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[Août 97] Skyfall [PV]

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GRYFFONDOR6ème annéeCapitaine de Quidditch
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MessageSujet: [Août 97] Skyfall [PV] Dim 24 Avr 2016 - 14:11


&
4 août 1997
« Let the sky fall
When it crumbles
We will stand tall
Face it all together»

Skyfall - Adele

Assis sur le bureau de sa chambre, en hauteur dans l’appartement Londonien de sa mère et de son mari moldu, Jimmy relisait encore et toujours la lettre que lui avait envoyé Amaryllis. je t’aime. Evidemment, ce n’était que des mots sur du parchemin. Mais quels mots ! Et la phrase qui avait suivi cette déclaration écrite n’avait fait que remuer l’esprit du Gryffondor. Depuis qu’il l’avait reçus, il ne faisait que se poser des questions : Que ressentait-il pour Amaryllis ? De l’amitié dans sa plus pure forme ou.. de l’amour ? Il ne savait pas. Le meilleur moyen de trouver la réponse à ces questions qui le tourmentaient serait de discuter à cœur ouvert avec sa meilleure amie. Mais, cette dernière était partie pour la France. Comme ça. Du jour au lendemain. Cela ajoutait encore plus de détresse dans le cœur du Lion. Le départ d’Adam, qu’il n’avait appris à connaître que depuis cette année, mais il était certain qu’il y avait quelque chose avec le bleu et bronze, un petit truc en plus qu’il n’avait avec personne d’autre. Mais il était parti. Et puis, il y avait May, partie aussi. Et surtout, Catherine, la grande et impulsive Catherine, assassinée par un Mangemort. Les émotions se disputaient dans l’esprit du musicien depuis la fin du mois de Juin, depuis l’attaque de Poudlard et la mort de Dumbledore. Jamais il ne s’était senti aussi impuissant. Il ne savait pas s’il devait être en colère ou triste. Alors il était les deux. Parfois plus en colère que triste, son petit frère n’osait plus rentrer dans sa chambre. Le garçon joyeux et heureux de vivre qu’il était broyait maintenant du noir. Sa mère tentait de lui faire comprendre qu’il n’y était pour rien, que tout allait rapidement s’arranger, mais une remarque cinglante du mari de celle-ci mettait tous ses efforts à la poubelle. Jimmy ne s’était jamais entendu avec son beau-père, et pour ne pas avoir les faveurs du musicien, il fallait vraiment insister, mais durant ce mois de Juillet, ils s’étaient rendu compte l’un l’autre qu’il était encore plus compliqué de se supporter. Mais Jimmy trouvait encore à s’occuper, il jouait de la guitare en compagnie d’Ava, qui semblait prendre un malin plaisir à Hululer fortement dans l’appartement. Et son grand-père lui avait trouver une occupation, ce qui permettait à Jimmy de ne pas trop perdre la boule.

Le musicien posa la lettre d’Amaryllis sur son bureau et observa Ava, poster sur le bord de la fenêtre ouverte, qui faisait sa toilette. La chouette avait particulièrement bien pris en compte le mauvais esprit dans lequel se trouvait son maître, et elle ne pouvait pas s’empêcher de venir le soutenir à chaque qu’elle pensait cela nécessaire, ce qui redonnait, pour un temps, le sourire au lion. Le guitariste fut tiré de ses pensées par une personne qui toqua à la porte de son antre. Jimmy laissa son bureau derrière lui pour aller ouvrir la porte et tomba nez à nez avec son beau-père, en train de refaire son nœud de cravate.

« Quelqu’un te demande, une certaine Carlie. »

Carlie. Evidemment ! Jimmy lui avait donné son adresse Londonienne pour qu’elle vienne le voir dès qu’elle en avait l’occasion. Il était ravi de voir son amie, quoique légèrement nerveux de connaître les raisons de sa venue. Avait-elle elle aussi reçu une lettre d’Amaryllis ?

« Je te suggère de prendre l’air. »

Autrement dire : allez-vous promenez dehors, je ne veux pas d’inconnue magique chez moi. Le sorcier ne prit même pas la peine de répondre à son beau-père. Il rentra sa chambre, Retira son T-Shirt pour passer une chemise, pris ses lunettes de soleil, sa baguette, son porte-monnaie et son chapeau, donne une petite caresse à sa chouette, et descendit rapidement les dix étages de l’immeuble. Il passa les nombreuses portes de sécurité et se retrouva enfin dans la rue. La demoiselle, d’un an son aînée et avec laquelle il était sortie, pendant trois jours, se trouvait là.  Elle semblait aller bien, mais Jimmy savait pertinemment que ce n’était qu’une façade. Elle aussi avait perdu des amis.


« Carlie.. »


Le musicien attira son amie dans ses bras.

« Tu n’imagines même pas comment ça me fait plaisir de te voir. Comment.. tu tiens le coup ? »


Non, pas de banal : tu vas bien ?. C’était inutile, et cela ne ferait que rappeler à la brune qu’elle n’allait pas bien.. Ah moins que Jimmy ne soit trop embrumé par ces propres émotions et qu’il pense que tout le monde doit être aussi triste que lui. Le jeune homme mis son chapeau et se rendit compte par la même occasion que le soleil lui faisait du bien.

« Je t’offre un café ? »


Oui, un café, cela remet les idées en place. Cela réchauffe le cerveau et détend les muscles. Quelle invention merveilleuse !

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POUFSOUFFLE7ème annéePréfète-en-chefMODO
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MessageSujet: Re: [Août 97] Skyfall [PV] Mer 1 Juin 2016 - 19:47

