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[Juin 1997] Petite plaisanterie entre amis

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SERPENTARD5ème année
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MessageSujet: [Juin 1997] Petite plaisanterie entre amis Sam 5 Déc 2015 - 2:21


Il avait survécu… Aussi surprenant que cela pouvait paraître, c'était peut-être la session d'examens qu'il avait le mieux réussi depuis qu'il était dans le château. La botanique avait été plutôt clémente en mettant l'accent sur les propriétés de plantes présentes dans les potions, lui permettant d'éviter le T et d'éventuellement, avec beaucoup de chance, de viser le P. Et surtout, les notes d'histoire de la magie de Trown lui seraient essentielles… Jamais il ne s'était senti aussi confiant pour cet examen-là. Et si on ajoutait à cela son examen des potions qu'il avait brillamment réussi et le fait qu'il se fichait complètement de l'épreuve d'étude des moldus. Eh bien, on obtenait une très bonne journée ! A un tel point qu'il en avait presque oublié ce qu'il s'était passé le matin-même. Peut-être l'avez-vous oublié aussi ? Cette bataille, que dis-je, cette guerre dans la Grande Salle. Ces croissants volants, ce jus de citrouille qui avait inondé le sol, le regard du professeur Nielsen qui avait glacé la salle. Et Millie qui avait fait son entrée au plus mauvais moment. Bref, des événements qui allaient rester un moment dans les mémoires. Et surtout… Y repenser permettrait d'oublier la fameuse épreuve de métamorphose du lendemain. Ce qui était bien dans cette épreuve. C'était qu'elle ne lui inspirait aucune pression, aucune peur. Toute sa vie, il avait eu D. Une fois de plus, une fois de moins. Son destin était déjà scellé.

Enfin, il sortit de la douche et s'habilla rapidement. Il avait décidé de s'offrir une petite séance d'entraînement de Quidditch en cette belle fin d'après-midi. Cette fois, il savait qu'il n'y aurait pas de Mur… de parasite sur le terrain qui l'empêcherait de s'entraîner à l'abri des regards. Il devait, comme toute l'école réviser les examens du lendemain. Lui, il s'en fichait, réviser la métamorphose ne changerait pas la bouse de dragon qu'il était dans cette matière et il n'aurait qu'à lire les notes de Trown le soir-même pour tout se remettre en tête. Depuis cet incident avec Murray un mois auparavant, il s'était amélioré en tant que batteur, s'arrangeant pour à chaque fois pouvoir s'entraîner seul. Il était capable d'avoir une précision quasiment parfaite en étant au sol. Maintenant, il faudrait faire la même chose en volant, ce qui était singulièrement plus compliqué. Mais une fois qu'il y arriverait, il pourrait dire à son capitaine qu'il était prêt et capable d'endosser l'autre rôle et de tenter de l'impressionner. Après tout, même McAlister ne savait pas qu'il s'exerçait à un autre poste… Puis il pourrait aussi impressionner Jenkins qui pourrait le regarder pour autre chose qu'un chauffeur de banc… QUOIQUE NON, on se fichait de l'avis de Jenkins. Il n'avait aucune importance, aucune vous m'entendez ? Absolument aucune. Et on pense à autre chose, plus vite que ça.

Comme par exemple à ce cher Camus qui était en face de lui. Il estima alors la trajectoire des deux et le point de contact qui se situait… Juste en face du placard à balais ! Quelle coïncidence merveilleuse, tellement merveilleuse qu'elle allait effacer Jenkins de sa mémoire en plus. Eh oui, Carter allait bien faire ce que vous pensez qu'il va faire. Peut-être aviez-vous pensé un instant qu'il ne serait pas assez cruel pour martyriser un être handicapé ? Vous vous trompez. Dan n'avait absolument aucun scrupule à faire des crasses à Camus, Kane, Face-de-Cratère (Oui, les crevasses sur son visage classait cette verte dans la catégorie des handicapés) ou bien à Rosier (Quoi, ça marche pas les handicapés mentaux? (j'ai été trop gentil avec Brave sur le post avec Enora.)) Mais je vous vois venir, petits vilains, vous allez accuser Carter d'être sans scrupules et de ne s'attaquer qu'aux plus faibles que lui. Encore une fois, vous êtes dans le faux. Il fallait voir cela d'une manière plus positive. Il n'avait aucun souci à faire des crasses à Millie, Murray, Kent, qui étaient objectivement plus forts que lui car plus vieux. Mais pas à Eleana Jenkins par contre, parce que voilà quoi, en fait, il ne faisait rien aux femmes. (Brave était un homme, Bulstrode était une camionneuse, Waldorf était une Pouffy, Stevenson avait des pectoraux et Gwenn était Gwenn pour ceux qui souhaitaient s'insurger contre l'argument de Dan.)

