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[Juillet 1995] Il faut croire... ou non

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MessageSujet: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Sam 12 Mar 2016 - 14:17

Voilà une énigme fabuleuse à résoudre, une énigme qui allait bien lui prendre plusieurs mois de sa vie, une énigme à la difficulté incroyable et à la finesse échappant à l'esprit des simples mortels. Une énigme peut-être impossible à résoudre, qui était la suivante : par quel miracle Dumbledore arrivait à avoir foi en les capacités d'un Ordre identique au premier alors que ladite première version avait déjà fait preuve de son incroyable incompétence ? Vraiment, Severus ne comprenait pas l'intérêt de reprendre exactement une organisation qui s'était déjà fait lamentablement démolir lors de la première lutte. Rien n'avait changé, que ce soit les techniques d'espionnage, les méthodes de surveillance, la façon de s'entraîner, les sorts utilisés, les échanges entre les membres... Tout ce qui avait évolué étaient les sorts pour protéger cet endroit. Sans doute était-ce déjà "beaucoup". Rogue promena un regard froid sur l'assemblée, lancée dans une longue discussion très animée sur la meilleure façon d'organiser la surveillance au Département des Mystères. Rogue ne voulait pas paraître pessimiste, même s'il l'était, mais il doutait très sincèrement qu'il y ait réellement un moyen efficace pour empêcher Voldemort de mettre la main sur cette fameuse "arme", dont Dumbledore n'avait toujours pas cru bon de révéler la nature à ses alliés.

Le professeur était habitué à rester parfaitement impassible en toutes circonstances. Avoir le Seigneur des Ténèbres face à soit constitue une excellente motivation à garder le contrôle de soi-même et de ses pensées. Or, même dans l'Ordre, cela était bien utile. Cette "arme" avait été l'élément qui avait bouleversé sa vie entière, la raison même de sa trahison contre le lord noir. Ce pourquoi il avait été supplié Dumbledore de protéger Lily, accordant son allégeance au vieillard en échange de la protection qu'il donnera à la jeune femme et sa famille. Tout avait été bouleversé pour ça, quelques mots prononcés par une vieille folle ahurie et ses propres actes, lui qui avait tout révélé au maître noir, puis l'avait trahi lorsque celui-ci avait alors jeté sa haine contre le fils de Lily. Ironie du sort... Le gamin était menacé car, il y a des années de cela, il s'était attiré la haine du mage noir par la faute d'une timbrée et d'un homme aigri et dépourvu du moindre scrupule. Mais Voldemort n'avait pu écouter la prophétie entière, c'était une chance. Severus inspira légèrement, les yeux plissés, écoutant Black qui pérorait sur la nature exacte de l'arme en question, imaginant une sorte de sort encore plus dangereux que l'avada kedavra. Bien sûr, bien sûr, il est certain qu'il n'y avait rien de plus définitif que la Mort elle-même.

– Il n'y a pas que des Aurors pour préserver le Département des Mystères, lança Shacklebolt avant que Severus ne puisse dire quelque chose. Avec les nouveaux tours de garde qu'il faut mettre en place...

Rogue n'écouta même pas la suite, déjà lassé de cette conversation. Il prenait parfois quelques notes, d'une écriture très fine et serrée, sans participer. Il restait généralement silencieux, lors des réunions, sauf lorsqu'il devait remettre Black à sa place. Son plus gros travail ne consistait pas à perdre du temps à discuter avec les membres de l'Ordre mais à agir dans l'ombre pour le compte d'un vieux barbu. Vieillard que Severus avait autant envie d'étriper que d'admirer, selon les jours... Et dont il espérait très sincèrement qu'il savait ce qu'il faisait. Peu importe que le Ministère ne croit en rien ou que la moitié du monde sorcier le prenne pour un vieux fou, il devait avoir un plan solide, cette fois. Ce n'était pas un jeu, tous ici risquaient très gros. Le gamin binoclard était encore trop jeune et bien trop peu entraîné pour être efficace, il avait toujours besoin de protection. Cette ridicule histoire avec les détraqueurs montrait bien qu'il avait plus d'ennemis que prévu. Voldemort ne pouvait être derrière cette histoire idiote, il ne voulait pas se débarrasser du gosse ainsi mais le tuer de ses propres mains. Il y avait encore une autre personne, qui lui en voulait. Qui, Severus l'ignorait encore.... Pour le moment. Son regard glissa sur chacun des membres de l'Ordre assistant à cette réunion, de Lupin à Black, de Black à Maugrey, de Maugrey à Weasley, de Weasley à Tonks... Tous pleins de bonne volonté et refusant pour autant d'utiliser les mêmes sorts que leurs ennemis afin de les combattre sur le terrain avec bien plus d'efficacité.

Il trouvait cela ridicule. A quoi bon s'encombrer d'autant de notions d'honneur et de droiture au milieu d'un combat ?! A quoi bon s'imposer des barrières supplémentaires dans un contexte déjà très difficile ? Pour le plaisir, pour se draper d'une fierté inutile, voire dangereuse ? Et mourir "le regard droit" ? Voilà bien une mentalité du parfait petit Gryffondor, préférer mourir "fièrement" plutôt que de survivre au prix de son honneur puis revenir plus tard écraser son adversaire et obtenir vengeance. A croire qu'ils n'aimaient guère vivre et ne recherchaient qu'une mort glorieuse à tout prix. Pathétique. Lorsque la fin de la réunion arriva, Rogue retint un immense soupir de soulagement, satisfait. Que ce soit avec l'Ordre ou chez les mangemorts, il avait toujours autant de mal avec ces longues discussions ennuyeuses, pour des sujets souvent mal ou non maîtrisés. La mère Weasley était déjà en train de proposer du thé à tout le monde, toujours en souriant, pendant que Maugrey rangeait leurs documents d'un coup de baguette. Rogue sortit de la pièce en silence, profitant de l'inattention générale, respirant enfin une fois seul. Enfin, seul... Un ricanement s'éleva dans son dos, lui faisant retourner la tête. Le portait de Phineas Black le suivait dans les tableaux de la maison, avec cet air narquois qui ne le quittait jamais.

– On ne peut pas dire que ça avance beaucoup. Cet Ordre peut-il combattre comme autrefois ?

– Le jour où nous aurons besoin de l'avis d'un tableau, je vous le demanderai, siffla-t-il.

Un autre mouvement attira son attention, plus loin au détour du couloir. Rogue avança en silence, haussant ensuite un sourcil en voyant le gamin Potter. Dès lors qu'il le voyait, et ce depuis le premier jour, il éprouvait des sentiments contradictoires et partagés. De la haine tant il ressemblait à son père, du dépit, du ressentiment, de la tristesse, du regret, de l'amertume, une certaine forme d'espoir, du chagrin, de la colère contre lui-même. Mais l'amertume et le regret étaient sans doute les plus puissants de ces émotions, émotions qu'il étouffait sous une attitude glaciale et repoussante, refusant de s'en encombrer et de freiner le travail engagé.

– Que fichez-vous là seul ? grinça-t-il. Il est rare de ne pas vous voir accompagné d'un de vos chers amis, sauf lorsque vous préparez un mauvais coup. Une fois de plus.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Dim 20 Mar 2016 - 20:05

- Et vous, vous n'avez besoin de personne pour enchaîner les mauvais coups.

La réponse avait fusé du tac au tac, émanant des lèvres d'Harry comme le grognement d'un chien acculé par un homme voulant le frapper. Pendant cette période de l'année, Rogue n'était pas son professeur, et le Survivant estimait ne pas être obligé de le supporter. D'ailleurs, il ne saisissait pas pourquoi ce dernier s'était approché. Pourquoi ne pas simplement l'ignorer ? Le laisser réfléchir en paix. Non décidément, le comportement de son enseignant lui échappait. Prenant toutefois sur lui, le brun répondit plus aimablement bien que sa voix et sa posture demeurent raides. Même en sachant Severus du côté des "bons", le jeune sorcier ne parvenait pas à lui faire confiance, probablement parce que faire parti du même camps n'était pas synonyme de respect. Harry sentait le ressentiment de Severus à son égard, et, déjà sauvage de nature après une enfance particulièrement difficile, il peinait à se socialiser, pire encore avec une personne éprouvant déjà une haine particulière à son égard.

- Je réfléchissais, à l'Ordre, tout ça. Je m'entraîne mais j'ai peur que ce ne soit pas suffisant. Je dois apprendre plus, encore.

Contrairement à ce que pensait peut-être Severus, le Gryffondor était modeste. Il ne sentait absolument pas à la hauteur face à Voldemort bien qu'il n'ait pas l'intention de se défiler, ferme devant le danger. Ne sachant pas vraiment comment réagir face à son "ennemi", le brun essaya de faire un pas vers lui. Il serait bon qu'ils apprennent à se respecter d'avantage.

- Vous voulez un café ?

Tant qu'à faire, la cuisine étant proche, et tous deux plantés comme des imbéciles dans le couloir. Surtout qu'en y pensant, Harry avait des milliers de questions pour le maître des potions, si seulement il osait.

- Professeur... J'aimerais... Je sais qu'on ne s'appréciera jamais, pourtant... Je ne veux pas que vous me détestiez. Je vous assure que je n'ai jamais voulu faire quoique ce soit qui... Je ne... Comprends pas.

Hébété par les mots qui venaient de s'échaper de ses lèvres, le Survivant ouvrit de grands yeux. Son regard vert pur-celui-là si troublant sans leur propriétaire n'en ait conscience- se scotcha dans les deux tunnels noirs et froids de Nez-Crochu. Toute colère s'était évaporée, ne demeuraient plus qu'une certaine tristesse mâtinée d'incompréhension. Les Dursley aussi le haïssaient, n'hésitant guère à le maltraiter. Pourquoi, qu'avait-il donc fait ? Severus Rogue avait-il conscience que celui qu'il pensait arrogant et suffisant se détestait plus que quiconque ? Oui, même plus que le Maître des Potions en personne.

Le temps s'était arrêté depuis que la remarque d'Harry avait fissuré le mur érigé entre eux. Avait-il signé le début de l'armistice ou d'une nouvelle guerre froide ?

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mar 22 Mar 2016 - 17:37

- Et vous, vous n'avez besoin de personne pour enchaîner les mauvais coups.

En effet, Rogue n'avait besoin de personnes pour enchaîner les mauvaises décisions, préparer des plans, manipuler tout le monde et décider de suivre un vieillard aux idées tordues et bien trop idéaliste pour vivre encore longtemps. Il dissimula un sourire cynique, fixant le gamin avec un mélange de colère et de tristesse. Ce gosse ne devait même pas réaliser toutes les intrigues courant autour de sa petite personne, ni même le nombre d'heures que Rogue avait déjà perdu à cause de lui, pour sa surveillance, trouver des moyens de le protéger, le préserver, les heures à déverser toute sa colère contre Dumbledore qui ne se décidait pas à lui révéler certaines choses, même aujourd'hui que la guerre était bien déclarée. Combien était-il frustrant de le voir se perdre dans les environs avec son air idiot alors qu'un drame se préparait ! Et combien était-il agaçant de voir Dumbledore se perdre dans de trop nombreux plans en oubliant l'essentiel, à savoir que ce gosse était assez vieux pour qu'on lui révèle la prophétie. Le professeur brûlait autant de le faire lui-même, une bonne fois pour toute, qu'il brûlait de hurler à ce binoclard décoiffé à lunettes de cesser d'être aussi naïf et irréfléchi.

- Je réfléchissais, à l'Ordre, tout ça. Je m'entraîne mais j'ai peur que ce ne soit pas suffisant. Je dois apprendre plus, encore.

Tiens donc, il était donc conscient que ce n'est pas à quinze ans qu'il était encore bien prêt à affronter le mage noir, plus réaliste qu'il ne l'aurait cru. Même si, techniquement, il l'avait déjà affronté quelques fois et s'en était tiré. Coup de chance, hasard, qu'importe, il était toujours en vie, Lily pouvait être rassurée, depuis l'au-delà. Enfin... Qu'il « réfléchisse », donc, tant qu'il en avait encore le loisir, arrivera un moment où il devra se contenter de réagir sans plus prendre le temps de se poser, ne serait-ce que dix minutes. Severus retint un grand soupir, préférant laisser tomber la question pour le moment.

- Vous voulez un café ?

Rogue écarquilla les yeux, s'arrêtant tout net dans le mouvement amorcé, si choqué qu'il aurait pu en étouffer sur place. Il fixa Potter, complètement soufflé. On lui avait jeté un sortilège de confusion ? Il était sous imperium ? Il venait de perdre quelques neurones ? Il était devenu fou ? On lui avait frappé la tête ? Il n'avait plus dormi depuis trois semaines et partait dans un délire ? Quelqu'un le menaçait pour qu'il sorte ça ? Il était en train de réaliser un pari stupide ? Il tombait en dépression ? C'était une autre personne sous polynectar ? Une autre centaine d'hypothèses traversèrent l'esprit du professeur en un seul instant alors qu'il tâchait de digérer le profond choc d'avoir entendu Harry Potter, alias le binoclard-à-lunettes-profondément-naïf-et-inconscient lui proposer un café. Peut-être lui avait-on jeté à lui-même un sort et il hallucinant, il n'y avait pas d'autre explication possible. Le monde venait de faire un bond et tournait dans l'autre sens, le monde était devenu fou, il ne serait même pas étonné de voir débarquer Dumbledore en tutu rose bonbon dans le couloir en train de faire un remake de l'opéra de Carmen.

- Professeur... J'aimerais... Je sais qu'on ne s'appréciera jamais, pourtant... Je ne veux pas que vous me détestiez. Je vous assure que je n'ai jamais voulu faire quoique ce soit qui... Je ne... Comprends pas.

Il était fou, c'était clair et net. Avec une touche de dépression. Et une grande confusion. Il suffisait de voir son air pour être convaincu qu'il n'était vraiment pas net, aujourd'hui. Lui proposer de boire un café... Il le regardait dans les yeux, si semblables à ceux de Lily que Rogue en avait parfois envie de pleurer, d'autant plus en ce moment-même où il ressemblait tant à sa mère, par ce regard, loin de l'air de défi de son crétin de père. Il réalisa qu'il était resté une bonne minute à le dévisager avec un air choqué et halluciné, se reprenant et retrouvant un air impassible. Navré mais là, n'importe qui d'autre aurait été choqué, d'autant plus que Severus n'avait jamais lésiné sur les efforts pour que le gamin le haïsse le plus possible. Non pas par simple plaisir, mais pour deux raisons. La première, évidente, était qu'il ressemblait trop à son père que Rogue parvienne à se montrer aimable. La seconde raison, plus profonde, était sa peur que ce gosse découvre un jour à quel point il avait été amoureux fou de sa mère et tout ce qu'il pourrait faire aujourd'hui en sa mémoire. Le professeur n'était pas près pour cela, pas prêt à dévoiler son secret le plus profond, enfoui encore plus profondément que tous ses travaux, ses manigances, son allégeance véritable, son rôle d'espion, plus profond que tout. Un secret en roulé dans son amertume et ses regrets.