Allongée sur son lit, le regard rivé au plafond, Carlie écoutait sans réellement les entendre les morceaux de ses ballets classiques favoris. C’était le seul bruit qui régnait dans l’appartement vide de son père. Il était parti travailler en hésitant ce matin. Comme tous les matins depuis qu’elle était revenue de Poudlard. Et il hésitait un peu plus chaque matin avec tout ce qu’il s’était passé dernièrement. Elle avait arrêté de compter le nombre de fois où il était rentré plus tôt, en courant, pour lui annoncer une nouvelle déplaisante, avant qu’elle ne l’apprenne par l’un de ses amis, ou dans la gazette qu’elle ne lisait plus. Il y avait eu Catherine. Il y avait eu Charlotte. Deux de ses amies, parties trop tôt, assassinées avec leurs familles. Si elle s’était surtout rapprochée de la Gryffondor depuis l’attaque de Maya et Adam à Poudlard, elle avait trouvé une véritable amie en Charlotte depuis très longtemps. Et elle ne parvenait pas à croire qu’elle retrouverait seulement un lit vide à côté du sien en retournant à Poudlard dans un mois. Si elle y retournait. C’était leur principal sujet de conversation avec son père désormais. Presque le seul. Ca, et son état psychologique. Il parlait de dépression. Elle ne voulait pas le croire. Alors elle s’enfermait encore plus dans son mutisme. La musique classique engourdissait ses sens, elle parvenait à seulement se concentrer sur elle, et à former des compositions de pas dans sa tête, qui l’empêchaient de penser aux lettres qui trônaient sur son bureau. Dans sa tête seulement, parce qu’elle n’arrivait plus à danser. Elle n’arrivait plus à faire grand-chose d’ailleurs. Si les mangemorts ne s’en étaient pas encore pris à elle ou sa famille directement, ils avaient déjà commencé à faire s’effondrer son monde. En emportant ses amies. Et en faisant fuir les autres. Adam. Qui avait survécu à l’agression mais qui a préféré fuir le pays avant de se retrouver face à de nouvelles difficultés. Dean. Parti sans un mot, c’était Stella qui le lui avait appris dans une lettre. Ali. Disparue sans laisser de traces. Et maintenant, Amaryllis. Sa confidente, sa petite sœur. Rudement blessée lors de la bataille de Poudlard à la fin de l’année, et définitivement retournée en France depuis peu. Et elle l’avait appris dans une malheureuse lettre, quelques lignes qu’elle avait immédiatement haïes. Le coup de grâce.

Son père avait peut-être raison finalement, elle déprimait. Elle se sentait comme une coquille vide, sans raison de vivre. Comment vivre dans un monde où nos amis les plus proches disparaissent les uns après les autres ? Quel serait le prochain ? Quelles autres têtes manqueraient à l’appel à la rentrée ? Elle se sentait vide, elle avait froid. C’était encore pire qu’après l’agression de Maya et Adam. Ce n’était pas comparable. C’était la fin. Depuis qu’elle avait envoyé sa réponse à Amaryllis cependant, une pensée l’obsédait. Elle avait perdu ses amis, et elle risquait d’en perdre bien plus si elle continuait d’ignorer les lettres des autres. Stella, Maya, Jace, Max… Mais la souffrance des autres accroissait la sienne. Si d’ordinaire elle la supportait sans broncher, les aidait du mieux qu’elle pouvait, là, c’en était trop. Et puis leur trop grande sollicitude l’irritait. Elle tentait encore de se convaincre qu’elle n’était pas une petite chose fragile, mais de toute évidence, son comportement depuis le début des vacances prouvait le contraire. Raison pour laquelle son père refusait encore de la laisser retourner à Poudlard. Peut-être vaudrait-il mieux pour elle ? Peut-être ferait-elle mieux de rester cloitrée ici, à l’abri ? Mais était-elle réellement à l’abri quelque part finalement ? Même Poudlard n’était plus sûr, depuis que Dumbledore était mort. Le premier d’une longue liste. Enfin, peut-être pas le premier finalement.

Elle se leva finalement, et s’assit sur le rebord de sa fenêtre, pour relire une nouvelle fois la lettre de son amie. Elle ne pleurait plus, elle n’y arrivait plus. Comme si son corps s’était tari de larmes. Au contraire, elle cherchait le réconfort dans les mots de la Poufsouffle. Les mots forts qu’elle avait employés. Elle aussi parlait de dépression. Mais elle disait qu’on pouvait en sortir. Elle était toujours aussi stupéfaite d’apprendre que la métamorphomage avait perdu une petite sœur. Blessée qu’elle ne se soit jamais confiée à ce sujet là, mais jamais pour longtemps. Mais elle relativisait. Et progressivement, au fil de la lecture, le visage de Jimmy se matérialisa dans son esprit. Si elle avait reçu une lettre, il en avait également reçu une, c’était obligé. Et peut-être que lui pourrait l’aider. Et peut-être qu’elle pourrait aussi l’aider. Elle ne savait pas comment, ni même si c’était possible en réalité. Mais pour une fois, partager la douleur de quelqu’un ne ferait peut-être pas aussi mal. Elle se releva alors, reposant la lettre avec les autres, et s’autorisa à jeter un œil à son reflet dans le miroir. Un cadavre. C’était ce à quoi elle ressemblait. Le visage émacié. Le teint pâle. Un tee-shirt désormais trop grand, sous lequel elle le savait ses côtes saillaient. Elle devait faire un effort, au moins le minimum, pour ne pas effrayer son ami. Qu’elle retrouve figure humaine. Elle n’était pas sortie de cet appartement depuis qu’elle y était entrée au début des vacances. Mais elle devait retrouver une place dans ce monde. Elle devait se battre. Pour ceux qui ne le peuvent plus. Et pour que ceux qui sont partis puissent revenir un jour. Elle devait arrêter de fuir. Elle avait commencé à fuir pendant son histoire avec Mike au début de l’année précédente, puis avait continué tout au long de l’année avec Alex. Et elle s’était arrêtée de fuir après l’agression. Ce qui lui avait donné la force de combattre les Mangemorts lorsqu’ils s’étaient introduits dans Poudlard. Elle voulait retrouver ce sentiment de courage teinté d’insouciance. C’était certes dangereux, mais ça valait toujours mieux que la léthargie. Elle enfila un jean, et un débardeur, tous deux trop grands pour sa silhouette amaigrie, mais ça ferait l’affaire. Puis elle se maquilla légèrement, histoire de se redonner un peu de vie. Mais aucun artifice ne parvint à rallumer la lueur dans ses yeux verts. Elle reviendrait peut-être un jour. C’était comme si Jimmy constituait son dernier espoir. Puis elle coiffa ses cheveux bruns, qui lui effleuraient désormais le menton, regrettant ses longues boucles brunes. Une partie de ses mèches étaient parties en fumées dans la cabane de Hagrid, lors de la bataille. Elle avait décidé de les couper au cours du mois de Juillet. Après avoir appris le décès de Charlotte. Un élan de folie pure, où son père avait réellement craint pour sa santé. Mais ce n’étaient que ses cheveux qu’elle avait coupé, pas ses veines. Ca valait mieux.