Bref, il allait s'en prendre à Camus non pas parce qu'il était plus facilement victimisable du fait de son handicap, mais juste car il ne faisait pas de discrimination. Il ne voulait pas que Camus se sente à l'écart… Ça aurait été bien trop cruel… D'un coup de baguette magique discret, la porte du placard à balais s'ouvrit tandis qu'il servait un sourire pas très rassurant au sourd-muet en le saluant d'un geste de la main qui, dans son innocence devait juste penser que Carter avait quelque chose à lui dans ce petit cellier. Et il n'aurait pas tout à fait tort vu les fioles de philtre d'amour qui étaient cachées… Ainsi, dès qu'il arriva à son niveau, il le bouscula d'un coup d'épaule, le faisant se précipiter dans le placard, puis Carter ferma la porte. Puis, il resta derrière celle-ci afin d'empêcher le Poufsouffle de pouvoir sortir.


 « Désolé Camus, j'ai trébuché, j'ai vraiment pas fait exprès. Tu peux voir si j'ai toujours mes fioles dans le coin ? Je te promets que je t'ouvre dès que tu me dis que tu les as trouvées… Pardon ? Je t'entend pas. Parle plus fort ! »

Avait-il le moindre scrupule de cette méchanceté gratuite ? Non, absolument pas. A la manière de Brave lorsqu'elle était allée confiturer le pauvre Adam… Comment ça le pauvre. C'était bien fait pour le Serdaigle. Il devait pas avoir l'habitude des blagues dans sa maison… Il sourit en songeant qu'il avait dû se consoler dans des révisions de guerres de gobelins.  Enfin bref, tout comme Brave, il ne faisait pas ça de manière méchante. Pour lui, ce n'était rien de plus qu'une plaisanterie, qu'une crasse comme une autre. Comme il en faisait des centaines et comme on lui en faisait des centaines. Il trouvait cela plutôt drôle.


Dernière édition par Dan J. Carter le Jeu 24 Déc 2015 - 3:18, édité 1 fois
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NUNCABOUC5ème année
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MessageSujet: Re: [Juin 1997] Petite plaisanterie entre amis Ven 18 Déc 2015 - 10:50

Quelle journée.

Au-delà des examens qui faisaient ployer les pauvres épaules tendues des élèves, les jeunes sorciers pouvaient se targuer d’avoir eu une journée riche en émotion. En attestait sans mal l’odeur prégnante de jus de citrouille que l’on retrouvait régulièrement en crois(s)ant un adolescent quelconque dans les couloirs. En effet, la bataille de nourriture de la matinée a laissé ses traces et malgré des ‘recurvit’ parfaitement maîtrisés, certains objets ont été oubliés : sacs, chaussures ou cravates portent ici et là les vestiges de l’affrontement.

