AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez|

[30 Septembre 1996] Il vaut mieux se faire casser le nez plutôt que d'avoir le coeur brisé - PV Carlie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
GRYFFONDOR7ème année
    GRYFFONDOR
    7ème année
AVATAR : Tailor Kitsch
MESSAGES : 45

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 24 Février 1979, Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [30 Septembre 1996] Il vaut mieux se faire casser le nez plutôt que d'avoir le coeur brisé - PV Carlie Lun 28 Mar 2016 - 21:43

" L'amour, c'est comme une blessure à la tête. Ca donne le vertige, on pense que l'on va mourir, puis en faite, on guérit. En principe."


Fin Août 1996, maison des Wicker

Il faisait chaud, en ce samedi soir dans le jardin de la maison de Mike. Bien décidé à organiser une soirée avant de reprendre sa sixième année à Poudlard, Mike avait expédié - non sans de multiples supplications - son père chez ses tantes afin d'organiser des retrouvailles avant l'heure. Il était tard désormais et la majorité des convives avaient quittés le jardin. Le regard du rouge et or se promena sur les quelques personnes qui étaient encore là, dont Maximilien, moitié-soul moitié-endormi, qui contemplait le ciel les yeux perdus dans le vague. Il sourit, avalant une gorgée de bière. Bon, son meilleur ami passait la nuit ici de toute façon, donc il pouvait bien boire autant qu'il le voullait. Et puis il y avait Carlie, assise sur les marches de la terrasse, une bouteille de Tequila dans la main à moitié vide. Le jeune homme soupira. La jeune femme avait passé la soirée ailleurs, probablement à penser à lui. Foster. Décidément, s'il y avait bien une personne à qui il avait envie de s'en prendre, c'était bien lui. De quel droit avait-il fait de son amie un coeur brisé ? Ça, il n'en avait pas la moindre idée. Quoi que, en fait, si. Il avait probablement dû faire comme d'habitude, se pointer la bouche en coeur avec sa gueule d'ange et lui promettre qu'il l'aimerait pour toujours. Et elle l'avait cru, bien sûr, la gentille et douce Carlie, naïve. Pire que ça, elle avait baissé les armes et elle s'était laissée embobiner. Oh, Mike l'avait prévenue. Il connaissait Foster et il connaissait le coeur tendre de son amie. Cela ne pouvait pas marcher. Et d'ailleurs cela n'avait pas marché. Et voilà le résultat. Il s'approcha de la jeune femme, si fragile dans sa petite robe noire et lui enleva doucement la bouteille des mains."Tu as bien assez bu comme ça, tu sais "expliqua-t-il d'une calme, déposant l'objet du délit un peu plus loin. Il laissa son regard contempler les ravages de l'amour, se promettant intérieurement de ne jamais ouvrir son coeur à personne. En tout cas, se faire larguer n'avait pas l'air d'être une chose très agréable.

"Si c'est pour me dire que tu avais raison à propos de lui, fais la queue, comme tout le monde "soupira la jeune femme en le mettant au défi de lui parler de Foster. Il sourit silencieusement, se retenant de lui dire ce qu'elle savait déjà. Cela ne changerait rien, de toute façon. On ne change pas le passé, on apprend juste de ses erreurs. Il passa un bras autour des épaules de la jeune femme, l'attirant à lui et posa sa joue contre ses cheveux noirs. Elle sentait bon. Rien d'étonnant, mais il n'avait jamais fait vraiment attention avant."Tu me manques, tu sais"murmura-t-il d'un ton doux. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait dit ça, probablement les effets de l'alcool, qui vous dés-inhibe et vous fait dire tout haut ce que, secrètement, vous pensez tout bas."On ... on s'est éloigné cette année. Depuis ... enfin tu vois de quoi je parle. Je n'ai pas été un bon ami pour toi. Je t'ai jugée"continua le jeune homme, tandis qu'elle levait un sourcil interrogateur."C'est vrai, je désapprouvais ta relation. Totalement. Mais toi tu n'as pas toujours appréciée les filles avec qui j'étais et ce n'est pas pour autant que tu m'as tourné le dos. Je me suis comporté comme un idiot avec toi. Et j'en suis désolé..."acheva le rouge et or, en se rendant compte de toutes les erreurs qu'il avait commises pendant l'année. Elle ne répondit pas, mais le rouge et or était certain de l'avoir entendu renifler. Elle pleurait. Décidément, le Serpentard avait bien joué son rôle et maintenant son amie passait l'été toute seule, perdue et triste. Il se promît intérieurement d'offrir à Foster un joli coquard à la rentrée, histoire qu'il ressente un dixième de la peine de Carlie. Et encore, il méritait bien plus qu'une simple ecchymose.

ll raffermit un peu plus son étreinte sur sa camarade, espérant lui apporter un peu de réconfort. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il aimait la sentir près de lui. Cette année, la voir pendue au bras de Foster - comme tant d'autres avant elle ! - l'avait mis dans une rage folle, bien qu'il n'ait rien laissé paraître. S'il avait d'abord mis tout ça sur le compte de son amitié pour Carlie et de la haine qu'il éprouvait pour le vert et argent, il en avait aussi fini par se demander s'il n'était pas tout simplement un peu jaloux de leur relation. Foutaises, tout ça, s'était-il convaincu. Oh bien sûr, il avait eu des tas d'aventures sans lendemains, mais jamais le rouge et or n'était tombé amoureux. C'était bon pour les faibles qui avaient envie de se faire découper en petits morceaux. Il ne voulait pas s'engager  et puis de toute façon cela finissait toujours mal. Vous n'êtes pas d'accord ? Et bien regardez plus en détail Carlie. Donc voilà, cela n'était pas fait pour Mike. N'empêche que de la voir passer ses mains autour de son cou et l'embrasser à Poudlard, cela n'avait absolument pas plu à Mike. C'était peut-être pour cette raison qu'il avait été si désagréable avec elle, lui disant que cela n'était pas la peine de venir pleurer ensuite. Et il était pourtant là, à lui prêter son épaule. Il n'y avait que les idiots qui ne changeaient pas d'avis après tout. Et puis il appréciait réellement Carlie.

