L'école des guérisseurs était bien différente de Poudlard. Là où le château faisait tout de même flipper sa race avec ses recoins sombres uniquement éclairés par des torches aux murs, ses tableaux en mouvement et ses fantômes qui vous traversaient sans prévenir -Wayoth s'était demandé ce que Wright, Donovan et Maya auraient fait de leurs vies de fantôme si le passage de la bibliothèque s'était mal passé et il avait fini par conclure que cette dernière n'aurait pas hésité à squatter les douches des joueurs de Quidditch (ça lui aurait fait les pieds, à McAlister !)- en vous donnant l'impression de recevoir une douche froide. Cet établissement était taillé dans du marbre clair et de gigantesque colonnes s'élevaient pour tenir un plafond qui reflétait un ciel clair qui était traversé par des nuées de colombes qui devaient faire office de hiboux. Ici, non pas des torches mais de grands bougeoirs qui flottaient près des murs nus, et les escaliers ne bougeaient pas et étincelaient au gré de la lumière qui provenait de hauts vitraux.

La tête en arrière, bouche entrouverte, le garçon admirait la salle principale de l'école créée par le feu-guérisseur Dr John-Alexander Pabobow qui, à défaut d'avoir inventé une potion efficace contre les allergies aux poils de Boursouf, avait versé la totalité de sa fortune afin de financer la construction d'un édifice où de jeunes sorciers viendraient apprendre à devenir Guérisseur (et Médicomages pour ceux qui n'avaient pas l'ambition de réussir le premier [NDW : à mes yeux, un Guérisseur peut être l'équivalent d'un "chirurgien" ou d'un soignant spécifié là où un Médicomage peut être un médecin, un infirmier, ...]).

- Par ici, jeune homme ! couina la petite sorcière en se dandinant dans son tailleur d'un jade pâle. Vous venez pour un rendez-vous, vous avez apportez votre CV et vos notes d'ASPICS ?
- Euh, je... non. il regarda autour de lui, perdu. Je viens de terminer ma sixième année, mais je voulais...si c'est possible, voir comment ça se passait ?

La secrétaire le regarda en ôtant son monocle qui semblait faire office de loupe, puis elle vérifia quelque chose sur le morceau de parchemin qui était devant elle.

- Je pensais que venir pour midi et demi était moins dérangeant que durant les cours...
- Nos étudiants sont en période d'examens.
- Qui plus est... murmura le gosse en se décalant vers la droite lorsqu'une colombe se posa en roucoulant sur un coin du bureau.

Un vieux sorcier et une jeune fille semblait se chamailler sur une question d'emploi du temps mais, lorsqu'elle le vit, la demoiselle s'interrompit et le détailla de bas en haut avec l'air de quelqu'un qui observe un tas de crottin d'Abraxan.

- Je...suis venu pas la voie Moldu...

La justification ne semblait pas suffire à la jeune sorcière qui haussa les épaules et lui tourna le dos, comme outrée qu'une espèce dans ce genre lui adresse la parole.

- Établissement ?
- Ah, euh, Poudlard ! Serdaigle, sixième année. Wayoth Fawkes.
- Très bien, je vais vous laisser patienter sur ces fauteuils en attendant que la session d'examens se termine, ensuite nous verrons si un élève est volontaire pour vous...guider.

Bredouillant un "merci", le rouge aux joues, le décoiffé s'installa et attendit sagement. Peu à peu, le silence du hall fut couvert par un brouhaha qui allait en s’amplifiant, et bientôt, une foule de jeunes sorciers affluèrent de droite à gauche. Ils semblaient également porter un uniforme mais, là encore, ils se différenciaient de Poudlard : les robes étaient claires et la plupart étaient blanches. Il y avait du rose pâle, du jade effacé, un bleu discret et seules les capes d'un jade soutenu détonnaient par leurs motifs blancs, argentés ou dorés. Se demandant quelles pouvaient être les significations de cet accoutrement, Wayoth rangea sagement ses jambes sous son fauteuil pour ne pas empiéter sur le passage des étudiants.

- Fawkes ?

Il fit volte face, se doutant d'avance à qui appartenait cette voix. En revanche, il ne s'attendait pas à trouver un visage aussi près du sien et encore moins aussi...aussi...
Il rougit brusquement et se recula pour mettre de la distance.

- Viens avec moi.

Très lentement, le jeune se redressa. Stevy l'avait appelé "Swann", il se demandait s'il devait en faire de même. Le "garçon" qui se tenait face à lui n'avait plus rien de celui qu'il avait connu lors de ses jeunes années à Poudlard et Wayoth se demanda comment il avait fait pour ne pas le remarquer plus que cela en mars. De ce qu'il se rappelait, son aîné était un grand blond au visage plutôt féminin mais qu'il n'avait pas pris pour le frangin de Cornwell car -comment dire...- il n'avait pas un physique très gracieux. On aurait plutôt dis un gamin famélique complètement dans la lune. Un genre de Luna Lovegood, mais sans les cheveux sales et les discours flippants.
La personne qui lui fit un signe de tête pour l'inviter à le suivre n'avait plus rien du vilain petit canard. Brusquement, le patronyme utilisé par Stevy pris tout son sens et Wayoth marcha dans ses pas, docilement, tout en l'observant s'avancer -flotter aurait été plus exacte- pour prendre place à une table de marbre où apparurent deux assiettes pleines dès lors que les deux jeunes hommes prirent place.
Le visage ovale et pâle était fendu en deux par un trait de maquillage noir qui suivait l'arrête du nez et, là encore, Wayoth y vis une référence au cygne. Les yeux gris étaient cernés de noir et bien visible lorsque les cheveux étaient rejetés en arrière. Longs. Les cheveux étaient longs et le gamin se demanda si c'était voulu tout ce cirque qui faisait douter du genre de la personne face à lui.

- Alors, Wayoth. C'est bien ça ? Mon canard m'a dit que tu voulais me voir.
- Je...

Euh...
Après avoir cligné des yeux et baissé le regard sur son assiette avant de le relever aussi sec, le garçon fit signe à l'ancien Serdaigle de patienter un instant. Cachant son visage dans ses mains, il fut secoué par un rire nerveux.

- Il y a quelque chose de drôle...?
- Non, pardon. il se reprit et se redressa en toussotant sous le regard perplexe de l'étudiant. Je suis désolé, c'est nerveux...j'ai imaginé Stevy en canard. Il n'allait tout de même pas lui confier que c'était troublant d'être scruté comme un pain au chocolat dans une vitrine et que le décoiffé avait presque envie de tendre le bras pour palper la joue de l'homme.
- Je vois. Il sourit. - Absynthe m'avait prévenu que tu étais, je cite, "bizarre".

La salo...perie ! Bien une Serpentard, c'te meuf ! Les verts étaient toujours en train de pourrir tout le monde, et après ils s'étonnaient qu'on les aime pas ? [#cliché] Grommelant dans sa non-barbe des propos peu élogieux sur cette maison et ses occupants, Wayoth commença à jouer avec sa petite cuillère, la faisant tourner entre ses doigts pour finalement la poser sagement lorsque le regard vénère de Swann se fit plus lourd.


- Voilà... j'aimerais devenir...animagus.
- Pardon ? Le blond fronça les sourcils en se rapprochant.
- S'il vous plait ? ajouta alors le décoiffé en couinant, cherchant à l'attendrir en faisant une moue enfantine.

Mais l'effet ne fut pas celui attendu. Un rire cristallin s'échappa d'entre les lèvres de l'étudiant qui attachait alors ses longs cheveux en un catogan près de la nuque. Les ongles vernis de noir essuyèrent le coin de l'oeil et Swann replaça sa cape aux motifs argentés.

- Je n'ai pas entendu ce que tu voulais devenir, mon chat, mais si tu pense que je vais te pistonner pour entrer dans l'école, sache que tu as toqué à la mauvaise porte. Ce sont les dernières années qui peuvent être membre du jury.
- Ah mais non...je ne veux pas être Guérisseur ! Il n'avait pas encore reçu ses notes en potion, mais il doutait sérieusement qu'elles soient plus satisfaisantes que celles de ses BUSEs...là était inconvenant de ne plus avoir un prof qui peut vous faire faire pipi dans votre pantalon rien qu'en prononçant votre nom de famille. J'aimerais devenir Ani...magus. termina-t-il en un souffle, vérifiant que personne n'écoutait à côté d'eux.
- Oh. Je vois. Je ne suis pas certain que le Ministère approuverait de petits...cours particuliers. J'ai moi-même été gentiment dénoncé pour pratiquer l'Animagie il y a deux ans, vois-tu mon chat...
- sicdnk chat ... grogna l'adolescent en un gargouillement inintelligible.
- ... et, étant un animagus recensé, je suis plus ou moins surveillé et...
- Je suis né-moldu.

Clignement. Interprétant ce silence comme une invitation à continuer, le Serdaigle inspira et pencha son bust en avant pour pouvoir chuchoter à toute vitesse.

- Je sais que vous avez eu des problèmes avec des garçons de l'école, à l'époque, car votre meilleur ami était un sang de bourbe... l'aîné fronça les sourcils et grimaça en entendant l’appellation ...donc je ne pense pas que vous ignorez ce qu'il se passe généralement pour les nés-moldus qui arrivent dans un groupe de sorciers dont certains sont assez étroits d'esprit...
- En effet. Mais en quoi est-ce que...
- Dumbledore est mort. Et, si je comprends bien la panique générale et ce que disait les plus vieux des sorciers, la seule personne que...Vous-Savez-Qui craignait, c'était lui. J'ai pas envie de finir ma vie avec un Détraqueur dont le rêve est juste de me rouler un patin, si vous voyez ce que je veux dire.
- Tout à fait. Et si ton langage pouvait être moins ... Moldu, peut-être que tu diminuerais les chances de te faire prendre. Je ne vois pas bien en quoi l'animagie est un "remède" à ton problème. Tu n'a qu'à briser ta baguette et rester en dehors du monde de la magie si tu veux vraiment échapper à cette discrimination, disons...
- C'est de la discrimination ! Vous le savez parfaitement ! Votre ami...
- Cesse de parler de lui.
- Mais écoutez-moi ! s'exaspéra le plus jeune, le ton allant dans les aiguës.
- Je t'ai écouté. Tu ne m'as pas convaincu. Cette discussion est terminée, tu peux t'en aller.

Rendu muet [NDW : aaaaah, ça fait du bien !! *-*], le décoiffé baissa les yeux sans pour autant partir. Au contraire, il posa ses coudes sur la table et noua ses doigts pour les appuyer contre sa bouche. Il devait retrouver son calme, c'était son seul moyen de ne pas partir en furie et de tout dévaster sur son passage en insultant copieusement l'étudiant.
Il avait pensé à briser sa baguette, le problème n'était pas là. Ce n'était pas une rupture avec le monde de la magie ce dont il avait besoin, mais une échappatoire. Ou au contraire, quelque chose à quoi se raccrocher.

- La première fois que j'ai fait preuve de pouvoirs...j'ai lancé une chaussure dans le visage de mon père.

Un mélange entre l'étonnement et l'amusement se lut sur le visage de Swann qui portait la fourchette à sa bouche. Il ne pipa mot et Wayoth inspira pour continuer.

- Quand j'étais en colère, des objets explosaient atour de moi. Alors ma mère... ma mère m'a demandé d'apprendre à maîtriser mon don. Elle appelait ça de la télékinésie, je pense qu'elle avait joué le jeu de la maman qui savait ce que c'était pour que je n'ai pas peur. Avec du recul, Diana avait très bien géré l'apparition des pouvoir de son fils alors qu'ils traversaient une passe très difficile. Elle me disait que, si j'arrivais à me contrôler, je serais plus fort. Et, aussi, j'aurais le droit d'avoir mon propre chien.

Le regard au loin, le garçon se revit, lui et ses presque six ans qui cachait les morceaux de verre à sa mère ou qui accusait l'un de ses cadets d'avoir cassé la vaisselle. Pour avoir un chien.

- J'ai travaillé très dur, tous les jours. Et puis, avec le temps, j'ai réussis à faire déplacer les objets. Des petits et pas trop lourds, sur une très courte distance de quelques centimètres. ajouta le garçon précipitamment devant les yeux ronds du blond qui en avait lâché sa tomate. Et puis, quand j'ai eu onze ans, McGonagall est venu avec ma lettre. Elle a dit à maman qu'un employé du Ministère était passé avant elle, mais qu'il avait assistée à une scène extrêmement bizarre entre mes deux petits frères et qu'il n'avait pas voulu entrer. Bref. McGo m'a dit que j'allais apprendre à me contrôler avec une baguette, tout ça. Je pense que c'est la seule raison qu'avait ma mère de me laisser partir. Je sais pas...

Il ouvrit les mains, paumes vers le ciel, et regarda les lignes qui sillonnaient sa chaire. Pourquoi est-ce que lui avait eu ce don de pouvoir ? Pourquoi pas un de ses frères ? Wayoth avait longtemps soupçonné sa mère d'avoir trompé son père avec un sorcier pour en arriver à ce résultat, mais il savait bien que cette théorie n'était pas probable et que seule la fatalité était responsable.

- J'ai eu un chien il y a trois ans. Elle s'appelle Wena, pour Rowena. Mais je ne maîtrise toujours pas mes pouvoirs, il y a toujours des moments où j'ai...comme besoin d'exploser. A Poudlard, on ne m'a pas appris à la canaliser. Alors j'essaie juste d'être calme pour ne pas péter des trucs autour de moi.
- Ce sont des choses qui arrivent, malheureusement. Il faut simplement apprendre à, disons, combler quelque chose qui te plait en mettant toute ton attention dedans. Personnellement, c'est dans la manipulation du corps que je me sens bien. J'étudie pour être Guérisseur dans les accidents de magie et leurs impacts. expliqua alors le jeune homme en montrant le bleu très pâle de sa robe de sorcier.
- Et moi, c'est la métamorphose. C'est pour ça que j'ai besoin de votre aide...

