AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez|

Partir avant que l'aube ne vienne [2 août 1997]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
POUFSOUFFLE6ème annéeCapitaine de Quidditch
    POUFSOUFFLE
    6ème année
    Capitaine de Quidditch
AVATAR : Chloë Grace Moretz
MESSAGES : 489

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Incertaine // Un lionceau en vue ?
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 16/06/1981 dans les Alpes françaises
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Partir avant que l'aube ne vienne [2 août 1997] Jeu 14 Avr 2016 - 23:39




Le corps d’Amaryllis fut parcourue d’un frisson quand ses pieds nus entrèrent au contact de l’eau. Le lac était calme, mais de petites vaguelettes venaient quand même lécher ses orteils. Elle portait une petite robe bleue, très légère et ample. Elle avait un peu froid, malgré le soleil qui tapait, mais elle ne supportait pas le contact de plusieurs couches de vêtements sur sa peau.

Tell me, Amaryllis, could you danse for me ?


Ses pieds étaient maintenant complètement immergés, et elle les promenait dans l’eau, gracieusement. Le contact glacé de l’eau était presque agréable, après toutes ces flammes. Un mois s’était écoulé depuis la bataille de Poudlard. C’était en même temps proche, et extrêmement lointain. Toutes les nuits, elle se réveillait en sueur, entendant la voix du Mangemort et revoyant toutes ces flammes. Puis les cris, la douleur, et le noir. Elle s’était retrouvée à Ste Mangouste, incapable de bouger tellement elle était enfouie sous des bandages. Brûlée à 55% au deuxième et troisième, les médecins avaient dit. Elle gardera des cicatrices, probablement. Ces cicatrices, finalement, Amaryllis avait l’impression de les avoir depuis toujours. Du bas de son dos jusqu’en haut de sa nuque. De son nombril, jusqu’à la clavicule, en passant par sa poitrine. Et puis son bras droit, jusqu’au coude. Le bras gauche avait été miraculeusement épargné. Sur toutes ces parties, la peau semblait flétrie, tirée. Il y avait des chances que l’aspect s’améliore, mais elles seront toujours là. Toujours.

Amaryllis, I don’t wanna lose you…

Elle était rentrée en France depuis trois jours, seulement. Et elle ne repartirait pas. Pas pour l’instant, pas tant que tout était si sombre en Angleterre. Elle avait pensé être plus forte que ça. Elle pensait pouvoir surmonter le mal, la douleur, la peur. Oui, mais elle ne pouvait pas supporter la mort. Pas encore, pas après Azalée. Mais voilà. Catherine était morte. Charlotte était morte. C’était dur, c’était trop dur. Qui serait le prochain ? Carlie ? Jimmy ? Amaryllis voulait rester, pour les protéger. Mais elle n’en était capable. Elle n’était même pas capable de se protéger elle-même. Alors, comme Dean, comme Adam, elle avait préféré partir. Pas seule, non, elle était partie avec sa famille. Rentrée, pour être exact. La maison qui l’avait vue grandir, et où elle voulait se protéger.

Never forget who you are, Amaryllis.

Lâche. Faible. Fragile. Peureuse. Egoïste. Tous ces mots tournaient en boucle dans sa tête. Qui était-elle pour abandonner tous ses amis, au moment où ils avaient le plus besoin de rester proches et unis ? Elle se décevait elle-même. Oh, elle ne s’était jamais prise pour quelqu’un d’exceptionnel. Non, elle avait toujours eu conscience de ses défauts, comme sa naïveté, sa bêtise parfois, et ses difficultés d’apprentissage. Elle n’était pas une héroïne. Mais elle avait espéré pouvoir rendre la vie de ses proches un peu plus douce. Facile à faire quand il n’y a aucun obstacle, mais maintenant qu’elle se confrontait au monde des adultes… Elle se rendait compte que, contrairement à tout ce qu’elle avait pu pensé, certaines personnes n’ont aucune morale, aucune empathie, aucune once de gentillesse dans leur cœur. Et ça lui faisait peur. Jamais ces personnes ne pourront être raisonnées. Et pour les empêcher de commettre leurs crimes, il fallait simplement… Les tuer. La petite fleur en était incapable. La guerre, c’était pour les grands. Les adultes. Pas pour elle.