"J'ai l'impression ... d'être morte. Tu vois Mike, plus rien ne me fait plaisir. J'ai juste envie qu'il souffre, au moins j'aurais l'impression d'avoir comptée pour lui"répondit-elle, se dégageant du rouge et or. Il grimaça. Il aimait bien son contact. C'était l'alcool, sûrement. Et puis il faisait vraiment beaucoup trop chaud ce soir. Le jeune acheva - à son plus grand regret - de s'éloigner de Carlie. Il n'aurait pas dû reprendre cette dernière bière. Car de la voir comme ça, fragile et triste, ça lui donnait envie de la réconforter. Et puis il y avait cette robe aussi, qui laissait entrevoir les courbes de la jeune femme, plutôt agréables à regarder. Comme pour achever de perturber le rouge et or, à qui la bière avait fini de monter à la tête, elle posa sa main sur son genou afin de s'empêcher de basculer en avant. Elle aussi, elle avait beaucoup trop bu."J'te pardonne, Mike" continua la jeune femme en lui offrant un sourire. Tiens, elle se souvenait comment sourire ? C'était déjà un bon point. Et puis, il n'avait jamais vraiment fait attention, mais elle était vraiment belle quand elle souriait. Ça lui donnait un petit air à la fois touchant et espiègle. Décidant qu'il fallait vraiment qu'il arrête ses conneries, le jeune homme posa sa bière juste à côté de la bouteille qu'il avait enlevée à la jeune femme."J'ai passé l'été à me morfondre.  A me répéter sans cesse qu'il m'avait quitté ... j'ai fais tourner mon monde autour de lui. Au lieu de m'amuser, de profiter de la vie. " poursuivit Carlie, son ton légèrement plus fort que la normale trahissant l'emprise de la boisson sur elle. Mike hocha frénétiquement la tête. La vie, c'était fait pour en profiter. Il fallait faire des erreurs, certes, mais ne pas les regretter toute notre vie. Foster, cela avait été son erreur. Il fallait qu'elle passe à autre chose, elle avait raison. Il posa une main sur la sienne et approcha son visage de la frimousse de la jeune femme. Très belle frimousse, entre parenthèses. "Tu as raison, profites. Ne le laisse pas te briser. C'est lui donner raison" lui conseilla-t-il.  

Elle hocha la tête et il se rendit soudain compte qu'il se tenait vraiment trop près de la jeune femme. Et puis il y avait cet air étouffant, pesant. Il se recula vivement puis desserra sa cravate, espérant retrouver un peu plus d'air, se promettant de ne pas reprendre d'alcool de si tôt. Il sentait qu'il allait faire une bêtise, bien qu'il ne sache pas encore exactement laquelle. C'était la faute à cette robe noire, il ne cessait de se le répéter. Elle était bien trop sexy dedans. Mais c'était vraiment une mauvaise idée. Carlie était détruite et il n'était absolument pas le mec qui lui fallait. Elle rêvait du prince charmant, pas d'une aventure d'un soir. Et Mike n'offrait jamais plus, il était très clair à ce sujet. "J'ai envie de faire quelque chose d'insensé" s'exclama sans préavis la jeune femme, en se levant de façon énergique. Un peu trop vite, sans doute, car elle tituba et manqua de s'écraser par terre. Et cela aurait été vraiment trop dommage d'abimer un si joli visage. Mike la rattrapa de justesse, mais Carlie, soudain hilare, ne tenait plus sur ses jambes. Il dût raffermir sa prise autour de sa taille. "Bon, je crois qu'il est tant que tu ailles dormir"lui murmura-t-il, son visage à quelques centimètres du sien. Beaucoup trop près, d'ailleurs. Une mèche de cheveux barrait son visage et avant même qu'il puisse retenir un mouvement, il lui enleva délicatement, coinçant les cheveux rebels derrière son oreille. Elle ne le lâchait pas des yeux, et Mike se demandait bien pourquoi elle le regardait comme ça. C'était loin d'être la première à faire ça, se consoler avec Mike après s'être faite plaquée. Et cela allait généralement très bien au rouge et or, qui aimait prendre du  bon temps sans jamais s'engager et qui adorait la compagnie féminine. Cela ne le dérangeait même pas de savoir qu'il servait de remplaçant  et d'ailleurs il gardait souvent de très bon contact avec ses ex. Mais Carlie était son amie, cela ne serait tout simplement pas correct. Cela risquait de briser leur amitié ... c'était une très mauvaise idée. Mais tellement tentante, parce que justement, c'était Carlie. Cette jolie petite brune avec qui il passait beaucoup de temps, qui était à la fois adorable, douce, taquine, forte ... Evidemment qu'elle lui plaisait, ne serait-ce que physiquement déjà. Mais il ne s'était jamais imaginé aller plus loin avec elle ... "Non"s'écria la jeune femme, exprimant tout son mécontentement. Elle ne le lâchait toujours pas des yeux, le regard de plus en plus entendu. Et il faisait toujours chaud, beaucoup trop chaud. Et sa tête tournait à cause de l'alcool. Et Maximilien allait le tuer. Mais tant pis, parce que ce soir Mike avait avant tout envie de penser au moment présent et que la jeune femme lui faisait comprendre ce qu'elle attendait de lui. Il se rapprocha de nouveau d'elle, entrouvrant les lèvres "Tu es sûre de toi?"souffla-t-il. Et toi Mike, tu es sûr de vouloir faire ça ? C'est ton amie. Vous avez beaucoup trop bu. Elle en aime un autre. C'est vraiment une mauvaise idée. Elle hocha la tête. Se demandant où tout cela allait le mener il acheva de parcourir la distance le séparant de ses lèvres, tandis que sa main remontait doucement le long de son dos s'enfouissant dans ses cheveux noirs pour aller trouver sa nuque. Une très, très mauvaise idée, c'était certain.

Fin Septembre 1996, fin de soirée

Mike termina son dessert en écoutant ses amis se raconter les derniers ragots de Poudlard. Il ne les écoutait pas vraiment, son regard divaguant vers la table des Poufsouffles, où Carlie était assise et lui tournait le dos. Cela faisait un mois désormais qu'ils sortaient ensemble et Mike était agréablement surpris par la tournure des évènements. Finalement, embrasser son amie ce soir là n'avait pas été une si mauvaise idée que ça. Cette relation semblait faire du bien à la jeune femme, car durant tous les moments passés ensemble, pas une seule fois elle n'avait de nouveau semblée être triste. C'était la relation la plus longue qu'il avait eu avec une fille. Maximilien avait d'abord été surpris, puis s'y était finalement habitué. Le jeune homme ne savait toujours pas ce qu'il ressentait pour Carlie, mais il tenait à elle. Bien qu'il ne sache pas encore dans quelle mesure, il avait l'impression que cette relation était différente des autres. Adressant un à plus tard à ses amis, il se leva puis rejoint la jeune femme. Il posa ses bras autour d'elle sur la table, puis déposa un baiser sur sa joue." On va faire un tour ? "demanda t'il d'une voix enjouée. Il faisait beau ce soir là, et le couvre feu ne tomberait pas avant plusieurs heures car c'était le début de week-end.