Swann plongea son regard dans celui du garçon.
Était-ce un mensonge ? Oui et non. Wayoth ne parlait pas de la matière en elle même. Oh, elle le fascinait sans nul doute, mais c'était d'un besoin de changement sur lui même dont il avait besoin. Sa famille l'avait bien compris : Wayoth était joueur, se cachait derrière des masques et interprétait des rôles selon la personne qui était en face. En général, il était soit très sérieux, soit extrêmement taquin et, si ses amis de Poudlard avaient eu l'occasion de connaître ces deux Wayoth-là, le garçon qui se cachait derrière était bien plus nuancé. Bien sûr que non, il ne passait pas d'un état à un autre naturellement, il n'était pas bipolaire, lui. Seulement, il ne savait comment gérer sa façon d'être et, ne voulant pas se mettre à nu, il avait simplement pris le pli en jouant constamment avec sa personnalité. Un miroir à multiples facettes : Wayoth renvoyait des comportements qu'il observait et copiait. Ou, comme disait son cadet, Jerry : "Mec, t'es une phoking boule disco là ! On est pas en boîte, tu redescends !"
Aussi, selon lui, la possibilité de changer complètement de corps serait une façon d'accentuer ce goût de changement de personnalité.
Ce qui, avouez-le, était affreusement mal pensé puisque l'animal dont il prendrait la forme était censé le représenter au mieux. Mais ça, le garçon n'y avait pas songé. Actuellement, il n'y voyait que l'opportunité de maîtriser un peu plus la magie -et quelle magie !- et celle de fuir sa vie à lui pour en avoir une où il pouvait enfin (peut-être ? à mon d'être un rat-taupe) être bien et sûrement lui même.

- Bien.

Silence. Wayoth se gratta la paupière, le regard rivé sur l'assiette toujours pleine face à lui. Il ne risquait pas d'y toucher vue comment son estomac était noué. Il se sentie obligé d'ajouter :

- Je n'ai pas trop d'argent, s'il est question de cela, mais... je...je suis motivé et je peux...je ne sais pas... Il repensa à Stevy. Faire un échange de services ? Je suis prêt à tout.
- A tout ?

Il en regretta ses paroles, se disant qu'il avait peut-être sous estimé le danger que représentait Swann. Ce dernier termina son assiette et lui adressa un sourire avant de lui tendre la main pour la serrer en un salut cordial.

- Très bien, mon chat. Je vais y réfléchir. Tu auras ma réponse au plus tard demain midi, pour le moment je dois réviser pour l'épreuve suivante.
- ...'key... murmura le bun en regardant son futur Maître se faire la malle et rejoindre une nuée d'étudiants qui retournaient dans les salles de classe.




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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Mar 14 Juin 2016 - 17:43

CHAPITRE I : LES MEUTES

Consignes:
 

24 juillet 1997 - 19:37
Chez Mamé et Papé
Élevage Familiale des Fawkes ; Sud Angleterre

- ...otre crinière est trèèès joooliie, Ponita ! Vous coiffez souvent vos poils ?
- Yep ! Je les lave avec du shampoing démêlant à l'abricot ! Mmmmh ! Il ne pique pas les yeux et évite les nœuds !
- Ooooh, trop bien !
- Je peux vous en prêter, si vous voulez, Pralinette.
- MAIS T'ES BÊTE WAWA !!!

L'adolescent eut un mouvement de recul lorsque la gamine ouvrit brusquement les bras, l'air excédée et pas contente du tout. Harmony, dans sa culotte de bain orange, clapotait dans la piscine en compagnie d'un bateau playmobil, d'une grosse bouée bleue et de son armada de petits poneys. Puisque cette famille était constituée d'une bande d'inconscients qui laissait la petite dans l'eau, Wayoth s'était engagé en tant que responsable de baignade et surveillait sa cousine de "cinq ans mais bientôt six !".
Dégoulinante, Mony se redressa de toute sa petite taille pour mettre ses poings sur ses hanches et agiter le poney sous le nez de l'aîné des enfants Fawkes.

- C'EST PAS PRALINETTE, LUI ! C'EST CALINDAMOUR !!!
- Ouais, bon, ça va... grommela l'adolescent, légèrement honteux de s'être trompé de prénom et que la mioche en fasse un scandale. Ils se ressemblent, j'ai confondu !
- Ils se ressemblent PAS DU TOUT.

Elle le regarda avec un visage constipé, comme si elle se demandait ce qui pouvait passer par la tête de ce garçon. Avec un soupire, il agita son propre poney avant de le faire marcher sur le rebord de la piscine avant de retrouver une voix aiguë pour continuer de jouer. Mais Harmony n'avait pas dit son dernier mot et William, son frère de quatre ans de plus, sortit la tête de son cahier de vacances pour contempler l'étrange spectacle.

- Pralinette elle a des ailes et Calindamour a une corne. C'est pas du tout pareil ! C'est pas des gémeaux !
- Des jumeaux... corrigea Wayoth à mi-voix
- C'est pas comme Tom et Jey ! Alors tu raconte pas n'importe quoi ! Sinon t'es plus mon cousin !
- Oui, oui... j'ai compris.

Le soupire du garçon fit froncer les sourcils de la plus jeune qui se rassit dans l'eau avant d'esquisser un sourire espiègle et de taper dans sa piscine pour éclabousser le sorcier qui recula aussitôt avant de se lever comme un ressort.

- Phok, Mony !! T'chiante là !
- T'as pas le droit de dire de gros mots, sinon tu donnes des sous pour ma tirelire...

Je rêve.
Le décoiffé contempla la benjamine dont le grand sourire laissait comprendre qu'elle était très fière de sa répartie. Bien que jeune, elle avait déjà son petit caractère et ses grands parents n'avaient de cesse de lui répéter qu'elle était tout comme lui au même âge. Enfant, Wayoth était turbulent et casse-cou (casse-cou*lles, aussi), ne tenait pas en place et désobéissait souvent aux adultes en emportant ses cadets et sa cousine dans son sillage. Il s'était assagit après le départ d'Andrew -sûrement pensait-il que ça ferait revenir son père- et avait développé deux masques au fur et à mesure qu'il grandissait. Pourdlard les avait peaufiné, mais avec les événements de juin, ils menaçaient tout deux de se briser.

Juillet, quand à lui, n'avait pas été de tout repos. Après sa rencontre avec Swann, Wayoth avait attendu avec impatience et crainte la réponse de ce dernier qui ne s'était pas fait attendre. S'il était d'accord, l'animagus avait marqué plusieurs conditions, et la première se trouvait à présent à circuler dans les veines du plus jeune. Il avait juré, promit fidélité et silence. Des chaînes qu'il comptait bien rendre visibles une fois que son dos aurait terminé de se régénérer : hier soir, les jumeaux et Honey l'avaient aidé à effacer le vieux tatouage qu'il s'était fait plus jeune. Bien entendu, le laser était trop cher. Non, ici on avait une méthode bien plus "traditionnelle" que les jeunes de la banlieue s'était transmise parce que, à défaut de réfléchir pour du long terme, on se retrouvait à devoir effacer l'encre qu'on s'infusait dans la peau. Il suffisait du dos d'une petite cuillère, d'un briquet, de patience et surtout de résistance à la douleur pour changer de peau, muer.
Était-ce comparable au sortilège Doloris ? Peut-être...En fait non. Là où les os semblaient fondre et votre tête prête à exploser, la brûlure récurrente devenait habituelle. Douloureuse, certes, mais la peau anesthésiée par la cuillère finissait par s'y faire. A présent, il avait sous sa chemise un énorme bandage pour que la crème qu'on lui avait badigeonné sur le corps pénètre bien et soigne l'épiderme.

Pour le moment, l'adolescent fixait silencieusement les gouttes d'eau sur ses bras nus. Ses lèvres s'entrouvrirent et Wayoth souffla doucement sur une perle pour la faire descendre de son épaule à son coude. Très calme, Mony l'observa un instant avant de se relever et de poser sa main humide sur l'épaule de son cousin, faisant apparaitre une multitude de petites gouttes sur lesquelles elle se mit à souffler elle aussi.
Longtemps, la petite avait pensé que Wayoth était le frère de son papa, ou alors son grand frère à elle. Il ressemblait tellement à David que ce dernier ne bronchait pas lorsqu'on qualifiait son neveu de "votre fils", souriait même en désignant les trois garçons de Diana "mes gosses". Officiellement, David Fawkes avait trois enfants : Honnesty, William et Harmony. Officieusement, il en avait élevé six, voir un peu plus. Wayoth, Tomas et Jerry, les enfants de sa petite sœur, l'avaient érigé en figure paternel, mais il en était presque de même pour les gosses un peu paumés qui faisaient office d'amis aux jumeaux et à sa fille aîné. Gamin au corps d'adulte, l'homme avait la patience pour jouer le père et l'esprit taquin pour jouer au frère. D'où la confusion de la petite.
Harmony était née l'été qui précédait la rentrée de Wayoth à Poudlard. Autant dire que la petite n'avait pas beaucoup d'occasions pour voir son cousin et, entre l'étranger et le grand frère, cet inconnu avait forgé sa place dans la vie de la gamine, et c'était en grande partie grâce au reste de la famille Fawkes qui ne cessait de parler de ce garçon. Elle n'était pas une enfant sauvage, et ça avait beaucoup aidé. Si William ne semblait pas encore près à sauter dans les bras de son cousin, Mony en avait fait une idole et attendait toujours son retour avec impatience, Pralinette et Ponitas.

Afin de ne pas perdre l'équilibre, la petite posa une main sur le dos meurtri du garçon qui gémit et elle s'appuya finalement sur la tête de ce dernier en posant son menton sur le sommet du crâne.

- Wawa ?
- Mmh ?
- Tu m'aimes ?

Lâchant enfin la vision de William penché sur son cahier, Wayoth leva légèrement la tête, sa chevelure désordonnée chatouillant le cou blanc de la gamine. C'était quoi, cette question à la c*n ? Le jeune homme ne se souvenait pas l'avoir jamais demandé à quelqu'un, ou alors c'était pour plaisanter et il avait haussé ses sourcils à plusieurs reprise avec une tête de pervers. Mony, elle, avait toujours un besoin énorme d'affection qui déroutait complètement les deux aînés des Fawkes. Honey aussi était très pudique sur ses sentiments.

- Pas beaucoup. grimaça Wayoth avant de claquer sa langue contre son palais.
- Moi non plus, je t'aime pas beaucoup. couina alors la petite sans bouger.

Un je-ne-sais-quoi se brisa chez le garçon en entendant la phrase. Bouche entre-ouverte, il resta sans rien dire en essayant d'analyser le pourquoi de son malaise. Une bonne gifle mentale, voilà ce qu'il venait de se prendre. Mais à qui la faute ? Il avait voulu jouer, il avait perdu.
S'il n'avait jamais demandé à ce qu'on lui dise "je t'aime", c'est parce que Wayoth ne supportait pas qu'on le lui demande. Ou même le dire. Le penser. Il pouvait le dire  sans le penser lorsque vous lui passiez le sel, mais ce n'était clairement pas l'une de ses préoccupations première de dire aux gens qu'il aimait ce qu'il ressentait vraiment.

- Je rigole. Je t'aime très beaucoup.

La petite Mony s'était mise à pleurnicher en cachant son nez dans la tignasse brune aux reflets acajou, les bras fins et humides munis de gros brassard orange fluo étranglant à demi l'adolescent qui, pour se dégager, la fit basculer la tête la première pour la caler entre ses jambes croisées en tailleur.

- Moi aussi, très beaucoup. grommela l'ourson en peluche en enlaçant la petite qui se mit directement à ricaner pour finalement s'échapper en prétextant d'avoir envie de pipi. Bah ouais, à force de barboter dans l'eau, faut pas s'et... EEEEEEEEEEEEEEH !! Qu'est-c'tu fous ???? Pisse pas ici !

Médusé, l'adolescent se redressa un peu trop brusquement et son dos le lança lorsqu'il fit un pas pour rejoindre la petite qui venait de baisser sa culotte de bain pour faire son envie pressante accroupie, les fesses dans les buissons de jasmins de leur grand mère. Trop tard. Le garçon fit volte-face pour laisser l'intimité nécessaire que ce genre de soulagement demandait à la petite, et héla sa grand-mère qui était dans la cuisine :

- Eh, Mamé ! Nous mange quand ?
- Mangeons corrigea William en relevant la tête.
- Moi parler homme sauvage ! Moi Wayoth.
- Ta gueule, Jey. grogna l'aîné en voyant l'un des jumeaux arriver.

Loin de se démonter, Jerry tambourina son torse (avant de tousser car il n'avait sûrement pas mesuré sa force) et tandis brusquement son mollet sous le nez de son frère. Une espèce de croute orangée recouvrait la peau du garçon de la cheville au genou et le brun jeta un regard de détresse à Wayoth. On ne pouvait douter d'un lien sanguin entre les deux garçons : on prenait souvent les fils de Diana pour des triplets. Cependant, les jumeaux avaient un visage plus affiné, des traits qu'accentuaient les cils de biche et le "gros popotin" commun aux enfants Fawkes. Avec une bouille plus ronde, Wayoth faisait moins "fille", mais mettez une perruque et une robe à l'un de ses cadets et il se fera siffler en passant devant le skate-parc.

- R'garde c'que cette pouffiasse m'a fait !

Sans comprendre ce qu'était la "blessure" de son frère, le sorcier ne broncha pas lorsque Jey posa une main sur son torse pour tenir en équilibre avant de se tortiller pour pouvoir tapoter la croute.
A son tour, Wayoth la toucha du bout des doigts. C'était dur, mais ça ne semblait pas douloureux.

- Qu'est ce que c'est ?
- Beh... le nez du garçon se retroussa alors qu'il contemplait le décoiffé comme s'il observait le plus parfait des imbéciles. De la WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA SA MEEEEEEEEEEEEEEEEEERE LA PUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU ...!!!!!
- Cire ! souffla une voix à l'oreille de Wayoth.

La croute orangée était à présent couverte de poils qui venaient d'être arrachés de la jambe de Jerry Fawkes qui continuait de verser des insultes à flot en sautillant sur sa jambe "valide". Au bout du long morceau de cire, Honnesty souriait de toutes ses dents, fière de s'être faufilée derrière les garçons et d'avoir été assez rapide pour se la jouer tortionnaire.
Poupée en jogging et casquette à l'envers, Honey était blonde comme sa mère mais avait tout pris de son père pour le reste. Son nez moucheté de taches de rousseur était un peu plus fin que celui de Wayoth, mais à cet instant précis, leurs expressions étaient les mêmes. Narquois, ils se contentèrent de ricaner lorsque le jarvey posa ses fesses au sol pour appeler son jumeau. Las, Tomas apparut en sortant des cuisines, une pile d'assiette en main.

- Calmez vous...
- J'me fais torturer et tout le monde s'en branle.
- Eh ! Pas devant William... soupira Honey pour la énième fois en une parfaite imitation de sa mère alors qu'elle même ne retenait pas ses vulgarités devant son frère de presque dix ans.
- Ouais bah c'est bientôt l'âge, hein. Va falloir lui expliquer avant qu'il se réveille avec Big-Ben dans le froc.
- Jerryyyy...