Elle avait l’adresse de Jimmy notée sur un morceau de parchemin, dans la poche arrière de son jean. Il la lui avait donnée pour qu’elle lui rendre visite si elle en avait envie, et elle en avait fait de même avec l’adresse de son père. Il était temps que ça serve… Elle s’y rendit à pieds, profitant de la chaleur des rayons du soleil sur sa peau. Elle avait oublié cette sensation. Elle se sentait plus vivante qu’au cours des dernières semaines. Son père piquerait probablement une crise en apprenant qu’elle était sortie sans protection, mais au moins elle était sortie. Et si elle rencontrait une bande de Mangemorts, elle se battrait. Peut-être. Ou pas. Si ça se trouve, elle n’aurait même pas le temps de dégainer sa baguette qu’elle aurait déjà rejoint Catherine et Charlotte. Etait-ce une mauvaise chose ?

Ce fut un homme qui vint lui ouvrir, et qui lui demanda de patienter le temps d’aller chercher Jimmy. Etait-ce le beau-père de ce dernier ? Probablement. Mais avant qu’elle ait réussi à se fixer, elle vit apparaître son ami dans l’encadrement de la porte. Elle inspira une bouffée d’air, sentant son coeur se défaire un peu de sa prison de glace. Elle avait encore des amis, des amis bien vivants, encore en Angleterre. Elle n’était pas toute seule. Il murmura son nom, et elle se retrouva dans ses bras. Elle l’enlaça à son tour, le serrant contre elle aussi fort qu’elle le pouvait, c’est-à-dire pas très fort. Elle inspira son odeur, puisant des forces dans cette étreinte. Et elle comprit qu’elle avait eu tort de repousser ses autres amis. Elle avait besoin d’eux pour survivre.

« Tu n’imagines même pas comment ça me fait plaisir de te voir. Comment.. tu tiens le coup ? »

Elle se sépara de lui et l’observa un instant. Il n’avait pas l’air en très grande forme non plus. Lui aussi avait perdu beaucoup de monde. Ils en étaient au même point désormais. Elle parvint cependant à plaquer un sourire faiblard sur son visage.

« C’est pas la grande joie comme tu peux le voir » elle ouvrit les bras en grand pour exposer ses os saillants, puis les referma autour de sa poitrine, dans cette position qu’elle avait commencé à adopter quelques mois plus tôt, comme pour se forger un cocon. « Mais je tiens le coup. A peu près… Et toi ? »

Puis il lui proposa d’aller boire un café, et elle accepta la proposition avec plaisir. Si la présence de Jimmy à ses côtés la réchauffait un peu, une boisson chaude ne serait pas de refus. Curieux, lorsqu’il fait presque 30 degrés dehors… En chemin, Jimmy lui parla de lui. Ils n’allèrent pas très loin, au café au coin de la rue. Une fois installés, Carlie commanda une tasse de thé. Puis elle regarda Jimmy, le détaillant encore une fois. Ils étaient comme deux rescapés maintenant. Et ils allaient devoir le rester. Surtout s’ils voulaient revoir Amaryllis un jour. Quand elle rentrerait en Angleterre.

« Amaryllis… » elle se rendit compte trop tard qu’elle avait pensé à voix haute. Elle se racla la gorge et passa une main dans ses cheveux, surprise une nouvelle fois par leur faible longueur. Elle ne s’y ferait jamais… « Tu.. Tu as reçu une lettre toi aussi ? Tu sais qu’elle est partie ? Tu savais toi ? Pour sa sœur ? »

Probablement la plus longue phrase qu’elle ait sortie depuis longtemps. Mais elle avait besoin de savoir. Savoir qu’elle n’était pas seule. Qu’ils pourraient se soutenir l’un l’autre.

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Carlie E. Peters
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MessageSujet: Re: [Août 97] Skyfall [PV] Dim 10 Juil 2016 - 6:41

Skyfall

Sortir de sa chambre lui faisait un bien. Sortir de chez lui fait un bien fou. Depuis combien de temps n’était-il pas sortie ? En réalité il était sorti la veille pour aller travailler, mais s’il pouvait discuter avec Stella au magasin, voir son amie Carlie lui faisait plaisir. Hormis Stella, il fallait dire que le musicien s’était un peu laissé aller. Il n’avait fait aucun effort particulier pour discuter avec ses amis. Sauf Pol. Pol qui était venu le voir plusieurs fois chez lui, à Londres, avant qu’il ne parte pour les Amériques en voyage avec ses parents. Quelle idée, de partir, et de laisser son meilleur ami derrière lui. Mais, presque tous les jours, le Gryffondor recevait une lettre de son ami. Jimmy lui pardonnait donc.. Il serait même partie avec lui. Partir du royaume uni pendant un moment ne pouvait pas se révêler une mauvaise chose, au final. Du moment qu’il revenait. Et c’était bien ça qu’il lui faisait un peu peur. Il connaissait son meilleur ami, jamais, au grand jamais, il ne se résoudrait à l’abandonner en Angleterre. Mais Jimmy connaissait aussi les parents du jeune homme.. Autant dire qu’il avait quelques petites raisons de s’inquiéter.. Enfin, cela ne semblait pas être d’actualité pour le moment, et Jimmy continuait de croiser les doigts pour revoir son meilleur ami et colocataire de Poudlard en grande forme rapidement.

Son ami d’un an son aîné lui répondit alors qu’elle tenait le coup, malgré les circonstances. oui. Jimmy comprenait parfaitement. Le départ d’Amaryllis, la mort des amis.. Ce n’était pas quelque chose de facile à encaisser.. Ni à expliquer. Personne d’autre que Carlie ne pouvait le comprendre, en cet instant. Et c’était d’ailleurs bien pour ça qu’un léger sourire était venu se poser sur ses lèvres. Il avait l’impression de respirer.. De pouvoir être lui-même avec quelqu’un qui allait le comprendre, qui allait le soutenir.. Oui. Cela faisait un bien fou au rouge et or qui se détendait au fur et à mesure de la conversation.