Dernière édition par Mike C. Wicker le Mar 12 Avr 2016 - 17:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE7ème annéePréfète-en-chefMODO
    POUFSOUFFLE
    7ème année
    Préfète-en-chef
    MODO
AVATAR : Lucy Hale
MESSAGES : 921

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Carlander forever ♥
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 3 octobre 1979, Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [30 Septembre 1996] Il vaut mieux se faire casser le nez plutôt que d'avoir le coeur brisé - PV Carlie Dim 10 Avr 2016 - 18:19

La sixième année s’annonçait définitivement comme une année compliquée. Si Carlie avait apprécié les différentes plages de pause que lui offrait son emploi du temps, elle n’avait pas tardé à comprendre que ces précieuses heures allaient lui servir à garder la tête hors de l’eau, plutôt qu’à se prélasser au soleil sur les berges du lac. Le mois de Septembre avait filé à une vitesse toujours plus alarmante, et il lui semblait pourtant que la soirée de rentrée chez son ami – hum, petit-ami - Mike s’était déroulée la veille à peine. Encore une soirée dont elle ne gardait que quelques bribes de souvenirs… Entre celle des vacances de Pâques et cette dernière, il était temps qu’elle se tienne loin de l’alcool. Non vraiment, on ne peut pas passer ses soirées à se saouler pour finir par embrasser des coureurs de jupons qui donnent l’air de vouloir se poser. Avait-elle donc la tête de quelqu’un qui tente de les sortir de leurs trop nombreuses conquêtes ? Elle-même ne savait plus vraiment en quoi elle croyait, et de plus en plus ces derniers-jours… Des sentiments contradictoires qui commençaient à l’effrayer sérieusement. Les yeux rivés sur son assiette, la Poufsouffle jouait avec sa fourchette pour écraser la malheureuse pomme de terre qui constituait son repas, pensive. Elle ne prêtait même plus attention aux paroles de Charlotte, qui déblatérait au sujet de Breckenridge. A moins qu’elle en soit venue à parler d’Ethan désormais ? Carlie n’avait même plus la force de lui conseiller de rester loin des Serpentards, qu’ils savaient trop jouer avec les faibles cœurs des petites Poufsouffles innocentes… Non, Carlie était dans ses pensées, se projetant un mois plus tôt. A cette fameuse soirée de rentrée, tentant toujours de combler les trous-noirs qui occupaient certains de ses souvenirs.

----------------------------------------------------------------------------------------------------
FLASHBACK
Quand elle avait reçu le hibou de Mike et son invitation à sa soirée de rentrée, Carlie avait d’abord rangé la lettre dans le tiroir de sa table de nuit, dans sa chambre londonienne. Elle ne voulait pas sortir, plutôt rester roulée en boule dans ses draps, et ne plus bouger. Comme elle l’avait fait la majorité de son été d’ailleurs, quand son père partait pour la journée, la laissant seule dans cet appartement qui résonnait encore du claquement de la porte provoqué par le départ de sa mère. Trop de choses s’étaient passées durant les deux derniers mois, trop de négatif. Sa rupture avec Foster, juste après les BUSEs, l’avaient fortement ébranlée. Et la séparation définitive de ses parents, quelques semaines après, avaient achevé le travail. Une accumulation d’évènements qui avaient réussi à sévèrement entacher le tempérament solaire de la jeune femme, qui avait progressivement plongé dans un état de profonde léthargie. Elle serait probablement devenue folle si Maximilien n’était pas venu frapper à sa porte à la fin du mois de juillet, après qu’elle n’ait répondu à aucun de ses 10 hiboux. Ou sans les tonnes de bonbons envoyées par Maya, qui lui avait donné une nouvelle raison d’être en la poussant à surveiller son alimentation pour tenir son régime. Mais Max et Maya ne pouvaient pas toujours être là avec elle, pour la secouer. Et Carlie redoutait de plus en plus la rentrée à Poudlard. Après tout, voilà deux mois qu’elle ne L’avait pas vu. Alexander Foster. Deux mois qu’elle tentait d’étouffer les sentiments qu’elle ressentait pour lui, sans grand succès. Alors prendre le risque de se retrouver face à Lui… L’idée seule lui donnait la chair de poule. Cette relation n’avait majoritairement apporté que des soucis. A commencer par la pseudo-perte de son amitié avec Mike. Même s’ils n’avaient jamais été aussi proches que ce qu’elle pouvait l’être de Max, Mike lui manquait. Et elle regrettait leur complicité.
Ce furent finalement ces regrets qui la motivèrent à enfiler une robe bustier noire, simple, accompagnée de sandales à talons de la même couleur et à faire quelques efforts pour gommer les dernières traces de tristesse de son visage. Pour quelques heures du moins. Elle avait besoin de se changer les idées et de quitter l’ambiance déprimante de l’appartement partagé avec son père. D’autant plus que celui-ci était de garde à Sainte Mangouste cette nuit, l’abandonnant ainsi à son triste sort.

La soirée chez Mike s’était révélée un bon antidépresseur finalement. Il n’y avait là que des visages amis, qu’il était bon de revoir. Et la joie environnante était contagieuse. Bon, l’alcool aidait probablement un peu aussi. Trop peut-être. Et après un nombre inconnu de verre, Carlie se déhanchait avec Max sur la piste de danse, riant aux éclats. Comme si les deux mois précédents n’avaient jamais existé. Elle était heureuse de voir que Mike la tolérait de nouveau dans le cercle de ses amis, mais ils n’avaient pas encore eu l’occasion de discuter. Mais discuter pour dire quoi de toute façon ? Admettre qu’il avait raison depuis le début ? Carlie s’était souvent demandée s’il n’y avait pas eu plus que ça, derrière les commentaires de Mike sur sa relation avec le Serpentard. S’il n’y avait jamais eu que de l’amitié entre eux. Mais Mike, à l’instar de Max et Foster, était un coureur de jupons invétéré. Il ne connaissait que les sentiments provoqués par une allure superficielle, pas le reste. C’était donc impossible. Du moins, Carlie essayait de s’en persuader.

Assise sur les marches de la demeure de son ami, Carlie remarqua avec surprise que le jardin s’était vidé. Elle n’avait pas fait attention à ce qu’il se passait autour d’elle lors des dernières minutes. Elle avait mal aux pieds d’avoir trop danser, et elle avait senti l’euphorie qui l’habitait depuis le début de la soirée la quitter lentement. Elle se souvenait de s’être approchée du bar, à la recherche d’un remontant. Comme si elle ne devait pas laisser son alcoolémie retomber. Comme si elle sentait que la chute allait être d’autant plus dure après. La table des boissons avait été décimée, il ne restait plus qu’une bouteille de whisky pur feu qui avait survécu par on ne sait quel miracle, et une bouteille de tequila, délaissée par tout le monde à cause de son goût trop peu apprécié. Elle avait senti les souvenirs affluer, douloureux, lorsque son regard s’était posé sur le whisky pur feu, les souvenirs de la soirée de Pâques qui marquait le début de son aventure avec Foster, où ils en avaient abusé. Ces souvenirs qui l’avaient pressée de s’emparer de la tequila pour aller se laisser tomber sur les marches du perron pour consommer son butin. Alors qu’elle n’aimait même pas ça. Et voilà, qu’après quelques gorgées, elle se sentait comme anesthésiée, à contempler le terrain à présent dépeupler. Elle avait envie de se lever et d’aller s’installer à côté de Max, dans l’herbe pour admirer les étoiles. Mais elle sentait qu’elle serait incapable d’enchaîner deux pas sans s’étaler. Bien joué Carlie. Alors elle but une nouvelle gorgée de Tequila, et grimaça en sentant le liquide couler dans sa gorge. C’était vraiment dégueulasse.
Des bruits de pas lui firent lever les yeux, détachant son regard de Max qui tentait d’attraper une étoile – pauvre garçon – et la stupeur de se retrouver face à Mike l’empêcha de protester lorsque celui-ci lui retira sa bouteille des mains.