Les épaules de sa copie conforme s’affaissèrent et Tom leva le nez vers son grand frère. Globalement, ils étaient tous grands. Martyn Fawkes était passablement grand, mais surtout très robuste. Il avait été s'enticher d'une jeune française bien plus frêle mais dont les frères dépassaient en longueur son mari. Leurs deux enfants, David et Diana, avaient tous deux hérités de la grande taille et de la carrure de cure dent de Lise (au grand déplaisir de David qui avait finit par s'épaissir avec le temps), et il en allait de même pour leurs enfants. Cela étant dit, Emma, l'épouse de David, n'était pas très grande et Honnesty, qui avait poussé à une vitesse fulgurante, se retrouvait aujourd'hui à stagner autour du mètre soixante-cinq. Les jumeaux entamaient la course et arrivaient enfin au mètre soixante-quinze alors que Wayoth, qui avait commencé à grandir très tôt, se préparait à atteindre, possiblement, le mètre quatre vingt-dix. De quoi vous donner le vertige.

- Eh bien, qu'est ce qu'il se passe ici ?

Jerry, qui était étendu au sol en une pseudo mort et que Mony avait décidé de nommer "le tapis sans poil", se releva d'un bon sous les yeux de son grand père. La voix grave et puissante le rendait très intimident et Wayoth lui devait son côté grognon, mais Martyn savait se montrer joueur avec ses petits enfants.
Après un échange rapide de regard, Jey, Honey et Wayoth désignèrent le coupable idéale du doigt et d'une même voix s'exclamèrent :

- C'est Tom !!!
- Quooooi ??? s'indigna alors le garçon, une expression choquée au visage alors que sa grand mère apparaissait avec un torchon humide en main. Torchon qu'elle fit claquer contre le derrière de l'aîné de ses petits enfants qui ricana avant de s'enfuir vers les cuisines pour chercher les couverts.
- Voyou !!



Queue entre les jambe, la louve s'approchait de la main tendue en trottinant, langue pendante. Le Maître n'avait pas la même odeur qu'avant et Wena le trouva étrange. Il ne semblait pas vouloir jouer et, méfiant, le canidé s'approcha pour renifler la peau du garçon qui glissa ses doigts sur le sommet de son crâne de Saarloos.

- C'est moi, ma belle...

Swann l'avait prévenu. C'était tout de même déconcertant.
Plus loin, dans le panier des mise à bas, la louve Alpha grognait en le fixant, chose qu'elle n'avait jusqu'alors jamais fait. Ses petits, intrigués par le nouveaux venus, jappaient et glapissaient en le fixant. Ils n'osaient pas quitter le panier car les nourricières les y ramenaient de force, mais le plus inquiétant restait les aboiement menaçant de Fangs qui s'était dressé sur ses pattes arrières et tentait de percer le grillage qui séparait le reste de la meute de l'enclos des louveteaux. D'où il était, Wayoth pouvait voir de la bave couler sur les babines du mâle dominant.
La meute ne le reconnaissait pas. Swann avait prévu cette animosité des loups à l'égard de l'apprenti Animagus : s'il était bien un coyote, alors il serait une menace. Peut-être qu'avec le temps, les Saarloos réapprendraient à lui faire confiance, mais c'était pour le moment trop soudain. Wena continuait de le renifler et il mit un peu plus de temps à baisser la tête pour se soumettre et présenter sa nuque. Pour la première fois depuis des années, il avait peur de se faire attaquer par un chien de l'élevage.

Il avait passé son après midi à tenter de se transformer et, si aucun succès n'était encore visible, il semblait bien que l'odeur que dégageait le garçon n'avait plus rien d'humain suite à sa tentative ratée. Wena reculait en gémissant, comme inquiète de ce qu'il lui était arrivé : elle ne reconnaissait plus ce loup-ci. Plus âcre, l'odeur empestait la peur, la douleur, et autre chose que le canidé identifia comme de l'obstination et de l'agressivité. Comme un animal malade, le Maître semblait luter contre quelque chose, mais la louve ne comprit pas quoi. Il en allait de la survie des petits, alors ses oreilles se couchèrent sur les côtés et elle dévoila ses crocs en un grondement menaçant, le regard fou et l'échine basse, prête à bondir si l'étranger forçait le passage.
Comprenant le message, Wayoth recula jusqu'à la grille, souleva le loquet et sortit sans tourner le dos à sa chienne.

- Elle t'a mordu ?
- Nope...

Avec un soupire et un sourire triste, le gosse haussa les épaules et David les lui pressa affectueusement avant de relâcher son neveu : il savait très bien à quel point celui-ci avait en horreur qu'on le tripote. La "vraie nature" de Wayoth n'avait jamais été un secret pour personne. Du moins, William et Harmony ignorait encore tout du monde magique, mais avec des frères comme Tom et Jey, le secret du gosse n'en avait pas longtemps été un. Une simple fouille dans la chambre à son retour de l'école à Noël avait permis aux deux garçons de rapidement comprendre ce qu'il se tramait. Quand à Diana, c'est terrifiée qu'elle était venu trouver refuge auprès de son frère lorsqu'elle avait vu son petit garçon faire exploser la vaisselle ou projeter des objets contre les murs. Beaucoup pensaient que Wayoth lui ressemblait. David trouvait cette conclusion bien hâtive. Physiquement, c'était indéniable, le gamin tenait de lui... mais il restait tout le portrait de sa mère. Jouer les insensibles, les indomptables. Bon sang, ce que Diana avait eu tord de foirer la vie de son gosse comme ça ! Si les fils de Diana avaient tous trois un problème pour gérer leurs sentiments, le pire restait Wayoth. Jerry explosait par à-coups, régulièrement, Tomas aimait parler pour ne pas imploser... Wayoth ne faisait rien. Gardait-il tout en lui ? Ou bien arrivait-il à se confier à quelqu'un ? Et si oui, qui donc ?

- Allez, viens.
- Je...J'arrive. Je te rejoins, je fais d'abord un...truc...?
- Tu ne veux pas le faire devant moi ?

Car après tout, qu'avait-il à cacher ?
Le gosse lui jeta un regard perdu. Quelque chose s'était brisé dans son masque depuis ce matin, mais David ne compris pas pourquoi. Après une hésitation, il passa une main dans les cheveux de son neveu qui déglutit en continuant de le fixer, terrifié.

- Da'...
- Fais pas cette tête, le mioche. Je n'insiste pas si tu veux être seul.
- Non je... crois que j'ai besoin de ton aide. Tu peux...parler et raconter ta journée ?

Perplexe, l'adulte regarda l'adolescent s'asseoir dans l'herbe. L'homme coula un regard vers la table où les Fawkes s'était réunis autour du dessert. Diana, attentive, les observait. Elle baissa les yeux en croisant ceux de son frère.

- Tu m'as pris pour une gonzesse ? Wayoth releva brusquement la tête avant de pouffer et de secouer la tête. Va pas répéter ça à nos femelles, je vais me faire tuer.
- On verra, dépend de ce que t'as à m'offrir en échange de mon silence.

Le clin d'oeil de son neveu le fit sourire et David se mit en tailleur. Ses cheveux bruns et indisciplinés étaient déjà piqués ci-et-là de cheveux grisonnants et il en était de même pour la barbe courte qui lui mangeait le visage. Avec un soupire à fendre l'âme d'un détraqueur, David se mit à parler d'un client qui lui avait pompé l'air pendant toute la matinée et d'un collègue incompétent qui se trouvait également être le roi des hypocrites...pour finalement commencer à inventer des histoires farfelues à propos d'une secrétaire maniaque et de la stagiaire qui semblait avoir des vues sur le petit nouveau de la compta. Ouais, David se la jouait commère et, si on prenait ce qu'il disait au premier degrés, on pouvait se demander dans quel boîte il travaillait et s'il n'y avait pas quelqu'un pou les surveiller. Sauf que les trois quart du baratin du commercial étaient de purs mensonges élaborés dans le simple but d'obtenir le sourire de môme en face.
Yeux fermés, Wayoth avait les mains ouvertes, paumes vers le ciel où la nuit tombait. Le garçon tentait de pousser ses sens au maximum et les battements de cœurs de David l'informaient de ses inventions erronées. Il sourit. Bouche entre-ouverte, il tenta alors de sentir sa journée. Le l'irritation passa dans l'air quand le sujet du patron revint sur la table, mais globalement, son oncle semblait détendu. Il sentait aussi le café et la clope. Il ne fumait pas, mais il semblait que ses collègues, si. Bientôt, David fut ouvert par l'animosité des Saarloos et Wayoth remballa brusquement ses sens pour découvrir Wena qui le fixait à quelques pas, de l'autre côté de l'enclos. Ce qu'elle sentait, elle, c'était qu'un animal attaquait son maître...mais elle ne voyait pas la bestiole en question.

Abandonnant son exercice, Wayoth ouvrit les yeux, lèvres pincées, et tourna la tête vers sa chienne.

- Tu vas devoir m'expliquer ce qu'il vient de se passer, là...

Surpris par le ton de l'adulte, Wayoth leva les yeux vers son oncle qui s'était levé. Son regard à lui était au sol, entre la surprise et l'incompréhension. Le garçon baissa les yeux pour constater que l'herbe autour de lui avait jaunie et que la terre semblait plus desséchée que jamais.

- Ptain... jura le sorcier en plongeant son visage fatigué dans ses mains en coupe.






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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Lun 20 Juin 2016 - 13:46

CHAPITRE II : CREEPING CREEPING CREEPING ...

Consignes:
 

27 juillet 1997 - 7:06
Chez Wayoth
1/4h à pieds du centre de Londres

BI-BI-BI-BIP
- Aaaah...f'tain, chier ...
BI-BI-BI-BIP
- Qui c'est l'con qui a mis son r'veil, là...
BI-BI-BI-BIP
- T'gueule, Rob'...
BI-BI-BI-BIP
- 'Tain Waaaa, éteins...
BI-BI-BI-BIP
- Haaaanwrrrr pffffffffff... 'ayé.

Silence. Puis un froissement de couverture, une porte qui s'ouvre, des pas, une deuxième porte et, pour rompre le silence, bruit de fluide régurgité par soubresauts.

- Oh naaan...qui est-ce qui a la gerbe ?
- Tom.

La voix venait de derrière le corps mort de l'aînée de la maison. Ce dernier fronça les sourcil en se rendant compte que Jerry, son cadet, s'était encore invité sur son matelas et, qu'à présent, sa présence le gênait. Déjà qu'il avait chaud, si en plus on le coll...Eeeeeeh !

- Jey, c'quoi ça ? Dégage ! T'es crade !
- Roooh, eh, c'est naturel, j'contrôle pas mes rêves. bailla le garçon dans son dos, faisant profiter son frère de son haleine alcoolisée.
- J'suis ton frère !
- Crois pas qu'c'est toi qui m'fait band...
- Jey, faut que tu arrête de squatter les lits des autres. C'est flippant à force. Un jour Wawa va se ramener avec une meuf et tu vas t'inviter en trouvant ça normal.
- Wayoth ramener une meuf, j'demande à voir.
- Sûr que toi, entre piouter mon frère ou prendre ma cousine, t'es un modèle.

Dans son duvet, la chenille Honnesty ouvrit brusquement les yeux et se tourna vers son petit ami qui venait de rouler sur le ventre. Robin se massa les tempes avant de grommeler un "Atta, quoi ?", parce qu'il avait forcément mal entendu. Pas possible autrement.

- "Prendre ma cousine" ? répéta alors Honey toujours aussi choquée, déclenchant le rire gras de Jerry qui s’étira avant d'être éjecté du lit avec les draps.
- Ouais... Atta, non, pas dans ce sens là.
- Hahahaaaaaa ! et on continue ! s’esclaffa alors l'autre idiot en basculant sa tête en arrière.

S'armant d'un oreiller comme arme de guerre, Wayoth assena un coup sur le crâne de son frère. Pourquoi fallait-il qu'on déforme ses propos ? A son retour de Poudlard, il avait retrouvé non pas ses frères mais deux ados en pleine crise dont l'un voyait du sexe sous-entendu dans tout ce que l'aîné pouvait dire. Tom, lui, grognait souvent dans son coin et commençait à bomber le torse à mesure que son égo grandissait...tout en se murant dans le silence dès qu'un sujet ne lui convenait pas. Le Sexe, en l’occurrence, qui était le sujet de prédilection de son jumeau.
Et, bien que Wayoth jouait la vierge effarouchée lorsqu'une discussion déviait sur un sujet pas très catholique, il ne pouvait pas non plus cacher que ça ne le titillait pas. Au cours de l'année, il avait déjà eu des réflexions qui n'était pas appropriées au contexte, allant jusqu'à se faire des films un peu étrange (il n'avait pas oublié que Maya qui voulait LE faire, ou encore ses réflexions débiles lorsqu'on laissait la possibilité à son imagination de détourner le sens d'une phrase), et la chose n'allait pas en s'arrangeant. Étrangement, le garçon restait indifférent aux corps des autres et n'avait lui-même aucune notion de pudeur...en revanche, son esprit fertile ne manquait plus de lui rappeler qu'il avait du retard à rattraper et les hormones faisaient on-ne-peut-plus-bien leur travail. Tout dépendait de la situation, mais récemment c'était lui qui s'était découvert une passion pour les sous entendu libidineux.

L'oreiller de Robin lui atterrit en pleine face et Wayoth se laissa retomber comme un cheval mort sur son matelas avec un long soupire : si le réveil avait sonné, c'était pour une raison et il était dans l'obligation de se lever. Cependant, son foie lui criait de rester couché, il avait la gorge en feu par la soif, une terrible envie d'uriner et des douleurs dans le bas du dos pour lui rappeler qu'il s'était pris le coin de la table de la cuisine la veille alors qu'il sautait partout comme un demeuré. La flegme lui dictait de rester couché, le devoir lui ordonnait de se lever et sa vessie le pressait de se ruer aux toilettes s'il ne voulait pas se faire dessus. Il se leva un peu trop brusquement et chancela jusqu'à la porte de la chambre en manquant de s'écraser le nez contre le mur. Dans son caleçon, l'engin se faisait plus lourd et commençait à former une bosse, anticipant le soulagement à venir...mais Tomas, tête dans la cuvette, bloquait le passage. Sans rechigner d'avantage, l'aîné Fawkes ouvrit la cabine de douche, se débarrassa du sous-vêtement et plissa les yeux pour viser le siphon. Peine perdue, visiblement, sa vue était complètement brouillée.
Une troisième personne entra dans la pièce et le décoiffé ne fut pas assez rapide pour empêcher le nouveau venu d'actionner le robinet d'eau froide. S'il n'y avait rien de tel pour se réveiller, ce n'était pas vraiment au goût de Wayoth (ni de son asticot) qui bondit de surprise et glissa pour se cogner la tête contre l'un des battant de la douche. En gémissant comme un petit garçon, il s'accroupit la tête dans les mains et fixa Jerry qui ricanait en se fichant bien de la nudité de son frère. La journée s'annonçait fatigante.
Sans pour autant se savonner, le Serdaigle resta un moment à frissonner sous l'eau avant de se décider à sortir en quête de vêtements. Être présentable ? Alors là, il n'en avait rien à cirer. Un vieux jogging et un sans-manche plus tard, Wayoth enfilait une paire de Nike qui n'était pas à lui, les jeta au loin et se décida d'y aller pieds nus ou, alors, avec les tongs qui lui servaient de chaussons durant l'été. Ah ouais, bonne idée. En regardant les autres flemmards se recoucher, il attrapa un sweater et posa les lunettes de soleil de sa cousine sur son nez. Sans prendre le soin de se cacher des "moldus", il transplana.