« Je tiens le coup aussi. Et me disputer avec mon beau-père me fait un bien fou. »


Il ricana légèrement. Ce n’était pourtant pas son genre de chercher le conflit. Mais les choses avaient changé. Son beau-père était infect avec lui, et pour une fois, Jimmy avait décider de ne pas se laisser faire. Cela expliquait peut-être le fait qu’il allait bientôt quitter Londres pour aller vivre chez son grand-père. Tout en continuant de discuter, les deux amis avancèrent vers un café moldu non loin de là. Jimmy posa son chapeau sur un coin de la table, et alors que son amie commandait un thé, lui préféra prendre un chocolat chaud. L’été, qu’il disait ! Mais personne ne pouvait les juger. Après tout, il n’était pas encore midi qu’une multitude de Londonien prenait déjà leur déjeuner. Si innocent, si inconcient de ce qui pesait en ce moment sur leur tête.. Comment pouvaient-ils ne pas se rendre compte de ce qui se passait ? Comment pouvaient-ils être ignorant à ce point ? N’avaient-ils donc pas eu, depuis longtemps, l’esquisse de ce monde magique auquel appartenait les deux sorciers ? Comment, par Merlin, les moldus pouvaient être si fermés à tout ce qui se passait autour d’eux ? C’en devenait affligeant. Affligeant et décevant.. Ils avaient pourtant une imagination débordante, ne pouvaient-ils pas y croire ? L’accepter telle qu’elle était ? Visiblement non.. Mais Jimmy ne guère plus le temps de tergiverser là-dessus que Carlie amena le sujet sur la table, dans un souffle. Amaryllis.. Le visage de Jimmy se décomposa, littéralement.. Il n’aurait jamais pensé que de parler de la jeune Poufsouffle lui aurait fait cet effet-là. Mais sa lettre lui revenait en tête. Ces mots. Ces excuses. Et ces aveux. Et Jimmy ne se sentait pas assez fort pour supporter cela. Il ne l’était pas. Il passa la main dans ses cheveux, signe de malaise.. Il n’était pas forcé enchanté que ce sujet arrive si facilement sur la table. Mais, il savait qu’il allait devoir parler de tout cela à quelqu’un. Et Pol n’était pas là. Sa mère ne comprendrait pas. Carlie si. Il avait confiance en elle. Il pouvait lui dire, lui parler. Vider ce qu’il avait sur le cœur.

« Je. J’en ai reçu une, aussi.. Et.. »

Une sœur ? Quoi une sœur ? Amaryllis n’avait qu’un grand-frère, un grand frère sympathique même. Bon, il devait être un grand-frère et il ne fallait pas trop se frotter à lui, mais jamais Jimmy n’avait entendu parler d’une sœur.

« Une sœur ? Je savais qu’elle avait deux grands frères. Mais j’ignorais qu’elle avait une sœur ! Qu’en dit-elle ? »


Même si cela ne le concernait peut-être pas. Au vu du visage de son amie, cela lui ferait peut-être du bien pour elle d’en parler.  Après tout, ils étaient là pour ça, non ? Jimmy se voyait très mal simplement boire son chocolat chaud pendant que son aînée buvait son thé, sans rien ajouter.. Même avec son beau-père moldu, il discutait plus. C’était pour dire..

« Tu.. Tu crois qu’elle va revenir.. ? Elle n’a.. n’a pas le droit de dire ça et.. de ne jama..is revenir. »


Ca quoi ? Pour le savoir, Carlie allait devoir lire la lette que Jimmy venait de poser sur la table. Il n’avait pas le courage de faire un résumé à son amie. Il ne l’avait pas.. Il ne l’avait plus.. Le moins courageux des Gryffondor était là, assis en face de Carlie, incapable de mettre un mot sur ce que le départ d’Amaryllis lui faisait ressentir : la tristesse ? La colère ? De la compassion ? de la compréhension ? Il ne savait pas.. peut-être ne voulait-il pas savoir..
.
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: [Août 97] Skyfall [PV] Dim 20 Nov 2016 - 13:48

Assis à une table de ce bar moldu, il était facile d’imaginer que tout allait bien. Après tout, le monde moldu était encore relativement épargné par cette guerre. Certes, ils avaient noté des faits étranges, comme ceux produits par l’envahissement du monde magique par les détraqueurs, ou des morts plus nombreuses dans leurs voisinages. Mais ils pouvaient encore se réveiller tous les matins sans craindre d’être morts le soir venu… Et Carlie les enviait pour ça. Sa vie à elle était sens dessus-dessous. Et l’année qui s’annonçait risquait de ne pas arranger les choses.

Le sujet de son amie de Poufsouffle arriva peut-être trop vite sur la table. Mais c’était aussi pour ça qu’elle était là. Pour que Jimmy l’aide à surmonter cette nouvelle perte. Mais au vu de la tête que fit Jimmy lorsqu’elle mentionna le nom d’Amaryllis, Carlie comprit bien vite qu’il souffrait autant qu’elle. Elle avait vu juste, il avait également reçu une lettre. Une lettre qui avait aussi eu l’effet d’une bombe sur le Gryffondor. Qu’avait-elle bien pu lui dire qui le chamboulait autant ? Il ne tarda pas à lui confirmer que son amie lui avait également envoyé une lettre d’adieu, avant de rebondir sur le sujet qui intéressait Carlie.

« Une sœur ? Je savais qu’elle avait deux grands frères. Mais j’ignorais qu’elle avait une sœur ! Qu’en dit-elle ? »

Amaryllis avait donc pris le temps de lui confier son plus grand secret avant de partir définitivement, ce qui fit frissonner la jeune femme. Pourquoi ? Seulement pour lui dire qu’elle savait ce qu’elle faisait traverser à Carlie en la quittant, et que les choses s’arrangeraient quoi qu’il arrive ? Ou pour que la Poufsouffle comprenne pourquoi celle qu’elle considérait comme sa sœur avait pris la fuite ainsi ? Trop d’interrogations. Elle délaça ses bras qui enserraient toujours sa poitrine, pour boire une gorgée de thé. Le breuvage la réchauffait un peu, mais rien ne pouvait venir à bout du blizzard qui faisait rage en elle.

« Elle est morte, il y a quelques années… Je me demandais si tu savais quelque chose à ce sujet, ou si elle avait décidé de n’en parler à personne… » Elle poussa un léger soupir. « J’essaie d’analyser chacune de ses phrases, les ancrer dans ma mémoire. Pour qu’elle soit encore là… Elle va me manquer… »

Sa voix se brisa sur le dernier mot, tandis que ses yeux s’embuaient. Elle n’allait pas recommencer à pleurer, elle avait enfin réussi à calmer ses crises de larmes à répétition, ce n’était pas pour que ça recommence maintenant… Elle chassa les larmes naissantes d’un battement de cils, et replongea le nez dans sa tasse. Elle était tiraillée. Elle avait besoin de cette réponse, savoir si Jimmy savait pour ce pan de l’histoire de leur amie. Et de savoir qu’elle ne l’avait confié qu’à elle lui donnait un sentiment de trahison envers son amie, parce qu’elle venait de confier son secret à Jimmy. Mais elle savait que Jimmy saurait se montrer discret. Et comme ils semblaient aussi près de la revoir que de voir le mage noir danser la zumba, les choses se seraient tassées d’ici là. Si ça se trouvait, ni l’un ni l’autre ne seraient plus là au retour d’Amaryllis en Angleterre. Ils n’étaient même pas certains de survivre jusqu’à la rentrée. Carlie savait que les jours se comptaient avant qu’on s’en prenne à son père, membre de l’Ordre du Phénix…