- Boire un truc chaud vous fera du bien, en effet, lâcha-t-il sans dissimuler son ébahissement.

Très bien, trêve pour le moment, Severus n'avait pas envie de crier, surtout avec ce genre de regard, exactement le même que Lily autrefois, lorsqu'elle était sur le point de pleurer ou s'en voulait pour l'une ou l'autre chose, lorsqu'elle était effrayée, perdue. Il s'écarta pour le laisser passer, le laissant prendre un thé, un café ou ce qu'il voulait, une fois dans la cuisine. Lui s'appuya contre un meuble, se contentant de boire de l'eau. Il n'avait pas répondu à sa question, ignorant comment le faire. « Je vous déteste car vous ressemblez trop à votre père et je veux vous protéger car vous êtes le fils de Lily » ? Contradictoire, violent même, des sentiments si opposés qu'il s'en étouffait.

- Ce n'est pas le moment de vous soucier de qui vous déteste ou non et pourquoi, lâcha-t-il tout à coup, ça ne fera que vous ralentir. Vu ce que vous avez en face de vous, perdre du temps à ce genre de choses sera autant de temps perdu à vous préparer. Vous avez bien autre chose à faire... Il faut comprendre son ennemi, aimer ce qu'il aime, détester ce qu'il déteste, penser comme lui pour toucher son point faible. Les bons sentiments n'ont pas leur place en tant de guerre.

Il s'interrompit avec un soupir las, réalisant au même moment qu'il parlait vraiment comme l'archétype du parfait petit Serpentard. A bas les sentiments et émotions et place au pragmatisme, qu'il soit froid ou non, cruel ou pas.

- Le courage seul ne suffit pas, il faut réfléchir.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mer 23 Mar 2016 - 16:32

Pas de réponse. Évidemment.

Cependant, tous deux eurent de quoi se surprendre. Severus de la trêve soudainement proposé par Harry, le second de sa dite proposition. Il n'en revenait encore pas et fixait l'homme avec de grands yeux ronds le rajeunissant d'au moins deux ans. Lorsque le professeur reprit la parole néanmoins, le charme se rompit, le Survivant quitta les deux onyx froides logées dans le regard de son aîné puis se leva comme un robot pour se diriger vers la cuisine. Tout en faisant manuellement son café-vieille habitude ou action visant à lui donner du temps ?- il réfléchissait, inconsciemment influencé par les propos du Maître des potions.

- Pensez-vous que Vold... Je veux dire, Vous-Savez-Qui mourrait si je... Mourrais ?

Non, évidemment, le Survivant n'avait pas l'intention immédiate de se suicider, mais il fallait avouer que la question était pertinente.

- Il a mon sang, j'ai une partie de sa magie. S'il est heureux, je souffre et vice-versa.

Harry aurait bien ajouté "ce serait un peu comme dans Coeur de Dragon" mais Severus ne connaissait certainement pas le monde moldu. Dans ce film, pour sauver son enfant atteint d'une malformation cardiaque, une mère recourrait à un pacte magique mêlant son organe malade à celui du dragon. Plus tard, le gamin devenu un homme se révélait être un tyran avec lequel, l'animal n'était pas d'accord. Invincible, il martyrisait tellement les siens que l'ami du dragon-un chasseur d'origine qui avait fini par comprendre que ce dernier était LE bon.- devait l'achever pour tuer le despote. Et si Dumbledore lui cachait cette vérité ? Essayant de le protéger jusqu'au moment ultime pour épargner sa vie d'un aussi horrible sacrifice ? Non, ce serait trop facile, mais il n'empêche que le Gryffondor ne pouvait s'empêcher de s'interroger concernant son lien avec Voldemort. Ce dernier lui semblait trop peu important pour être si peu mentionné, et bien qu'il ne soit pas Hermione, le brun n'était pas non plus stupide. Quelque chose se tramait, il ignorait de nombreux détails qu'on ne lui avait pas dit ou n'ayant pas encore été découvert par l'Ordre.

Pour Harry, ce serait Albus qui en finirait avec le plus grand Mage Noir de l'Histoire, néanmoins, il ne voulait pas se défiler. Son instinct lui disait que même si on l'en empêchait éventuellement, le Survivant finirait sur le champs de bataille, que ce soit un duel ou une grande échauffourée.

- Et vous, vous avez réussi à penser comme lui ? Au moins, vous avez un point commun en me haïssant. Quel serait son point faible à part son envie de me mettre la main dessus ?

D'ailleurs, c'était vrai ça, pourquoi le Mage Noir était-il obsédé par sa plus jeune Némésis ? Depuis qu'il avait repris vie, quel besoin en avait-il ? Serait-ce un simple caprice ? Harry ne voyait pas d'autre explication, sinon celles qu'on lui cachait éventuellement. Il était tellement étrange que ce grand Mégalomane utilise toutes ses ressources pour un gamin à ses yeux plus chanceux que doué. Peut-être comptait-il se servir de lui comme appât ou monnaie d'échange avec Dumbledore ? Et ce dernier l'aimait-il suffisamment pour tomber dans le piège ?

Les mains disposées de part et d'autre de son café au lait, Harry lorgna tout juste la tasse qu'il avait intentionnellement délaissée sur un coin de table, pour Severus mine de rien, si ce dernier se décidait. Les mains à demi-emmitouflées dans les manches de son pull, ce dernier glissant légèrement à cause de sa silhouette menue -ayant encore perdu un kilo ces derniers temps à cause de longues nuits de cauchemars et de soucis accumulés.- lui donnaient un air particulièrement fragile. Pour autant, dans son regard perdu perçaient des éclats d'une détermination sans faille. Nul doute possible, il avait le regard et le caractère de Lily d'avantage que celui de James dont il n'avait fait que récupérer le courage. Or le courage impliquait justement de surpasser des craintes belles et bien existantes. Même en essayant de le cacher à ses proches qu'il estimait déjà trop impliqués au même titre que ces Aurors et volontaires, Harry était mort de peur.

Severus connaissait-il ce sentiment ? Présentement, à part son soupir las, rien ne laissait présager qu'il soit humain. Robot surdoué mais sans aucun sentiment, énonçant ces vérités que tous connaissaient sans réussir à les atteindre. Comment se mettre à la place de Voldemort pour trouver ses faiblesses ? Harry se savait incapable de s'imaginer heureux en tuant des moldus, encore moins de saisir pourquoi. S'ils avaient un début de vie semblable, Jedusor et le dernier des Potter n'avaient rien d'autres en commun.

Non loin, la tasse fumante solitaire attendait Severus ou un éventuel profiteur de passage. Quelqu'un finirait bien par la boire. Quelqu'un en terminerait un jour avec Voldemort. Chaque chose en son temps.

- Que feriez-vous ?

Et l'heure pour le monde de voir Harry suspendu au lèvres de son professeur honni avait sonné.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mer 6 Avr 2016 - 18:33

– Pensez-vous que Vold... Je veux dire, Vous-Savez-Qui mourrait si je... Mourrais ? Il a mon sang, j'ai une partie de sa magie. S'il est heureux, je souffre et vice-versa.

Hum, possible. Rogue ignorait encore pourquoi il y avait une connexion si forte entre eux deux, bien qu'il pense que Dumbledore, lui, devait déjà connaître la réponse à cette question. Qu'ils soient liés ou non à ce point-là, il y aura certainement une histoire de ce genre à régler, tôt ou tard. Severus croisa les bras, se demandant si on ne pouvait pas effectivement jouer là-dessus, avant de se dire que c'était impossible. Voilà des années qu'il travaillait afin de protéger ce gosse, jamais le directeur ne le lui aurait demandé si ce n'était que pour l'envoyer à la mort une fois la dernière bataille arrivée. Dans ce cas-là, à quoi bon l'éduquer ? Il suffirait de se contenter de le garder vivant dans un coin en attendant de l'utiliser, comme un vulgaire bout de viande qu'on jetterait aux lions d'une arène. Aaah, la tête que ferait sa chère Lily, si elle pouvait entendre ses pensées ! "Ton fils va simplement servir d'arme pour la guerre, ne t'indigne pas trop s'il montre trop tôt te rejoindre dans l'au-delà, surtout". Bah, avec Dumbledore et ses beaux et grands principes, il doutait franchement que ça puisse arriver. On ne prend pas autant de peine pour un gamin qui ne doit servir qu'à mourir au bon moment, Dumbledore se serait contenté de le cacher quelque part jusqu'à l'heure venue. Il y avait encore autre chose... Ce gain servira sans doute à autre chose.

– Et vous, vous avez réussi à penser comme lui ? Au moins, vous avez un point commun en me haïssant. Quel serait son point faible à part son envie de me mettre la main dessus ?

La peur, la haine, l'envie de pouvoir et de contrôle, l'obsession poussée à son paroxysme. Severus avait déjà passé autant de temps près de Voldemort qu'il en avait passé près de Dumbledore, jonglant entre ses deux vies et finissant par dissimuler pensées et sentiments à tout le monde par habitude et manie. "Un grand pouvoir amène de grandes responsabilités", comme se plaisait à répéter le vieux fou. Les deux étaient très puissants, ça ne faisait aucun doute, tous les deux pouvaient accomplir de très grandes choses, ils se ressemblaient sans doute plus qu'ils ne voulaient l'avouer. Comme les deux faces d'une même pièce de monnaie, si on pouvait parler ainsi. Rogue avait eu bien plus de mal à comprendre Dumbledore qu'il n'en avait eu à comprendre Voldemort, pour la simple et bonne raison que, dans le cas de ce dernier, il savait déjà tout ce qu'on pouvait penser et ressentir en ayant tellement soif de pouvoir et de reconnaissance. Il savait où cette soif pouvait vous amener, jusqu'à quelles extrémités vous pouviez partir. Voldemort n'était pas si difficile que cela à comprendre, son âme déchirée était plus aisée d'accès que bien d'autres. Severus avait pensé comme le Seigneur des Ténèbres une bonne partie de son existence... Potter ne connaissait pas cette ivresse qui s'emparait de votre esprit lorsqu'on approchait tant du véritable pouvoir.

– Que feriez-vous ?

– Le Seigneur des Ténèbres est terrifié par la mort, dit-il en croisant les bras. Il vous hait car vous pouvez être celui qui le tuera, c'est assez simple. Il recherche le pouvoir et la connaissance. Vous ignorez complètement ce qu'on peut ressentir lorsqu'on commence à s'aventurer dans les secrets de la magie noire, cette ivresse de puissance, cette envie d'en posséder toujours plus, la magie la plus sombre qui peut couler dans vos veines et vous faire devenir quelqu'un d'autre. Vol... Le Seigneur Noir sera toujours en quête de pouvoir, quoi qu'il arrive. Une fois qu'on touche à la magie noire, s'y plonger est très facile.

Il parlait en parfaite connaissance de cause, pour ce sujet, se perdre là-dedans était en effet très facile et simple. C'était cela qui l'avait si longtemps perdu, sa fascination pour ce monde des ténèbres, toujours aussi vive aujourd'hui, une fascination qui lui avait fait perdre Lily et tout le reste de son existence. Et pourtant, il ne pouvait pas s'en détacher, comme une drogue l'ayant tant empoisonné qu'il ne pouvait s'en défaire. Il eut une légère grimace, teintée de tristesse, de regret mais aussi de colère et de détermination. Il haussa un peu les épaules, retrouvant son air impassible habituel, prenant enfin la tasse fumante sur le bout de la table.

– J'ignore encore la nature de la connexion entre vous et lui. Vous suicider tout de suite ne le tuera pas, c'est certain. Dites-vous simplement qu'il est conduit par la peur et l'envie de pouvoir, ce sont ses seuls points faibles. Réussissez-vous à le comprendre au moins un peu ? Vous avez vu son journal, il y a trois ans, vous devriez mieux le connaître, surtout avec ce lien entre vous.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Lun 18 Avr 2016 - 13:16

Les mains disposées de part et d'autre de la tasse brûlante, Harry laissait la douce sensation de chaleur le pénétrer doucement. Cette dernière contrastait particulièrement avec le froid qui parcourait son dos depuis que Severus Rogue l'avait trouvé dans le couloirs. Par pics, ces derniers se languissaient dans son corps en toute confiance. Décidément le brun haïssait ces triturations mentales, lui c'était une personne de terrain, pas un pleurnicheur qui aimait entendre le trémolo de sa voix larmoyer sur son sort. Il comprenait mal les réactions d'un corps en émoi, que ce soit pour un événement très négatif ou positif. N'ayant ni le temps, ni l'aide pour, Harry était une machine vivante, un enfant guerrier, habitué à être sollicité pour l'extrême dès tout petit. La maltraitance puis le combat, s'arrêter, faire le point, se laisser rattraper par ses sentiments était une épreuve dont il n'avait pas l'habitude. Plus effrayante donc à ses yeux qu'un bon sort dans la figure. Et puis se retrouver face à Rogue n'aidait pas à s'ouvrir quand on était déjà renfermé et timide.

- Je comprends oui... Je crois. [/color]

Fit le Survivant d'une voix absente, concentrée comme tout le reste de son corps crispé sur la tasse. Aujourd'hui seulement, il prenait le temps de se plonger dans son propre esprit, avec pour seul lien avec l'extérieur, cette sensation de chaleur qui émanait de la tasse de chocolat chaud. Comme pour s'aider à revenir à la surface d'ailleurs, le brun en but une petite gorgée, trouvant sa force dans l'écoulement tiède et sucré qui chemina jusqu'à son estomac.

- Je ne cherche pas la gloire et... Au fond, je crois que la mort ne m'effraie pas.

S'il redoutait la souffrance de ses proches, ou même la sienne, soit l'intermédiaire entre la Grande Faucheuse et lui, Harry n'avait pas peur d'elle en personne. Il avait tant souffert qu'il était difficile d'imaginer que ce soit une chose aussi affreuse, et puis surtout, ses parents l'attendaient dans l'au-delà. En revanche, le sorcier restait terrorisé par ce qu'il laisserait derrière lui, et c'était surtout pour cela qu'il luttait. Peut-être parce qu'il était trop jeune pour dire au revoir à la vie également. Quoiqu'il en soit, c'était sans arrogance qu'Harry avait prononcé ces mots presque effrayants, augmentant l'incongru de la situation de part son ton calme, comme s'il venait d'annoncer le menu du soir. Jamais le sorcier se serait pensé aussi détaché et l'idée en soi l'inquiétait d'ailleurs.

- Je saisis oui, plus ou moins, mais pour parvenir à la pratique, il me manque encore beaucoup d'entraînement. Je dois continuer.