C'est donc avec une dégaine étrange que le garçon pénétra le repaire de Swann. Le sorcier n'était toujours pas arrivé et Wayoth se laissa choir sur une banquette qui reposait à même le sol et, après s'être emparé de la Gazette de la veille, il commença à fureter s'il y avait des informations intéressantes. Son Maître lui avait dit que ça e servait à rien, qu'elle était sous la censure du Ministère depuis bien longtemps -en était la preuve les articles qui étaient parus sur Dumbledore et Potter suite à la fin du tournois des trois sorciers- et qu'on ne pouvait rien trouver dans les torchons de Skeeter. Du coup, le Chicaneur reposait également sur le bureau du blond, mais les nouvelles gavaient fortement l'adolescent qui commença à faire une cocotte en papier avec l'article mettant à l'affiche un bouquin qui prônait des pseudos vérités sur l'ancien directeur de Poudlard. Wayoth s'en fichait : chacun sa vie, ce vieux fous ne l'avait jamais trop passionné et il se voyait mal montrer un intérêt soudain pour un mort. Vivre en marge, se couper des informations -sorcières ou moldues-, ça lui allait très bien.

- ...it's easier said than done. Look at me, look at me, choked up now. Try to tell y... wooooooooooooooooooooooooaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaam...

Bouche grande ouverte en un bâillement sonore, l'adolescent roula sur lui même en s'étirant. La chanson ne lui sortait pas de la tête et, bien que les paroles laissent supposer un éventuel chagrin d'amour ou une connerie du genre -t'façon, c'était l'amour le sujet numéro un dans tous les domaines des arts, donc bon...-, le rythme entraînant les avait fait danser la veille et le brun avait les jambes lourdes de fatigue. Se mettant ventre contre la banquette, il camoufla son visage dans ses bras croisés pour continuer sa nuit tout en s'amusant à contracter ses fesses pour donner l'impression qu'elles dansaient toutes seules.

Jusqu'ici, l'entrainement de Swann avait surtout été général : Wayoth avait commencé par apprendre à se concentrer sérieusement, chose qui lui avait toujours fait défaut et qui s'était avéré nécessaire pour son examen de transplanage passé au début du mois. Aujourd'hui, être concentré était primordial pour tenter une métamorphose. Il avait également expérimenté l'art du camouflage, le mensonge, la comédie : en devant intégrer une équipe au sein du Musée de Londres, le garçon avait réussi à passer un "test" puisqu'il s'était avéré efficace pour une petite mission d'espionnage. En même temps, Swann l'avait coaché pour qu'il développe sa force physique en le mettant au sport de façon intensive et, bien que le brun ressemblait toujours autant à un cure dent, sa force nerveuse était devenue un atout non négligeable : les bras étaient peut-être fins, mais les séances régulières de baseball avec Honnesty avaient prouvé qu'il ne fallait pas se fier à l'apparence chétive du garçon. Les épaules s'étaient développées tout au long de l'année et Wayoth se sentait soulagé qu'elles soient enfin plus larges que son bassin puisque, jusqu'ici, il avait un "c*l de meuf" comme ses deux frères actuellement.
Le mental n'était pas en reste et c'était d'ailleurs ce qui était le plus fatiguant : après avoir fait apparaître son patronus, l'avoir difficilement identifié à l'aide de Swann et en avoir analysé l'animal, le garçon avait passé son temps à essayer de pousser ses sens afin de se transformer. Le présumé Coyote qu'il deviendrait -le garçon était borné et obsédé par ce but, il le deviendrait ou se perdrait en essayant- avait une vue banale mais un bon odorat et une ouïe fine. Les maux de tête l'avaient éreintés, l'avaient rendu malade et exécrable. Encore aujourd'hui, si les sens ne posaient plus de problème, l'animal ne semblait pas près de sortir... Et pourtant, il se sentait près du but.

Disons que la peur le retenait, tout simplement. Wayoth savait, de ses nombreuses recherches, qu'il était possible de se perdre en cherchant à devenir animagus. L'animal et l'homme devaient avoir des places bien définies et l'esprit du garçon ne devait pas se laisser entacher par celui du coyote. De la bête, il ne devait avoir que l'apparence. Ce qu'il craignait, c'était de devenir complètement animal. Il était doué en métamorphose, il avait déjà joué de sa baguette sur des objets, des animaux et même des camarades. Mais s'il échouait sur lui-même ?
Nez conte la banquette, l'adolescent lâcha un profond soupire en commençant à étaler son ouïe tout autour de lui. Fallait qu'il pense à signaler qu'un nid d'hirondelle avait été fait dans le grenier parce que si le chat de Swann -qui détestait cordialement Fawkes- se décidait à y faire un tour, il allait avoir un meurtre sur la conscience. Puis le scrutoscope de son Maître ne cessait de tourner depuis une semaine et faisait un bruit infernal dans le tiroir de son bureau. Quand au cadavre de la souris sous la bibliothèque, il fallait penser à le jeter.
Les sens étaient parés mais le corps restait le même. Avec lassitude, Wayoth sentit une nouvelle fois une sensation étrange s'emparer de son ventre, le faisant frissonner tandis que l'animal cherchait à pointer son museau. Il avait tellement peur de perdre le contrôle, de ne plus être maître de lui... Mais ne fallait-il pas s'abandonner maintenant, sous la surveillance de Swann que lorsqu'il serait seul chez lui ? Le sorcier blond n'était pas dans la pièce, mais le brun entendait ses pas se rapprocher et il ne tarderait pas à pousser la porte et poser son regard gris sur sa vieille carcasse avachie sur la mousse.

Alors, pour la première fois, le garçon laissa tomber les barrières pour laisser passer la bestiole. Il ne vit rien, mais bordel, il sentit bien ce qu'il se passait !
C'est avec un hurlement de douleur que Wayoth accueillit son Maître : Swann trouva le brun à terre en train de se tordre de douleur, les yeux révulsé et le corps parcouru de soubresauts.
C'était comme si on lui brûlait la peau avec mille petites cuillères chauffées à blanc tout en lui infligeant le sortilège Doloris. Pour l'avoir ressenti une fois, cela n'avait rien d'agréable et le garçon avait l'impression que sa tête allait éclater. Son corps entier n'était plus qu'un amas de chaire sanguinolente, on lui broyait les os, lui lacérait la peau. Ses dents...
Ses dents lui faisaient mal. Il n'avait qu'une envie : qu'on lui arrache. Ses yeux le brûlaient et, sans s'en rendre compte, il s'était mis à pleurer. Il ne s'entendait plus crier, la seule chose qui lui parvenait était le martellement de son cœur dans sa poitrine et, quoique, à bien y repenser, le bruit d'os qui se cassaient, fondaient, se ressoudaient.

Debout, Swann contemplait le spectacle avec un regard horrifié. Il n'osait s'approcher de peur de provoquer une réaction d'autant plus violente et dangereuse pour eux deux, mais l'animagus inspirait difficilement en voyant le novice ramper au sol, la forme changeant entre son corps habituel et un hybride de canidé. Tantôt nus et fins, tantôt couverts de poils et plus boudinés, les doigts de Wayoth laissèrent brusquement apparaitre des griffes qui lacérèrent le parquet. Et puis, quand sorcier et coyote furent fatigué du combat qui se livrait à l'intérieur, le corps de Fawkes retomba sur la banquette, tout en sueur.
Lentement et avec beaucoup de précautions, Swann le rejoignit avant de s'accroupir pour passer une main dans les cheveux bruns. Grand mal lui en prit. Celle de Wayoth empoigna ses doigts avec une force qui arracha une grimace sonore au blond qui se retira prestement.

- Me touche pas...

Le grognement sourd était très clair. Swann y décela de la colère, de la terreur mais aussi une tristesse profonde. Il pouvait comprendre : lui aussi avait pensé avoir un niveau suffisant pour ne pas souffrir autant. Swann, lui, s'était perdu. Lors de sa première métamorphose, le cygne avait pris le dessus et son ami qui l'assistait avait eu recours à la force pour lui rendre son aspect originel.
Sans un mot, le sorcier aux cheveux longs gagna son bureau pour sortir le scrutoscope. Sur la banquette, Wayoth ramena ses genoux contre son torse et plaça ses bras de façon à dissimuler son visage. Il ne comprenait pas la rage de la bête qui luttait pour prendre sa place. Se rendant compte qu'il avait sous-estimé son animal et qu'il ne le connaissait pas si bien, il ferma les yeux.

Ils voulaient être seuls un instant.










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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Mar 19 Juil 2016 - 18:36

CHAPITRE III : IRIS

Consignes:
 

30 juillet 1997 - 14:56
Chez Mamé et Papé
Ferme du Voisinage ; Sud Angleterre

La petite main avait attrapé trois doigts de la grande et Harmony Fawkes entrainait son cousin derrière elle, évitant de marcher dans les amats de crottes rondes qui jonchaient le sol terreux de l'enclos des chèvres. Sans trop savoir ce qu'il faisait là, Wayoth suivait docilement en adressant des sourires d'excuses à des chevreaux paniqués qui ne comprenaient pas d'où provenait l'odeur de prédateur qu'ils détectaient. La petite blonde de six ans, biberon en main, s'étonnait de voir que les "bébés biquets" faisaient "caca n'importe où, mais pas dans des toilettes".
Martyn Fawkes entre à son tour en voyant les difficultés de ses petits enfants pour attraper un simple cabris. Il avait décidé de les emmener chez le plus proche voisin pour que les "gosses de la ville" s'imprègnent un peu de la campagne et des bêtes qui y habitaient. Il n'avait guère fallu de temps à Jerry et Honnesty pour trouver plus amusant d'escalader des bottes de foin sous l'oeil inquiet de leur grand-mère : au même âge, David était tombé dans un trou, entre deux bottes, et il n'avait pu s'en sortir seul à cause d'une cheville endolorie et d'un poignet cassé. C'était le chien du fermier, un setter anglais originalement nommé Bobby, qui avait retrouvé l'adolescent alors que la nuit tombait. De quoi vous traumatiser une mère. Alors forcément, Lise Fawkes n'était que peu confiante du jeu de ses petits enfants.
Thomas et William, eux, avaient décidé de s'asseoir dans l'herbe, non loin d'un plant de fraise dont la plupart -les plus rouges- avaient mystérieusement disparues. Tom restait le plus mal à l'aise avec les animaux, et ce, depuis qu'il était enfant. Enfin, il avait toujours eu des soucis de relation avec autrui : si vous étiez un être respirant le même air que lui et que vous vous nourrissiez d'une façon ou d'une autre, votre première impression pour le garçon était toujours négative. Un autre gosse, un chien, son grand père, un papillon, une fleur. Oui, c'était ça, même une plante verte pouvait le faire flipper au prime abord. Le premier cap passé, en revanche, il prenait rapidement la confiance, ce petit merdeux. Il n'en restait pas moins bien plus à l'aise enfermé dans sa chambre sur du parquet que dans l'herbe du jardin, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il était encore moins fan de la campagne, plus principalement de la ferme. D'ailleurs, il n'avait fait que ronchonner à l'idée d'enfourcher un vélo et s'était mis en bout de file -soit disant pour sécuriser- alors que la petite troupe pédalait à la queue le leu, Mony avançant avec difficulté sans ses roulettes.

Quelle était fière, la petite blonde.
Avec un coup d’œil pour son papy qui allait chercher un chevreau, Harmony lâcha son aîné pour gratter son genou où un pansement Hello Kitty se détachait lentement. Elle ne comprenait pas trop le malaise du géant à ses côtés, mais la nervosité de Wayoth ne lui échappait pas du tout. On prétendait que les animaux avait un sixième sens, et bien les gamine blonde au genou écorché étaient également dotée de ce don.
Martyn s'approcha avec le cabris, Wayoth recula en respirant un poil plus fort, un peu inquiet de l'attitude qu'aurait la bestiole dont les petites cornes pointaient déjà, si le novice animagus restait trop près de sa cousine.

- Eh beh, grand nigaud, vas-tu l'aider, la p'tite ? Montre lui donc comment qu'faut faire. Il va finir par la renverser... Allons bon, gamin, c'est pas la p'tite bête qui va manger le grand bestiaux que tu es !

En déglutissant, l'adolescent s'accroupit, abaissant son gigantesque mètre quatre vingt-dix à la hauteur de la benjamine de la famille. Le chevreau se débattait avec force dans les bras de l'homme, bêlant à la mort, entraînant la panique chez ses congénères. L'adulte fronça les sourcils et observa l'aîné de ses petits fils guider la plus jeune qui, sans plus attendre, enfourna la tétine dans la bouche grande ouverte du cabris qui se tue subitement pour se mettre à téter avec délectation.

- Tu crois que je peux le coiffer, après, papy ?

Martyn baissa son regard clair sur la blondinette. Les iris pétillantes de curiosité, Harmony tenait toujours fermement le biberon de lait concentré tout en penchant la tête sur le côté alors que son grand père ne savait que lui répondre. Coiffer une bête ? Qu'est-ce que David avait appris à sa gamine ? La mère de la petite, Emma, n'était pourtant pas une de ces femmes qui passaient leurs journées à se vernir les ongles. D'où venait cette passion pour le superficiel? On reprohait peut-être à Honey de ne pas être assez féminine et de se comporter comme un garçon, mais Mony n'avais que six ans !


- C'est un garçon ou une fille ? Je vois pas son zizi.

Le décoiffé imita la gamine et se pencha sous les yeux inquiets du cabris qui se dépêchait d'engloutir son repas.

- Un mâle.
- Comment tu sais ?
- Tu vois le truc qui pendouille entre ses pattes arrières ? C'est les testi...
- Wayoth, bon sang, elle est trop jeune !

Repris par son grand père, le jeune homme haussa les épaules et roula des yeux comme pour dire "oh, çaaa vaaa !". Martyn Fawkes avait tout du stéréotype de l'anglais prude que pouvaient se faire les étrangers. C'était d'ailleurs ce qui avait fait le plus fait rire Lise Clément en rencontrant son mari. Le garçon pinça alors les lèvres et oscilla légèrement lorsque sa cousine se pencha de nouveau.