« Tu.. Tu crois qu’elle va revenir.. ? Elle n’a.. n’a pas le droit de dire ça et.. de ne jama..is revenir. »

Carlie releva les yeux sur son ami. On aurait dit un supplicié face à son bûcher. Et voir la douleur de Jimmy lui en causa une encore plus grande. Ce n’était pas pour rien qu’elle évitait tous contacts avec ses amis depuis le début des vacances. Pour éviter ce genre de situations. Elle se saisit cependant du parchemin que le rouge et or lui tendait, et reconnut immédiatement l’écrire fine de la française au nom fleuri. C’était la lettre qu’elle lui avait envoyé. Elle sentit son cœur se serrer lorsqu’Amaryllis mentionna ne pas vouloir lire leurs noms dans la gazette, dans la rubrique nécrologie. Auraient-ils cette chance ?
« Je ne sais pas si j’aurai une autre occasion de te le dire, mais je t’aime. Je ne sais pas si ce n’est que comme un ami, mon meilleur ami, ou si c’est quelque chose de plus. Je ne suis pas très douée avec mes sentiments, tu sais, mais il fallait que je te le dise. » Carlie comprenait désormais la détresse de son ami. Il devait être aussi perdu qu’Amaryllis sur ce sujet, pour se sentir ainsi. Elle savait ce que ça faisait de sortir avec quelqu’un dont on était trop proche, la preuve, ça n’avait jamais marché entre Jimmy et elle, c’était trop étrange. Mais peut-être que la Poufousffle et lui étaient faits pour être ensemble ? Carlie mentirait si elle disait n’y avoir jamais songé. Elle termina la lecture de la missive, s’imprégnant encore des mots de son amie partie, comme si elle était à côté d’elle à lui parler. Ca changeait de sa lettre à elle. Puis elle tendit le parchemin à Jimmy pour qu’il le reprenne, avant de porter son pouce à ses lèvres, pour en mordiller l’ongle, pensivement. Après quelques instants, elle chercha le regard du gryffondor, qui semblait attendre une réponse.

« Je ne sais pas quoi te dire Jim… Je n’en sais pas plus que toi sur ses sentiments profonds. Mais je sais qu’elle tient à toi… » Elle s’interrompit, ayant perdu l’habitude de formuler des phrases plus longues que quelques mots. C’était comme si sa voix décidait de ne plus la suivre, préférant s’éteindre. « J’ai envie de te dire que non, elle ne peut pas dire ça et seulement prendre la fuite… C’est pourtant ce qu’elle a fait… »

Elle n’aimait pas l’amertume qui perçait dans sa voix sur cette dernière phrase. Oui, elle en voulait à Amaryllis d’être partie ainsi, sans prévenir. Et de seulement donner des nouvelles une fois partie pour de bon, comme si elle ne voulait pas prendre le risque qu’on la retienne en Angleterre. Elles avaient parlé que Carlie passe une partie de ses vacances chez elle cet été-là. Ce jour de révisions sur les berges du lac lui semblait bien loin désormais, plus rien ne serait jamais plus comme ça l’était ce jour-là. Elle fit tourner son thé dans sa tasse, cherchant à mettre des mots sur ce qu’elle voulait dire à Jimmy. Comme il était difficile de renouer avec la société après un mois à vivre en ermite…

« Je crois que c’est comme me parler de sa sœur… Elle avait besoin de se confier. Sur ce qu’elle ressent pour toi. Sur l’importance que j’ai pour elle. Je ne sais pas, je n’arrive pas plus à comprendre que toi… est-ce que c’est son moyen à elle de nous dire qu’on compte tellement pour elle ? » Elle plongea son regard vert légèrement fâné dans celui de son ami. « Et toi, est-ce que tu sais ce que tu ressens pour elle ? »

Habituellement, Carlie ne posait pas de questions aussi personnelles, aussi directement. Mis parler d’Amaryllis… C’était comme si elle était là à côté d’eux. Elle sentait presque sa présence, entendait presque son rire… Et si elle pouvait aider Jimmy à y voir plus clair, elle n’allait pas s’en priver.

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Carlie E. Peters
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MessageSujet: Re: [Août 97] Skyfall [PV] Sam 21 Jan 2017 - 19:10

Skyfall

Parler d’Amaryllis provoquait une tension dans les muscles du Gryffondor. Il s’était crispé et touillait la cuillère dans son café pour espérer paraître moins nerveux à Carlie. Il n’avait pourtant rien à lui cacher, elle faisait partie de ces amies proches à qui elle pourrait tout dire, elle était cette grande sœur toujours prête à écouter ce qui vous martelait le cœur. Cette fois, Jimmy sentait qu’il n’était pas le seul à souffrir. Il connaissait bien évidemment le lien qui reliait Carlie avec Amaryllis, et ne pouvait que comprendre la détresse de son aîné dans cette triste réalité : Amaryllis les avaient laissés. Elle était partie, de l’autre côté de la manche, dans un pays dont Jimmy ne connaissait même pas la langue. Amaryllis lui avait pourtant dit que le français était une belle langue, mais c’était aussi l’une des plus compliquées à apprendre, alors le rouge et or s’était concentré sur la langue musicale qui lui permettait de s’exprimer à travers les cordes de sa guitare en bois. La musique étant un langage universel, il n’était pas utile de savoir parler Français, ou Espagnol, ou même Russe pour comprendre le sentiment qui se dégage d’une composition. C’était pour cela qu’il était si fondu de sa guitare, et qu’il ne la quittait que rarement. Son instrument était aussi un moyen de graver sa tristesse, de raconter ce qu’il ressentait. Il écrivait d’ailleurs pendant ce début de vacance sur les évènements qui s’étaient déroulé avant la fermeture de Poudlard pour l’été. Ce n’était malheureusement pas suffisant pour supporter la tension et la peine qu’il avait en lui. Il se disait parfois – tout le temps ! - que les choses seraient plus supportables si l’école de sorcellerie écossaise restait ouverte pendant les mois de Juillet et Août. Heureusement qu’il avait toujours la possibilité de se rendre à Pré-Au-Lard pour visiter son grand-père et rester connecté avec le monde de la réalité.