Assez curieusement, Léandre s’en est bien tiré sur ce plan grâce au sortilège habilement exécuté par Adam. À le voir, on ne devinerait pas sa participation au conflit alors même qu’il a fait parti des déclencheurs involontaires de l’action. Mais au final, malgré de l’inquiétude pour Brave et sa réaction déroutante face à la gentillesse du Poufsouffle, celui-ci n’a pas tellement pris le temps de se repencher sur les événements, trop occupé par les examens. L’épreuve de potion s’est avérée difficile et retorse et a eu tôt fait d’éloigner toute autre pensée parasite de l’esprit de Léandre. Quant à l’après-midi, n’ayant pas pris pour option l’étude des moldus, il en a profité pour réviser l’imminent examen de métamorphose, s’exerçant de son mieux à transformer des objets à l’aide de sort informulé. Ce faisant, le garçon n’a pas vu l’après-midi passer, complètement isolé dans son silence et oublieux du monde extérieur. Mais finalement, avec un inaudible mais vibrant gargouillis dans la région de son estomac, Léandre s’est vu rappelé à la réalité.

Les heures écoulées ont été profitables à ses révisions, mais maintenant qu’il a pris conscience de l’heure et de sa faim, l’adolescent se sent fatigué et estime qu’une pause s’impose avant de replonger dans ses notes. Peut-être même pourra-t-il proposer à ses camarades de travailler avec lui ? Il aurait volontiers demandé un coup de main à Millicent, mais celle-ci a sans doute fort à faire avec ses propres révisions pour ne pas s’imposer en plus le programme de quatrième année. Avec une pointe de regret, Léandre entreprend donc de rejoindra sa salle commune pour trouver de quoi grignoter et se reposer un peu.

Distraitement, l’esprit complètement embrumé par la métamorphose, c’est d’un pas un peu mécanique que Léandre traverse le long couloir qui mène aux escaliers. Il croise Dan à qui il adresse un sourire et un geste de la main, et continue son che…

Trop tard.

Léandre n’a pas le temps de comprendre, de réaliser ce qui lui arrive. Il perd l’équilibre, trébuche, et, sans autre forme de procès, se trouve enfermé dans le noir.

Instantanément, tout son corps se crispe, figé dans un moment de panique irrépressible qui accélère son souffle et menace de lui faire éclater la poitrine sous les martellements de son cœur. Il n’a pas eu le temps de détailler son environnement, il ne sait pas ce qui l’entoure, quel danger se cache dans ce placard anodin.

Tout est noir.
Léandre est immobile.
Terrifié.

Il n’ose pas bouger. Il ne peut pas bouger. Ses poings crispés tremblent comme le reste de son corps. Il n’a pas compris. Il ne comprend pas. Il a peur. Une peur viscérale liée à son handicap. Dans ce noir, n’importe quoi peut arriver sans qu’il ne puisse l’anticiper. Un coin de son esprit sait qu’il n’y aucun danger ici, qu’il s’agit d’une plaisanterie de la part d’un Dan trop taquin qui ne pensait sans doute pas à mal, mais dans cette obscurité, le Poufsouffle ne parvient pas à rationnaliser la situation.

Puis tout à coup, il sent quelque chose contre sa joue. Il sursaute, tente de se retourner, accroche un saut avec le pied et panique de plus bel. Ahanant, il attend le prochain mouvement, appréhende une hypothétique attaque. Mais dans le silence, rien ne vient ; Léandre réalise que c’est une goutte de sueur froide qu’il a senti contre sa peau. Ou peut-être une larme. Il a les yeux qui brûlent de tenter de percer les ombres. Il doit sortir d’ici avant que le noir ne l’étouffe et ne le fasse disparaitre. Il ne sait plus où se trouve la porte, totalement désorienté par ses gestes trop brusques. Il voudrait taper contre une surface jusqu’à ce qu’on le sorte de là, mais le moindre mouvement lui parait une épreuve insurmontable. Peut-être quelqu’un entendra-t-il cri paniqué de son cœur.

Mais par pitié, qu’on le sorte de là.