- Qui, c'est son zizi ça ??! Mais sa maman elle a aussi un zizi alors, et un gros !!

La morveuse pointa, un peu plus loin, une chèvre dont les mamelles se balançaient avec grâce dès qu'elle faisait un pas.

- Ah... Non, ça c'est comme le pie des vaches. C'est c'est seins, par là que sort le lait.
- Oh. La blondinette passa d'une expression choquée à une mine réfléchie, les doigts caressant distraitement la tête du cabris, et son grand père soupira. Elle met par un sous le groge pour cacher ses nénés, la maman chèvre ?
- Un sous le...? Euh...

Dans quoi s'était-il embarqué ? Le regard lourd de sous-entendu du patriarche lui fit comprendre qu'il allait devoir se débrouiller seul avec ses explications à deux noises. Le cabris se détacha du biberon, repu, et alla rejoindre ses camarades. Déjà, Harmony n'y faisait plus attention : elle attendait la réponse du grand brun qui se frotta la nuque, mal à l'aise.

- C'est un animal. Elle ne porte pas de vêtements.
- C'est débile !
- Tu voudrais que Prince Loulou porte un pantalon, toi ?
- Oui !!!


Soupire d'exaspération. Le regard pétillant de malice, la petite poussa une exclamation amusée avant de bousculer son cousin qui perdit l’équilibre et atterrit sur les fesses après avoir agité ses bras pour tenter de maintenir sa position. Il la regarda suivre son grand père vers le poulailler et, avec un petit sourire nostalgique, Wayoth eut une pensée pour Elliot Campbell en se relevant et s'époussetant le derrière. Ses genoux craquèrent et il s'assura que Martyn surveillait bien la petite avant de partir s'asseoir aux côtés de Tomas et William. Le calme ne dura que peu de temps puisque le frère jumeau du premier surgit d'on-ne-sait-où pour lui appliquer une substance noirâtre et malodorante sur les joues. Poursuivi par a copie conforme, Jerry enjamba un talu non sans manquer de se vautrer et se faufila derrière un grillage pour s'enfuir dans un champs.
Et Wayoth et William restèrent en plan.

Malaise.

Poudlard avait fait que Wayoth avait été séparé de la "meute" que symbolisait sa famille et, si les adultes et les trois imbéciles de seize ans ne mettaient pas une distance entre eux et le sorcier, il en allait autrement pour William qui ne voyait que très peu son cousin. Il en était de même pour Harmony, mais les personnalités du frère et de la sœur étaient bien différentes : la petite sociabilisait très vite et n'avait pas du tout peur de l'inconnu là où William était très silencieux, distant, presque snobe. Mais on ne pouvait dire cela d'un petit garçon, alors on le disait simplement timide.
Le jeune sorcier ne le prenait pas pour lui : ça aurait été complètement déplacé lorsqu'on savait comment il s'était comporté en entrant au château. De plus, il avait entendu David et Emma parler des difficultés que rencontrait le petit de neuf ans à l'école : si les résultats exemplaires laissaient penser qu'il était surdoué, le gamin n'arrivait pas à se faire des copains et évitaient les jeux de la cours de récréation pour s'enfermer dans les cabinets pour lire.

William plissa son petit nez moucheté de tache de rousseur et tourna ses grands yeux vert de gris dans la direction de son aîné. Physiquement, c'était tout son père. Doit-on préciser que ces deux enfants Fawkes avaient indéniablement un air de famille ?
L'adolescent se laissa tomber vers l'arrière, bras calé derrière la tête pour admirer le ciel et ses nuages. Silencieusement, William copia en tout point la position, restant à une distance qu'il jugeait acceptable et observa cet étrange cousin.
De larges cernes violacés coloraient le dessous de ses yeux clairs qui semblaient fixer le vide. Ou qui semblaient vides, tout court. A vrai dire, William avait très peur de ce garçon qu'il n'arrivait pas à identifier, à apprécier dans sa globalité. En déglutissant, il se rappela l'image de Jerry sifflant que son frère aîné était un parfait menteur et que c'était un illusionniste de talent lorsqu'il fallait jouer la comédie. Comment faire confiance à une telle personne ?
Et pourtant, le petit se rappelait très bien que c'était Wayoth, et on pas Tomas comme le petit le prétendait devant sa maîtresse, qui lui avait appris à lire. Alors oui, c'était indéniable, le grand brun aux cheveux en pagaille l'intriguait, mais William restait méfiant, ne sachant comment agir avec celui qui s'absentait pour l'année scolaire pour une raison que seuls les grands avaient le droit de savoir.

- J'ai une question, Will.

Le petit sursauta. Le chuchotement l'avait surpris et tiré de ses pensées sans qu'il ne s'attende à ce que l'aîné ne parle. En se renfrognant en une moue typiquement Fawksienne, le gamin rectifia :

- William. Pas Will.
- Ok.
- C'est maman qui m'appelle Will.
- Je vois. Moi c'est "Bébé". Je régresse plus que toi en présence de ma mère.

Perplexe, le gamin se contenta de froncer les sourcils. Il n'aurait su dire si le décoiffé était sérieux ou non tandis qu'il fermait les paupières.
Wayoth comprenait son cousin bien plus que ce dernier le pensait. Les surnoms affectifs, ça restait pour les amis et la famille, de base. Mais plus ça allait, moins il appréciait qu'on emploie son prénom. C'était comme...le salir avec la voix d'une personne qui n'était qu'une connaissance.

- C'est quoi ta question ? reprit la voix fluette du garçonnet
- T'as encor ton bouquin sur les animaux d'Amérique ? Celui que tu lis-...
- Non, je l'ai rendu à la bibliothèque mercredi. Pourquoi ?
- Je voulais lire un truc.
- Quel truc ?

Un court silence. Wayoth avait rouvert les paupières et son cadet le fixait presque sévèrement avant de se redresser en position assise lorsque le grand tourna brusquement son visage vers lui.

- Tu te souviens un peu de ce que tu as lu dedans ? Tu veux bien m'aider ? Il attendit le hochement de tête. Qu'est ce que tu sais sur le coyote ?

C'était une question bizarre. Lui qui s'attendait à un animal plus typique du continent, ou plus exotique, il était pris au dépourvu. Un coyote ?

- Dans la symbolique, je sais ce qu'il est, comment on le fait intervenir en littérature, tout ça... Jerry m'a fait tout un exposé. Mais je ne connais pas la bestiole.
- Pourquoi tu veux le connaître ?
- Pour l'école.
- Tu mens.
- Oui.

Comme je respire....
Le plu jeune fit les yeux ronds et dévisagea son cousin qui souriait de toutes ses dents, moqueur.

- Pose pas de questions sur le pourquoi, William. Je risquerais de ne pas te répondre. Parfois, il n'y a pas de raisons pour justifier un acte ou une parole. On fait, on dit, cesse de trop réfléchir.

Si Rowena l'entendait...
Le petit garçon croisa les bras, boudeur, et secoua la tête en soupirant. Il ne comprenait pas et ça dvait être un truc de grand.

- Physiquement, c'est plus petit et mince qu'un loup.
- Moins large d'épaule, moins trapu ? Un Saarloos, en fait ?
- Encore moins. On dirait un chien maigre, en fait. Mais il a le museau fin et les oreilles plus larges. C'est parce que son coeur peut battre très très vite et ses oreilles permettent de réguler sa température en faisant un truc...je ne sais plus. Il court vite, plus qu'un loup, mais il n'a pas d'endurance et... Pourquoi tu rigoles ?
- Pour rien, pour rien... Tu parles "comme un grand". se contenta de commenter Wayoth en signifiant les guillemets de ses doigts.

Le petit en était vexé, une nouvelle fois. Il aimait apprendre, savoir, mais surtout comprendre, et quelque chose dans l'attitude de son aîné lui soufflait qu'il mentait à nouveau.

- Ils respectent la notion de territoire pour leur espèce, mais je crois que les coyotes ne font pas attention s'ils franchissent ceux des hommes ou d'une autre espèce animale.
- Ils ne craignent pas l'homme ?
- Si...mais ils sont moins peureux que les loups. Tu vois, les coyotes n'hésitent pas à voler dans les poubelles ou à attaquer des chiens. Les règles fixées par les autres ne semblent pas les concerner. Ils ne sont pas obéissant, m'a dit mamie. Après, c'est des chasseurs de petites proies, donc ils ne doivent pas trop gêner les loups...
- Ils chassent du petits gibiers ? Sérieux ? Pour une meute ?
- Mais ils ne vivent pas en meute. C'est des animaux solitaires, tu sais, les petits vont chercher un territoire plus loin que leurs parents... Au mieux, ils vivent et chassent en couple car ils sont monogramme.
- Mono...? Monogame, plutôt ?.
- Oui, mais je ne sais pas ce que ça veut dire...  confia William, la bouche tordu en une grimace.
- Un couple mâle et femelle fidèle. J'suppose...
- Comme les cygnes !!

Et avec une pensée pour son Maître, le décoiffé hocha la tête.


31 juillet 1997 - 17:03
Chez Wayoth
Londres

Avec un glapissement surexcité, l'animal dansait d'une patte sur l'autre sous les yeux terrifiés de Diana Fawkes qui venait de refermer brutalement la baie vitrée après avoir mis l'animal à la porte. Sans trop savoir comment la bestiole était entrée chez elle sans que personne ne la remarque, la femme brune caressa tendrement le bras de Jerry dans le but de le rassurer. Toujours bouche-bée, le jumeau contemplait le coyote qui semblait fou de joie d'avoir réussi à foutre une belle trouille à trois humains. Trois ? Où était Wayoth ? Avec une boule dans la gorge, le garçon se retourna vers sa copie conforme qui gardait son sérieux. Pour détendre l’atmosphère, Jey ricana en trouvant à ce qu'il prenait pour un loup une ressemblance capillaire avec son frère absent. Mais Tomas, rabat-joie, lui fit comprendre qu'il se trompait. Ce n'était pas un loup, mais le regard perdu de son frère cloua le bec au jumeau bavard.
Diana s'était accroupie pour faire face à l'animal qui s'était calmé et la contemplait sagement en dodelinant de la tête, comme pour lui faire admirer son poitrail et ses oreilles. Ce coyote là avait l'ai particulièrement...fier. C'en était déconcertant. Et puis, il avait quelque chose de si humain dans sa façon de bouger, dans son regard...

Le corps comme parcouru d'un électrochoc, la femme se releva et fit coulisser la vitre sous les yeux horrifiés de ses deux cadets. Avant d'annoncer que son fils manquant n'était nul autre que le clébard qui haletait à ses pieds, le museau relevé et la langue pendante. Ils crurent qu'elle devenait complètement marteau...puis croisèrent le regard de l'animal.

De son côté, Wayoth voyait ses frères en des teintes ocres et les formes étaient légèrement floues. Dire que des scientifiques prétendaient que les animaux voyaient en noir et blanc !
Avec un bruit de gorge où se mêlait grognement et gémissement, l'animagus fit claquer ses dents lorsque la main de Jerry s'approcha de sa tête. Et encore une fois, les yeux si expressifs du coyote parlèrent pour lui :

~ M'touche pas ! ~
- Bébé... Ce que tu es beau.

Et le "beau bébé" bomba son poitrail, mettant ainsi en valeur sa fourrure d'un gris qui tirait vers un brun roux, le tout entrecoupé de blanc. Ah, ça, il était fier, le "bébé".





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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Dim 24 Juil 2016 - 17:55

CHAPITRE IV : TRY AGAIN

Consignes:
 

1 août 1997 - 10:14
Chez Wayoth
Londres


- Bébé, ça va aller... Repose-toi.

C'était...Bizarre. Comme fiévreux, Wayoth ferma lentement les paupières en inspirant profondément, laissant à sa mère le soin d'interpréter cela comme un "oui, d'accord" qu'il n'arrivait pas à prononcer. Les taches ocres qui lui brouillaient la vue commençaient à disparaitre lentement, mais un mal de crâne le lançait et la douleur le fatiguait d'autant plus.

Mais quel abruti il avait été de tenter une métamorphose chez lui... Sérieusement !
Il avait été bloqué dans le corps de l'animal durant toute la nuit, n'arrivant pas à surmonter la douleur de la métamorphose en sens inverse, et il n'avait repris forme humaine que depuis une vingtaine de minute, suite à la visite de Swann. Inquiet de ne pas voir son novice arriver à son entraînement, l'Animagus s'était rendu chez le né moldu et l'avait découvert auprès de sa mère. A la vue de son Maître, le canidé avait glapit en remuant timidement le croupion, les oreilles vers l'arrière et la queue basse.
Et le brun n'arrivait pas à se souvenir. Avait-il eu mal ? Pas vraiment... ça avait été bien plus facile et le jeune sorcier avait éprouvé un vif soulagement en retrouvant son aspect originel. Sauf que son corps restait courbaturé, comme après un entrainement de Quidditch dans le froid, et ses sens complètement brouillés. Sa vue peinait à revenir à la normal et, privé de son odorat, il se sentait complètement perdu. De même, il se sentait trop grand, trop imposant, trop mal, trop humain... Trop lui et si faible.

Avec un gémissement, l'adolescent pivota sur son épaule gauche et déglutit avec peine en cherchant à se réchauffer. Dehors, l'air était déjà lourd, mais lui avait presque froid et le contact des draps sur sa peau nue le gênait : ça le collait. Sa fourrure lui manquait.




9 août 1997 - 13:48
Chez Swann - Allée des Embrumes
Londres



Babines retroussées, l'animal grognait méchamment en fixant le bipède blond qui lui faisait face. Oreilles couchées sur les côtés, position de repli avec la queue entre les jambes, le coyote semblait prêt à attaquer le sorcier qui tentait de l'apaiser en lui parlant calmement, cherchant à retrouver ce qui avait été un garçon.
Complètement perdu, l'esprit de Wayoth cherchait à percer celui de l'animal. Le combat était interne et la fatigue du jeune homme n'aidait en rien : il avait envie de tout lâcher et puis, phok, de rester sous cette forme pour le restant de ses jours. Ce n'était pas si mal. Personne n'allait chercher un chien sauvage en se rendant compte qu'un né moldu avait déserté le château. Il se sentait bien, même si la dangerosité de son animal lui faisait un peu peur. Mais quoi, peut-être que sa famille arriverait à l'apprivoiser ? Et s'il allait vivre dans l'élevage de ses grands parents ?

L'idée lui plaisait. C'était peut-être lâche, mais il ne se sentait pas, là, maintenant, de lutter contre la fureur du canidé. La peur de l'animal était trop forte, l'odeur d'angoisse qui provenait du sorcier blond n'arrangeait en rien. Un aboiement féroce se fit entendre et le coyote recula un peu plus sous le fauteuil. Intérieurement, Wayoth soupira. C'était comme être dans un rêve, prendre la place d'un corps qu'on ne contrôlait pas et assister à un spectacle, impuissant. Laisse-moi entrer... Mais l'animal ne l'entendait pas de cette oreille.