« Elle est morte, il y a quelques années… Je me demandais si tu savais quelque chose à ce sujet, ou si elle avait décidé de n’en parler à personne… » Il secoua la tête.. Non, il ne savait pas. Il ne savait rien, il avait l’impression de découvrir des choses sur celle qui était supposé être sa meilleure amie depuis ce fameux jour où ils se sont rencontré dans le Poudlard Express. Il se souvient de son sourire, de sa bonne humeur et de sa joie de vivre. Il se souvient lui avoir dit que leurs maisons différentes ne parviendraient pas à les séparer. Et pourtant, elle n’était pas, lui si. Ils avaient été séparés par quelque chose de noir, quelque chose de plus puissant. Il donnerait tout pour aller en France, pour fuir, lui aussi, cette angoisse permanente dans lequel les sorciers habitant du royaume unis habitaient. « Elle va me manquer… » Il hocha la tête, et arrêta de touiller sa tasse pour enfin faire passer une gorgée de ce liquide noir et chaud le long de sa gorge. L’amerté légère du café lui fit légèrement frissonné l’échine mais le plaisir que cette goutte chaude lui procura effaça tous mauvais goûts présents sur son palais.

Tout en buvant son café, Jimmy prêtait énormément attention au visage de son amie, alors qu’elle lisait les mots que la jaune et noir partie lui avait envoyé quelques temps auparavant. Il voyait l’humidité dans ses yeux, il voyait cette expression qu’elle devait d’ailleurs partager avec Jimmy, qui attendait avec appréhension la réaction de son aînée. Elle resta silencieuse, alors qu’il récupérait la lettre d’Amaryllis pour la ranger dans sa veste, et de recommencer à touiller son café, nerveusement. « Je ne sais pas quoi te dire Jim… Je n’en sais pas plus que toi sur ses sentiments profonds. Mais je sais qu’elle tient à toi… » Il acquiesça, se sentant un peu bête d’avoir posé cette question. Evidemment qu’elle ne pouvait pas savoir ce qui se passait dans le cœur de la française lorsqu’elle-même n’était pas sûre. Jimmy avait simplement eu l’espoir qu’Amaryllis se serait confier à Carlie, avant de partir, mais elle avait visiblement quitté le pays sans prévenir ses amis autrement que par des lettres. « J’ai envie de te dire que non, elle ne peut pas dire ça et seulement prendre la fuite… C’est pourtant ce qu’elle a fait… » Il soupira… La même amertume qu’il avait cru sentir dans le ton employé par la jeune femme était tout aussi présente dans son cœur de lion. Il se contenta de répondre un « Elle est partie… » en échos aux mots de sa grande sœur de cœur qui déjà, continuait de fournir un semblait de réponse au Londonien. Et puis, la question tomba. Cette question dont il ne parvenait pas à trouver la réponse. Cette dernière semblait s’être cachée tout au fond de son cœur, derrière des sentiments de peurs et d’incompréhension. « Et toi, est-ce que tu sais ce que tu ressens pour elle ? » Il posa sa tasse de café, et attrapa une nouvelle fois la cuillère pour la faire tourner dans le liquide maintenant moins fumant. Son regard noisette, peu pétillant comparé à avant, se posa à tour de rôle sur la jeune femme puis sur sa tasse de café, avant de se perdre dans le paysage Londonien qui s’étalait devant eux. « Je sais pas Carlie… Je sais pas du tout.. C’est comme si ces mots avaient tous changé.. Comme si.. » Il n’arrivait pas non plus à parler. Il ne savait pas quoi dire, c’était comme si cette lettre qu’il avait reçue n’avait rien fait d’autre que d’insuffler une bonne dose de doute dans son petit cœur de lionceau.

Son regard se posa alors sur les passants des rues de Londres. Il observa avec attention une mère qui tenait son fils dans les bras, lui essuyant d’un geste tendre et attentionné le visage, sur lequel avait coulé de la glace au chocolat. Un peu plus loin, un jeune se tenait par la main, un sourire ravi posé sur leurs lèvres, alors que leurs regards se croisaient. Amaryllis était partie, mais le monde continuait de tourner. Cette remarque était dur à faire, et Jimmy n’était pas certain d’être prêt à l’accepter, mais voir ces gens heureux dans leur quotidien lui donnait l’envie de sortir la tête de l’eau, et de respirer cette bonne humeur qui avait fait place à un nuage de poussière noircit par les regrets et la tristesse. Il poussa un soupir, et le cœur tout aussi lourd, reposa son regard sur son amie, occupé à surveiller son thé. « Je ne suis pas sûr qu’on puisse y faire grand-chose. » Il toussota, avant de reprendre. « Peut-être qu’elle voudrait qu’on s’amuse ? » osa-t-il demander, comme si Amaryllis n’était plus de ce monde, alors qu’elle était bien là, quelque part, entourée par sa famille, de l’autre côté de la manche. « Tu te verrais, aller en France à sa recherche ? Parce que je ne parle pas un mot de français, moi, alors on serait pas sortie d’affaire, je te le dis. Et puis, il parait qu’ils mangent de drôles de choses ! » Un petit sourire léger s’était logé sur son visage. Parler de ce qu’il avait sur le cœur lui avait du bien, et il espérait que ce regain de bonne humeur allait se transmettre à son amie. «  Tu veux aller faire un tour, après ? » proposa-t-il, n’ayant que peut l’envie de rentrer chez lui, alors que, pour une fois, le soleil brillait sur la capitale.
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MessageSujet: Re: [Août 97] Skyfall [PV] Mer 31 Mai 2017 - 19:55

Si parler d’Amaryllis avec Jimmy faisait du bien, une idée dérangeant s’insinuait lentement dans l’esprit de Carlie. Ils parlaient d’elle, et c’était comme si elle était là, à côté d’eux. Elle parvenait presque à voir son visage effaré alors qu’elle demandait à Jimmy ce qu’il ressentait pour elle. Elle la voyait mortifiée, cette fleur tellement timide. Mais n’était-ce pas ce que l’on faisait lorsque les gens décédaient ? Or Amaryllis était bien vivante, et peut-être plus en sécurité qu’eux. Et ils avaient des chances de la revoir, contrairement à si elle était décédée. Sauf si c’étaient eux qui partaient les premiers… Carlie était lasse de vivre avec cette impression de mort omniprésente. Elle voulait se sentir vivante et libre à nouveau, ne serait-ce que le temps d’une journée. Autant qu’il n’y avait pas si longtemps, avant les cris dans la Grande Salle au sujet d’Adam et Maya. Il lui arrivait encore d’entendre la chanson de Peeves, ou les cris d’Erin dans la cabane de Hagrid. Et elle savait qu’ils risquaient de bientôt être remplacés par d’autres. Si elle retournait à Poudlard…