Fit-il en fronçant les sourcils au-dessus de sa tasse. Là dans l'instant, s'il suivait son habituel caractère impulsif, le brun quitterait la table pour courir dans une chambre vide travailler sa théorie ou sa pratique. Cela le sortirait au moins de son marasme intellectuel et il aurait l'impression de ne pas être inutile. Pour autant, encore fragile, le jeune sorcier s'efforça à rester, d'autant plus que la conversation avec Severus était intéressante. Oui, enfin, bien que ce soit un miracle qu'elle le soit, elle le serait d'avantage si l'homme avait répondu à ses précédentes questions. Mais bon, on ne forçait pas le maître des potions, aussi, le Survivant choisit prudemment une autre interrogation, tandis que Nez-Crochu prenait enfin sa tasse de café. Serait-il possible qu'il se... Détende ? Harry avait même cru voir une... Expression. Oui oui, une expression amorcée par une grimace qu'il qualifierait de triste sur le visage terreur de son professeur. Bien vite néanmoins, ce dernier avait retrouvé son masque. Bah, sans doute se l'était-il imaginé, vu son état du moment, pas étonnant avouons-le. Une vraie femmelette. Ou un gosse de 16 ans perdu, plus simplement, mais ça jamais Harry ne l'admettrait, beaucoup trop exigeant avec lui-même contrairement à ce que d'autres croyaient.

- Qu'est-ce qui vous a conduit à l'Ordre du Phénix ? Comment en êtes-vous venu à lutter ?

Demanda soudain Harry, admirant le courage de cet homme, qui contrairement à lui, avait eu le choix. Bien sûr, le caractère du Gryffondor, profondément juste l'aurait certainement poussé à finir aussi -si on ne prenait pas en compte son âge.- même sans y être obligé parce qu'un Mage Noir Mégalomane voulait sa mort, mais qu'en savait-il lui ? Au contraire, le Survivant ne se trouvait pas ce courage extrême, se demandant souvent s'il aurait eu la ténacité de maintenant s'il n'était pas aussi impliqué. Dans le cas de Rogue, Harry était particulièrement intrigué, car avouons-le, de prime abord, l'homme avait plus le profil d'un Mangemort qu'autre chose, comme le démontrait d'ailleurs la marque des ténèbres ceignant son bras.

[HJ: Je n'ai pas insisté sur la marque car je ne sais plus trop si Harry sait que Severus l'a à ce moment. Si je me trompe, pardon   j'effacerai]

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mer 11 Mai 2016 - 9:56

Que la mort ne l'effraie pas était plutôt une bonne nouvelle, dans sa situation, et curieusement, Rogue pouvait parfaitement le comprendre. Lui-même ne voyait plus cela comme une peur terrible, comme cela avait déjà été le cas il y a longtemps, c'était devenu pour lui un repos à obtenir après avoir achevé un long et pénible travail. La mort, oui, la mort qui approchait... Un an, deux ans, trois ans peut-être, on réfléchissait bien plus à la façon dont on devait vivre lorsqu'on savait que la durée de notre vie ne se pouvait déjà plus se compter en dizaines d'années. Rogue profita que le gamin méditait sur sa tasse pour laisser un sourire mélancolique étirer ses lèvres trop minces, sourire qui s'effaça lorsqu'il songea qu'il y en avait encore pour au moins deux ans avant qu'on ne voit arriver le fin de cette histoire, que Voldemort venait à peine de renaître. Buvant une autre gorgée, il tapota des doigts sur la tasse blanche, essayant de visualiser à quoi allaient ressembler les prochains mois. Il y avait plusieurs... détails, dont il devait s'assurer, afin que l'Ordre du Phénix ne tombe pas une fois de plus dans certains pièges grossiers, tout en les laissant tout de même se prendre des claques afin que les mangemorts ne soupçonnent pas sa véritable allégeance. Quelques personnes risquaient de souffrir dans les deux camps, durant les prochains mois.

Son regard se perdit un bref instant sur le liquide très noir, avant qu'il ne le termine vite fait. Parfois, il rêvait de la façon dont se serait déroulée son existence s'il avait fait d'autres choix... Déjà à Poudlard, pour commencer, ce qu'il aurait dû dire ou faire, les personnes qu'il aurait dû éviter de fréquenter, celles dont il aurait pu se rapprocher, les mots qu'il n'aurait jamais du lancer à Lily, ce jour-là, au cours de leur cinquième année, puis ce qu'il aurait dû faire ou non les années suivantes. Il perdait du temps à y réfléchir, c'est bien vrai, il ferait mieux d'arrêter, on virait sur le masochisme. Heureusement qu'il restait quelques plaisirs dans cette vie. Manipuler, il devait avouer qu'il adorait ça. Évoluer dans son propre univers en tirant les ficelles, déplacer les pièces dans l'ombre puis rire lorsqu'il en voyait certains s'agiter, l'insulter de tous les noms et se monter la tête en des centaines de plans et de supputations alors qu'aucun ne savait la vérité. Le pire était que, parfois, certains touchaient en plan de mille avant d'abandonner leur idée « trop insensée ». Rogue était convaincu que Rogue aussi, parfois, s'en amusait intérieurement, bien qu'il refusera toujours de l'avouer.

– Qu'est-ce qui vous a conduit à l'Ordre du Phénix ? Comment en êtes-vous venu à lutter ? 

Pardon ? Rogue eut un léger temps d'arrêt, haussant les sourcils, avant d'entrouvrir la bouche. Hum, voyons voir, il s'était conduit comme un Toutankhamon, avait blessé sa meilleure amie et l'avait insulté, avait traîné dans la boue des dizaines d'élèves, choisi de servir un serpent, puis il avait retourné sa veste avec une certaine brutalité lorsque le serpent en question avait menacé Lily. Il s'amuserait tellement à lancer ça à Potter, c'était bien dommage. Son visage se ferma à nouveau, sans expression, seuls ses yeux étaient parlant, il regrettait. Enfin, peu importe, il n'était pas du genre à se laisser décourager plus de vingt secondes d'affilée, tant habitué aujourd'hui qu'il avait l'impression d'avoir brûlé la plupart des sentiments propres au genre humain. Peut-être en ressentira-t-il certains à nouveau, dans un nouveau « sursaut », lors d'une situation compliquée qui reviendra sans crier gare. La réponse à la question de Potter tenait en deux mots : Amour, Regret. Il ne l'avouera jamais, ou peut-être lors de la dernière minute avant qu'il ne meure. Il posa une main sur son bras, là où était située la Marque, sans même y songer, serrant un peu, après avoir reposé la tasse.

– Vous le saurez quand je serai mort, finit-il par lâcher d'un ton sombre.

« Ce qui arrivera dans peu de temps, d'ailleurs, rassurez-vous », se retint-il de grincer à la suite, bien qu'un sourire un peu cynique lui échappa, bien malgré lui, sourire qu'il fit s'effacer presque aussitôt. Honnêtement, il aurait adoré voir la tête de ce gamin lorsqu'il apprendra ce qui s'était réellement passé, c'était dommage.

– Vous savez au moins que rien ne vous oblige à lutter vous-même ? Le seigneur des Ténèbres vous poursuit, soit, il suffirait de vous cacher pour lui échapper. Vous luttez car on vous a collé l'étiquette du Survivant, parce que vous pensez que c'est que tout le monde attend de vous, parce qu'il est déjà survenu des combats entre vous et lui. A un moment, il faudra savoir pourquoi vous luttez... Envie de vengeance pour votre famille, lutte pour ne pas décevoir vos amis ou encore autre chose.

Il fit une légère pause, songeant que ce serait tellement plus simple qu'il cesse de se mettre en permanence en danger, « Élu » ou pas, qu'il reste dans un coin et laisse les adultes s'occuper du reste. Lily en serait rassurée, depuis le ciel, et eux, en bas, cesseraient aussi de craindre qu'il ne provoque encore une catastrophe ou n'aille se jeter la tête la première dans les pires ennuis.

– Personne ne vous oblige à le faire.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Dim 26 Juin 2016 - 16:37

- Vous avez raison. Personne ne m'y oblige.

Souffla Harry, plus pour sa tasse de café que pour Rogue semblait-il, tant sa voix était basse. Ses yeux verts s'éteignirent un instant, alors qu'il entourait le récipient chaud de ses doigts, presque aussi fins que ceux de sa génitrice. En y regardant de plus près, au-delà de sa ressemblance frappante avec James, le brun ne portait pas que le regard de sa génitrice. Il y avait en lui de nombreux détails qui la rappelaient, comme sa constitution, fine pour un garçon de son âge, ses traits plus délicats que ceux de son père sans évidemment arriver à quelque chose de féminin-jamais Harry n'avait été androgyne.- et cet amour viscéral. Comme Lily, le Survivant était près à tout pour sa famille, possédant ce même sens du sacrifice qui l'avait poussé à se jeter devant son berceau pour supplier Voldemort. A une différence près, le Gryffondor ne se voyait absolument pas se mettre à genoux devant son bourreau, leur bourreau.

- Mais il y a bien quelque chose qui m'y force. Des choses... Non, pas la vengeance, c'est un sentiment très fort oui, un bon carburant jusqu'à ce qu'on se brûle soi-même avec. L'Amour est plus stable et fidèle. Alors je vais continuer, pour protéger ma famille, mes amis, et au nom de la justice.

ça sonnait cliché ? Oui, probablement, mais comment lui en vouloir ? La vie entière du Survivant l'était, un véritable roman dramatique où s'enchaînaient les périphéries et ou le héros malgré lui devait l'emporter contre un despote qui avait tout pour le vaincre, sauf l'amour, l'amitié et le désir de justice. De toutes façons, déjà vues ou pas, les convictions du brun étaient sincères quoiqu'enfouies par moments, il avait fallu que Severus l'interroge pour les faire ressurgir.

- Si j'arrête de lutter, d'autres gens plus courageux et plus expérimentés que moi continueraient, mais... J'ai une espèce de sensation qui me dit qu'en plus de le vouloir, je dois le faire, je ne peux pas m'y soustraire.

Ils étaient trop liés. Bien que ce soit impossible seul, Harry sentait intimement qu'il devait être là le jour de la chute de Voldemort, s'il arrivait. Ce serait à lui de l'achever, lui mettre les menottes aux mains pensait-il naïvement. Sans doute n'était-ce pas vrai, être mégalomane n'était pas dans sa nature, mais pour rester "lui", pour conserver la ligne directrice de ses valeurs, le Gryffondor ne pouvait pas se retirer, sans quoi, le Mage Noir serait déjà parvenu à le tuer.

- C'est un peu comme pour vous. Personne ne vous oblige à le faire.

Fit le jeune sorcier en reprenant intentionnellement les mots de son professeur, pas du tout satisfait par sa précédente réponse. En était-ce vraiment une d'ailleurs "vous le saurez quand je serai mort ?". Trop facile.

- Encore moins... L'Amour ou la peur de décevoir... Vos amis.

Rogue avait choisi d'être seul, de s'isoler dans son sarcasme et son cynisme, alors le Survivant n'avait aucune pitié pour lui. Certes; il connaissait le passé -ou tout du moins un petit pan- de l'adulte à cause de leurs cours d'Occlumentie, mais rien n'excusait son attitude. Lui aussi avait été frappé toute son enfance, par ceux de son quartier de prime abord, de son école ensuite et tout ça à cause de sa propre famille qui l'avait condamné à ce rôle de victime permanente: les Dursley. Pour autant le garçon avait essayé de s'intégrer à Poudlard dès le début. Il avait connu beaucoup de revers, sa célébrité lui interdisant le beau rôle de l'anonyme qui se présente en décidant plus ou moins de sa réputation, sans parler du ministère l'ayant bafoué par deux fois, faisant de lui un paria auprès de ces gens qui n'apprennent pas. Alors non, Severus n'avait aucune excuse pour s'extraire du groupe du Phénix de la sorte. S'il n'avait pas été aussi méchant, probablement aurait-il été accueilli à bras ouvert par Tonks ou encore le doux Lupin. Aujourd'hui, Harry avait la sensation qu'y compris Molly Weasley, maman poule de l'Ordre, se méfiait du professeur, mais ce pouvait être une sensation dû à ses propres réserves quant à l'homme.

Au fond, le brun admirait son professeur, même s'il faudrait plus qu'un Avada Kedavra-y compris un qui fonctionne- pour le lui faire avouer. Machiner dans son coin, supporter la solitude, échanger des mots acerbes avec quiconque croisé dans le couloir. Ce devait être épuisant et déprimant ! Lui-même était solitaire, plutôt secret, et pourtant jamais il ne pourrait se passer des regards amicaux de Ron, d'Hermione ou de ceux de l'Ordre. Il savait que nombre de ces derniers seraient ravis de le voir stopper son combat pour le protéger, le couver, mais de la même manière Harry luttait pour les écarter du danger. Veiller les uns sur les autres, c'était un peu ça le leit-motiv de l'Ordre, de cette grande famille de laquelle s'excluait seul Rogue.

- N'est-ce pas un peu fatigant parfois d'avoir le rôle d'ennemi permanent ?

Demanda Harry sans trace de méchanceté, de moquerie ni même d'ironie aucune. Cela dit, lui ignorait l'ironie justement qui perçait dans sa question. Evidemment, il ne savait absolument rien de la situation véritable de l'ex-Mangemort. Cela dit, vu son tempérament, sans doute l'adolescent lui aurait servi le même discours. On pouvait jouer les taupes, ça n'empêchait pas de traiter ses élèves normalement,  y y compris pour endormir les consciences logiquement, car présentement Cheveux-Gras avait une belle tête de coupable. Bon sang, pourquoi se martyrisait-il ainsi ? Les autres ne le tueraient pas pourtant, la preuve, n'étaient-ils pas en train de déguster un café et un chocolat chaud ensemble ? Bon, certes, Harry se raidissait au fur et à mesure qu'il osait, et Rogue conservait son air... Rogue. Mais ils conversaient au moins.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Dim 3 Juil 2016 - 13:24

Tiens donc, le petit était donc conscient que personne ne lui mettait le couteau sous la gorge… Bien qu’il était tout de même « obligé », d’une certaine façon. Une fois engagé dans une voie aussi dure, il n’y avait plus de moyen de faire demi-tour ou de se rétracter, c’était vrai, bien que Rogue ait encore du mal à l’admettre, et ce même s’il en faisait les frais à chaque jour passé sur cette terre. Il fit un peu tourner sa tasse vide entre ses mains froides, blanchâtres, presque osseuses, des mains qu’on ne pouvait imaginer serrer quelqu’un pour lui apporter de la chaleur. La première et dernière fois que Severus avait serré une personne dans ses bras, il s’agissait du corps sans vie de son amie d’enfance. Le froid de son corps s’était comme communiqué à celui de Rogue et ne l’avait plus quitté depuis, renforçant ce côté glacial qu’il avait toujours porté en lui, depuis sa naissance même. Il ne donnait guère envie de le câliner ou même de s’approcher, toute son apparence était faite pour repousser. Parfois, c’était amusant et cela lui servait. L’apparence était un outil, aujourd’hui, pour Severus, là où elle avait été un complexe durant sa jeunesse. Ses yeux noirs se détachèrent de la tasse pour voler sur cette cuisine froide et peu accueillante, où rien ne donnait envie de s’y attarder. Même le plus magnifique des paysages était semblable à cet endroit, à ses yeux, il ne trouvait plus rien de beau, plus aucune couleur valant la peine d’être admirée.