14 août 1997 - 00:31
Non loin de chez Wayoth
Parc de Londres



Il courrait aussi vite que possible, slalomant entre les voitures garées le long du trottoir en essayant de semer le dog allemand qui le poursuivait depuis qu'ils s'étaient trouvé nez à nez, au détour d'une ruelle. Le maître du cleb' hurlait le nom de son chien dont la laisse traînait sur le goudron qui puait la pluie orageuse. Wayoth avait l'avantage de courir plus vite que le molosse à qui il reconnaissait volontiers une foulée exemplaire, mais il était surtout un garçon dans un corps canin. Et ses choix d'action étaient bien surprenant aux yeux de l'homme qui sifflait son veau : depuis quand les chiens errants se mettaient à monter sur les voitures pour essayer d'échapper à un de ses congénères ? Quand à parler de ce que le londonien considérait être un sourire narquois...
Brusquement, l'animal sauvage fit volt face et fonça sur le dog allemand qui fit un roulé-boulé en voulant s'arrêter. L'homme trottina un instant avant de se figer : que pouvait-il faire face à deux chiens qui...
Qui rien. Car ce qu'il avait cru être un chien errant commença à emmètre des sons aiguës, comme un aboiement mélangé à un rire de hyène, et le molosse ne chercha pas à continuer les présentations. Wayoth lui sauta dessus alors que la bête mimait à peine un retroussement de babine, le prenant ainsi de court pour finalement observer le gros toutou battre en retraite. Tsssss, pauvre cœur. pensa le garçon en ricanant, faisant glapir son coyote.
Pas normal. Odeur humain. Odeur chien.
Un air ahuris se peignit sur la face du coyote tandis que l'humain se baissait pour reprendre la laisse. Ce chien l'avait entendu ?
Oui.
Beh citrouille. Il pouvait communiquer avec les autres animaux ? Ce chien lisait dans ses pensées ? Nan...
Si ?
Toi bruyant. Étrange. Danger ?
- Allez, oust ! Sale bête !
Non non, pas danger, moi aller bien mais toi courir après moi.
Pas comprendre.
Alors quoi, il avait pas le droit de s'exprimer à la Tarzan et Jane ? Il parlait exactement comme le chien le faisait, et il ne comprenait pas ? Il y avait des langues de chien à apprendre, ou quoi ?
Comprendre.
Donc, il ne le comprenait pas quand il parlait, mais les pensées en vrac, il saisissait ?
Étrange.
Et une main se posa sur le crâne de Wayoth qui fit un bon, déclenchant un grognement de la part du chien : il n'avait pas vu l'homme s'approcher.
Filant à vive allure l'animagus novice ne ralentit que lorsqu'il sentit une odeur familière se rapprocher. L'endroit lui disait vaguement quelque chose, mais son cerveau de canidé ne mit pas de suite le doigt sur ce qui le terrifiait dans la vision d'une balançoire grinçante et d'un point d'eau tout à fait similaire à un souvenir pas du tout agréable.
L'étang.
Figé, le coyote oscilla la tête sur sa droite avec une lenteur extrême. Un cygne blanc battait des ailes, séchant son plumage sans pour autant craindre la présence du canidé. L'oiseau fit alors place à un jeune homme blond qui cala une mèche de cheveux derrière son oreille avant d'épousseter sa chemise immaculée. D'un signe de tête, il incita son apprenti à reprendre forme humaine. Ce que ce dernier fit, résigné, avant de fendre le silence de la nuit par un hurlement de douleur : il venait de se déboîter l'épaule.

Note : Sirius Black arrive à communiquer avec Patenrond et Pettigrow avec les rats.
Je pars du principe que les discussions sont "primaires" non pas parce que ce sont des animaux,
mais parce que Wayoth est humain.





20 août 1997 - 11:17
Chez Wayoth
Londres



- Il était un p'tit homme appelé Guilleri, carabi ! Il s'en fut à la chasse, à la chasse aux perdrix, carabi, titi carabi, toto carabo, compèèèère Guilleriiii...
- Ta gueule.

Un ricanement éteint franchit les lèvres de l'aîné Fawkes qui roula sur le ventre pour regarder Jerry au pied du lit. Une fois n'était pas coutume, c'était le lit du cadet qui était squatté par le sorcier qui s'étira en faisant craquer ses épaules, zieutant par dessus l'épaule de son frangin pour tenter de suivre ce qu'il lisait. Du théâtre. Un certain Beckett.

- C'est bien ce truc ?
- Ouais. 'Fin, c'est de l'absurde, du coup c'est complètement tordu comme dialogue. Mais on va voir la pièce avec des potes du lycée, jeudi, du coup j'aimerais connaître l'histoire. Il leva son nez moucheté de taches de rousseurs vers son aîné. Pourquoi tu souris comme ça ?

Wayoth cacha son visage entre ses bras sans donner de réponse à Jey. Sans trop savoir pourquoi, il était heureux pour son frère et heureux de le retrouver sans artifices : là était le vrai Jerry, celui qui se souciait d'être à la hauteur, et pas le simple clown qu'on pouvait voir se pavaner dans les rues. Tom était un livre ouvert et, en soit, Wayoth s'entendait très bien avec. Il était calme, reposant, attendrissant, mais surtout aussi borné que lui. Jerry était tout autre : plus compliqué à cerner, à supporter, il était à la fois entier...et à face caché. Il donnait une image de lui plutôt positive, mais tout ce qui le chagrinait et le rongeait le faisait imploser par à-coups, sans que personne ne sache les raisons véritables de ces crises. Dans ces moments là, il semblait incontrôlable et, en cas de bagarre, Jey révélait une force étonnante.

Cette pensée fit tilt dans l'esprit du sorcier qui, aussitôt, chercha de quoi se mettre en colère.
Jusqu'ici, il avait galéré à se métamorphoser et perdait énormément d'énergie à chaque fois qu'il tentait de passer d'un état à l'autre. Peut-être fallait-il simplement développer une tactique pour se transformer ? Swann lui avait bien dit que, lui, se concentrait seulement sur le pendentif qu'il avait au cou. Wayoth n'en portait pas -tout comme les vêtements, il trouvait ça dérangeant- et ne voyait pas sur quoi se concentrer en particulier...
Jusqu'à maintenant.
Une douleur fulgurante lui lacéra le visage alors qu'un souvenir de ses cinq ans remontait à la surface, un visage d'homme, une chaussure qui vole. Si le patronus se formait grâce à la joie et que la magie s'était manifesté chez lui par la colère, alors c'est là dessus qu'il allait se concentrer. Et, à vue du regard interloqué du garçon à ses pieds, ça semblait marcher. Son corps tremblait sans qu'il ne puisse se contrôler, parcouru de multiples brûlures sur ses membres. Paupières closes, il sentit des épines s'enfoncer dans son épiderme à une vitesse incroyable, se retirant pour pénétrer sa chaire de nouveau avant de se muet en une simple sensation de picotement.

Haletant, le coyote regarda autour de lui. Sa vue légèrement brouillée était teintée d'ocre, rendant la vie bien plus terne. Ce n'était qu'un détail comparé à la gifle olfactive qu'il se prit et, brusquement, l'animal sauta du lit pour se cacher dessous. Dans sa cachette, Wayoth laissa ses larges oreilles pointues se dresser et se tourner en direction de la porte qui s'ouvrit. Les pieds de Tomas entrèrent dans son champs de vision et l'apprenti animagus glapit silencieusement -ce qui aurait pu évoquer un rire- avant de surgir comme un beau diable, arrachant un hurlement strident (et vraiment pas du tout virile) à son frère qui s'empressa de lui jeter la première chose qui lui passa sous la main à la gueule. A savoir, une lampe de bureau dont l'ampoule se brisa en grésillant.

Un silence gênant s'installa entre les trois garçons qui se contentaient de fixer le feu-objet en clignant des paupières, l'air passablement hébété. Et autant vous dire qu'un coyote passablement hébété, et bien c'est assez comique. D'ailleurs, Jerry ne pu s'empêcher de pouffer, attirant ainsi le regard ses frangins qui ne pipèrent mots. Du moins, Wayoth se contenta d'émettre un couinement assez pathétique...pour de nouveau filer sous le lit, queue entre les pattes, tel un chien pris en faute. Il ne fallut que quelques secondes de plus aux jumeaux pour comprendre que Diana arrivait, mais ils ne purent pas faire grand chose hormis se peindre de grands yeux innocents et une moue enfantine. Ce fut ce que fit Jerry avant de pointer sa copie du doigt. Tomas resta bêtement bouche entre-ouverte pour finalement froncer des sourcils et bougonner le nom de son aîné qui pointa son museau.

- Wayoth. Je t'ai entendu aboyer.

Ah. L'animal coula son regard clair du côté de Jerry qui ricanait, nez dans son livre.

- Tu me retrouves ta forme...de garçon, et tu me répare ça. De suite.

Oh, M'man !
Les oreilles couchées vers l'arrière, le regard bas et la paupière clignotante, le coyote sortit de sa cachette, ne sachant plus où se mettre. Wayoth se sentait...comme agir malgré lui. C'était surprenant, il n'anticipait pas et ne contrôlait pas tout à fait son corps qui traduisait pourtant mots pour mots ce que ressentait le garçon.

- Wayoth.

Pas un mot au dessus de l'autre, et pourtant, à cet instant, Diana était bel et bien en train de passer un savon à son fils. Ses sourcils bruns froncés et son regard pétillant ne laissait pas d'autre interprétation...et puis, son odeur. Bon sang ! Jamais auparavant le sorcier n'avait pu imaginer que sa mère avait une telle maîtrise d'elle même. Lui qui la pensait juste passive et compréhensive, il découvrait que sa mère était un chaudron sur le feu, une marmite d'impulsivité contenue sous couvert de patience.
Un bâillement échappa à l'animal qui commença à claquer ses mâchoires dans le vide, la langue apparaissant par à coup en ce qui pouvait être facilement pris pour une grimace moqueuse. Mais Diana avait l'habitude des canidés et comprenait bien que l'attitude de son "fils" suggérait seulement qu'il ne voulait pas qu'elle se fâche. Seulement, ils n'avaient pas toute la journée pour ce genre de bêtises.

- Tout de suite. Si tu veux être privé de dessert, continues comme ça.

Alors là, c'était vicieux. Wayoth jeta un regard implorant à ses frères dont les larges sourires laissaient deviner qu'il était très amusant de voir leur aîné traité comme un enfant en bas âge. Avec une pensé pour la glace chocolat-menthe qui l'attendait dans le congélateur, le jeune sorcier tenta de reprendre forme humaine. Mais il n'avait jamais essayé de se métamorphoser deux fois de suite en si peu de temps auparavant et l'idée de se rater lui arracha un gémissement craintif.
La colère l'avait aidé à prendre l'apparence du coyote...mais qu'est-ce qui pouvait le faire redevenir lui-même ?

Berçant son cerveau canin avec l'image de sa mère qui croisait les bras, Wayoth commença à se tortiller, gêner de ne pas trouver sa solution. Il était nul ! Tout pourri ! Pourquoi il n'y arrivait pas, bordel de nouille ? Et puis, surtout, pourquoi un petit sourire malveillant étirait les lèvres de Diana ? Elle avait dit quelque chose qu'il n'avait pas compris ? Pourquoi le regardait-elle ainsi ?
Bébé, si tu essaies de te concentrer, tu peux contenir tout ton don. C'est de la télékinésie, n'aies pas peur, mon trésor.
Clignement. Son lui humain venait de lui renvoyer ce souvenir d'enfance qui datait de ses premières explosions de verre sous la colère. Bon sang ce qu'il avait travaillé sur sa pseudo télékinésie... Avec une pensée pour ses six ans, le coyote se laissa envahir par la peur, seule chose qui calmait ses excès de colère, à l'époque. De nouvelles brûlures se firent sentir et il eut l'impression qu'on lui compressait le visage avec deux livres.

- Bien. Tu me répares cette lampe et tu viens m'aider à préparer le repas.

Accroupi et en sueur, le décoiffé tira sa baguette de la poche de son bermuda.



26 août 1997 - 17:49
Chez Swann - Allée des Embrumes
Londres



- 'Suis mort, Swann...

Couché sur le dos, l'apprenti animagus cherchait son air, ses mains aux ongles abîmés reposant sur son ventre. Lentement, il les fis remonter le long de son torse pour venir se malaxer la nuque en grimaçant. Bordel, il s'était coincé un truc ! Bonjour le torticolis ! Avec la réflexion que c'était un mot très proche de "brocolis", l'adolescent poussa un soupir à fendre l'âme d'un Détraqueur et se contracta pour balancer son bassin vers l'avant en prenant seulement appui sur ses talons et ses clavicules. Quelque chose craqua et il eut brusquement l'envie que tout pète, qu'on lui tire sur les bras et les jambes afin que ses muscles soient tirés et d'en éprouvé une satisfaction purement masochiste de celui qui aime avoir mal pour se sentir si bien quand la torture prenait fin.
Certains auraient dit que Fawkes tournait pas rond. Certains auraient eu raison.
Depuis quelques temps, il était comme malade, se satisfaisait de sa douleur qui le faisait se sentir vivant, se félicitait de son épuisement psychique qui lui facilitait l'abandon à la métamorphose. Peut- être qu'en continuant sur cette voie, il se perdrait... Mais les résultats étaient là et sa tactique des pulsions semblait fonctionner. Il n'en avait pas encore parlé à Swann qui avait été particulièrement impressionné en le voyant changer de formes plusieurs fois dans l'heure, mais il comptait le faire. Bientôt.
La Colère. La Peur.




Extrait du post de Fawkes dans Vis ma vie
30 août 1997 - 05:17
Chez Swann - Allée des Embrumes
Londres



- Tu te fous de moi ???!!