Forgive me little Amaryllis…

Les lettres étaient écrites. La main tremblante d’émotion et de faiblesse musculaire, elle les avait écrites, une par une. Il y en avait cinq. Elle les avait emportées avec elle, près du lac, pour les relire, encore une fois. Il y avait la lettre pour Carlie, évidemment. Les larmes montèrent aux yeux d’Amaryllis quand elle relu sa lettre. Elle avait si peur pour son amie… Il y avait ensuite la lettre à Meredith, la douce et rayonnante Meredith. Son cœur se mit à battre plus vite quand ses yeux se posèrent sur la lettre destinée à Jimmy. Et les deux dernières lettres… Allait-elle les envoyer ? Tout d’abord, celle destinée à Elwyn. Non, Amaryllis n’était pas satisfaite de sa lettre. Elle lui paraissait si… Froide. A croire qu’elle n’avait rien de chaleureux à lui dire alors qu’il était l’un des amis avec lequel elle passait le plus de temps… « Amitié silencieuse ». Et la dernière lettre… Le prénom de son destinataire, « Wayoth », était inscrit sur l’enveloppe à l’encre violette. En réalité, ils se connaissaient à peine depuis trois mois. Et cela faisait plus d’un mois qu’elle n’avait pas de nouvelles. Mais elle avait ressenti le besoin d’écrire, pour se justifier, et peut-être pour comprendre ce qu’elle-même ressentait. Mais elle n’enverrait pas cette lettre. Pas pour le moment, et peut-être jamais.
Et toutes ces lettres qu’elle n’avait pas le courage d’écrire. Maya, Maximilien, Nathan, ou même Joyce et Liliael… Ils appartenaient au passé. Un jour peut-être, ils appartiendront à nouveau au présent, et Amaryllis l’espérait de tout son cœur.

I’ll join you again, Amaryllis…

Il serait bientôt l’heure de rentrer. L’heure de remonter jusqu’à cette petite maison en pierre qui l’avait vu naître et qui l’avait vue grandir par intermittence. Mais elle n’était pas encore prête. Les lettres, avant de remonter. Sans avoir besoin de l’appeler, Cronos arriva près d’elle. Elle lui remit trois enveloppes, et rangea les autres dans son sac. Elle vérifia au moins trois fois les noms. « Carlie Elena Peters », « Jimmy John Kent », « Meredith Sibyll Breckenridge ». Même si elle leur disait au revoir dans ces lettres, elle savait qu’elle les retrouverait. Ici ou ailleurs, dans quelques jours ou plusieurs dizaines d’années. Elle entendrait à nouveau leur rire, elle verrait la joie dans leurs yeux, elle sentirait leur parfum, elle toucherait leurs cheveux, elle partagerait un morceau de tarte avec eux. Son cœur s’allégea en même temps que le hibou s’envola.

I promise you... Amaryllis.

Alors qu’elle avait les yeux fermés, profitant des derniers rayons de soleil de la journée. Elle sentit une présence se rapprocher doucement derrière elle, s’installer à ses côtés puis plonger ses pieds dans l’eau fraîche du lac. Pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir de qui il s’agissait. Amaryllis laissa tomber doucement sa tête sur l’épaule de sa meilleure amie, et serra sa main dans la sienne. Elles avaient entendu parler d’une école de magie française, au château de Chantilly. Peut-être pourraient-elles s’y rendre. Sous un nouveau visage, un nouveau nom. Et dans un autre espace-temps, elle pourrait aller dans le passé, y retrouver Carlie et peut-être qu’elle y serait la petite sœur d’Adam et la rivale d’Ali, encore une fois. Olivia serait plus jeune qu’elle, et Stella aurait peut-être de la barbe. Peut-être même qu’elle y reverrait Catherine et Charlotte… Et peut-être même qu’un jour, elle passerait à nouveau les portes de Poudlard, même si elle ne se sentait certainement pas prête pour le moment.

Assise près du lac, May à ses côtés, elle était presque apaisée après le tourbillon noir qui l’avait emportée. Elle entrevoyait un avenir. Un petit point blanc dans une immensité noire. Mais un avenir quand même. Et elle était avec May. Et ses amis, même s’ils n’étaient pas physiquement présents, seraient toujours là. C’était ce qui comptait. Elle avait eu la chance de les rencontrer, et ce n’était pas une guerre stupide qui allait les éloigner. Même s’ils étaient loin, ils étaient ensemble. Et c’est la seule chose qui compte.

Adieu, sweet Amaryllis…  


_________________


Frail Flower



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Partir avant que l'aube ne vienne [2 août 1997]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Partir avant que l'aube ne vienne [2 août 1997]» Doive partir avant la prochiane simu» Ma volonté est telle qu'avant l'aube de ses seize ans, elle se piquera le doigt à la pointe d'une quenouille... et en mourra !» Avant de partir en cavale (PV Nico)» Quelques mots échangés avant de partir. [Roxane]
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: ANGLETERRE :: Autres lieux-