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[Juillet 97] La Peste

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NUNCABOUC5ème année
    NUNCABOUC
    5ème année
AVATAR : Peter Bruder
MESSAGES : 267

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 28/12/81 à Londres
SANG SANG: né(e) de moldus
MessageSujet: [Juillet 97] La Peste Mer 2 Mar 2016 - 0:07

« Au Livre et Tome »

Devant la petite vitrine propre quoiqu’un peu chaotique, Léandre a la boule au ventre en se préparant à entrer dans la librairie. Le ministère n’a pas menti en lui promettant une réponse rapide et trois jours se sont à peine écoulés qu’il se trouve déjà prêt à affronter son premier jour pour ce job d’été. Il ne peut pas nier le fait qu’il a littéralement sauté de joie en recevant le courrier annonçant qu’il avait passé avec succès l’entretien, mais maintenant qu’il se trouve là, il se sent bien moins enthousiaste. Il ne connait pas les lieux et n’a aucune idée de ce qui peut l’attendre.

En lisant le hibou lui annonçant qu’il serait libraire pour l’été, il a immédiatement songé à Fleury et Bott, la librairie la plus fréquentée du Chemin de Traverse, mais une lecture plus attentive lui a fait réaliser qu’il se trompait et que cette petite librairie d’occasion a besoin d’une paire de bras supplémentaires. Heureusement, contrairement à son entretien au Ministère, Léandre n’est pas seul aujourd’hui et a demandé à sa mère de l’accompagner pour faciliter le premier contact avec la propriétaire des lieux, une certaine Ada Kay. Catherine, ravie de l’embauche de son fils, a également beaucoup ri en découvrant le poste que les sorciers ont décidé de lui confier. À croire que le nom Camus attire irrésistiblement vers la littérature, que le monde soit magique ou non.

« Allez mon grand, on y va. »

Posant une main rassurante sur son épaule, Catherine pousse gentiment Léandre en direction de la porte, l’encourageant à franchir le seuil d’Au livre et Tome. Il ne l’a pas entendu parler, mais elle a l’habitude. Malgré les années, elle n’a jamais pu se départir de l’habitude de parler à voix haute, que ce soit à elle-même ou à ses hommes.

« Bonjour. »

Une clochette tinte doucement alors que les Camus entrent dans la librairie. Avec curiosité, Catherine observe la petite boutique couverte de livres d’un bout à l’autre de la pièce, entassés savamment dans des piles qui peuvent paraître précaires ou qui entreprennent de se ranger tous seuls sur certains rayonnages moins encombrés. Bien qu’elle ait conscience de l’univers magique dont son fils fait parti, elle ne s’habitue pas à ces manifestations auxquelles elle assiste lorsqu’elle l’accompagne sur ce Chemin de Traverse réservé aux sorciers. Elle ressent également une pointe d’envie à l’idée qu’un coup de baguette magique peut suffire à réorganiser un rayon, mais chasse bien vite l’idée alors qu’une jeune femme d’une trentaine d’année sort de l’arrière-boutique pour venir les saluer.

« Bonjour, bienvenue, je peux vous renseigner ? »
« Oui, je suis madame Camus, j’accompagne Léandre qui doit travailler ici pour Mrs Kay. »
« Ah oui, bien sûr. Je suis Ada Kay, ravie de vous rencontrer. »

Après les salutations d’usage, Ada invite les Camus à se rendre dans la pièce du fond. Léandre et sa mère ne peuvent s’empêcher de dévisager la propriétaire des lieux. Aucun d’eux de n’est attendu à un personnage comme celui-ci. Ada est une jeune femme… haute en couleur. C’est le moins qu’on puisse dire avec ses longs cheveux roses et sa robe de sorcière qui évoque immanquablement l’adjectif « punk ». Sur son bras gauche, Léandre devine des motifs de tatouages aux traits précis et fascinants qui démontrent un vrai talent chez l’artiste qui en est à l’origine. Jamais il n’aurait imaginé quelqu’un comme ça travailler dans une librairie, mais il est lui-même suffisamment atypique en son genre pour savoir qu’il ne faut pas se fier aux apparences et laisser les comportements parler.

Posant deux tasses de thé fumantes devant ses invités, Ada les coupe dans leurs réflexions en entamant la conversation.

« L’employé du Ministère qui m’a contacté m’a dit que Léandre est sourd-muet, c’est ça ? »
« Oui, depuis sa naissance. Un problème hérité de son père mais qui ne l’empêche en rien de vivre comme une personne normale ni d’être traité comme tel. »

Autour de la table ronde, Léandre ne manque pas un mot de sa mère et de son expression. Fidèle à son rôle, elle ne manque pas de tendre une aile protectrice au-dessus de son fils pour prévenir tout jugement de valeur ou remarque déplacée de la part de la jeune libraire. Sorcière ou pas, Catherine est peu encline à laisser son fils se faire déprécier avant d’avoir pu faire ses preuves. Heureusement, Ada comprend le message sans mal et laisse échapper un rire avant de se tourner vers son jeune employé.

« Ne t’inquiète pas, on s’arrangera pour se comprendre. »

La sympathie communicative d’Ada rassure Léandre qui opine en souriant.