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GRYFFONDOR5ème année
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MessageSujet: Re: [Juin 1997] Petite plaisanterie entre amis Dim 27 Déc 2015 - 13:33


C’était une journée de citrouille. Et combien de pépins y avait-il dans une citrouille ? Trop. Beaucoup trop. Tout avait commencé lorsqu’elle s’était réveillée. Elle le savait. Elle avait tout de suite su qu’elle aurait mieux fait de prétendre avoir attrapé la petite vérole (ou une maladie un peu moins disgracieuse) et rester couchée toute la journée. Le truc, c’est qu’il y avait encooore des examens. Sincèrement, Brave ne comprenait pas que personne ne se soit jamais plaint auparavant. Il y avait juste trop d’examens. À la limite, que l’on fasse plaisir aux Serdaigles et aux Serdaigles-manqués errant dans les mauvaises raisons, passe encore. Mais qu’on laisse les étudiants normaux en paix ! Un simple : Mademoiselle Rosier, avez-vous appris vos cours comme une élève consciencieuse et appliquée ? aurait AMPLEMENT suffi. Mais non, il fallait qu’il y ait des examens. VLAN. POTION. DANS TES DENTS. Et si elle avait réussi à remonter la pente après cela, elle avait dû affronter l’Étude des Moldus et la terrible étape de Fais donc briller l’ampoule, mon chou. À quoi cela pouvait-il donc servir de posséder une baguette si on n’avait pas le droit de s’en servir, hein ? Clairement, Brave projetait d’abandonner toutes les matières l’année prochaine. Sauf les Sortilèges et la DCFM, parce qu’il fallait bien qu’elle continue à progresser pour être capable de rejoindre les mangemorts d’ici la fin de ses études. Ni l’Histoire de la Magie d’ailleurs, parce qu’elle voulait continuer à parler avec Simon pendant des heures. Ni la Métamorphose, parce qu’elle était douée. Ni les Potions, sinon elle pouvait dire adieu à ses ambitions de non-noirceur. (Et parce qu’il fallait bien qu’elle laisse à Carter des occasions de la rabaisser, sans quoi il s’ennuierait profondément). Ni les Soins à Enora Waldorf, ce serait dommage de ne plus emmerder la blairelle chaque semaine ! Autre chose ? Ah. Ouais. Elle n’abandonnerait pas non plus l’Astronomie. Parce qu’on n’abandonnait pas la sieste. Et, enfin, elle resterait en botanique. Pour pouvoir continuer à se rapprocher de Neville en demandant des cours de rattrapage qu’elle ne retiendrait pas car elle serait trop occupée à regarder ses bras musclés. Et puis… Pour Léandre.

Brave sentait encore la citrouille. Pourtant, elle avait lancé un sortilège de nettoyage plusieurs fois, et aucun de ses vêtements ne portait trace de l’incident du matin. Mais… Ce devait être psychologique. Elle avait été humiliée. Meredith, Jimmy, Carter. Puis Léandre. (Et Kenneth. Mais on s’occupera de son cas plus tard.) Et qui voyait-elle justement à quelques mètres d’elle seulement ? MISTER CAMUS. Brave réfléchit une seconde. Deux secondes. Et appela Léandre. Elle commença par murmurer son nom, puis par le prononcer à voix audible et, enfin, elle alla même jusqu’à le crier. Mais Léandre ne se retourna pas. La petite Rosier réfléchit une seconde supplémentaire. C’est vrai. Il était sourd, et muet de surcroît. Il ne se retournerait pas, car il ne pouvait pas l’entendre. Était-elle donc obligée d’aller chercher à lui parler en sachant très bien qu’ils ne se comprendraient pas ?! Non. SI. SI, PARCE QU’ELLE VOULAIT CESSER D’ÊTRE UNE PESTE. Alors, elle suivit le blaireau à distance respectable. Il finirait bien par entrer dans un couloir suffisamment désert pour qu’elle puisse l’aborder sans que tout Poudlard soit au courant (et qu’une autre bataille de bouffe soit déclenchée en l’honneur du jaune handicapé…). Ce qui était génial, c’est qu’elle suivait Camus de si loin qu’elle pût s’arrêter avant d’entrer dans un couloir où se trouvait déjà Carter. Ce Toutankhamon de Carter qui ne supportait pas qu’ils soient amis – sans se faire de crasse malodorantes – durant plus de trois jours. Non, elle n’avait pas envie de l’affronter. Pas encore. Elle allait tourner les talons, prétendre qu’elle n’avait jamais été là, revenir plus tard. Mais cela ne pouvait pas se passer comme ça, parce que Carter le poulpe avait encore frappé. Léandre avait besoin d’un héros. D’un air décidé, la Gryffondor s’avança. Carter avait payé pour ce qu’il lui avait fait ce matin. Il allait regretter de ne pas avoir compris tout seul qu’il ne fallait pas s’acharner sur Léandre. Pas maintenant qu’il était placé sous la protection de Brave.