– Mais il y a bien quelque chose qui m'y force. Des choses... Non, pas la vengeance, c'est un sentiment très fort oui, un bon carburant jusqu'à ce qu'on se brûle soi-même avec. L'Amour est plus stable et fidèle. Alors je vais continuer, pour protéger ma famille, mes amis, et au nom de la justice.

La vengeance qui pouvait vous détruire ? Exact, toutefois, on pouvait en être conscient et s’en nourrir tout de même jusqu’à la fin. Severus n’avait désormais plus rien de précieux à perdre, même sa propre vie l’indifférait, alors à quoi bon se priver des ressources offertes par l’envie de la vengeance ? Par l’amertume et la colère ? Le remord, le regret, la haine ? Une bonne dose de courage accompagnée d’un bon grain de folie et de beaucoup de colère, mêlée à du regret. Voilà bien les derniers sentiments ayant survécus en lui, tout le reste avait été rongé, détruit, brûlé. Son amour pour Lily restait un sentiment enfermé au fin fond de son âme et auquel personne n’avait jamais eu accès. Seul Dumbledore savait cette vérité, personne d’autre ne pourrait simplement le soupçonner. Potter continuait de lui affirmer qu’il devait faire, que ce n’était plus un choix. Sa mère devait sûrement se ronger les sangs depuis le ciel à entendre ça. C’était inique, ce gamin ne connaissait même pas la moitié de la vérité à propos de la mort de sa famille, de la prophétie, de lui-même, de tout et pourtant, il était convaincu au plus profond de ses os qu’il devait combattre. Il partait en étant sourd et aveugle, n’ayant absolument aucune idée de ce qu’il devra affronter réellement. Il ignorait tout du Seigneur des Ténèbres, il ne l’avait jamais côtoyé plus d’une heure et ne pouvait savoir qui il était et donc trouver la façon de le détruire. D’autant plus avec Dumbledore qui refusait toujours – bêtement – de lui révéler quoi que ce soit.

– C'est un peu comme pour vous. Personne ne vous oblige à le faire. Encore moins... L'Amour ou la peur de décevoir... Vos amis.

Severus serra les mains sur sa tasse de café si fort qu’il aurait pu le briser en un seul instant, et ce bien qu’il reste, extérieurement, parfaitement impassible, l’expression indéchiffrable. Plus que la colère ou le regret, c’était présentement l’ironie flagrante qui lui donnait envie de rire ou de hurler. De partir dans un fou rire hystérique et grinçant, de hurler à ce gamin mal coiffé qu’il n’y connaissait absolument rien et qu’il en pouvait même rien imaginer. Il connaissait la loyauté, cet amour inconditionnel qu’on pouvait avoir envers ceux que l’on souhaitait protéger et préserver. Mais que savait-il du véritable amour ?! Que savait-il, sinon ses petites histoires d’adolescents en proie aux crises d’hormones ?! Il ne savait rien de l’amour qu’on pouvait éprouver pour une femme, de cet attachement qui se tissait, qui se renforçait avec les années, de ce lien que vous preniez d’abord pour une simple amitié et qui devenait peu à peu le souffle vous permettant de vivre, puis de survivre. Dumbledore ne cessait de répéter que l’Amour était le plus beau des moteurs et qu’il permettait à chacun d’avancer avec force – à la seule exception de Voldemort – et qu’il vous donnait la résistance nécessaire. Une vision aussi belle qu’elle était cynique. L’Amour pouvait vous détruire tout aussi bien que la Vengeance elle-même, les deux n’étant que des passions destructrices vous dévorant tout entier dès lors qu’on en effleurait le cœur.

Ce gamin ne commençait qu’à peine à comprendre tout cela. Il était là, assis dans cette cuisine immonde à méditer sur sa tasse, s’intéressant à des sentiments qu’il n’était pas encore en mesure de comprendre, pensant que l’attachement et l’amour étaient semblables, tout comme la colère se rapprochait de la haine pure. C’était ridicule. Tant qu’il en sera pas vraiment entré sur le champ de bataille, qu’il n’aura pas vu les conséquences du mal bien en face, il ne pourra encore qu’imaginer. Enfin, patience… patience, oui, cela viendra bien plus vite qu’ils ne le croyaient tous. Maintenant que le Seigneur des Ténèbres était revenu, reconstituait ses forces et son armée, il en restait qu’une poignée de jour avant que les plus noires horreurs ne reviennent en force. L’Ordre du Phénix sous-estimait « l’arme » qu’il voulait obtenir au Ministère. C’était un tel point faible… L’autre idiote de voyante de voyante était en sécurité à Poudlard, en revanche, la prophétie du Ministère restait relativement accessible. Rogue reposa avec lenteur la tasse dans l’évier non loin, ne conservant son air froid et distant que par la plus pure force de l’habitude. Personne ne l’obligeait à combattre, pensait le gamin ? Oh si… Il s’y obligeait lui-même, pour le moment. Voir Voldemort détruit était devenu sa toute dernière raison de vivre. Une fois le motif de votre vengeance disparu, que faire ensuite ? Il ne restera rien. Simplement du vide.

– N'est-ce pas un peu fatigant parfois d'avoir le rôle d'ennemi permanent ?

– N’est-ce pas un peu fatiguant parfois d’avoir le rôle du brave petit héros permanent n’ayant pas le droit à la moindre erreur ?

Il y a des centaines de choses que Rogue aurait pu lui répondre… Qu’il agissait ainsi par regret, qu’il avait aimé sa mère, Lily, qu’ils étaient même des amis d’enfance, qu’il travaillait pour Dumbledore après avoir indirectement attiré la haine de Voldemort contre la famille Potter, qu’il risquait sa vie pour sauver celle de ce gosse binoclard parce qu’il n’avait pu sauver celle de sa mère et qu’il ne refera pas deux fois la même erreur. Il pourrait aussi lui dire qu’il ne savait encore rien mais ce n’était qu’une question de temps, qu’il n’était pas assez entraîné, encore trop naïf et inconscient, se jetant dans tous les pièges dressés sur son chemin sans réfléchir une seule petite seconde, qu’il était manipulable à un point incroyable et incapable de voir au-delà des apparences, qu’il serait déjà mort deux ou trois sans l’aide de ses amis ou Dumbledore, qu’il suivait un chemin sans même savoir où il se rendait, qu’il devait encore réaliser qu’il ne sortira pas de ce combat vivant, même s’il parvenait à prendre la vie de Voldemort au passage, qu’il… Enfin… Rester seul avait aussi ses avantages. Severus s’ouvrait à Dumbledore, mais sinon cela, il n’avait des comptes à rendre qu’à lui-même. Peu importe la façon dont il agissait et ce qu’il pouvait accomplir ou dire, personne n’avait à lui demander de se justifier. Il traçait sa route et savait qu’elle le mènera à la mort, lorsque la guerre touchera à sa fin. L’isolement signifiait aussi que personne ne viendra vous pleurer. Rogue frémissait d’horreur à imaginer quelqu’un venir chialer sur sa tombe.

– Vous croyez l’amour plus « stable et fidèle » que la vengeance ? dit-il en ne pouvant empêcher, cette fois, un sourire fin et blasé se dessiner sur ses lèvres minces. Aucune passion n’est stable, que ce soit la colère ou l’amour, se détruire avec est facile. Vous n’avez pas encore idée de ce que vous devrez affronter, vous êtes trop jeune, « Élu » ou pas. Une fois n’est pas coutume, je suis d’accord avec Black lorsqu’il vous dit de rester prudent.

Avouer ça manqua bien de lui arracher la langue au passage, enfin soit, c’était vrai. L’une des rares paroles sincères que Rogue puisse se permettre au cours de cette conversation… Il avait le sentiment de ne pouvoir être honnête avec personne sur cette terre, hormis le vieux fou barbu. Tellement renfermé, tellement distant, son passé si bien enfoui et cadenassé, son lui véritable étouffé sous le masque qu’il portait en permanence, il ne pouvait simplement pas être sincère ou honnête avec qui que ce soit, bien que des paroles véridiques ou justes sortent parfois.

– Peu importe, après tout, ajouta-t-il d’un ton neutre. Vous grandirez assez vite. Vous vous posez beaucoup trop de questions…

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Jeu 21 Juil 2016 - 10:25

- A vrai dire, c'est épuisant.

Un sourire sarcastique nuancé de fatigue tira les traits de Harry. Il avait parfaitement conscience de ce rôle que les gens attendaient de lui et qui ne lui collait pas tant que ça à la peau. Bien qu'altruiste et courageux, l'adolescent était probablement plus instable, plus blessé que n'importe lequel de ces gens qui exigeait de son être le rôle du gentil héros blanc. Sa chemise par ailleurs étaient tâchée de sang, son cheval plus vieux que la vieille Rocinante de Don Quichotte, et si la folie ainsi que la notion de sacrifice étaient loin d'être entamées, ce n'était pas le cas de son optimisme. Harry se rappelait vaguement l'avoir été. Il avait d'ailleurs encore des phases de ce genre mais toujours plus brèves, étouffées par la réalité, comme celle que lui imposait désormais Rogue en cet instant. Trop jeune ? Il l'était, de la même manière que ce bon Quichotte était trop vieux, lui, pour tout. Pour la guerre, pour l'amour, pour philosopher ou regarder en arrière un passif cependant aussi long que celui de certains vétérans. Il nageait entre deux mondes, égaré, sans vraiment savoir que faire malgré sa volonté.

- Je n'ai surtout pas beaucoup de temps.

Avoua l'adolescent. Grandir assez vite disait le quadragénaire ? Il était comme un clone, condamné à naître presque adulte et à mourir jeune. La maltraitance incluant coups et famine, la guerre, la mort, il ne manquait guère plus que la maladie à son palmarès. Souriant avec un sarcasme inédit de sa part l'espace d'une seconde, le sorcier adoucit malgré lui le fil de ses pensées. Il ne pouvait pas se laisser transporter par l'amertume. Finir comme Rogue, isolé de tous et grognon n'était pas son but, même si pour certaines choses, le Survivant l'admirait. Bien sûr, il ne le dirait jamais, surtout pas, y compris sous la torture, mais effectivement, sous ses cheveux gras, son cher aîné possédait un cerveau bien irrigué, et ses conseils étaient utiles, sans parler de sa fine analyse. Sous certains aspect, Severus le connaissait mieux que ses amis.

- Selon vous, comment devrais-je faire pour mieux connaître ce que j'affronte ? Le seul moyen de m'en approcher est de le laisser entrer dans ma tête. Or nous savons tous les deux que c'est à double tranchant.

Il y avait une époque où Harry était totalement partisan de jouer, même si la douleur le faisait parfois s'évanouir. Hermione avait tout lu sur Voldemort, elle lui avait conseillé d'arrêter ce petit jeu d'échanges d'informations, sachant que sa santé en pâtirait mais que les plans de l'Ordre pouvait aussi être dévoilés au Mage Noir. Depuis, le Gryffondor se montrait légèrement plus prudent à ce propos. Néanmoins, sa meilleure amie elle-même se contredisait parfois, l'encourageant à pratiquer d'avantage l'Occlumentie tout en attendant fiévreusement les dernières nouvelles dévoilées au sein de ses cauchemars. Que fallait-il faire ?

- Lui et moi avons des points communs, c'est juste qu'il a choisi la voie de la colère.

Résuma l'adolescent qui se souvenait avoir reçu un choc électrique lorsqu'il avait découvert le passé de Tom Jedusor ressemblant étrangement au sien. Le plus frappant toutefois était Severus. Ils étaient si pareils, à une génération près. Harry savait que son père se serait moqué de lui pourvu qu'ils aient grandi ensemble et qu'il ne soit pas son fils. Au fond, le peu que lui avait dévoilé Rogue sans le vouloir lors de leurs cours d'occlumentie l'avait dégoûté, rendu haineux envers son géniteur dont il avait déchiqueté la photo avec Leila sur le terrain de Quidditch. Bien sûr, ce n'était ni le moment et ce ne le serait probablement jamais pour s'en ouvrir au principal intéressé.

- Je suis prêt à tout pour me préparer et m'améliorer.

Avoua enfin Harry, se rappelant malheureusement de ses cours d'occlumentie peu fameux. Si seulement Severus avait eu à charge de l'entraîner en défense contre les forces du mal. Comme toujours il se serait donné à fond, mais aurait surtout été moins ridicule que dans la matière étudiée avec son aîné. La magie de l'esprit, tordue et revêche n'était pas faite pour lui. Harry était quelqu'un qui s'épanouissait sur le terrain, déployant une puissance magique certaine dont il n'avait même pas conscience, alors que ces tours de passe passe ne lui seyaient pas vraiment. Sans doute parce qu'il n'était pas équilibré lui-même, se connaissait mal et peinait à ranger ses souvenirs pour mieux les sauvegarder... Ou que ses professeurs -Rogue et Voldemort malgré lui- étaient aussi puissants que peu patients.

- On ne va pas se mentir, je suis nul en Occlumentie mais vous êtes aussi prof de défense contre les forces du mal. J'ai pris des cours avec le professeur Lupin. Vous pourriez m'enseigner. Je sais que vous ne m'épargnerez pas, et c'est précisément ce dont j'ai besoin.

Harry peinait à croire ce qu'il venait de dire. Passer plus de temps avec Rogue ? Et lui permettre de lui jeter des sorts. Il devait être cinglé, vraiment désespéré, ou simplement conscient du talent de son ainé, en magie et en haine.

- ça n'a pas été trop dur de quitter les rangs de Vol... Vous savez-qui ?

Demanda-t-il soudain, rongé par la question depuis probablement plus longtemps qu'il ne le pensait.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mer 27 Juil 2016 - 15:21

– Selon vous, comment devrais-je faire pour mieux connaître ce que j'affronte ? Le seul moyen de m'en approcher est de le laisser entrer dans ma tête. Or nous savons tous les deux que c'est à double tranchant.

– Inutile d’entrer dans la tête des autres pour apprendre à les connaître, grinça Rogue d’un ton maussade.