S’en était suivi une conversation dont Carlie ne se souvenait pas de tous les détails. Seulement qu’elle tournait autour de Foster, bien que son nom n’ait jamais été prononcé. Et qu’elle avait permis d’enterrer la hache de guerre entre eux. Non, Carlie se souvenait plutôt du bras de Mike passé autour d’elle, de ses cheveux qui chatouillaient sa joue. Elle se souvenait d’avoir vidé son sac. Mais pas de ce qu’elle avait précisément dit. Mais elle se souvenait du réconfort qui l’avait envahie, de la légèreté et de la joie qui avaient suivi. Et de la chaleur de cette nuit d’été. La moiteur, la tête qui lui tournait, rendant la chaleur encore plus étouffante. Puis des mains de Mike sur sa taille lorsqu’il l’avait empêchée de tomber alors qu’elle avait voulu se relever. Ce contact presque trop intime, elle qui avait pratiquement refusé qu’on la touche pendant deux mois. Et des yeux noisette de son ami, plongés dans les siens, presque fous, comme s’ils cherchaient quelque chose dans son regard. Et bien évidemment, elle se souvenait du contact de ses lèvres, alors qu’ils s’étaient embrassés. Une chose insensée, complètement hors du temps. Mais merveilleusement belle.

----------------------------------------------------------------------------------------------------

Le lendemain matin, quand elle avait ouvert les yeux dans cette chambre inconnue, un étau lui enserrant le crâne, elle avait tout oublié. Jusqu’à ce qu’elle sente un bras autour d’elle, et qu’elle se retourne pour se retrouver face à Mike, absolument craquant et vulnérable dans son sommeil. Et tout lui était revenu en force. Oups. Regrettait-elle ce baiser ? Non, le souvenir qu’il lui laissait était trop doux. Elle avait déjà essayait de sortir avec Max, en quatrième année, et ça n’avait pas marché. C’était comme embrasser son frère. Mais avec Mike c’était différent. Et il était réputé pour ses histoires sans sérieux. Peut-être était-ce ce dont Carlie avait besoin après tout, une relation comme ça, avec celui qui la connaissait comme s’il était son meilleur ami. Pas d’ambiguïté, juste profiter de l’instant. Et oublier le serpent. Se reconstruire, doucement.
Quand Mike s’était réveillé, ils avaient convenu avec un certain naturel de ne pas laisser tomber aux oubliettes ce qu’il s’était passé la veille. Heureusement que le manque de sommeil et les derniers relents d’alcool avaient permis de gommer la gêne qui régnait entre eux au début. Et les voilà toujours ensemble, un mois après. Une relation étonnamment longue pour le Gryffondor, fait qui menait Carlie à se poser des questions. Elle se sentait bien avec lui, mais une terreur sourde commençait à l’envahir. Elle se sentait retomber dans ses anciens travers. S’accrocher un peu trop. Tout en ne parvenant pas à oublier Foster. Mais elle avait peur de ce qu’elle pourrait commencer à ressentir pour Mike, peur de ne pas voir l’amitié se transformer lentement en amour. Tout en ne se sentant pas totalement honnête avec lui. Elle ne voulait pas revivre ce qu’elle avait vécu trois mois auparavant. Si elle finissait par s’attacher, et que Mike décidait qu’il était temps que ça se termine, elle ne s’en remettrait pas. Elle le sentait. L’attachement se révélait être un risque qu’elle avait désormais peur de prendre, elle qui s’était toujours donnée sans compter dans ses précédentes relations. Elle savait qu’elle allait devoir prendre une décision, et cette éventualité la paralysait. Dans un cas comme dans l’autre, elle savait qu’elle allait souffrir. Et elle ne voulait plus souffrir.

Carlie releva finalement la tête quand Charlotte attrapa sa main par-dessus la table, pour faire cesser le bruit du couvert sur l’assiette. Sa pomme de terre n’était plus qu’un souvenir désormais réduit à l’état de purée. La Poufsouffle leva les yeux vers son amie jusqu’à rencontrer son regard, qui se voulait légèrement réprobateur. Zut, elle avait vu qu’elle ne l’avait pas écoutée le moins du monde… Puis le visage de Charlotte se détendit lorsque son regard se posa sur quelque chose, ou quelqu’un derrière elle. Sûrement Farrell, ou qui que ce soit d’autre. Ainsi, Carlie sursauta légèrement en voyant surgir une paire de bras autour d’elle, et un sourire s’épanouit instantanément sur son visage lorsqu’elle sentit les lèvres de Mike sur sa joue. Bien sûr qu’elle les avait reconnues, non mais.

« On va faire un tour ? »

La jeune femme acquiesça, tout en lançant un regard d’excuses à Charlotte de l’abandonner ainsi. Elle se promit de se rattraper le soir même dans le dortoir. Elle saisit la main de Mike, dans un geste réflexe, et ils sortirent du château, marchant sans but précis dans le parc. C’était une belle soirée, et leurs bavardages sur leurs journées respectives, sans pression, allégèrent le poids qui pesait sur la poitrine de Carlie. Après tout, elle n’avait peut-être pas à se décider tout de suite ? Continuer de se laisser vivre ainsi ? Elle chassa ses scrupules dans un coin de son cerveau, et exerça une légère pression sur la main de son ami, tout en lui adressant un sourire.

« C’était une bonne idée de nous traîner là ce soir, ça fait du bien ! Bon alors, quoi de neuf ? J’ai entendu dire que Rogue vous avait fait passer un sale moment en Défense contre les Forces du Mal aujourd’hui ? »

Oui, une vie sans pression. Que c’était agréable de pouvoir se laisser porter.