- Dégage, Carter.

Elle ne lui laissa qu’une seconde de battement. Comme il ne s’était pas instantanément envolé vers la planète Mars (BURN. BURN. BURN.) elle lui balança un crochet du gauche en plein sur le nez. Merci Papa pour les cours de boxe !

- T’as mal ? Non ? Super.

Là, Brave balança un coup de pied pile-poil dans l’entrejambe du serpent. De toute manière, personne ne voudrait jamais de lui. Au mieux, il finirait rongé jusqu’à la moelle par les sirènes du lac. Ce mec était une enflure. Brave ne l’avait jamais autant détesté. D’un coup de baguette, elle éloigna son corps recroquevillé de l’entrée du placard, ouvrit ce dernier et tendit une main bien attentionnée à Léandre. Elle savait qu’il était inutile de parler. Mais elle ignorait quoi faire pour lui faire comprendre que le danger était passé. Alors, elle continua de lui tendre la main, geste accompagné d’un signe de tête et d’un mince sourire. Viens Léandre, tu peux sortir, c’est terminé.

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MessageSujet: Re: [Juin 1997] Petite plaisanterie entre amis Lun 28 Déc 2015 - 15:50

Camus avait un problème existentiel. Il était trop gentil. Il aurait été capable de prendre son regard le plus sarcastique pour une invitation à danser ou à dessiner. Ce n’était pourtant pas faute de lui faire des croche-pattes, verser de temps en temps un petit ingrédient additionnel (généralement explosif, bien-sûr) dans ses potions. Mais pourtant, il voulait encore lui sourire et lui dire « bonjour » de la main. Et il était certain que si Léandre fêtait son anniversaire, il l’inviterait. Alors oui, Dan pouvait se dédouaner en invoquant la volonté sincère *tousse* de pouvoir l’endurcir afin de le préparer à ce qu’était vraiment la vie.

« Tu sais Camus, je fais ça pour ton bien, j’me dis qu’une fois que tu seras en train de mourir de soif, que peut-être tu retrouveras la voix. Tu verras, c’est cool de parler. »

Bon, d’accord, en fait, il se sentait presque monstrueux de lui dire qu’il allait le contenir dans ce placard assez longtemps pour qu’il crève de soif. Mais il n’entendait rien. En réalité, Carter s’offrait un monologue. Il aurait été un énorme mensonge de dire qu’il n’aimait pas s’entendre parler, Ce cher serpent possédait un ego qu’il aurait été parfois bon de dégonfler. Par chance. Une furie arriva dans cette intention très précise. Une Brave sauvage. C’était dangereux comme rencontre. Comme aurait dit cette chère Nora *Il déglutit*, la lionne avait des poings dodus qui avaient tendance à vite remettre les points sur les « i ». Elle l’invita alors d’une manière extrêmement gentille, polie et avenante à quitter les lieux en quatrième vitesse. Ou pas. Rosier n’avait pas vraiment ces qualités, surtout quand elle était énervée. Et son coup de ce matin l’avait vraiment énervée.

« Si tu me supp… »

OH LA SALOPERIE DE ROSIER. Elle avait un bon crochet, et celui-ci avait pris la direction de son nez à une vitesse peu permise. Endolori par cette attaque un peu trop brutale et rapide, il porta une main à son pauvre visage blessé, il saignait. Il sentait son sang couler de son nez, venant souiller ses lèvres, les recouvrant de rouge. Il n’eut même pas le temps de rétorquer quelque chose d’insultant qu’elle revint à l’attaque et envoya son pied directement dans les castagnettes qui protestèrent immédiatement en un éclair de douleur qui le fit chuter. Bordel, elle n’y était pas allée de pied mort. Les deux s’étaient souvent battus. Peut-être même trop souvent, mais avec une telle force, une telle haine ? Jamais.