Merci au ciel pour cela, d’ailleurs, car Rogue n’aurait vraiment pas aimé devoir entrer dans la tête de ce gamin mal coiffé, naïf, inconscient et horriblement manipulable pour apprendre à le connaître, l’expérience l’aurait rendu dingue. Il existait bien des moyens plus doux, plus tranquilles, en quelques sortes, quoi que plus long. Pour commencer, observer le comportement, jour après jour, comparer les réactions dans des situations diverses et soumis à des émotions variées, comme la joie, le stress, la peur, la panique, la détermination, la colère et encore d’autres. Partager ses opinions sur la personne avec d’autre, analyser le tout seul, avec une autre personne, comparer, dissocier les avis, faire des hypothèses, et enfin mettre en place divers tests pour les vérifier. Provoquer la personne, la pousser à bout, observer ses réactions, noter la façon dont elle vous répond après certaines remarques. Bien sûr, Potter ne pouvait faire tout cela avec Voldemort… Du moins, il ne pourra pas le faire tant que Dumbledore n’aura pas accepté l’idée que quinze ou pas, trop jeune ou pas, trop naïf ou pas ou peu importe, il devait apprendre maintenant à se défendre ! Et apprendre à connaître ses ennemis. Le vieux barbu le voyait encore comme un petit garçon, et oui, sans doute en était-il encore un, au fond, sans doute était-il encore un enfant confronté à des responsabilités trop grosses pour lui. Et alors ? De toute façon, c’était comme ça et personne ne pouvait y changer quoi que ce soit, alors autant lui apprendre ce qu’il fallait, quinze ou pas quinze ans.

Même si le gosse reconnaissait avoir quelques points communs avec son bourreau attitré, cela ne devait pas l’amener à avoir la moindre compassion pour lui pour autant. Pas de faiblesse ni d’erreur à commettre face à Voldemort, le moindre faux pas vous conduisait à tombe, sans possibilité de revenir en arrière. Il ne devait que s’efforcer de le connaître le plus possible, en gardant ses distances. Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus proches. Rogue était un des mangemorts les plus proches de Voldemort et celui qui avait le plus de haine envers lui. Le gamin ajouta qu’il était prêt à tout pour se préparer et s’améliorer, faisant légèrement hausser les sourcils à Severus. Noble sentiment, hélas, il n’existait aucune formation au monde pour se préparer à la mort de nos amis et des personnes qu’on aime, même en sachant le danger pesant sur elle. C’était le plus important à apprendre lors d’une guerre et pourtant, personne ne pouvait s’y préparer. Potter ignorait encore la haine… La haine qui pourra le saisir si facilement si un de ses amis mourrait devant lui et qu’il ait été impuissant à les protéger. Qu’il prie pour ne jamais être confronté à cela, bien que ce soir très peu probable. Rogue ne souhaitait ça à personne, même pas à ce mioche. D’un certain côté, être aussi peu sensible que Voldemort offrait un avantage, cela écartait la souffrance qu’amenait la perte de l’amour.

– On ne va pas se mentir, je suis nul en Occlumentie mais vous êtes aussi prof de défense contre les forces du mal. J'ai pris des cours avec le professeur Lupin. Vous pourriez m'enseigner. Je sais que vous ne m'épargnerez pas, et c'est précisément ce dont j'ai besoin.

Severus vérifia par pur réflexe qu’il n’y avait personne dans la pièce pour jeter l’impérium au gamin et le faire parler comme ça. Il venait de… lui demander de lui donner cours ?! Il était devenu fou ?! Ou bien Severus avait reçu un sale coup sur la tête et rêvait toute cette conversation. Ce gosse venait déjà à reculons aux cours de potions et comme il l’avait si bien souligné, ses cours privés d’occlumencie s’étaient soldés par un échec lamentable. Alors pourquoi voudrait-il en rajouter, recommencer ? Même si la matière était relativement différente, quoi que les deux se rejoignent parfaitement, cela restait… Rogue n’avait même pas répondu, sur le moment, bien trop occupé à digérer le choc de cette demande. Oui, il voulait que le gosse se prépare dès maintenant à ce qu’il devra affronter, cependant, il avait surtout songé à ce que Dumbledore lui-même s’en charge, personnellement. Pas lui. Il n’était pas patient, professeur ou pas, et surtout pas doux ou pédagogue, adepte d’un apprentissage rapide et à la dure dès lors qu’il fallait se préparer au pire, n’admettant pas qu’une personne ne recommence pas aussitôt après avoir échoué, quitte à y passer des heures ou des jours entiers. Il n’était pas fait pour être un véritable enseignant, même si le destin et son humour particulier avaient fait en sorte qu’il le soit. Rogue n’aurait jamais songé à la voie professorale sans Dumbledore.

– ça n'a pas été trop dur de quitter les rangs de Vol... Vous savez-qui ?

– Dur, répéta-t-il d’un ton glacial.

Un bref éclat de rire autant cynique que douloureux lui échappa, avant qu’il ne puisse se contrôler. Dur ! Il avait supplié Voldemort à genoux de ne pas tuer Lily, avait pleuré comme un enfant en la trouvant morte, s’était maudit durant des jours, il avait traîné comme une véritable loque, hurlé comme un possédé, passé deux semaines infernales sans plus rien avoir d’humain, avant d’accepter finalement le nouvel homme qu’il était devenu, après son échec. Un homme ayant brûlé une partie de ses sentiments, un homme fatigué, sans plus aucune envie ni désir, plus d’avenir, et un seul rêve de vengeance. Une ultime et dernière raison de vivre, protéger ce gosse jusqu’à la fin, car Dumbledore avait toujours su que Voldemort reviendra. Et lorsque ce sera enfin terminé, lorsque le mage noir aura enfin été mis à bas, alors Severus mourra à son tour. Ce sera fini, sa dernière raison de vivre, de survivre, aura disparu. Il revint à la réalité après un moment, réalisant qu’il était resté deux ou trois minutes à fixer le vide en arborant une tête dévoilant toute la haine, l’amertume et le vide qu’il pouvait toujours ressentir, même après des années. Reprenant son air habituel, il jeta un coup d’œil au gamin mal coiffé, toujours frustré que le vieillard ne se soit toujours pas donné la peine de lui donner ces fameux cours. Pas comme s’il était promis à affronter un des mages noirs les plus puissants que cette terre ait jamais porté, après tout.

– Pourquoi voulez-vous que je vous enseigne ça ? reprit-il, appuyé contre le meuble derrière lui. Je trouverai plus logique que vous vous adressiez à Lupin, justement, ou à d’autres. La magie que j’ai le plus étudié ne s’apprend pas sur les bancs de Poudlard… Oui, il faut vous préparer, cela, c’est évident.

Il s’interrompit assez brusquement avant de lancer d’une voix amère que le vieux barbu cinglé ferait peut-être bien de s’y mettre, grinçant des dents puis agita sa baguette pour nettoyer la tasse dans l’évier, détournant le regard. Il n’aimait pas regarder ce gosse lorsqu’il avait cet air là, cela lui rappelait beaucoup trop Lily.

– Que voulez-vous apprendre au juste ?

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mar 30 Aoû 2016 - 23:53

[HJ: Désolé du retard En plus je trouve la réponse vraiment bof :/ ]

- Premièrement, je ne pense pas que Vous-savez-qui utilise la magie des bancs de l'école, justement

Reprit Harry, le regard dur quoique non agressif. Il ne cilla pas une seconde quitte à sentir ses yeux commencer à le brûler, ou alors était-ce celui de Severus, noir comme la nuit qui lui faisait cet effet.

- Deuxièmement parce que le professeur Lupin m'épargnerais.

Il était évident que le Gryffondor préférait Remus, toutefois le gentil loup-garou aux vêtements mités aurait tendance à sortir du chocolat de ses poches trouées au lieu d'achever le travail. Ce dont avait besoin Harry dans sa vie quotidienne, soit un peu plus d'amour, ne comptait absolument pas en ce moment. Si l'idée était de survivre une fois encore, il lui faudrait faire face à quelqu'un comme Rogue, probablement capable de lui faire saigner la seconde narine après avoir réussi avec la première.

- Troisièmement, votre amour pour moi est celui qui se rapproche le plus qu'a celui de Vous-Savez-Qui pour moi. Une mise en situation plutôt réaliste, non ?

Haussant un sourcil, le jeune sorcier ne put empêcher un léger sourire voyou d'étirer ses lèvres, lui donnant un petit air de James Potter le rendant d'autant plus détestable aux yeux de son potentiel mentor. D'avance déjà, le brun se sentait aussi fatigué qu'effrayé à l'idée de faire face à Cheveux-Gras qu'il savait excellent en duel, néanmoins il n'avait pas le choix à défaut d'en avoir envie. Intérieurement après avoir prononcé ces quelques mots, le Survivant ne pouvait s'empêcher de se demander encore et toujours pourquoi la haine de Rogue à son égard ressemblait autant à celle qu'éprouvait Voldemort à son égard. Et dire que pour ce dernier, le constat restait compréhensible, presque excusable. Mais à Cheveux-Gras, Harry ne lui avait jamais rien fait, sinon poser ses grands yeux verts sur lui avant que ceux-ci ne disparaissent sous le choixpeau. Il se mordit toutefois les lèvres devinant après avoir déjà posé la question une fois que Rogue ne lui répondrait pas. Sans doute Harry mourrait-il -et peut-être plus tôt que prévu.-sans jamais connaitre la raison, si tenté qu'il y en ait une.

- Pour vous, c'est l'occasion de ne pas retenir vos coups, et de vous... Amuser. Vous en mourrez d'envie chaque fois que vous me voyez. C'est vrai au fond, vous avez raison, pas besoin d'entrer dans la tête des gens pour savoir ce qu'ils pensent.

Fit-il d'un ton plus amer qu'il ne l'aurait cru. L'attitude de Rogue n'allait pas jusqu'à le blesser, mais elle l'intriguait voir le peinait.

- Alors qu'en dites-vous ?

Demanda le Survivant en ayant l'impression que donner sa baguette magique à Voldemort tout en lui conseillant un sortilège d'assassinat plus fiable que l'Avada Kedavra reviendrait plus ou moins au même.

- J'aimerais apprendre tout ce qui pourrait augmenter mes chances face à Lui, ce qui me serait nécessaire selon vous. Vous avez l'expérience, je suis prêt à vous écouter.


Présentement, Harry venait de reprendre la baguette des doigts blafards de Voldemort pour se lancer lui-même le sortilège final... Après avoir observé la tasse se nettoyer seule dans l'évier; ses yeux glissèrent sur Rogue sans savoir s'il avait réellement à accrocher son regard d'onyx. De nouveau son regard ressemblait à celui de Lily, déterminé avec une once de chagrin. Oui, il était triste d'en arriver là, à cette violence comme premier pas pour rétablir la paix.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mer 7 Sep 2016 - 9:04

[HJ : C'est bien, ne t'en fais pas.^^]

– Premièrement, je ne pense pas que Vous-savez-qui utilise la magie des bancs de l'école, justement. Deuxièmement parce que le professeur Lupin m'épargnerais.

Merlin, il était sérieux. Severus en resta complètement saisi un bref instant, même s'il ne le dévoilait pas, se retenant de toutes ses forces de ne pas lui lancer un contre-sort, au cas où il était victime d'un maléfice de confusion, qui lui ferait faire et dire n'importe quoi. On parlait de Potter, là ! Alias le gamin binoclard, naïf, mal coiffé, complètement inconscient, avec une chance infernale étant donné qu'il était toujours en vie à l'heure actuelle, le gamin que Severus ne se gênait pas pour martyriser et enfoncer depuis le toute premier cours qu'il lui avait donné, ce gamin-là lui demandait des cours particuliers en défense contre les Forces du Mal ! Situation parfaitement inédite dans toute sa carrière involontaire de professeur et qu'il en reverra très probablement jamais,s oit dit en passant. Incroyable... Surtout venant de ce gamin, il y avait de quoi vous choquer profondément. Rogue croisa les bras avec lenteur, se retenant de relâcher un long soupir à moitié désespéré, en songeant que le vieux fou aurait dû lui proposer ça depuis des mois, des cours pour apprendre à se défendre. A se battre. Car oui, inutile de se jeter de la poudre aux yeux, apprendre simplement à se défendre ne suffira pas, très loin de là. Comment fera-t-il en combat singulier ou dans une course-poursuite s'il se contentait de se défendre ? Avec ça, contrairement à ce qu'on pouvait penser, les sorts les plus simples étaient souvent les plus efficaces.

– Troisièmement, votre amour pour moi est celui qui se rapproche le plus qu'a celui de Vous-Savez-Qui pour moi. Une mise en situation plutôt réaliste, non ?

Humph. Severus serra un peu les mains en voyant la tête d'ahuri qu'il afficha ensuite, il devrait éviter de sourire comme ça, cela lui donnait un air encore plus vulnérable et fragile qu'il ne l'avait déjà. Cela dit, même si ça pouvait le desservir dans pas mal de situation, la tête qu'il affichera ne changera strictement rien une fois qu'il sera face à Voldemort, car après tout, lorsqu'on voulait la mort de quelqu'un par-dessus tout, on se moquait bien de ses mimiques, ses supplications, ses gestes et il ne savait quoi encore. Severus se pinça un peu les lèvres en réfléchissant, tapotant des doigts contre son bras. Il n'aurait pas cru que le gamin en était arrivé à un niveau de désespoir suffisamment profond pour lui demander ça. Et en supposant que ça se fasse, comment mettre en pratique ? Des sorts pour lutter contre Voldemort, soit... Potter devait se remémorer pas mal de maléfices et sortilèges de base, comme le charme du bouclier par exemple, et pour le reste ? Des sorts puissants et efficaces pour se défendre, il y en avat, aucun problème là-dessus, restait qu'il ne pouvait décemment pas les lui enseigner. De un, parce qu'il était encore trop jeune pour avoir la puissance nécessaire, de deux, car la plupart d'entre eux requéraient un état d'esprit particulier dont Severus doutait très franchement que le gamin soit capable de l'obtenir. Un des exemples le plus probant était sans doute le sortilège Doloris, où il fallait vraiment désirer la souffrance de l'autre pour que ce soit possible. Même constat pour les deux autres sortilèges impardonnables, sans le désir absolu de contrôle et celui de mort, impossible de les lancer. Il y avait bien des personnes qui étaient incapables de tuer et qui ne maîtriseront absolument jamais l'avada kedavra.

– Pour vous, c'est l'occasion de ne pas retenir vos coups, et de vous... Amuser. Vous en mourrez d'envie chaque fois que vous me voyez. C'est vrai au fond, vous avez raison, pas besoin d'entrer dans la tête des gens pour savoir ce qu'ils pensent. Alors qu'en dites-vous ?