« J’aurais probablement un ou deux autres employés de Poudlard ici durant l’été, rien n’est sûr pour le moment, donc les horaires de Léandre pourront changer. En attendant, voici son contrat à temps complet. Pas de souci à se faire, il n’utilisera pas la magie et les livres les plus susceptibles de… causer des incidents sont gardés enfermés dans une réserve dont je suis la seule à avoir la clé. »
« Des incidents ? »
« On n’a rien de très dangereux, rassurez-vous, mais vous savez ce que c’est… Quand on tombe sur des choses comme Le Monstrueux Livre des Monstres ou d’autres ouvrages agressifs de cet acabit… »
« Je suppose… Euh… Quand vous dites agressifs, vous parlez métapho… »

Une main sur le bras de Catherine la coupe alors que Léandre, sentant la catastrophe arriver, prend le relai pour rassurer sa mère en quelques gestes avant qu’Ada ne rajoute quoique ce soit. Les deux femmes semblent perplexes, l’une quant à la sécurité de son fils et de ses arguments, l’autre face à l’échange muet, mais finalement, Catherine semble se résoudre et laisse la conversation reprendre son cours après avoir signifié qu’elle fait confiance à Léandre. Ada se tourne donc vers Léandre et attend d’avoir son attention pour articuler en sa direction.

« Tu connais un peu le monde des livres ? »

Avec un geste, Léandre répond par l’affirmative et désigne sa mère.

« Je suis employée de librairie en ville. Je ne suis pas sorcière, mais j’imagine qu’une librairie reste une librairie, même si nos livres sont moins… indépendants que les vôtres ? »

À nouveau, Ada perçoit l’inquiétude maternelle et sourit largement pour dissiper les doutes de Catherine.

« Bonne nouvelle ! J’imagine que vous lui avez déjà expliqué ce dont il retourne. Mais je vous rassure, nos ouvrages sont parfaitement disciplinés. »
« Bon, tant mieux. Écoutez, je pense donc pouvoir vous laisser travailler. S’il y a un problème ou que la nécessité d’un interprète se fait sentir, n’hésitez pas à me contacter. »
« Bien sûr, merci, mais je pense que tout se passera bien. Léandre a l’air d’être un garçon à qui on peut faire confiance. »
« Il l’est, merci de vous occuper de lui. »
« Je vous en prie, bonne journée, madame. »

Avec un dernier signe d’encouragement pour son fils, Catherine quitte la librairie, s’armant de courage pour traverser seule le chemin magique et retourner jusque chez elle. Elle est un peu inquiète, évidemment, mais qu’est-ce qu’une journée à la librairie contre une école sorcière qui la prive de son enfant unique presque toute l’année ?

Cette fois-ci bel et bien laissé en autonomie, Léandre ne sait pas exactement quoi faire de ses bras. Certes, sa mère lui a expliqué à quoi ressemble une journée dans une librairie et quelles tâches il va sans doute devoir accomplir, mais il y a un fossé entre la théorie et la pratique et il se sent pour le moment aussi perdu qu’on puisse l’être un premier jour de travail. Toutefois, Ada semble parfaitement contrôler la situation et ne perd pas longtemps avant d’inviter son jeune employé à la suivre dans la partie principale de la boutique. En l’absence de sa mère, la libraire privilégie les gestes à la parole et, guidant familièrement Léandre, entreprend de lui montrer les différentes signalétiques au cœur de la librairie. Le système est plutôt simple et les étiquettes « Fiction », « Potions », « Sortilèges », etc. suffisamment voyantes pour trouver aisément ce dont on a besoin. Elle lui indique également où sont rangés les différents tabourets essentiels à atteindre les étagères supérieures pour qui ne peut employer la magie et quelques outils pratiques tels que des cartons, des sacs, des ustensiles de ménage et autres divers objets.

Bonne pédagogue, Ada se montre patiente et intuitive, n’hésitant pas à prendre du temps pour écrire quelques informations qu’elle ne parvient à communiquer par gestes, s’arrêtant par moment pour montrer tel ou tel ouvrage à Léandre, lui montrant un ex-libris spécifique expliquant la valeur du livre, ou au contraire lui montrant un tas de vieux livres au rabais qui n’intéresse plus grand monde mais qui trouvera sans doute un jour une place dans une bibliothèque quelconque. Elle lui montre de loin la réserve où les livres magiques sont enfermés et le magasin où les plus précieux sont conservés. Elle lui explique le fonctionnement de la caisse, lui fait feuilleter l’annuaire de ses fournisseurs, lui montre une bibliographie d’ouvrages qu’on lui a proposé et lui explique les choix qui peuvent pousser à accepter ou refuser de racheter les livres en question. Parfois, lorsqu’un client, rare en cette période, entre, elle s’occupe en laissant assez de marge à Léandre pour observer et apprendre, lui promettant qu’elle lui laissera plus d’autonomie lorsqu’il se sera familiarisé avec les lieux.

Toute la journée, Léandre emmagasine des connaissances, tourne et vire dans la boutique sans s’être douté un instant de la somme d’informations qu’il allait devoir emmagasiner pour travailler dans un endroit aussi petit. À sa surprise, il n’est pas de trop et Ada n’a pas menti en affirmant qu’une paire de bras supplémentaire était nécessaire pour faire tourner la librairie. Aussi, lorsque le soir arrive et qu’il est l’heure de fermer boutique, l’adolescent se trouve plus fatigué qu’il ne l’aurait songé. Il remercie toutefois chaleureusement la jeune libraire et, toute anxiété dissipée, s’en retourne chez ses parents en ayant hâte de leur confier sa journée et de retourner à la librairie le lendemain.

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