Elle sortit alors Camus du placard, le gratifiant d’un vieux sourire niais et dégueulasse. C’était quoi la suite, poser la main sur son cœur pour lui dire qu’elle l’aimait profondément. Là, à cet instant même, toute sa colère était dirigée vers Rosier. Il n’en voulait pas à Léandre d’être la cause de tout ce déchainement de violence. Comment on pouvait lui en vouloir ? Le plus gros déchaînement de violence auquel il avait dû se laisser aller devait être une tape dans le dos en faisant un câlin à quelqu’un. Alors, dans le regard qu’il lui accorda, il n’y avait pas de colère, pas grand-chose en fait, à part de la douleur. Par contre, le regard qu’il accorda à la blonde aurait pu la tuer si ses yeux avaient été une arme. Là, ce n’était pas un jeu qu’elle avait engagé. Là, c’était la guerre qu’elle voulait. Et devinez-quoi ? Il avait très envie de lui faire la guerre là. Pas de sarcasme, non. Là, il voulait faire mal, il voulait lui faire mal.

Alors, il se leva, défit les mains des deux nouveaux tourtereaux et balança Brave contre le mur sans la moindre douceur ou force contenue. Le regard de la lionne était à mi-chemin entre douleur, colère et tristesse. Tristesse hein ? C’était trop tard pour ça. Trop tard pour se laisser émouvoir par une vulgaire impression dans son regard. Il s’était juré de ne pas lui dire. De ne pas dire ce qui s’était passé quelques jours plus tôt au lac. Parce qu’il avait peur que ça lui fasse mal. Parce qu’il avait honte de s’être ainsi laissé emporter par ses pulsions. Ça ne comptait plus. Parce que Dan était en colère, c’était rare, et un peu violent aussi. Comme le regard qu’il lui lançait qui ne laissait place à aucun doute par rapport à son ressentiment du moment. Même sa voix ressemblait à un crachat de venin alors qu’il entamait son tour.


« Ah tiens, voilà que Miss Rosier joue les samaritaines avec les enfants sages maintenant. Oh mais peut-être… » Il balança un coup de poing dans le ventre qui la fit glisser contre le mur. Il accorda un sourire à Léandre en pointant Brave en mettant la main sur son cœur avant de désigner les deux et de lui faire un clin d’œil appuyé. « Oh, mais je vois, tu en pinces pour lui ! Comme c’est mignon une Brave amoureuse. D’ailleurs, j’ai oublié de te dire, en restant dans ce registre… »

C’était maintenant que la vraie guerre commençait. Les mêmes émotions étaient toujours dans le regard de la lionne qui n’allait pas se retenir de le tuer bien longtemps. Il laissa échapper un sourire inquiétant et parla d’une voix doucereuse en se mordant la lèvre inférieure.

« Waldorf avait pas l’air aussi triste que toi quand je l’ai plaquée. Elle semblait plutôt contente en fait. Très contente en fait. »

A ce souvenir, plusieurs moments revinrent dans la tête de Carter, des flashs de corps entremêlés, de respiration saccadée, des lèvres de la blonde sur son corps. Ça lui arracha un léger sourire satisfait. Un sourire qu’elle voyait, un sourire qu’elle comprendrait. Parce qu’elle n’était pas bête. Et il espérait vraiment, sincèrement qu’elle prenne cela pour une trahison. Qu’elle regrette d’avoir abandonné le jeu pour amener la guerre.