Il y avait une certaine satisfaction à entendre ça, car ça signifiait que Severus jouait parfaitement bien son rôle et que jamais ce gosse ne pourra se douter de quoi que ce soit, jamais il ne pourra ne serait-ce que deviner une petite once de ce que Severus avait éprouvé pour Lily. Ce qu'il éprouvait toujours aujourd'hui. Ce qu'il éprouvera jusqu'au jour de sa mort.

– J'aimerais apprendre tout ce qui pourrait augmenter mes chances face à Lui, ce qui me serait nécessaire selon vous. Vous avez l'expérience, je suis prêt à vous écouter.

– Les sorts les plus nécessaires sont finalement les plus simples, dans la majorité des cas, marmonna Severus. Les sortilèges de bouclier, les sorts de soins pour les blessures graves, le patronus, et tout ce qui va relever des sortilèges pour se rendre indétectable, protéger un endroit, les illusions. Protéger son esprit contre les intrusions. Le transplanage aussi, dans une autre catégorie.

Severus ne l'avouera jamais à haute voix, même sous la torture, mais pour lui, la seule personne apte à avaler tout ça en un temps record pour aider et protéger les autres, ce n'était que Granger. Combien de fois avait-elle déjà dû sauver la peau de ses deux idiots d'amis parce qu'elle était la seule à écouter en classe et s'entraîner par elle-même ? Ce n'était pourtant pas si compliqué à comprendre ! Passer des heures à s'entraîner au quidditch ou à jouer avec un ami, très bien, ça vous détendait peut-être mais ça ne vous préparait à rien, surtout si vous aviez un certain mage noir aux trousses. Severus soupira assez fort en se frottant un peu le front, maugréant encore en pensées contre le vieux barbu qui aurait dû commencer avec Potter ce genre de cours dès ses onze ans, lui qui avait dit dès le début que Voldemort allait revenir. Aurait-ce était si compliqué et pénible de donner des leçons à ce gamin une ou deux fois par semaine depuis sa première année ? On aurait ainsi pu espérer qu'il fonce moins vite dans toutes sortes de pièges plus grossiers les uns que les autres et qu'il soit mieux armé, arrivé à cet âge, face à Voldemort, pour se préparer à son destin. Au lieu de ça, il l'avait laissé faire bien tranquillement sa petite vie de collégien alors même qu'il était traqué ! Les sentiments, la volonté de le faire vivre heureux, c'était bien beau, et aujourd'hui ? Comme s'il fallait se soucier d'une vie la plus calme possible en temps de guerre, le principal était quand même de survivre et atteindre ses buts. La mièvrerie, ce n'était bon que pour les périodes de paix, pas dans de pareils contextes.

– Je peux vous faire travailler certaines catégories de sorts, reprit-il finalement. Pas toutes, il y en a pour lesquelles vous n'êtes pas en âge de les connaître, cela demande un autre niveau de magie, qui ne vient qu'avec les années et la pratique. Il y a aussi des sorts que vous maîtrisez déjà, comme le patronus, ça ne sert pas à grand-chose de revenir dessus. De toute manière, même si vous suivez des cours de ce genre, vous devez aussi vous entraîner de votre côté. Avec Granger, par exemple.

Pas avec le rouquin, ça, c'était sûr, il n'avait pas un niveau des plus excellents en duel, et s'il fallait trouver une personne pour jouer les instructeurs en-dehors des cours, c'était la petite Miss Je-sais-tout.

– Puisque vous parlez aux serpents, vous pouvez aussi vous en servir comme d'un atout, ajouta-t-il d'un ton neutre. Je ne vous parle pas de la bestiole du seigneur des ténèbres, vous ne pourrez pas vous en faire obéir. Par contre, les autres peuvent aller chercher des informations pour vous, dans certains endroits, vous ne pensez pas ?

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Dim 25 Sep 2016 - 22:38

- Les plus simples. Vous voulez dire qu'un simple Experlliarmus pourrait bloquer un Avada Kedavra lancé par le plus puissants des mages noirs ?

Aucune ironie ne transparaissait dans les paroles du jeune sorcier qui n'exprimait étrangement, rien d'autre qu'une réflexion profonde saupoudrée d'une pincée de doutes. Pour autant, après un instant, ce fut un sourire qui farda ses lèvres. Il venait de se trouver un point commun avec Rogue, en ce fait inédit résidait le sarcasme en personne.

- Ça se tient, vous avez raison.

Concéda Harry, intéressé par la tactique du transplanage qu'il imaginait en tant que technique améliorée. Pouvoir s'éclipser un peu plus loin quand un sort fusait lui rappelait une bande dessinée que son frère adorait: les X-Mens. L'un des personnages ressemblant vaguement à un diable l'avait à l'époque fait rêvé, car c'était son plus grand souhait, s'échapper de la demeure des Dursley. Le favori de son frère lui était un énorme mutant portant un casque et qui n'avait pas forcément fini de la bonne manière. Le diable bleu, de constitution fine s'en était sorti. Ce n'était qu'une bande dessinée mais Harry venait de s'y identifier sans préambule. Quoiqu'il ne soit pas un grand lecteur, il arrivait au sorcier de se souvenir de héros loin d'être destinés à sauver le monde pourtant propulsés sur les devants de la scène. Le pré-adolescent de l'histoire sans fin l'avait à l'époque particulièrement marqué, tandis qu'Harry le dévorait le bouquin délaissé par son cousin du fond de son placard. Il avait également eu accès au début du Seigneur des anneaux de Tolkien où un être menu aux grands pieds dont il ne se souvenait plus devait sauver plusieurs mondes.

Ces références abstraites le faisaient néanmoins sourire. Il songea, amusé qu'un auteur pourrait presque s'inspirer de sa vie pour en faire un ou plusieurs romans. Après tout, mis à part l'amour niais qui manquait au tableau, l'aventure, les mésaventures, le héros inattendu et pas du tout héroïque -tout du moins Harry ne se sentait pas comme tel.- le gros méchant caricatural, les ingrédients étaient là. Et dans ce chapitre, le pauvre gamin était sensé faire appel à l'allié détesté pour s'entraîner. Une petite musique, des scènes particulières retransmises au cinéma le montrant en train de rater puis de se transformer en expert petit à petit... Puis ce serait le dénouement. Un simple sortilège, l'amour des siens, après être tenus en haleine, les lecteurs/spectateurs assisteraient à une chute aussi inédite qu'heureuse. Si seulement...

Si seulement c'était aussi simple que ce fameux Experlliarmus qui pourrait lutter contre un Avada Kedavra en règle. Malheureusement aucun auteur -un peu sadique par ailleurs- n'avait pris la plume pour rédiger son histoire. Harry n'était ni un héros, ni un personnage intéressant. Ce n'était qu'un gosse, forcé de lutter contre un adversaire quasiment invincible. Ne restait que l'espoir, l'effort, ses proches, y compris Rogue pour le soutenir. Il fallait tenter cette combinaison de sorts simples à améliorer, mais pas uniquement.

- Je vous fais confiance. Comptez sur moi pour l'entraînement.

Admit le jeune sorcier après un moment de réflexion. De constitution fine pour ne pas dire frêle, Harry était cependant en forme. Le quiddich, la nervosité, ses expériences passées aidaient son corps gâté de base à maintenir les muscles homogènes courant sous sa peau. Discrets, ces derniers le rendaient toutefois rapide à défaut d'être puissant. Il avait également pratiqué ses cours, avec Hermione par ailleurs, ne rechignant guère à l'effort même si la théorie lui avait toujours moins plu. Néanmoins, le Survivant ne s'était pas pris en main comme un véritable "guerrier", adoptant plutôt un mode de vie "normal" sans compter quelques exceptions. Sans doute devrait-il s'efforcer d'avantage, mais c'était un sacrifice sans réelle importance, le brun étant dur au mal, il savait que les courbatures après quelques flexions ne seraient pas ce qui l'arrêteraient, ni même un entraînement intensif. De toutes façons, l'adolescent n'avait pas d'autre choix que de faire confiance à Severus, c'était ce dernier qui déciderait des sorts qu'il pourrait lui enseigner ou non, du type de travail auquel s’astreindre.

Le coup du petit héros imprévu chanceux des bouquins, ce n'était pas pour lui.

- C'est une option.

Après une légère grimace, le jeune sorcier fit preuve de ses nouvelles résolutions en acceptant l'idée de se servir des serpents.

- Je ne me rends pas compte de quand je leur parle, je ne sais pas si c'est pareil pour tous les Fourchelangs ou le signal d'un pouvoir amoindri... Et j'ignore aussi s'ils m'obéiraient. On peut essayer.

Suggéra Harry pour démontrer sa bonne volonté, plutôt curieux en effet de vérifier les propos de Rogue. Il n'avait jamais songé à se servir de sa malédiction jugée dégoûtante pour obtenir des informations, son seul bon souvenir étant sa discussion avec le sympathique serpent du zoo à 10 ans.

- Je suis prêt.

Conclut finalement le brun en se relevant, faisant face à Rogue, le regard plongé dans le sien. Un air de défi y régnait bien qu'il ne fut pas dirigé envers l'ancien maître des potions. Bizarrement, Harry semblait lui l'offrir au lieu de lui le jeter à la figure, car il s'apprêtait après tout à s'opposer à la même chose que lui, en parallèle. Ils formaient malgré eux une équipe désormais.

[HJ: Si un petit duel/cours te tente, n'hésite pas à les emmener dans un endroit adapté, Harry suivra. Si tu préfères un autre texte, tu peux conclure celui-ci et on en débutera un autre (genre quelques semaines après ?). Si tu ne veux plus rp avec moi vu mes retards etc etc... Bah je comprends mais   car j'adore ta plume :D]

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Lun 3 Oct 2016 - 17:45

Parler des serpents avait fait songer à Severus que le Seigneur des Ténèbres exerçait un contrôle qu’on pourrait qualifier d’inhabituel sur Nagini, même pour un fourchelang. S’il pouvait s’en faire obéir facilement, comment pouvait-il inciter à cette sale bête de rester près de lui en permanence, de l’avoir nourri lorsqu’il était si affaibli l’année précédente, d’espionner de son propre chef ? C’était très étrange… Perturbant. Cette bête était bien trop liée au seigneur des ténèbres pour que ce ne soit qu’une simple obéissance due à sa capacité de parler aux serpents. Nagini était comme… une extension de Voldemort lui-même, un membre détaché de son corps et continuant de lui obéir aveuglément. Une bête qui était finalement la seule créature au monde que le mage noir aimait, c’était assez évident, cette bête était sa seule amie. En être réduit à ne plus aimer qu’un serpent, dans ce monde vaste, c’était triste en un sens. Rogue eut un instant pitié avant de souvenir qu’il faisait la même chose, n’appréciant aujourd’hui plus personne car la dernière qu’il avait vraiment aimé était morte. Très bien… Il était mal placé pour reprocher au mage noir de ne pas savoir s’attacher à qui que ce soit. A moins que ses liens bizarres avec Dumbledore ne comptent comme une certaine forme d’amitié ? Severus serait bien incapable de dire s’il considérait le vieux barbu comme un ami ou non. C’était un mélange entre la colère, la compassion, la loyauté, le rejet, le dégoût, l’admiration et le respect. Il ne saurait dire si leur lien pouvait être considéré comme une amitié. Sans doute que non.

– Je ne me rends pas compte de quand je leur parle, je ne sais pas si c'est pareil pour tous les Fourchelangs ou le signal d'un pouvoir amoindri... Et j'ignore aussi s'ils m'obéiraient. On peut essayer.

En effet, il n’avait plus rien à perdre, de toute façon, mis à part la vie. Cette vie que Severus s’acharnait à préserver en secret depuis plus de quinze ans, maintenant. Il y avait encore trop de paramètres inconnus pour imaginer l’avenir, les prochains mois, voire les prochaines années. Si le maître des potions était prêt à faire face, il avait en revanche le sentiment que tout ira de mal en pis à mesure que les mois passeront. Comment Voldemort comptait-il reprendre le pouvoir, cette fois-ci ? Avec un coup d’État en force ? Ou d’une manière plus subtile ? Combien de mangemorts se rallieront de nouveau à lui, cette fois ? Combien d’anciens, combien de nouveaux, comment les différentes familles allaient-elles se laisser corrompre et corrompre en même temps leurs enfants ? Des idées qui se répandront ensuite dans Poudlard également, tout comme lors de la dernière guerre. Il «était déjà aisé de dire quel seront ceux qui se laisseront avoir en premier, que ce soit à Serpentard ou dans les autres maisons. Même si Serpentard n’était pas plus particulièrement la maison des « méchants » et des pro-Voldemort, elle restait la maison la plus exposée car était celle accueillant le plus d’élèves à l’esprit déjà corrompus par leurs propres parents. Cela ajouté au fait que les enfants passant dans cette maison avaient plus tendance à rechercher un grand pouvoir avait donné une réputation noire et douteuse, difficilement repoussée. Salazar Serpentard avait été un grand sorcier, oui… Et sa propre histoire avait été mal comprise. A son époque, comprendre pourquoi il avait rejeté les nés-moldus était pourtant très facile, avec les nombreuses guerres et massacres par peur et incompréhension entre les deux mondes. Les moldus étaient des menaces pour les sorcier, il était donc logique de refuser d’accepter leurs enfants dans cette époque.

– Je suis prêt.

Réellement ? Severus haussa légèrement un sourcil en le voyant se lever, l’air déterminé. Il n’en revenait toujours pas, le gamin qui lui demandait des cours de défense… Il aurait cru sans problème qu’il demande à ses amis, à Lupin, à Dumbledore s‘il se décidait enfin, mais pas à un ennemi déclaré, un homme qu’il savait pourtant mangemort et dont il avait toutes les raisons au monde de se méfier. Fermant les yeux un bref instant, il finit par hocher la tête et fit signe de suivre. La cuisine n’étant pas le lieu le plus indiqué au monde pour ce genre de cours, il était temps d’aller ailleurs, cette maison avait des endroits plus appropriés. En sortant dans le couloir, il tomba sur le tribu Weasley qui descendait les escaliers, un peu amusé en les voyant tous se taire soudainement en le voyant partir avec Potter. Cet effet sur les personnes lorsqu’elles voyaient quelque chose de profondément bizarre, c’était assez drôle. Il ne le montra guère, cependant, son visage étant comme programmé pour ne plus laisser échapper un seul sourire. Chez lui, lorsque les commissures de ses lèvres se relevaient d’un demi-millimètre, cela équivalait à un éclat de rire. Passant, il poussa la porte d’une autre pièce qui devait autrefois servir de salon de réception ou quelque chose comme ça. C’était très poussiéreux et crasseux, les tableaux étaient recouverts d’une telle couche de saleté qu’on voyait à peine leurs occupants. Malgré lui, en voyant la pièce, Severus comprenait bien ce qui avait poussé Black à fuir. Tout ici respirait l’arrogance des Sangs-Purs, malgré la crasse, tout ce que le cher copain de Potter détestait depuis sa naissance.