D'un geste brusque du bras droit, l'adolescent balaya le tas de livres qui se trouvaient sur le bureau de Swann, les projetant au sol en un bruit sourd. Avec un soupire, le jeune adulte agita légèrement sa baguette pour que les manuels scolaires reprennent leurs places, mais, une fois encore, le décoiffé n'en fit qu'à sa tête et donna un coup violent dans "La Grandes Noirceur de la Magie Noire" qui vola un moment avant de s'écraser contre le mur. Les iris de l'animagus se plantèrent dans celle de l'apprenti qui n'arrivait pas à se contrôler sous la colère et dont les grognements d'animaux venaient en grande partie du fait qu'il essayait de se maîtriser à grand peine. Se transformer était extrêmement douloureux et compliqué, mais il s'avérait que pour le jeune sorcier, garder sa forme humaine était un combat constant. Si Swann comprenait cela, l'envie de lâcher prise et de se pavaner sous sa forme animal, il restait inquiet quand à la discrétion de Wayoth sur ses nouvelles capacités.
Abandonnant toute résistance à sa rage, le garçon ferma les yeux et se retrouva à quatre pattes, les membres tremblants par l'effort et l'épuisement. D'ailleurs, le coyote termina sa crise en se couchant complètement à terre en haletant. Le corps retrouva rapidement  son apparence humaine et Fawkes réprima un gémissement de douleur quand il se rendit compte qu'il venait de se tordre la cheville en se métamorphosant. Son Maître, sans bouger de sa place, leva simplement sa baguette pour la pointer sur le garçon et la douleur disparut. Il y avait eu pire : la première "réussite" de métamorphose s'était soldée par une désartibulation de son bras droit, comme lorsque le garçon s'était entrainé au château pour le transplanage.
Il ne contrôlait plus rien. Swann avait bien compris ses erreurs en notant l'évolution de son élève : le brun avait voulu apprendre trop vite et, à force de s'entraîner seul, il avait développé ses propres tactiques pour faire ressortir l'animal. Il était bien loin le temps où il pouvait étendre ses sens sous sa forme d'homme. Maintenant, il n'y avait plus cette transition : ou il était garçon, ou il était coyote. A chaque essaie de transformation, c'était comme se prendre une gifle part ce qui l'entourait. Tout devenait plus net, son ouïe et son toucher était surdéveloppés, son odorat et son goût devenaient des sources d'informations inestimables, mais la vue restait à peu près la même en plus floutée avec des teintes qui tiraient vers l'ocre : le rouge et le vert n'existaient plus sous sa forme canine. En étant humain, il perdait toutes ces données et se sentait comme perdu. Et terriblement vulnérable.

Wayoth avait beaucoup changé en l'espace d'un été. Physiquement parlant, il avait pris cinq centimètres et atteignait alors le mètre quatre vingt-dix et, s'il avait toujours été grand, il se révélait un peu plus impressionnant maintenant que Swann lui avait fait faire de l'exercice physique. La carrure était la même, une aiguille dont les épaules étaient la tête d'épingle, mais son visage avait perdu le peu de rondeur qui lui restait et à ceci s'ajoutait une pilosité qui se décidait enfin à pointer son nez en venant ci-et-là manger le visage du garçon marqué par les cernes. Aussi incongru que cela puisse paraître, il avait l'air encore plus maigre : les centimètres gagnés en hauteur et l'effort physique dû à son entrainement pour devenir animagus l'avaient privé des quelques kilos que le garçon reprenait normalement avec les plats de sa grand mère. La fatigue était bien présente et son dos lui semblait "lourd" car courbaturé par l'effort et toujours sensible depuis qu'il s'était fait brûler le dos fin juillet. A ça s'ajoutait le stress permanent depuis que le garçon avait vu les premières altercations sur le chemin de traverse entre des passants et des Mangemorts qui ne se cachaient même plus. Wayoth ne comprenait pas ces brusques événements et la Gazette ne lui avait appris qu'un changement de premier Ministre après la démission du dernier. Il se demandait ce qu'il foutait, celui-là, à laisser des criminels et des tarés arpenter les rues sans que la Brigade Magique n'intervienne. Et puis, depuis peu, des affiches roses bonbons à vomir étaient apparues dans des kiosques, sur des vitrines de magasins fermés, partout. Par curiosité, le né moldu y avait jeté un œil et avait bien manqué de se changer à la vue de tous en bestiole poilue. Plié en deux pas la douleur, il s'était contenté de calmer son envie de meurtre envers tous les abrutis qui buvaient les mensonges sur les "Sang de Bourbe" comme s'il s'agissait d'un verre de lait.

- J'veux pas y retourner. geignit le garçon au sol en couvrant son visage de ses deux mains. Je veux rester ici.
- Il y a un monde entre ce que tu veux faire et ce que tu peux faire, mon chat.

Ce n'était pas la peine d'argumenter plus, les deux sorciers le savaient très bien. En ne retournant pas à Poudlard, Wayoth mettaient toute sa famille et ses amis en danger. La lettre reçue pour l'informer de sa réinscription à l'École mentionnait un décret du premier ministre -ce fils de chien qui laissait les Mangemorts faire au calme ce qu'ils souhaitaient- et les Fawkes n'étaient visiblement pas décidés à quitter le pays à cause d'un taré qui prêchait la pureté du sang. Ils avaient leur vie ici et, bien qu’il n’ait pas exposé son problème à sa famille, Wayoth refusait catégoriquement de les priver de leurs terres pour…pour lui ?

- Tu m'avais dit que tu m'apprendrais...

Swann se massa les tempes. Il s'était imaginé cette scène tellement de fois qu'il avait même pensé aux reproches que le jeune pouvait lui cracher à la figure. Insolent et pas reconnaissant, avec ça.

- Et je ne me contrôle toujours pas ! Tu ne pourras plus m'aider quand je serais là bas ! il s'était relevé et appuyait ses mains bien à plat sur le bureau, obligeant son Maître à le regarder dans les yeux. Tu m'avais dit que je pouvais travailler pour toi ! Et tu m'envoies à l'école ??! J'IRAIS PAS !!
- Tu me seras bien plus utile vivant là bas que mort ici. Étant donné ce qui est arrivé à tes camarades l'an dernier... Il parlait de Maya, là ?! ...je pense que tu pourras travailler pour moi à Poudlard. Je suppose que le Boss considère que c'est aussi bon à prendre...il faudrait que je parle de toi dans une prochaine lettre.

Nerveusement, l'apprenti guérisseur pianota sur son bureau en cherchant comment présenter le fait qu'il sous-traitait depuis le mois de juillet. Y avait-il une raison pour que son supérieur les liquide tous les deux ? Après tout, c'était le gamin qui avait trouvé le lieu de l'échange et c'était en grande partie à cause de lui que le musée de sorcellerie de Londres s'était vu privé d'un œuf de Bourtefeu Chinois en début d'août. Mais avoir un élève comme espion, n'était-ce pas un atout dans sa manche ? Swann soupira en glissant une mèche de cheveux trop courte derrière son oreille.

- On reprend. Concentre-toi, et n'utilise pas ta colère. C'est mauvais de lier l'animagie aux sentiments.

[...]
Bras croisés, adossé au mur d'une échoppe brinquebalante qu'un sorcier bossu avait installé à même le pavé irrégulier de l'allée, Wayoth guettait un simple moment d’inattention de la part du marchand au noir pour s'emparer d'une amulette qui, selon les dires de Swann, avait bien trop de propriété magique pour se retrouver dans les mains de n'importe qui. Pour autant, ce n'était pas une mission donné par l'animagus, non, mais un bête défis que l'adolescent s'était lancé à lui même. Caché sous sa cape noire, le garçon avait eu l'immense satisfaction, il y avait de cela deux heures, d'avoir réussi une jolie métamorphose sans se casser quoique ce soit. Visiblement, son odeur n'était pas au goût du chat de son Maître car le matou n'avait fait que siffler en faisant le gros dos, le regard meurtrier et le poil dressé et, pour lui répondre, le coyote avait dévoilé ses babines en grognant, oreilles couchée et queue bien droite.
[...]

FIN DE LA DEMANDE DES 100 MESSAGES





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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Mer 10 Aoû 2016 - 13:22


08 juillet 1997, La Maison de Londres


Dear Lili,



En rangeant ma malle, je suis tombée sur le paquet de lettre que je ne t'ai jamais envoyé. Sais-tu combien il y en a en tout ? J'ai abandonné mes comptes en arrivant à trente-sept, alors c'est une questions bien inutiles : aucune de nous deux n'a la réponse.
J'ai relu les plus récentes et celles qui datent de mon entrée au Poudlard : je ne pensais pas, à onze ans, avoir un vocabulaire si...ampoulé. Je ne m'étonne plus des remarque qu'ont pu me faire certaines personnes. J'ai eu énormément de mal à déchiffrer ce que j'avais écrit, mais je ne me souvenais pas avoir tant désiré être répartie à Gryffondor. Je ne pense pas être déçue de cette répartition : je suis fière d'être verte et argent et, bien que par les temps qui court, avoir l'étiquette de ma maison me protège tout autant que le nom que je porte, je me demande ce que je serais devenue que le Choixpeau en avait décidé autrement. Penses-tu que Mère aurait été déçue ? Je crois l'avoir rendue fière en rejoignant la maison de son époux.

Kandy m'a interrompu dans ma lettre car nous devions souper. Mère est de plus en plus affectée par les événements et je ne crois pas l'avoir vu aussi fatiguée que ce soir. Je crois que la mort de Dumbledore n'a fait qu'empirer les travers familiaux : Grace ne cesse de presser Mère pour que nous venions habiter définitivement au Manoir. Nous y passerons un mois pour l'été puisque Jonas doit me donner des cours particuliers en Sortilège. J'attends encore mes BUSES, et je commence à regretter de ne pas avoir mis le nez dans mes révisions plus tôt. Heureusement, je n'ai pas eu à passer la Métamorphose (je pense l'arrêter pour mon année de sixième), mais c'était frustrant d'avoir revu mon Histoire de la Magie pour rien.
Je me demande si tu aurais apprécié ces matières. Aurais-tu aimé les Potions ? Je t'imagines me regarder sévèrement lorsque, repoussant mon devoir au lendemain, je descendais rejoindre Ethan dans la salle commune. Peut-être que tu m'aurais empêché de me teindre les cheveux ? A ce propos, je dois préparer une nouvelle fiole : mes cheveux commencent à s'éclaircir avec l'apparition du soleil.

J'ai mal au crâne, je ne vais pas tarder à me coucher. Demain, Mère m'emmène acheter une nouvelle baguette, puis nous irons au Musée. Ollivander a disparu depuis un an maintenant, mais M. Loy connait un autre fabriquant qui s'est installé depuis peu non loin du Chemin de Traverse, donc j'espère en trouver une qui me convient. Jonas nous accompagnera.  

Love,
Your Charlie

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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Mer 31 Aoû 2016 - 17:37


16 juillet 1997, Manoir Stevenson


Dear Ethan,



Je regrette de ne pouvoir venir prendre de tes nouvelles en personne puisque Mère me refuse encore de te rendre visite, aussi j'espère que Sir Arthur te fera bien parvenir ma lettre. C'est la chouette de Jonas, celle qu'il a eu en cadeau pour son entrée à Poudlard. Sir Arthur n'est plus tout jeune et tu remarqueras peut-être la blessure à sa patte gauche : ça, c'est Knight qui l'a mordu. Je crois que Sirga lui manque.
Tes blessures guérissent-elles correctement ? Mère m'a parlé d'une huile à base de bile de Grinchebourdon très efficace, mais qui a le grand inconvénient de plonger la personne qui l'utilise dans un état somnolant et (grinchebourdon oblige) de déprime légère. Je n'ai qu'à peine senti la préparation et elle m'a clouée au lit pour le reste de la soirée. En plus, ça pue presque autant que de l'Empestine, je ne vois pas très bien qui utiliserait ce genre de remède à moins d'être à l'article de la mort.

Sujet bien plus scolaire à présent : j'ai reçu les résultats de mes BUSEs ! Je n'ai qu'une note d’échec (un T en Défense contre les Forces du Mal que je compte abandonner à la rentrée) et j'ai même obtenue trois Optimal, dont la Potion. Je suis si contente de pouvoir continuer la Chorale !
J'espère que tu restes préfet pour l'année qui arrive. C'était très agréable pour moi de me pavaner entre le préfet de Serpentard et le capitaine de notre équipe de Quidditch ~ Haha. D'ailleurs, as-tu des nouvelles de Sevan ? Je souhaite de tout cœur que Monsieur McAlister se comporte bien avec lui. J'ai peur que, sans Gavin pour tempérer, des disputes éclatent.

Si tu peux envoyer tes lettres au Manoir, je t'en serais reconnaissante : je crois bien que je vais devoir m'y installer définitivement. Mère ne se sent pas très bien et elle a beaucoup de mal à se déplacer sans Kandy. Elle prétend que c'est mieux pour nous de venir nous installer dans la résidence Stevenson, mais je ne vois pas en quoi. Ici, je suis coupée de Londres... Il n'y a pas grand chose à faire dans les environs et les seules activités qu'on m'offre sont des mondanités horripilantes où je dois me laisser conduire par Jonas qui me présente à des inconnus en tant que l'héritière de notre famille. Mon rôle ? Me taire et sourire en faisant la révérence. Tu rirais en me voyant...
J'ai d'ailleurs bien l'impression que Jonas me sert de chaperon : quand ce n'est pas des lors de dîners, il m'entraine aux sortilèges (j'ai une nouvelle baguette !!) pour convaincre le professeur Flitwick de me laisser suivre ses cours pour les Aspics en dépit de mon Acceptable. Il doit être bon professeur car je progresse vite, mais il m'agace et, lorsque je rate, il se met en colère. Un Gryfondor type.

J'attends de tes nouvelles et je t'embrasse.
Love,
Absynthe

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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Lun 12 Sep 2016 - 16:34

Ma Patate, choses promises...  


18 juillet 1997, Manoir Stevenson
   


Wang,



Étant donné que mon cousin vient de passer une semaine à s'inquiéter de ma bonne conduite envers toi, je lui ai juré de te contacter pour te présenter des excuses.
Stanley, je te prie de bien vouloir pardonner l'attitude déplorable de Jonas Loy-Stevenson en ce neuf juillet où vous vous êtes vus au Musée. Comprends qu'il n'aurait jamais eu l'audace de te parler sur ce ton et d'envisager que Doherty et toi étiez fiancés s'il avait su ton nom de famille. De même, j'espère que tu ne lui tiendras pas rigueur de sa bêtise naturelle à l'occasion de futures mondanités où vous pourrez vous croisez, il culpabilise déjà assez tout en rejetant la faute sur mon manque de civilité. Et, bien entendu, si je t'ai offensé ce-même neuf juillet, tu m'en vois vraiment navrée...

Mère te salut chaleureusement et souhaiterait, s'il plait à ton père, lui faire part d'une trouvaille qui aurait appartenu à ton grand-père. Je suppose que Georges Jr Stevenson et lui traitaient ensemble fut un temps, mais je ne saurais te dire de quoi il s'agit. Je suppose qu'elle enverra bientôt une missive pour savoir à qui s'adresser pour vous renvoyer l'objet en question.