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MessageSujet: Re: [Juin 1997] Petite plaisanterie entre amis Ven 26 Fév 2016 - 15:40

La peur doit avoir sa propre voix. Sans doute une sonorité intense et confuse, quelque chose de désespéré et viscéral qui appelle à qui saura l’entendre. Peut-être que l’obscurité a un son ou le souffle rapide une mélodie qu’une oreille attentive peut interpréter quand le concept même d’audition échappe à Léandre avec chaque battement affolé de son cœur. Est-ce que la répercussion de ses tremblements dans l’ombre aura suffi à transmettre son appel à l’aide ?
Dans ce placard aux idées noires, l’adolescent peine à se reconnaître, ne sait plus où se trouve la porte et quel chemin conduit à la lumière. Il est une ombre parmi la masse d’obscurité, invisible, sourd et vulnérable. Effrayé et incapable d’amorcer un geste. Courage et volonté ? Impensables qualités.

Au-dehors du placard, qu’en est-il de la présence de Dan ? Léandre ignore si son camarade est toujours là, savourant la plaisanterie ou si, satisfait de son méfait, s’en est allé à quelque autre occupation. Il imagine sans doute que Léandre peut s’en sortir seul, qu’un alohomora informulé est à sa portée ou que quelqu’un finira par le sortir de là. Croit-il que Léandre est trop poli pour tambouriner sur une porte jusqu’à ce qu’on lui ouvre ? En un sens, il n’aurait pas tort. Mais le Poufsouffle ne sait plus où se trouve la porte et ne peut se résoudre à tendre un bras pour tâter les murs. Alors il attend, en silence, priant qu’on vienne lui ouvrir, que Dan se trouve toujours là et qu’il se lassera de la farce. Il espère que le serpent n’est pas venimeux et saura faire preuve de compassion. Il ignore simplement qu’un fauve a pris le relai et qu’il s’est montré plus sauvage que le reptile.

Brave Brave.

Courageuse, forte tête et remise des péripéties de la matinée, c’est sa main tendu que Léandre découvre subitement après une éblouissante lumière. Engoncé dans sa gangue de peur, le blaireau met un long moment à comprendre qu’il peut sortir de son terrier, que le danger est passé et qu’il ne risque plus rien. Un moment plus long encore à réaliser qu’il n’a jamais été en péril, que sa réaction n’a été que trop excessive et qu’il a causé du souci à ses camarades. À Brave, encore. Comme si sur leur chemin se dressent maladresses après maladresses, rendant toute facilité impossible. Pourtant, c’est la Gryffondor qui apporte la lumière au blaireau, c’est elle qui lui tend la main pour le rassurer alors qu’il finit par se reprendre pour sortir du placard en esquissant un geste d’excuse contre sa poitrine, geste qu’elle ne saisit d’ailleurs peut-être pas, mais Léandre est un peu confus et laisse l’instinct poindre. Mais déjà, la violence reprend ses droits. Le Poufsouffle tourne la tête vers Dan pour découvrir un visage ensanglanté et qui a perdu toute sa bonhommie. Malgré l’électrochoc de la vision, Léandre sombre de plus bel dans la confusion et il a l’impression que sa sortie du placard l’a fait basculer dans une autre réalité. Que s’est-il passé durant les quelques instants, l’éternité, qu’il a passé dans le noir ? Dan et Brave se sont-ils battus ? À cause de lui ?

Avant d’avoir pu esquisser un geste d’interrogation ou s’enquérir de l’état de Dan, ce dernier bouscule brusquement Brave et de la cogner en prononçant des paroles dont Léandre ne saisit pas tout, trop occupé à laisser son regard écarquillé naviguer entre les deux protagonistes. Il n’est pas sûr du sens des gestes de Dan mais leur motif est clair dans le regard du Serpentard et, une fois n’est pas coutume, Léandre parvient à déceler les mauvaises intentions de son camarade, son désir de heurter Brave. Il y a sans doute un historique entre ces deux là, une animosité partagée pour une quelconque raison, mais Léandre ne peut pas accepter que cela puisse justifier une telle manière d’agir. Aussi, rassemblant un peu de courage, il attrape le bras de Dan pour l’empêcher de frapper à nouveau si c’était son intention. Pour lui dire stop, lui faire reprendre pied et aussi pour dire s’il te plait et désolé. Et, de sa main libre, il sort un mouchoir pour que le garçon puisse essuyer le sang qui lui coule du visage.




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