_________________

Carlie E. Peters
« And I’m burning yeah I’m burning, I’m burning so deep that just breathing hurts, I’m melting darling, I can’t let go » © Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
GRYFFONDOR7ème année
    GRYFFONDOR
    7ème année
AVATAR : Tailor Kitsch
MESSAGES : 45

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 24 Février 1979, Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [30 Septembre 1996] Il vaut mieux se faire casser le nez plutôt que d'avoir le coeur brisé - PV Carlie Mar 12 Avr 2016 - 17:41



__ Flashback  

Lorsque le rouge et or avait ouvert les yeux, le visage poupin de son amie se trouvant à peine à quelques centimètres, yeux grands ouverts. Il lui avait adressé un sourire, un bras enlaçant toujours sa taille, ne sachant pas vraiment si Carlie se souvenait ou non du baiser de la veille. Un peu gêné, il libéra son étreinte avant de saluer la jeune femme.  Puis, décidant que le silence n'était peut-être pas la meilleure option en de telles circonstances, il s'était jeté à l'eau concernant les évènements de la veille, se rendant bien vite compte que la jeune femme n'avait pas tout oublié. Curieusement, il en avait été plutôt ravi. Lui non plus ne souhaitait pas que cette histoire tombe aux oubliettes. Il lui avait alors déposé un baiser sur la joue, lui laissant un peu de temps pour réfléchir et se réveiller tout en douceur, puis avait filé sous la douche. En sortant, les cheveux encore trempés lui cachant les yeux et perdu dans ses pensées, il percuta Carlie de plein fouet. Il la rattrapa de nouveau de justesse avant qu'elle ne s'écrase au sol. " Décidément, tu as vraiment de grandes difficultés à tenir sur tes deux jambes, en ce moment" se moqua-t-il gentiment, faisant allusion à la soirée de la veille. D'accord, hier, il avait abusé sur la boisson, mais il était sobre désormais, alors pourquoi avait-il encore envie de la prendre dans ses bras ? "Heureusement, tu es là pour me rattraper ! " rétorqua la brunette, arrachant de nouveau un sourire au rouge et or. Oui, il était là pour la rattraper. Et un peu plus que ça, la veille, si on tenait à être précis. Il s'écarta, se collant au mur, afin de lui libérer le passage pour qu'elle puisse accéder à la salle de bain. Il lui indiqua la direction, mais tandis que la jeune femme passait devant lui, et sans avoir calculé quoi que se soit, il lui attrapa la main et l'attira de nouveau à lui. Non Mike, très mauvaise idée. Encore une fois, c'était de sa faute. Toujours cette petite robe noire, ces cheveux  cascadant dans son dos. Petit bout de femme, terriblement tentante. Il fit remonter ses doigts le long de son bras, avant de lui attraper doucement le menton. " Attends ..." murmura le jeune homme, son autre main crochetant la taille de la jeune femme. Elle allait lui mettre un vent, c'était tout ce qu'il gagnerait dans cette histoire. Il allait se ridiculiser. Mais tant pis, parce que là, maintenant, il n'avait vraiment pas envie d'arrêter ses conneries. Le souffle de la jeune femme s'accéléra alors que le jeune homme se rapprochait doucement d'elle, effleurant sa joue au passage, afin de trouver son oreille " Pour la douche, les serviettes sont dans le placard, en dessous de l'évier" indiqua le jeune homme, comme si cette information tout à fait vitale justifiait le rapprochement. Il déposa un baiser malicieux sur sa joue, la libérant.  Elle le regardait dans les yeux, mi- amusée, mi- confuse, et il haussa les épaules, prenant une mine contrite. Elle lui tourna le dos, et le jeune homme se surprit à contempler la cambrure des reins de sa camarade. Il songea que ce genre de tenue - proprement indécente - devrait être interdit. Ca lui embrouillait totalement les pensées. Au moins, à Poudlard, la jeune femme portait l'uniforme de sa maison, lequel était beaucoup moins saillant que celui ci. La porte se referma sur elle, tandis que le rouge et or descendait les escaliers.

Attrapant à la volée un verre de jus d'orange, il se laissa tomber lourdement sur le fauteuil à côté de Maximilien. Ce dernier s'étira en se réveillant, arrachant des mains du rouge et or le verre. Après s'être assuré qu'il n'y avait pas la moindre goutte d'alcool, il entreprit de le vider d'un trait. Mike était cependant trop perdu dans ses pensées pour lui faire une remarque. " Oh mon vieux, t'a vu un fantôme ou quoi ? " demanda Maximilien, la voix enraillée à cause de la soirée de la veille. A l'étage, on entendant l'eau de la douche couler "Oh" ajouta son ami, le regard soudain lourd de sous entendu. " La blonde dans la robe rouge ? " demanda Maximilien, moqueur, connaissant la réputation de son meilleur ami. Le rouge et or secoua la tête. " De toute façon, je verrais bien, elle ne va pas rester en haut toute la journée" conclut son ami en se rallongeant. Ça, c'était certain. Mike était partagé entre l'idée de préparer le terrain en lui avouant avoir embrassé - et rien de plus - leur amie commune, et ne rien dire du tout. " Ok ... tu as perdu ta langue hier soir ou quoi ? Et puis c'est quoi ce regard vague ... ne me dis pas qu'elle te plaie vraiment " questionna Maximilien, le regardant soudain comme s'il était fiévreux et sur son lit de mort. Décidant qu'il devait intervenir, Mike se penchant vers Maximilien, baissant la voix "Ecoute, ce n'est pas ce que tu crois. Il s'est effectivement passé quelque chose, mais ..." commença à expliquer Mike, quand soudain la silhouette de Carlie se dessina dans l'escalier. Toujours cette robe noire, bordel, impossible d'avoir les idées claires ce matin ? Elle ne pouvait donc pas mettre un jean et un col roulé - oui on est en août, ça pose un problème ? - comme tout le monde ?  Le rouge et or pinça les lèvres, tournant la tête vers son ami, lequel semblait soudain avoir des problèmes musculaires au niveau du visage. Il avait la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés. Son regard passa de Carlie à Mike, puis de Mike à Carlie, cherchant à trouver une explication un peu plus plausible que " mes deux amis sortent ensembles". Après tout, Carlie pouvait bien avoir juste dormi ici, comme lui. Sauf que la jeune femme, contrairement à Maximilien, n'avait pas dormi sur le canapé, et qu'il n'y avait pas de chambre d'ami. Et, qui plus est, qu'elle avait les joues cramoisies. Choisissant sans doute d'ignorer Maximilien, la jeune femme ouvrit le frigo pour regarder à l'intérieur - c'était à peine si elle n'était pas entièrement rentrée dedans, d'ailleurs, pour échapper à leurs regards. D'ailleurs, Carlie sembla soudain trouver un intérêt tout particulier au contenu du réfrigérateur. Maximilien empoigna son tee-shirt  afin de capter son attention. "Tu avais soit trop bu, soit perdu la tête, mais dans tous les cas, oublies" murmura-t-il, le regard noir. Il jeta un coup d'oeil à la jeune femme, à présent en train de se faire cuire des oeufs, et qui semblait mettre un point d'honneur à ne surtout pas regarder dans leur direction.  Mike hocha frénétiquement la tête, tandis que son ami lui donnait une tape affectueuse sur le bras. Maximilien avait raison,  c'était une mauvaise idée. Le problème, c'est qu'être raisonnable n'était pas la qualité première du rouge et or. Il s'apprêta à se lever quand, de nouveau, Maximilien l'empoigna et le força à se rassoir sur le canapé. "Prends moi pour un con, en plus, comme si tu allais m'écouter" siffla Max', sourire au lèvre. Mike n'eut pas le temps de lui répondre, car la jeune femme s'installa entre eux deux, son assiette d'oeufs brouillés sur les genoux, et commença à manger silencieusement.  Un ange passa. "...Hmm ... Maximilien, la douche est libre " dit-il d'un air plus qu'entendu. Lui lançant de nouveau un regard plein de méfiance, son ami obtempéra, ne manquant pas de préciser qu'il n'en avait pas pour longtemps. Une fois certain que la porte de l'étage s'était refermée sur son meilleur ami, Mike attrapa la main de la jeune femme, qu'il commença à caresser machinalement, la regardant droit dans les yeux. Et il commença à lui parler de la soirée, posément, lui assurant que cela n'engager à rien. Mais qu'il avait vraiment envie d'essayer quelque chose - il n'arrivait pas vraiment à mettre un mot plus précis dessus - avec elle.