En espérant que tu passes d'agréables vacances,


I send my best regards to your family,
Absynthe Stevenson


choses dues !    
MON TC ! ♥

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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Dim 18 Sep 2016 - 17:14




25 juillet 1997, Manoir Stevenson


Dear Orphée,



Je suis très heureuse pour ta réussite aux examens de Guérisseur. Il ne te reste plus qu'une année d'apprentissage avant d'exercer à Sainte Mangouste, c'est bien ça ? Souhaites-tu toujours partir en Allemagne pour exercer ? Est-ce que ta condition d'animagus te suivra aussi là bas ? Tu me disais, la dernière fois, que l'un de tes examinateur t'avait réprimandé car ton casier au Ministère n'est pas vierge à cause de ton apprentissage clandestin : est-ce qu'un Guérisseur doit être aussi "propre" qu'un Auror ?
J'espère que tu obtiendras droit de cause. Aussi, j'ose également espérer que tu fais très attention aux "cours" que tu peux donner à une certaine personne. Je l'ai croisé au Musée la dernière fois, j'ignore ce que vous préparez, mais ne fais pas de choses idiotes, d'accord ? Je ne lui fais pas confiance, il est...bizarre.

J'ai bien reçu les pigments que j'avais commandés à ton "fournisseur", sauf que, voilà... Ton très cher ami ne m'a pas vendu du Brun de Mars mais du Violet de Mars. J'ai tenté malgré tout en pensant qu'un dosage moindre avec le reste de brun que j'avais allait compenser. Grave erreur. J'ai essayé de réparer le tout en les décolorant pour retrouver mon blond naturel, mais... ça n'a pas du tout fonctionné ! J'ai le grand privilège de t'annoncer que je suis à présent dotée d'une chevelure prune. Je te joins une photographie Moldue que Mère a prise. Je crois que ça l'amuse beaucoup et ça me surprend, à vraie dire je pensais qu'elle allait me faire une leçon de morale étant donné qu'elle désapprouve mon choix de teindre mes cheveux. Finalement, c'est Grace et Jonas qui m'en ont le plus parlé. Tu ne peux imaginer la honte et le déshonneur que ma couleur de cheveux fait à la famille Stevenson. Aussi, ils ont décidé de me porter malade pour la prochaine réunion mondaine : une petite dragoncelle. Comme si c'était me punir. Moi non plus, je ne souhaite pas être vue avec des mèches violettes !
Photo jointe:
 
Et puis, je commence à être lasse de ces petits manèges. Je ne sais pas comment tu arrives à supporter le fait d'être exhibé comme une bête de foire. Tu m'assure que ton frère année prend toutes les éloges, mais tu restes celui qui a le mieux réussis ses études. Et je sais que ton père est très fier de toi puisque, la semaine dernière, au souper, il n'a pas tari à ton sujet. Jonas en était vert d'envie !

J'essaie de répéter le plus possible les chants que tu m'a conseillé pour ma voix, mais il va falloir que je demande à Mère d'insonoriser ma chambre et le boudoir. Je ne supporte plus de voir M. Stevenson s'installer dans un fauteuil pour me regarder. Il me fait peur, je crois. Je ne comprends pas du tout pourquoi il agit de la sorte : où il m'ignore royalement et va jusqu'à me traiter comme une domestique, ou il m'invite à vivre sous son toit et s'invite lors de mes répétitions pour ensuite vanter mes "valeurs" à M. Inoue. J'ai encore plus honte des Stevenson que de mes cheveux, actuellement.

Pour en revenir à ces derniers, est-ce que tu serais disponible pour venir m'aider à arranger tout ça ? Je ne sais trop comment faire et je ne vais pas pouvoir me cacher indéfiniment. Que penses-tu de ce dimanche ?
Bien entendu, si tu souhaite rester souper avec Mère, Kandy et moi, tu es le bienvenu à notre table.


PS : je vous interdis formellement de divulguer cette photographe, Orphée Nyman ! Si tu pouvais la brûler après réception...


Sincerely yours,
Absynthe Stevenson




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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Mer 28 Sep 2016 - 10:37


26 juillet 1997, Manoir Stevenson

Lettre non-envoyée


My Dear Ethan

J'ai appris le décès de Wells de Charlotte ...
J'ai eu le regret d'apprendre ce matin la nouvelle la terrible nouv le meurtre de Cha ...
Je ne trouve pas les mots pour exprimer le chagrin ...


My dear Ethan


Je t'aime et, quoique tu puisses penser à propos d'une quelconque responsabilité de ta part dans le double meurtre des Wells, tu le chasses de ton esprit tout de suite. Je ne trouve pas les mots pour exprimer ma colère envers les responsables de ton chagrin et ne sais comment t'exprimer mes condoléance pour Charlotte sans passer pour la pire des hypocrites. C'est un fait, elle et moi ne nous aimions pas, ce n'est pas pour autant que je souhaitais sa mort. Elle te rendait heureux, tu étais amoureux. J'étais jalouse, c'est vrai, mais je ne pouvais pas venir empiéter sur ton bonheur alors j'ai préféré partir, te laisser. Mais saches que j'étais toujours là pour toi, à t'attendre dans l'ombre et, aujourd'hui, je le suis toujours.

Ne fais pas de bêtises.

Love You,
Absynthe






26 juillet 1997, Manoir Stevenson


Dear Mrs Farell,



Je vous prie d'excuser l'approche peu courtoise de ma lettre, mais je suis une amie d'Ethan et les nouvelles de ce matin font que je m'inquiète vraiment pour lui, mais n'ose le contacter pour le moment de peur de raviver ses peines.
J'ai appris le décès de Mrs Wells et sa fille. Est-ce bien vrai qu'Ethan se trouvait chez elles au moment du meurtre ? Comment va-t-il ? Il n'est pas blessé physiquement ?

Je ne peux me déplacer pour des raisons familiales, mais j'aurais souhaité être avec lui dans cette épreuve, aussi, Madame, j'espère sincèrement que vous, vous le serez. Ethan est un garçon formidable, un ami exemplaire et je suis certaine que vous verrez en lui un fils merveilleux.
Ne voyez pas en cette lettre des menaces, Madame, là n'est pas mon intention. Seulement, je ne sais comment vous transmettre mon inquiétude : ce n'était pas une petite amie parmi d'autre. Vous me comprendrez, j'en suis certaine.


I send my best regards,
Absynthe Stevenson




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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Mer 28 Sep 2016 - 15:00

love Alors, heureux ? on peut faire Haneul ?


01 août 1997, Manoir Stevenson
Lettre non envoyée


Dear Elwyn Miller,


J’espère que tu passes de bonnes vacances et que
J'aurais aimé avoir une conversation avec toi au sujet de ce qu'il s'est passé dans la forêt interdite de l'après midi du 25 juin, lorsque je t'ai surprise dans les buissons tu étais venu m'avertir des plans de Doherty alors que j'étais avec les Sombrals.
Il y a des choses que tu as dit fait que je ne comprends pas...
Je repense souvent à ...
Malgré le recul que ce mois de juillet à apporté à notre entrevue différent, il y a des choses que j'ai toujours du mal à comprendre

~

Je souhaiterais, si tu l'acceptes, reparler avec toi de l'après midi du 25 juin, lorsque nous nous sommes vu dans la forêt interdite et que tu m'as fait part de la vengeance de Fay. Tout d'abord, je voulais te remercier de m'en avoir avertie car Doherty est ton amie alors que moi pas. La surprise de te voir surgir du buisson dans la forêt m'en a fait oublié les bonnes manières et je n'y ai plus songé après.
Aussi, après un mois à me repasser la scène de réflexion, j'aurais aimé revenir sur certains actes et certaines paroles de notre douloureux échange. Je ne comprends pas pourquoi tu m'as forcée

Pourrais-tu, s'il te plait, m'expliquer la raison de ce dessin ? Je ne comprends pas pourquoi tu as été aussi insistant persévérant dans la réalisation de mon portrait alors que je t'avais prévenu ne pas aimer cela ? Et puis, j'ai beau tenter de me mettre à ta place, je
De même, tu m'as assuré ne pas avoir demandé à ce que je m'éloigne de toi laisse tranquille, lors de notre répétition, mais ce n'est pas moi qui a imposé cette distance fu... c'est bien toi qui me fuyait par la suite.
Et puis, pour le musée, je

Je pensais que tu étais gentil et

Je ne pense pas que tes intentions étaient mauvaises, mais j'aimerais avoir des explications de ta part à ces sujets.

Je te souhaites un bon mois d'août.

PS : L'histoire de ta gouvernante à propos des deux loups est jolie, mais trop manichéenne. Je pense qu'il faut nourrir les deux loups. Et toi, quel loup nourris-tu ?



Sincerely yours,
Kindest regards,

With all good wishes,

Absynthe Stevenson




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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Jeu 24 Nov 2016 - 10:17

depuis le temps qu'elle est écrite, j'avais oublié de la "poster"  


05 août 1997, Manoir Stevenson
Lettre Postale ; Voie Moldue


My Sweet Abby,


Je commence avec des excuses, mon Abby : je suis terriblement désolée de ne pas t'avoir donné de nouvelles plus tôt ! J'ai passé mon mois de juillet au Manoir familiale, et Dieu que c'est compliqué de trouver des timbres et des enveloppes dans cette maison. J'ai profité d'un dernier tour à Londres pour pouvoir -enfin- te poster ma lettre, alors j’espère qu'on te la donnera bien...

Et, à présent, j'implore ton pardon pour t'avoir promis des vacances dans notre maison de Londres, promesse que je n'ai pas pu tenir, et j'en suis la première déçue. Comme dit plus haut, j'étais au Manoir, et non chez Mère et moi. En vérité, depuis le décès d'Albus Dumbledore, Mère est malade et a des difficultés pour marcher seule. Je crois que ce n'est qu'un "contrecoup", comme une petite déprime, sans doute ? Elle admirait beaucoup le directeur, je crois que les conséquences de sa mort la fatigue, d'autant plus aujourd'hui... Je t'en parlerais plus bas.

Aussi, j'ai été forcée à déménager quelques affaires et on m'a "gracieusement offert" -pour citer Grace Stevenson, ma "cousine"- une chambre du Manoir. C'est la plus grande chambre d'ami, elle a sa propre salle de bain et donne directement sur un petit couloir qui mène à un boudoir où feu-Georges Stevenson Junior (le défunt époux de Mère) a entreposé un gigantesque piano à queue ensorcelé qui joue tout seul. J'ai dû le faire vérifier car il avait des fausses notes, mais il est très affectueux et joue "La Fugue" de Bach, lorsqu'il est très heureux. C'est très drôle. Pour autant, je n'apprécie pas trop qu'on m’ait séparé de Mère : elle est au rez-de-chaussée, dans un ancien bureau proche des cuisines. J'ai l'impression que Grace profite de l'état de Mère pour...je ne sais pas, c'est peut-être stupide, mais j'ai la sensation qu'elle essaie de devenir "ma mère". Elle se fait subitement gentille avec moi, je n'aime pas trop ça. Et je sais aussi qu'elle craint les analyses de Mère (qui adore la mettre hors d'elle en traduisant ses gestes et paroles en détaillant et interprétant ce qu'elle peut, ça aussi c'est amusant !), alors je suppose que me séparer de Jacynthe l'aide à "m'approcher" ? Je ne sais pas, j'ai l'impression d'être paranoïaque... En tout cas, elle sera bien servie : je ne compte pas entrer dans son jeu, ça non ! D'ailleurs, je me méfie de plus en plus de voir Jonas dans le rôle de Chaperon.

Je dois te dire : j'ai changé de baguette. Mon ancienne en saule et crin de licorne ne m'obéit plus depuis deux ans, comme tu le sais, aussi Mère m'a permis d'en acquérir une nouvelle en Mélèze...et le cœur est en crin de Sombral. J’espère qu’elle me réussira bien mieux, pour le moment je me sens très bien avec. Elle n’est pas aussi jolie que celle en saule d’Ollivander, mais le manche est gravé par des runes… Je ne les connais pas toute, il faudrait que je te les montre. En parlant de runes, Mère m’en a acheté des nouvelles, ainsi qu’un pendule. Venant d’elle qui dit que la Divination est une science corrompue par l’homme, je trouve ça étrange. Je ne m’en plaints pas, mais il est vrai que j’aurais préféré autre chose : je vois bien Ruth venir me les réclamer !

Pendant que j’y pense, est-ce que tu as besoin de « fournitures » spéciales pour la rentrée ? Je pourrais cacher tes paquets de cigarette de mon sac en Moke : personne hormis moi ne peut l’ouvrir ! S’il y a des fouilles à la sortie du Poudlard Express, ce sera pratique.
Mais sais-tu ? Arrives-tu à avoir des nouvelles du monde sorcier ? Nous avons changé de Ministre et c’est le professeur Rogue qui reprend le rôle de Directeur, non le professeur Mcgonagall. Mère est atterrée et, personnellement, je ne sais trop quoi en penser. Tu as reçu ta liste de fourniture ? Elle est signée Carrow. Il y a de plus en plus de contrôles d’identité sur le Chemin de Traverse : il n’est plus que l’ombre de lui-même. Déjà, l’année dernière, des boutiques étaient fermées, mais là… la devanture d’Ollivander a été dévasté et trois bâtiments ont été victimes des assauts du Ministère : il parait que les propriétaires sont des « opposants » qui cherchent à communiquer l’existence du monde de la magie aux Moldus. Mère a dit que ce n’était que trois pauvres sorciers sans histoires et qu’ils n’avaient fait que s’opposer aux fouilles quotidiennes dans leurs établissements. L’un d’eux serait né moldu. Grace affirme que ce n’est qu’un hasard, mais Mère n’y croit pas.
Elle parle souvent de « partir ». Je ne sais pas si elle est sérieuse, mais elle commence à me faire peur. Elle parle beaucoup avec Kandy (qui te passe le bonjour, d’ailleurs : les petits gâteaux dans le coli ci-joint sont d’elle) qui n’arrête pas de se lamenter sur une raison que j’ignore. Me le dirait-elle si elle était souffrante au point de penser à sa mort ? Je ne sais que penser…

N’oublie pas de m’envoyer la liste de ce qu’il te faut pour la rentrée à mon ancienne adresse : Kandy ira la chercher. J’espère que tu passes de bonnes vacances et que tu ne fais pas trop d’imprudences. J’ai l’impression de parler comme Mère « ne fais pas d’imprudences »… Je suis certaine que Grace aimerait te rendre aussi creuse que moi lorsque nous nous rendons à des soirées mondaines : tu ferais, j’en suis sûre, un très bel objet à montrer. Sa nouvelle lubie ? M’obliger à ne plus me teindre les cheveux en brun ! Parait-il que, blonde, je fais plus douce. Je fais surtout plus niaise, oui !

Je t’embrasse très fort, mon Abby

Love You,

Your Absy ♥




_________________


“Love is the most beautiful of dreams
and the worst of nightmares."




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MessageSujet: Re: [Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe Aujourd'hui à 23:56

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[Été 1997] Back In Time - Wayoth/Absynthe

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