– On va d’abord vérifier si vous êtes capable de vous faire obéir des serpents et de leur ordonner d’accomplir des missions pour vous. En toute logique, oui, ce n’est pas un don à prendre à la légère. Ne réfléchissez pas, lorsque vous parlez Fourchelang, comme vous n’avez pas besoin de réfléchir pour utiliser votre langue maternelle.

Sortant sa baguette, le sorcier fit jaillir un long serpent noir avec une légère teinte bleu nuit sur les écailles le long de son corps sinueux. Il dit ensuite à Potter de demander à cette bestiole d’aller se tapir près de la fenêtre pour observer ce qui se passait dans la rue puis de revenir lui dire ce qu’elle avait vu. Croisant les bras, il recula ensuite pour le laisser faire et voir plus en détail ses réactions. Ce n’était là qu’un premier sujet très simple et qui ne devrait, en toute logique, lui poser aucun problème particulier. Suite à cela, Severus était plus intéressé de savoir s’il connaissait déjà la plupart des sorts et potions de soin, cela lui sera particulièrement utile lorsque la vraie traque commencera, lorsque Voldemort sera prêt. Des sorts pour restaurer son énergie ou se soigner seront vitaux, pour lui.

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mar 1 Nov 2016 - 19:49

Se tortillant vicieusement, un serpent noirs aux reflets bleutés jaillit de la baguette de Severus. Harry aurait été tenté de penser que celui-ci seyait parfaitement aux cheveux de ce dernier, même si le reptile semblait moins gras, mais aujourd'hui il avait autre chose à faire que de haïr le prof. Au contraire, tous deux s'étaient unis pour l'aider à contrer Voldemort... Ou lui survivre quelques minutes de plus. Severus avait eu l'idée assez originale d'utiliser les armes les plus noires de Harry, notamment un don que le Mage lui avait légué, le Fourchelang. Les sourcils froncés, concentré pour faire déguerpir ses moindres scrupules, le jeune sorcier fixa l'animal et essaya de le commander. Contrairement à sa discussion gentillette avec le python du zoo lorsqu'il avait onze ans, sa voix était froide, sans concession.

- à droite. [Anglais]

Du bout du menton, le sorcier indiqua subtilement la direction à prendre au serpent qui refusa net de bouger. Peut-être qu'en tant qu'héritier partiel, l'adolescent n'avait accès qu'à l'option "parlotte avec les reptiles" de cette langue animale ? Ou alors, il s'était exprimé en Anglais. Après quelques micro secondes, Harry réalisa que c'était le cas en se remémorant justement ses mots prononcés dans sa langue d'origine. Il ferma les yeux cette fois, se plongeant dans ses souvenirs, ceux d'un gamin frêle de 12 ans plus précisément, acculé par le cobra d'un autre gosse de son âge au regard haineux. Le duel. Malefoy. Ce jour-là le garçon était parvenu à se faire comprendre mais aussi obéir du reptile et non content de l'empêcher d'attaquer, l'avait retourné contre son adversaire. C'était mal. Cela l'avait complètement déboussolé, en plus de lui valoir le prix cher. Considéré comme un paria, l'héritier de Salazar en personne, son statut de héros avait volé en miettes. Quelle importance au fond, la gloire ne l'intéressait pas. Néanmoins à l'époque, c'était plus difficile de traîner l'étiquette de criminel que de beau sauveur aux cheveux ténébreux. Aujourd'hui était différent, Harry avait grandi, il était fort et surtout moins naïf. Les Anglais se retourneraient contre lui à la moindre occasion. Tant pis s'il agissait bien ou mal. Il devait agir selon son coeur, ses convictions propres. Les regards, les dires, les rumeurs. Peu importait, c'était lui qui se confronterait au Lord.

- à droite [Fourchelang]

L'espace d'une seconde, le Survivant se tourna vers Rogue, observant les anneaux du serpent se contracter sous son corps gracile mais musclé. L'animal prolongea en effet le mouvement de menton de son "maître" pour se couler vers la droite.

- A ses pieds. [Fourchelang]

Du regard, Harry désigna Rogue, et encore une fois, le serpent se déroula pour rejoindre le Maître des potions. Il se lova sur le sol, s'entourant de ses propres anneaux et levant ses yeux aussi mystérieux, beaux qu'inquiétants vers celui qui possédait un regard assez semblable.

- Et croyez-vous qu'ils puissent réellement espionner pour nous ? Sans doute ne connaissent-ils même pas les termes humains, comme un "homme" ou une "femme" ou encore une "porte".

L'évidence avait frappé Harry, habitué à parler à Hedwige à travers des ordres concrets et succinct, sachant aussi que l'animal était en partie magique, habituée qu'elle était à trouver le destinataire d'une lettre où qu'il soit. Y avait-il un dressage à effectuer ? Une barrière de culture ?

- Vous-savez-qui... Pensez-vous qu'il aime vraiment ce serpent géant qui l'accompagne ? Qu'est-ce que c'est exactement comme bestiole ?

Dans un coin de sa tête, le Survivant nota quelques heures à prévoir pour se renseigner sur ces désagréables animaux pour qui il n'éprouvait que du dédain. Ce comportement d'ailleurs pouvait-il jouer sur celui des serpents ? S'il fallait les féliciter comme un chien, ce n'était pas gagné. Harry avait toujours été mauvais en théâtre, la comédie, la fausseté et les mensonges ne faisaient pas partie de son registre. Bien des fois d'ailleurs, le brun s'était attiré des ennuis à cause de sa trop grande franchise. Une bêtise à assumer ? Bêtement, il l'avait toujours fait malgré un manque de preuves flagrant. Alors faire semblant d'apprécier quelqu'un ou même un reptile pour obtenir quelque chose en échange, mission impossible.

- C'est bien [Anglais] C'est bien [Fourchelang] Daigna quand même dire Harry au serpent, tant par "simple politesse" que pour réessayer d'utiliser son don. Cassé dans sa concentration, il avait comme toujours débuté en anglais mais s'était, cette fois, rattrapé plus vite pour reprendre sans s'émouvoir en fourchelang. Il lui faudrait sans doute travailler d'avantage encore la flexibilité des deux langues.

[HJ: Comme ce n'était pas trop difficile et que je craignais de ne pas avoir de matière pour te répondre, je me suis permise de réussir ! Dis-moi si quelque chose te gêne. Désolée, je n'ai pas l'impression de donner beaucoup de matière non plus, mais je ne vois pas Harry s'avancer de trop avec Rogue. Il exécute l'ordre, pose une ou deux questions et attend la suite :P ]

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mer 2 Nov 2016 - 22:54

– A droite.

Anglais... Il lui fallait sans doute plus de temps pour se mettre dans le bon état d'esprit étant donné qu'il avait ce don par force et à cause d'un sortilège raté, non parce qu'il était né avec, comme Salazar Serpentard lui-même et tous ses descendants, enfants directs puis arrières, sur de longues générations. D'autant plus avec un don qui devait déjà lui produire un certain dégoût de base, depuis sa seconde année. Rogue croisa les bras avec lenteur, sans bouger d'un pouce, attendant simplement qu'il accepte de lui-même cette capacité, si peu naturelle en lui, et pourtant essentielle pour cette guerre s'il apprenait à la manier correctement. Les serpents pouvaient être de bons alliés pour récupérer discrètement des informations ou aller faire office d'espions dans certains endroits, même pour de simples repérages. Certaines races étaient plus intelligentes, plus évoluées, plus apte à suivre les ordres qu'on leur donnait. Ajouté à cela qu'on pouvait avoir plus d'affinité avec un serpent en particulier comme on pouvait en avoir avec un chien ou tout autre animal. Dumbledore et Fumseck, Voldemort avec Nagini... Il pouvait se créer des liens étranges et puissants. Enfin, pour le moment, le directeur ne demandait pas au gamin de créer un lien particulier avec ce jeune serpent, surtout en voyant la tête clairement dégoûtée qu'il affichait, même s'il était concentré. Curieux, il aura fallu attendre cette année pour qu'il arrive à dépasser un peu ses préjugés et autres barrières pour se préparer plus sérieusement. Restait à savoir si ça allait durer. C'était encore un enfant, après tout. La crise d'adolescence n'arrangeait rien, avec ça, car même s'il avait grandi trop vite, qui pourrait nier qu'il était tout de même en plein dedans.

A droite.

Le serpent se mua aussitôt, son corps frémissant un peu avant de bouger. Bien, il commençait à se mettre dans le bon état d'esprit. Peut-être qu'à force de pratique, cela lui viendra plus naturellement, du moins, s'il parvenait à avoir assez de pratique à son actif. Les serpents, même inoffensifs, n'étant pas des animaux de compagnie tolérés à Poudlard et encore moins appréciés, il n'y avait cependant que peu de chances pour qu'il gagne assez d'expérience pour égaler Voldemort en contrôle... Potter reprit et le reptile arriva vers lui, se lovant sur le sol avec une certaine grâce, le regard vif, plus vif qu'un animal plus simple ne pourrait l'avoir. Ces bêtes avaient beau être associées au mal à l'état pur, surtout depuis Voldemort, elles en gardaient tout de même un côté assez fascinant. Ces animaux étaient d'une adaptabilité à toute épreuve et possédaient de grandes propriétés, pour celui sachant les voir, bien entendu. Qui pourrait savoir aujourd'hui comment Serpentard, à son époque, s'était découvert ce don et comment il l'avait obtenu, pourquoi il était né avec cela et pourquoi cette capacité se transmettait par le sang. Regrettable de connaître si peu de choses des quatre fondateurs... Si peu leur était parvenu depuis les siècles passées et il était frustrant d'en savoir si peu lorsqu'on travaillait à faire vivre et protéger cette école qu'ils avaient édifié ensemble. Pourquoi l'avoir fait précisément, pourquoi ici, en Ecosse, pourquoi... Tant de questions restant encore sans réponses.

– Et croyez-vous qu'ils puissent réellement espionner pour nous ? Sans doute ne connaissent-ils même pas les termes humains, comme un "homme" ou une "femme" ou encore une "porte".

– Ils sont plus intelligents qu'on ne peut le croire... Et le fourchelang est une langue très spéciale et unique, plus imprégnée de magie que le langage humain. Vous n'utilisez aucun terme bien humain en vous adressant aux reptiles, même si vous ne le réalisez, c'est une langue propre aux serpents. C'est grâce à cela qu'ils vous comprennent.

Bien entendu, Rogue ne comprenait pas le fourchelang et ne le parlait pas, il n'affirmait donc tout cela que grâce à ses propres recherches et informations. Pour avoir longuement observé Voldemort donner ses ordres à Nagini, même s'il s'agissait là d'un cas assez particulier. On pouvait aussi compter sur le récit de Potter lui-même lorsqu'il avait affronté le basilic dans la Chambre des Secrets. Le serpent immense avait tout de suite obéi au fantôme de Jedusor car il était un fourchelang et Harry, en tant que possesseur "secondaire" du don, n'aurait pu de toute façon reprendre la main sur le reptile. A douze ans, en état de panique, inexpérimenté dans l'usage de cette langue et la façon de se faire obéir, réfractaire même à utiliser ce moyen, il était couru d'avance que Voldemort avait un bien meilleur contrôle que lui sur le basilic. Severus déposa un regard assez pensif sur la bête au sol, posément installée, comme si sa présence ici n'était pas plus étrange ou dérangeante que si elle était un gros chat ronronnant devant un feu de cheminée.

– Vous-savez-qui... Pensez-vous qu'il aime vraiment ce serpent géant qui l'accompagne ? Qu'est-ce que c'est exactement comme bestiole ?

Difficile à dire... Nagini n'était apparue dans l'existence du seigneur des ténèbres qu'après sa précédente chute, il y a quatorze ans de cela maintenant, elle venait de la forêt d'Albanie où le mage noir s'était réfugié. Pendant que Potter s'obligeait, en Anglais puis en fourchelang de féliciter la bestiole, Rogue pinça légèrement les lèvres en réfléchissant. Autrefois, il avait toujours pu voir le seigneur des ténèbres utiliser des serpents, de toutes les races, toutes les tailles, tous les niveaux de dangerosité. Il le envoyait espionner des ennemis ou effrayer un prisonnier pour le faire parler, tuer quelqu'un lui déplaisant ou empoisonner un enfant pour faire du chantage à ses parents, de la même façon qu'il envoyait Greyback contre des mômes pour terroriser leurs géniteurs ou les punir. Ceci dit, depuis son retour avec Nagini, la bête ne le quittait plus jamais. Elle effectuait les mêmes tâches que ses congénères d'autrefois mais était sans aucun doute plus intelligente, loyale et vive. Où l'avait-il dénichée et pourquoi lui était-elle si attachée, personne n'avait encore la réponse. Il avait dû en parler une fois ou deux avec Dumbledore, sans plus, le sujet n'avait pas vraiment été jugé comme important. Simplement intrigant. Le comportement de la bête était mise sur le compte du fourchelang par lequel elle était tenue, rien de plus.

– Cette bestiole est une femelle anaconda, elle s'appelle Nagini. Pour ce que j'en sais, il l'a amené depuis les forêts d'Albanie et a pu reprendre ses forces en partie grâce à elle lors de l'année précédente, avant sa résurrection. Il exerce un contrôle très fort sur elle, même pour un fourchelang... Pour ma part, je pense qu'il aime vraiment cette bête comme une amie, la seule qu'il ait jamais eu.

Nagini était le seul être vivant sur cette terre pour qui Voldemort avait des gestes d'affection et surtout en qui il vouait une entière confiance. Il pouvait la posséder facilement, avec ça. Enfin, pour le moment, ils ne pouvaient rien faire d'autre que des suppositions et ce n'était pas le moment. Severus avait besoin d'effectuer encore quelques tests avant d'être certain que le mage noir considérait cette grosse bestiole comme une amie et donc de garder cette donnée précieusement pour s'en servir plus tard contre lui. Prenant de nouveau sa baguette, il fit disparaître le serpent dans un petit nuage de fumée noire et ajouta pour le gamin qu'il devra s'entraîner à utiliser les deux langues sans y penser, pour être aussi à l'aise avec le fourchelang qu'il l'était avec l'anglais. Passons à la suite, maintenant. Jetant un long regard sur la pièce autour d'eux, quasiment vide, il jugea ce qui pourra être utile dans l'immédiat, réfléchissant. L'après-midi étant déjà bien commencé, ils n'avaient que peu de temps, simplement quelques heures pour un entraînement. Un exercice, tout du moins. Il y avait tellement de sortilèges, maléfices et contre-sorts qui seraient utiles à ce gosse et si peu de temps pour tout lui fourrer dans le crâne avant la fin. Rogue avait la bizarre impression de le jeter dans l'arène, face à des lions affamés, armé d'une simple épée en bois.