Et c'est ainsi qu'ils commencèrent leur relation, la première d'une durée aussi longue pour le rouge et or.

___ Fin Flashback


Le rouge et or savourait le moment présent tandis qu'il se promenait avec la jolie brune dans le parc, main dans la main. Un mois maintenant que leur relation durait, et c'était une première pour lui. Détestant être enchaîné, il avait d'abord été un peu sur la défensive, se questionnant sans cesse sur leur histoire, pesant le pour et le contre d'une relation posée. Mais Carlie était à des années lumières de la petite amie étouffante et Mike se sentait toujours libre. Enfin libre, c'était un grand mot, car depuis la rentrée, un curieux sentiment l'habitait. « C’était une bonne idée de nous traîner là ce soir, ça fait du bien ! Bon alors, quoi de neuf ? J’ai entendu dire que Rogue vous avait fait passer un sale moment en Défense contre les Forces du Mal aujourd’hui ? » lança Carlie. Il passa sa main autour de ses épaules et l'attira un peu plus à lui, déposant un baiser sur son front. Elle sentait bon. Un détail qui l'avait frappé lors de la soirée chez lui - bien que certains moment restent encore flous. "Ne m'en parles pas, j'ai bien cru qu'il voulait vraiment nous tuer cette fois" rétorqua le rouge et or, se disant intérieurement qu'aussi loin que remontent ses souvenirs, il n'avait jamais passer de bon moment avec le directeur des Serpentard. Ce dernier ne pouvait pas le voir en peinture - sentiment réciproque d'ailleurs - et probablement à cause de ses nombreuses escapades nocturnes avec sa meilleure amie - et complice de toujours - Anna.

Ils se dirigeaient à présent vers le terrain de Quidditch d'un pas nonchalant. La luminosité baissait doucement et un rayon de soleil accrocha le joli visage de la jeune femme. Elle était vraiment belle. Bien entendu, il avait toujours trouvé son amie charmante, sexy même. Mais depuis qu'ils s'étaient embrassés à cette soirée de fin de vacances, il avait découvert beaucoup de choses sur elle. De minuscules détails qui la rendait belle. C'était le mot. "Et toi, ta journée ? Tu avais l'air pensive, tout à l'heure" demanda-t-il, curieux. A vrai dire, il était également perdu dans ses pensées ces derniers temps. Son problème essentiel c'était un problème de ... calendrier. Le rouge et or avait toujours envisagé ses relations par étapes, trouvant petit à petit un schéma plus ou moins logique - cela dépendait pour qui - mais qui lui convenait parfaitement. La première étape durait généralement quelques semaines, constituée avant tout de moments de flirt et de compliments, de sous-entendus, certains plus discrets que d'autres.  A ce moment là, vous êtes obnubilé par toutes ces petites choses, cette façade superficielle qui définit si mal la personne : son allure, sa gestuelle, ses courbes. Bref, l'autre vous attire et vous espérez que c'est réciproque. Et sinon, et bien vous vous trouvez sans trop de difficulté une autre personne, une autre façade qui attire votre oeil. Quand vous dépassez l'étape du flirt pour commencer une relation, vous entrez dans la seconde phase. Cette dernière dure une ou deux petites semaines, phase durant laquelle vous prêtez un peu plus attention à toutes les pierres qui constituent la dîte façade. Etonnement, durant cette période, chaque découverte vous passionne ou vous amuse. C'est une phase où les qualités de l'autre vous sautent aux yeux, et les petits défauts que vous remarquez vous semblent tellement insignifiants. Vous commencez à vous attacher mais vous gardez toute votre liberté tout de même. Tout est rose, en quelque sorte. Et puis enfin la troisième phase, ou la façade en question, si belle pourtant, commence à se fissurer. Les défauts remarqués à la phase précédente vous reviennent en plein visage, et vous les trouvez soudain de moins en moins insignifiants. De moins en moins mignons. Les fissures progressent, et il vous faut alors faire des choix, des concessions afin d'accorder vos caractères. C'était généralement à cette étape que Mike filait au large. Son discours était bien rodé, il donnait rendez-vous à la jeune femme, et puis au fil de la discussion abordait tranquillement le sujet de leur "couple". Des phrases toutes faites, qui marchaient souvent. Une discussion posée pour aboutir à une rupture qui ne blessait jamais personne - car il ne promettait jamais une idylle romanesque à ses conquêtes - et qui se terminait en amitié.  

C'était exactement à ce carrefour que Mike se trouvait. Il avait d'abord été charmé par Carlie, avait découvert ses qualités, la trouvant à la fois belle, fragile - et paradoxalement très forte, courageuse, et têtue. Il aimait ses mimiques, sa façon de rigoler. Son sourire aussi. Et puis tous ces petits défauts qui la rendaient encore plus attirante. Et puis il avait commencé à apercevoir quelques fissures : elle ressentait encore quelque chose pour Foster. Et Mike ne savait absolument pas quelle ampleur cela prenait, mais il avait la sensation qu'elle ne l'avait pas le moins du monde oublié. En fait, il aurait dû lui parler de rompre à ce moment là, se fier à son "calendrier" de la relation amoureuse éphémère. Parce qu'à cette troisième étape, tout était encore beau, aucune amitié n'était brisée. Et avant tout : il n'y avait pas encore de sentiments amoureux ... pas de petit coeur en miettes, pas de tristesse à mettre fin à cette relation. Les jours s'étaient écoulés, et il n'avait rien fait. Pire encore, il s'était surpris à vouloir découvrir la quatrième phase. Celle qui lui tirait des sourires moqueurs lorsqu'il identifiait des couples de la sorte dans les couloirs : le regard un peu niais, les caresses, les baisers langoureux, la routine en quelque sorte. Et il en avait envie, de cette routine, il désirait vraiment s'investir un peu plus. En fait, il voulait qu'elle oublie le Serpentard. Il s'était découvert possessif. Et puis il pensait de plus en plus à Carlie durant la journée, désirant de plus en plus sa compagnie. Bref, il était dans le pétrin jusqu'au cou, car il savait qu'il était en train de faire ce qu'il avait toujours refusé : s'attacher. Il était en train de lui donner un pouvoir peu être bien trop grand : celui de lui briser le coeur si elle le souhaitait ... et il était prêt à prendre ce risque. Il devait sûrement couver quelque chose.