« Je sais pas Carlie… Je sais pas du tout… C’est comme si ces mots avaient tous changé.. Comme si.. »

Elle comprenait ce qu’il ressentait. Elle avait ressenti la même chose quand Alexander lui avait dit qu’il ne voulait pas qu’elle sorte de sa vie, alors qu’elle était prête à le faire. Elle n’avait pas pu en définitive. Savoir certaines choses nous transformait, on ne pouvait plus vivre de la même façon après. Elle acquiesça, silencieuse, et l’observa regarder alentours. Il avait l’air perdu. Comme un petit enfant, vulnérable. Elle avait envie de le prendre dans ses bras, comme elle prendrait son petit frère dans ses bras. C’était ce qu’elle ressentait pour Jimmy, il était comme son frère. Même s’ils étaient sortis ensemble il y a longtemps de ça. Il était comme son frère, celui qu’elle n’avait jamais eu, et elle avait envie de le protéger. Bien qu’il soit largement plus grand qu’elle, et qu’il soit le plus à même de la protéger. Dure vie que celles des naines. Mais à cet instant, elle ressentait plus de peine pour lui, que ce qu’elle en ressentait pour le reste du monde. Elle avait peur pour lui, peur de ce qui pouvait lui arriver. Il était trop jeune pour vivre ces choses-là, ils l’étaient tous. Mais depuis quelques temps, la Poufsouffle se sentait vieille. Puis elle reporta son attention sur son thé. Inutile que Jimmy ne lise l’inquiétude dans son regard, il comprendrait qu’elle était pour lui. Il y avait des choses qu’il valait mieux garder pour soi, ils en avaient la preuve désormais.

« Je ne suis pas sûr qu’on puisse y faire grand-chose. Peut-être qu’elle voudrait qu’on s’amuse ? »

Encore cette impression qu’elle était morte qui serra la gorge de Carlie. Elle releva le regard et lui adressa un sourire triste.

« Je suis sûre que oui. » elle prit une profonde inspiration pour se détendre, et reprit, avec un peu plus d’entrain. « Imagine comme elle sera fière de nous quand on lui dira qu’on a réussi à conserver un peu de folie au milieu de ce chaos ! »

Elle n’avait pourtant pas envie de s’amuser. Enfin, elle ne savait plus trop. Pas d’elle-même en tous les cas.

« Tu te verrais, aller en France à sa recherche ? Parce que je ne parle pas un mot de français, moi, alors on serait pas sortie d’affaire, je te le dis. Et puis, il parait qu’ils mangent de drôles de choses ! »

Carlie sourit. Puis rit. Un rire franc, vrai, joyeux. Elle était même étonnée de voir qu’elle en était encore capable. Et ça faisait du bien. Même si cet éclat de joie ne dura pas longtemps. C’était suffisant pour la réchauffer, et elle l’espérait, réchauffer aussi un peu Jimmy. Elle fixa sa tasse de thé un instant, le faisant tourner distraitement, un petit sourire au coin des lèvres, profitant encore un peu de la sensation qui l’avait envahie. Elle allait se nourrir de ces petits instants, pour tenir jusqu’à la rentrée. Puis les mois qui suivraient encore. Ces petites bulles de bonheur qui flottaient, éparses. Il suffisait juste d’en atteindre une, même pour une poignée de secondes.

« Elle m’avait proposé de venir passer une partie des vacances d’été en France, chez elle. J’aime à croire que dans une dimension parallèle à la nôtre, on est en train de parler de toi, au soleil, en train de se baigner dans un lac. » Elle lui adressa un léger clin d’œil, complice. « Mais je partirais à sa recherche oui. On se perdrait dans les montagnes, dans des petits villages perdus dans lesquels ils nous forceraient à manger des escargots parce qu’ils ne nous comprendraient pas, peut-être même qu’on se retrouverait face à des trolls ! Toute aventure vaudrait mieux que ce qu’on risque de vivre ici… »

Elle prit une gorgée de thé, laissant lentement l’euphorie des derniers instants repartir, entraînant avec elle la Carlie qu’elle avait été jusqu’à ces derniers mois. Puis Jimmy lui proposa d’aller faire un tour ensuite. Elle se voyait mal revenir chez elle. Elle voulait profiter de la sensation du soleil sur sa peau, de sa lumière, de l’insouciance des moldus. Ne plus être une sorcière pendant une journée. Elle s’arrangerait pour prévenir son père si elle devait avoir du retard. Il s’inquièterait quoi qu’il arrive. Ou elle irait le chercher à la sortie de son travail, et ils pourraient aller manger au restaurant ensemble. Il serait content de la voir reprendre un peu goût à la vie. Si elle parvenait à tenir ses idées noires éloignées jusque-là.

« Avec plaisir. Je ne connais pas le coin, mais je te fais confiance, je te suivrais les yeux fermés ! »

Quelle que soit l’activité qu’il lui proposerait. Elle prit une nouvelle gorgée de thé. Elle avait besoin de lui parler de quelque chose. La même conversation que celle qu’elle avait eu avec Jace juste avant de repartir pour chez elle, après les funérailles de Dumbledore. Elle pensait connaître la réponse, mais elle avait besoin d’en avoir le cœur net. Et surtout, elle avait besoin que son ami sache que si il ne la voyait pas à la rentrée, ce n’était pas parce qu’elle l’avait abandonné.

« Jim… Mon père ne veut pas que je revienne l’année prochaine. »

Sa voix se brisa sur le dernier mot, et elle mit quelques temps à pouvoir enchaîner. Elle refusait de voir la peine ou quelque autre sentiment dans le regard du fauve. Mais il devait savoir.

« Je ne peux pas vous abandonner, mais il a peur, et il serait capable de m’enchaîner pour que je n’y aille pas. Je ferai tout pour venir ne t’en fais pas, mais je préférais que tu le saches. Mais que je sois là ou non… On se battra, hein ? On ne va pas laisser les choses se faire sans rien dire, n’est-ce pas ? »

Puis elle plongea son regard dans celui de son ami. Ils allaient affronter bien pire que ce qu’ils avaient pu connaître à l’époque d’Ombrage, deux ans plus tôt. Et s’ils ne se serraient pas les coudes, ils ne s’en sortiraient jamais. Et surtout pas vivants.