– Ce qui vous sera le plus utile prochainement, ce sera de résister au moins au sortilège Impérium. Vous avez déjà commencé l'année dernière avec Croûpton, il faut que vous consolidiez.

Même s'il devait aussi apprendre à résister à la douleur physique, comme la douleur mentale, Rogue ne pouvait pas vraiment lui envoyer des doloris à la chaîne. Bref. Levant sa baguette, il la pointa sur le gamin, avec en tête de simplement lui ordonner de faire une petite pirouette en arrière pour commencer, quelque chose de très simple et de facile à combattre.

– Le truc pour résister, c'est de garder son sang-froid et de toujours rester focalisé sur ce qu'on l'on veut. Si vous êtes vraiment acharné sur un unique objectif, si vous savez ce qui compte le plus pour vous et comment l'atteindre, vous parviendrez plus aisément à chasser tout ce qui pourrait vous empêcher d'atteindre votre but ou vous ralentir, vous faire perdre du temps ou vous blesser. Vous êtes prêt ?

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Lun 14 Nov 2016 - 1:44

-C'est une capacité à ne pas sous-estimer.

Conclut calmement le Survivant quoique dégoûté à l'idée. Néanmoins conscient de ses options réduites, il venait de promettre de continuer à s'entraîner avec les serpents, malgré lui fasciné par le fonctionnement de cette curieuse langue qui, non seulement traduisait automatiquement mais interprétait aussi. C'était franchement pratique pensa-t-il, un brin amusé en se souvenant de ses difficultés à parler français gamin. Une baguette magique levée et un avertissement surprenant firent toutefois s'échapper ses souvenirs de la langue de Paris qu'il ahanait au collège... Rogue venait de le prévenir d'une attaque.

* Pourquoi est-ce que je dois sauter ? C'est ridicule, je n'ai pas envie de sauter.*

Le même mécanisme de défense que la dernière fois, le même résultat. Harry sauta à demi et s'effondra sur le sol car ses genoux s'étaient dérobés sous le contre-ordre de son cerveau. Encore sous l'emprise de l'Impérium, le jeune sorcier essaya de se défocaliser faute de réussir à réellement se concentrer sur sa volonté de ne pas faire la pirouette. Il espérait se déconcentrer, lui ainsi que son "adversaire", ignorant en réalité si ce dernier entrait dans la tête de sa victime pour contrôler son esprit. Harry n'avait jamais lancé un Imperium après tout, et faute de mieux, il l'imaginait un peu comme la Légilimencie. C'est pour cela que, mauvais en Occlumentie directe, il tâchait de penser à ce que lui avait précédemment révélé Severus sur le compte de Voldemort. Comment pouvait-on en venir à se faire ami d'un serpent ? Ne se sentait-il jamais seul ? Probablement si, car un "homme" aussi vaniteux que lui aurait dû ignorer un simple animal. Mais ne disait-on pas que ces derniers étaient capables de faire sortir des autistes de leur solitude ? Voldemort en était-il un, d'autiste ? Oui, un autiste volontaire plongé dans son monde parfait poisseux de sang. Mentalement, Harry essayait de parcourir ce chemin de haine, se rappelant de toutes les étapes de sa vie qui auraient pu le transformer à l'image de Tom Jedusor. Il n'y parvenait pas, se voir frapper un gosse différent comme lui l'avait été semblait saugrenu. Etait-on méchant de nature ? Y aurait-il eu un moyen d'arrêter Voldemort avant qu'il n'atteigne l'âge adulte, et autrement qu'en l'assassinant ? Aurait-on pu désinfecter ses plaies avant l'inévitable ?

- Je ne sauterai pas !

Les genoux égratignés, le sorcier ouvrit les yeux, il ne savait pas s'il avait en réalité fait la pirouette ou était parvenu à résister, n'ayant pour unique résultat que ses mains posées à plat par terre et son jean ouvert, laissant entrevoir ses rotules légèrement ensanglantées. Il jeta un air interrogatif à Rogue, ayant l'impression d'avoir un peu mieux résisté que la dernière fois sans en être certain. Pour autant, ce n'était pas assez... Voldemort était encore plus puissant que Severus, et si résister à ce dernier dans un duel "amical" lui coûtait déjà, Harry ne devait pas s'en satisfaire. Il était encore très loin du compte.

- Encore.

Réclama-t-il sans réellement savoir s'il avait pu éviter la pirouette. Ses yeux verts se fondirent dans les prunelles noirs sans lumière du professeur, attentifs. Sans colère, ils attendaient simplement le signal de la baguette qui se levait, ou encore que les lèvres de Rogue se descellent, le prévenant une fois n'est pas coutume, de ce qui allait suivre. Ses cours d’occlumentie avaient été une catastrophe mais cette fois ils semblaient avoir trouvé un terrain neutre, où le respect commençait à s'infiltrer dans leur relation. Evidemment plus volontaire et meilleur dans ce domaine, Harry essayait aussi de se donner au maximum. Que Rogue ne s'inquiète pas, il n'était pas du genre à pleurer pour des mains égratignées ou une énième chute. Sans compter que malgré lui, naissait l'envie de se montrer digne du temps que Severus perdait pour lui. Serait-il... Reconnaissant ?

Oui, probablement, car il savait que si quelqu'un pouvait l'entraîner à survivre face au Lord, c'était bien Rogue, incapable de l'épargner ou de lui mentir. Ses leçons lui feraient mal, psychologiquement et physiquement, mais c'était ce dont il avait besoin, de la vérité vraie, pas d'une surprotection comme celle qu'exerçaient ses amis, sans oublier évidemment l'expérience du quadragénaire et de sa puissance magique.

- Vous en avez déjà reçu, vous, des Imperiums ?

Demanda-t-il, intéressé par la vie de Severus comme jamais avant, sans ironie, presque admiratif malgré lui et sa voix tâchant de ne rien laisser paraître.

[HJ: Je te laisse décider si Harry a plus ou moins réussi l'exercice, et quand je fais référence à la "première fois", c'est quand quelqu'un lui lance le sort (Rogue en cours commun de DFCM je crois) pour s'entraîner dans le livre me semble-t-il et qu'Harry parvient à s'empêcher de sauter sur le bureau ainsi." tu peux aussi lui relancer le sort et imaginer un éventuel échec ou une victoire :D Le rp est un peu pauvre désolé :/ mais je ne savais pas quoi ajouter de plus^^.]

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MessageSujet: Re: [Juillet 1995] Il faut croire... ou non Mer 23 Nov 2016 - 13:07

Il devait commencer par se remémorer ce qu’il avait ressenti face à Croûpton junior, lors de ce fameux cours où le mangemort déguisé en Maugrey leur avait montré ce sortilège en classe. Pour une fois que ce type avait vraiment fait quelque chose d’utile en classe… Comme quoi, rien ne valait, en temps de guerre, d’avoir un mangemort en classe afin de comprendre au plus vite la réalité du terrain et s’entraîner sérieusement, se préparer, quitte à souffrir comme jamais avant de réussir. L’apprentissage dans la souffrance, il n’existait que peu d’autres moyens dans la défense contre les forces du mal, on traitait un poison par un autre poison. Rogue maintenant sa baguette tendue vers le gamin, sans forcer la puissance du sortilège. Gamin qui eut une sorte de spasme, sans doute involontaire, en sautant à moitié puis en marchant comme s’il avait du mal à tenir debout seul. C’était au moins un début, néanmoins,s on corps réagissait vite avant qu’il ne puisse se concentrer. On touchait là à tout un autre problème, la mentalité, la volonté. Potter avait de la volonté, ça oui, en revanche, il ne la contrôlait pas. Elle jaillissait en lui, face au danger ou au stress, comme des vagues puissantes, une force qui pouvait être puissante mais aussi très imprévisible. Il ne savait pas la concentrer pour l’ériger en barrière défensive et surtout permanente. Un point très délicat, cependant, il sera difficile pour lui d’apprendre ça. C’était en vous ou ça ne l’était pas. Et cela dépendait aussi beaucoup de la volonté et la capacité à se contrôler soi-même. Les personnes atterrissant à Gryffondor étaient autant volontaires qu’elles étaient peu concentrées dès lors qu’il fallait focaliser cette volonté sur un point, au lieu de la laisser filer comme une flèche vers le cœur de cible.

– Je ne sauterai pas !

Garder l’équilibre, sauter à moitié ou marcher bizarrement, c’était un début mais pas suffisant, de très loin. Severus abaissa sa baguette, lançant un regard un peu morne au gamin décoiffé à genoux par terre. Encore une fois, comme très régulièrement, il maudit intérieurement le vieux barbu pour ne jamais avoir pris la peine de lui fourrer tout ça dans le crâne dès l’enfance, dès ses onze ou douze ans, au lieu de s’acharner à vouloir le laisser grandir comme « un enfant ordinaire ». C’était tellement stupide ! On ne pouvait pas se permettre d’avoir une « enfance ordinaire » lorsqu’on avait un mage noir aux trousses, même si ça semblait cruel ou injuste, c’était comme ça. Dumbledore ne le comprenait toujours pas, pourtant, il devra bien ouvrir les yeux, tôt ou tard. Rogue avait souvent du mal à voir où le barbu voulait en venir, même en étant habitué à décrypter les caractères compliqués, freiné aussi par une défiance marquée contre les plans du directeur. Plus il s’y enfonçait et plus il perdait peu à peu foi en le directeur de Poudlard, lorsqu’il voyait ce qu’il était capable de faire, jusqu’où il pouvait se rendre. Tout n’était pas pardonnable… Lui-même avait fait bien des choses horribles dans sa vie et avait beaucoup de sang sur les mains, c’est exact. Dumbledore, qu’il avait longtemps cru blanc comme neige, se révélait également de plus en plus sombre. Comme une preuve de plus que l’acquisition de puissance et de pouvoir se devait de passer par les ténèbres.

– Encore.

– Commencez par vous relever.

Dire qu’il en était rendu à entraîner le fils de James dans l’ancienne maison de Black après avoir toujours tout fait pour que le gosse en question le haïsse et qu’en plus, ironie du sort, la demande venait du mioche lui-même. Il n’aurait pas pu imaginer cela, il y a un an à peine, et encore moins il y a des années. Si apprendre à résister l’imperium lui sera sans doute utile face à d’autres mangemorts, au cours de cette guerre ou s‘il était capturé, ce n’était pas la résistance face au sort lui-même qui importera lorsqu’il sera face à Voldemort. L’apprentissage et la résistance face à ce sort était un autre moyen d’apprendre à fermer son esprits et son corps face aux attaques psychiques. Le mage noir était un adepte convaincu de ces pratiques et les pratiquait très souvent, adorant les empoisonnements mentaux, la Legilimancie, le contrôle de l’esprit, les illusions et la destruction mentale par le biais de toutes sortes de maléfices, il utilisait aussi la possession, qu’elle soit pour le contrôle ou la destruction de sa cible. Tout cela n’étaient plus que des jeux, une simple formalité, des attaques facilitées par le fait que très peu de personnes apprenaient à se protéger contre une intrusion psychique.

– Vous en avez déjà reçu, vous, des Imperiums ?

– Oui, répondit-il d’un ton neutre. A votre âge, j’avais demandé à des élèves plus âgés de Serpentard de me lancer le sort jusqu’à ce que je sois capable d’y résister.

La situation de l’époque n’était cependant pas comparable à celle d’aujourd’hui. Il y avait alors des années que Dumbledore était au sommet de son pouvoir et de très nombreux élèves à Poudlard avaient l’esprit gangrené par leurs familles, déjà baignés dans la magie noire et tous destinés à devenir de braves mangemorts. Même s’il n’était pas issu de l’une de ces grandes familles, adeptes du mage noir, Severus était arrivé à Poudlard la tête pleine de sorts dangereux ou interdits trouvés dans les livres de sa mère, déjà conditionné à onze ans, fasciné par la puissance de cette forme de magie et tout prêt à progresser dans le domaine. Un état d’esprit qui avait fait parfaitement écho à ceux d’autres élèves plus âgés qui avaient été ravis de pousser la corruption de son alors jeune esprit. Les « cours » se déroulant parfois dans les sombres cachots de Poudlard n’étaient jamais parvenus jusqu’aux yeux et oreilles de leurs professeurs, bien entendu, et encore moins ce qui arrivait dans la Salle Commune même. Un si bon terrain d’entraînement et de recrutement.

– L’époque n’était pas la même, le Seigneur des Ténèbres imposait sa force depuis déjà des années. Les élèves de Serpentard, aujourd’hui, n’ont plus grand-chose en commun avec les élèves de ma génération, l’influence de certaines familles y est retombée.

Il restait tout de même rare que, influence ou non, on voit arriver des gamins de onze ans fascinés par la magie noire, car même les enfants issus des familles de mangemorts étaient rarement autant baignés dans ces pratiques en arrivant à Poudlard. Enfin, qu’importe. Severus leva à nouveau sa baguette puis lança le sort, le regard viré sur le gamin. Comme pour tout sujet, ce n’est qu’à force de pratique que l’on peut apprendre et progresser, rien de plus. Il continua ainsi jusqu’à ce que le mioche fut parfaitement capable de résister à des ordres simples et ne plus les accomplir à moitié et s’écrouler au sol. Cet entraînement dura un moment, presque une heure entière, avant qu’il ne parvienne à rester droit et fermé aux tentatives d’intrusion. Il y mettait plus de volonté que pour l’occlumancie… Passons sur le fait que le fond soit très rapprochant, Rogue ne pouvait pas comprendre pourquoi il y arrivait mieux avec l’imperium que dans les cours pour fermer son esprit. Lorsque Rogue abaissa à nouveau sa baguette, la lumière du jour avait commencé à faiblir dans la salle, le soir approchait, la maison allait bientôt devenir beaucoup plus bruyante et peut-être les amis du gosse s’inquiéter qu’il ne revienne pas.

– A mesure des entraînements, on apprend à laisser de côté la fatigue, la colère ou la peur, dit-il d’un ton presque lointain, se souvenant de ses propres exercices. Seul le but qu’on veut atteindre doit resté fixé dans l’esprit. C’est le même principe que lorsque vous devez créer un patronus, où vous devez vous focaliser sur un souvenir heureux. Contre l’imperium, vous devez vous concentrer sur votre objectif final uniquement, vous pourrez ainsi repousser les entraves psychiques. Allez-vous être capable de vous entraîner là-dessus chaque jour, cette fois-ci ? Votre plus grande faiblesse actuelle est le manque de contrôle absolu sur vous-même et vos émotions. Le terrain de l’esprit est un vaste terrain de jeu pour le Seigneur des Ténèbres, il vous piégera en un instant si vous ne vous entraînez pas assez.

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[Juillet 1995] Il faut croire... ou non

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