Sourire aux lèvres, il l'entraîna vers une des tribunes du terrain de Quidditch. Un bras autour de sa taille, il plaqua doucement son dos contre la paroi en bois. Une main remonta le long de son bras, caressant cette peau si douce, avant de se nicher sous le menton de la jeune femme. Il lui releva tendrement le menton " Je ne sais pas si je te l'ai déjà dit, Carlie, mais tu ... tu me plais vraiment..." hésita Mike, soudain un peu timide. Sa descision était prise, il prendrait à droite cette fois ci au carrefour. Il n'avait pas envie d'une relation sans lendemain, il avait vraiment envie d'être avec elle. Et il  avait besoin qu'elle le sache.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE7ème annéePréfète-en-chefMODO
    POUFSOUFFLE
    7ème année
    Préfète-en-chef
    MODO
AVATAR : Lucy Hale
MESSAGES : 921

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Carlander forever ♥
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 3 octobre 1979, Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [30 Septembre 1996] Il vaut mieux se faire casser le nez plutôt que d'avoir le coeur brisé - PV Carlie Mer 1 Juin 2016 - 18:34

Les choses étaient allées simplement avec Mike, et c’était ce que Carlie appréciait le plus dans cette relation. Pas de pressions, pas de projets, juste les jours qui défilaient, apportant de nouvelles surprises. Elle n’irait pas à dire qu’elle comprenait pourquoi les garçons comme Mike, Max et même Foster appréciaient autant les relations sans lendemain, non. Elle avait trop besoin de romantisme, de ces journées qui donnent le sentiment de se voir pousser des ailes. Mais après l’échec de sa relation avec Foster, avoir Mike à ses côtés pour la prendre dans ses bras quand elle en avait besoin ou lui montrer de une attention autre que celle relevant de la simple amitié était comme une bouffée d’air frais. Revigorante. Vivifiante. Mais elle avait trop bonne conscience pour continuer ce petit jeu beaucoup plus longtemps. Elle avait peur de se montrer égoïste en se servant de son ami. Peur de s’attacher et de se retrouver au même stade que trois mois plus tôt. Elle aurait aimé vivre sans faire fi du mal qu’elle pouvait infliger aux autres. Mais blesser Mike, ou n’importe lequel de ses amis, serait une chose qu’elle ne pourrait pas se pardonner.

Elle avait longuement hésité et réfléchi ce matin-là, tandis que l’eau chaude continuait de dissiper les dernières brumes de l’alcool. Après qu’elle ait oublié de respirer quand Mike s’était arrêté près d’elle pour lui parler, dans ce couloir étroit. Après qu’ils aient plus ou moins convenu qu’ils voulaient se donner une chance. Après le contact de ses mains sur sa taille, qui envoyaient une onde de chaleur agréable à travers tout son corps. Elle en avait eu le tournis, sous ce jet trop chaud, l’impression qu’elle se jetait dans une aventure qu’elle risquait de regretter. Mais elle s’était convaincue que de toute façon, qu’elle soit Carlie ou non, Mike agirait comme avec toutes les filles l’ayant précédé. Qu’au bout d’un certain temps de relation, il la quitterait. Et que ça lui irait très bien parce qu’elle se serait changée les idées pendant ce laps de temps, qu’elle aurait oublié Foster, qu’elle aurait reçu la dose de tendresse dont elle avait besoin pour sortir la tête de l’eau et, le plus important, qu’elle aurait réussi à ne pas s’attacher à Mike. Qu’ils seraient restés amis comme avant, avec seulement quelques bonus en plus. Un plan parfait. Pour une personne sans scrupules. Ce qu’elle n’était évidemment pas. Elle se souvenait l’impression de se noyer qu’elle avait ressentie sous la douche, la douleur dans sa poitrine quand elle avait réalisé qu’elle n’en serait pas là si elle n’était pas tombée dans les bras de Foster. Et la peur qui la tenaillait toujours à l’idée de commettre l’irréparable avec Mike. Puis l’eau froide était finalement arrivée, emportant avec elle ses doutes. Elle devait assumer ses choix, et agir au mieux. Peut-être que le plan se déroulerait sans anicroches ?

Les doutes étaient vite revenus lorsqu’elle avait croisé le regard ahuri de Maximilien, en descendant les escaliers, dans sa petite robe de la veille, qui lui semblait désormais beaucoup trop courte. Il allait faire une scène. Il ne les confronterait probablement pas tous les deux au même moment, mais elle savait qu’il finirait tôt ou tard par la prendre à part pour lui demander de s’expliquer. Et il avait raison, n’est-ce pas ? Dans la situation inverse, si Max sortait avec Amaryllis par exemple, elle en ferait de même non ? Au final, après plusieurs heures de regards insistants et de blagues de mauvais goût, Maximilien avait fini par se faire une raison. Peut-être avait-il compris que c’était un arrangement qui convenait à ses deux meilleurs amis. Dernièrement ils en avaient reparlé. De ce qu’il se passait. Quand Carlie commençait à sentir ses doutes revenir.


----------------------------------------------------------------------------------------------------

Il n’y avait qu’eux à la volière, où ils se retrouvaient comme toujours lorsqu’ils devaient parler. Les cours n’avaient commencé que depuis trois semaines, mais le rythme se faisait déjà difficile. Carlie fixait pensivement l’horizon à travers la petite fenêtre qui lui faisait face, tandis qu’elle sentait le regard de Max poser sur elle, attendant qu’elle se livre, comme elle finissait toujours par le faire. Mais elle n’y parvenait pas. Elle savait que des choses clochaient, mais elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus de façon assez claire pour en parler. Finalement, Max avait attrapé son menton pour l’obliger à le regarder.

