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[Juillet 97] Home, sweet home

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NUNCABOUC5ème année
    NUNCABOUC
    5ème année
AVATAR : Peter Bruder
MESSAGES : 267

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 28/12/81 à Londres
SANG SANG: né(e) de moldus
MessageSujet: [Juillet 97] Home, sweet home Sam 5 Mar - 1:04


Samedi soir, vingt-et-une heure.

L’air est lourd et pesant sur Londres, conséquence directe de la chaleur estivale et de la pollution quotidienne émise par la ville. La journée n’est pas terminée, le soleil peinant à laisser sa place aux étoiles en juillet, pourtant la grisaille s’obstine à le repousser. L’atmosphère pesante est chargée d’une électricité qui ne demande qu’à se laisser aller et les habitants de la capitale britannique se dépêchent de gagner un abri face à l’imminent orage.

Lové dans son fauteuil préféré, Léandre ne prête pas attention à l’extérieur, plongé dans un roman. La lumière décroit, mais, plutôt que de s’en inquiéter, il rapproche simplement le nez des pages sans s’en rendre compte, captivé par l’intrigue. Il a déniché le livre sur une étagère alors qu’il cherchait un vieil album photo à la demande de sa mère et s’est rapidement trouvé immergé dans l’histoire. Visiblement, l’ouvrage appartenait à son père, celui-ci étant rédigé en français, comble alors que l’auteur est britannique, mais cela n’a pas empêché Léandre de profiter de sa lecture. Bilbo le Hobbit est apparemment un classique de la littérature, mais l’adolescent n’en a jamais entendu parler, pas plus que de monsieur Tolkien, et il trouve dans ce conte épique un dépaysement assez distrayant compte-tenu des mondes entre lesquels il alterne lui-même en tant que sorcier. Il s’amuse du puissant magicien qui lui évoque terriblement Dumbledore, quoiqu’avec un pincement au cœur, et ne peut que comparer les trolls aux terribles illustrations de ses manuels scolaires.

À quelques pas de là, Catherine et Charles sont occupés à sélectionner des photos pour l’anniversaire prochain de la sœur de Catherine. Penché sur la table du salon, ils redécouvrent de vieux souvenirs à travers les images et se laissent envahir par la nostalgie des années passées. Parfois, ils tombent sur des photos de leurs enfances respectives et saisissent l’occasion pour en apprendre plus sur eux, prenant plaisir à voir que malgré les années, ils peuvent encore partager plus. En tant normal, ils auraient sans doute convié Léandre à la tâche, mais le garçon a l’air si concentré qu’ils n’ont pas eu le cœur à le déranger. Il travaille dur malgré les vacances et mérite bien le répit accordé par des chapitres d’évasion. Toutefois, conscients que l’immeuble n’est pas tout jeune et que la lumière commence à vaciller alors qu’un coup de tonnerre éclate au loin, ils gardent un œil sur l’adolescent. Il y a encore assez de lumière à l’extérieur pour ne pas plonger le foyer dans le noir total, mais au rythme où le ciel se couvre, ils ne sont pas à l’abri d’un incident. Mais la capacité de Léandre à disparaître dans sa bulle silencieuse joue en sa faveur et il ne sourcille pas face au climat. Aussi, rassurés, ses parents continuent leur propre voyage mémoriel.

Léandre continue de lire paisiblement. Dans sa tête avancent les personnages, il s’imagine les vastes étendues des Terres du Milieu et le repoussant faciès des gobelins sous la montagne. Alors qu’il s’enfonce dans les tunnels ténébreux avec Bilbo, il ne peut réprimer un frisson. À la place du héros, il n’en aurait certainement pas mené bien large et il s’identifie sans mal au personnage en espérant qu’il retrouvera vite ses compagnons. Alors que le chapitre touche à sa fin et qu’il s’apprête à attaquer le cinquième, Léandre sent alors une main sur son épaule. Avec surprise, il tourne la tête pour voir son père sourire et lire par-dessus son épaule, attendant calmement que son fils reprenne pied avec la réalité de l’appartement. Il le connait et n’a pas besoin d’un signe pour reconnaître la lueur d’interrogation dans ses yeux lorsque c’est chose faite.

« Ta mère dit que l’orage se rapproche, tu ferais mieux de garder ça avec toi au cas où. »

Ce faisant, il lui passe une grosse lampe de poche dont il vient de changer les piles.