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MessageSujet: Re: [Août 97] Skyfall [PV] Mar 6 Juin 2017 - 17:32

Skyfall

Si la discussion était un peu triste, et rappelait des choses à Jimmy qu’il avait perdu, le jeune homme appréciait de pouvoir discuter de cela avec Carlie. Carlie à qui il avait l’impression de tout pouvoir dire. Il savait qu’il ne lui dirait jamais tout, vraiment tout, parce que personne ne dit tout à quelqu’un, ce n’était pas possible. Heureusement, Jimmy était bien entouré. Il avait de bons amis, comme Carlie et Pol, qu’il allait revoir à la rentrée. Son Grand-père était aussi une personne sûre, sur laquelle il pouvait compter. Le jeune sorcier avait une confiance aveugle en son aîné. Et puis, si jamais quelque chose lui pesait trop sur le cœur, mais qu’il ne voulait pas tourmenter son entourage avec ça, le jeune homme pouvait toujours discuter avec les chats de la boutique d’Antiquité que tenait son grand-père, ou même avec Ava, qui finissait cependant rapidement par s’endormir, bercée par la voix de son maître. Mais pour l’instant, Jimmy ne pouvait parler d’Amaryllis qu’avec Carlie, parce que son aînée était assez proche de la française pour le comprendre.

Et puis, Carlie était certainement plus terre à terre que lui, plus grande, plus vieille – d’une année seulement – mais Jimmy pouvait bien sentir qu’il ne réfléchissait pas forcément comme son amie. Les conseils qu’elle lui donnait, les mots qui sortaient des lèvres roses de la Poufsouffle lui faisait voir des choses différentes, le faisait grandir, dans une certaine mesure. L’éclat de rire qui prit possession de Carlie détendit un instant les muscles de Jimmy, qui suivit volontiers son amie dans cette légèreté qui semblait bien compliqué à obtenir. Lorsque le petit élan de bonne humeur s’éteint, Jimmy touilla une fois de plus son café et en avala une grande gorgée.

« J’aime à croire que dans une dimension parallèle à la nôtre, on est en train de parler de toi, au soleil, en train de se baigner dans un lac. » Tout l’intérêt que portait Jimmy à son café s’éteint aussi. Parler de lui ? Avec Amaryllis ? Ahem. Finalement, son café avait une très belle couleur, n’est-ce pas ? Sombre à souhaite, sa robe s’ambrait légèrement sous les rayons du soleil. Le sucre qu’il avait ajouté au breuvage lui donnait une douceur qui faisait frémir ses papilles de plaisir. Et, tout dans l’observation de son café, Jimmy écouta Carlie, qui lui assura avoir envie de partir à la recherche d’Amaryllis. Le Gryffondor ne put s’empêcher de grimacer. « Des escargots ? Manger des escargots ? Je préfère de loin combattre des trolls que manger des escargots ! » s’exclama-t-il, sans même être certain de vouloir se retrouver devant un troll. Il laissa ça volontiers au trio Potter-Weasley-Granger. En revanche, il n’était pas certain de préférer retourner à Poudlard, alors que Dumbledore n’était plus là pour protéger l’académie. Peut-être que les escargots étaient tout de suite plus appétissants ? « En fait, les escargots, c’est bien, c’est très bien. » dit-il, toutefois peut certain. Et puis, qui sait. Peut-être qu’un français allait lui dire, avant l’accent du sud que Les escargots, c’est délicieuuux, on diraieut du veauu. Ah, l’espoirt de la jeunnesse…

Un sourire franc se posa ensuite sur les lèvres de Jimmy, qui en oublia les escargots, et les trolls et ce qui les attendait à Poudlard : Carlie acceptait d’aller se promener dans le Londres moldu. P.A.R.F.A.I.T. Si le jeune homme ne savait pas encore où il allait l’emmener, les idées allaient certainement lui venir en tête au fur et à mesure de la journée. Il avait déjà en tête quelque chose. Et s’il allait visiter l’aquarium ? Il y avait une partie magique qui réservait de très grande surprise aux sorciers. Ou peut-être devaient-ils aller au muséum d’histoire naturelle ? Ou devant le London Bridge ? Les idées ne manquaient pas, lorsqu’il s’agissait de faire visiter Londres à des amis.

Le sorcier termina donc son café, plus que ravi de pouvoir aller se changer les idées en se promenant dans les rues de Londres, lorsqu’une autre nouvelle vint secouer son petit cœur sensible, en lui faisant perdre son sourire. Comment ça, le père de Carlie ne voulait pas qu’elle revienne ? C’était quoi, ces conneries ? Et qu’est-ce qu’il allait faire, lui, sans Carlie ? Son père était prêt à l’enchaîner pour qu’elle ne vienne pas ? A ce point-là ? Etait-il au courant de choses effrayantes ? Savait-il ce qui allait se passer entre les murs sombres de Poudlard ? « Mais que je sois là ou non… On se battra, hein ? On ne va pas laisser les choses se faire sans rien dire, n’est-ce pas ? » Jimmy posa son regard sur le visage de Carlie, avant de plonger dans ses prunelles à elle. Se battre ? Le Gryffondor n’était pas de ceux qui se battaient, pas souvent. Et pourtant son poing se serra en entendant les mots de la jeune femme. Parce qu’il n’avait pas été présent le soir de la mort de Dumbledore, Amaryllis était partie. Parce qu’il n’avait pas été capable d’être courageux, de se lever, elle était partie. Il posa alors son poing sur la table, et déclara, le regard empli d’une lueur nouvelle. « On se battra ! Et tu seras là ! Ton père n’a pas le droit de t’enchaîner ! Je viendrais te chercher, si jamais ! Compte sur moi ! » Un sourire se voulant rassurant se posa sur les lèvres du sorcier, et il termina son café. Dans quoi c’était-il embarqué ? Etait-il vraiment assez courageux pour se battre ? Il n’allait pas tarder à le savoir ! « Tu crois qu’on va vraiment avoir besoin de se battre ? Est-ce que ton père sait ce qui nous attend à la rentrée ? » demanda-t-il, avant de changer de sujet, pour repartir sur quelque chose de plus léger. « Si tu as terminé ton thé, on peut aller faire un tour dans Londres ! En plus, il fait beau ! » dit-il, sans toutefois trouver judicieux d’ajouter que cela allait leur faire du bien à tous les deux. Et puis, ça allait forcément leur faire du bien. Le Londres Moldu étaient joyeux et gais, certainement de quoi ils avaient tous les deux besoin !
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