« Tu crois que Mike fait quoi là tout de suite ? Tu le prives de ta présence et de la mienne par la même occasion, il doit tourner en rond le pauvre… Il y a quelques mois j’aurais dit qu’il chercherait une nouvelle proie, mais y a pas à dire, tu nous l’as changé ! Il doit être tout perdu le pauvre petit sans nous… »

Et elle n’avait pas pu s’empêcher de rire. Elle était étonnée par moments de voir qu’ils étaient toujours ensemble, et que Mike ne semblait pas se lasser de cette histoire déjà trop longue pour lui. Il avait changé, en effet. Mais elle avait peur que ce changement ne lui renvoie son mauvais plan en pleine figure. Parce qu’elle aussi, changeait. Elle commençait à s’attacher, elle le sentait. Trop. Elle commençait à voir l’ami se fondre dans autre chose, une chose qu’elle voulait éviter. Mais comment ne pas s’attacher à Mike, qui la faisait rire, qui se montrait tendre et attentionné ? Qui lui redonnait le sourire chaque fois qu’elle avait le malheur de croiser Foster ? D’un certain côté, elle se sentait mieux. D’un autre, c’était pire. Sa conscience la rattrapait, et elle commençait à s’en vouloir de les avoir tous les deux entrainés là-dedans.

« J’ai peur Max. Peur de tout faire foirer. Peur de nous faire du mal, à tous les trois. Parce que si ça plante, tu seras sûrement un dommage collatéral… »

Elle avait trop parlé déjà. Maximilien la regardait avec un drôle d’air, comme s’il essayait de comprendre. Après tout, elle commençait à faire la difficile. Elle essayait d’oublier une relation intense mais toxique, et se retrouvait désormais dans les bras d’un homme qui la rendait heureuse et qui se montrait absolument idéal pour elle dans des circonstances normales. Et voilà qu’elle trouvait à se plaindre de s’attacher. Elle ne tournait décidément plus rond. Finalement, elle poussa un soupir et serra la main de Max dans la sienne, avec un sourire.

« Je débloque complètement je crois. Oublie ce que je viens de te dire, oublie tout. Je vais bien. On se revoit vite. »

Et après une bise légère déposée sur la joue de son meilleur ami, elle s’était levée et avait quitté la volière. Presque en courant, afin de le fuir. Avant qu’il ne la rattrape et qu’elle ne se livre trop, encore une fois…


----------------------------------------------------------------------------------------------------

Fuir. Pourvu que ça ne devienne pas une habitude pour elle. Mais plus elle regardait Mike, plus elle savait qu’elle devait bientôt se décider. Accepter ce bonheur qui lui tendait les bras, en acceptant de prendre le risque de souffrir de nouveau. Ou bien accepter de blesser son ami, en fuyant. Elle savait ce que l’ancienne Carlie aurait fait, celle de l’année précédente. Mais elle redoutait le choix de la nouvelle Carlie. C’était comme être écartelée.

« Et toi, ta journée ? Tu avais l'air pensive, tout à l'heure »

La Poufsouffle haussa les épaules, avec un sourire.

« Rien d’important. La journée était correcte. Chargée, mais correcte ! Je ne comprends toujours rien en Arithmancie, je pense qu’il va encore falloir que je demande l’aide d’Adam Wright, il va finir par me prendre pour une débile à la longue… »

Le Serdaigle l’avait déjà aidée l’année précédente, et c’était en partie à lui qu’elle devait son excellente note aux BUSEs. Mais de toute évidence, elle n’était pas encore guérie de cette matière. Mais elle rangea de nouveau ce sujet dans un coin de sa tête, bien qu’il soit plus sain que son ressassement de pensées au sujet de son couple. Mais il était facile d’oublier les problèmes, paradoxalement, lorsqu’elle se laissait aller avec Mike, dans des instants pareils. Rejoindre le stade de Quidditch, tandis que le soleil continuait sa course lente vers l’horizon, marquant la fin de la journée, une nouvelle fois. Ils montèrent dans les tribunes, leurs mains toujours scellées, et avant de réellement s’en rendre compte, elle se retrouva plaquée contre un pan en bois. Elle ne put retenir le frisson qui parcourut son échine lorsqu’il caressa son bras. Tendresse, douceur. Tout cela n’était plus de l’amitié, c’était certain. Mais son corps et son cœur en avaient besoin, un besoin irrépressible. Celui de se sentir aimée. Il l’obligea à relever la tête vers lui et son regard rencontra finalement celui de son ami. Amant. Peu importe. Elle entortilla un doigt dans l’une de ses mèches brunes qui lui tombait sur les épaules, jouant avec comme elle le faisait souvent. Il avait l’air de vouloir lui dire quelque chose, une chose qui ne voulait pas sortir. Elle s’apprêtait à l’encourager à parler quand finalement il se décida.

« Je ne sais pas si je te l'ai déjà dit, Carlie, mais tu ... tu me plais vraiment... »

Elle sentit son cœur enfler dans sa poitrine. Facile d’oublier les problèmes j’ai dit, même avec une déclaration pareille. Dans des moments comme ceux-là, elle se sentait légère. Et elle savait que lorsqu’elle se retrouverait seule, sans lui, les interrogations recommenceraient. C’était ce qui rendait le choix si difficile.

« Oh Mike… Tu tombes dans le romantisme, fais attention… Je vais finir par croire que tu es malade. Tu n’as pas de fièvre, tu es sûr ? »

Joignant le geste à la parole, elle posa une main sur son front, une mine faussement inquiète sur le visage, avant de la laisser retomber pour effleurer sa joue. Etait-ce réellement une réponse à la déclaration du rouge et or ? Elle n’était pas sûre. Mais elle n’arrivait pas à dire plus. Pas plus sérieusement du moins.

« Tu me plais aussi. Mais tu me flattes, tu as quelque chose à me demander ? »

Elle fronça légèrement les sourcils, tout en riant doucement. Elle préférait ne pas se prendre la tête. Elle aurait tout le temps de ressasser cette nuit. Quand elle serait seule, loin de son emprise. Puis elle se hissa sur la pointe des pieds, pour poser ses lèvres sur les siennes. Espérant ainsi mettre fin à cette conversation un peu trop déstabilisante.

_________________

Carlie E. Peters
« And I’m burning yeah I’m burning, I’m burning so deep that just breathing hurts, I’m melting darling, I can’t let go » © Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: [30 Septembre 1996] Il vaut mieux se faire casser le nez plutôt que d'avoir le coeur brisé - PV Carlie Aujourd'hui à 6:46

Revenir en haut Aller en bas

[30 Septembre 1996] Il vaut mieux se faire casser le nez plutôt que d'avoir le coeur brisé - PV Carlie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» « Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à sa tristesse. » (Tommy J.)» Theodore Digans : Il vaut mieux allumer une bougie que maudire l'obscurité. (terminée)» Un bon conseil vaut mieux que de le suivre [pv Noah]» ❝ parfois, il vaut mieux tourner la page que d'être seule à vouloir arranger les choses ❞ › jordan» Un petit arrangement vaut mieux qu'un grand conflit [Livre I - Terminé]
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AU-DELA DES FRONTIERES :: Retourneur de temps :: Poudlard-