« Merci. »

Maintenant que son père a pointé le doigt sur le problème, Léandre ne peut que constater les nuages menaçants qui ont complètement obscurci le paysage. Il note aussi que les fenêtres ont été fermées et que le feuillage des arbres au-dehors s’agite violemment, attestant la violence des bourrasques et expliquant aussi pourquoi la lumière de la pièce à vivre a perdu en intensité. L’appartement a ses défauts que Léandre connait bien. Il le sait âgé et mal isolé sur le plan sonore, tout comme il a conscience que le quartier est bruyant et fréquenté car proche de bars et de restaurants. C’est ce qui a contribué au choix de celui-ci : le bruit n’est évidemment pas un problème pour Charles et Léandre et il a permis aux Camus de l’acquérir pour une somme plus que convenable. Évidemment, à l’époque, Charles s’est inquiété d’être le seul à pouvoir ignorer les inconvénients des lieux, mais Catherine lui a soutenu que vivre dans le silence total lui était absolument impossible et que la mauvaise insonorisation lui permettait d’avoir un bruit de fond plus que bienvenue. Il n’est d’ailleurs par rare qu’elle laisse la radio ou la télévision allumée pour le simple bénéfice d’entendre des voix.

« Tu veux voir les photos qu’on a choisi pour l’anniversaire d’Esther ? »
« Vous avez fini ? »
« Oui, ce sont tes grands-parents qui ont la plupart des albums. S’il reste des photos à choisir, on fera ça directement sur place. »
« Ça fait longtemps que je ne les ai pas vu, quand est-ce qu’on ira ? »
« Je ne sais pas, sans doute un soir dans la semaine. »

Bien sûr, la famille de Léandre ignore totalement qu’il est un sorcier et pense qu’il passe l’année dans une école spécialisée grâce à une bourse quelconque. Qui plus est, ses grands-parents ne signent pas et il est donc un peu fastidieux pour les Camus de leur rendre visite, mais Léandre n’en apprécie que plus le fait d’aller les voir. Après tout, les occasions sont rares avec le rythme de Poudlard et il serait dommage de manquer ça. Sans compter que son grand-père, toujours débordant de vitalité et de bonne humeur, ne perd jamais une occasion de faire des plaisanteries douteuses sur le handicap de son gendre et de son petit-fils, causant des situations franchement cocasses qui laissent un souvenir impérissable à l’adolescent.

En approchant de la table, Léandre marque un léger temps d’arrêt en constatant que les images ne bougent pas. Il lui faut quelques secondes pour réaliser qu’il se trouve chez des moldus et s’amuse de réaliser que son acclimatation au monde sorcier est bel et bien faite, qu’il le veuille ou non. Pourtant, immobiles ou non, les photos ont le charme indéniable des souvenirs et il apprécie le choix judicieux de ses parents en reconnaissant toutes les facettes de sa tante au cœur de chacune d’elle. Il pointe la ressemblance entre sa mère et elle et interroge ses parents sur l’identité de certaines figures qu’il est trop jeune pour avoir fréquenté. De fil en aiguilles, les anecdotes fusent et Léandre en apprend plus sur la jeunesse tumultueuse des sœurs Heston, loin de se douter que sa mère cachait une telle malice. Jusqu’ici, il a plus été habitué aux histoires de jeunesse de son père, celui-ci les distillant régulièrement pour rassurer son fils quant à sa situation, ses possibilités ou son avenir.

Rapidement, la soirée passe, l’orage aussi, et c’est en étouffant un bâillement que Léandre se rend compte du temps écoulé depuis qu’il s’est engagé dans son roman. La fin de l’année scolaire a été une telle course entre les examens, les sinistres événements et son job d’été qu’il a l’impression qu’une éternité s’est écoulée depuis sa dernière soirée paisible. Il ne s’était pas rendu compte de la tension accumulée et, maintenant qu’il a retrouvé sa sérénité, n’en apprécie que mieux le confort de son foyer. Bâillant cette fois-ci largement, il accorde un sourire radieux à ses parents. Quoiqu’il puisse se passer dans la communauté magique, il sait qu’il pourra toujours compter sur leur soutien et cette simple pensée suffit à le rendre heureux.

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